Arbois Trousseau Grands Vergers 2003, Michel GAHIER |
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Sur la commune de Montigny-les-Arsures, à l'ombre du viaduc de chemin de fer qui permet au TGV d'accéder aux monts du Jura, s'étalent les Grands Vergers, dans une succession de courbes arrondies qui préfigurent l'amorce du relief montagneux. Si l'on trouve bien encore quelques pommiers épars, ces Grands Vergers ont surtout été colonisés par la vigne. Un terroir favorable aux raisins rouges et où le Trousseau s'épanouit merveilleusement, même si l'on y a planté également quelques parcelles de Chardonnay. Cet Arbois Trousseau Grands Vergers 2003 de Michel Gahier arrive précédé d'une réputation flatteuse, d'aucuns étant allé jusqu'à le comparer au Montrose du Jura. 2003, le millésime de l'extrême, un peu partout, mais dans le Jura peut-être un peu plus qu'ailleurs. Rarement des raisins avaient acquis un tel niveau de maturité, et surtout aussi rapidement.
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Ce vin nous offre une robe rubis soutenue, d'une belle brillance. Le seul éclat tape à l'œil qu'il se permette actuellement ! Son nez est par contre tout en retenue, ne se dévoilant que pudiquement, pas plus haut que le genou. Du fruit, évidemment, ce serait un comble pour un aussi jeune vin dans un millésime aussi mûr,de n'en pas montrer et des notes moins habituelles de suie et de fumée, avec une toute petite pointe d'épices également. C'est surtout par sa structure qu'il impressionne. Une trame serrée, au grain très fin, qui s'amplifie progressivement pour se lâcher un peu dans une finale aux tanins croquants. |
Une bouteille de la semaine, pour maintenant, mais aussi et surtout pour dans 10 ans. Un tel vin à ce stade ne peut rester dans l'anonymat. Il faut que cela se sache ! Que c'est un vin rouge, produit dans le Jura, au lieu-dit Les Grands Vergers, avec un cépage autochtone qui s'appelle le Trousseau, par un dénommé Michel Gahier. Et c'est bon ! Même que ça devrait être grand ! Olif |
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