Nous publions ci-dessous un article complet sur le domaine du Clos
des Fées d’Hervé et Claudine Bizeul dans le
cadre de notre « domaine du mois ».
Vous y trouverez un petit rappel sur le domaine, les
millésimes concernés et une interview
d’Hervé, réalisé
précédemment par Patrick pour un autre post mais qui
peut s’avérer intéressant de relire dans ce
contexte. Le plus gros œuvre a été
réalisé par Luc, soit la compilation intelligible de
tous vos avis.
Partie
1 : Informations générales (par Patrick
Bottcher)
Préambule
On m’a chargé (ou je me suis chargé)
d’écrire une bafouille sur Hervé… si le
petit texte qui suit commence comme la couverture d’un roman
où l’on parle d’un auteur, il finit plus comme
un éditorial, avec toute la subjectivité qu’il
faudra pardonner à un fan, parce que quand on aime, on ne
voit plus forcément les choses comme les autres. On me
pardonnera donc ces quelques moments un peu allégoriques.
(Patrick Böttcher)
L’aventure d’un
rêveur au Pays des Fées
Hervé Bizeul a débuté dans le monde du vin par
l’école hôtelière de Nice. Il remporte en
1981, à 21 ans, le trophée Ruinart du meilleur jeune
sommelier de France en 1981. Après avoir ouvert un bar
à Paris qu’il tiendra cinq ans, il entame une
carrière de journaliste dans le vin et la gastronomie
où il se fait remarquer par ses articles et ses
conférences, non sans avoir croisé le Coffe et y
avoir partagé son amour du cochon.
Après avoir acheté une demeure à Vingrau dans
le Roussillon adjointe de quelques arpents de vignes ; il rencontre
ensuite, toujours dans la même région, Claudine, sa
future épouse, et ils se persuadent à deux de se
lancer dans la réalisation du rêve
d’Hervé : devenir vigneron.
En 1997, le domaine est créé à partir de rien,
sans moyens financiers et sans grands moyens techniques, tout cela
sur des terres jusqu’alors délaissées pour leur
difficulté à être travaillées. Ils
l’appelleront « Le Clos des Fées » en
référence à ce lieu où les anciens
affirment que les fées s’y réunissent encore
à chaque solstice pour y danser.
Si la première idée d’Hervé est de faire
un vin pour les amis, sa véritable volonté est
d’un jour obtenir un vin émotionnel, véritable
« cru » du Roussillon. Autant dire qu’avec les
premiers moyens du bord dont le garage de la maison comme cuvier,
ce n’est pas gagné.
Dans ce contexte, 1998, le premier millésime
réalisé tiendra du miracle pour la qualité
obtenue. Les relations d’Hervé qu’il a
tissée au long de ses pérégrinations
antérieures ne s’y tromperont pas, dès ce
premier millésime, le domaine connaît un succès
bien plus large qu’attendu. La suite est connue de
tous…
Si d’aucuns considèrent aujourd’hui
l’homme comme une star de la région, cela ne
s’est pas fait d’un coup de baguette magique et comme
nos amis semblent idéalistes, même avec le
succès rencontré aujourd’hui l’aventure
ne fait que commencer, avec, au bout du chemin, des vins vrais, de
plaisirs et de garde, véritables emblèmes d’une
région de vins solaires de grande finesse et
d’incontournable fraicheur.
Passionné de web, de plus, en grand communicateur
qu’il est, Hervé n’hésite pas non plus
à faire part de ses émotions et de sa vie de vigneron
sur son blog www.closdesfees.com/blog2, où il nous livre un
formidable recueil day by day d’anecdotes et
d’idées.
Son attachement au web se prolonge par ses interventions souvent
très personnelles mais toujours pleines de
vérité sur le forum LPV ainsi que d’autres
structures web, telles le blog du Grand Jury.
En fait, pour les passionnés que nous sommes, Hervé
nous offre ainsi, à domicile, les fragrances de cette
passion que nous cherchons temps à retrouver dans le vin que
l’on déguste. Ce n’est donc pas pour rien
qu’il compte de nombreux admirateurs à travers ses
vins, admirateurs dont je suis.
Quelques mots sur le
domaine
Situé en Roussillon près de Vingrau, au pied de ses
falaises bleues tombant à la verticale, le Domaine du Clos
des Fées compte aujourd'hui 20 ha en production,
répartis sur 26 parcelles dans la superbe Vallée de
l'Agly, à la fois sur le terroir de Vingrau, mais aussi sur
les ceux de Tautavel, de Maury, de Lesquedre et de Calce.
La vigne est conduite en lutte raisonnée avec traitements en
douceur, le plus souvent avec des traitements en vert intensifs et
avec acheminement du raisin aux chais en camion frigorifique. La
vinification est moderne avec des macérations à froid
et des élevages sur lies fines en fûts pour la plupart
des vins.
Vingrau
Interview d’un chasseur
d’émotions
Vous en êtes venu à
créer un domaine par passion avec une étiquette
«intellectuel » débarquant en Roussillon. Sans
vouloir du tout cataloguer les viticulteurs en notion de
terrien/intellectuel, pensez-vous après 10 ans, être
comme à vos débuts ou est-ce que le travail de la
vigne vous a rendu plus terrien?
H.B.: C’est gentil. J’ai commencé à
travaillé à 15 ans, comme garçon de
café. Puis école hôtelière, 5 ans,
à éplucher les patates et laver les toilettes. Comme
formation d’intellectuel, disons qu’il y a
mieux...
En vérité, j’étais au fond de moi, un
“paysan” pur souche. Mon évolution
professionnelle n’a fait finalement que révéler
un aspect de ma personnalité. J’hésite à
prendre l’image du transsexuel qui, depuis toujours se
“sent” femme ;-), mais c’est un peu ça.
Disons que le vin c’est ma passion, et que je ne me suis pas
contenté de boire mais que j’ai toujours voulu
comprendre. Au moment de l’installation, tout cela a fait la
différence.
Sur la vie à la campagne, le travail à la vigne, le
fait de faire du vin, ça m’a rendu plus critique et
plus dur envers certains vins, plus tolérant envers certains
vignerons, qui essayent de tout leur cœur mais n’y
arrive pas toujours, souvent à cause de choses qui ne
dépendent pas d’eux. Oui, la vision du vin change
quand on en fait...
Vous faites beaucoup allusion à
la pression des banquiers vis-à-vis du jeune viticulteur en
soif de s’installer et de faire progresser ses installations.
A vous lire, et à entendre nombreux de vos collègues,
on imagine bien que ce n’est effectivement pas
évident. Pensez-vous, dans le cadre de la crise des
crédits actuels, que les banques vont fermer leurs portes
aux jeunes investisseurs dans le vignoble ?
H.B.: Le travail de la vigne, c’est une chose. La
création d’un domaine viticole, c’est
différent. Si on veut avoir 7 ha, travailler tout seul, tout
faire, on peut se passer des banques très vite. Si on a rien
au départ, pas de capitaux, mieux faut avoir une bonne
compréhension des obligations du banquier, de ses
possibilités, qui progressent avec l’entreprise, de la
fiscalité surtout, car par exemple deux domaines qui
connaîtraient le même parcours pourraient soit vivre,
soit mourir, juste parce leur fiscalité a été
mal gérée. C’est la France. Il y a des bons et
des mauvais côtés. Il ne faut pas se braquer mais
apprendre. Le vin, aujourd’hui, c’est dix
métiers... C’est pour cela que certains qui arrivent
de l’extérieur, avec un passé et une
expérience plus riche, réussissent parfois
mieux.
Je trouve comme beaucoup
l’exercice d’une verticale complète très
difficile et très subjectif dans le sens que beaucoup
d’a priori positifs et négatifs peuvent s’y
exprimer. Qu’en pensez-vous ?
H.B.: C’est l’horreur ;-). Vous m’avez vraiment
angoissé... Pour le vigneron qui est en
“construction”, surtout. C’est comme quand on
vous ressort des photos de vous, en boite de nuit, dans les
années 80... ;-) Il faut assumer les vins du début,
surtout quand comme moi c’est une création, les aimer,
et comprendre combien ils ont été importants pour les
vins d’aujourd’hui. Je suis déjà en plein
dans le millésime 2009. Me retourner sur le passé, ce
n’est pas une chose aisée. Ca demande un effort. Mais
si on le fait, si on ne demande pas aux vins du début
d’être comme ceux d’aujourd’hui,
c’est passionnant. Une verticale, il faut que ça serve
à comprendre le domaine, pas seulement à le
juger.
Nous avons été
frappés lors de notre dégustation de février
sur les Vieilles Vignes par la trame de fraicheur de tous vos vins,
alors que jamais les acidités ne nous ont paru excessives
(tout au contraire). A tel point que certains de vos vins peuvent
servir de modèle à ceux qui s’interrogent sur
la différence entre la notion de fraicheur et
d’acidité. Peut-on estimer que le fait de transporter
les raisins vendangés en camion frigorifique intervient dans
cet apport de fraicheur ?
H.B.: Non. Au début, je n’avais pas de froid. En fait,
je n’avais rien ;-) Les camions frigo, c’était
facile à louer, parce qu’on n’avait pas
d’argent pour acheter un tracteur, une remorque. Et oui, dans
“camion frigo”, il y a surtout camion ;-) Quitte
à louer, autant louer un frigo, non ? Tout s’explique
quand on connaît le garage de la maison. On ne peut rien
rentrer. Même quand c’est vide, c’est plein ;-).
Le frigo, c’est pour pouvoir travailler doucement, à
son rythme, des raisins qui ne se dégradent pas, même
quand on termine l’encuvage à dix heures du soir. Le
Clos des Fées, c’est de l’artisanat pur et dur.
La clé de ce que vous avez ressenti, à mon avis,
c’est le pH. Le vin est un milieu acide. On peut ramasser
mûr SI on garde cette acidité. Certains l’ont
oublié. Le temps les rappelle à l’ordre. Pas de
grand de vins rouges de garde avec des pH supérieurs
à 3.80. Enfin, à mon goût. Au Clos des
Fées, on vise entre 3,40 et 3.55, selon les
millésimes. Le secret, c’est sans doute
l’assemblage, comme en Champagne : 135 parcelles, ca fait du
choix de raisins, à tous les stades de maturité.
C’est l’horreur à cultiver, au niveau de
l’organisation, du matériel, des coûts, mais au
moment des vendanges, on oublie tout et on a une
“palette” de raisins je pense assez unique au
monde.
La clé, de toute façon, c’est de retravailler
les sols et d’arrêter d’engraisser les vignes
avec des produits chimiques. Ou naturels, d’ailleurs,
c’est pareil. Le résultat, c’est que nous
n’avons jamais dépassé 20 hl/ha, ce qui me
semble plus naturel que 150... Mais quand on goûte les vins,
on se dit qu’on a raison ;-). Ca explique en partie le prix.
Et puis on a des veilles vignes. C’est pas drôle tous
les jours, mais on les a, et on les aime. C’est comme des
parents âgés. Jusqu’au dernier souffle, ils ont
quelque chose d’intéressant à dire, à
donner. Si on les entoure d’amour et d’attention...Plus
que fraicheur ou acidité, que vous signalez et ça me
plait, j’aime la notion de “tension”. Un peu
comme une danseuse classique, vous savez, le “port de
tête”. C’est ça dont je rêve (pour
mes vins ;-). Mais c’est un travail de tous les instants qui
ne permet aucun relâchement. Le grand vin, c’est une
affaire de discipline, en fait. Faire ce qu’il faut, au
moment où il faut. Le moindre écart, on sort du
jeu.... C’est à la fois excitant, ingrat, injuste...
Il y aussi un facteur chance essentiel, dont il ne faut jamais
sous-estimer l’importance. On a eu beaucoup. Bon, en
même temps, comme disait je ne sais plus qui “je crois
beaucoup à la chance. D’ailleurs, plus je travaille,
plus j’en ai” ;-)
On vous voit souvent faire intervenir
Claudine dans vos récits de vie. C’est
évidemment logique. Pensez-vous toutefois que son action
auprès de vous a changé vos vins ou contribuera
à les faire évoluer dans l’avenir
?
H.B.: Si Claudine n’était pas venue à Vingrau,
je n’aurais jamais fait de vin ou alors juste pour
m’amuser. C’est trop dur, il y a trop de doute, de
moments “down”, d’angoisses, de peurs, de
difficultés pour démarrer de rien un tel projet. Sans
elle... Bon, former un “couple” de vigneron,
c’est aussi un choix. C’est pas toujours facile. Mais
vous êtes marié, non ? ;-) Sur
l’évolution du domaine, Claudine est partie prenante,
bien sûr. Mais sur les vins, elle me laisse une totale
liberté et m’appuie inconditionnellement. C’est
important. Et elle aime nos vins, bien sûr. Il faut de toute
façon être “en phase” avec les vins
qu’on propose, sinon, comment faire passer sa passion aux
clients ? Cela sonne tout de suite faux... Elle est aussi
passionnée que moi, même si la vie agricole
n’est pas toujours ni simple, ni agréable. On est
loin, parfois bien seul. Les rythmes de vie sont ceux des saisons
et des taches, il faut abandonner certains conforts, certaines
habitudes, pourtant très agréables. Le grand vin,
c’est tout sauf la facilité ;-). Le grand vin,
c’est faire des choix, y compris dans sa vie privée,
et s’y tenir.
Lors du Grand Tasting 2008, j’ai
été frappé par le comportement d’un
grand nombre de dégustateurs, s’identifiant clairement
comme « Bordeaux/Bourgogne, y a que ca de vrai », venir
à votre stand, faire la moue jusqu’au Clos puis
trouver soudainement que la Petite Sibérie est un grand vin.
Même si vous communiquez de façon très
spécifique sur ce dernier vin, ce type de comportements ne
vous agace-t-il pas ?
H.B.: Je n’ai pas de jugement sur l’itinéraire
d’un amateur de vin. Comme dit le proverbe indien : on peut
amener la vache à la rivière, pas la forcer à
boire”. Chacun est le bienvenu sur mon stand ou dans ma cave,
même s’il vient pour “casser” du Roussillon
ou du “vin cher”. Ma porte est ouverte. Certains sont
touchés, d’autres non. C’est parfois douloureux,
souvent injuste. Mais c’est comme ça. Une
dégustation comme celle que vous venez de faire, et qui a,
apparemment convaincu, est pour le vigneron un grand moment de joie
et de fierté. Elle fait du bien et permet d’oublier
les difficultés. Conforte. Rassure. Tous les vignerons qui
tentent de faire des bons vins sont hyper sensibles. J’essaie
non pas de m’endurcir, de me protéger des critiques,
mais de les accepter, de les laisser passer. Il faut de toute
façon garder son cap, dans un sens comme dans l’autre.
“un navire sans but n’aura jamais de vents
favorables” dit le marin. Comme c’est vrai...
J’ai beaucoup gouté, avant de faire du vin, beaucoup
dépensé dans ma passion. Je sais ce qu’est
(pour moi, bien sûr) un grand vin. Cela me rend plus fort,
plus apte à contrer des critiques injustes ou
infondées. On en revient toujours là :
déguster, déguster, déguster...
Bon, il y a encore un long chemin à parcourir avant
d’être connu et estimé du grand public. Mais
nous avons eu tant de chance, tant d’articles, tant de
récompenses, nous avons convaincu tant de gens,
déjà...
Au début, nous n’aurions jamais imaginé avoir
un jour une telle image de qualité, d’excellence. Je
me réjouis déjà de ce que j’ai : la
liberté de continuer à tenter de faire des grands
vins. C’est la seule chose qui compte à mes
yeux.
NDLR : Sur l’édition 2009, j’ai
déjà eu moins cette impression, de plus en plus de
fidèles se pressent dès les premières heures,
ca doit être très motivant…
En dehors des dogmes et de leurs
excès, seriez-vous d’accord de reconnaître que
les divers mouvements bios sont un intéressant laboratoire
d’avenir, au même titre que votre volonté de
travailler le plus proprement possible de la manière la plus
raisonnée possible ?
