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    CR: 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

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    Jean-Loup Guerrin a créé le sujet : CR: 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Eh oui, les 1996 auront déjà 22 ans en cette nouvelle année 2018… Quand j’ai proposé une Horizontale à l’échelle de la France, donc avec un grand H, il fallait choisir un millésime un peu ancien et qui ait été une réussite dans les différents vignobles. Le choix s’est porté assez rapidement sur 1996 et cela a été vite entériné par mes amis LPViens de Versailles. J’avais peut-être un peu sous-estimé la forte acidité des vins de certains vignobles mais nous avons pu trouver quelques pépites, séparées parfois par de grosses déconvenues…

    Benji ayant été appelé loin de notre base du Verre Y Table, nous avons eu la chance d’accueillir Yves (YR) parmi nous !

    Une petite déception pour commencer : ne pas avoir eu plus de propositions de Champagnes, pour ce magnifique millésime. Mais tant pis, celui que l’on a eu a été un très beau représentant !

    Une bulle pour l’apéritif

    CR: Maison Pierre Moncuit – Champagne – Cuvée Nicole Moncuit – Blanc de Blancs – Vieille Vigne – 1996

    La robe présente un or soutenu.
    Très intense, le nez est doté d’une aromatique avantageuse, mêlant le miel à des fruits jaunes, dont la mirabelle, et des notes briochées.
    L’attaque ample fait place à une bouche toute en finesse, caractéristique rehaussée par une bulle très crémeuse et une finale tonique. L’ensemble est très équilibré même si on peut lui reprocher une aromatique en retrait par rapport au nez et un manque de complexité pour en faire un grand vin.
    En tout cas aucune trace de vieillissement trop prononcé pour ce beau Champagne d’apéritif.
    Très Bien +(+)


    Un blanc pour se faire la bouche

    CR: Domaine Jayer Gilles – Hautes Côtes de Nuits blanc – 1996

    La robe est parée d’un or marqué mais sans grande densité.
    Le nez est ouvert sans plus, sur les fruits secs et les épices, la truffe blanche témoignant de l’âge du vin et apportant un peu de complexité.
    L’attaque est vivante et dotée d’une certaine chair mais très vite la bouche se montre fuyante. L’aromatique est à la fois tertiaire (évolution) et secondaire (élevage), avant une finale trop pointue.
    Un vin intéressant mais qui a dépassé son apogée.
    Bien +


    Une paire de blancs : deux Savennières, dont un mythe controversé

    CR: Château d’Epiré – Savennières – 1996

    La robe est d’un vieil or soutenu.
    Le nez est très intense mais marqué par des notes d’oxydation : le miel et les raisins secs sont très présents.
    En revanche la bouche est peu aromatique et dominée par une acidité et une tension qui emportent tout sur leur passage.
    Assez Bien +


    CR: Clos de la Coulée de Serrant – Savennières-Coulée de Serrant – 1996

    Bouteille bouchonnée.
    Dommage, tous ceux qui avaient dégusté ce millésime auparavant n’avaient jamais eu affaire à un vin oxydé comme cela arrive souvent avec La Coulée de Serrant et c’est même une grande réussite du domaine…


    Une triplette de blancs : trois grands Rieslings dont un venant d’un autre grand pays du vin

    CR: Schloss Reinhartshausen – Erbacher Marcobrunn – Rheingau – Riesling Spätlese Trocken – 1996

    La robe propose un or soutenu.
    Le nez ne brille pas par son intensité mais par son originalité, les notes de fruits jaunes étant teintées d’herbes aromatiques.
    La bouche est dotée d’un volume confortable et d’une belle sapidité, celle-ci étant bien relancée par une forte acidité. Une légère sensation de sucre est ressentie, sans doute en comparaison des deux autres vins car en réalité il y en a moins de 5g.
    Un très beau Riesling allemand très différent par son équilibre sucre – alcool (11,5 °) de ceux que j’ai pu approcher récemment.
    Très Bien +(+)


    CR: Domaine Zind-Humbrecht – Alsace – Clos Hauserer – Riesling – 1996

    La robe est identique, d’un or soutenu.
    Le nez conjugue avec brio intensité et enchantement, avec des senteurs exotiques, épicées et fumées.
    Un léger perlant est sensible à l’attaque, puis c’est la rondeur qui frappe, mais une rondeur qui se rapproche de la sphère, avec donc une dimension supérieure, dans tous les sens du terme. La matière est mûre et chatoyante, la finale sapide. Même si l’acidité n’est pas marquée, elle se traduit par suffisamment de vivacité.
    Un Riesling qui m’a irrésistiblement fait penser à un grand Pinot Gris.
    Très Bien ++


    CR: Domaine Schlumberger – Alsace Grand Cru – Saering – Riesling – 1996

    La robe est très Claire.
    Le nez expressif exhale de fins hydrocarbures sur un fond fruité de bonne facture.
    La bouche est hyper tendue par une forte acidité. C’est droit et fin, d’une austérité cistercienne de classe, jusqu’à une finale saline affirmée.
    Le vin s’arrondit quelque peu sur un délicieux plat à base pattes de crabe que mes compagnons pourront mieux décrire que moi.
    Un Riesling dans un style à l’opposé du précédent mais que j’ai également beaucoup apprécié.
    Très Bien + (+)


    Une triplette de rouges : trois Médocs, dans des appellations différentes et pas des moindres

    CR: Château Cantenac Brown – Margaux – 1996

    La robe sombre dénote quelques reflets d’évolution.
    Le nez moyennement expressif propose une aromatique aboutie basée sur des fruits compotés et de fines épices.
    La bouche charnue ne manque pas de profondeur ni de finesse mais offre un côté légèrement rustique, notamment par ses tanins encore sensibles.
    Un vin qui a sans doute souffert de la comparaison avec ses pairs mais qui est cependant d’un bon niveau et n’a peut-être pas encore dit son dernier mot.
    Très Bien +


    CR: Château Gruaud Larose – Saint-Julien – 1996

    La robe est sombre et tuilée sur la frange.
    Le nez bien ouvert présente un ensemble parfaitement fondu entre fruits noirs, épices, cuir et surtout une touche de graphite du plus bel effet.
    D’un équilibre magnifique, la bouche conjugue une chair savoureuse à point, une grande élégance et un toucher soyeux, sans oublier une persistance remarquable.
    Un des vins de la soirée : Excellent


    CR: Château Lynch Bages – Pauillac – 1996

    Assez sombre, la robe possède des reflets bien tuilés.
    D’abord quelque peu serré, le nez se détend à l’aération sur des arômes à la fois balsamiques (plutôt jeunes) et de cuir (plutôt évolués), les fruits noirs compotés assurant le lien.
    La bouche adopte un profil droit et élancé, tout en finesse, la finale étant étirée par une belle vivacité. L’ensemble s’appuie sur une matière au fruité sapide.
    Un superbe Pauillac à son apogée mais qui pourra aller encore plus loin, comme son aîné de 1990.
    Très Bien ++ / Excellent


    Une paire de rouges : deux grands crus de la Côte de Nuits, qui ne jouent pourtant pas dans la même cour...

