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33 heures de vacances en Bourgogne

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starbuck a créé le sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

J'ouvre un petit sujet pour vous parler de mes vacances de Juillet 2020
Je suis parti du 14 juillet à 9h ( après m'être occupé de mes animaux) jusqu'au lendemain 19h ( car il faut bien s'occuper des animaux)
Je compte les 3h de trajet aller puis retour dans les vacances car c'était Gaétan qui conduisait et j'ai ainsi pu profiter du paysage.
En fait nous avons donc passé 27h en Bourgogne et une fois n'est pas coutume, nous n'y sommes pas allés pour nous mais pour nos femmes.
Depuis le temps qu'on leur parle du Soufflot, il fallait bien les emmener :DD

Quand j'avais dit à ma femme que le chef du restaurant "Auprès du clocher" s'était installé à Meursault, elle m'avait dit qu'elle aimerait bien y aller parce qu'elle gardait un excellent souvenir de sa cuisine. Je vous l'disais que c'était pas pour nous :D

Notre programme était donc le suivant:
-Soufflot le 14 à midi
-Visite d'un domaine très sympathique durant l'après-midi ( Sébastien Magnien)
-Au fil du clos pour le diner et la nuit
-Passage chez Vincent Rapet
- Pique-nique ( transformé en passage au Millésime en raison de la météo)
-Balade pédestre autour de Chambolle avant de reprendre l'A31

Je posterai dans les rubriques des domaines et des restaurants mais je souhaite partager quelques photos de nos balades.

On commence par ce que je pense être le Clos des Bouchères

Une dernière photo entre Bouchères et Gouttes d'or

Nous reprenons la route pour aller tout au bout des Meursault Perrières et découvrir un escalier que peu de monde semble avoir déjà vu

Et depuis le haut de cet escalier, nous pouvons admirer les magnifiques parcelles de Jean-Baptiste Bouzereau et de Raphaël Coche

Il y a d'autres Meursault Perrières qui font un peu la gueule

Et pour finir une prise de vue vers Puligny avec le Clos des Perrières qui est bien plus bas

Le lendemain matin nous faisons un petit tour derrière l'eglise de Pernand pour aller saluer le Clos du village de Vincent Rapet

La visite s'étant passée assez vite, nous remplaçons les touristes dans le secteur de la croix de la Conti
Nous n'avons pas vu un chat, si ce n'est 2 cyclo-touristes.
On dirait qu'il y a des travaux chez Gros

Il est assez facile de distinguer la limite entre la Saint-Vivant de Leroy et celle de Confuron

Traitement biodynamique, les feuilles chez Leroy sont blanches ( photo coté Richebourg)

La fameuse limite entre Richebourg et Romanée-Conti ( je parle bien du petit décrochement que l'on ne peut pas voir depuis le chemin)

Comme je n'avais pas de drone, je me trouvais effectivement en plein milieu de la parcelle cultivée la plus chère au monde

Mais promis, je rassure les allocataires, je n'ai rien touché, pas même un raisin qui me semble déjà bien évolué

Après un repas au Millésime de Chambolle, nous escaladons du coté des Cras pour observer la vue d'en haut

On redescend vers les Bonnes-Mares en passant sous les Véroilles village puis à coté des Véroilles 1er cru qui surplombent les Bonnes-Mares

Dans les Bonnes-Mares, il est toujours facile de repérer les vignes Leroy

Après avoir traversé Chambolle et ses nombreuses maisons en quasi ruine ( sans rire c'est presque choquant), on remonte vers les Haut-doix

Pour arriver aux Amoureuses

Ensuite nous sommes allés vers les Borniques et les Fouchères en longeant les Pas de chat et derrière le four car il y a là des Chambolle village qui nous plaisent bien mais je n'ai pas pris de photo car les vignerons ont bien prié et la Côte d'or bénie des Dieux se faisait copieusement arroser avant une période que la météo annonce sèche.
C'est au pas de course que nous avons rejoint la voiture garée près de l'église de Chambolle.