H.B.: Bien sûr. Seul me gêne la notion de
“naturel”. Si on trouvait une molécule de
synthèse qui n’ait AUCUN impact sur
l’environnement, faudrait-il la refuser sous prétexte
qu’elle est “de synthèse”. Non, bien
sûr. Je suis très proche du bio par mes actes
quotidiens. Mais très loin de la notion de
“label” ou de “norme”, de ce qui est
“bien” ou “mal”. Je n’ai jamais vu de
vignes plus en forme qu’après deux ans
d’arsénite de soude, d’arsenic, quoi. Ca donne
à réfléchir, non ? Toujours prendre
l’homme comme référent pour dire “ceci
est bon ou mauvais” pour un végétal me semble
de la plus grande arrogance. On peut pas “faire la
vigne”, au milieu d’un coteau, et imaginer qu’on
“pense” comme elle et ce que qui est bon pour moi
l’est pour elle. C’est plus complexe. Ca
n’empêche pas de se poser des questions du genre : la
vigne a t’elle une “conscience”. C’est un
long débat ;-)
De toute façon, tous les grands vignerons sont sur le chemin
de moins de chimie dans la vigne, tout simplement parce que le vin
est meilleur. Et dans la cave, bien sûr. On n’en parle
jamais, et pourtant il y aurait tant à dire... Pour moi, la
question première reste quand même, au moment du choix
“le vin sera t-il meilleur”. Etrangement, quand la
réponse est oui, c’est la plupart du temps quand on
travaille avec peu d’intrants. Ca me va.
On ne peut jamais dire «
Fontaine, je ne boirai jamais de ton eau », pensez-vous
aujourd’hui toutefois qu’aller vers une démarche
encore plus bio vous est difficile ?
H.B.: Elle est évidente au niveau des “petits
vins” que je produis, avec tout autant de fierté. A
horizon deux ou trois ans, nous rentrerons sans doute dans un
mécanisme de certification, qui va beaucoup évoluer
d’ailleurs avec les réformes françaises et
européennes.
Pour le Clos des Fées, il faudrait arracher 1/3 de mes plus
belles vignes, les plus vieilles, qui, en pente et en coteaux, ne
peuvent être labourées. Sauf à trouver deux
gars, quatre mules, une écurie, etc... Je ne peux m’y
résoudre. Je suis en totale admiration sur le travail de
Pontet-Canet pour repenser la traction animale. C’est
extraordinaire. Mais je ne n’ai pas les moyens de
Pontet-Canet. Il faudra attendre un peu ;-)
Sur les plantations récentes, on y est, de toute
façon, et c’est assez facile, parce que c’est
mécanisable. La nouvelle législation
européenne, qui permet à une exploitation de cumuler
des cultures en bio et en conventionnel, est peut-être une
solution. Mais un intrant ou deux, le moins nocif, de plus ou de
moins, et encore pas chaque année, est-ce vraiment
important, quand ailleurs, on en met jusqu’à... 50.
J’aime la mesure, les nuances de gris. Pas le noir ou le
blanc...
C’est un problème de coûts,
d’organisation, de main-d’œuvre, de
démarche personnelle. Sur autant de parcelles, ce
n’est pas difficile, c’est très complexe et
très couteux. Le Clos des Fées est un domaine en
construction. Quand on sera “stable”, sur tous les
points et en particulier financier, on franchira un nouveau
pas.
Quelle serait pour vous,
aujourd’hui, la plus belle reconnaissance à laquelle
vous aimeriez aspirer (encore ?)…
H.B.: Ce genre de réaction de la part de dégustateur
est parmi celles qui me rendent le plus fiers. Articles,
médailles, notes, tout cela est important, bien sûr,
pour l’équilibre économique du domaine, encore
très fragile. Mais à titre personnel, ce qui
m’émeut et me permet de me sentir
“gratifié”, c’est quand un amateur
m’écrit pour me dire “on a bu un clos des
fées, ou un vieilles vignes, ou un sorcières, on a eu
du plaisir, de l’émotion, et on a passé une
super soirée. C’est pour ce genre de moment que je
travaille. Le reste, c’est important, très important.
Mais ça me touche moins. Bon, en me relisant, je
l’avoue, j’aimerai qu’on dise un jour “par
son travail, avec d’autres, il a changé l’image
des vins de la région où il est né”. Je
rêve un peu, non ? ;-)
On vous sait très lié
à la beauté sauvage de votre région. Vous y
êtes sûrement pour longtemps… Avez-vous
déjà pensé vous installer partiellement dans
une autre région ?
H.B.: Non (NDLR : ça a le mérite d’être
clair)
Vous êtes un viticulteur-bloggeur
et vous n’hésitez pas à vous exprimer sur la
toile particulièrement sur certains forums. Pensez-vous que
la « faune » que vous y rencontrez est une
espèce à part ou au contraire très
représentative du monde des amateurs de vin ?
H.B.: Elle est très représentative des
“amateurs”. Sans doute pas des “buveurs”
ponctuels. Ne nous leurrons pas, il y a très peu de
“passionnés du vin” dans le monde, et même
en France. Une chose me frappe toujours : il y a plus de revues, en
kiosque, sur les montres, les salles de bain, les teckels ou le
yoga que sur le vin. Ca veut tout dire.
J’aime ces forums. Ils sont en train de changer la
façon de voir des amateurs. J’aime ceux qui
écrivent, qui passent du temps, je pense beaucoup à
ceux qui lisent : j’aurais tant aimé avoir un tel
support quand j’ai démarré, pour apprendre,
à mon rythme.
Je m’y investi, j’y prends des risques, parce que je
pense que je dois défendre la cause du vin, l’aspect
production. Je suis triste quand je vois que peu de vignerons y
participent, pour eux, bien sûr, mais surtout pour notre
corporation dans son ensemble. J’espère que ça
va changer. Je sais aussi que ce n’est pas facile...
J’ai beaucoup de chance, à l’école
hôtelière, d’avoir appris à taper
à la machine. A quoi ça tient, parfois...
Vous aurez remarqué lors de nos
échanges des derniers mois que je suis assez accroc à
la dégustation des vins… Il existe un antidote,
docteur ?
H.B.: Mais pourquoi donc vouloir se soigner d’une aussi douce
maladie ?
Les millésimes
dégustés
1998 : millésime chaud et sec et récolte
faible avec un tri laborieux nécessaire vu la «
naïveté » des vignes forment le programme de ce
premier millésime.
1999 : Malgré un printemps et un été
assez humide, les vendanges sont assez précoces, souvent
sous la pluie. Malgré cela on ne déplore que peu de
dilution et le résultat est un bon à très bon
millésime avec une garde moyenne à grande.
2000 : bon millésime, structuré, riche mais de
garde moyenne
2001 : vendanges précoces, excellent
millésime, équilibré et de longue garde
2002 : millésime jaloux, couvert pendant les
vendanges elles-mêmes très tardives. Au final ; beaux
vins, frais et murs.
2003 : Millésime caniculaire à la
différence que les vignes sont l’habitude de souffrir
du stress hydrique en Roussillon. Petit blocage de maturité
fin septembre. Après plusieurs jours d’attente, tout
revient dans l’ordre (carignans magnifiques).
2004 : Très beau millésime, avec beaucoup de
fraicheur, semblable à 2001 avec un peu d’alcool en
plus. Finesse et race sont au rendez-vous.
2005 : Eté chaud mais sans sécheresse, climat
idéal pendant les vendanges – millésime
exceptionnel, vins tendus, tanins d’une grande finesse.
Grande garde au programme.
2006 : Hiver froid et pluvieux avec un débourrement
tardif suivi d’un été très sec.
Vendanges perturbées par l’humidité.
Vinifications patientes et au final, des vins très
concentrés.
2007 : Très beau millésime. Printemps
idéal avec des pluies en faibles mais bonnes
quantités, un été plutôt frais et sec et
trois semaines de grand vent à partir de fin août.
Tout cela a permis de produire des vins fins et racés, avec
des vignes moins productives sans excès de concentration,
avec une excellente maîtrise des maturités.
2008 : Très beau millésime, à nouveau.
Printemps assez sec sauf en mai, pluvieux quant à lui
pluvieux suivi par un été frais et sec puis une fin
d'été exceptionnelle avec des températures
nocturnes et matinales fraîches et un ensoleillement
abondant. La relative fraîcheur a compensé la
sécheresse et il n’y a pas eu, comme en 2007, de
phénomène important de concentration. Le volume de la
récolte est resté modeste, comparable à 2007.
Les raisins sont bien aromatiques, d’une bonne
fraîcheur acide.
Les vins du domaine
Grenache Blanc Vieilles Vignes (Vin de Pays des Côtes
Catalanes)
Parcelle de 2,5 hectares de grenache blanc (90%) et grenache gris
(10%) avec des vignes de plus de 100 ans.
Terroir argilo-calcaire sur une altitude élevée
(200-400 m)Vendanges manuelles
Fermentation lente en cuve Inox (grenache blanc) et barrique de
deux vins (grenache gris) et élevage en cuves 8 mois.
Filtration avant la mise en bouteille. Grand vieillissement au
programme (avec quelquefois un peu de sucres
résiduels)
Les Sorcières (Côtes du Roussillon
Villages)
Assemblage de Carignan (35%), Grenache (35%) et Syrah (30%) sur des
vignes de 40 à 80 ans pour les deux premiers cépages
et des jeunes vignes pour la syrah sur des sols majoritairement
argilo-calcaires. Recherche maximale du fruit et de la fraicheur.
Vendanges manuelles, transport à froid. Macération
pré-fermentaire à basse température en cuves
de béton avec remontages quotidiens. Macérations de
15 à 21 jours avec maîtrise des températures.
Elevage en cuves de 8 mois. Garde de deux à trois ans
après la mise.
Lladoner Pelut
Tradition (Côtes du Roussillon Villages))
Vin à base de Lladoner Pelut (100%), cépage cousin du
grenache, vinifié uniquement sur les millésimes 98 et
99 et dont les raisins ont été ensuite
intégrés dans les vieilles vignes.
Vieilles Vignes (Côtes du Roussillon
Villages)
Assemblage de Grenache (35%), Carignan (35%), Lladoner Pelut (15%)
et Syrah (15%) sur les plus vieilles vignes du domaine (50 à
100 ans) avec des sols majoritairement coteaux et argilo-calcaire.
Travail en vert important : ébourgeonnage, effeuillage,
… et vendange manuelles avec tri puis
égrappage.
Fermentations et macération en cuve inox (20-25 jours) puis
élevage en barriques (1vin/2vins) pendant 12 mois. Mise en
bouteille après affinage en cuve 2 mois sans
filtration.
Vin pouvant être consommé jeune (marqué alors
par les tanins fins) mais… aussi d’une garde le plus
souvent supérieure à 6 ans.
Le Clos des Fées (Côtes du Roussillon
Villages)
Parcelles sélectionnées de vieilles vignes sur des
coteaux argilo-calcaires avec un assemblage de parts égales
Grenache, Syrah, Mourvèdre et Carignan 25%.Travail en vert
intensif et vendange manuelles avec tri puis
égrappage.
Vinification en futs demi-muids neufs de 5hl, malolactique en
barriques neuves.
Elevage en barriques sur lies pendant 18 mois.
Mise en bouteille sans filtration.
Potentiel de garde 8 à 12 ans
La Petite Sibérie (Côtes du Roussillon
Villages)
Parcelle unique de 1,16ha de vieilles vignes de Grenache Noir, en
gobelet, sur un mamelon orienté Sud-ouest, assises sur un
socle argilo-calcaire avec une coulée de schistes et
micaschistes à forte teneur en fer.
Les températures moyennes y sont très basses (le
mamelon exposé 200 jours par an à un vent du
NO).
Taille tardive. Travail en vert intensif et vendanges
manuelles.
Macération puis élevage jusqu’à la fin
des malos sur lies sans souffre en futs.
Pas de filtration
Garde de 15 ans au moins.
De battre mon cœur s’est arrêté (Vin
de Pays des Pyrénées Orientales)
Vin issus de syrah trentenaires plantées sur un sol
granitique drainant de type plutonique sur des coteaux
d’orientation sud-sud-est à 600 mètres
d’altitude. Vendanges manuelles et transport en camion
frigorifique. Fermentation rapide sans maîtrise des
températures avec de nombreux remontages. Aération
maximale et cuvaison de 17 jours avec maintien du chapeau
immergé. Pressurage pneumatique, sélection du vin de
goûte uniquement. Malo rapide, sulfitage modéré
et mise rapide des vins au clair par soutirages successifs. Elevage
en cuve de 5 à 6 mois. Première cuvée en 2007
(2500 bouteilles)
Un faune avec son fifre sous les oliviers sauvages
(Vin de Pays des Pyrénées
Orientales)
Cabernet-Franc taillé en gobelet, planté à
6800 pieds/ha sur une micro-parcelle de 7000 m² au pied
d’une falaise abrupte de calcaire Urgonien qui protège
les vignes de la chaleur et de la sécheresse. Un
cépage de garde taillé pour la garde….
Coordonnées du
domaine
Le Clos des Fées
Claudine et Hervé Bizeul
69, rue Maréchal Joffre
66600 VINGRAU
Téléphone : 00 (0)4 68 29 40 00
Fax : 00 (0)4 68 29 03 84
e-mail :
info@closdesfees.com
Web :
www.closdesfees.com
Patrick Bottcher
Partie 2 : Le Clos
des Fées : la grande
dégustation
Nous nous sommes réunis le vendredi 13 novembre chez EricD
pour une dégustation exceptionnelle des vins du domaine, en
présence d'Hervé Bizeul, de passage en Belgique. Je
tiens ici à remercier chaleureusement Eric pour
l'organisation de cette soirée, l'accueil chaleureux que lui
et son épouse ont bien voulu nous réserver et pour
l'excellent repas qu'ils nous ont concocté. Un grand merci
également à Hervé Bizeul pour sa
présence tellement enrichissante, grâce à
laquelle nous avons tous beaucoup appris.
Les vins dégustés lors de cette soirée, pour
lequel quelques-uns des participants ont eu l'amabilité de
rédiger des CR, sont placés en tête. Lorsqu'un
autre CR m'a été envoyé au sujet de l'une de
ces bouteilles, il est indiqué par une astérisque
(*). Les vins du domaine qui n'ont pas été
dégustés lors de cette soirée mais lors d'une
autre occasion sont commentés ensuite. Certains ont
indiqué une cote, le plus souvent sur 20, d'autres pas, mais
comme toujours, le commentaire prime.
Bonne lecture !
Blancs
Vieilles Vignes 2007 blanc
Patrick Bottcher : La robe est jaune-dorée assez
claire. Le nez est plus ouvert que pour le 2006, d’une belle
intensité, sur le fruit et des notes miellées. A
l’attaque, on perçoit aussi plus de fraicheur que pour
le 2006, consécutive à une acidité qui va bien
avec le fruité gras du milieu de bouche. Le vin se
goûte sec et la finale, épicée est très
intéressante. J’aime beaucoup.
16,5/20
Olivier Mottard : La robe est plus claire mais le nez, bien
qu’apparaissant plus fin, est moins expressif. En revanche,
la bouche offre plus d’opulence que le 2006 et est
très équilibré grâce à une belle
acidité. La longueur est grande et la rétrolfaction
fruitée. Un vin qui s’intensifiera avec un peu
d’aération.
15/20
Alain Hinant : Robe jaune or pâle. Le nez est encore
plus fermé, s’exprime peu, légèrement
épicé et vanillé. Bien équilibré
des l’entrée de bouche, belle fraîcheur avec un
supplément de corps, suave, réglisse, le vin est
long.
14/20
Alfonso : C’est un peu fermé au départ,
après une légère aération dans le
verre, le nez nous révèle de discrète
effluvent de fruits blancs et d’agrumes porté par une
certaine « minéralité » qui apporte
beaucoup de fraîcheur. La bouche est assez compacte,
puissante mais reste harmonieuse et de bonne tension. Le tout se
terminant sur des amers et une longueur plus que correcte.
14/20
Lab : Robe très claire. Nez sur les fruits blancs,
l'anis et un peu fumé. Belle longueur. Belle fraîcheur
avec minéralité en fin de bouche. Vin
équilibré.
