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Château de Suronde

Envoyé par PhR 
PhR
Château de Suronde
dimanche 23 mai 2004 22:22:38
Hello!

Que dire!... La séquence émotion du week-end, peut-être!... Heureusement, nous n'avions pas trop surbooké!...(bbb)

Tout le monde est là , ce dimanche matin, à  l'heure, sur la terrasse ensoleillée de Chai Carlina, petite fraicheur ambiante tout à  fait adéquate.

Francis Poirel est des nôtres. Nous avons préparé ensemble cette dégustation en carafant délicatement tous les millésimes (9!). Il nous avoue au passage que c'est la première fois qu'il participe à  une telle verticale de tous les millésimes qui'il a produit!... Merci pour la confiance, dans cette vingtaine d'amateurs, qui va pouvoir donner libre cours à  l'extase!... (bbb)

La lumière éclatante de cette matinée ensoleillée relève les robes or. Chacun pressent le grand moment... (bbb)

Etonnnant et grand chenin!...

PhR



Modifié 1 fois. Dernière modification le 27/02/07 14:10 par Luc Javaux.
Re: LPViades : Chateau de Suronde
dimanche 23 mai 2004 23:09:24
Juste une petite appréciation au vol, comme ça, en sortant de la voiture (ou presque!), le 97 est une très grande bouteille! Et ce n'est pas la seule!

Olif

PhR
Re: LPViades : Chateau de Suronde
mardi 25 mai 2004 12:16:48
Le grand bleu pour le ciel, belle lumière pour cette matinée dominicale et montoise !
Nous ne sommes pas moins de vingt, installés sur la terrasse pour ce grand moment de dégustation. Le vent d'est rafraîchit l'atmosphère, si bien que nous n'avons pas besoin des parasols ! Tant mieux ! Les robes d'or et d'ambre des Quarts-de-Chaume, tous carafés soigneusement, n'en seront que plus belles ! Façon trésor des Pharaons (avant les pillages !…).

Nous ne sommes pas momifiés, mais attentifs aux explications de Francis Poirel, qui se fait une joie d'être des nôtres, pour une dégustation qui est aussi une première pour lui !

L'histoire des Quarts-de-Chaume et de Suronde. Quelques mots sur ce qui a fait de lui un vigneron passionné (c'était déjà  le cas lorsqu'il était encore un amateur !…) depuis 1994. Francis Poirel n'est pas, à  proprement parlé, un « dinosaure » du vignoble angevin, mais une simple décennie a suffit pour qu'il bouscule gentiment et interpelle le landerneau cheninesque !

Neuf millésimes donc ! Tout un programme, plus deux ou trois cuvées par ci par là  ! Whaouf ! Attention au départ !

- Anjou blanc 2001 :

Or brillant. Le nez est aérien et léger. Une belle pureté classique. Bouche en finesse et assez tendre. Puis, une certaine tension apparaît. En finale, très légère sensation saline, finement iodée ! Le Valais ou la plage ?…

- Quarts-de-Chaume 1995 :

Issu d'un millésime marqué par le passerillage. Vieil or brillant. Très beau nez sur les agrumes et les zestes confits. D'une belle intensité en bouche, bien porté par une minéralité qui semble donner une sorte de trame du lieu d'origine.

- Quarts-de-Chaume 1996 :

Cette année-là , profusion de botrytis ! Vieil or. Le nez est délicatement floral, puis évolue vers les senteurs d'une forêt de résineux ! En bouche, à  la fois, une belle finesse et une fraîcheur remarquable. Ne se départit pas de notes de tilleul (une marque du domaine !). Fin très légère, sur les bonbons miellés qu'on laisse fondre sur la langue.

- Quarts-de-Chaume 1997 :

Avant les vendanges, succession de passerillage et de botrytis ! Vieil or superbe ! Une très grande finesse miellée, avec un volume et une densité superbe. Une tension toute de minéralité, associée à  un volume d'une grande complexité aromatique. Les impressions se succèdent. Il faut en garder un peu dans le verre, pour lui donner du temps ! Quelle bouteille, ma doué !… (A noter que la revue italienne Gamberro Rosso, lui a attribué un 93/100 et notait des arômes de chocolat blanc et de vanille !…) Un vin à  sensation, s'il en est !