    CR: Domaine Henri Rebourseau – Clos de Vougeot – 1996

    La robe grenat est moyennement sombre et bien évoluée.
    Le nez intense est marqué par un bouquet trop tertiaire, avec des notes animales prégnantes et des fruits compotés.
    Assez ronde à l’attaque, la bouche révèle très vite une acidité mordante amplifiée par un corps assez décharné.
    Un vin qui est dans sa période de déclin et sans doute malheureusement depuis pas mal de temps.
    Bien sans plus

    CR: Domaine Dugat-Py – Mazis-Chambertin – 1996

    La robe étonne par sa couleur très sombre, moins par ses quelques reflets tuilés.
    Le nez intense est très fruité, pas sur un fruité pur de jeunesse, plutôt une compote de fruits d’automne tels que la prune. Là encore des arômes chocolatés et de café surprennent le dégustateur.
    La bouche est campée sur une grosse matière et donne une impression de gras, autant par sa texture que ses arômes de pâtisserie. Le soutien acide sous-jacent contribue à lui procurer une bonne allonge, ponctuée par une finale où des arômes fumés ressortent, témoins d’un élevage prononcé.
    Un très bon Bourgogne pas très bourguignon : Très Bien +(+)


    Un blanc hors normes

    CR: Domaine Jean Macle – Château Chalon – 1996

    La robe est contrastée entre sa teinte ambrée et sa quasi transparence.
    Le nez très intense, classieux et complexe, oscille entre des arômes attendus de noix fraiche et d’épices (curry), et d’autres plus séducteurs fruités (mirabelle) et floraux.
    La bouche concilie idéalement gras et tension, fruité et austérité : l’équilibre qui en découle est remarquable pour qui ne cherche pas forcément les marqueurs classiques d’un vin jaune.
    La finale ne peut que mettre tout le monde d’accord : littéralement interminable et s’imprimant dans les esprits, elle brille par sa subtilité et sa pureté.
    Un grand Château Chalon, même s’ils sort des canons classiques.
    Excellent


    Un moelleux pour terminer : d’un cépage inattendu !

    CR: Domaine François Cotat – Sancerre – Les Culs de Beaujeu – Cuvée spéciale – 1996

    Il s’agit du premier millésime pour lequel la cuvée spéciale provient d’un terroir particulier et non d’un assemblage de terroirs.

    La robe se situe entre paille et or clair.
    D’une grande intensité, le nez est une explosion de truffe blanche mais il est plus complexe que cela : ananas, fruits confits et agrumes (heureusement sinon c’était un nez de vieux Jurançon !) virevoltent pour apporter leur touche à l’œuvre finale.
    La bouche est l’harmonie même ! La sucrosité n’apparaît qu’en filigrane, l’acidité est d’anthologie, le fruité présent de bout en bout et la persistance magnifique.
    La finale réussit le tour de force de paraître sucrée et crayeuse à la fois.
    Ce n’est donc pas vraiment un moelleux, plutôt un demi-sec, mais un vin qui se satisfait à lui-même, difficile à recracher, même positionné en fin de dégustation.
    Excellent


    Les deux derniers vins ont magnifiquement ponctué ce tour de manège de type « montagnes russes ».
    Nous avons eu en effet des bouteilles défectueuses et des déceptions mais entre le Champagne, la triplette de Rieslings, la triplette de Médocs, le Château Chalon et le Chavignol, nous avons trouvé de quoi satisfaire notre plaisir sur ces 1996 !

    En février LPV Versailles s’exportera en Italie… donc à bientôt !


    Amitiés oenophiles,
    Jean-Loup
    #1
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    Vaudésir a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Je vois que Yves(YR)s'encanaille à Versailles ::oups::
    Le Gruaud Larose doit être son apport.
    Stéphane
    #2

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    Jean-Loup Guerrin a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Vaudésir a écrit : Je vois que Yves(YR)s'encanaille à Versailles

    Oui mais il connaissait 6 ou 7 canailles sur 9 ! ;)


    Le Gruaud Larose doit être son apport.

    Eh non, Stéphane, mais pas loin...:DD

    Jean-Loup
    #3

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    vivienladuche a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Jean-Loup : on est en 2018, pas en 1998... ;)
    #4

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    herve2 a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Ah ! Le Saering 96 de Schlumberger !! Source interminable de discussions dans notre groupe pendant des années. J'ai toujours trouvé ce vin fabuleux. D'autres le détestaient littéralement, tant son acidité peut rebuter. D'ailleurs, à mon départ de la région parisienne, l'anglais du groupe m'offrit cette bouteille... Un cadeau à la Pierre Mortez : "quand ça fait plaisir et qu'ça débarrasse...".

    Merci l'English !!!

    D'autre part, j'aime bcp la comparaison entre Lynch Bages 96 et le 90. Ils sont en effet assez cousins. Peut-être un peu plus d'acidité dans le 96, mais en tout cas deux magnifiques bouteilles "classiques", assez éloignées de la sur-maturité à mon sens surcotée du 1989.
    Je m'étonne (sans aucune critique), de l'absence de susucre, notamment bordelais sur ce millésime. S'ils ne sont pas légendaires au même titre que le millésime suivant, ils tiennent très très bien la route et enterreront amha la plupart des vins bus plus haut (hormis peut-être le Macle).

    Magnifique dégustation en tout cas.

    Cordialement,

    Hervé
    #5
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    milleret a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Vous aviez anticipé sur la période des soldes !!