16,5/20
EricD : Robe très claire, nez sur l'amande, vin bien
sec dominé par le fenouil. Longueur moyenne. Belle
fraîcheur. Vin équilibré.
15/20
Marc De Wolf : Nez profond et plein avec une pointe
d’alcool. En bouche c’est très gras,
crémeux sur des agrumes mais avec un alcool qui tente de
sortir. Bon vin.
88+
Luc Javaux : La robe est d’un jaune assez pâle.
Le nez est mûr, anisé, sur la poire et la pierre
chaude. En bouche, on détecte une légère
sucrosité résiduelle, beaucoup de gras et de
matière, mais la tension est très belle,
équilibrant un ensemble qui reste convaincant, jusque dans
sa finale, longue et saline. Très beau !
16/20
Jérôme Perez : un vin qui m’a surpris par
sa fraîcheur alors que je lui avais reproché un peu de
chaleur cet été. Un vin gras et ample, c’est
certain, mais avec une belle finale tonique.
(*)
icna : Le nez est discret sur les fruits blancs avec un peu
d’alcool, il y a aussi une odeur un peu bizarre, presque
fermentaire (il n'y a que le nez qui semble anormal).
L’attaque est franche avec une belle acidité. On a des
fruits blancs ainsi que du bonbon acidulé. Le milieu de
bouche est gras, rond, un peu chaleureux, plutôt charmeur. La
fin de bouche laisse deviner un peu de sucre avec des arômes
de fruits blancs et de pomme, on a de beaux amers sur une finale
assez longue.
(*)
Vieilles Vignes 2006 blanc
Patrick Bottcher : La robe est jaune assez soutenue sans
aller vers le sauvignon pour autant. Le nez est fermé,
à la limite du réduit. A l’aération on
perçoit des notes iodées et de la pierre à
fusil. La bouche est équilibrée,
épicées, très saline avec une pointe de
rondeur presque résiduelle et d’amertume. A revoir.
14/20
Aucun des deux derniers vins ne présente de
l’alcool sensible ni au nez, ni en bouche, ce qui augmente le
plaisir tactile
Olivier Mottard : De robe or, le vin propose un nez assez
mûr sur les fruits blancs et un léger
côté épicé. L’attaque est un peu
perlante mais le vin offre une belle fluidité et un
côté minéral. Finale moyenne, le vin me semble
un peu fermé.
14,5/20
Alain Hinant : Robe jaune or. Nez un peu fermé,
néanmoins mûr et frais, fruits blancs et raisins.
Belle suavité avec de la fraîcheur qui revient par la
suite, légère minéralité, belle
longueur sur une fin de bouche un peu chaude.
15/20
Alfonso : Un vin de prime abord un peu fermé, avec
des notes d’agrumes, de salinité. C’est
puissant, équilibré avec plus de rondeurs. Longue
finale portés ici encore par de jolis amers.
13,5/20
Lab : Robe très claire. Nez sur les agrumes et
l'anis. Bel équilibre mais un peu fermé.
15/20
EricD : Robe très claire, nez sur l'amande, l'anis.
Légère perception de sucre en bouche. Fruits blancs
(pêche blanche). Très bel équilibre.
16/20
Marc De Wolf : Au nez il est très fermé. En
bouche un tout petit pétillant qui ne me gêne pas du
tout. Vin plaisant avec une belle acidité qui donne du tonus
au vin. Bon vin.
88+
Luc Javaux : La robe est sensiblement identique à
celle du vin précédent. Le nez, au départ
légèrement réduit, s’ouvre sur de belles
notes de fruits blancs bien mûrs agrémentés de
quelques épices. En bouche, je le trouve cependant un cran
en dessous du 2007, tant en terme de fraîcheur que de
longueur. Il est peut-être dans une phase
intermédiaire, mais semble moins convaincant à ce
stade.
14/20
Vieilles Vignes 2005 blanc
Patrick Bottcher : La robe est jaune-vert soutenu. Au nez,
il faut aller en profondeur pour vaincre la fermeture des premiers
instants. On retrouve lentement des notes de résine,
d’amande et de fruits blancs.
La bouche est au diapason du nez, assez discrète avec une
acidité en léger retrait et un fruit blanc dominant.
La finale est marquée par une pointe d’alcool et par
un léger asséchant. Cela reste assez conforme
toutefois à ce qu’on attend de ce vin après
quatre ans. Bien.
14,5/20
Olivier Mottard : Ici aussi, la robe est claire. Le nez est
très fin et élégant. C’est en bouche
qu’il va définitivement me convaincre. Elle est tout
à la fois opulente et tendue grâce à une belle
minéralité. Un vin qui joue son équilibre sur
une belle fraîcheur malgré sa richesse. Beau en
l’état mais j’attendrai personnellement encore
une paire d’année.
16/20
Alain Hinant : Robe jaune or pâle. Le nez est fin et
s’exprime bien, un coté très frais avec une
touche un peu « citronnée », poire. Belle
minéralité, avec ensuite une bouche souple et longue,
très beau corps, une touche de coing, l’acidité
est présente.
15,5/20
Alfonso : On est encore sur la même combinaison fruits
blancs et agrumes mais ici c’est beaucoup plus sur la
réserve que sur les autres millésimes. Idem en
bouche, le vin se révèle plus droit, moins
accessibles presque hautain mais un poil plus
équilibré. La finale est ici est sans amer mais avec
une petite pointe d’alcool qui ressort. Le vin le plus
complet de la série des blancs… Assurément un
vin qui sera plus à l’aise à table qu’en
dégustation pure.
15/20
Lab : Robe très claire. Nez: vin peu expressif
à ce stade. Un peu réduit. En devenir, mais dans le
même esprit que le 2007.
15/20
EricD : Robe très claire. Vin peu expressif à
ce stade. Un peu réduit. En devenir.
14,5/20
Marc De Wolf : Au nez il est de nouveau très
fermé. En bouche la même chose. Dommage. Bon vin.
88
Luc Javaux : Ce 2005 présente une belle structure
aromatique axée sur les notes de fruits secs, de poire, de
pêche, bien mûres, et de pierres chaudes. En bouche, il
semble être le plus sec et le plus tendu des trois
millésimes dégustés, sans que cela nuise
à son volume, conséquent. L’équilibre,
très beau, ainsi que la longueur qui ne l’est pas
moins, achèvent de me convaincre qu’il s’agit
là de mon préféré.
17/20
Vieilles Vignes 1998 blanc (Vin issu de grenache gris,
uniquement)
Patrick Bottcher : La robe est jaune-orange,
légèrement tuilée. Si le nez paraît
oxydatif, il n’en demeure pas moins complexe avec des fruits
confits, de la cire d’abeille, de la vanille…. Pour
commencer, puis des noisettes, de l’amande et de la badiane
(anis étoilé). La bouche est marquée par une
fraicheur étonnante, une rondeur importante avec une
sensation tactile de tannicité et une pointe
d’amertume sur la finale, pas kilométrique. Un vin
plaisant et étonnant.
15/20
Olivier Mottard : La robe est largement orangée avec
une nuance trouble. Le nez est très complexe sur
l’écorce d’orange, la badiane et même une
touche d’hydrocarbure. Une note oxydative complexifie
l’ensemble. En bouche, je retrouve le léger
côté perlant comme sur le 2006. Les arômes sont
ceux d’un vin évolué affichant des notes de
rhum, un peu tourbée comme un Single Malt. En revanche, il
ne persiste pas longtemps. Un vin assurément plus singulier
par son nez que par la dégustation.
14/20
Alain Hinant : Robe jaune paille très marquée,
ambré. Une touche d’hydrocarbure saute directement au
nez, abricot séché, écorce d’orange.
Léger CO2 en bouche, mais celle-ci est ronde,
l’acidité est contenue mais présente, un
coté un peu tourbé, la longueur est moyenne.
14/20
Alfonso : Ici, on est face à un vin totalement
différent, un vin avec une pointe oxydative, de badiane, on
a évoqué les écorces d’oranges
chauffées sur le feu, je trouve ça fort juste.
Malgré un nez assez séduisant je m’y retrouve
un peu moins en bouche ou je trouve que le vin manque d’un
peu de tout. Une bouteille qui aurait du être consommé
et/ou dégusté seul.
13/20
Lab : Robe ambrée, évoluée. Nez sur des
arômes oxydatifs et l'orange. Bouche sur les agrumes (orange)
confits. Belle longueur et grande complexité.
16/20
(pas objectif du tout car j'adore ce style)
EricD : Vin rare et original. Robe orangée,
évoluée. Nez sur des arômes oxydatifs, noix
fraîche. Bouche sur les agrumes (orange) confits. Belle
longueur et relative complexité.
14,5/20
Marc De Wolf : Au nez il vire sur l’amande
amère, agrumes et oranges amères.
En bouche il s’exprime sur la tenture iodée, quinine
et sur le safran. Une touche d’oxydatif à la fin que
j’aime bien. Vin très intéressant 100% Grenache
Gris. Pour moi un excellent vin de repas. Très bon vin vers
excellent.
92
Luc Javaux : Cette cuvée, issue de grenache gris, se
présente totalement différemment, avec une robe
intense, dorée et orangée. Le nez est oxydatif,
encaustique, mûr, avec de belles notes d’écorces
d’orange. En bouche, il est sec, équilibré et
long, avec une légère sensation tannique en finale,
pas désagréable. Très bien dans son style,
même si ce n’est pas celui que j’affectionne le
plus.
15/20
(à suivre)
Rouges
Vieilles Vignes 2007
Patrick Bottcher : (13/11/09) La robe est rouge grenat,
très sombre. Le nez est très fermé,
réduit au premier abord mais ce vin a été
servi trop froid. A l’aération, on oscille entre
fruits noirs et verdeur. La bouche est dense, emmenée par
une belle acidité. Les épices dominent et la finale
est marquée par l’amertume.
13/20
(14/11/09) Tout autre chose au programme où le nez livre
vite un beau fruit noir presque chocolaté (noir) alors que
la bouche est bien plus gourmande.
15/20 (*)
(4-5/12/09) Toujours la gourmandise, le croquant et la fraicheur en
plus.
15,5/20 (*)
Le vendredi 13, on avait bossé toute la journée et il
faisait assez frais et humide, le samedi 14, il n’y avait eu
que la matinée de travail, et au Grand Tasting, on
était mieux qu’au Club Med, la chaleur avec. Moi, je
dis que ça joue.
Olivier Mottard : Robe concentrée. Le nez est
souligné par un léger trait rappelant
l’élevage mais ce sont surtout de beaux fruits
mûrs et des épices qui dominent. Belle bouche suave
aux tanins pleins et rond dan un très bel équilibre.
15/20
Alain Hinant : Robe bien sombre, violacée. Fruits
noirs très mûrs, avec une touche de bois,
épices, garrigue. Belle entrée de bouche, des tanins
très ronds, intégrés. Un vin
équilibré avec une belle fraîcheur, la longueur
est moyenne.
16/20
Alfonso : Le nez est très fruits rouges, très
raisins rouges accompagnés de notes épicées,
touches méditerranéennes quoi de plus normal en fait.
Le vin a beaucoup d’ampleur, on est sur du velours. La finale
est toute en fraîcheur et concentration. Très beau
maintenant encore plus dans quelques années, je trouve que
la série « Rouge » commence très fort !
J’ai très envie d’avoir cette bouteille en cave
!!!
16,5/20
Lab : Robe très sombre. Nez est encore discret, sur
les fruits noirs avec une touche de bois. Bouche suave et gourmande
(fruits croquants) mais avec un peu d'alcool en finale.
16/20
EricD : Ces quatre millésimes de vieilles vignes sont
assez semblables à ce stade de leur évolution. Ils
ont tous une robe très sombre, dense. Le nez est encore
discret et la bouche puissante tout en restant fine, suave et
gourmande. Domination des arômes chocolatés, de fruits
noirs. Bonne persistance. Je donne
17/20 aux VV 07 et 05,
16/20 aux VV 04 et 06.
Marc De Wolf : Nez frais sur des fruits noirs et poivre. Le
vin me semble très riche dans un style de vintage. Que je ne
ressens pas comme négatif. En bouche, c’est frais,
plaisant, profond, balancé mais il y a une touche
d’alcool bien présent. Belles tannins fins
intégrés dans le vin qui se présente comme un
« vintage style ». Structure ouverte, vin riche et
facilement lisible. Très bon vin.
92
Luc Javaux : La robe est intense, aux reflets violets
trahissant son extrême jeunesse. Le nez se présente au
départ assez simple, sur un fruité mûr
exacerbé, mais se complexifie bien à
l’aération sur des notes épicées. En
bouche, l’attaque est souple et on est marqué par le
volume et la matière. Il se présente comme une petite
bombe fruitée, sexy, d’une texture soyeuse, avec une
très belle longueur. Très beau potentiel, à
attendre un peu pour que la complexité apparaisse.
16/20
Jérôme Perez : Cette nouvelle
dégustation confirme l’amour que je porte à ce
vin. Ça part un peu dans tous les sens, c’est
explosif, mais quel punch ! Wahou !!!!
(*)
DFried : Un nez où cassis, mûre et
légère épice du bois appellent à porter
le verre en bouche. Superbe de fruit, encore puissant, mais une
matière harmonieuse et des saveurs longues donnant une sorte
de "soyeux débridé" très très
agréable à avaler.
(*)
Vieilles Vignes 2006
Patrick Bottcher : Toujours du grenat profond à la
robe et toujours cette sensation de fermeture au nez… Bien
que c’est moins intense que pour le 2007. On retrouve plus
vite des fruits noirs, de la garrigue apparaît et on
perçoit une certaine douceur légèrement
compotée. La bouche est marquée par un bel
équilibre, plus gourmand avec des tanins plus fondus, aussi.
La longueur commence à s’affirmer. J’aime plus
que mes voisins.
14,5/20
Olivier Mottard : Robe aux reflets violacés. Le nez
s’exprime moins que le 2007 avec des notes de fruits rouges.
La bouche est élégante, moins opulente que son
prédécesseur où l’acidité et les
tanins sont plus marqués.
14/20
Alain Hinant : Robe très sombre, toujours
violacée. Légèrement beurré, le fruit
est plus frais et l’ensemble du nez également,
épicé. Le fruit est bien expressif, avec une belle
suavité, belle rondeur de texture, de la fraîcheur.
Belle longueur sur une fin de bouche un peu chaude.
16/20
Alfonso : Un nez sur les fruits noirs, épicés
et toasté, toujours un beau velouté en bouche, juste
marqué un peu plus par l’acidité. Il faut
avouer que passer entre 2007 et 2005 ne rends pas service à
ce 2006.
14/20
Lab : Robe: sombre. Nez: fruits rouges et épices
chaudes. Intensité variable: parfois exubérant,
parfois plus discret. Bouche: suave mais variable, comme le nez.
Pas encore en place mais on sent le potentiel.
15,5/20
EricD : Ces quatre millésimes de vieilles vignes sont
assez semblables à ce stade de leur évolution. Ils
ont tous une robe très sombre, dense. Le nez est encore
discret et la bouche puissante tout en restant fine, suave et
gourmande. Domination des arômes chocolatés, de fruits
noirs. Bonne persistance. Je donne 17/20 aux VV 07 et 05,
16/20 aux VV 04 et 06.
Marc De Wolf : Au nez c’est fermé mais
après agitation sur le cuir et même un peu
animal.
En bouche c’est profond et élégant, savoureux
sur des fruits noirs et chocolat amer. Bon vin vers très bon
vin.
90
Luc Javaux : Si la robe est semblable au
précédent, le nez est déjà un peu plus
complexe, le beau fruité mûr étant
mâtiné d’épices et d’herbes
aromatiques. En bouche, l’équilibre est un peu
différent, avec une acidité et des tannins un peu
plus présents à ce stade, ce qui lui donne un
caractère un peu moins sexy, plus austère, mais
peut-être plus adapté à la table.