- Quarts-de-Chaume 1998 :

Beaucoup de pluie cette année-là  et des tries successives laborieuses. Vieil or assez foncé. Le nez est particulièrement surprenant, très atypique. En même temps, à  l'aération, il va révéler toute sa complexité : quinquina (Suze suggère-t-on çà  et là  !… L'est bonne, c't'année !…), puis nettement sur l'infusion de tilleul. L'attaque est assez fraîche pour ce vin issu d'un rendement minimum (8 hl/ha, à  20° quand même !). On retrouve des notes acidulées et miellées, bien soutenues par une pointe d'acidité assez caractéristiques (du millésime). En toute fin, des notes de tabac blond étonnent ! Si vous voulez surprendre vos amis, n'hésitez pas !

- Quarts-de-Chaume 1999 :

Vieil or. Sur les agrumes confits d'abord, évoluant délicatement vers la rhubarbe. Attaque acidulée. Gras et intensité. Très légère touche amère, façon zestes d'agrumes. Un millésime un peu sur la réserve jusqu'à  maintenant, mais qui commence à  exprimer des choses intéressantes, de l'avis même du vigneron !

- Quarts-de-Chaume 2000 :

Année difficile, de la pluie, de la pourriture… Un nez plus diffus, sur des notes pharmaceutiques, manquant de précision à  ce stade. Bouche assez grasse, mais moins longue et ample que ce qui précède. L'équilibre est un peu imprécis lui aussi. La persistance est en retrait par rapport aux plus étonnants. Attendons, mais sans doute pas un très grand potentiel pour étonner…

- Quarts-de-Chaume 2001 :

Or soutenu brillant. Le nez est, là  encore, très finement miellé, aérien, léger. En bouche, la sensation est immédiatement équilibrée avec une intensité marquée, où le miel de fleur le dispute à  la minéralité. A le potentiel pour rejoindre le top !….

- Quarts-de-Chaume 2002 :

Prélevé sur barriques. Or, très légèrement trouble. Sur les arômes plutôt fermentaires. Et d'élevage en cours. Gras, intense, sur les agrumes. Support acide assez soutenu. Encore un beau potentiel.

- Quarts-de-Chaume 2003 :

Echantillon prélevé sur barriques. Or orangé surprenant. Arômes fermentaires. Gras et volumineux. Très dense. Semble devoir être beau, malgré les vendanges qui demandaient beaucoup de vigilance (pourriture acétique parfois) et un terme très anticipé pour le domaine (avant fin octobre !). A suivre !

- Quarts-de-Chaume, cuvée Victor et Joseph 2003 :

Pas produite depuis 1996 et 1197. Or superbe. Un « extrait » de QdC, sur des arômes très mûrs (29° au départ !…). A ce stade, l'acidité semble apporté un grand équilibre, malgré un sucre qui dépasse 360 gr !… Ca va décoiffer !…

Merci encore à  Francis Poirel, pour ce très grand moment !…
Après ça, vous pouvez aller méditer sur la plage! (aaa)

Cordialement,

PhR
Re: LPViades : Chateau de Suronde
mardi 25 mai 2004 12:34:47
avatar
Tu ne trouves pas que la couverture en SO2 est insuffisante sur le 97?
PhR
Re: LPViades : Chateau de Suronde
mardi 25 mai 2004 12:48:15
Mais encore?... Tu évoques des sensations ressenties après aérations... ou un autre compte-rendu (bbb)?...

PhR



Message edité (25-05-2004 12:51)
1ères LPViades : Château de Suronde, en Quarts et en entier !
mardi 25 mai 2004 16:44:54
Point culminant de ces 1ères LPViades vendéennes (ou comment anticiper l'actualité !), cette dégustation était prévue de longue date, bien avant la controverse bettannienne, qui , tout grand dégustateur qu'il est, peut néanmoins se planter, ce qui finalement est plutôt rassurant. Ce qui est plus grave, par contre, c'est l'impact que peut avoir son discours après avoir porté un avis aussi tranché et définitif sur seulement deux bouteilles dégustées. Enfin, bref, passons!

