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Le vignoble de Bergerac, emblème du Périgord Pourpre, est traversé d'Est en Ouest par la Dordogne.
Dès le XIIème siècle, les moines bénédictins y installèrent leur prieuré et entreprirent de cultiver la vigne à Bergerac et sur les coteaux de Monbazillac. La légende leur attribue la découverte fortuite de la «pourriture noble» ; accaparés par d'autres tâches, ils auraient délaissé leurs vignes et le botrytis cinerea s’y serait développé. Ne voulant pas perdre la récolte, ils auraient involontairement découvert les vertus de la surmaturation qui est à l’origine du Monbazillac.
Après la révocation de l’Édit de Nantes, à la fin du XVIIe siècle, une nouvelle ère commerciale débute avec l'apparition de nouveaux clients : les Hollandais, ou plutôt les expatriés huguenots réfugiés en Flandres. C’est à cette époque que bon nombre de vins sont commercialisés. Par la suite, la région souffrit particulièrement de la crise du phylloxéra ; sa surface actuelle couvre à peine vingt mille hectares, soit six fois moins qu’il y a un siècle.
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L'AOC Montravel
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Dépendant de l'archevêché de Bordeaux depuis le Moyen Age, les dix-huit paroisses qui constituent Montravel jouissaient du privilège de faire entrer librement leurs vins à Bordeaux, privilège dont ne bénéficiaient pas les autres vins de Bergerac.
L'actuelle AOC Montravel commence là où s'arrêtent les Côtes-de-Castillon et finit vers Port-Sainte-Foy. Il s'agit en fait du prolongement de la côte qui, partant de Saint-Emilion, se prolonge au travers du Castillonnais. Cette appellation ne produit que du blanc dans deux secteurs distincts : Haut-Montravel, qui occupe les terres les plus hautes, et les Côtes-de-Montravel, qui ceinturent l'appellation précédente en se prolongeant dans l'arrière-pays.
Lors de la création des AOC (1937), on avait accordé l'appellation contrôlée aux vins blancs de Montravel, mais on a refusé cette reconnaissance aux rouges. Il aura fallu cinquante-six ans pour que soient enfin reconnus l'AOC des vins rouges de Montravel. C'était l'aboutissement du combat de quelques vignerons qui se sont dotés d'un règlement interne contraignant (densité de plantation de 5000 pieds/ha, élevage en barriques de quinze mois minimum, agrément par des commissions, etc).
Tous les Montravels doivent impérativement être logés dans la bouteille « Patrimoine » vert foncé, un modèle propre au syndicat de défense de l'appellation.
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C'est sur la rive droite de la Dordogne que les vignobles Dubard élaborent en appellation Bergerac des vins blancs, rosés et rouges. Le vignoble s'étend sur les coteaux ensoleillés qui dominent la rive droite de la Dordogne, dans la partie ouest de l'aire d'appellation Bergerac.
L’appellation Montravel est caractérisée par des coteaux argilo---calcaires idéalement exposés au Sud. Sur une bonne partie de Montravel, on trouve en sous-sol des filons d'argiles vertes, des marnes à hostra (huîtres).
L’encépagement des vignobles Dubard se compose pour moitié de cépages blancs (sauvignon, sémillon et muscadelle) et pour autre moitié de cépages rouges (merlot, malbec, cabernet franc et cabernet sauvignon. Le vignoble s'étend sur les coteaux ensoleillés qui dominent la rive droite de la Dordogne, dans la partie ouest de l'aire d'appellation Bergerac.
Les frères et soeur Dubard, vignerons, se sont installés dans le Périgord Pourpre au sein d'une ferme périgourdine typique du XVIII ème siècle, « le Gouyat », aujourd'hui entièrement rénovée. Endommagés par les assauts du temps, les bâtiments en pierre du Périgord ont aujourd'hui retrouvé leur charme d'antan et leur vocation vinicole. Ces chais pittoresques accueillent aujourd'hui un matériel oenologique performant (cuverie inox, pressoir pneumatique, chaîne de mise en bouteilles, etc.). Le chai à barriques, souterrain pour conserver fraîcheur et hygrométrie, dévoile une fresque rupestre aux accents préhistoriques réalisée par Peter Thomas.
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CHÂTEAU LAULERIE, COMTESSE DE SEGUR 2004
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Assemblage : 50 % Sauvignon - 50 % Sémillon
Seules les vignes anciennes à faible rendement, situées sur les parcelles les mieux exposées, sont sélectionnées pour la vinification de la cuvée « Comtesse de Ségur ».
Le nom de cette cuvée vient du Château de Ségur en Dordogne, où séjourna la Comtesse du même nom. Le vignoble surplombant le château est exploité par la famille Dubard depuis plus de 15 ans.
Les raisins de cette cuvée sont issus d'une sélection de parcelles d'une quarantaine d'a nnées, plantées à une densité de 5,000 pieds/ha, pour un rendement d'environ 45hl/ha. La fermentation et l’élevage sont effectués dans des barriques de chêne français.
Alc : 12,5% vol.
Sucre résiduel < 2 g/L
pH : 3,5
Acidité : 3,6 g/L (H 2 SO 4 )
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Robe jaune clair. Premier nez intense, plutôt marqué par le sauvignon, puis viennent des nuances grillées et une touche de vanille mêlées aux fruits blancs.
La bouche est toute de séduction, ample et fraîche, avec une belle balance. Le boisé est présent, savamment dosé, sans jamais dominer le fruit, qui reste gourmand. La bouche est magistrale d'équilibre, associant le gras du fruit et la tonicité conférée par une belle acidité. L'ensemble se développe sur des notes de pêche blanche, en gardant de la fraîcheur. La finale est longue, voire très longue, toujours sur la pêche avec un surprenant retour minéral et aromatique.
Cette bouteille accompagnera à merveille des poissons grillés, en sauce ou en terrine, de viandes blances, ou se suffira à elle-même en apéritif. Pour une petite dizaine d'euros, il est difficile de proposer mieux.
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