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Château Montrose, Saint-Estèphe

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Guest a répondu au sujet : Re: Montrose

A Thieery

Je crois bien que tu as raison. Mais dans mon cas c'était 2 bouteilles de la Dame 86 que j'ai bu autour de 1992-1993. Pour le futur ( 2005-2008 ) une bouteille de la Dame 1995 m'attends.
#31

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Guest a répondu au sujet : Montrose 90 ou 96, quel est le meilleur ?

Pour ceux qui se posent la question :
Montrose 90 ou Montrose 96, quel est le meilleur ?

Un début de réponse ou du moins l'avis de JM. Quarin. ( www.quarin.com )

Petit copier/coller :

"" Dans un article paru en décembre sur «Le Rôle d'un Critique de Vin», j'évoquais mon désarroi devant la cote surévaluée de certains vins. En voici un nouvel exemple.

Montrose (Cru Classé de Saint-Estèphe) 1990 et 1996

Depuis mes premiers commentaires sur le 96, j'ai toujours signalé la grande réussite de ce millésime à  Château Montrose. Ce vin montre une grande qualité dans la précision de ses arômes et de sa structure. Sa réussite vient de la parfaite adéquation entre l'exceptionnel potentiel du millésime et le haut niveau technique de la propriété depuis 95. Souvenons-nous que le parc de barriques de Montrose avait été renouvelé en 94. Finies les odeurs de vieux bois, d'humidité et autres. Finie aussi la raideur tanique maladroite que l'on trouve toujours dans le 1993 comparée au bel équilibre et à  la réussite du 1994.
Le nez du 1996 se montre remarquablement pur et frais. La fraîcheur vient de la maturité du millésime, si favorable à  l'expression du cabernet sauvignon. Les conditions climatiques ont permis de vendanger mûr mais pas plus. La pureté provient tout à  la fois de l'éclat du fruit que du beau travail effectué à  partir de barriques pour la plupart neuves.
Le 90, millésime de forte chaleur et de gros volumes de production, ne possède pas la même distinction aromatique. Aujourd'hui, le nez, plus animal, plus viandé, plus solaire, n'est surtout ni frais, ni pur. Il y traîne des odeurs de vieux bois qui, sans être désagréables, manquent néanmoins d'éclat. Que serait ce vin élevé en fûts neufs et traité comme le 96 ? On ne le saura jamais, mais les techniciens et les connaisseurs ne s'y trompent pas : il serait meilleur et surtout plus grand. Donc le nez de 90 est plus ouvert mais moins raffiné. Le nez du 96 est plus réservé. Il ne le sera plus dans 6 ans. Sa fraîcheur étonne. Elle préservera ce vin pendant longtemps de toute sensation de «vieux».
La bouche du 90 plaît pour sa rondeur dès les premiers instants de la dégustation. Ce beau volume montre pourtant des tanins un peu rustiques, voire secs en fin de bouche. Ces sensations - rusticité, sécheresse, manque de précision- sont-elles admissibles pour un vin coté 100/100 chez Parker ? Il n'y a rien là  d'un modèle, si ce n'est un cas de surestimation. Les conditions de la maturité du raisin dans ce millésime chaud, le gros volume de production, le traitement de la vendange et l'élevage en fûts pour partie usagés signent ces sensations sans noblesse.
A l'inverse, 96 rentre en bouche plus discrètement. Son charme et sa grandeur viennent de la présence de deux sensations presque contradictoires qui iront en s'harmonisant de plus en plus avec le vieillissement : une trame tanique serrée, une douceur presque sucrée. Sa texture précise, tramée par un grain tanique noble, progresse lentement en bouche. Vous noterez au passage que ce caractère tanique tout à  la fois frais, fin, juteux et étoffé me semble être typique de l'expression des cabernets sauvignons médocains les plus réussis. Le développement savoureux, régulier et sans heurt s'accompagne de nombreuses saveurs. Elles persistent longuement en finale sans jamais sécher le palais. Ce jeu subtil entre la fraîcheur du fruit, son éclat, la fine âpreté du tanin et la viscosité soyeuse relève du millésime exceptionnel. Dans une dégustation à  l'étranger, goûté à  côté du Las Cases 96, le Montrose 96 n'a pas démérité. Il a surpris favorablement beaucoup de participants.
Je compare 90 et 96 de Montrose à  peu près tous les deux ans. Cette dernière année, j'ai goûté le 96 quatre fois. Il progresse, tandis que 90 semble perdre la luxuriance qu'il affichait juste après la mise en bouteille.
Il existe des gens pour préférer 90 à  96. Dans la comparaison, ils mesurent mal combien six années de différence profitent au 90. En effet, il est plus prêt à  boire. Peu de consommateurs savent comprendre la potentialité du 96 et voir les limites du 90. Voilà  pourquoi ils cherchent des conseils et suivent des guides. L'absence d'éducation, le manque d'expérience, l'impossible mise en perspective des sensations gustatives éprouvées gênent le consommateur. Ces thèmes furent l'objet du stage qui vient de s'achever. Oui, l'éducation change tout à  l'affaire. Et je m'étonne sans cesse de constater que, si les praticiens préfèrent le 96 au 90, le marché consacre toujours le 90. Il y a quelque chose qui cloche là -dedans, comme dirait Boris Vian.
Valeur du 90 : 300 euros. Valeur du 96 : 60 euros. Moyenne des notes sur mes 4 dernières dégustations : 96 : 17,88/20. 90 : 17,06.
Mon conseil : échanger une bouteille de 90 contre cinq bouteilles de 96 ou le revendre à  des spéculateurs.