15/20
Jérôme Perez : boisé typique de la
maison : Barrique Saury, si ma mémoire est bonne qui donne
aux vins une sorte d’empreinte olfactive assez constante de
banane très mûre. Mais ce boisé ne domine pas
à l’aération. Fruit rouge et noirs. En bouche,
c’est ample, avec une structure bien dessinée. Belle
qualité de tannins en finale.
(*)
Jean-Christophe : Vin dégusté une heure
après ouverture, servi à température assez
fraîche (16-17°c). Le vin s'offre immédiatement,
sur des senteurs de coulis de fruits rouges, de mine de crayon et
d'un peu de réglisse. L'attaque est franche et
fraîche, la bouche est concentrée, dense, construite
sur une très belle structure tannique et un admirable
équilibre. Beaucoup de longueur et de fraîcheur, et
beaucoup de plaisir déjà malgré le très
jeune âge de cette bouteille. C'est vraiment du beau vin du
sud, sans lourdeur ni chaleur aucune. Beau vin!
16-17/20
(*)
icna : Le nez est sur les fruits noirs, c’est
concentré et on sent très légèrement
l’élevage. Dès l’attaque on a une
matière soyeuse sur les fruits noirs épicés,
c’est assez explosif. On a aussi un boisé de belle
qualité encore bien présent, ça arrondit les
tanins en donnant un petit gout de beurré, de violette.
C’est un peu chaleureux. Bonne longueur sur les fruits noirs
épicés mais c’est encore trop tannique à
mon gout. Belle ampleur en finale. J’aime mais à
attendre.
(*)
Vieilles Vignes 2005
Patrick Bottcher : La robe est semblable en tous points au
2006. Le nez est de plus en plus ouvert, d’abord sur le
fruit, puis sur un côté toasté, grillé
que j’apprécie énormément. En bouche, on
retrouve un très bel équilibre entre acidité,
fruit et relief tannique. C’est du velours. Et la longueur
est maintenant définitivement au rendez-vous. Excellent.
17/20
Olivier Mottard : Robe semblable au 2006. Le nez nous
délivre une palette dominée par les épices et
les petits fruits rouges. La bouche est caractérisée
par un côté minéral qui lui confère une
très belle tension dans de beaux arômes fruités
et qui s’étire assez longuement.
15/20
Alain Hinant : Robe très sombre, violacée.
Plus épicé avec un fruit un peu en retrait, fruits
noirs, un peu réglissé. Le vin est un peu plus
structuré, masculin, avec des tanins plus marqués,
l’acidité est également plus présente,
réglissé, un fruit très mûr, belle
longueur.
15/20
Alfonso : Le nez est plus sur les fruits noirs, les
épices, le chocolat. C’est très puissant,
aromatique mais pas dénuée de finesse, la bouche est
d’une intensité folle mais d’une jeunesse folle
également. J’aime beaucoup ce soir, même si le
2007 m’a plus charmé aujourd’hui, je suis sur
que ce 2005 se révélera la bouteille du futur pour
les veilles vignes !
15,5/20
Lab : Robe: sombre. Nez: très discret puis s'ouvre
sur des notes fumées et de fruits noirs. Bouche: tannique et
sur la réserve (pointe d'alcool en finale). Bon potentiel.
15,5/20 (beaucoup plus dans le futur)
EricD : Ces quatre millésimes de vieilles vignes sont
assez semblables à ce stade de leur évolution. Ils
ont tous une robe très sombre, dense. Le nez est encore
discret et la bouche puissante tout en restant fine, suave et
gourmande. Domination des arômes chocolatés, de fruits
noirs. Bonne persistance. Je donne
17/20 aux VV 07 et 05,
16/20 aux VV 04 et 06.
Marc De Wolf : Au nez je retrouve encore un vin très
jeune et bien prometteur. Belle tension et miam miam flatteur. En
bouche une belle touche très fin. Vin très
équilibré mais avec un sentiment d’alcool haut.
Plus ouvert que le 2006. Il me semble à la fois
léger, crémeux et vire en fin de bouche sur une
liqueur de fruits. Très bon vin vers excellent.
93+
Luc Javaux : La robe commence à montrer un
commencement d’évolution. Le nez est très
flatteur, sur un fruité bien mûr, des notes de tabac,
de chocolat noir et d’épices. La bouche est
structurée, avec des tannins encore assez marqués
mais d’une belle granulosité, l’équilibre
et la longueur sont d’un très beau niveau. Une belle
bouteille, qui devrait se livrer complètement d’ici
deux ou trois ans.
16/20
arelate : Cela fait quelques temps que je lis les CR sur ce
vin, et en particulier le dernier de Jean-Christophe sur le
millésime 2004. Malheureusement le plus vieux que j'ai en
cave c'est le 2005...et tant pis pour l'infanticide! Je ne le
regrette pas. Tout ce que j'ai pu lire s'est trouvé
confirmé dans ma dégustation (sortie de cave et
carafage 4h avant) : la robe rubis sombre, le nez fruité
(fruits noirs) et épicé, la bouche gourmande
(réglisse effectivement présent), par contre pas de
trace alcoolisée gênante. Longueur exceptionnelle.
Bref, un grand vin sudiste prêt à boire et.... bu avec
plaisir...et dont la dernière bouteille de ce
millésime risque de ne pas trop vieillir dans ma cave (je
vais quand même essayer de résister !). D'autant plus
qu'attendent les 2006 et 2007.... Conclusion je vais commander en
primeurs le 2008!!
Et bien non, je n'ai pas pu résister...dimanche repas
d'anniversaire pour mon fils, et mes deux dernières
bouteilles y sont passées. Je ne regrette rien, et mes
invités non plus d'après leurs commentaires
très élogieux sur ce vin. Carafées à
leur sortie de cave trois heures avant de passer à table.
Rafraichies selon la méthode que semblent adopter beaucoup
de LPViens, cad un seau à champagne avec quelques
glaçons pour maintenir une bonne température
(dimanche il faisait 30° sous la tonnelle!). Rien à
rajouter à mon post du 19 juillet dernier. Ce
millésime est réellement très agréable,
robe sombre, nez fruité, bouche gourmande, fraiche, saveurs
sudistes, longueur importante. Un seul défaut... il faut
avoir la patience d'attendre qu'il vieillisse encore un peu ! Bon,
on verra sur les prochaines cuvées...
16/20 (*)
Vieilles Vignes 2004
Patrick Bottcher : On commence à noter un peu
d’éclaircissement à la vue, sans tuilage
apparent cependant. Le nez est bien ouvert, frais, pas une bombe
d’intensité, mais riche en complexité avec du
sureau, de la viande, des épices (cannelle) et de la
garrigue.
La bouche est assez semblable au 2004 mais plus marquée par
le relief tannique. On laissant reposer le vin, la fin de bouche
devient presque gourmande. Très Bien.
17/20
Olivier Mottard : La robe paraît peu
évoluée. Des fruits noirs mais aussi un
côté épicé définissent le nez. La
bouche offre une texture suave voire crémeuse mais une
acidité mûre équilibre l’ensemble. Les
tanins sont ronds et n’empêchent pas cette impression
de vins très (trop ?) mûr.
14.5/20
Alain Hinant : Robe très sombre, violacée.
Fruits noirs très mûrs, une touche d’eucalyptus,
cassis, épicé. Belle suavité, avec des fruits
noirs bien marqués, très réglisse, les tanins
sont toujours marqués, la longueur est belle.
15/20
Alfonso : On arrive au 2004 et c’est la
première fois que « aromatiquement » parlant, la
palette évolue quelque peu, les fruits fougueux a
laissé aussi de la place à des arômes plus
évolués. En bouche, les tanins sont fondus et laisse
place à une sensation de pureté assez
prononcée se terminant sur une finale enthousiasmante et de
bonne longueur. Une bouteille réellement
intéressante.
14,5/20
Lab : Robe pourpre avec début d'évolution.
Nez: fruits noirs et rouges; épices chaudes, complexe.
Bouche: très suave et charmeuse. Très bel
équilibre !
17,5/20
EricD : Ces quatre millésimes de vieilles vignes sont
assez semblables à ce stade de leur évolution. Ils
ont tous une robe très sombre, dense. Le nez est encore
discret et la bouche puissante tout en restant fine, suave et
gourmande. Domination des arômes chocolatés, de fruits
noirs. Bonne persistance. Je donne 17/20 aux VV 07 et 05,
16/20 aux VV 04 et 06.
Marc De Wolf : Dommage que le nez ne donne pas beaucoup. En
bouche il y a un beau mélange de menthol, café et une
amertume qui me dirige vers le chocolat pur. Belle perspective et
un beau potentiel. Très bon vin.
90+
Luc Javaux : Ce 2004 semble quant à lui parfait
dès aujourd’hui, avec un nez d’une belle
complexité, où le très beau fruité
mûr a gardé beaucoup de fraîcheur, avec des
notes chocolatées, d’herbes aromatiques et
d’épices. La bouche est superbe, fondue, suave,
d’un équilibre et d’une longueur remarquables.
J’adore !
17/20
Vieilles Vignes 2003
Patrick Bottcher : Premier vin de la série à
montrer de l’évolution sur la robe. Ce n’est pas
intense mais c’est perceptible. Le nez, quant à lui,
est résolument ouvert sur des fruits murs, de la confiture
de framboise et de la torréfaction. La bouche ne manque pas
de fraicheur mais le côté solaire domine plus, et,
surtout, les tanins marquent très fortement. Dommage pour le
reste, sinon on aurait eu un vin splendide pour le
millésime. Bien.
14/20
Olivier Mottard : Robe concentrée. Le nez est
très épicé, sur des notes de terre chaude et
un fruité très mûr. Si la bouche trahit le
millésime avec une grand maturité et un fruité
gourmand, le vin réussit la gageure de rester frais
grâce à une acidité préservée.
15/20
Alain Hinant : Robe moins sombre, toujours violacée.
Un nez épicé, garrigue, terre chaude, un fruit un peu
surmûri voir compoté. Une bouche suave, avec de beaux
tanins présents mais ronds, un très bel
équilibre, un corps moyen, belle longueur.
15/50
Alfonso : Le nez est sur les fruits bien mûrs, les
épices, la vanille. La bouche est plus serrée avec
des notes d’alcool et une final quelque peu
asséchante. Je suis moins séduit cette fois-ci.
13/20
Lab : Robe: rubis et pourpre. Nez: fruits rouges, pruneaux
et raisins de Corinthe. Bouche: vin un peu marqué par son
millésime (un peu de sucre et de chaleur en bouche) mais
très agréable (pinote un peu).
15,5/20
EricD : Vin marqué par son millésime.
Perception de sucre et de chaleur en bouche. Vin agréable
quand même.
14,5/20
Marc De Wolf : Nez il ne cause pas. En bouche c’est
profond mais assez fermé. Un alcool assez haut ressort dans
une finale un peu sec. Je n’ai pas aime cette bouteille. Bon
vin.
86
Luc Javaux : La robe est un peu moins intense, avec des
reflets violets à rubis. Le nez est sur un fruité
très mûr propre aux 2003, confituré,
épicé. La bouche conserve par contre une très
belle fraîcheur dans le contexte du millésime et
même si on sent la finale un peu plus tannique
qu’à l’habitude, c’est une belle
réussite !
15,5/20
Vieilles Vignes 2002
Patrick Bottcher : Retour à une robe grenat
foncé, plus classique. Le nez est expressif, très
ouvert sur des fruits rouge (la framboise à nouveau), de la
résine et de l’eau de vie. On part ensuite sur de la
réglisse et un peu d’animalité.
La bouche est à nouveau assez fraiche,
équilibrée avec des fruits murs remplissant bien le
volume buccal. Si les tanins sont fondus en structure, ils
deviennent asséchants sur la finale. Ca reste très
beau, surtout pour le millésime.
15,5/20
Olivier Mottard : La robe est plus claire que ses
prédécesseurs. Le nez est avant tout
élégant et fin sur un fruité très pur.
Il est complexe. Nous découvrons ici un vin singulier dans
cette série, bâti sur l’élégance
avec une belle acidité et qui propose une grande
complexité. Différent mais très
intéressant.
15/20
Alain Hinant : Belle robe d’un beau pourpre
violacé. Un très beau nez avec une certaine
élégance, très complexe, frais, fruits rouges,
épicé. Très belle bouche tout en finesse,
délicatesse, avec un beau fruit. Bouche volumineuse avec une
très belle fraîcheur, superbe vin.
16,5/20
Alfonso : Je trouve que le vin est très
intéressant, c’est très framboise, c’est
typé, vraiment je ne m’attendais pas à autant
de complexité dans ce millésime. En bouche,
c’est gouleyant, ça tapisse et ça fini
merveilleusement bien. Une belle bouteille assurément.
15,5/20
Lab : Robe: rubis. Nez: fruits rouges, un peu viandeux.
Bouche: fin et long. Commence à se fondre.
16/20
EricD : Beau vin, fin et long. Commence à se fondre.
Grand potentiel.
16/20
Marc De Wolf : Le nez est sur la liqueur de framboise et
fraise. En bouche c’est très flatteur. Le vin est
délicieusement ouvert avec encore un peu de tannins. Un vin
qui est à maturité et à boire sans
modération. Très bon vin.
91+
Luc Javaux : La robe se montre légèrement plus
évoluée. Au nez, le fruité est plus frais et
on décèle peut-être pour la première
fois un poil de verdeur. La bouche est davantage construite sur la
finesse, avec moins de volume que les autres millésimes et
une finale quelque peu évanescente. Je l’aurais sans
aucun doute davantage apprécié que seul que dans une
verticale.
14/20
Bertrand Byttebier : Après 2 demi-déceptions
(le vin était fermé à double tour, la
dernière fois fin 2007), je rouvre une bouteille pour
agrémenter le domaine du mois. La robe :
légère trace d'évolution sur les bords, rubis
soutenue. Le premier nez : du joli fuit mur, fraise et framboise
écrasée. Du cassis. Une impression de sucré.
La bouche suit logiquement le nez, elle est suave, souple, avec des
tannins fins. Une légère amertume en fin de bouche.
Avec l'aération, des notes poivrées apparaissent.
Bref, un très beau vin, à point, qui en a encore sans
doute un peu sous la pédale.
(*)
Vieilles Vignes 2001
Patrick Bottcher : La robe est à nouveau très
soutenue, toujours aussi peu évoluée. Hervé
a-t-il un secret de la conservation des couleurs? Le nez est une
petite bombe d’aromes secondaires, complexe à souhait
entre fruit, charnu, cacao, réglisse et j’en passe. Si
la fraicheur est moins intense, elle est suffisante pour relever
l’énorme perception de fruit en bouche, fruit qui
fusionne avec les tanins soyeux pour donner une
élégance absolue. La longueur est extraordinaire. Du
tout grand vin, l’émotion par le plaisir !
17,5/20
Olivier Mottard : Une belle série sur les
épices douces et un petit côté fruité
définissent un nez à maturité. La suite en
bouche est à l’instar du nez. Le vin est construit sur
un équilibre sans faille où tous les
éléments sont intégrés : acidité
mûre et tanins nobles participent à la très
longue finale où un mélange de fruits noirs et
d’épices rehaussent ce très bel ensemble. Sans
conteste le meilleur de cette série.
18/20
Alain Hinant : Robe sombre, grenat, très jeune.
Epicé, beau fruit avec une touche de pruneau, de nouveau
complexe, réglissé, herbes chaudes. Une bouche
très Volumineuse, « crémeuse », avec
malgré tout un bel équilibre, magnifique de
fraîcheur et de délicatesse, grande longueur avec un
fruit pur, mûr.
16,5/20
Alfonso : Le nez est sur les fruits rouges avec une touche
épicée, de cuir et un léger toastage qui lui
confèrent une touche élégante. La bouche est
complexe, suave et équilibrée et pleine de jeunesse.
L’ensemble est cohérent avec une finale très
intense.
15/20
Lab : Robe: pourpre avec une pointe d'évolution. Nez:
complexe. Bouche: un peu chaud (alcool) en attaque puis s'affine.
Grand vin, après aération.
18/20
EricD : Grand vin. Le meilleur VV de la soirée
à mon avis.
