Château d'Ampuis 2000

Côte-Rôtie

 
           
 
 
 
 
   
 

Cette cuvée a vu le jour en 1995 et a permis d'assembler six superbes terroirs, dont trois en Côte Blonde, dont les sols sont d'origine gneissique : le Clos, la Garde et la Grande Plantée et trois en Côte Brune, sols plus foncés grâce aux micaschistes qu'ils contiennent : la Pommière, le Pavillon Rouge et le Moulin. Ces vignes étaient déjà plantées au XVI ième Siècle.

Cette cuvée est élaborée à partir de 95% de syrah que complète le viognier, ce qui est bien une particularité de cette appellation Côte-Rôtie, à savoir l'assemblage de raisins noirs et de raisin blancs.

La fermentation s'effectue en cuve inox avec un contrôle des températures rigoureux. Le temps de macération est de 4 semaines.

La particularité des vins de la Maison Guigal réside dans le fait qu'ils sont élevés longuement en fûts neufs et cette cuvée n'échappe pas à cette règle puisque ce vin a passé 36 mois en barriques avant d'être embouteillé pour donner les 28 000 cols de ce millésime 2000. Ce long affinage sous bois explique le fait que c'est aujourd'hui ce millésime qui se retrouve sur le marché quand les autres domaines proposent leur 2002. L'amateur ne s'en plaindra pas s'il s'intéresse tant soit peu à l'actualité des millésimes et à leur qualité.

La robe de ce vin est assez profonde mais sans opacité. Dans les tons grenat, elle possède un bel éclat.

 
       
 
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Le château d'Ampuis se rapproche de plus en plus de ses trois illustres soeurs de la Côte-Rôtie

Le nez très distingué mêle des odeurs complexes mariant l'amande douce, la cerise, des notes florales de pivoine sur un fond légèrement fumé. Toutes les composantes se mêlent très harmonieusement.

L'attaque est très nette sur un fruit pur et charmeur. Les saveurs de cerise se mêlent aux notes florales. Le vin se montre d'emblée d'une grande finesse sans minceur. Le milieu de bouche laisse entrevoir une matière soyeuse, dense. Le spectre aromatique évoque celui des grands vintages portugais, sans la lourdeur des sucres ni la chaleur de l'alcool, mais aussi le classicisme rigoureux d'un grand cru bourguignon . La finale est longue, sans lourdeur sur les saveurs florales et épicées que la note fumée vient renforcer, alors que le boisé est sensible sur cette finale, mais la classe de l'élevage fait bonne figure dans ce bel ensemble.

 
 
 
     
 

C'est un vin d'une grande harmonie, il procure un moment de dégustation assez unique, mais c'est vrai quand même que le tarif laisse à réfléchir, aussi bon que puisse être ce vin.

 
 
 
     
 

 Jérôme Pérez