François Chidaine, les Tuffeaux 2003, Montlouis.

François Chidaine s'est installé en 1989, alors qu'il possédait déjà quelques hectares de vignes à Montlouis. Dès lors, le domaine n'a cessé de grandir par acquisitions pour atteindre aujourd'hui une surface de 20 hectares sur cette appellation et une dizaine sur Vouvray. François Chidaine vinifie également le Clos Baudouin du Prince Poniatowski à Vouvray.

 

Les vendanges au domaine Chidaine

Vigneron de conviction, François Chidaine a toujours recherché la meilleure interprétation du terroir pour ses vins et applique des principes rigoureux pour atteindre ses objectifs : labour des vignes, cueillette manuelle sans jamais renier les progrès techniques qui pourraient apporter une amélioration qualitative.

Depuis 1999, le domaine François Chidaine est cultivé selon les principes de la biodynamie.

 

2002 a donné des vins brillants, et notamment des secs qui m'ont laissé un souvenir indélébile avec notamment l'excellente cuvée les Choisilles, promise à un avenir radieux.

2003 est un millésime extrême où très peu de secs seront produits chez les vignerons sérieux. Les richesses naturelles en sucre au moment de la maturité phénolique ont atteint un niveau rarement observé. Les équilibres sont, bien entendu, différents, mais c'est aussi une des magies de ces vignobles que d'en être des interprètes fidèles.

La culture de la vigne exigeante de François Chidaine sur ce terroir carractéristique de la Touraine (perruches et aubuis) où la vigne est plantée à 6 600 pieds par hectare n'a autorisé que des rendements de 17hectolitres/ha.

Les sucres résiduels sont de 38 grammes/l pour une acidité de 2.96 grammes/l ce qui est effectivement inférieur à l'accoutumée, millésime oblige.

 

Vignes en Montlouis

La robe est franchement dorée, dense.

Le nez est encore fermé mais dispense néanmoins des senteurs minérales, ainsi que des notes d'orange, de mandarine et de poire william.

La bouche est très douce, dans un équilibre oscillant entre demi sec et moelleux, mais sans doute plus proche de ce dernier. La marque du millésime est très nette, mais une certaine fraîcheur vient heureusement contrebalancer cette richesse pour venir l'équilibrer. Les saveurs d'orange et de mandarine sont bien nettes et la finale moyennement longue et fraîche laisse poindre la minéralité qui laisse sur les papilles cette sensation unique du chenin sur le calcaire : un mariage heureux du fruit et de sensations crayeuses. C'est très bon, très souple, facile d'accès.

Ce vin s'inscrit sans doute moins dans la durée que les magnifiques 2002, mais permettra de les attendre sans problème quelques années.

Environ 10 euros.

Jérôme Pérez

 

 

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