J'espère que ma femme a bien aimé nos vacances de Juillet 2020 parce que c'était vraiment pour elle que nous avons fait tout ça B)

Sylvain
#1
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Super-Pingouin a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Etonnant de voir une véraison si avancée. J'étais encore sur Gevrey et Morey Dimanche et les grains étaient bien verts.


HD
#2
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starbuck a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

J'avoue avoir essayé de prendre en photo un pied très avancé mais c'est vrai que ça semble très étonnant.
Dans la Saint-Vivant aussi il y avait des grains qui ressemblaient à ça

Sylvain
#3

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Super-Pingouin a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Après ce n'était qu'une question de 1 semaine / 10 jours selon les vignerons pour que le phénomène se généralise.

HD
#4

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leteckel a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Merci d'avoir partagé tes vacances avec nous Sylvain :whistle:

Comme je n'avais pas de drone, je me trouvais effectivement en plein milieu de la parcelle cultivée la plus chère au monde

Je me suis toujours étonné du peu de "sécurité" autour d'une telle parcelle...qui du coup n'est pas à l'abri de vandalismes (plus que de vol d'ailleurs).

ArnoulD avec un D comme Dusse
#5

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Jérôme Pérez a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

ça voudrait dire des vendanges au tout début de septembre ?

Personnellement, ce qui m'interpellent sur toutes ces photographies, ce sont les sols.

Jérôme Pérez
#6

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starbuck a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Pour rassurer tout le monde, nous n'avons pas traversé la Romanée-Conti en travers ni au milieu des rangs.
Il y a un chemin d'exploitation qui monte entre Conti et Richebourg.
C'est sur ce chemin que nous étions pour prendre les photos.
Depuis la route, il est quasi impossible de différencier le morceau de la conti qui est enclavée du reste du Richebourg.
Je pense d'ailleurs que lorsqu'ils travaillent les rangs à cet endroit, ils vont de bas en haut sans tenir compte de la limite entre Conti et Richebourg.
Nous avons simplement fait les quelques dizaines de mètres sur le chemin d'exploitation qui permettent aux passionnés curieux d'aller vérifier si la séparation entre les 2 grands crus est visualisée sur le terrain dans ce sens.

Nous débattions justement avec Gaétan de la pertinence des limitations des climats bourguignons et des influences humaines sur les classements.

Sinon on m'indique en MP que le domaine Leroy n'a plus le monopole de ce type de conduite culturale.
On me cite par exemple la Saint-Vivant du domaine Arnoux-Lachaux.
Pour l'anecdote lorsque nous sommes arrivés en voiture dans le secteur, Gaétan m'a dit en plaisantant: " Tiens on dirait que celle là est en friche"
Je viens de vérifier sur Burgmap est c'est bien celle du domaine Arnoux-Lachaux.
Les mauvaises langues disent que les prix de ce domaine se sont envolés parce que le fils serait très bling-bling mais à voir les vignes je me demande si ce n'est pas en raison de la baisse de rendement parce qu'il y a une sacrée concurrence là dedans.
Du coup je regrette de ne pas y avoir prêté plus attention.
Que le prochain qui passe dans le coin n'hésite pas à prendre des photos et à nous faire part de ses impressions.

Sylvain
#7

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Super-Pingouin a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Jérôme Pérez écrit: ça voudrait dire des vendanges au tout début de septembre ?

Personnellement, ce qui m'interpellent sur toutes ces photographies, ce sont les sols.


A ce jour, pour les rouges oui, début Septembre. Fin Août pour les blancs.

Jérôme, peux-tu préciser ta pensée sur les sols?

HD
#8

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Jérôme Pérez a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Je me demande comment et pourquoi on arrive à ce résultat de sol nu. Romanée Conti est en BioD ou assimilé : le sol, c'est quand même proche de "Walking on the moon".
Pas une critique mais envie de comprendre : je me demande si c'est un désherbage mécanique ou chimique et l'autre question, c'est pourquoi ne pas enherber ?