    Et notre ami Xtof ...il n'a pas été capable de vous sortir un grand Champagne sur ce millésime . Avec avec tout le respect pour cette cuvée Nicole Moncuit – Blanc de Blancs – Vieille Vigne – 1996, qui est loin d'être un grand champagne sur ce millésime . Pour une grande soirée annoncée ... un grand Champagne est une des priorités quitte à supprimer quelques vins surtout quand on sait qu'ils n'apporteront aucune émotion ..... Ce n'est pas ce qui manque sur le marché et on n'est pas obligé de se ruiner ... ... J'espère que notre ami Xtof n'est pas le responsable de l'apport du Clos de Vougeot du domaine Rebourseau ...sinon , je vous plains pour la soirée Italie ....il est capable de vous sortir un petit Dolcetto des années 70 !!
    #6
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    LADIDE78 a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Jean-Loup Guerrin écrit:

    Vaudésir a écrit : Je vois que Yves(YR)s'encanaille à Versailles

    Oui mais il connaissait 6 ou 7 canailles sur 9 ! ;)


    Le Gruaud Larose doit être son apport.

    Eh non, Stéphane, mais pas loin...:DD

    Jean-Loup


    On pourrait l appeler le cercle du grand Paris :D
    didier

    Mal- voyant depuis 27 ans et passionné de vins comme vous tous
    #7

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    Jean-Loup Guerrin a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    VIVIENLADUCHE a écrit : on est en 2018, pas en 1998... ;)

    Merci Vivien, c'est corrigé !

    Jean-Loup
    #8

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    Jean-Loup Guerrin a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    HERVE2 a écrit Je m'étonne (sans aucune critique), de l'absence de susucre, notamment bordelais sur ce millésime.

    Tu as raison, Hervé, et certains me l'ont fait remarquer à la fin de la dégustation.
    Voici des pistes d'explication, mais sans doute pas suffisantes pour justifier cette absence :
    - Je voulais un nombre de bouteilles un peu inférieur au nombre habituel, ne serait-ce que pour se remettre de la période des fêtes. ;)
    - Je n'ai pas eu un grand nombre de propositions de liquoreux (c'est un euphémisme).
    - Celles que j'ai eues ont été supplantées par l'organisation de paires ou triplettes.

    Comme l'a rappelé Denis en fin de dégustation et comme tu le sais d'après la parenthèse liée à ton étonnement, l'organisation d'une dégustation à thème n'est pas facile !

    Jean-Loup
    #9

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    oliv a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    herve2 écrit: Ah ! Le Saering 96 de Schlumberger !! Source interminable de discussions dans notre groupe pendant des années. J'ai toujours trouvé ce vin fabuleux. D'autres le détestaient littéralement, tant son acidité peut rebuter. D'ailleurs, à mon départ de la région parisienne, l'anglais du groupe m'offrit cette bouteille... Un cadeau à la Pierre Mortez : "quand ça fait plaisir et qu'ça débarrasse...".

    Merci l'English !!!


    An' didjiou, quel souvenir ! :woohoo:
    Vue d'une caméra embarquée de l'époque (oui, je sais, j'ai vieilli... ) :

    #10

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    herve2 a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Tortionnaire !!!
    #11

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    rkrk a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Et voici quelques commentaires complémentaires :

    Maison Pierre Moncuit – Champagne – « Nicole Moncuit » – BdB – Vieille Vigne – 1996

    Un nez frais minéral qui évolue avec l’aération vers les champignons. Très bel équilibre en bouche entre notes beurrées et minérales, richesse et fraîcheur. Bonne longueur sur le beurre. TB/EXC

    Domaine Jayer-Gilles – Hautes Côtes de Nuits blanc – 1996

    Très « Côtes de Beaune » avec ces notes de champignons au nez et ses touches beurrées en bouche. Assez dense. Me faisait penser à un Puligny. B/TB


    Château d’Epiré – Savennières – 1996

    Mielleux au nez mais très sec en bouche. AB


    Clos de la Coulée de Serrant – Savennières-Coulée de Serrant – 1996

    Bouteille bouchonnée.

    Schloss Reinhartshausen – Erbacher Marcobrunn – Rheingau – Riesling Spätlese Trocken – 1996

    Un joli vin : doux, exotique, rond, élégant avec une acidité fine. TB

    Domaine Zind-Humbrecht – Alsace – Clos Hauserer – Riesling – 1996

    Aromatique dans le même genre (doux, exotique) mais plus gras et lisse en bouche. Acidité fine. TB

    Domaine Schlumberger – Alsace Grand Cru – Saering – Riesling – 1996


    Très différent avec son fruité frais (presque un peu vert) et sa texture tendue (presque acide). TB.

    In fine, j’ai mis les trois vins au même niveau car le style que je préfère se situe sans doute au milieu, avec une aromatique plus fraîche que les deux premiers mais avec un peu plus de rondeur que le dernier.

    Château Cantenac Brown – Margaux – 1996

    J’ai trouvé le Cantenac-Brown un peu austère avec une acidité plutôt élevée, des tannins un peu durs et une maturité moindre que ses compagnons de triplette. B/TB

    Château Gruaud Larose – Saint-Julien – 1996

    Mon préféré : un nez raffiné, avec quelques touches fumées (« Haut Bailly » disaient certains) et un beau volume en bouche, avec une texture soyeuse. Ce gras et cette maturité m’avaient fait penser à un vin avec une majorité de Merlot. Quand le vin est plus chaud, le boisé ressort un peu trop. TB/EXC

    Château Lynch Bages – Pauillac – 1996

    Un nez très Cabernet, avec une fraîcheur noble. Assez loin de l’image opulente du domaine. TB+

    Domaine Henri Rebourseau – Clos de Vougeot – 1996

    Difficile

    Domaine Dugat-Py – Mazis-Chambertin – 1996

    L’élevage se fait remarquer par des notes de yaourt aux fraises. En bouche, le vin apporte du fruité sucré et une sensation de maturité, tout en étant assez acide, surtout en finale. Grande longueur. Boisé. TB+

    Témoin de toute une période où les Bourguignons testaient les limites de la maturité, de l’extraction et de l’élevage. Il y a clairement du vin mais l’équilibre et l’aromatique souffrent un peu de cet exercice.