Grâce aux relations de PhR, le super GO en chef de la manifestation, nous avions la chance d'avoir à nos côtés Francis Poirel en personne, accompagné de l'intégralité de sa production en Quarts-de-Chaume depuis le millésime 95. Le Quarts-de-Chaume en entier donc, même s'il s'agissait uniquement des « meilleurs quarts de la récolte, pendante ... ».

Pour l'anecdote, Francis Poirel, un artisan vigneron jovial et fort sympathique avait fait le voyage la veille, et nous avons passé une grande soirée festive autour des vins que nous avions emmenés et des plats proposés par Phil85 du Chai Carlina, qui avait mis un tigre dans son moteur et passé la surmultipliée pour gérer le soutien logistique des LPViades en même temps que sa clientèle, fort nombreuse en ce pont de l'Ascension. J'avais apporté dans mes valises un Quart-de-Chaume 1988 du Château de Suronde, période Laffourcade, pensant qu'il était intéressant de remonter dans le temps. Ce fut effectivement éloquent, pas dans le sens où je l'imaginais pourtant, avec un vin vert, acide, vraisemblablement chaptalisé, rien à voir avec ce que nous allions goûter le lendemain.

Anjou blanc 2001:

Très pur, sur le fruit avec une minéralité qui perce, il laisse la bouche fraîche de par son équilibre et sa belle structure acide.

Sauvignon 2001:

En magnum et ouvert depuis la veille. Il s'ouvre sur des notes de fraise, de menthe poivrée et/ou de feuille de fraisier. Grande et belle structure acide qu ressort en finale, un vin qu'il faut attendre, d'après Francis, mais déjà diablement bon!

Anjou blanc 1998:

Nez puissant, intense et complexe, avec des notes miellées. La bouche fait ressortir de discrètes notes cartonneuses, précurseurs du liège sans doute, traduisant un problème de bouchon, qui ma foi, est loin de rendre le vin imbuvable!

Quarts-de-Chaume 1995:

Année très sèche à l'origine d'un passerillage des raisins. La robe est dorée, brillante. Le nez est intense, terpénique débutant et confit, abricot sec, pâte de coing. La bouche est vive, portée par une belle acidité, longue. Minéralité et fruits secs s'expriment en rétro-olfaction. Très longue persistance! La barre est placée très haut pour une entrée en matière!


Quarts-de-Chaume 1996:

Année à botrytis. Si la robe est similaire, le nez est moins aromatique, plus minéral (graphite). S'y ajoutent des notes de coing. La bouche est un peu plus molle mais plus intense, plus profonde et plus grasse. La richesse se révèle dans le temps et dans la finale. Difficile de trancher entre 95 et 96! Lequel préférer? Sans aucun doute les deux, qui reflètent magnifiquement les différences entre millésimes.

Quarts-de-Chaume 1997:

Ce millésime est en fait la somme des deux, puisque la chaleur de l'été a fait passeriller les raisins qui se sont gorgés à nouveau d'eau avec les pluies de septembre et le botrytis s'est finalement installé par la suite. Le nez d'abord un peu réservé, se livre par petites touches, hésitant entre la minéralité, le confit et le botrytis. Ce qui ne fait que le rendre plus complexe, en fait. La bouche est onctueuse mais fraîche, s'amplifie progressivement, la liqueur s'étale pour se fondre dans une finale en queue de paon. J'en suis bouche bée! Un vin grandissime qui ne souffre certainement pas d'un excès de manque de soufre!

Quarts-de-Chaume 1998:

Année pluvieuse dans laquelle produire un vin liquoreux s'est révélé être un tour de force! Le nez est très original, pour ne pas dire surprenant, sur des notes de cake au rhum et aux raisins. Une vraie gourmandise qui évolue par la suite sur de la quinquina et de l'orange amère. La bouche est légèrement déséquilibrée avec une perception du sucre trop importante, mais dans le contexte, c'est un vin plus qu'honorable.

