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Je reconnais un faible pour les vins de chenin de sols calcaires et j'ai toujours préféré ceux-ci à leurs cousins ligériens nés sur le schiste, même si ce n'est pas forcément dans l'air du temps. J'aime par dessus tout cette expression inimitable de ce cépage et sa trame tendue que lui confèrent les sols de tuffeaux, mêlés ou non de silex. 2002 m'a gâté avec des vins que je garde encore en cave pour longtemps, tant ils semblent protégés par leur richesse et leur vivacité. Ce millésime représente pour moi l'année presque parfaite et je me souviens de ce voyage dans les caves de Jasnières, Vouvray et Montlouis à la recherche la plus exhaustive possible de ces nectars comme celui du périple à Bandol pour les 2001, un pélerinage.
J'attends dès lors avec impatience le millésime qui me procurera à nouveau ces sensations sublimes et suis resté sur ma faim en 2003 et 2004. 2005 que l'on annonce comme très beau dans la région m'a redonné queqlues espoirs.
Lors d'un récent voyage, je n'avais guère le temps, juste celui d'une dégustation éclair à la cave Insolite où l'accueil est toujours aussi professionnel et la sélection des vins toujours aussi belle.
Parmi les vins que j'ai goûtés ce jour-là, si tous m'ont plus, je retiens le Clos du Breuil plus que les autres, parce qu'il évoquait pour moi, une expression plus aboutie, plus minérale, plus sérieuse également.
Je dois dire que pour moi, même si ce milésime semble être réussi, les vins n'ont pas la pureté cristalline de ceux de 2002. Je ne les sens pas capables d'aller aussi loin dans le temps. Mais, il pourront nous régaler quelques années néanmoins et restent malgré ces retenues un peu sévères de bien belles bouteilles. Je complèterai bien entendu cet avis premier par d'autres dégustations de vins d'autres domaines.
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