    Domaine Jean Macle – Château Chalon – 1996


    Malheureusement sans Comté…

    Un vin jaune pas si jaune que cela, plus marqué par les fruits jaunes que par la noix. Avec une grande rondeur (pour un vin jaune). Un vin dense, tendu, à la grande longueur. TB/EXC

    Domaine François Cotat – Sancerre – Les Culs de Beaujeu – Cuvée spéciale – 1996


    Très joli nez sur la truffe. En bouche, le vin est demi-sec (un genre que je n’affectionne pas trop) mais d’un bel équilibre entre douceur, gras et vivacité. TB/EXC


    Séance très raisonnable avec « peu » de vins, surtout si on tient compte des deux-trois bouteilles déviants/difficiles.

    Ralf
    #12
    Les utilisateur(s) suivant ont remercié: dt, Jean-Loup Guerrin, LADIDE78, vivienladuche, AgrippA

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    Vougeot a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    C'est un peu décevant, ce commentaire sur le Clos Vougeot 96 de Rebourseau.

    Decevant parce qu'en 96, il était possible de sortir quelque chose de correct. Décevant parce que les vignes sont situées en cœur de clos, à côté de celles du Château de la Tour, décevant parce que j'ai ce vin en cave et que les critiques émises - justifiées - ne me poussent pas à ouvrir cette bouteille. :unsure:

    Par contre, je suis ravi de lire les commentaires positifs sur Gruaud Larose. Ma patience semble payer.

    Cela sert à ça, LPV : savoir si on a misé sur le bon cheval. Ou pas...

    Vincent
    LPV Normandie (canal historique).
    #13
    Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Jean-Loup Guerrin

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    dt a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    A mon tour de féliciter Jean-Loup pour l'organisation de cette soirée. (tu)
    Ça n'était sans doute pas facile de coordonner nos apports. Et puis c'est un millésime hétérogène en France avec des réussites franches et des régions moins bien loties.
    Pour plus de facilité la prochaine fois, on pourra miser sur 2005 ou 2010 voire 95 si on veut rester sur des millésimes un peu matures.
    ::fz::

    Champagne GC "cuvée Nicole Moncuit" 1996
    Comme Jean Luc le mentionnait plus haut, ce n'est pas le plus grand Champagne dont on puisse rêver sur ce millésime béni. C'est bon certes mais il manque quelque chose. Il n'a pas la complexité des tout meilleurs. Bon ça se boit quand même bien et d'autant plus facilement que la bouche possède une bulle fine et délicate.
    Bien ++

    Hautes Côtes de Nuits blanc 1996 - domaine Jayer-Gilles

    Là encore, je serai sévère avec ce vin qui était sans intérêt. 20 ans de garde pour çà ?? Aucun intérêt selon moi d'autant qu'il n'y avait pas grand chose ni au nez ni en bouche. Sans vice ni vertu...
    Moyen

    Savennières coulée de Serrant 1996
    Savennières 1996 - chateau d'Epiré

    Bon ça va être rapide. La coulée de Serrant est défectueuse (bouchon) et l'Epiré est un curieux mélange de sous maturité et d'excès de soufre. Affreux.

    Riesling Spätlese Trocken 1996 "Erbacher Marcobrunn" - Schloss Reinhartshausen
    Riesling "clos Hauserer" 1996 - domaine Zind-Humbrecht
    Riesling GC "Saering" 1996 - domaine Schlumberger

    Triplette de très bon niveau.
    Le Saering tranche par sa vivacité. C'est droit, cistercien mais on est à mon sens en limite de sous maturité et le vin me plait moyennement. Acidité extrême en bouche, arômes monolithiques.
    Bien +
    Le clos Hauserer est en revanche bien plus rond. Il parait presque posséder du SR quand on le bois après le Saering alors qu'il est parfaitement sec mais riche, gras et d'un volume épatant. Le millésime va bien à ce style de vin joufflu. J'ai beaucoup aimé !
    Très bien +
    Le Erbacher Marcobrunn est également de très bon niveau. Il est complexe sur des notes de mélisse, d'herbes médicinales. Bouche bien construite avec une acidité parfaite et une matière équilibrée. Là encore, beaucoup de plaisir.
    Très bien +

    Margaux 1996 - château Cantenac Brown
    Pauillac 1996 - château Lynch Bages
    Saint Julien 1996 - château Gruaud-Larose

    Très belle triplette.
    Le Cantenace Brown est peut être un peu léger et parait un peu anodin face aux deux autres mais c'est certainement un effet de séquence car le Gruaud et le Lynch sont des gros calibres. Du coup, je l'ai trouvé un peu facile, presque "grand public" dans son style.
    Bien ++
    Gruaud-Larose est à son niveau. Je l'avais déjà goûté comme ça et c'est toujours aussi impressionnant. Grosse mâche mais tanins gras. Un vin juteux, complexe, racé. Beaucoup de classe.
    Excellent +
    Lynch-Bages est au niveau lui aussi. Le grand Médoc qui cacaote et bascule doucement vers des arômes plus secondaires un peu compotés. La fin de bouche est superbe d'éclat et de longueur.
    Excellent +

    Clos Vougeot 1996 - domaine Rebourseau
    Mazis Chambertin 1996 - domaine Dugat-Py

    Y'a pas eu photo.
    Le Rebourseau est indigne de son rang. Un vin avec une acidité volatile abominable. Bouche légèrement perlante. Bien trop de défauts pour pouvoir prendre le moindre plaisir.
    Le Mazis est en revanche superbe. J'aimerais bien savoir combien de Bourgognes ont une telle matière veloutée sur ce millésime. Un vin puissant certes, généreusement élevé certes mais tout est d'un équilibre et d'une harmonie exemplaires. Ce n'est pas mon style préféré de pinot mais j'avoue avoir beaucoup aimé ce vin.
    Excellent.

    Château Chalon 1996 - domaine Macle
    Le vin était très bon. Il se goûtait bien. Je chipoterais juste sur la matière qui est peut être un peu juste pour contrebalancer l'acidité élevée du vin. C'est malgré tout complexe et très buvable.
    Très bien +

    Sancerre "cul de Beaujeu" - cuvée spéciale 1996 - domaine François Cotat
    Je ne sais pas combien de SR il y a dans cette bouteille mais c'est clair que le vin se goûte quasi sec grâce à son acidité tranchante. Quel beau jus ! Dommage de le boire maintenant cependant car il est encore extrêmement jeune et devrait atteindre sa maturité d'ici au moins 5 voire 10 ans. J'en aurais en cave, je serais patient car il n'a pas encore atteint selon moi son plateau de maturité.
    Excellent aujourd'hui mais probablement grand demain.

