Commentaires de dégustation :
Jean Max Roger, Cuvée GC, Sancerre blanc 2007 : Caillottes du Village de Bué
La robe est or pâle avec des reflets verts. Le nez est joli, très fruité, avec une dominante agrume et montre une belle maturité de raisin : croquant et frais. Si le nez est beau, la bouche déçoit par une certaine banalité et un certain manque de tonus.
Pascal et Nicolas Reverdy : Terre de Mambray, Sancerre 2007 : sols argilo-calcaires
Robe très pâle, belle brillance et de l’éclat. Le nez est très axé sur les fleurs blanches, l’aubépine. La bouche est très fine avec une belle fraîcheur. Des notes d’agrumes apparaissent ainsi qu’une minéralité marquée en finale. Joli vin
Bailly Reverdy : Les Mont Damnés, Sancerre 2007 : caillottes et argilo calcaire
La robe est dorée, assez soutenue. Le nez est joli sur des notes florales et fruitées. La bouche est grasse et fraîche, tendue, superbe de minéralité et la longueur est excellente. Un très beau vin !
Laporte, Le Rochoy, Sancerre 2007 : sol à silex
Robe or pâle à reflets verts, belle brillance. Nez typé de buis et de pipi de chat, pierre à fusil. La bouche est vive avec un support minéral qui ne lâche pas prise et qui trouve son point d’orgue sur la très longue finale qui fait claquer la langue au palais. Bel équilibre et un vin qui terroite son silex. Très bon.
Domaine Vacheron, Les Romains Sancerre 2007 : silex
La robe est assez soutenue avec beaucoup d’éclat. Le nez est d’abord on ne peut plus réservé, peu loquace. Il s’ouvre un peu sur des notes minérales et fruitées (poire notamment). La bouche est stricte, d’une grande rectitude. Vivacité, austérité, minéralité, tels sont les attributs de cette cuvée. Très longue finale minérale. On pressent le vin de garde mais qui donne peu de plaisir aujourd’hui.
Prieur Pierre et fils, Domaine Saint Pierre, Sancerre 2007 : calcaire et argilo calcaire
La robe est or pâle à reflets verts. Le nez est gai, fleuri et fruité à la fois, fleur blanche et agrume. La bouche montre une jolie matière, de la sincérité, même si l’ensemble reste simple. Facile, charmeur, guilleret avec une fine perle, l’ensemble est savoureux. Plein, bien équilibré, il est le Sancerre sans souci.
François Crochet, Chêne Marchand, Sancerre 2007 : sols calcaires.
La robe est or pâle avec des reflets verts. De la brillance et de l’éclat. Le nez est très complexe :poire, acacia, et craie. La bouche montre un joli gras et une trame très suave à l’attaque, relayée par un support acide marqué qui apporte une très grande fraîcheur. Si le fruit est marqué, c’est la minéralité qui l’emporte pour le plus grand plaisir du dégustateur : c’est à la fois incisif et gourmand. Remarquable longueur minérale : Excellent vin, coup de cœur !
Alphonse Mellot, La Moussière, Sancerre 2008 : Marnes Kimméridgiennes
Or pâle à reflets verts. Le nez est complexe et allie finement un boisé présent à des saveurs minérales et fruitées. La réglisse est notable. La bouche est bâtie sur un bon support acide. La matière semble un peu fluette par rapport aux meilleurs vins de l’appellation. C’est néanmoins un vin savoureux et complet qui avec cet élevage perceptible prend des allures chiques. Belle longueur.
Henri Pellé, Blanchais, Menetou Salon 2007 : marnes kimméridgiennes avec quelques silex
Or pâle, reflets verts, bien sûr. De la brillance. Les larmes sont évidentes sur les parois du verre. Le nez est complexe et mérite que l’on s’y arrête : minéral d’abord, puis la poire apparaît avant une touche florale. Anis à l’aération. En bouche, c’est le volume qui frappe. Le fruit est bien présent alors que la minéralité se cache un peu pour le moment. Un vin savoureux, riche que sans doute un supplément d’acidité aurait rehaussé et tendre davantage. Belle longueur. Légère déception pour ce vin que j’attendais plus minéral.
Michel Redde, Les Champs Billons, Pouilly Fumé 2005 : argilo calcaire, portlandien
Le nez est assez discret et s’ouvre doucement sur des notes de raisin croquant. Belle finesse au nez. La bouche est un peu décevante : certes la matière est dense, mais l’expression est bien discrète. Finale légèrement amère que plus de tension aurait porté. Longueur moyenne. Soit ce vin est fermé à double tour, soit il montre ses limites.
Claude Lafond, Clos des Messieurs, Reuilly 207 : sol sableux et argilo graveleux
Si le nez est assez discret sur des notes de fleurs blanches et d’agrumes bien mûres, la bouche est bien plus éloquente : un très beau volume, une texture onctueuse et une grande gourmandise des saveurs sur des notes fruitées d’agrumes. L’équilibre est excellent pour ce vin de plaisir vraiment étonnant. Opulent, riche et mûr, mais très équilibré : Bravo !
Jacques Rouzé, Vignes d’Antan, Quincy 2008 : alluvions anciennes, sables, graves et argiles
Robe or pâle, assez légère, bel éclat. Nez extraverti de vin très jeune, un peu chewing-gum à la chlorophylle. La bouche est un peu sur ce registre, très jeune, un peu simple sur des saveurs fruitées un peu entêtantes. Fine perle, longueur moyenne. Difficile à juger.