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New LPV Paris 2.0 : Rendez-vous en terre médocaine

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vivienladuche a créé le sujet : New LPV Paris 2.0 : Rendez-vous en terre médocaine

Ce que nous espérons tous être le dernier thème 2.0 de l’histoire du groupe…
En mai, c’est la région médocaine qui est à l’honneur, toutes appellations confondues (communales, régionales). Thème imposé par ma volonté de fer en mode Ancien Régime… :evil:
Mai, mois de nos anniversaires à François et moi… A la nôtre !!! %tchin

Comme la fois précédente, les vins dégustés sont classés du plus jeune au plus ancien.


New LPV Paris 2.0 : Rendez-vous en terre médocaine


Carte qui orne fièrement ma porte de chambre en Normandie depuis au moins 20 ans!!! On revendique ses convictions ::oups::




Jérôme (Leicadr) : Château Poujeaux 2010 – Moulis-en-Médoc

Robe très sombre, pas de trace d’évolution.
Nez cassis et cuir.
Bouche peu concentrée, autant de cassis mais pas de cuir. Petite note sanguine. Très bel équilibre et finesse. Vin élégant et prêt.

Poujeaux 2010 en haut contre robe de Gevrey Domaine Sérafin 2007 en bas.


Stéphane (Vaudésir) : Clos du Marquis – Saint-Julien 2007

Petit millésime, petite propriété, alors que donne le petit frère du marquis ?
La robe est sombre sans évolution.
Le nez présente des fruits : cassis, fraise, cerise ; un soupçon de végétal qui donne de la fraîcheur (ne pas me demander si c’est du poivron rouge, vert ou jaune). Avec une montée en température, un petit fond d’eucalyptus. Pas de cèdre, jamais été au Liban, il n’y a que le pin que je reconnaîtrais, pas de tabac, jamais été à La Havane, pas de cuir de Russie, pas dépassé Prague…
La bouche présente une belle constitution, ce n’est pas sur-extrait, les tanins sont polis, aucune accroche, c’est frais, digeste, un fruit encore bien présent avec une belle fraîcheur. On n’a pas encore basculé dans le tertiaire.
C’est à point et pourra tenir encore un moment pour ceux qui souhaitent autre chose. Moi, cela me satisfait pleinement, un petit millésime d’une petite propriété ;) pas nécessaire d’attendre 25-30 ans.



Emmanuel (Voixdor) : Château Sociando-Mallet – Haut-Médoc 2005 (magnum)

Robe rubis profond, pas ou peu de traces d’évolution.
Nez sur le cassis, la cerise légèrement confite, une perception assez minérale, un peu de cuir, un tout petit peu de prune cuite et de tabac.
Bouche équilibrée, les tanins sont en grande partie fondus. L’élevage est perceptible, mais pas dérangeant. Une belle épaisseur sans lourdeur. C’est bon, un vin agréable. Toutefois, la bouteille (ou plutôt le magnum) n’apporte pas de grande émotion. Je parlerais d’un vin honnête et bien fait, qui joue bien son rôle en accompagnement d’un faux filet de Black Onyx.
Regoûté le lendemain, un peu plus de prune, et une longueur qui est correcte, mais pas incroyable.



Vivien (Vivienladuche) : Château Lagrange – Saint-Julien – 3ème Cru Classé 2002

La robe est grenat très sombre, dense, opaque, légèrement brunie.
Un nez sur la mûre, la gelée de cassis, la fraise, la fraise des bois, la cerise noire, le cèdre, un peu de menthol, de paprika.
Très jolie bouche, belle matière, belle maturité, gelée de groseille, mûre, paprika, tomate séchée, cerise cassis. On retrouve des notes terriennes, de boîte à cigares, une belle acidité de type groseille, une belle salinité, des tanins mûrs et fondus, une jolie matière. Très belle longueur pour le millésime, avec quelques notes de sous-bois. Belle rémanence sur la groseille, les fruits des bois et un côté assez floral. Belles épices et un peu de tabac brun sur la rétro.
C’est un très joli vin, le seul reproche qu’on puisse vraiment lui faire, c’est qu’il est pleinement rattrapé par le millésime avec une acidité un peu haute (mais sans notes végétales).
Très bien +



Cédric : Château Camensac – Haut-Médoc – 5ème Cru Classé 2001

Robe : un vin un peu trouble, robe pas très nette, couleur grenat sombre légèrement tuilée.
Nez : très classique bordelais, du bois et du cassis, ainsi que des notes tertiaires / sous-bois, champignons.
Bouche : des arômes en ligne avec le nez, un boisé un peu trop présent à mon goût. Les tanins sont fondus, l’amplitude est moyenne, mais la structure est encore là et la longueur est correcte. Une apparition d’arômes de fruits noirs et de champignons en fin de bouche sauve ce vin qui ne semblait miser que sur son élevage.
Au final, un Bordeaux très classique, de facture correcte dans un millésime moyen, qui est plaisant aujourd’hui et s’engage sur une pente descendante.