Quarts-de-Chaume 1999:

Nez frais, légèrement mentholé, sur la cire et le miel. Une grande richesse en glycérol, donc, mais une fraîcheur bien présente grâce au menthol et à l'acidité.

Quarts-de-Chaume 2000:

Encore un nouveau nez, pas le plus réussi, mais le millésime fut assez calamiteux. Des notes iodées, pharmaceutiques s'imposent à moi et ne me quittent plus. La bouche est épicée, un peu alcooleuse avec une finale dissociée et une rétro iodée.

Quarts-de-Chaume 2001:

Très acidulé, limite citronné, on décèle déjà de la minéralité (mine de crayon) et des notes confites d'abricot. La bouche est encore un peu dissociée mais la liqueur est belle. A attendre et ça devrait être très beau!

Quarts-de-Chaume 2002:

Echantillon tiré du fût. La robe est à peine trouble et le nez s'ouvre sur des notes fermentaires de pomme de bois. La liqueur est rafraîchissante et la finale très acidulée.


Quarts-de-Chaume 2003:

Tiré du fût également, la robe est trouble, le nez également fermentaire, sur la pomme, le cidre. A l'oreille, on entend la mer! Le vin pétille joyeusement. La bouche est grasse, riche et onctueuse, très concentrée avec une belle acidité et une finale fraîche. Un vin impressionnant qui devrait faire un malheur dans quelque temps!

Quarts-de-Chaume 2003, cuvée Victor et Joseph:

Le coeur des Quarts, 29° potentiel! Liquoreux de l'extrême, 360 g de SR, 6° d'alcool, il possède une richesse énorme et la bouche reste fraîche malgré tout ce sucre! Un véritable PMG dans les Quarts!

Difficile de ne pas être séduit par cette verticale d'anthologie! Après avoir goûté un 1988 caricatural la veille, on mesure mieux le chemin parcouru pour obtenir de grands vins. Ce qui est certain, c'est qu'avec le Château de Suronde les Quarts-de-Chaume ont retrouvé tout leur lustre d'antan. Si j'étais Seigneur de la Guerche, j'exigerais volontiers chaque année une dîme de ce vin-là !

Olif

P.S.: je voudrais dire que je me suis formellement opposé à ce que mon titre soit modifié par la rédaction de LPV en «Enfin un palmarès dans les Quarts-de-Chaume! Suronde au sommet!». Même si c'est mérité, cela n'aurait pas été honnête!





Modifié 1 fois. Dernière modification le 21/08/05 17:30 par Olif.
Re: LPViades : Chateau de Suronde
mardi 25 mai 2004 22:23:27
Merci les amis pour ces cr fort passionnants.

Juste une ch'tit remarque :
Il aurait été instructif et pédagogique, il me semble, d'introduire un, voire plusieurs intrus, du type du QdC de Claude Papin, de Baumard, de la Varière, domaine qui sont mieux appréciés dans le Bettane&Desseauve, au grand dam de Guy Renvoisé et de beaucoup d'autres apparemment.
Ce sera pour la prochaine fois (bbb)

Phil(qui va laisser ses 97 vieillir tranquillement)

P.S.: au fait, les LPViades auront-elles lieu l'année prochaine ?
Re: Château de Suronde
dimanche 13 novembre 2005 11:04:12
Château de Suronde - Anjou 2002 :

Ce vin blanc sec est issu d'une toute petite parcelle de chenin non utilisée pour le Quart de Chaume.


A l'ouverture le vin à la robe d'or exhale des senteurs plutôt alcooleuses et des arômes un peu durs.
Sur les conseils de Francis Poirel, je pratique un traitement de cheval: un carafage, puis retour bouteille, puis retour définitif en carafe.

Le vin est servi assez frais un peu moins d'une heure plus tard.

Robe : d'un or profond.

Nez : il se complexifie sur des notes miellées, de cire, de fleurs et une petite pointe d'ambre.

