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2007 : fleur blanche au nez puis de la poire. L’élevage est présent mais n’est pas gênant. Un vin ample, avec un joli gras en bouche. De la puissance encore non domptée. Un vin qu’il faut absolument attendre ; une très grande pointure.
2006 : le premier nez est tout de suite plus minéral et ensuite plus floral. Un vin qui est plus dans la finesse que le 2007 et excessivement chenin. Savoureux avec cette belle amertume qui se dessine en finale.
2005 (premier millésime totalement élevé en barriques): le nez est plus lacté (malo réalisée) puis s’ouvre sur des notes de fleur blanche. L’aspect floral domine en bouche avec un gras important et une sensation presque tannique. Une très belle longueur pour ce vin bien équilibré.
2004 (élevage partiel en barriques) : la robe est dorée et le nez est d’emblée très floral avec beaucoup de délicatesse, aspect poudré du chenin. Cette délicatesse se confirme en bouche avec un volume confortable, presque onctueux. Longue finale sur de beaux amers : un vin très Savennières, tout en élégance.

2002 : la robe est dense, très concentrée, presque ambrée. Le nez confirme cette légère oxydation avec des notes de coing, des arômes confits. C’est un vin très puissant en bouche avec cette acidité admirable des 2002 : puissance et équilibre frais pour ce vin impressionnant à qui cette évolution va comme un gant. Un séducteur extraverti.
2001 : Une année qui appartient à l’ère où les rendements étaient sans doute plus généreux au domaine du Closel mais qui a donné un fort joli vin. Un nez d’une belle fraîcheur, plutôt floral avec des notes anisées et réglissées. La constitution de ce vin est très droite, nette. Et même si le milieu de bouche se montre assez mince, il termine sur une belle fraîcheur et des amers caractéristiques.
1995 : La robe est très ambrée et le vin est marqué par l’oxydation. Des notes de noix qui se retrouvent en bouche en font un vin qui sans doute se tient bien à table, mais qui en dégustation pure laisse trop la place à ce penchant oxydatif pour pouvoir être pleinement apprécié.
1992 : un vin oxydé, lui aussi mais clairement marqué par ce millésime si difficile.
Cette rencontre avec ce vin au travers du temps a été riche d’enseignement et la rencontre avec Evelyne de Pontbriand, un moment délicieux. On ressent bien l’évolution du domaine qui d’ailleurs correspond à celle de l’appellation. Les vins sont plus riches, les fermentations malolactiques ne sont plus évitées et le bois devient contenant marquant de l’élevage. Il y a là autant de sources de débat que de changement, ne serait-ce que sur l’appréciation des usages bons loyaux et constants qui pour certains font partie intégrantes du terroir… Le mot typicité trouve tout son sens dans ces débats, alors que le terroir, lui, est stable en dehors de la caractéristique climatique.
Quoi qu’il en soit, de beaux vins marquent l’histoire récente du domaine : 2001, 2004, 2006 : ces vins sont d’un grand raffinement. 2007 cependant s’affirme comme capital dans cette histoire et fera date comme un millésime qui donne une envergure différente et supérieure à ce Clos du Papillon du Domaine du Closel, mais il lui faudra du temps pour s’affirmer pleinement.
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