Les notes d’un ami sont les suivantes :
Robe grenat aux reflets tuilés, marquée par un élevage ambitieux.
Nez précis avec une belle intensité. Plutôt élégant tout en étant viril, sur les fruits noirs et le bois précieux (cèdre ?). Premier nez de cassis, puis inflexion végétale, de sous-bois à l’aération. Quelques notes animales discrètes.
La bouche est dense mais douce, avec une fin sapide. Elle offre un beau volume, mais elle ne donne pas l’impression d’une surconcentration. Structure encore présente, avec un soupçon de rondeur au réchauffement. Une fausse tendresse peut-être sans vulgarité. Tanins soyeux, finement présents.
Un vin avec du fond, marqué par un élevage ambitieux, mais sans être outrancier.



Stéphane (Vaudésir), Sébastien (Sebdub), François II : Château Les Ormes Sorbet – Médoc – Cru Bourgeois 1998

Commentaire de Stéphane :
Une robe sombre sans traces d'évolution.
Nez de fruits noirs murs, cassis, un fond d'élevage léger mais pas de tertiaire, on ressent une certaine richesse, peut-être le merlot.
La bouche est bien construite, belle matière pas vraiment marquée poivron ni de notes végétales mais une bonne fraicheur tout de même, 22 ans et pas fatigué encore fringant.
Un bon Médoc ma foi.



Yves (yr) : Château Larose-Trintaudon – Haut-Médoc – Cru Bourgeois 1996

A noter : « Tapé par ma fille dans le stock de mon père !!! Les jeunes ne respectent plus rien. » :whistle: :dash: :DD

La robe est encore foncée, un peu orangée sur le bord du disque.
Le nez est assez jeune, plutôt sur le fruit noir, une touche de sous-bois mais pas plus.
La bouche est à ma grande surprise assez riche, pas de creux habituel de milieu de bouche assez commun avec cette étiquette. Tanins assez fins, bien extraits. Jolie finale sur les fruits mûrs, pas trop de tertiaire.
Pas un super crack, mais indubitablement très bien fait et au-dessus du niveau habituel. Bonne surprise en ce qui me concerne, le meilleur Larose-Trintaudon bu, et de très loin.



François (Francois999) : Château Léoville-Barton – Saint-Julien – 2ème Cru Classé 1995

Robe rouge légèrement évoluée.
Nez de poivron, cassis, très médocain.
En bouche, le vin est très classique, élégant, complexe, belle longueur. Le vin se boit facilement. C’est assez fascinant de voir que le vin n’est pas du tout évolué, cela peut très bien se boire, mais en même temps aucune évolution sur la couleur de la robe et aucune note de sous-bois.
TB



Joseph (Bonaye) : Château d’Angludet – Margaux 1989

Bouteille achetée en primeur à une époque où cette propriété s'appelait d'Angludet, comme l'était d'Angélus, avant d'abandonner leur particule ce qui leur permet aujourd'hui d'être en tête de liste.

Robe grenat soutenue
Nez classe sur les fruits noirs confits, cèdre etc...
Bouche assez souple, sur la finesse, mais apparaît assez vite une certaine rusticité des tanins.
Un vin qui a tendance à se décharner, avec des matières en suspension.
Je garde un meilleur souvenir du 1983 bu lors d'une horizontale de Margaux 1983, avec New LPV Paris



