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Château d'Yquem 1999, un mythe grand format!
Noël! Montjoye! Saint-Denis!
Pour leur repas de gala de fin d'année, les Amis du Bon Echanson ont mis les petites bouteilles dans les grandes!
Articulée autour de la dégustation de ce grand nom de Sauternes, dans une version grand format, la soirée a été particulièrement festive et riche en beaux flacons, afin d'encadrer dignement la Star!
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Jugez plutôt:
- Champagne Taittinger millésimé 1998, à la bulle fine et élégante,
- Corton Charlemagne 1991, Bonneau du Martray, très profond, qui a malheureusement souffert de passer en vedette américaine,
- Echezeaux 2000, Mongeard-Mugneret, un vin de plaisir, ouvert, aimable, auquel on pourrait reprocher une trop grande facilité et un manque de complexité pour un Grand Cru
- et toute une collection de Porto Niepoorth pour accompagner le dessert, des mignonnettes-magnums allant du Tawny au Millésimé 1994, en passant par le 10 ans d'âge et le LBV 1999, une très belle gamme qui donne envie de partir à la découverte de ce grand vin qu'est le Porto.
Et pour se restaurer de façon simple mais festive en compagnie de ces belles bouteilles, un duo de foie gras, au torchon et mi-cuit , de la Ferme des Boussardes, au pied du Lautaret, suivi d'une belle tranche de saumon fumé, d'un assortiment de fromages et de succulents gâteaux en provenance de Simplement Chocolat, au pied du Larmont! |
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1999, Yquem sauvé des eaux!
Année chaude et pluviométrie normale, voilà qui pourrait caractériser ce millésime, d'une manière générale, dans le Sauternais. Avec des foyers orageux aux conséquences dramatiques, à l'origine de pourriture précoce, notamment fin juillet, mais Yquem est, une première fois, épargné. Septembre, faiblement, mais régulièrement, pluvieux à son début, ouvre les vannes en grand le 25 du mois ! 110 mm d'eau vont tomber sur Bordeaux en très peu de temps, noyant littéralement le millésime. Une nouvelle fois, Yquem est préservé, n'ayant à éponger que 22 petits millimètres de pluie. S'en suivent 10 jours de vent d'Est, chaud et asséchant, qui concentrent magnifiquement les raisins. Les vendanges, intensives pendant une dizaine de jours, se terminent le 15 octobre, juste avant une nouvelle période pluvieuse. Heureux hasard de la météo qui aura protégé le célèbre château! Yquem considère son vin plutôt réussi dans ce millésime 1999, ce qui vient ponctuer une superbe série ayant débuté en 1995. |

On veut bien être des buveurs d'étiquettes, surtout dans ce format!
Olif
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A ceux qui trouveraient criminel d'avoir ouvert si tôt deux magnums d'Yquem, je répondrai que, si le grand format se prête bien à la longue garde, il est également idéal pour régaler une grande assemblée. Et nous étions nombreux, ce soir là!
La robe est d'un beau jaune doré, brillant. Je suis saisi par le premier nez, très expressif, pour ne pas dire explosif. Des notes de fruits exotiques, légèrement acidulées, avec un petit côté désodorisant que je qualifierais volontiers de vulgaire, surtout quand on connaît les origines du vin. C'est donc pour l'instant le boisé qui l'emporte sur le fruit, à mon avis, et pas d'une manière aussi fine et délicate que certains le disent. Mais la fraîcheur est pourtant sauvegardée par de légères notes mentholées et épicées qui font leur apparition secondairement, évitant ainsi au vin l'écueil de la lourdeur.
La bouche est d'un gros calibre, enveloppante, richement constituée, grasse et onctueuse. Là encore, le boisé se fait sentir, mais de manière beaucoup plus structurelle et racée, apportant toute son étoffe au vin. La longueur et la persistance sont admirables.
Un Yquem plutôt démonstratif, mais qui est cueilli dans sa fougue juvénile. Il méritera donc encore du temps pour s'harmoniser. De manière plutôt incongrue pour ne pas dire iconoclaste, il n'est pas sans m'évoquer une belle petite arvine flétrie du Valais, par ses arômes et sa constitution. Très certainement un beau compliment, en fait!
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