Dame de Montrose 2001 (noté 15-15,5). Le collage a bien affiné ce vin au nez comme en bouche. Frais et fruité au nez, il offre maintenant des tanins bien en place avec du goût et une longueur normale. Il s'agit d'un second vin bien homogène.

Montrose 2001 (noté 16,5-17). Tout comme pour le second vin, le grand vin est ici une réussite et compte même parmi les meilleurs vins du Médoc dans ce millésime. Je suis frappé par son nez crémeux et son toucher de bouche plutôt gras pour un Montrose. Il offre un caractère élancé, un grain tanique fin et une longue finale. Comparé de nombreuses fois au 2000, j'ai toujours préféré le 2000, mais j'attends la mise en bouteille pour me prononcer plus précisément. En effet, l'élégance tanique du 2001 pourrait se révéler encore plus succulente qu'elle n'est avec le temps.

Montrose 2000 (noté 17-17,5). Ce vin charmeur, large, au goût mûr s'est beaucoup refermé depuis la mise en bouteille. Son entrée en bouche est aujourd'hui supérieure au 2001, mais sa finale un peu moins subtile. Il est en train de se refermer. Il ne faut pas y toucher. Quoi qu'il en soit, l'écart goût-prix est en faveur du 2001. ""

Amitiés,
M@nuel.
#32

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Guest a répondu au sujet : Re: Montrose

Jean-Marc Quarin est le dégustateur le plus critiqué de la place de Bordeaux. Enormémént de gens très compétents voient en ce type totalement imbu de sa personne, un piètre dégustateur qui cherche uniquement à  se faire mousser. Je l'ai rencontré une fois, il n'a suscitté chez moi aucun intérêt. Il s'écoute parler et représente l'archétype même du dégustateur intello-branleur.
#33

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Guest a répondu au sujet : Re: Montrose

Ton avis sur JM Quarin est très interessant.
Est-il objectif, je n'en sais rien mais il est interessant.
Je n'ai jamais rencontré ce Monsieur, j'ai seulement 3 guides signés Quarin et je n'ai pas cette impression là .
Parker aussi n'est pas dans tous les coeurs .... et pourtant ...

Quarin, semble préférer les vins fins, subtils, complexes et longs, moi ça me va très bien. ;-)

Mais encore une fois, je prends note de ton commentaire.