18/20
Marc De Wolf : Le nez me semble un peu en
déséquilibre et trop sur l’alcool. En bouche
encore une belle portion de tannins. Il s’exprime encore
très jeune dans un style de vintage. Crémeux et
très riche avec encore un bon potentiel et une belle
perspective. Très bon vin vers excellent.
93+
Luc Javaux : Le nez présente un très beau
fruit mûr, sans excès, avec des notes
d’écorce d’orange, d’épices douces,
de réglisse et de chocolat. La bouche parvient parfaitement
à faire l’équilibre entre la puissance,
indéniable, et la fraîcheur propre aux 2001 que
j’aime tant. La finale, d’une grande longueur,
délivre des tannins de toute beauté. Inutile de dire
que j’adore !
17/20
Vieilles Vignes 2000
Patrick Bottcher : Autre millésime, autre vin.
L’évolution de la robe se marque à nouveau mais
cela reste soutenu. Le nez, lui, est toujours aussi intense, mais
sur des arômes tertiaires maintenant. On retrouve de
l’animalité, du champignon et de la liqueur de fruits
rouges. En bouche, l’acidité s’efface un peu
plus mais les tanins soyeux ne viennent pas perturber les petits
fruits rouges agréable. La finale est assez souple avec de
beaux amers. Joli !
16/20
Olivier Mottard : La robe est logiquement plus
évoluée. Le bouquet évolue pour la
première fois sur des notes plus tertiaires avec un
côté animal mais le fruité et une noté
épicée complètent l’éventail
aromatique. La bouche est à maturité, offrant un vin
tout en dentelle, élégant et très frais.
L’équilibre est parfait et la longueur grande.
Même si le millésime n’a rien de commun avec le
2001, il n’est pas très loin en termes de plaisir et
d’équilibre.
17/20
Alain Hinant : Robe moins sombre, pourpre sans
évolution. Un fruit rouge encore frais, épicé,
à l’aération une touche animale pointe son nez,
très complexe. Très belle bouche avec un superbe
équilibre, une grande suavité, de très beaux
tanins, mais le vin est frais et le vieillissement c’est fait
magnifiquement, avec harmonie.
17/20
Alfonso : Fruits rouges, cuir, humus et voir même
floral. J’aime ce vin, belle structure, bouche très
pur avec une complexité des plus intéressantes. Belle
démonstration de ce qu’un vin peut devenir avec un
vieillissement adapté.
15/20
Lab : Robe: rubis. Nez: fruits rouges, fin boisé puis
touches tertiaires (champignons). Bouche: fondu, à
maturité (sur un équilibre tertiaire).
16,5/20
EricD : Très beau vin, fondu, suave et gourmand.
17,5/20
Marc De Wolf : La bouche est sur des raisins de Corinthe
avec une belle liqueur. Le vin est délicieux et
délicat. Belles acidité qui remonte les sensations de
fruits en finale. Très bon vin.
92
Luc Javaux : C’est la robe la plus
évoluée de la série, avec des reflets rubis
tirant sur le grenat. Le nez est celui d’un vin à
maturité, complexe, conservant un beau fruité
mûr, avec du tabac, du chocolat, un côté animal
et des notes de sous-bois. En bouche, il est à point,
harmonieux, avec des tannins fondus, tout en conservant
l’équilibre et la longueur qui font la force de cette
cuvée. Très bien !
16,5/20
Tradition 1999
Patrick Bottcher : La robe est rouge-orangé,
très évoluée. Le nez est très ouvert,
sur la compote de fruits croquants. En bouche, on est face entre un
équilibre quadrangulaire entre l’acidité fine,
le fruit, les tanins souples et… du chocolat noir amer.
C’est un délice. En plus, c’est long….
J’adooore…. Dis, Hervé, pourquoi t’en
fais plus ?
17/20
Olivier Mottard : La robe est éclaircie. Le nez
propose une série épicée assez avenante
accompagnée d’une touche mentholée. A
l’image du 2000, ce vin propose une structure mûre
construite sur la fraîcheur. J’ai beaucoup aimé
la belle acidité qui confère au vin une grande
buvabilité. La finale est longue et gourmande. Vraiment
beau.
17/20
Alain Hinant : Robe plus légère,
légère évolution, grenat-pourpre.
Epicé, une touche alcoolisée, un peu mentholé,
le nez est sur des arômes secondaires. Le vin a de la
fraîcheur avec des tanins doux, c’est très
féminin je trouve avec de la délicatesse, le volume
est là avec une très belle longueur.
16/20
Alfonso : Le nez est dominé par les fruits rouges,
c’est très élégant, c’est
même pour moi quelque peu « bourguignons ».
J’aime énormément ce vin qui dès la
première gorgée joue la carte de la finesse et cette
impression de droiture, voir d’austérité
quelque peu présente depuis le début de la
dégustation laisse place à un vin sans complexe qui
nous offre le meilleur de lui-même. Inutile de
préciser que j’ai adoré !
16/20
Lab : Robe: pourpre avec léger reflet rubis. Nez:
fraise et arômes de garrigue (thym, cade). Bouche: alcool
très présent puis s'affine à
l'aération. Très fin et complexe. Surprenant de
jeunesse !
16,5/20
EricD : Vin de 10 ans dont la robe ne montre pas de trace
d'évolution. Bouche encore jeune, fine, longue et complexe.
Surprenant de jeunesse. Grand potentiel. Grand vin.
17,5/20
Marc De Wolf : Nez très flatteur et sur la liqueur de
fruits noirs. En bouche il est profond, extrêmement
agréable, délicieux incrachable et en finale il vire
vers la liqueur de fruits.
92
Luc Javaux : La robe est d’intensité moyenne,
aux reflets rubis, encore jeune. Le nez est superbe, d’une
belle finesse, mûr, sur les fruits rouges et les
épices. La bouche, si elle se présente dans un style
assez différent de la cuvée Vieilles Vignes, a su
garder une très belle fraîcheur et une superbe
longueur, toute en finesse, c’est vraiment très beau !
16,5/20
Tradition 1998
Patrick Bottcher : Toujours cette robe rouge-orangé,
mais ce coup-ci, le nez est moins plaisant, plus vert, sur la cire
d’abeille, moins précis aussi et dominé
à l’aération par l’animalité. En
bouche, derrière la fraicheur résiduelle, la
torréfaction domine…. Le vin est toutefois assez bien
structuré par les tanins, qui dominent en finale. Bien.
13,5/20
Olivier Mottard : Voici un nez très frais sur les
fruits rouges et la figue fraîche. Je suis à nouveau
très agréablement surpris par
l’équilibre et la fraîcheur de ce vin de 11 ans.
A nouveau, l’équilibre est sans faille et
l’élégance parachève la belle
impression. La longueur est grande mais les tanins sont un peu
marqués. Néanmoins, il s’agit d’un
très beau vin.
15/20
Alain Hinant : Même robe que 1999. Le vin est
très frais, légèrement épicé, un
nez avec une touche de fruit rouge et de figue fraiche. Très
grand équilibre, avec une belle bouche suave, ronde,
fraîche, les tanins sont encore présents, très
long, encore un très bon vin.
15/20
Alfonso : Difficile de succéder à ce 1999,
d’ailleurs ce 1998 est plein de promesse, un poil moins
concentré que le 1999 mais sans hésiter à
cataloguer dans les très bons vins de la soirée.
15/20
Lab : Robe: rubis. Nez: fruits rouges et noirs. Bouche:
très strict mais s'affine à l'aération.
Complexe mais un peu rustique.
14,5/20
EricD : Vin encore assez fermé, ce qui étonne
pour son âge. Complexité moyenne. Bon vin dans
l'ensemble.
14,5/20
Marc De Wolf : Le nez est bizarrement très ferme pour
un vin de cet âge. La bouche ne se donne pas. Vin massif et
difficile à approcher. Trop d’extraction? Autant que
j’ai aimé le précédent autant que
n’ai pas aimé cette bouteille. Bon vin.
87
Luc Javaux : Si la robe montre peu de différences
avec celle du 1999, le nez est quant à lui moins disert, sur
des fruits rouges mûrs, avec un petit côté
animal. La bouche fraîche mais présente des tannins un
peu plus rustique que son prédécesseur, ce qui me
fait le situer un large cran en dessous en terme de qualité.
14/20
(à suivre)
Le Clos des Fées 2007
Patrick Bottcher : La robe est dense à
l’extrême, elle me fait penser aux Angélus 89 et
90… c’est dire. Le nez est un peu fermé, vert,
mais assez rapidement, il lâche son fruit et son boisé
pas encore intégré entièrement. La bouche est
à la fois gigantesque de concentration et à la fois
équilibrée avec un fruit fondant merveilleux. Les
tanins sont encore énormes et doivent impérativement
s’assagir. Gigantesque.
19/20
Olivier Mottard : La série commence sur une note
très élevée. Bien sûr, la robe est
très concentrée. Le nez apparaît un peu
boisé avec un léger fruit mais dans son ensemble, il
demeure peu expressif. En revanche, la bouche,
caractérisée par un grand fruit, est superbement
équilibrée avec une texture gourmande. Malgré
cet abord qui pourrait sembler trop accessible, le vin est dans ses
limbes et a un très grand potentiel de progression.
Très longue finale au retour fruité du plus bel
effet. Un grand vin tout simplement.
18/20
Alain Hinant : Robe très sombre, violacée. Un
nez peu expressif, épicé, une touche
végétal et floral, fruits noirs, opulent. Un
très beau fruit noir sur l’entrée,
légèrement vanillé, un volume impressionnant
en bouche avec un corps magnifique, grand longueur.
18/20
Alfonso : Pour moi le vin de la soirée,
jusqu’ici ce millésime 2007 m’a séduit et
il continue à le faire avec ce « clos ». Au nez,
c’est sur les fruits noirs, c’est même quelque
peu réglissé. C’est concentré,
précis on a une impression de puissance
maîtrisé qui se termine sur un léger amer et
très bonne longueur ! Bref un très grand vin.
17,5/20
Lab : Robe: pourpre. Nez: fruits noirs, vanille,
réglisse. Bouche: très jeune (bouche stricte) mais
belle acidité et potentiel énorme !
17/20
EricD : Comme pour les VV de ces quatre millésimes,
les vins sont encore très (trop) jeunes pour être
pleinement appréciés; Il aurait fallu un long
carafage pour qu'ils s'expriment. Mais quelle matière ! Et
quelle texture ! De la soie. Les fonds de bouteille
dégustés trois jours plus tard étaient
exceptionnels, notamment le 2005, noté 18,5/20. Je donne
17,5/20 aux 07, 06 et 04. Mais les notes grimperont dans
l'avenir.
Marc De Wolf : En bouche il est délicat et en
même temps moelleux. Un mélange de réglisse,
café et cacao. Il a une acidité bien dosé et
intégré avec des tannins fins. Et surtout un
boisé très sexy bien maîtrisé.
Même si le vin est très plaisant, je le trouve assez
technique.
93
Luc Javaux : La robe est très intense, aux reflets
violets. Le nez est très mûr, concentré, avec
un boisé qui passe largement à
l’arrière-plan pour laisser place au magnifique
fruité. En bouche, c’est puissant, riche, tannique,
volumineux, mais la fraîcheur et l’équilibre
sont parfaitement conservés et augurent d’un
vieillissement harmonieux. Très beau aujourd’hui, bien
plus encore demain.
17/20
Jérôme Perez : Le grand frère est plus
sage dans ce millésime. La finesse distinguée, plus
aristocratique, mais à mon avis un peu
déséquilibré sur l’alcool en 2007.
(*)
DFried : Très belle matière, et une tension
prometteuse. Mais le vin se présente plus réduit et
encore trop sous l'effet du bois pour être vraiment
agréable. A attendre, mais je suis confiant, les saveurs qui
transperçaient vont dans le bon sens.
(*)
Le Clos des Fées 2006
Patrick Bottcher : La robe, comme pour le 2007 est opaque,
pas dans le sens du trouble mais de la densité. Le nez est
bien plus ouvert que le 2007 sur les fruits noirs, le toasté
et de splendides notes charnues. La bouche est gigantesque avec une
tension nettement supérieure au 2007, des tanins fermes
très différents de ce que l’on retrouvait sur
les V/V, un fruit noir légèrement amer. S’il
n’y avait pas la pointe d’assèchement en finale,
ce vin serait la perfection absolue. Longueur gigantesque…
attention devant. Emotion !!!!
19,5/20
Olivier Mottard : Très violacé de robe. Voici
un vin à l’acidité précise, aux tanins
un peu saillants mais néanmoins parfaitement mûrs. Il
apparaît moins aimable que le 2007 mais sa grande longueur et
son équilibre augurent d’un vieillissement serein.
Grand vin.
16/20
Alain Hinant : Robe sombre violacée. Le nez est un
peu éteint, très fruits noirs bien mûrs,
réglisse, épices, une touche végétale.
Très beau vin dès l’entrée, les tanins
ressortent un peu plus avec une très belle fraicheur, des
fruits noirs très mûrs, grande longueur.
16,5/20
Alfonso : Beaux fruits noirs, très
élégants sur la finesse, avec de la fraîcheur.
En bouche comme pour le VV 06, l’acidité est ici plus
C’est bien construit, ça reste costaud et puissant
mais cela conserve également beaucoup de finesse. Encore un
très bon vin !
15/20
Lab : Robe: pourpre. Nez: fruits noirs, vanille,
réglisse. Bouche: bel équilibre en bouche.
Très suave.
17,5/20
EricD : Comme pour les VV de ces quatre millésimes,
les vins sont encore très (trop) jeunes pour être
pleinement appréciés; Il aurait fallu un long
carafage pour qu'ils s'expriment. Mais quelle matière ! Et
quelle texture ! De la soie. Les fonds de bouteille
dégustés trois jours plus tard étaient
exceptionnels, notamment le 2005, noté 18,5/20. Je donne
17,5/20 aux 07, 06 et 04. Mais les notes grimperont dans
l'avenir.
Marc De Wolf : Après une bonne aération en
bouche le vin s’ouvre. C’est un qui joue Dr Jeckyll
& Mr Hyde. Il est difficile à saisir. Il est sexy dans
son moelleux mais il y a rigueur dans la tension d’une
acidité assez important. Bon vin.
90+
Luc Javaux : La robe est identique au
précédent. Au nez, fruits mûrs, boisé,
notes de banane séchée, épices et chocolat
composent la palette aromatique. La bouche est superbe de
fraîcheur, d’un équilibre remarquable et
d’une grande longueur. Grand vin !
18/20
Jérôme Perez : on monte en gamme avec une trame
plus soyeuse, un vin plus profond. On garde néanmoins la
trame de vins ayant de la sève, gorgés d’un
fruit généreux. Le grain tannique est parfait en
finale. Présent sans sècheresse, équilibrant
bien la richesse.
(*)
Martinez : Robe jeune, noire, opaque, brillante avec des
reflets violets. Un nez pénétrant et de bonne
intensité sur la mûre, myrtille, réglisse. Un
boisé de classe se fait bien sentir sans masquer les fruits
noirs bien mûrs. En bouche, on a affaire à un
très beau vin : La structure montre des tanins d'une
remarquable finesse, c'est soyeux, l'équilibre est magistral
: aucune sensation particulière d'alcool malgré les
15°. Le vin finit frais de par son équilibre mais aussi
de par ses arômes floraux. Il y a une belle perspective
d'harmonie à venir entre les arômes (fruits noirs,
réglisse et violettes) et le boisé car ce dernier
doit impérativement se fondre et devenir moins
pénétrant. Il faut donner à ce vin au moins 5
ans je pense afin qu'il gagne en complexité. La longueur est
bien belle. Un vin d'une grande densité aromatique
portée par une structure de classe, le tout très
typé Roussillon.
(*)
icna : Le nez est puissant sur les fruits noirs avec un peu
d’élevage. L’attaque montre un vin
précis, avec une grosse matière. On est sur la
cerise, l’olive noir, il y a pas mal de tanins qui sont
arrondis par le boisé. C’est à nouveau un peu
chaleureux. Très longue finale sur les fruits noirs
épicés. C’est plus complexe que le VV avec des
arômes de noyau de cerise. Ce vin est encore un peu trop
marqué par le bois mais possède une grosse
matière.