    Denis
    #14
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    Xtof a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    milleret écrit: Vous aviez anticipé sur la période des soldes !!

    Et notre ami Xtof ...il n'a pas été capable de vous sortir un grand Champagne sur ce millésime . Avec avec tout le respect pour cette cuvée Nicole Moncuit – Blanc de Blancs – Vieille Vigne – 1996, qui est loin d'être un grand champagne sur ce millésime.


    Cher Jean-Luc, tu as perdu une occasion de te taire ! :)

    La cuvée Nicole Montcuit était l'un de mes apports. Et je l'ai beaucoup apprécié, même si je t'accorde qu'il manque de complexité et de profondeur pour être qualifié de Grand Vin. Mais cela reste très bon.

    Je passe sur les 2 Loire, pour ne retenir que la superbe triplette de Riesling parmi laquelle j'avoue une préférence pour le cote janséniste du Saering, meme si les 2 autres m'ont aussi beaucoup plu.

    De la triplette de Bordeaux, je retiens le superbe affrontement entre Gruaud et Lynch Bages avec une préférence pour ce dernier.

    Le Clos Vougeot de Rebourseau était effectivement évolué, austère et acide. A contrario, le Mazy de Dugat-Py était très riche et présentait des notes lactiques encore un peu marquées. Il lui faut à mon avis du temps pour s'affiner.

    Le Château-Chalon de Macle était excellent mais encore beaucoup trop jeune.

    Pour finir, j'ai adoré la Cuvée Spéciale de Cotat : un nez superbe de truffes blanches, une fraîcheur vibrante en bouche ponctuée par un soupçon de sucre résiduel en finale et une pointe acidulée! Irresistible! (tu)

    Merci à Jean-Loup pour l'organisation et à tous pour vos apports.

    Christophe
    #15
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    vivienladuche a répondu au sujet : CR: 22, v'là les 1996 à LPV Versailles !

    Départ en fanfare pour la nouvelle année 2018 pour LPV Versailles avec cette très belle horizontale éclectique de 1996, savamment concoctée par Maître Jean-Loup. ::dance:: %tchin
    Quelques ratés, quelques déceptions, de magnifiques flacons et surtout un oubli certain… DES SUSUCRES vrais de vrais !!!! !gné! J’ai furieusement hésité à entraver le règlement qui m’était fixé pour en apporter un dans le thème, mais pour une fois, moi qui aime bien franchir la ligne blanche continue, je n’ai pas osé, de peur que le courroux de Jean-Loup ne tombe sur moi comme la foudre lancée par Zeus… On ne m’y reprendra pas !!! ::spm::


    Toutes mes louanges encore une fois à la brillantissime équipe du Verre Y Table. Bravo !!! (tu) (tu) (tu)


    GO !!!


    CR:

    22, v’là les 1996 à LPV Versailles !



    La seule bubulle de la soirée

    Vin n°1 :
    Belle robe or brillante, avec un nez très aromatique de citron, de miel de truffe et de champignon. La bouche est de belle ampleur, très miellée, très florale, un peu pâtissière, avec une très belle tension, une grande largeur, de la truffe, de l’écorce d’orange, une très belle salinité, le tout sur une très belle longueur. Bulle fine et délicate. Très belle bouteille pour commencer. Très bien +(+)
    Il s’agit de : Pierre Moncuit – Champagne – Grand Cru Le Mesnil sur Oger – Blanc de blancs – Cuvée Nicole Moncuit Vieille Vigne 1996
    Votre serviteur a découvert la cuvée, car j’y trouvais une singulière ressemblance (sans la note oxydative) avec le 1990 goûté chez notre Didier l’an passé lors d’une certaine magistrale soirée radouilles…relatée ici




    Les blancs

    Vin n°2 :
    Très belle robe or brillante avec un nez assez fin sur des notes de curry, de curcuma, de truffe blanche. La bouche est légère, avec de fines épices, du curry, du curcuma, du colombo, un peu de miel, qu’il faut vraiment chercher, mais surtout avec des notes de noisette, de grillé, de toast. Le vin manque quand même un peu d’expression, car il est surtout marqué par son élevage. Légers amers en finale. Assez bien +.
    Il s’agit de : Domaine Jayer-Gilles – Bourgogne Hautes Côtes de Nuits 1996



    Paire n°1 :

    Vin n°4 :
    Très belle robe or. Un nez sur le coing, l’écorce d’orange. La bouche est assez mutique, inexpressive, relativement aqueuse. En fait, il n’y a rien… Seul le nez me fait partir sur un chenin, mais difficile de dire quoi que ce soit d’autre ! Pas terrible

    Vin n°5 :
    Bouchonné très durement dans tous les sens du terme et impossible même de se faire une idée de la matière tellement le goût de bouchon est rédhibitoire… ED

    Il s’agit de :
    Château d’Epiré – Savennières 1996
    Clos de la Coulée de Serrant – Savennières Coulée de Serrant 1996

    Bon bah ça… c’est fait !!! A noter que jusqu’à présent j’avais touché du bois pour tomber sur une bouteille défectueuse de Coulée de Serrant, maintenant, je rentre dans le rang !!! :whistle:



    Triplette n°1 :

    Vin n°6 :
    Très belle robe dorée brillante. Nez très floral, léger hydrocarbure, bergamote, notes de fumé. La bouche est de superbe jus, sapide, avec de très belles agrumes mûres, un superbe équilibre acides / amers, de jolies notes fumées, un léger gras, une grande salinité et une grande longueur. Un vin totalement sec chez qui on peut néanmoins suspecter qu’il y a eu dans sa jeunesse quelques grammes de sucres résiduels (en effet, je crois autour des 5 grammes de mémoire…). Superbe longueur. Je regrette de ne pas l’avoir ouverte plus tôt (juste avant le repas avec passage en carafe d’une bonne heure), la bouteille ouverte 12 heures à l’avance en juillet dernier s’exprimait avec encore plus de largeur et de densité. C’est après oxygénation dans le verre qu’il a commencé à se livrer pleinement. Très belle bouteille. Très bien +(+)

    Vin n°7 :
    Très belle robe or brillante, avec un nez fumé, très complexe, un vrai panier de fruits bien mûrs et juteux. La bouche fait là encore preuve d’un grand équilibre, c’est un grand ensemble, avec une dominante de citron glacé crémeux. Un superbe vin très expressif, très juteux, salin, subtil, savoureux, de grande longueur. Très beau. Très bien ++