Amitiés,
M@nuel.
#34

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claudius a répondu au sujet : Re: Montrose

Manuel,

j'ai trouvé l'article très intéressant. Le mieux serait de faire le test soi-même, je n'ai malheureusement pas de 90.
Comme je l'ai déjà  dit plus haut, Montrose 89 est pour moi un très grand bordeaux. Si le 90 est encore meilleur...
J'ai encavé du 94, 95 et 96 que je n'ai pas encore gouté. Montrose est pour moi le prototype de Bordeaux avec lequel il faut savoir être très patient, donc j'attends. Je me réjouis déjà  des futures horizontales St Estèphe: Calon-Ségur, Montrose & Cos 94, 95 et 96. Calon-Ségur et Montrose ont une minéralité que Cos ne me semble pas posséder.

Amicalement
#35

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Guest a répondu au sujet : Montrose 90 vs 96

Claudius,

C'est souvent ce que je me dis : goûte et fais toi ton propre avis. ;-)
Comme toi, malheureusement, je n'ai pas de 90.
L'aspect financier venant freiner mes ardeurs. :-(
Et je n'ai qu'une seule bouteille de 96 ... Snif... snif.

D'autres sur ce forum ont-ils déjà  bu ces 2 millésimes, qu'en pensent-ils ?

D'autres aussi trouveront le débat stérile. 90 et 96 sont deux grands millésimes de Montrose et basta ! On ne va pas se prendre la tête !
Mais alors que faisons nous sur ce forum ? ;-)

Moi, j'avoue que j'aime bien "chipoter" et peut-être que si j'avais la possibilité de goûter ces deux vins, je trouverai que 96 est supérieur à  90 et la fois d'après l'inverse ....
Mince, décidément que c'est compliqué le vin ! ;-)))

Amitiés,
M@nuel.

Pour revenir au constat de JM Quarin, je trouve normal
#36

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Guest a répondu au sujet : Re: Montrose

Dyonisos,

quels sont les gens très compétents dont vous parlez ? Ce serait intéressant d'avoir leurs noms me semble-t-il.
Si ce monsieur Quarin s'écoute parler, c'est que c'est là  un de ses défauts, c'est tout. Il y en a de pires et nous en avons tous.
Ce qui m'intéresse, c'est de savoir si ses commentaires s'avèrent, sur longue période, "justes" -avec toutes les nuances qu'il faut apporter au mot "juste"-.
Là  aussi, il me semble qu'il y a bien pire !
Avez-vous déjà  lu les pseudo-commentaires de Wine Spectator, Decanter ou de la RVF, par exemple, après une campagne de Primeurs à  Bordeaux ? Peut-on appeler cela des "commentaires de dégustation" ???

Prudence, prudence, donc...

Cordialement,
Didier
#37

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Guest a répondu au sujet : Montrose - JM. Quarin

Didier,

Les commentaires de Quarin sur les bordeaux primeurs sont pour moi autrement plus précis, complets, interessants, "engagés" que ceux de la RVF par exemple .
Et surtout je retrouve dans ses commentaires des sensations vérifiées en goûtant les mêmes vins (ce qui me sembe essentiel quand on s'appuie sur un guide pour essayer d'acheter bon).

Mais comme je disais plus haut, je respecte l'avis de Dyonisos... même si je ne suis pas d'accord.

Amitiés,
M@nuel.
#38

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Guest a répondu au sujet : Re: Montrose

Que Quarin soit un bon ou un mauvais, dégustateur, personnellement, je ne peux juger, que des maîtres de chais de châteaux prestigieux (pas forcément mal notés par le sus-nommé) m'aient dit qu'il ne comprenait rien au vin, est une certitude.
Qu'il s'écoute parler et ballance ses certitudes me semble aussi criant. Lisez-bien son papier et vous comprendrez comment marche le personnage: si vous ne pensez pas comme lui, c'est que vous êtes un incompétent. Lorsqu'il écrit que tout est question d'éducation, je n'adhère pas du tout à  cette vision du "goût unique". Certes l'éducation est indispensable, mais ensuite, tout est question de sensibilité! C'est la grande différence entre sa conception du vin et la mienne.
J'ai dégusté ces 2 vins et je ne me pose pas la question de savoir si un dizième de point les sépare. Ils sont issu de 2 millésiems très différents et représentent 2 approches du terroir de Montrose. Je l'ai déja écris, c'est un vin qui demande énormément de temps pour s'affiner (il suffit de boire 86 ou même 70 aujourd'hui pour s'en convaincre), certes le 90 a qq peu perdu de son éclat de jeunesse, mais il est parti tel un courreur de fond, pour très longtemps. En tout état de cause, aucun de ces 2 vins n'est à  son apogée actuellement, et bien malin est celui qui peut dire celui qui sera alors le plus grand. Peut-être même, y aura-t-il divergeance de vue.
#39