(*)
Le Clos des Fées 2005
Patrick Bottcher : Le vin est très concentré
à la vue noir, avec de nombreux reflets violacés. Le
nez est très complexe, dense et on n’arrête pas
de bondir d’un arome à l’autre : fruits noirs,
réglisse, des huiles essentielles sur le résineux et
une pointe fine d’alcool. La bouche propose un
équilibre bien affirmé et soyeux. Un très
grand vin à attendre toutefois.
17,5/20
Olivier Mottard : La robe est assez concentrée. Le
nez est très épicé et plus strict. Si la
bouche est un peu austère à ce stade, elle propose
une très belle énergie avec des tanins abondants qui
doivent s’harmoniser dans ce très beau corps. Un vin
plus fermé mais encore une fois au potentiel
indéniable. J’ai beaucoup aimé.
16/20
Alain Hinant : Robe très sombre, violacée.
Très épicé, un nez plus strict, plus droit,
une touche de cassis. La bouche est plus structurée avec de
suite une minéralité plus marquée,
l’acidité est là, les tanins sont
présents, une belle qualité de fruit, grande
longueur.
16/20
Alfonso : Et une bombe de plus une ! J’ai
l’impression de réécrire mes commentaires sur
les veilles vignes mais en ayant gravi un échelon
supplémentaire. Encore un nez flatteur sur les fruits noirs,
les épices et un élevage un plus présent mais
qui se fond tout de même assez bien. La bouche est compacte,
soyeuse même. La finale me plait aussi par sa droiture, un
vin loin d’être excentrique, un vin noble qui ne
demande que de la patiente pour nous dévoilé encore
un peu plus son charme fou !
17/20
Lab : Robe: pourpre. Nez: assez fermé puis fruits
noirs et vanille. Bouche: belle puissance encore contenue.
Acidité et tanins…, un monstre endormi.
17/20
(beaucoup plus dans le futur)
EricD : Comme pour les VV de ces quatre millésimes,
les vins sont encore très (trop) jeunes pour être
pleinement appréciés; Il aurait fallu un long
carafage pour qu'ils s'expriment. Mais quelle matière ! Et
quelle texture ! De la soie. Les fonds de bouteille
dégustés trois jours plus tard étaient
exceptionnels, notamment le 2005, noté
18,5/20. Je
donne 17,5/20 aux 07, 06 et 04. Mais les notes grimperont dans
l'avenir.
Marc De Wolf : Au nez comme dans les VV le vin se
présente encore un vin très jeune. Belle tension et
flatteur. En bouche c’est très ouvert et
structuré avec des tannins encore bien présent. Very
sexy wine. Très bon vin vers excellent.
93+
Luc Javaux : La robe est d’une grande intensité
aux reflets violets à rubis. Le nez délivre un
fruité bien mûr, de la banane séchée, du
chocolat noir, des épices, des notes boisées bien
intégrées. En bouche, on retrouve le style à
la fois puissant, volumineux et frais de la cuvée, avec une
finale cette fois un peu plus rugueuse. A attendre encore une bonne
paire d’années, mais c’est très beau une
fois encore.
17/20
Le Clos des Fées 2004
Patrick Bottcher : Toujours la robe dense et sombre,
sombre…. Le nez est intense avec une impression de fruit
rouge un peu acide, des essences puis des notes charnues et
animales. C’est vraiment une belle complexité. La
bouche est dense, fraiche et équilibrée mais le
bébé doit encore assagir ses tanins, c’est
sûr. Très, très beau mais à garder.
16/20
Olivier Mottard : Comme la cuvée «Vieilles
Vignes» du même millésime, la robe paraît
plus évoluée. Le nez n’est pas très
bavard avec de petites touches d’épice et de fruit. La
bouche apparaît très équilibrée et
fraîche caractérisée par des arômes
réglissés. Belle longueur. Un vin aux belles
qualités, très loin de démériter mais
qui est confronté au très haut niveau de ses
frères.
14/20
Alain Hinant : Robe très sombre, violacée.
Epicé, avec un beau fruit noir mais moins bien
défini, moins d’élégance.
L’entrée de bouche est suave et
équilibrée avec une certaine fraicheur, un peu
boisé, très fruits noirs mûrs, belle longueur.
16/20
Alfonso : Le nez est ici aussi marqué par les fruits
noirs, le cuir voir le tabac. La bouche nous offre beaucoup de
rondeur, le tout se révèle déjà assez
fondu avec une finale assez intéressantes concluait par une
longueur plus qu’appréciable.
15/20
Lab : Robe: pourpre. Nez: fruits noirs et rouges,
boisé élégant. Bouche: élégance
et longueur. Charmeur…
18/20
EricD : Comme pour les VV de ces quatre millésimes,
les vins sont encore très (trop) jeunes pour être
pleinement appréciés; Il aurait fallu un long
carafage pour qu'ils s'expriment. Mais quelle matière ! Et
quelle texture ! De la soie. Les fonds de bouteille
dégustés trois jours plus tard étaient
exceptionnels, notamment le 2005, noté 18,5/20. Je donne
17,5/20 aux 07, 06 et 04. Mais les notes grimperont dans
l'avenir.
Marc De Wolf : Nez assez fermé. Une bouche avec une
touche élégante. Très ouvert, belle structure,
bonne tension et belle expression sur des olives profonds, la
menthe et du café, mais se donne pas comme le 2005. Est-ce
le millésime? Très bon vin.
92
Luc Javaux : La robe est semblable au
précédent, tout comme le nez oserais-je dire, tant la
filiation commune et l’identité de style est
évidente, comme un fil conducteur qui ne nous quittera pas
pendant toute la dégustation. C’est complexe,
c’est mûr, la bouche est riche, voluptueuse, tout en
conservant une belle fraîcheur, c’est vraiment la
marque du Clos des Fées, un vin sans concession,
marqué par la région qui l’a vu naître,
et c’est beau, très beau même !
17,5/20
Le Clos des Fées 2003
Patrick Bottcher : La robe ne manque pas
d’intensité par rapport aux millésimes
précédents moins solaires. Bien que le nez soit
dominé par le bois, que l’acidité est en
retrait… on a du fruit et des tanins structurés sans
être asséchants. On a vraiment la sensation d’un
bel équilibre et la finale est plaisante, sur de beaux
amers. Très bien.
15,5/20
Olivier Mottard : A nouveau, le millésime marque son
empreinte avec un fruité mûr et une note
lactée. Malgré sa grande maturité, la bouche a
su préserver beaucoup de fraîcheur grâce
à une acidité précise et évite ainsi le
piège de la lourdeur. Très grande longueur et au
final, un très beau vin.
16/20
Alain Hinant : Robe très concentrée, peu
d’évolution. Très épicé, fruits
noirs, moins beau que les millésimes
précédents. Le vin a une belle rondeur, les tanins
sont présents, réglisse, beau vin pas du tout
marqué par le millésime.
14/20
Alfonso : Le nez est sur les fruits mûrs,
l’élevage avec une pointe d’alcool qui ressort.
La bouche est trop stricte, c’est assez linéaire et un
peu asséchant. J’ai un peu de mal a accroché
à cette bouteille.
13/20
Lab : Robe: pourpre avec pointe rubis. Nez: fruits
mûrs mais pas chaleureux. Bouche: bel équilibre avec
une toute petite pointe de chaleur en fin de bouche… une
belle réussite !
17/20
Luc Javaux : Ce 2003 m’a très positivement
étonné, moi qui l’avais moyennement
apprécié lors de notre précédente
rencontre. Cette fois, si on retrouve bien entendu le
côté très mûr au nez des 2003, la bouche
s’est révélée comme une véritable
gourmandise, rond, soyeux, avec une fraîcheur remarquable
pour le millésime. Superbe !
17/20
Le Clos des Fées 2002
Patrick Bottcher : La robe est très semblable au 2004
et au nez fruit noir et boisé se disputent la mise avec un
peu de Kirsch qui vient s’en mêler. La bouche est
caractérisée par une grande rondeur, une amertume
plus nette que pour 2003 et des tanins un peu secs. Globalement,
c’est plaisant mais on sent que cela peut beaucoup mieux.
14,5/20
Olivier Mottard : La robe est éclaircie.
Contrairement à la cuvée «Vieilles
Vignes» du même millésime le nez est peu disert.
Par contre, la bouche est élégante voire
aristocratique grâce à son beau fruité et sa
très longue finale tout en pureté. Très grand
vin.
17/20
Alain Hinant : Robe plus légère, peu
d’évolution. Frais, fruits rouges,
légèrement épicé.
Le vin a une belle souplesse avec des tanins très ronds, le
corps est moyen, la longueur également.
14,5/20
Alfonso : Ici, on fait moins dans le muscle, c’est le
premier vin qui est plus féminin. Une vraie
révélation dans ce monde de brute, c’est soyeux
et délicat. Étonnamment alors que jusqu’ici je
trouvais toujours les Clos « supérieur » au
Veilles vignes, c’est l’inverse pour cette bouteille.
15/20
Lab : Robe: pourpre avec pointe rubis. Nez: fruits rouges,
avec pointe de cassis (bourgeons). Bouche: bel équilibre
avec une belle acidité en fin de bouche.
17,5/20
Luc Javaux : Un peu à l’antipode du 2003, le
millésime 2002 offre des vins en général moins
opulents, plus fins et moins concentrés. Si le Clos 2002
n’échappe pas totalement à cette règle,
il s’en tire cependant remarquablement, et à mon sens
mieux que la cuvée Vieilles Vignes du même
millésime. Une très belle réussite, une fois
de plus.
16/20
Le Clos des Fées 2001
Patrick Bottcher : Ce vin a un problème, c’est
sûr, il manque totalement de précision et la
verdeur… aie… Problème de bouteille ?
Non
côté
Olivier Mottard : Malheureusement,
l’échantillon est défectueux. Dommage, car si
il a les qualités du «petit» frère, ce
doit être un vin exceptionnel.
ED
Alain Hinant : Le nez est peu engageant.
ED
Alfonso : ED
Lab : Robe: pourpre avec pointe rubis. Nez: fruits rouges un
peu cuits. Bouche: alcool trop présent; un peu
déséquilibré.
14,5/20
EricD : Magnifique trio de grands vins sudistes, gourmands,
suaves et complexes. Ils démontrent le potentiel de garde de
cette cuvée. Le 1999 est très grand. J'ai
donné
18/20 aux 2001 et 2000, 18,5/20 au 1999.
Luc Javaux : un vin anormalement évolué,
très éloigné de celle que j’avais
fortement apprécié l’an dernier,
assurément une bouteille défectueuse.
ED
Le Clos des Fées 2000
Patrick Bottcher : La robe est grenat noir, très
dense, sans évolution majeure. Le nez est bien sur les
fruits noirs et rouges avec une légère
évolution vers l’alcool, sans déranger. La
bouche est onctueuse, flatteuse avec un fruit qui s’installe
vite et longtemps. Du grand Plaisir.
17/20
Olivier Mottard : Le nez est un régal sur
l’élégance et un côté terreux
assez avenant. La bouche est suave et élégante,
bâtie sur un superbe équilibre. Les tanins sont soyeux
et soutiennent une longue finale gourmande. Un vin racé !
18/20
Alain Hinant : Robe plus légère mais jeune. Un
nez particulier, épicé, avec du fruit, peu
évolué. Réglisse, belle fraicheur, grande
longueur avec de la complexité. Beau vin.
14,5/20
Alfonso : Le nez est dominé par les fruits
rouges/noirs et par un élevage ici un plus marqué
mais qui reste tout de même assez noble. La bouche est
plutôt impressionnante, d’une belle complexité,
concentré, l’alcool ne ressort pas et c’est
vraiment très aérien tant l’équilibre me
plait. Encore une belle bouteille quelque peu sur la réserve
mais déjà excellente en l’état.
16/20
Lab : Robe: rubis foncé. Nez: fruits rouges et noirs,
épices chaudes. Bouche: équilibrée puis un peu
d'alcool ressort en finale.
16/20
EricD : Magnifique trio de grands vins sudistes, gourmands,
suaves et complexes. Ils démontrent le potentiel de garde de
cette cuvée. Le 1999 est très grand. J'ai
donné
18/20 aux 2001 et 2000, 18,5/20 au 1999.
Marc De Wolf : Bouche assez végétale et
astringente. Probablement un problème de bouteille.
87
Luc Javaux : Un Clos dans la force de l’âge,
à pleine maturité, au nez plus évolué
mais toujours fruité, bien mûr, à
l’élevage encore présent. La bouche est
d’une fraîcheur et d’un équilibre
remarquables, les tannins sont fondus, soyeux, et la longueur est
très belle. Superbe !
18/20
Le Clos des Fées 1999
Patrick Bottcher : Belle densité de robe. Le nez ne
me séduit pas avec des aromes de gentiane et de menthe. Un
excès de bois neuf ? Confirmation en bouche plus sur
l’acidité et les tanins secs que sur le fruit. Moyen :
12,5/20
Olivier Mottard : Le nez est terreux, racinaire. La bouche,
sur cet échantillon, semble fatiguée. Des notes
tertiaires caractérisent un vin de longueur moyenne.
13/20
Alain Hinant : Le nez n’est pas net.
ED
Alfonso : Nez un sur les fruits mûrs, sur le suze
(gentiane + alcool). La bouche manque un peu de profondeur ou est
ce mon palais qui manque de précision ? Je trouve ce vin un
peu en retrait par apport aux autres bouteilles.
13,5/20
Lab : Robe: rubis. Nez: fruits rouges et noirs, avec des
arômes végétaux (gentiane). Bouche:
équilibré, sur la finesse.
16/20
EricD : Magnifique trio de grands vins sudistes, gourmands,
suaves et complexes. Ils démontrent le potentiel de garde de
cette cuvée. Le 1999 est très grand. J'ai
donné 18/20 aux 2001 et 2000,
18,5/20 au 1999.
Marc De Wolf : Bouche très végétale et
dure. Alcool assez haut. Je n’ai pas du tout aimé
cette bouteille.
88
Luc Javaux : Le nez est sur la gentiane, pas très
engageant, je pense à une bouteille défectueuse mais
Hervé nous confirme qu’elle se présente
habituellement de cette manière. En bouche, il semble un peu
plus fluide que les autres millésimes, avec des tannins un
peu secs et une longueur moyenne. Décevant, une fois
n’est pas coutume.
12/20
(à suivre)
Un faune avec son fifre sous les
oliviers sauvages 2008
Patrick Bottcher : Un cabernet franc de 2008, on imagine que
cela peut y aller… La robe est assez dense mais on
n’est visiblement pas sur de la surextraction. Au nez, avec
de la fraicheur, on retrouve les standards du cabernet franc sans
verser dans le poivron mais plutôt le fruit rouge croquant.
La bouche est puissante, violente, la réglisse y domine les
tanins encore avec beaucoup de relief. La finale est gigantesque
pour un vin trop jeune mais très prometteur.
16,5/20
Alain Hinant : Très sombre violacée. Beau nez
de fruit rouge, frais, légèrement
épicé, très particulier. Très
réglisse en bouche, les tanins sont un peu marqués,
fruit noir exubérant, l’acidité est
présente.
14/20
Alfonso : Dés le premier nez, on ne peut nier que ce
vin est fait à base de cabernet franc, mais un CF sudiste
alors, plus bordelais que ligérien ou alors ligérien
style 2003. C’est très cassis, sureau le tout est
puissant et envoûtant; brefs un savant mélange entre
équilibre et puissance
Et j’avoue un peu que ça fait du bien de changer
quelque peu de style ! Je tente de lancer une Opa mais apparemment
les stocks sont bas... Voire quasi nuls. Dommage !
16,5/20
Lab : Robe: pourpre. Nez: poivron mûr et
réglisse. Bouche: équilibrée mais trop
rectiligne (trop jeune). Potentiel certain.
16/20
EricD : étonnante nouvelle cuvée de cabernet
franc offrant une expression gourmande assez inédite de ce
cépage. J'ai adoré. Le fond de bouteille bu trois
jours plus tard était excellent. Vin de garde.
