Clos Puy Arnaud, Côtes de Castillon 2003
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Pour cette bouteille de la semaine, nous avons voulu faire des commentaires à deux voix, d’une part pour juger de nos différences d’approche mais aussi parce que l’avis de deux vaut toujours mieux que l’avis d’un seul et que sans doute, même au travers de nos divergences, l’intérêt est qu’un lecteur puisse se faire une idée la plus juste possible d’un vin.
S’il est des domaines qui font parler d’eux, ce sont bien les trois étoiles montantes et déjà très haut des Côtes de Castillon, à savoir, Château d’Aiguilhe, domaine de l’A et Clos Puy Arnaud. Ils ont bien entendu des points communs, à commencer que derrière chacun d’eux, de plus ou moins près, on retrouve les conseils de Stéphane Derenoncourt. Ce ne sera plus vrai à partir de 2005 sur ce domaine. Autre point commun, ces trois propriétés et leurs vins ont prouvé la qualité du terroir des Côtes de Castillon, mais aussi ont indiqué une tendance stylistique des vins de la Rive droite. |
Ce vin, Clos Puy Arnaud, est issu d’un sol argilo calcaire et calcaire sur une roche mère de calcaire à astéries et calcaire de Castillon.
La surface en production est de12 hectares d’un vignoble qui s’étage entre 75 et 100 m d’altitude.
La densité de plantation est de 5000 à 6600 pieds par hectare et l’assemblage est composé de 60% de Merlot, 25% de Cabernet franc, 7% de Cabernet Sauvignon, de 3% Carmenère et de 5% de Malbec.
Le vignoble est en culture biologique depuis le millésime 2000 et en biodynamie depuis 2004/2005. Les vendanges sont, bien entendu, manuelles comme tous les travaux en vert.
L’encuvage s’effectue sans pompage, par gravitée, en cuves de bois pour 50% et en cuves de béton pour l’autre moitié. Les fermentations sont réalisées sur levures indigènes. Les fermentations malolactiques ont lieu en barriques.
L’élevage s’effectue en barriques neuves pour la moitié, sur lies fines de 12 à 18 mois.
La production dans ce millésime est de 15000 bouteilles
De 2000 à 2004, le domaine a profité des conseils de Stéphane Derenoncourt, et à partir de 2005, de ceux d’Anne Calderoni. |
Commentaires de dégustation
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vin carafé trois heures |
Robe pourpre intense, profonde, avec des reflets violines et des sanguines.
Au nez, le boisé est perceptible, très élégant, il se marie parfaitement à un joli fruit noir de type cassis et à des notes de fruits rouges comme la framboise. Cette association confine au parfum floral et évoque le santal. A l’aération, quelques notes minérales apparaissent.
L’attaque se fait dans le volume au travers d’une très belle matière suave et lisse. Ce vin affiche à la fois gourmandise et sérieux.
L’extraction est très sage et je ne trouve aucun outrage fait à la finesse en buvant ce vin. Ce n’est pas le monstre annoncé ça et là ; c’est un vin parfaitement maîtrisé. Les notes florales très fraîches dispensent beaucoup de plaisir. La finale s’étire sur des saveurs où se mêlent cassis et café. Les tanins sont très serrés et largement enveloppés.
C’est un excellent vin plein de charme et de distinction.
Jérôme Pérez
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Clos Puy Arnaud 2003

Thierry Valette
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La robe est pourpre, foncée au cœur du verre, d’une bonne profondeur.
Le nez est net, complexe et d’une bonne intensité à l’ aération; la palette aromatique de fruits bien mûrs, est large : framboises (un peu dominantes), cerises, mûres , fraises, de doux arômes d’ épices douces (cannelle et clous de girofle), et un soupçon de violette se mêlent aux fruits , l’élevage (arômes de café ) est en retrait .
L’entrée en bouche est fraîche, puis le vin prend de la consistance avec une belle structure tannique veloutée, le milieu est souligné par une véritable liqueur de fruits variés, c’est ample et plein, l’acidité est basse mais suffisante pour donner à la longue finale un excellent équilibre, une belle symphonie de flaveurs pures et variées accompagnent cette finale. Le vin finit avec une légère sensation sucrée un peu vanillée.
Le vin a perdu cette sensation tannique un peu ferme, en finale, qu’il avait après la mise, il a le côté solaire du millésime, mais l’équilibre est excellent. Ce vin est, au moins, en qualité, au niveau du château d’Aiguilhe 2003
Une immense gourmandise.
Daniel Sériot
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