    Vin n°8 :
    La robe est or brillante. Le nez est granitique, très minéral, c’est du caillou à l’état brut. La bouche est d’immense tension, les termes sabre laser ou rasoir presnnent ici toute leur dimension !!! C’est punchy, subtil, profond, archi sec (même pas le quart d’un huitième de milligramme de sucre résiduel), très agrumé, citron vert, très granitique, pierreux, ce qui lui confère un côté aristocratique austère. Il faut savoir apprécier ce type de vin que je ne mettrai certainement pas dans toutes les bouches… Personnellement, j’aime beaucoup. Très bien +

    Il s’agit de :
    Schloss Reinhartshausen – Rheingau – Erbacher Marcobrunn – Riesling Spätlese trocken 1996
    Domaine Zind-Humbrecht – Alsace – Clos Häuserer (Wintzenheim) – Riesling 1996
    Domaine Schlumberger – Alsace Grand Cru Saering – Riesling 1996





    Les rouges

    Triplette n°2:

    Vin n°9 :
    La robe est sombre, le nez est de très beau fruit, avec des notes de tabac blond, un peu de cèdre. La bouche est juteuse, avec encore une belle expression du fruit, une jolie rondeur, un joli jus, de la finesse, une belle fraîcheur, conférant à ce vin un bel aspect relativement féminin. Très légère sécheresse en toute fin de bouche. C’est un très beau vin, mais il souffre incontestablement face aux deux suivants… Très bien (+)

    Vin n°10 :
    La robe est sombre, le nez laisse apparaître de superbes notes de fruits sombres, légèrement carbonées, de paprika, puis l’on revient sur des fruits rouges avec un aspect mûr et charnu. La bouche présente une chair magnifique, de superbe volume, avec une texture remarquable, de grandes élégance et profondeur, avec de la salinité et un fruit absolument savoureux, juteux, gourmand, de superbes épices. Un magnifique vin de velours, de soie, de haute couture, avec une matière noble et une grande longueur. Vin magnifique de grande classe. Excellent + / grand vin

    Vin n°11 :
    La robe est très sombre, très dense. Le nez présente des notes de tabac brun, de graphite, de bois précieux, de fruits sombres, de fruits noirs. Il est d’une grande complexité et d’une grande profondeur. La bouche là encore présente une texture phénoménale, mais complètement différente du vin précédent, avec une grande densité, une grande puissance civilisée, une superbe charpente qui montre les muscles, mais c’est un magnifique athlète (heu on s’arrête là, hein…). Un vin ultra complexe, profond, avec un superbe jus très aristocratique, de grande classe, dont le jus là aussi savoureux fait travailler toutes les papilles. Immenses volume et longueur. Somptueux là encore, dans le pendant plus masculin du vin précédent avec un pendant plus féminin ! Excellent + / grand vin

    Si je connais mon apport sur le premier vin de la triplette, je me dis qu’on est chez des cadors respectivement à Saint-Julien et à Saint-Estèphe…

    Il s’agit de :
    Château Cantenac-Brown – Margaux 3ème Cru Classé 1996
    Château Gruaud-Larose – Saint-Julien 2ème Cru Classé 1996
    Château Lynch-Bages – Pauillac 5ème Cru Classé 1996




    Paire n°2 :

    Vin n°12 :
    La robe est très évoluée avec un nez peu avenant mêlant poivron, angélique, acétone. La bouche est là encore difficilement avenante, assez sèche, avec une sensation de gaz. Problème de bouteille ? ED à mon avis.

    Vin n°13 :
    La robe est très sombre, très dense avec un nez confituré, cerise, kirsch, élevage. La bouche est très dense, sur les fruits noirs, des notes de cacao. C’est très boisé, écrasé pour moi par le bois, avec une matière très compacte, beaucoup de puissance. C’est à mon sens défiguré par l’élevage, avec une impression de tanins de bois. Où est le pinot noir ??? Où le terroir s’exprime-t-il ? C’est un vin incompréhensible pour moi en l’état… Je doute que cela ne se civilise un jour, même après 50 ans de garde. Bien - et encore j’ai l’impression de me prendre en flagrant-délit de surnotation.
    Ce n’est franchement pas mon type de came. J’exprime sur ce vin une singulière différence avec mes camarades de tablée. C’est bizarre, il ne me semble pas vous avoir trop entendu encenser ce vin quand on était à l’aveugle et pourtant quand je vois les CRs, je me dis que vous vous êtes au moins partiellement déjugés à la levée de la chaussette. J’aimerais bien recueillir le ressenti des autres participants sur ce flacon.

    Il s’agit de :
    Domaine Henri Rebourseau – Clos de Vougeot Grand Cru 1996
    Domaine Dugat-Py – Mazis-Chambertin Grand Cru 1996

    Si la première bouteille a un problème, je ne pense pas qu’il y en ait un sur la seconde. C’est pour moi une immense déception et ce type de travail sur un pinot noir ne me convient absolument pas…




    Interlude

    Vin °14 :
    La robe est or, brillante. Le nez est un véritable champ de fleurs, associé à de superbes notes de noisette, de noix fraîche et où l’on ressent une grande tension et des notes acidulées. La bouche est tout simplement magnifique de subtilité, avec une bouche racée, juteuse, fraîche, ultra salivante, juteuse, savoureuse, très sapide, avec une grande profondeur. Le tout est porté par une splendide tension, un grand fruit croquant, une grande vivacité. C’est un vin qui respire la vie, de grande jeunesse encore, mais absolument superbe. J’adore et pourrai me resservir à volonté… Excellent + / grand vin

    Il s’agit de :
    Domaine Jean Macle – Château-Chalon 1996




    Susucre like

    Vin n°15 :
    La robe est or pâle, scintillante, avec des reflets verdâtres. Le nez est très exotique, marqué par de l’ananas Victoria très mûr, juteux, de la mangue fraîche, des fruits exotiques complexes, mais aussi de la truffe. On sent qu’il peut y avoir du sucre, mais y en a-t-il réellement ??? La bouche s’avère tout simplement incroyable. Quelle personnalité, c’est un vin de grande cristallinité, sur un équilibre totalement insolite demi-sec, avec une énorme tension qui lui confère une immense fraîcheur et avec une aromatique exotique du plus bel effet. Immense longueur. Un véritable OVNI, mais un vin brillantissime et jubilatoire, d’une insolente jeunesse. Excellent + / grand vin
    Il s’agit de : Domaine François Cotat – Sancerre – Les Culs de Beaujeu – Cuvée Spéciale 1996




    Le débrief…

    Des hauts, des bas, des déceptions, des claques !!!
    La paire Gruaud-Larose / Lynch-Bages m’a marqué comme celle de 1983 le mois dernier, avec un niveau encore supérieur. Deux grands Bordeaux de la rive gauche.
    J’ai immensément apprécié le Macle, j’en veux en perfusion…
    Quant au Cotat, un vin d’une autre planète qui n’est pas sans me rappeler comme Denis la Cuvée Paul, un vin extraordinaire.
    A noter également la superbe triplette de riesling.