17,5/20
Luc Javaux : La robe est très intense aux reflets
violets. Le nez trahit le cépage, mais dans sa forme bien
mûre, paprika, fruits noirs, violette, sans trace
d’élevage excessif. La bouche est puissante,
gourmande, pleine, très longue. C’est très bon,
certes encore très jeune et demandera quelques années
pour délivrer l’entièreté de son
message, mais quel beau vin ! La bouteille de Clos Rougeard 2005
ouverte juste après en a beaucoup souffert…
17/20
Jérôme Perez : La robe est noire. Mais alors,
ce que l’on appelle noire. Grand nez de cassis, bien plus
ouvert que cet été : c’est ébouriffant.
En bouche, c’est un vin énorme qui donne un plaisir
immense. Plein, puissant, et surtout d’un équilibre
exemplaire. J’ai adoré cette fois.
(*)
DFried : Joli cabernet franc, bien bâti. Malgré
tout je ne sais pas si c'est la température excessive du
fond de verre goûté, mais j'ai trouvé la
matière moins pleine que le reste (il est vrai aussi que
derrière la Syrah ...), voire avec une discrète trace
de verdeur. Cependant un goût savoureux qui m'a fait
regretter de ne pas avoir pu prendre le temps avec cette
cuvée. A retenter de toute façon la quantité
passée en bouche étant trop parcimonieuse.
(*)
De battre mon cœur s’est arrêté
2008
Patrick Bottcher : La robe est noire (vous savez comme les
siciliennes…), dense, dense… Le nez est d’abord
sur la réduction avec des notes animales dominantes. Avec
l’aération on revient sur du fruit rouge, des
épices et un peu de cacao. En bouche, la fraicheur acide est
très présente avec ce côté suret des
Syrah jeunes et on trouve aussi du grillé. Ce serait pas mal
si, à côté de cela, il n’y avait pas ce
côté crayeux qui dérange. A attendre et revoir.
13/20
Olivier Mottard : Un vin qui a suscité beaucoup de
commentaires autour de la table comme sur LPV. J’ai sans
doute eu de la chance lorsque j’ai dégusté mon
premier échantillon. Sur ce vin, on sent clairement cette
présence de graphite et on croque littéralement dans
la mine de crayon. A revoir.
Alain Hinant : Très sombre violacée. Nez
déviant, peu engageant, rien d’autre…
Très particulier, belle fraicheur, les tanins sont assez
appuyés et asséchants, longueur moyenne.
13/20
Alfonso : Alors là, je crois que c’est le vin
débat de la soirée. Subjugué par le 2007 et
intrigué par ce 2008. Aux arômes de carton
mouillé, de pointe de crayon fraîchement
taillé, de senteurs de tableau… Au départ
surpris et avouons le déçu. Brefs,
j’espère que le temps fera son œuvre.
10/20
Lab : Robe: pourpre. Nez: fermé puis pas très
net, à l'aération. Bouche: pas nette,
dissociée, défectueux.
10/20
EricD : le grand mystère. Autant j'adore 2007, autant
le 2008 me laisse perplexe, marqué par ses arômes de
carton mouillé, relevés sur les trois bouteilles bues
à ce jour, ce qui écarte a priori un problème
de bouteille. Millésime qui semble entaché d'un
défaut qui, je l'espère, s'estompera dans l'avenir,
mais je suis quand même un peu inquiet pour ce vin.
9/20
Marc De Wolf : C’est assez spécial et
particulier. Pas trop d’expression de fruits. Plutôt
sur le graphite avec une acidité très
élevé. Assez brut pour l’instant avec beaucoup
de matière végétale (tannins). De nouveau bien
torréfié et fumé. Typé syrah sur sol
granitique ? Très bon vin.
91
Luc Javaux : Robe intense aux reflets violets à
rubis. Le nez est très marqué par la mine de crayon,
tant que le fruit en est masqué. La bouche est très
austère, les tannins sont cartonneux, voilà un vin
bien déroutant, qui n’offre que peu de plaisir
à ce stade, mais qui semble évoluer favorablement aux
dires du producteur.
13/20
arelate : Ouvert et carafé à sa sortie de
cave, et servi dans la foulée à la table familiale
pour la fête des mères… Belle robe rubis
intense et vive. Et...grosse surprise autour de ce vin.
Premières réflexions des convives : c'est quoi ce vin
? Il sent l'écurie, il est amer, c'est çà les
vins du Sud ? Tiens, ressert-moi plutôt un peu du rosé
de l'apéritif... Une demi-heure après : les
arômes désagréables ont disparu, la bouche est
équilibrée, fine, fruitée et alors
renversement de commentaires : il est agréable ton vin, tu
en ouvres une deuxième ? Conclusion : je crois qu'il faut le
carafer et l'ouvrir vraiment à l'avance avant de le servir.
Et alors, cet été, il pourra accompagner avec bonheur
les repas grillades.
14/20 (*)
freemanu : Tout comme sa grande sœur 07, le nez est
sur le zan. En bouche c'est différent de 07, moins de
fraicheur, mais pas cette sensation de carton mouillé comme
cela a été souvent perçu. Je le situe plus sur
la mine de crayon, et surtout sur la craie au niveau de la finale.
C'est un peu déroutant, j'avais même un souvenir plus
désagréable que ça. Bref, je m'attendais
à pire.
(*)
rkrk : Je n'ai ressenti aucun faux goût de carton
mouillé, par ailleurs aucun faux goût tout court !
Pourtant le vin a été livré dans un carton et
stocké, en attendant que je le récupère, dans
une cave bien humide. Au contraire, j'aime beaucoup le nez: aux
fruits noirs, crémeux, d'une belle profondeur. Par contre,
en bouche, le vin n'est pas très expressif, assez massif et
plutôt court. Mais il a été bu au cours d'une
soirée, dans sans grande aération. Et il est encore
très jeune. Donc: un vin très différent de la
"bombe de fruit" de 2007 (dont je n'aimais pas trop le
côté Beaujolais Nouveau) mais un vin sérieux,
serré qui après vieillissement ou carafage devrait
faire une belle Syrah du Sud.
(*)
DFried : Enfin !... Le vin commence à s'harmoniser.
Bu un petit verre après 3 heures d'ouverture. Un peu
tiède, mais offrant malgré cette température
de service inadéquate enfin une partie du fruit attendu.
Encore trop boisé, mais sans réduction comme il y a 2
mois. Je pense vraiment qu'en patientant il s'exprimera avec une
belle droiture et de belles saveurs, même si je ne pense pas
qu'il sera dans le registre gourmand d'autres cuvées. Ne
surtout pas jeter aux orties les flacons restant. Une belle
droiture commence à se faire jour avec un fruit qui parvient
petit à petit à traverser les obstacles.
(*)
seb4474 : J'ai ouvert hier après midi et pour la
deuxième fois ce vin. Je dois dire que, malgré mon
peu d'expérience des vins d'H. Bizeul, j’avais
toujours été convaincu. Là, c'est franchement
différent. La première bouteille avait
été une vraie déception et j'avais mis cela
sur le compte d'un défaut de bouteille. Cette
deuxième bouteille (et dernière de ma cave) est dans
la même lignée. J'ai donc ouvert vers 16h et
carafé immédiatement pour le laisser respirer un
maximum. Le bouchon est parfait, mais sans aucune inscription
faisant référence au clos des fées. Vers 19h,
je le goute une première fois : les tanins sont très
verts, avec une attaque pas franchement agréable, beaucoup
d'acidité et, surtout, ce goût de carton très
marqué, un peu entre l'amande verte et le papier
mâché qui voile complètement le peu de fruit
présent après 3heures de carafage. A 21h le vin a peu
évolué, les tanins se sont un peu détendus
mais le côté carton est toujours extrêmement
présent, bref pas franchement agréable et pas buvable
en l'état. La bouteille est donc restée dans sa
carafe, je regoûterai ce soir, si ca a pas change, ce sera
direction l'évier ! Franchement pas convaincant pour moi,
j'ai beaucoup plus de plaisir avec les Sorcières ou les VV
2005.
(*)
De battre mon cœur s’est arrêté
2007
Patrick Bottcher : La robe est à nouveau aussi dense
et bois d’ébène. Si le nez animal ouvre le tir,
on retrouve beaucoup plus de complexité que le 2008, avec du
fruit plus net et des épices poivrés. En bouche, on
se tourne vers le plaisir…. Il y a de l’alcool,
certes, mais ce crémeux aux tanins épicés dont
le vin fait preuve appelle la fête. Probablement à ne
pas attendre… mais, comme cela, c’est bon !
16/20
Alain Hinant : Très sombre violacée. Un peu
floral, très beaux fruits rouges très mûrs,
touche végétale, « crémeux ».
Fruit noir, avec des tanins et une acidité assez
marqués, belle longueur.
14/20
Alfonso : Deuxième rencontre avec ce vin et nouveau
coup de cœur, c’est vraiment un réel plaisir.
Une syrah d’une grande pureté. Le nez est assez
soutenu sur les fruits rouges, les épices tout en conservant
beaucoup de fraîcheur. La bouche est fluide d’une
grande buvabilité, vraiment très gourmands ! Je suis
de nouveau sous le charme.
16,5/20
Lab : Robe: pourpre. Nez: fruits noirs, minéral.
Bouche: élégance et longueur. Complexité en
fin de bouche.
17/20
EricD : 100% syrah. Superbe vin, très
équilibré. Long et complexe.
17/20
Marc De Wolf : En bouche une belle corbeille de fruits
(cerises et pruneaux). Très torréfié et
fumé. Les tannins sont encore bien présents. Bon vin.
89
Luc Javaux : Si la robe est similaire au
précédent, le nez est ici bien plus agréable
et fruité, mûr, gourmand, épicé. La
bouche est croquante à souhait, d’une texture soyeuse,
bien équilibrée et longue, que demander de plus ?
16,5/20
critique : Le flacon est remonté de la cave,
laissé à tempérer, non carafé. La
couleur est rubis violine, une belle couleur de syrah. Le premier
nez est très varié sur le fumé, la violette,
le lardé et la réglisse. L'agitation paradoxalement
à mon sens, affine le nez, tous les arômes primaires
restent présents mais dans une plus grande finesse. La
bouche est réglissée, elle passe sur le zan à
la violette de mon enfance sur la fin, il persiste des tanins fins
sur l'attaque de bouche, elle est gagnée par une pointe
chocolatée. La fumée gagne le nez, ainsi que le foin
séché. La bouche est ample, pleine, ronde, fondue, de
belle longueur, harmonieuse, de puissance moyenne. Un beau vin,
fruité, un beau nez, gagné par les fruits noirs,
tandis que la bouche se place sur le chocolat noir cacaoté.
Le nez devient profond, dominé par les fruits noirs. Je me
suis demandé ce qu'il manque aujourd'hui à ce vin? Je
cherche toujours la réponse. Un vin profond, varié au
nez, ample, fruité, il me semble au top niveau : La
plénitude. Le verre vide évoque la terre sèche
remuée. Il me reste quelques verres pour demain. Ah oui si
je devais noter:
18,75/20, juste afin de me laisser un peu de
marge sur les millésimes suivants et je l'espère des
vins d'autres domaines!
Le flacon a été conservé sous vide au
réfrigérateur, il est terminé le lendemain
soir. Le premier nez me semble assez discret, le breuvage est sans
doute trop froid au départ bien qu'il ait
tempéré une bonne heure, seul du fumé est
perceptible. L'agitation amène des notes terpéniques
agréables. La bouche est d'un beau fruité,
réglissée, je perçois aussi des saveurs de
truffe et de moka moi qui les identifie rarement. Cette belle
bouche pleine, ample, constante, sans faiblesse ou baisse de
régime redevient chocolatée. En fait le vin me semble
identique à ce qu'il était le jour
précédent. J'ai beaucoup de mal à nommer un
vin qui m'a offert autant de plaisir !
(*)
freemanu : Nez sur le zan, les épices, je trouve ce
nez assez typé Syrah Rhône Nord. En bouche, on est sur
la réglisse. C'est moins éclatant au palais que les
Sorcières mais plus de finesse, de complexité, de
fraicheur et de longueur.
(*)
La Petite Sibérie 2001
Olivier Mottard : Malgré toutes les tentatives de
réanimation, le vin est marqué par un
côté liégeux. Dommage car, outre le fait que la
dégustation de cette cuvée est rare, la structure en
bouche laissait augurer un moment assez grandiose.
ED
Alfonso : ED
Lab : Robe: pourpre et rubis. Nez: fruits mûrs puis
pas net (bouchon défectueux ?). Bouche: agréable mais
pas aussi ample que d'habitude, un peu dissociée (avec des
arômes pas nets en fin de bouche).
13/20
Luc Javaux : Malheureusement, la bouteille est
bouchonnée…
ED
(à suivre)
Autres bouteilles
dégustées :
Vieilles Vignes blanc 2003
critique : Jamais je n' ai du faire un compte rendu aussi
succinct, il faut dire que compte tenu de la faible quantité
de vin que j'ai réussi à ingurgiter cela n'est
guère surprenant, Madame et le Président de mon club
de dégustation ne m'ont laissé que la portion congrue
du flacon.
La couleur est belle sur la paille dorée. Très beau
nez, un peu citronné, et très vite dominé par
la bergamote et la poire Williams bien mûre, un nez ample
plein et tout en finesse à la fois. Beau gras en bouche, non
rectification, un gras superbe avec de beaux acidulés et
toujours ce gras magnifique avec une belle amertume sur la fin de
bouche. La bouche est ronde, pleine avec une finale immense,
interminable, avec l'impression de percevoir une belle liqueur tant
au nez qu'en bouche, bien que ce ne soit pas un liquoreux. Superbe
rien de moins.
Vieilles Vignes blanc 2002
critique : A ma connaissance le premier millésime du
domaine qui m'avait laissé un souvenir impérissable.
Le vin n'est pas carafé. Belle couleur jaune d'or. Le
bouchon est marqué sur 1 à 4 mm selon les endroits.
Le nez est puissant ; il est dominé par une saveur un peu
monolithique mais forte, est ce la conséquence du
boisé, du soufre ? Cela m'évoque le nez de La Coume
Gineste 2001 de Gauby. Les flaveurs sont empyreumatiques avec un
peu de beurre un peu rance de manière sporadique et sans
doute un peu de thym. Le contraste me saisit avec la bouche qui est
fine comparée au nez avec une agréable acidité
en toile de fond sur des saveurs de bonbon des Vosges au pin qui
gagne aussi le nez. Un vin puissant surtout au nez mais cela est la
cause d'un contraste avec la bouche et d'un
déséquilibre à mon sens, est ce dû
à la relative ancienneté du millésime ou
à son transport récent? Il reste un demi-flacon qui
donnera sa réponse demain.
Le flacon a été conservé au
réfrigérateur, il est terminé le lendemain de
son ouverture à midi.
Point de changement en ce qui concerne la couleur. Le nez conserve
cette attaque puissante à peine amoindrie à la sortie
du réfrigérateur (elle m'évoque le seigle),
mais le nez est monolithique sur cet arôme, en fait je pense
que cela provient du passage en bois de ce millésime. La
bouche est plus agréable, fine avec une belle suavité
et une belle acidité, la longueur est moyenne. Par contre le
nez pour moi est source de déception par rapport à
mes souvenirs datant de quelques années en ce qui concerne
ce millésime 2002, je pense que le fruité a
diminué mais que le boisé est demeuré, cause
de déséquilibre, par conte la bouche est fine et
plaisante.
