logo_new
Home Qui sommes-nous ? Nos archives La charte de LPV Forum Recherche Liens amicaux Aide Mail
grapes  
 
Bouteilles de la semaine
line greenbox pinkbox

Archives Bouteilles de la semaine Magazine LPV Paroles de vignerons : Carte Blanche à ...
     
 

L'Enclos des Roses, Mauzac 2007

 
           
 
 
 
 
 

Je viens encore de parcourir, pour m’en convaincre s’il en était besoin, cette vieille édition du guide Parker, édition 1986 : le seul domaine qui y est répertorié est celui de Jean Cros. Je me suis longtemps interrogé sur cette unicité et sur ce choix : sans doute un des rares que le dégustateur américain avait eu l’occasion de déguster, lui où l’un de ses rédacteurs.

Je me souviens encore de cette discussion que nous avions eue avec Jean Marc Balaran, lorsque nous avions évoqué les vins alors naissant de Jérôme Bézios avec son Château Palvié : Il m’avait dit alors que c’était dans ce secteur qu’il considérait que résidaient les plus beaux terroirs du Gaillacois, entre le Château de Salettes et le domaine des Tres Cantous de Robert Plageoles et m’avait confié qu’il rêvait d’acheter des arpents dans ce secteur.

 
 

Je n’ai donc pas été étonné quand j’ai appris que la famille Balaran s’était portée acquéreur de 24 hectares dont 22 de vignes du domaine Jean Cros, et pour principale partie, ceux qui constituaient l’assemblage du Château Larroze et qu’Aurélie Balaran, digne fille de Jean Marc a décidé de renommer L’enclos des Roses.

 

 
 

Si les deux domaines (D’Escausses et Lenclos des Roses) sont bien deux entités disctinctes, ils sont regroupés au sein de l’EARL Denis Balaran : le premier dirigé par le père, Jean Marc, et le deuxième, dirigé par la fille, Aurélie. L’acquisition a eu lieu en 2007, ce vin qui est présenté est donc le premier millésime. Tout est vinifié, en revanche à Sainte Croix, au domaine d’Escausses.

Sur les 22 hectares, 5 ont été arrachés pour être replantés : des vignes pour la plupart en mauvais état et surtout l’envie d’avoir un encépagement plus équilibré afin de produire des vins qui seront archétype de l’appellation. (Loin de l’œil, ondec, fer et prunelard).

Sur ce terroir des premières côtes de Gaillac, Aurélie Balaran veut produire des vins haut de gamme, au plus près de l’identité gaillacoise, grâce à une viticulture volontairement la moins interventionniste possible et respectueuse de l’environnement. A 27 ans, future maman, avec en poche un BTS viti oeno (Blaquefort) et un DNO (Toulouse), elle a une farouche envie de se faire un prénom.
 
   
 

Fiche technique:

Age des Vignes  : 35 à 50 ans.

Densité de Plantation  : 5000 pieds / ha.

Rendement : 20 hl / ha.

Degré : 14 % Vol

Vinification :

Vendange manuelle en bacs de petite capacité, tri sévère à la vigne par les vendangeurs.

Pressurage pneumatique des raisins entiers. Léger débourbage avant pré-macération à froid (5°C) pendant 8 jours . Fermentation à température contrôlée de 16 à 18°C.

Quand la densité est à environ 1050, descente du moût en fûts de 300 l (Renouvelés par ¼ chaque année) pour y terminer la fermentation et poursuivre l’élevage sur lies totales pendant 10 mois.

La fermentation malolactique est bloquée par un léger apport de soufre, les bâtonnages sont hebdomadaires.

Fin août tous les fûts sont assemblés (après dégustation et analyse de contrôle) et le vin préparé à la mise (collage à la bentonite) qui a eu lieu en janvier 2009.

 
 

 

Commentaires de dégustation:

La robe est or très pâle avec des reflets verts de jeunesse.

Le nez subtil : légèrement vanillé, avec des touches de fleurs blanches, de la poire, le tout se fondant dans une belle harmonie où aucun élément ne domine l’autre.

La bouche est tout en délicatesse, bâtie autour d’une bonne onctuosité, avec des saveurs de pommes au four, de poires, alliées à un boisé léger, de qualité, bien intégré. A l’aération une touche minérale pointe fort agréablement amenant de la complexité à cet ensemble. L’équilibre est excellent et la longue finale est dotée d’une vivacité assez inédite pour cépage.

 

 

 

Voilà un très beau vin sec de Gaillac, à l’élevage mesuré, d’un niveau rarement atteint dans l’appellation : excellent.

Première production et déjà un niveau qualitatif rarement atteint à Gaillac : est-ce l’effet millésime ou le terroir qui procure à ce vin tant de vivacité qui fait souvent défaut à ce cépage et cette minéralité ? La réponse sera à chercher dans les prochains millésimes.

 

 
 

 

 Jérôme Pérez

-L´abus d'alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération Classement de sites - Inscrivez le vôtre! hit-parade © www.lapassionduvin.com, 2006