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Jérôme Pérez a répondu au sujet : Re: Montrose

Dionysos,

Au sujet des deux vins qui s'affirment différemment vous avez sûrement raison. De toute façon, dans deux millésimes comme ceux-là , Montrose, ça doit être grandiose.
Au sujet de la petite guéguerre de personnalité, je ne crois pas que cela soit d'un quelconque intérêt, si ce n'est discréditer un guide pour en faire mousser un autre. Vous semblez connaître très bien ce milieu des dégustateurs professionnels, et vous savez comme moi que les conflits de personnalités sont aussi des conflits d'intérêts. Cela intéresse finalement assez peu le passionné. Ce qui, par contre, est très intéressant, est de comparer des approches différentes, ce qui peut expliquer des différences de jugement.

Jérôme Pérez
#40

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Guest a répondu au sujet : Re: Montrose

Dyonisos,

" [...] que des maîtres de chais de châteaux prestigieux (pas forcément mal notés par le sus-nommé) m'aient dit qu'il ne comprenait rien au vin, est une certitude."

En traduisant ça donne : Nous, maîtres de chai de grands chateaux, on fait de la merde mais comme JM. Quarin ne comprend rien au vin, il nous note bien. Ben alors, ils devrait être contents et rassurés, non ? ;-))

Plus sérieusement, j'ai eu moi aussi l'occasion lors de certaine visite de propriétés d'avoir des avis divergent sur les crtiques pro. Je me rappelle même d'un beau domaine de Pomerol qui estimait beaucoup Patrick Dussert-Gerber. A partir de là  ....... tout est possible. ;-)

Amitiés,
M@nuel.
#41

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Guest a répondu au sujet : Re: Montrose

Dyonisos,

il me semble que le propos initial de J.M. Quarin est de mettre en exergue la différence d' "appréciation" du Marché entre le 90 et le 96 (beaucoup basée, vous en conviendrez, sur la note sans appel de R. Parker pour le 90) par un commentaire -certes personnel mais pas seulement (il parle de l'estime de praticiens pour le 96 relativement au 90)- comparatif et termine en disant que la différence de cotation et de prix ne lui semble pas justifiée.
C'est le genre d'avis que je prends en compte.
Pour le reste, savoir si le maitre de chai du chateau prestigieux X est plus compétent que tel ou tel critique pour formuler un avis circonstancié sur Montrose ne m'est pas d'une grande utilité. Cela, c'est de l'ordre du subjectif et peut-etre moins s'il y a des histoires de personnes là -dessous.

En tout état de cause, nous voilà  en présence, surement, de deux grandes bouteilles !

Cordialement,
Didier

P.S. : mon clavier n'affiche plus les accents circonflexes....
#42

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Yves Zermatten a répondu au sujet : Re: Montrose

J'abonde dans le sens de Didier.

J'ai pour ma part trouvé les remarques de JM Quarin (que je ne connaissais pas) pour le moins dignes d'intérêt.

Je trouve la condamnation de Dionysos pour le moins hâtive et peu argumentée, sinon par des rumeurs ("des maîtres de chais de grand château ont dit qu'il ne connaissait rien au vin") qui sont un peu trop faciles et définitives pour être honnêtes.

On est pas loin de la calomnie et on se situe à  mon avis dans la pure médisance.

cordialement

Yves Z

Yves Zermatten
#43

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Guest a répondu au sujet : Re: Montrose

J'ai déja plusieurs fois que Montrose possédait l'indice tannique le plus puissant de tout Bordeaux !!!
#44

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Yves Zermatten a répondu au sujet : CR:Montrose 93

Montrose 93

Belle robe sombre, reflets rubis, légèrement évoluée.