A l'aveugle, on s'attendrait presque à un liquoreux pas trop chargé en sucre.

Bouche : l'alcool et l'acidité sont là. Mais le palais est surtout envahi de touches florales, citronnées et ambrées-miellées. Certains autour de la table trouvent un léger fond oxydatif. Pas moi.
D'ailleurs une heure passant cette impression s'estompe chez eux au profit d'une sensation plus minérale que je retrouve aussi.
La finale est assez surprenante laissant sur la langue une sensation d'acidité maîtrisée presque tannique s'évaporant sur des notes miellées et fleuries, qui restent très longtemps en bouche.

C'est franchement très bon, mais avec un caractère qui ne plaira pas à tout le monde.

Le lendemain un verre bien rempli qui était resté exprès sur la table d'une pièce assez fraîche offre un nez plus éteint (sauf après agitation qui laisse échapper des effluves sucrées et d'ambre). La bouche est bien plus fondue sur l'iode, le citron, l'épice et le miel de fleur.

A noter que le doré de la robe n'a pas bougé d'un iota.

A noter également, que malheureusement le prix de la bouteille chez le caviste est (trop) chère, autour de 18€.

Attention à combiner ce vin judicieusement avec un met simple, mais approprié.

Cordialement,
dfried

Re: Château de Suronde
dimanche 13 novembre 2005 17:23:48
DFried a écrit:
-------------------------------------------------------
> Château de Suronde - Anjou 2002 :
>
> Certains autour de la table trouvent un léger fond oxydatif. Pas moi.
> [cut]
> D'ailleurs une heure passant cette impression
> s'estompe chez eux au profit d'une sensation plus
> minérale que je retrouve aussi.
> La finale est assez surprenante laissant sur la
> langue une sensation d'acidité maîtrisée presque
> tannique s'évaporant sur des notes miellées et
> fleuries, qui restent très longtemps en bouche.
>
> Cordialement,
> dfried
>
>

Il n'est pas rare pour des néophytes de confondre réduction et oxydation dans les Anjous blancs. Ca m'est arrivé avec la Coulée de Serrant 90 dégustée avec Xavier.l : heureusement qu'il était là, je serais complètement passé à côté.
La finale presque tannique est aussi une caractéristique de l'Anjou (notamment à Savennières) et des chenins sur schistes, où la vigne connaît pas mal de stress hydrique, rendant les peaux épaisses. C'est aussi à l'origine de la fameuse amertume "noble" des grands chenins angevins. Je tiens ceci d'Eric Morgat.

Phil

Re: LPViades : Chateau de Suronde
dimanche 13 novembre 2005 17:42:41
Salut Ptitphilou,

Je ne rentrerai pas dans le détail des constatations géologiques que je ne maîtrise pas.

En revanche, nous sommes parfaitement d'accord sur les saveurs prononcées des Anjous blancs. Exquises à bonne température, lorsque l'on sait patienter jusqu'à parfaite aération (quoique parfois, on a beau attendre longtemps...).
Celui concocté par F.Poirel vaut en tout cas le détour.
J'ai hâte de goûter le 2003 pour voir s'il offre plus de finesse (ou moins winking smiley).

Cordialement,
dfried
Re: LPViades : Chateau de Suronde
dimanche 13 novembre 2005 17:54:10
Pareil winking smiley j'attends la livraison des 2003 hot smiley
Re: LPViades : Chateau de Suronde
dimanche 13 novembre 2005 18:00:55
Encore 3 petites semaines max. à attendre
Cordialement,
dfried smiling smiley
Re: LPViades : Chateau de Suronde
dimanche 13 novembre 2005 18:04:24

Re: Chateau de Suronde Quarts de Chaume 2001
lundi 14 novembre 2005 14:41:33
Château de Suronde "Quart de Chaume 2001" :

J'ai posté dans la rubrique dédiée aux Quarts-de-Chaume mon CR détaillé sur une merveilleuse bouteille de chez F.Poirel millésimée 2001.