Les Sorcières 2008
Jérôme Perez : ce vin a besoin d’air pour
s’exprimer totalement : la réduction initiale laisse
place à une dominante épicée. C’est un
vin souple, élégant, facile d’accès, aux
tannins bien intégrés.
calis : belle couleur de profondeur moyenne, larmes assez
nombreuses légèrement colorées, disque net
brillant reflet violine. 1er nez : notes fermentaires,
grillé. 2éme nez : notes chaleureuses de fruits
confiturés, une touche foxée,
torréfiée. L'attaque et souple avec directement une
matière fondu accompagné d'une belle fraicheur qui
tient la bouche jusqu'a la finale qui elle est encore un peu
anguleuse. Apres 3h d'ouverture le nez et plus profond sur le fruit
noir et les épices et la bouche est devenu plus gourmande,
plus crémeuse. La bouteille ne fait pas un pli. Le verre
vide dégage de belles notes de cerise noires très
nets. J'avoue que les notes a l'ouverture m’ont fait un peu
peur, sans une belle aération je serais passé a
coté mais l'ensemble est plaisant, je pense que c'est un vin
convivial à partager.
icna : Le nez est assez discret sur les fruits noirs, on a
comme une sensation de beurré. L’attaque est sur le
fruité, la cerise, les fruits noirs. Le vin est plein avec
une belle matière, un peu épicé, avec de la
réglisse et du café. C’est plutôt rond et
charmeur. La longueur est correcte mais est un peu amer et
asséchant. La finale parait presque tannique, ce qui est
dérangeant pour un vin de soif.
DFried : Là encore un bouquet très
fruité. Pas un nez hypnotique, mais gourmand, où le
cassis et un ensemble de fruits des bois s'exprime sans retenue.
Egalement encore de la puissance, mais suffisamment domptée
par des petits fruits noirs très présents et
savoureux au palais. Un vin de plaisir parfait à table en ce
moment qui devrait encore gagner en souplesse avec les mois. En
attendant une très jolie fraîcheur et une très
jolie matière.
Les Sorcières 2007
arelate : La dégustation de cette bouteille a
confirmé mes récentes impressions sur le
millésime précédent. Ouverte deux heures avant
le repas. Robe sombre, reflets violacés. Bonne longueur. Nez
fruité. Bouche fraiche, vive, un peu de perlant au
début qui s'estompe très vite pour ne laisser
subsister que le fruité. Bonne longueur. Bref, un vin de
gourmandise sans problème qui se boit avec bonheur sur sa
jeunesse.
15/20
fremanu : bouteille servie sans passage en carafe, mais
ouverte 2 bonnes heures avant.
Nez sur la mure, légèrement animal. En bouche, c'est
très rond, un beau volume qui envahit tout le palais, le
coté animal du nez n'est pas retranscrit dans la bouche et,
finalement, les tanins sont très bien fondus. La fin est
légèrement marquée par l'alcool et la
persistance est plutôt courte.
YOTTEN : Bouteille ouverte 2 heures avant service,
dégagée aux épaules. Bouteille
dégustée sur 2 jours. La robe est sombre et profonde.
A l'ouverture, le nez est un assez réduit même si l'on
sent quand même derrière tout le fruit qui fait le
charme de cette cuvée. Après quelques minutes, les
notes de réduction disparaissent mais étrangement, le
fruit reste très discret. En bouche, le "problème" de
perlant déjà constaté par pas mal de membres
se confirme sauf que sur cette bouteille, il ne disparaitra pas
rapidement, en tous les cas, pas le premier jour pendant le repas.
Ce n'est certainement pas catastrophique, mais cela gâche un
peu le plaisir. Comme pour le nez, le fruit a du mal à
s'imposer en bouche, ce qui au final amène une
légère déception malgré une belle
longueur. J'aurais certainement été plus
inspiré de le carafer, mais la paresse a eu raison de moi.
Rendez-vous le lendemain...
Le lendemain, comme prévu, transformation. Bien sûr,
plus de perlant. Le fruit explose tant au nez qu'en bouche auquel
vient s'ajouter des notes épicées, j'ai presque
l'impression de retrouver la cuvée DBMA 2007 qui me plaisait
tant (et que je n'ai pas encore retrouvé sur le
millésime 2008, patience...)
Les Sorcières 2006
arelate : J'étais un peu inquiet par ces divers CR
lus sur le forum, pais pour ma part : pas de gaz, pas besoin
d'agiter la bouteille, pas de carafage, juste ouvert 2 heures avant
consommation....et une bouteille qui est passée très
vite ad patres...
J'ai bien retenu la couleur (vive) pourpre tirant sur le
violacé. Par contre au nez pas de fruits rouges, mais
plutôt une odeur de cave à vin, et une bouche fraiche,
agréable et bien équilibrée. Longueur moyenne.
Un vin gourmand et de plaisir qui se boit très facilement.
14/20
Luc Javaux : Une véritable gourmandise toute en
fruit, fruits rouges et cerise confite, parfaite à boire
actuellement, bouteille vidée à trois en moins
d’une demi-heure, preuve s’il en fallait une de sa
grande buvabilité. Rapport qualité-prix exemplaire
!
Les Sorcières 2005
davidfrt : Robe rouge foncée aux reflets
rosés, il ne semble que le vin ne soit pas beaucoup
évolué à ce stade. Au premier nez, de bonne
intensité, on ressent les épices et les fruits noirs
bien mûrs et un aspect boisé surprenant puisque il me
semble ce vin ne connaît pas le bois?? Le deuxième nez
dévoile plus de fruit. Bouche: attaque souple, on
évolue de suite sur des arômes de fruits noirs,
d'épices, soutenus par une belle acidité du
début à la fin, les tanins sont encore bien
présents mais très fins. Finale fraîche de
bonne persistance finissant un poil sur l'alcool mais c'est un
sudiste. Joli vin qui me plait beaucoup plus à ce stade
qu’il y a 6 mois où il m'était apparu
fermé?
Domaine de la Chique 2008
Jérôme Perez : voilà un vin costaud et
plein, gorgé de soleil. Une matière concentrée
sur des saveurs de fruits noirs. Pas trop de complexité,
mais ce n’est pas ce que l’on recherche dans ce vin qui
joue parfaitement son rôle.
Vieilles Vignes 2008 (Primeurs avant prise de bois)
DFried : du pur cassis au nez comme en bouche. Une vraie
gourmandise pour le coup. Une fougue évidente, mais quelle
sapidité ! Une 1/2 bouteille sauvée et simplement
laissée au frigo a été engloutie en 3 minutes
par les convives ce midi.
Vieilles Vignes 1999
Patrick Bottcher : La robe est rouge grenat profond avec
toujours de l’évolution. Directement, le vin surprend
par son nez : très intense, les notes herbacées
s’imposent avec de la gentiane, de l’herbe de bison et
un petit côté poivron qui fait penser à un
cabernet franc pas trop mûr. Mais les patients sont
récompensés par des notes plus nobles de
réglisse, de fruit et une certaine présence de chair
fraiche (pas de gibier) un peu sanguine.
La bouche est structurées, équilibrée entre
l’acidité fine, plus de fruit qu’au nez mais les
notes premières du nez sont aussi présentes et
perturbent une partie du groupe.
La finale est longue, fraiche avec une pointe
d’assèchement. Un peu moins séducteur que les
vins précédents mais bien à très bien.
15/50
Vieilles Vignes 1998
Patrick Bottcher : Le vin se présente avec une robe
toujours grenat évolué marquée aussi avec une
impression de non-filtration. Le nez est assez fermé au
service puis s’ouvre sur des notes évoluées
(cacao, humus), puis sur du fruit (Fruits rouges et noirs) pour
ensuite proposé un peu de pain grillé et de
lacté. Après 15 minute d’aération, la
torréfaction s’est installée et domine.
Très beau.
En bouche, l’acidité est fine et fraiche,
l’équilibre qui suit nous étonne par sa
qualité (à mettre en parallèle avec les
difficultés décrites par Hervé sur son site).
En finale on note un peu d’alcool et une pointe de
sécheresse le tout sur une longueur moyenne. Pas mal du
tout… 14/20
Le Clos des Fées 2008 (Primeurs avant prise de
bois)
DFried : Plus dur que le VV 08 et bien moins agréable
samedi soir. Mais ici aussi, dimanche midi, la 1/2 bouteille
restante était bien plus sapide quoique un brin plus
débridée que le VV. La profondeur est là pour
faire quelque chose de haut niveau une fois le vin assagi, si le
bois ne lui fait pas trop de mal dans les mois qui viennent (il n'y
a aucune raison de craindre cela en l'état).
La Petite Sibérie 2007
Jérôme Perez : J’ai moins bien
goûté ce vin dont j’attendais beaucoup. Certes
c’est bon, mais ce soir-là, je l’ai
trouvé assez unidimensionnel et chaleureux. Grosse
matière, texture de rêve, quand même. Un peu
comme une bombe sexy trop parfaite.
arelate : Dégustée dans la cave au domaine,
sans notes, j'ai gardé un excellent souvenir de ce vin.
Couleur très sombre, reflet violacé. Nez
époustouflant, çà éclatait
littéralement sur les fruits noirs. Bouche intense, pleine,
beaucoup de matière, et une longueur impressionnante. Une
fraicheur qui fait oublier les 16° avoués par Claudine
Bizeul, bien que le flacon indique 15°. Seul le prix m'a un peu
retenu pour en acheter tout de suite une bouteille. Mais sur le
chemin du retour un de mes amis qui m'accompagnait m'a
suggéré :"on pourrait se mettre à deux pour
l'acheter et la gouter pour un petit apéro avec les copains,
non?". C'est chose faire, je viens de l'ajouter à ma
commande primeur que j'ai expédiée hier soir !
18/20
DFried : Très très bien. D'autant que je ne
savais pas que c'était la top cuvée que je
goûtais (j'ai pris le verre du voisin par erreur). Un cran au
dessus de tout. Un brin plus noble que le 05 bu ensemble (et
pourtant j'avais vraiment avalé jusqu'à la
dernière goutte de ce vin très puissant mais si rond
et savoureux). Il faudra évidemment attendre patiemment ce
2007 pour vérifier ce qu'il a vraiment à offrir en
termes de saveurs subtiles en plus des beaux tanins et de la
longueur indéniablement ample qu'il délivre
aujourd'hui. Quoi qu'il en soit pas de baby fat extravagant, ni
d'effet chaleureux type fraise Haribo ou trace volatile (pourtant
là encore la température de service un brin
élevée aurait pu être la porte ouverte aux
sensations alcooleuses intempestives. Il n'en fut rien). Un
mélange d'épices douces discrètes,
englobées dans un panier de fruits des bois très
présents. Petite trace boisée tout à fait
supportée par la matière veloutée.
(à suivre)
Conclusions
Patrick Bottcher : Côtés blancs, j’aime
toujours ce côté fruit blancs gras et fraicheur
qu’on retrouve aussi sur la nouvelle cuvée du Roc des
Anges. Cela fait des vins très plaisants
apéritifs.
Sur les rouges, même s’ils étaient ce soir assez
fermés, les Vieilles Vignes m’emballent par leur
cohésion. Si le style est un peu austère, le plaisir
est là, dans le fruit et surtout la fraicheur, ultra
constante sur la verticale.
Difficile de juger le Lladoner Pelut sur 2 millésimes, mais
le Tradition 99 me donne des regrets que ce cépage ait
rejoint les vieilles vignes définitivement. (Hervé,
même pas un petit demi-muid, l’année prochaine
?)
Le corps de la dégustation est le Clos, ce vin dont
Hervé nous confie qu’il se veut un jour être son
image d’un grand vin de France. Si je préfère
le style des V/V sur les premiers millésimes
réalisés, avec dans ceux-ci des perceptions
quelquefois comparables aux vins de Gauby, les trois derniers
millésimes se démarquent vers des vins denses,
complexes, très structurés, beaucoup plus modernes
qui contiennent, eux, l’émotion qui me fait les
goûter si souvent si jeunes. Du grand art… des vins
comme je les aime aussi en Italie !
Pour Faune et De Battre, je passe mon tour… et on revoit
cela dans deux ans.
Ca c’est pour le technique, mais dans ces vins
goûtés lors de cette fabuleuse soirée, il y a
l’homme et quand l’homme est présent,
qu’il nous anecdote chacune de ces bouteilles, le vin se met
à vivre réellement, à battre
intensément, avec ses grands moments, ses faiblesses et sa
sensibilité. Vous ne pensez pas qu’Hervé est
sensible ? Moi, il y a cinq ans, j’en doutais,
aujourd’hui, il fait partie des gens les plus humains que je
connaisse. Avant je devais être ignorant, l’ignorance
de celui qui connaît mal. Salut
l’artiste….
PS : A force de nous permettre de telles dégustations, ne
devenons-nous pas des … anges ?
Olivier Mottard : Voilà qui achève une
dégustation marathon et exhaustive sur un domaine que je
connaissais peu puisque mon plus vieux millésime est 2001
sur la cuvée «Vieilles Vignes».
Néanmoins, je suis frappé par la cohérence des
gammes.
Même si Hervé Bizeul concède que le blanc
n’est pas sa spécialité, on tient avec le 2005
et le 2007 deux beaux exemplaires de vins du Sud.
En rouge, la cuvée «Veilles Vignes» propose un
plaisir - peut-être - plus immédiat mais cela ne nuit
en rien à a capacité à vieillir et, ma foi, de
manière très intéressante, comme en
témoignent les millésimes 2000, 2001. 2002 et 2003
semblent partis pour les rejoindre.
Laissons les 2005, 2006 et 2007 mûrir en confiance. En outre,
ce sont des vins qui appellent un bon repas et qui offrent un
côté assez gourmand.
Avec «Le Clos des Fées», on joue dans un autre
registre, pas nécessairement à cent coudées au
dessus de la cuvée «Vieilles Vignes» en terme de
plaisir. Je ressens peut-être davantage l’empreinte
d’un-je-ne-sais-quoi, mélange de terroir et/ou marque
du vinificateur. Quoiqu’il en soit, j’ai
dégusté un vin toujours très
équilibré, assez accessible dès son jeune
âge sans pour autant perturber son potentiel de
vieillissement. A part le 1999, et, dans une moindre mesure, le
2004, tous les vins sont d’un très haut niveau et
l’âge ne fait que renforcer leurs
qualités.
Hervé Bizeul produit des vins modernes dans le plus beau
sens du terme. Ils sont mûrs, équilibrés et
sans élevage ostentatoire. Il réussit
également le pari de nous proposer des vins accessibles
jeunes mais qui vieillissent admirablement. Voici un tour
d’horizon assez exhaustif qui m’a permis de
découvrir un domaine attachant. Je remercie à nouveau
EricD pour son accueil et Hervé Bizeul, non seulement pour
ses qualités d’orateur et de pédagogue, mais
surtout pour nous offrir de si beaux vins.
Alfonso :
Ce soir pendant un instant De battre mon cœur s’est
arrêté,
Les fées étaient radieuses et on ne pouvait les
saisir.
Et ce qu’on ne peut avoir on l’aime
éternellement.
NDLR : Quel poète cet Alfonso !
Luc Javaux :
Outre la qualité générale des vins
dégustés, nullement surprenante pour ceux qui
pratiquent régulièrement la chasse aux Fées du
côté de Vingrau, le plus marquant dans cette
dégustation a été pour moi la
révélation d’une véritable ligne
directrice, dans chacune des cuvées
présentées, auquel aucun millésime ne
déroge.
Quand Hervé Bizeul s’est décidé à
produire son vin, il avait derrière lui un énorme
bagage en termes de dégustation et ses goûts
étaient clairement affirmés. Il savait quel type de
vin il voulait produire, car c’est ceux-là qu’il
aimait, et il a tout mis en œuvre pour y arriver avec la
réussite qu’on lui connaît actuellement.
Inutile de le cacher, j’ai beaucoup d’admiration pour
le parcours qu’il a réalisé depuis son
installation, pour les risques qu’il a su prendre et
qu’il prend encore, pour son esprit d’entreprendre,
pour la manière qu’il a de nous parler de ses vins et
de sa région, pour sa gouaille, et bien entendu, pour ses
vins.
Les vins, je n’en dirai pas grand-chose de plus, tant cette
compilation de comptes-rendus est parlante. Si le succès
d’un domaine devait se juger par le nombre de comptes-rendus
de dégustation qu’il inspire, le Clos des Fées
monterait assurément sur la plus haute marche du podium, car
si vous avez eu le courage de tout lire, ce n’est pas loin de
250 d’entre eux que vous avez eu sous les yeux. Pas mal, non
?
Merci Hervé !
Luc