Nez encore un peu fermé où les arômes tertiaires pointent leur nez. Un peu poussireux à  l'ouverture, il a gagné en pureté à  l'aération. On retrouve encore du bois, un peu sévère, sur des nuances de fumée, de cuir, de boîte à  cigare, de cèdre, de poivron, avec des fruits noirs.

A l'attaque en bouche, la matière est assez dense, soyeuse, avec de l'élégance et de glycérine. Les tannins sont parfaitement fondus, la texture est lisse, presque onctueuse. Si le vin est plutôt massif, le volume n'est pas énorme et il tombe un peu en fin de bouche, en laissant une sensation de dureté et de verdeur.

Cette bouteille supporte un bon carafage.

L'ensemble est toutefois bien équilibré, avec un beau fruit et des tannins de classe, et le vin est réussi. Ca manque de complexité pour être grand et le fruit ne semble pas assez mûr, malgré sa belle expression.

C'est assurément l'un des meilleurs 93 bus à  ce jour et ce vin a encore de beaux jours devant lui. Il me paraît facilement pouvoir tenir encore 5-8 ans au minimum, sinon plus. Ce 93 confirme le potentiel de vieillissement de Montrose, y compris en petite année.

A revoir dans trois ans à  côté de Cos 93.

cordialement

Yves Z

Yves Zermatten
#45

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Guest a répondu au sujet : Re: Montrose 97

Montrose 97

Robe: Rubis-sombre, déjà  tuilée sur les bords
Nez: Fruits rouges et noirs discrets dominés par un boisé encore très présent
Bouche: assez équilibrée, on sent des tannins de classe, mais le fruité, comme au nez est dominé par le bois.
Finale: élégante, mais de longueur moyenne

Ayant dégusté ce vin plusieurs fois l'année dernière, il se présentait alors plus charnu et plus fruité. Peut-être est-il dans une phase de fermeture, mais je doute que le fruité reprenne le dessus. Personnellement je n'attendrai pas trop avant d'ouvrir les deux dernières bouteillrs qui me restent.
#46

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Guest a répondu au sujet : Montrose 1990

C'est superbe et finement austère.
N'est pas encore dans sa phase tertiaire.
A attendre encore plusieurs années (six à  dix ans ?).
#47

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Yves Zermatten a répondu au sujet : Re: Montrose

David,

on ne pourrait pas en savoir un peu plus ? ;-)

Yves, curieux

Yves Zermatten
#48

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Guest a répondu au sujet : Montrose 1990

Montrose 1990

De robe pourpre à  bord rubis évolué, ce vin livre progressivement au nez des arômes de fumé, de cassis, de cerise,
de fleur (?) et de groseille.
Moelleux et concentré, mais droit et corsé, puissant et finement austère en fin de bouche, la longueur est superbe.
Il n'est pas encore dans sa phase tertiaire et est encore très « compact » et mérite d'être attendu encore plusieurs années.
Je pense qu'il vaut mieux boire ce vin à  table que pour lui-même vu sa puissance et son caractère chaleureux.
C'est vraiment très grand !
Ce vin m'a un peu rappelé le profil de Léoville Las Cases.
#49

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Guest a répondu au sujet : Re: Montrose

Voilà  Yves pour ta curiosité ! ;-)

Bonne nuit.

David

PS: je sais, c'est un peu court comme commentaire sur ce vin mais il est tard et une bouteille de Montrose 1990 à  deux, c'est beaucoup même si nous l'avons dégustée lentement !
#50

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Yves Zermatten a répondu au sujet : Re: Montrose

David

Un grand merci. C'est très descriptif et ça me fait regretter de ne pas en avoir en cave.

J'aime bien l'expression "finement austère" qui exprime très bien l'idée qu'une certaine austérité peut être noble. On tend parfois à  l'oublier. Montrose est là  pour nous le rappeler.

amicalement

Yves

Yves Zermatten
#51

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Guest a répondu au sujet : Re: Montrose

David*,

Heureusement que tu conclus dans ton second post par "c'est très grand" car j'vais l'impression qu'on avait forcé à  boire ce Montrose 90.

