Domaine de la Soufrandière, Les Quarts 2003

 
           
 
 
 
 
   
     
       
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On n’a pas fini d’entendre parler de ces Bret Brothers dans le monde du vin ; leur ascension est déjà fulgurante et ils n’ont que quelques millésimes d’existence !

Jean Guillaume et Jean Philippe Bret ont acquis, malgré leur jeune âge, une solide expérience après des études techniques ainsi que dans des domaines prestigieux du monde entier ; La Gardine, Verget, Raphet, De Loach et Newton pour le premier ; Baron Philippe de Rothschild, Verget, Ridge, Far Niente, Comtes Lafon pour son aîné.

En même temps qu’ils ont repris le domaine familial de 4.55 ha en appellation Pouilly-Vinzelles, ils ont développé une activité de négoce en vinifiant des raisins achetés, produits selon un cahier des charges rigoureux : Le domaine de la Soufrandière et la marque « Bret Brothers » sont menés de concert, dans le même esprit qualitatif.

Le premier millésime vinifié, élevé et mis en bouteille à la Soufrandière est le 2000. A partir de 2001, les raisins du domaine sont vendus à Bret Brothers pour être vinifiés.


 
 
 
 
       
 

Le vignoble est conduit selon les principes de la biodynamie et tend à l’optimum qualitatif, dans le respect rigoureux du terroir et de l’environnement. Mais dans les chais également, le plus grand soin est apporté, dès que le raisin, issu de rendements situés autour de 40 hectolitres à l’hectare, arrive : pas de levurage exogène, pressurage très lent, fermentation lente en barrique bourguignonne. Les élevages sont de 11 mois minimum sur l’ensemble des cuvées.

L’appellation Pouilly-Vinzelles, avec 55 hectares est la plus petite des appellations du Mâconnais et le climat les Quarts en représente 9. Ce terroir d’exposition Est, Sud-est est considéré comme le meilleur de l’appellation, un magnifique coteau argilo calcaire, riche en oxydes de fer et en silice. La cuvée « Les Quarts » du domaine de la Soufrandière provient de 4 hectares de ce climat, de vignes de 40 à 70 ans. Les frères Bret vont jusqu’à affirmer que c’est l’un des plus grands terroirs de la Bourgogne, « par amour démesuré ou par conviction profonde ».

 
   
 


Le nez est très délicat : il conjugue des notes de fleurs blanches (acacia et chèvrefeuille), de poire fine à un boisé élégant. Une touche minérale apparaît à l’aération.

L’attaque en bouche est surprenante par l’ampleur de ce vin, archétype de vin gras et dispendieux, large et flatteur. Les grâces du nez sont bien présentes en bouche, même si le boisé est plus distinct par ses saveurs fumées qui se conjuguent à celles plus florales et fruitées. Le milieu de bouche est plein et savoureux, même si je me suis pris à regretter ce boisé, pour l’heure, trop marqué. La finale est longue et suave plutôt que vive, langoureuse et chaleureuse rehaussée quelque peu par cette minéralité décelée au nez mais encore discrète.

C’est un vin impressionnant par sa puissance, sa texture crémeuse et son grain très fin. Il convient de l’attendre pour que ce boisé généreux se fonde et que naisse une plus grande complexité. Mais le potentiel est là, évident.

 

   
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Jérôme Pérez