Je souhaite juste ici compléter les bonnes espérances d'Olif.
En effet, 18 mois après son CR, la bouteille offre une finesse et un plaisir simplement incontournable (et disons le tout de suite pour encore longtemps).
Même sur 24h le nectar ne perd pas sa fraicheur ni l'harmonie de ses arômes.

Nez : verveine, chevrefeuille, fleur, miel et alcool (senteurs plus fondues et confites 24h plus tard).

Robe : un doré profond tirant très très légèrement vers l'ambre (un peu plus 24h plus tard).

En bouche : on retrouve les arômes appelés par le nez avec grande pureté. Une pointe de verveine en particulier, et une très jolie acidité. Le liquide glisse le long de la langue directement dans le gosier laissant planer longtemps, très longtemps ses douces saveurs finement réhaussées d'une pointe acide. La texture est soyeuse et fluide.

Je ne me suis toujours pas résigné à rincer un verre vide oublié et qui a emmagasiné ces subtiles effluves gourmandes (bon il y a un peu de paresse aussi, mais tout de même...).

Miam .

Cordialement,
Dfried smiling smiley
Re: Chateau de Suronde Quarts de Chaume 2001
mardi 22 novembre 2005 19:03:24
Petite visite à Suronde hier, entretien avec F. poirel ainsi qu'avec son successeur à l'élaboration des vins du domaine.

Dégustation de 3 vins :

Vin de table français - Sauvignon 2004 sur fût
robe pâle, nez à l'intensité moyenne, vin à l'aspect tendu qu'enveloppe une certaine douceur, ensemble équilibré avec du goût.

Anjou blanc - Chenin 2004 sur fût
robe jaune pâle à peine plus intense que la précédente, le nez se montre plus fin, pur, fruité et floral. Le vin est plus étoffé dès le départ, gras et fond tout le long dans un bel équilibre, saveurs florales et fruitées, le tout se prolonge en finale avec une touche minérale un peu plus présente associée avec des notes de vanille apportées par le bois. Très bon
L'élevage pourrait passer de 18 à 12 mois sur cette cuvée.

Quarts-de-Chaumes 2003 en bouteille
Jaune or uni, nez intense et expressif avec des notes de fruits rouges! La bouche est ample, dense mais fondante et très aromatique, le vin reste uni, superbe équilibre qui rend l'ensemble totalement aérien. Grande persistance aromatique en finale, quelle longueur !
L'impression que le sucre résiduel est comme "absent" rend ce vin appétant et donne envie d'en reprendre un verre...ce que j'ai fait tellement j'ai aimé !

Superbe lieu et vigneron hors norme.


svefn
Re: Chateau de Suronde Quarts de Chaume 2001
mardi 22 novembre 2005 19:07:59
avatar
Merci Svefn.

Si tu nous en disais un peu plus sur ce successeur...


Luc
Re: Chateau de Suronde Quarts de Chaume 2001
mardi 22 novembre 2005 20:46:13
Luc,

Cette personne travaillait auparavant chez un autre vigneron de la région, c'est un adepte comme F. Poirel de la biodynamie, du respect de la terre, il aura une personne à temps plein une bonne partie de l'année pour l'aider dans ses tâches, le 2005 est son premier millésime produit.

Cette personne est employé par le nouveau propriétaire.


svefn
Re: LPViades : Chateau de Suronde
mardi 22 novembre 2005 20:48:27
T'as pas son nom et des précisions plus précises ? (e.g. c'est qui cet "autre vigneron de la région" ? ;-)
Merci
Phil
Re: LPViades : Chateau de Suronde
mardi 22 novembre 2005 21:45:30
avatar
Moi aussi je veux des précisions précises...winking smiley
A moins bien sûr que ce ne soit top secret et réservé aux seuls initiés...tongue sticking out smiley


Luc
Re: LPViades : Chateau de Suronde
mercredi 23 novembre 2005 19:06:46
Phil, Luc,

désolé mais j'étais tellement concentré sur les vins que j'ai pas porté attention aux noms qu'à indiquer F. Poirel.


svefn
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