    Portez-vous bien et…


    VIVA ITALIA !!!
    #16
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    iceteayer a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    J’exprime sur ce vin une singulière différence avec mes camarades de tablée. C’est bizarre, il ne me semble pas vous avoir trop entendu encenser ce vin quand on était à l’aveugle et pourtant quand je vois les CRs, je me dis que vous vous êtes au moins partiellement déjugés à la levée de la chaussette. J’aimerais bien recueillir le ressenti des autres participants sur ce flacon.

    Le pouvoir de l’étiquette ......?

    Julien
    #17

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    Vaudésir a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Vivien écrit :
    La paire Gruaud-Larose/ Lynch-Bages m'a marqué comme celle de 83......en mieux

    Mais pas autant que le Palmer ::turn::

    Stéphane
    #18

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    Luc Javaux a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    iceteayer écrit: J’exprime sur ce vin une singulière différence avec mes camarades de tablée. C’est bizarre, il ne me semble pas vous avoir trop entendu encenser ce vin quand on était à l’aveugle et pourtant quand je vois les CRs, je me dis que vous vous êtes au moins partiellement déjugés à la levée de la chaussette. J’aimerais bien recueillir le ressenti des autres participants sur ce flacon.

    Le pouvoir de l’étiquette ......?

    Julien


    D'où l'intérêt (qui devrait à mon sens presqu'être une obligation) de rédiger ses commentaires AVANT la découverte de l'étiquette et de ne pas en changer une virgule après.
    Je connais un groupe qui le fait systématiquement, ce qui donne parfois (souvent ?) des vins starisés descendus en flèche, mais c'est pas grave, c'est totalement assumé.


    Luc
    #19
    Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Psylo

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    dt a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Luc Javaux écrit:

    iceteayer écrit: J’exprime sur ce vin une singulière différence avec mes camarades de tablée. C’est bizarre, il ne me semble pas vous avoir trop entendu encenser ce vin quand on était à l’aveugle et pourtant quand je vois les CRs, je me dis que vous vous êtes au moins partiellement déjugés à la levée de la chaussette. J’aimerais bien recueillir le ressenti des autres participants sur ce flacon.

    Le pouvoir de l’étiquette ......?

    Julien


    D'où l'intérêt (qui devrait à mon sens presqu'être une obligation) de rédiger ses commentaires AVANT la découverte de l'étiquette et de ne pas en changer une virgule après.
    Je connais un groupe qui le fait systématiquement, ce qui donne parfois (souvent ?) des vins starisés descendus en flèche, mais c'est pas grave, c'est totalement assumé.


    Luc


    Les CR du groupe LPV Versailles sont très divers avec notamment des avis iconoclastes fréquents !
    Inutile de créer une polémique là où il n'y a aucune raison d'en avoir.
    Personne n'a exprimé que ce Mazis est un grand vin. Pour des raisons de style, ce n'est pas forcément ma tasse de thé même si je dois bien reconnaitre que c'est un très joli jus (là il y a divergence), surtout dans le contexte du millésime qui a pu donner des vins excessivement acides.

    Denis
    #20

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    Luc Javaux a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Aucune volonté de ma part de créer une polémique, je fais simplement remarquer que si on prend la peine de déguster à l’aveugle, autant rédiger également les commentaires à l’aveugle, sinon ça n’a pas beaucoup de sens. Je ne dis même pas que vous ne le faites pas, je n’en sais rien, je ne faisais que rebondir aux remarques faites avant la mienne.


    Luc
    #21

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    farandolier a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Le Mazis a clairement divisé, ce qui fut pour moi l'occasion d'un échange vif mais cordial avec Denis ;)
    Pour ma part, je l'ai trouvé surboisé, surextrait aux tanins rustres, avec aucun plaisir en l'état et à l'avenir.
    Après, il me semble que le CR de chacun est en accord avec l'avis prononcé lors de la dégustation.
    #22
    Les utilisateur(s) suivant ont remercié: dt

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    vivienladuche a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    dt écrit:

    Luc Javaux écrit:

    iceteayer écrit: J’exprime sur ce vin une singulière différence avec mes camarades de tablée. C’est bizarre, il ne me semble pas vous avoir trop entendu encenser ce vin quand on était à l’aveugle et pourtant quand je vois les CRs, je me dis que vous vous êtes au moins partiellement déjugés à la levée de la chaussette. J’aimerais bien recueillir le ressenti des autres participants sur ce flacon.

    Le pouvoir de l’étiquette ......?

    Julien


    D'où l'intérêt (qui devrait à mon sens presqu'être une obligation) de rédiger ses commentaires AVANT la découverte de l'étiquette et de ne pas en changer une virgule après.
    Je connais un groupe qui le fait systématiquement, ce qui donne parfois (souvent ?) des vins starisés descendus en flèche, mais c'est pas grave, c'est totalement assumé.


    Luc


    Les CR du groupe LPV Versailles sont très divers avec notamment des avis iconoclastes fréquents !
    Inutile de créer une polémique là où il n'y a aucune raison d'en avoir.
    Personne n'a exprimé que ce Mazis est un grand vin. Pour des raisons de style, ce n'est pas forcément ma tasse de thé même si je dois bien reconnaitre que c'est un très joli jus (là il y a divergence), surtout dans le contexte du millésime qui a pu donner des vins excessivement acides.