Yves a commencé à  te sortir les verres, pardon, les vers du nez et moi je vais continuer ....

Alors, ce vin était-il à  la hauteur de sa réputation Parkérienne ?
Tu parles d'une "longueur superbe" ..... mouais, d'accord, mais ça arrache ou pas, c'est ça qu'on veut savoir ??! ;-))
Au nez, c'est hyper complexe ?

Ah la la, décidément, j'ai l'impression parfois que certains sont blasés ... de boire des grands vins.
Si vous me faites un prix, je vous en rachète quelques uns ! ;-))

Avec ces grands vins, faut pas hésiter à  confirmer ou à  infirmer les propos des grands maitres Parker, Bettane, etc.... ;-)

Amitiés,
M@nuel.
#52

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Guest a répondu au sujet : Re: Montrose

M@nuel,

La longueur en bouche de ce 1990 était d'environ une minute.

Le nez pas encore très complexe était plutôt fermé et très raffiné.
Ce vin évoluait beaucoup en s'aérant et finalement, le parfum fruité qui s'est imposé était la crème de cassis. Il y avait également un arôme que je ne peux définir (graphite ?).
Les raisins de ce vin devaient être très mûrs (j'ai décelé un arôme qui m'a fait songer à  du poivron rouge grillé/fumé) mais pas surmûrs.

A ta question "ce vin était-il à  la hauteur de sa réputation Parkérienne ?", je te réponds que je n'en sais rien !
Non, ce n'est pas de la provocation ni une manière de ne pas y répondre.
Je ne sais pas si ce vin incarne une sorte de perfection au point qu'un critique tel que Parker lui donne une note de cent sur cent ?
Pour moi, ce vin est un très grand médoc mais il faut encore l'attendre impérativement !
La robe étant évoluée, je m'attendais à  trouver un vin très épanoui avec des arômes tertiaires et je me suis retrouvé face à  un aristocrate un peu fermé.
L'attaque en bouche était moelleuse mais très vite le vin s'est montré droit et "finement austère" (et oui je reprends encore mon expression mais je la trouve très juste dans la mesure où cette austérité ne déformait pas la dégustation comme certains vins qui se creusent en milieu de bouche) avec une finale chaleureuse très persistante qui m'a laissé espérer que, dans cinq à  dix ans, la fin de bouche sera somptueuse (en queue de paon, j'espère).

Amicalement,

David
#53

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Guest a répondu au sujet : Montrose 92

Voici le compte rendu du MONTROSE 1992 bu dimanche a midi chez mon beau père (très belle cave de 400 bouteilles de 12 à  20°):

Bouchon très bon, température trop élevée 21° qui a rendu le vin un peu plus lourd qu'il n'est puisque je l'avais trouvé très bon a noà«l dernier à  T 17°.
Robe encore vive et limpide, bon nez très saint estephe peu persistant (la chaleur?). En bouche c'est un bon vin agréable dont les tanins fins et encore présent laissent à  penser qu'il tiendra bien quelques années mais je conseille de le boire dés a présent. Il n'est pas très corsé ni très persistant.

Pour ma part c'est le seul Montrose que j'ai eu à  déguster et pour son rang j'attendais mieux. Il est vrai que c'est un 92 et qu'il y a mieux comme millésime. Je l'avais noté 87 /100 a noà«l et la lourdeur mise a part je la maintien.

Est-ce que quelqu'un peu me dire s'il l'a déjà  goûté et s'il la trouvé different…

Merci.
#54

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Thierry Debaisieux a répondu au sujet : Re: Montrose

Franck,

Je n'ai pas bu le 92 depuis une dégustation après la mise en bouteille.
Ce soir-là , j'avais été marqué par les Léoville Las Cases et Barton.
Montrose m'avait plus séduit en 91, année particulièrement réussie pour Cos d'Estournel...

