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La maison Bouchard Père et Fils représente aujourd’hui en Côte d’Or 130 hectares dont 12 de Grands Crus et 74 de Premiers crus, dirigée aujourd’hui par Joseph Henriot, son PDG.
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Cette cuvée Volnay Caillerets permet, outre l’intérêt que revêt cette bouteille, de faire un point sur ce millésime 2003 extra ordinaire à plus d’un titre. Des conditions inédites en Côte d’Or, avec 9 journées consécutives où les températures ont voisiné autour de 40 degrés, mais il ne faut pas oublier les autres accidents climatiques qui ont marqué ce millésime : le gel d’avril et la grêle. Si on y ajoute les grillures sur les grappes exposées au sud, voilà qui explique des rendements inférieurs de 25 à 50 % des moyennes habituelles.
Depuis la fondation de la maison Bouchard en 1731, jamais les vendanges n’avaient débuté aussi précocement : le 21 août, les premiers raisins étaient coupés. Les vendanges se sont étalées sur une dizaine de jours.
Les vinifications se sont faites à partir d’une vendange très saine et les tables de tri ont servi à éliminer les grains séchés dans ce millésime si particulier.
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A l'issu du tri, les raisins sont partiellement ou totalement séparés de leur rafle et déposés dans de petites cuves thermorégulées où se déroulera leur macération pendant une durée de 12 à 20 jours selon les millésimes et les crus. La thermorégulation a été une aide précieuse en ce millésime car elle permis de maîtriser les fermentations qui auraient démarré trop vite sur ces raisins gorgés de soleil.
Les moûts sont ensuite pressurés, sans excès pour éviter un éclatement des pépins qui apporteraient de mauvais tannins. Puis s'ensuit le débourbage qui permet de séparer le marc. Les moûts sont enfin logés en fûts de chêne d’origine française.
Ce Volnay Caillerets, Ancienne Cuvée Carnot, est une cuvée issue d’une parcelle de 4 ha ce qui représente 30 % de ce premier cru qui est caractérisé par un sol constitué d’une fine couche argilo calcaire sur un plateau rocheux fissuré.
La production, en année « normale », est de 21 000 bouteilles.
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Commentaires de dégustation:
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La robe de ce vin est très sombre, étonnamment sombre pour un vin de Bourgogne et encore plus pour un Volnay. Les franges vieux rose, communément rencontrées, sont remplacées dans ce millésime par un beau carmin nuancé de grenat aux reflets violacés.
Le nez d’une élégance confondante s’avère également très complexe ; des notes de cacao associées à des odeurs de cuir raffinées, s’harmonisent avec des arômes fruités de framboise qui tendent à devenir floraux. A l’aération, des notes de suie, de fumées apparaissent avec une minéralité crayeuse bien présente.
L’attaque en bouche est très soyeuse, d’une franchise de fruit importante, d’emblée séductrice. C’est un fruit frais, sans lourdeur. L’évolution montre un vin de parfaite tenue, sans faiblesse ni déséquilibre pour lequel le boisé est parfaitement intégré, adapté à la qualité de la vendange et les saveurs finement torréfiées soulignent un fruit superbe, confinant comme le nez le laissait entrevoir au floral.
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L’acidité faible du millésime est totalement gommée par la fraîcheur du fruit d’une part et la qualité des tannins bien dessinés d’autre part qui rehaussent la très longue finale.
Voilà une superbe cuvée de très haut niveau comme à son habitude et qui semble bien représenter le millésime 2003. Un Bourgogne comme je les aime : racé, soyeux et profond
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