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PCette propriété dont la création remonte à 1991 couvre 25 hectares sur la commune de Vacquiers, au sud-est de l’appellation.
La traditionnelle négrette occupe la moitié de la superficie. Elle côtoie la syrah (20% de l’encépagement), le cabernet sauvignon, le gamay et le cabernet franc (10% chacun).
En blanc, le domaine dispose de chenin, de sauvignon, de sémillon et de liliorila.
Jusque dans le millésime 1990, les vins étaient commercialisés sous le nom du père de l’actuel vinificateur, Domaine Louis Penavayre.
Le fiston a repris le domaine, après avoir travaillé comme ingénieur agricole, notamment en dirigeant une station de recherches viticoles pour l’INRA.
Le terroir du château Plaisance est situé sur la plus haute terrasse du Tarn, à 220 mètres d’altitude, composé essentiellement d’alluvions anciennes très érodées : boulbènes, rougets ou graves avec une forte proportion de cailloux siliceux et quartzeux.
Le château s’est doté d’un outil de production efficace et de qualité avec une cuverie inox permettant le contrôle des températures, dans un cuvier isolé et climatisé.
Les vinifications se font cépage par cépage.
Les vins sont assemblés dans une période de 4 à 6 mois et élevés de 12 à 18 mois.
Les vins les plus ambitieux sont élevés en fût avec une proportion de bois neuf augmentant avec la gamme.
Ici, le maître le mot, c’est la qualité. On ne fait aucun compromis, ce qui fait que même le vin d’entrée de gamme ne fait justement pas « entrée de gamme ».
Monsieur Penavayre sait tout le potentiel de son vignoble et de son exploitation et tient à donner à ces vins l’accent du sud ; il regarde sans s’en cacher vers la Méditerranée, n’y cherchant pas des modèles, mais plutôt des modes d’expression différents pour ces cépages bien enracinés dans le sud-ouest, en commençant par la négrette, un grand cépage à redécouvrir.
Château Plaisance 2000 :
Ce à quoi doit ressembler le Fronton : de la couleur, du corps, du fruit, de la générosité et le soyeux de la négrette qui s’exprime bien dans ce millésime.
Thibault de Plaisance 2000.
La robe est d’un beau noir bleuté, mais le vin n’est pas opaque. Belle présentation.
Le nez est très complexe, jouant sur plusieurs registres : liqueur de café, prunelle, épices, et une dominante florale, pivoine.
Le vin se montre de grand volume en bouche, velouté avec une carrure assez impressionnante mais poli jusqu’en finale ou des tannins de grande qualité laisse augurer d’une garde de 5 ans sans problème, voire plus.
La longueur est importante sur ces fameuses notes florales et épicées qui laissent la bouche parfumée pour longtemps.
C’est un très beau vin, plein de sève, qui sent bon son terroir, et une excellente affaire si vous en avez réservé à l’avance. Rapport Q/P incroyable.
Tot çò que cal 2000
La robe est très sombre quaisi noire avec des traces violine.
Le nez est assez réservé mais complexe, centré sur le fruit et des notes du boisé.
La bouche est volumineuse, avec une architecture stricte, une grosse mâche, aucune faiblesse et une finale un peu sèche pour l'heure, les tannins sont marqués, et l'élevage se fait un peu ressentir, bien qu'une touche florale de violette apparaisse, discrète.
Belle longueur.
Le vin est plus austère que Thibaut de Plaisance, très fermé, presque sévère.
J'ai bien conscience qu'il est taillé pour la garde, et j'espère qu'il ne sèchera pas.
J'avoue aussi m'être tellement régalé avec Thibault de Plaisance 2000 et sa matière presque pulpeuse que je me dis que si j'avais à choisir, je préfèrerais sa sincérité, son fruit, son punch.
Je me dis aussi que la différence de prix, du simple au double, joue en défaveur de Tot çò que Cal; ou peut-être est-ce que Thibault est une superbe affaire.
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