Je ne résiste pas à  l'envie de compléter la rubrique par le post de Christophe, déposé dans millésime 99:

Auteur: Christophe Muzo (212.157.125.92)
Date: 23-06-2003 11:59

"Bonjour à  tous,

je ne voulais pas mais finalement je n'ai pu résisté à  gouter un de mes Montrose 99 ce week end. Carafé une toute petite demi heure, le nez est prometeur, finement boisé. En bouche, c'est encore assez tannique mais déjà  tres agréable sur les fruits noirs. Bien sur c'est encore fermé mais tres tres prometteur. Je ne regrette pas cet essai mais les prochaines dormiront tranquille pour les 5 années à  venir.

Christophe"

Cordialement,
Thierry
#55

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Guest a répondu au sujet : Montrose 2000

MONTROSE 2000 - St Estèphe (ouvert environ 1h avant)

Robe extrêmement opaque, pourpre foncée. Le nez est plutôt inexpressif - un peu de vanille et de chêne. Ni d'une ni de deux, je décante le vin et change de verres (de l'INAO à  l'Impitoyable!). Eh bien, ça ne lui a fait ni chaud, ni froid. C'est à  peine si on décèle quelques arômes fruités (cassis). En bouche, c'est la même musique - les tannins et l'acidité ont pris le pas sur le fruit, qu'on devine vaguement en arrière plan comme un pot de confiture rouge ouvert sur la table. Que dire sinon que la matière semble superbe, mais que le vin est actuellement dans une phase totalement impénétrable.

Alain
#56

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Guest a répondu au sujet : Re: Montrose

Bonjour, le millésime 1996 à  55 Euros, cela serait un bon prix selon vous?
#57

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M@nuel a répondu au sujet : Re: Montrose

Stéphane,

D'après JM Quarin : OUI !!! (bbb)

Amitiés,
M@nuel.
#58

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M@nuel a répondu au sujet : Verticale de Montrose

Grande verticale de Montrose commentée sur le site de Chateau classic :

Quoi de plus jeune qu'un vieux Montrose ? Cette question, nous nous la sommes posée à  l'issue d'une formidable dégustation organisée le mois dernier au château. Pas moins de 24 millésimes ont défilé dans nos verres. Conclusion : les années passent mais n'altèrent en rien les vertus de cet immense saint-estèphe. Il faut croire que le secret d'éternité de Montrose se cache quelque part dans son incomparable terroir.
Cette verticale hors du temps nous rappelle que les grands bordeaux exigent de la patience. Mais à  l'arrivée, quelle récompense.

1999 : Le premier millésime dégusté impressionne par sa couleur très dense. Bouche charnue, très concentrée avec des tanins mûrs. Suit la ligne très stricte du cabernet. Bon potentiel.

1998 : Nez toasté, riche en fruits. Tanins serrés en bouche. Une bouteille de race, pleine d'élégance, d'une grande finesse.

1997 : Un 97 qui, pense-t-on d'abord, peut déjà  être bu. Détrompez-vous ! Même dans ce millésime plus léger, Montrose a besoin de temps… Ses notes de fruits cuits sont encore un peu fermées.

1996 : La robe profonde est encore très jeune. Le nez semble promettre une grande structure. Il s'ouvre après quelque temps, laissant apparaître des notes de petits fruits mûrs. La texture est dense, riche, compacte. A déjà  formidablement digéré le bois.

1995 : Le nez évoque les baies mûres, un pot pourri de fruits. Les tanins, très beaux, restent soyeux en bouche. Matière impressionnante. Grand charmeur.

1994 : Le nez, avec ses notes mûres et son côté un peu viandé, n'est pas encore en totale harmonie avec la bouche qui a tendance à  se refermer. Cependant très charnu, dans la ligne classique des grands Bordeaux. Une bouteille du dimanche qui ne doit pas être servie seule.

1991 : Grâce à  la proximité de la Gironde, Montrose est l'une des rares propriétés à  ne pas avoir gelé. Nez torréfié, porto, liqueur. Bouche en plein épanouissement. Peut déjà  être bu, avec un gibier par exemple.

1990 : Les superlatifs employés pour les autres millésimes peuvent être repris pour ce vin qui titrait tout de même 13,4° d'alcool naturel. Grande fraîcheur au nez, un peu mentholé. Les notes de maturité témoignent d'un grand style bordelais. Les nuances de cacao, de café, de fruits mûrs se succèdent… Quelle complexité ! Immense longueur.