    Alors il semble qu'il y ait une incompréhension manifeste sur le sens de mon message...
    A aucun moment je ne souhaite discréditer quiconque ni quelconque jugement sur le Mazis-Chambertin de Dugat-Py.
    Il y a eu un très gros débat autour de ce vin que je vais finir par ne plus savoir juger : raté, pas prêt, énigmatique, incompris...
    L'enthousiasme a été loin d'être général sur ce vin et mon jugement, que l'on peut considérer comme erroné ou non (l'erreur est humaine, merci de le rappeler), a été que la levée de la chaussette a participé à une modification potentielle de la notation. J'ai bien précisé que j'attendais l'avis des autres participants sur ce vin (pour savoir si ma supposition avait du sens ou non). En l'état actuel des choses en tout cas, les avis publiés sur le Mazis-Chambertin 1996 de Dugat-Py ne semblent pas tout à fait en phase avec le ressenti de tous les participants de la dégustation. Il me semble que nous étions 11, or il n'y a que 5 opinions émises pour le moment (3 positives, 1 négative (2 en fait, édité avec la réponse de Mathieu) et 1 entre deux)...

    Pour conclure, je présente mes excuses aux personnes qui ont vu dans mon message une attaque ou une critique qui n'a aucunement lieu d'exister et qui n'a jamais existé. Je souhaite donc éteindre toute polémique avant qu'elle ne s'envenime inutilement.

    Concernant l'histoire des CRs écrits avant ou après la levée de l'aveugle, chacun est libre de faire comme il le souhaite et ce débat là peut-être discuté ailleurs dans un fil dédié, mais je n'ai aucune volonté de l'alimenter car je n'ai pas d'opinion spécifique.

    Fin de l'histoire (me concernant).
    #23
    Les utilisateur(s) suivant ont remercié: LoneWD

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    Xtof a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Xtof écrit: Le Clos Vougeot de Rebourseau était effectivement évolué, austère et acide. A contrario, le Mazy de Dugat-Py était très riche et présentait des notes lactiques encore un peu marquées. Il lui faut à mon avis du temps pour s'affiner.


    Vivien,

    Tu me classes un peu vite dans la catégorie "J'ai aimé". Ce que je n'ai pas écrit :)

    Je vais donc préciser mon ressenti :

    A l'aveugle :
    - Le vin était dense, concentré, très extrait (trop?), encore boisé avec des notes lactiques de yahourts à la fraise, long, persistant mais massif et monolithique. Je pense que pas mal de participants l'ont ressenti ainsi. Perception accentuée à mon avis par la comparaison avec le Rebourseau qui était acide et limite décharné. On peut aimer ou pas mais c'est bien loin d'un pinot évanescent qui a d'habitude plus mes faveurs. Selon mes goûts, à ce stade et dans cet état, pas de grand plaisir mais pas non plus de rejet absolu.

    Étiquette découverte :
    - Je ne suis habituellement pas fan du domaine (et donc pas client par choix), justement pour cause de sur-extraction, en particulier durant cette période. Cependant il m'est arrivé de goûter des Dugat-Py ayant bien mieux vieillit que je n'avais pu l'anticiper en les goûtant jeunes. Donc je leur donne le bénéfice du doute.
    - Au prix de marché actuel, c'est un très mauvais RQP. Et je crois me souvenir que tout le monde était d'accord autour de la table. :)

    Christophe
    #24

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    vivienladuche a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Non non Christophe, pour moi, ton ressenti semblait plutôt "entre deux" ;)
    #25

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    jean-luc javaux a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    mais c'est bien loin d'un pinot évanescent

    Christophe,

    c'est sûr que l'évanescence n'est pas la caractéristique première que je citerais pour les vins de Dugat-Py que j'ai goûtés (arrêté avec les 2001).

    jlj
    #26
    Les utilisateur(s) suivant ont remercié: oliv

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    Modeste 1er a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    dt écrit: Personne n'a exprimé que ce Mazis est un grand vin. Pour des raisons de style, ce n'est pas forcément ma tasse de thé même si je dois bien reconnaitre que c'est un très joli jus (là il y a divergence), surtout dans le contexte du millésime qui a pu donner des vins excessivement acides.


    d'où le fait que la levée de chaussette peut induire vers une remarque complémentaire (sur le millésime) influant sur l’analyse du goûteur, et donc que le commentaire n'est plus vraiment fait à l'aveugle.

    Je relève ce détail car j'ai déjà partagé ici les réticences que j'ai à goûter à l'aveugle, du fait que l'on se coupe volontairement de données qui peuvent nous amener à mieux comprendre un vin, et donc rendre le moment plus intéressant.

    Parce que simplement classer les jus, bon...

    Geoffroy
    #27

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    Frisette a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Oui, sauf que la, c'était le thème le millésime 1996! Alors, à l'aveugle ou pas, les participants avaient de facto cette information.

    Flo (Florian)
    LPV Forez
    #28
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    Luc Javaux a répondu au sujet : 22, vlà les 1996 à LPV Versailles !

    Modeste 1er écrit:
    Je relève ce détail car j'ai déjà partagé ici les réticences que j'ai à goûter à l'aveugle, du fait que l'on se coupe volontairement de données qui peuvent nous amener à mieux comprendre un vin, et donc rendre le moment plus intéressant.

    Parce que simplement classer les jus, bon...


    Je peux comprendre pour l'aveugle total quand il n'y a pas de thème précis et que ça part dans tous les sens, mais ici le thème était 1996 et était connu.
    Pour le reste, entre comprendre et pardonner, la limite est parfois ténue... ;)


    Luc
    #29

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    Jean-Loup Guerrin a répondu au sujet : Dugat-Py - Mazis Chambertin - 1996

    Pour ma part je n'étais pas à l'aveugle et cela a pu jouer sur mon jugement , mais pas forcément dans le sens attendu...
    En effet j'ai bien aimé ce Dugat-Py pour sa puissance et sa riche aromatique. Et sachant que c'était un Bourgogne j'aurais pu avoir tendance à le sous-noter en raison de son manque de typicité, ce qu'il m'est parfois arrivé de faire.
    Sinon, vous avez pu remarquer que j'ai des goûts assez éclectiques, me faisant apprécier des vins très différents. C'est peut-être dû à mon naturel optimiste, qui me fait rechercher les qualités d'un vin plus que ses insuffisances (je ne dis pas ses défauts car pour moi un défaut est rédhibitoire).
    Cela se ressent aussi dans mes notations, en moyenne plus élevées que beaucoup d'autres.

    Jean-Loup
    #30

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