Vivien (Vivienladuche) : Château Montrose – Saint-Estèphe – 2ème Cru Classé 1988

La robe est grenat largement brunie, très dense et très sombre.
Le nez est très complexe, paprika, tomate séchée, sanguin (hémoglobine +++ alliée à une petite note ferreuse, mon côté vampire fait que j’adore cette odeur, alors que la vue du sang me fait frémir…), tabac brun, prune noire, mûre, côté terrien profond, intense, épices, fraise écrasée, coulis de mûre, presqu’un peu de chocolat, de suie, de notes carbonées. Quelle profondeur et quelle classe !!!
La bouche est de grande aristocratie, austérité noble, majestueuse pour la matière, la structure, le toucher. Magnifique race, magnifique fruit : mûre, fraise, petite note fumée, épicée, poivre noir, paprika, girofle, un peu de menthol et de bâton de réglisse. Enorme matière, grand volume, de la salinité, très grosse allonge. Un vin à l’acidité haute, mais pour le coup parfaitement intégrée et qui équilibre parfaitement la grande matière, lui conférant ainsi une très belle mâche. Enorme rémanence épicée poivrée et salivante. Longueur superlative. Un vin absolument éblouissant à mes yeux, fidèle à la grande tradition du château, perpétuant l’honneur des grands Bordeaux à maturité.
Grand vin et l’un des plus beaux 1988 goûtés à ce jour.



Joseph (Bonaye) : Château La Fleur Milon – Pauillac 1980

Bouteille achetée à la propriété au début des années 80, conservée en cave naturelle enterrée.
Le château La Fleur Milon qui n'existe plus en tant que tel, était la propriété d’André Gimenez, un homme affable, cordial et consciencieux, qui avait le goût du travail bien fait et poussait le soin jusqu'à emballer chacun de ses flacons avec du papier de soie, couleur bordeaux.
Il s'agissait d'un domaine, entrepôt plutôt que château, situé à Pauillac dans le quartier de Pouyalet, dont le vignoble de 13 ha jouxtait ceux de Lafite, Mouton, Clerc-Milon et Pontet-Canet.
Il fut vendu en 2004 à Philippine de Rothschild et se trouve aujourd'hui intégré dans celui du 5ème cru classé Clerc-Milon, voire dans celui de Mouton-Rothschild.

Bouteille au niveau très légèrement bas, plus que normal pour un vin de près de 40 ans.

Bouchon bien marqué, complètement imbibé, un peu difficile à extraire.
Robe rouge grenat assez foncé, au disque tirant sur l'orangé.
Nez discret (bouteille débouchée juste avant consommation) sur des arômes de fruits rouges et noirs, sous-bois, cuir, sans défaut apparent.
En bouche, ce vin est plaisant, en demi-corps, avec des tanins bien fondus, velouté.
Ce qui frappe, c'est la très belle acidité acidulée, ce qui lui confère charme et équilibre.
Ce vin n'est pas mort, et présente un réel agrément même s'il n'est pas très long en bouche, ce qui constitue une belle surprise de la part d'un millésime oublié dont, à priori, personne n'attend grand-chose.

Une pensée pour André Gimenez…




Voilà qui conclut cette rétrospective 2.0 du mois de mai 2020. ::run::
Au grand plaisir de vous revoir enfin en vrai de vrai avec le déconfinement !!! :/:




D’ici là, portez-vous bien +++
#1
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Vaudésir a répondu au sujet : New LPV Paris 2.0 : Rendez-vous en terre médocaine

Pour la prochaine on espère que nos expatriés rentreront :)

On pourrait faire une soirée François/Vivien pour que vous arrosiez vos anniversaires %tchin

Encore faudrait il trouver un endroit pour cela :dry:

Jérôme , il aurait pas les clés du Stade de France des fois :)!

Stéphane
#2
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: vivienladuche

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francois999 a répondu au sujet : New LPV Paris 2.0 : Rendez-vous en terre médocaine

Faut qu'on se concerte avec vivien.

Francois
#3

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mconstant a répondu au sujet : New LPV Paris 2.0 : Rendez-vous en terre médocaine

Merci pour ces impressions, je me retrouve dans le commentaire sur le Clos du Marquis 2007 que j'avais fortement apprécié l'année dernière : personnellement, mieux que Las Cases sur le même millésime, j'en avais parlé avec un représentant du domaine qui me confirmait qu'actuellement et pour encore 5-10 ans le Clos sera sûrement plus apprécié et prêt à boire.
Autre bouteille que j'ai aussi dégusté et qui a été commentée : Ormes de Pez 98. Cette dernière ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable, un bon vin bien fait mais un peu l'archétype du bordeaux chiant...
Matthias
#4

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Vaudésir a répondu au sujet : New LPV Paris 2.0 : Rendez-vous en terre médocaine

mconstant écrit: Autre bouteille que j'ai aussi dégusté et qui a été commentée : Ormes de Pez 98. Cette dernière ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable, un bon vin bien fait mais un peu l'archétype du bordeaux chiant...
Matthias


Attention Matthias c'est les Ormes Sorbet pas de Pez B) après c'était peut-être aussi l'archétype du bordeaux chiant :whistle:
#5

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