1989 : Certainement le millésime le plus mûr de la série. Avec des notes de fruits cuits, confiturées, une bouche ronde, d'une belle matière et d'une solide concentration. Un vin de grand plaisir, long en bouche.

1988 : La fraîcheur des herbes mentholées, le style fleuri renvoient l'image d'un pré. La bouche est un peu fermée. A besoin de temps pour mûrir.

1986 : Ce vin est très-très jeune, c'est stupéfiant ! Dans cette année optimale pour les cabernets, Montrose affiche une grande structure, de la plénitude en bouche. Un vin de rêve qui est loin d'être mûr. Jean-Louis Charmolà¼e pense que le 2000 en est proche...

1985 : Grande finesse du bouquet et de ses subtils parfums : menthol, notes florales, marjolaine... La bouche est d'une parfaite harmonie, avec de fines notes de chocolat et des nuances de café. Elégance est le maître mot de cette bouteille désormais bonne à  boire.

1982 : Ce n'est pas un 82 "habituel" : il est très charmeur, avec des tanins d'une extrême finesse. Bien qu'il s'agisse d'une grande année, sa complexité n'est pas démesurée ce qui le rend plus abordable.

1979 : Ses notes de torréfaction sont autant de notes de plaisir… Ce millésime offre une certaine douceur, qui se traduit en bouche par un côté sucré. Tanins un peu secs en finale.

1978 : La robe donne quelques signes d'évolution mais on devine au nez que le vin n'a rien perdu de sa vigueur : les notes de thym sauvage, de fenouil, de poivre, les herbes séchées des prairies du Médoc se relayent. Cette intensité va de pair avec la fraîcheur. Parfait pour un très bon poisson.

1976 : Comme toujours, le nez est très frais, très aromatique. La structure est fine. L'expression, portée par des notes de raisins secs, est chaleureuse et sauvage. Excellente finale.

1975 : La robe est presque identique à  celle du 76. Si l'on poursuit la comparaison, 75 est plus droit, moins charmeur que son cadet. Grande délicatesse en bouche. Il donnera un grand plaisir à  table.

1970 : Selon Jean-Louis Charmolà¼e, 1970 est l'un des plus grands millésimes à  Montrose. Longtemps austère, il aura fallu vingt ans avant que l'on puisse commencer à  le boire… C'est aujourd'hui un très grand. La maturité du fruit fait penser aux peaux de raisin gorgées de soleil après un été très chaud. Vin de grand caractère. Malgré ses trente ans, il ne prend pas une ride.

1964 : Toujours incroyablement frais en couleur. Nez de cassis bien mûr. Coule en bouche comme un sirop fruité. Bons tanins, assez serrés. Caractère à  la fois charmeur et rustique.

1961 : Dans un millésime mythique, Montrose se manifeste d'abord par un bouquet inoubliable. Ses arômes fruités, très jeunes, s'échappent du verre… Ce 61 fait penser à  tout sauf à  un vin de quarante ans. Il ne faut pas se presser pour le boire…

1959 : Un caractère à  part, un tempérament noble. Le nez déborde d'arômes chauds, d'oranges confites. Bouche d'une maturité opulente, sucrée, pleine, riche, intense. Grande matière.

1955 : Il est toujours incroyable de déguster une bouteille d'une telle tenue. Belle matière, fine, soutenue par une bonne acidité. Reste longtemps en bouche.

1953 : A la manière d'un vieux sauternes, le nez se dévoile, complexe, magnifique, évoquant la liqueur de mûre. L'expression aromatique est tout aussi intense en bouche. Un vin plein de fantaisie.

1945 : La couleur est incroyablement jeune. Le nez évoque d'agréables senteurs de caramel, boite à  cigares, réglisse. Douceur, maturité, finesse et intensité sont au rendez-vous. Même les tanins secs en finale ne sont pas pour nous déplaire.


Amitiés,
M@nuel.
#59

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DidierD a répondu au sujet : Re: Montrose

1978 : (...). Parfait pour un très bon poisson.

???????????

J'ai du mal à  l'accepter !

Didier
#60

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