Sur lé décalage de maturité : je discutais ce matin avec Laszlo Meszaros qui constate comme moi une année peu précoce à Tokaj : selon lui, une année "normale quant aux stades phénoliques". Vendanges plutôt fin septembre, début octobre voire un peu plus tard sur les cépages plus tardifs comme le riesling ou le furmint, ici à Jeruzalem.

Jérôme Pérez
#9

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starbuck a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Jérôme, les photos ne le montrent peut-être pas mais les sols ne ressemblent pas à du béton traité au glyphosate.
De près on voit que les sols ont été travaillé il n'y a pas si longtemps, ils semblent aérés.
Par contre ici ou là on voit des parcelles très fortement enherbées. En agriculture conventionnelle, on aurait dit qu'elles sont "sales", avec tout un tas de repousses diverses assez hautes.
Comme en culture céréalière ou en élevage, il doit y avoir les bios techniques et les bios cools.

Les bios techniques sont tout le temps dans leurs parcelles pour réagir très vite alors que les bios cools pensent que la nature fait très bien les choses toute seule.

Sylvain
#10

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Super-Pingouin a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Je confirme qu'à plusieurs endroits les sols étaient plutôt aérés, bien qu'un peu sec.

Des discussions que nous avions pu avoir les années précédentes, notamment avec Nicolas Groffier, nous faisaient comprendre que, outre la respiration des sols, l'absence d'enherbement pouvait être un choix puisque l'herbe entre les rangs:
1) favorise l'humidité et accentue le gel,
2) capte l'eau avant les vignes, ce qui en laisse moins, notamment sur des années où elle peut être rare.

Un domaine ligérien qui pratique un fort enherbement s'est retrouvé quasiment sans récolte en 2017 pour cause de gel.

Et bien entendu, labourer le sol permet aux averses de mieux pénétrer le sol.

HD
#11

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Jérôme Pérez a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Je n’en doute pas une seconde.
Refuser le traitement des sols c’est beaucoup de travail, donc du temps et de l’énergie.
Bio cool, ça me paraît totalement improbable si on veut un résultat qualitatif.
Mais encore une fois, l’enherbement maitrisé c’est quand même très intéressant.
Le problème c’est la hauteur sous le rang
Illustration




Et ce n’est pas bio

Jérôme Pérez
#12
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Eric B a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

En ce moment, il y a pas mal de bio qui font un désherbage mécanique intégral afin de limiter la concurrence, l'eau étant rare en ce moment (bon, ça se discute, car si on fait un mulch avec des herbes hautes rabattues avec un rolofaka, je pense qu'on maintient plus d'humidité qu'avec un sol nu)

Eric
Mon blog
#13

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Jérôme Pérez a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Sur le labour, il y a quand même pas mal de contradicteurs et des célèbres !
Le labour est une des principales causes du tassement des sols, de l’érosion, et de l’imperméabilisation des ceux ci autant qu’un facteur important de dégagement de gaz à effet de serre.
Par ailleurs la terre retournée et remontée à la surface n’est pas très fertile (mais on est dans l’impact recherché ici)
Quant au fait qu’il y ait concurrence de surface pour l’absorption de l’eau, le problème se pose moins si l’enracinement est profond ce que ne favorise pas un désherbage systématique.
On voit bien comment chaque conséquence peut devenir une cause...

Jérôme Pérez
#14

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Vougeot a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Bon.
Moi, je n'y connais rien mais comme je suis un marin en devenir - vivement les vacances là où la terre finit :) - je vais faire des phrases.
Tout d'abord, le labour des sols - en hiver et au tracteur - me semble être une hérésie. Les sols nus, labourés, soumis à de forts épisodes pluvieux, ne peuvent qu'être le réceptacle des phénomènes de ruissellement. Avec les conséquences que l'on connaît en matière d'inondations.

Deuxièmement, un sol travaillé superficiellement, au cheval et à la force des bras comme je l'ai vu chez DAGUENEAU - pour ne pas le citer - me semble être plus inscrit dans la pérennité que les labours au soc entaillant la terre sur 60 ou 80 cm (les agriculteurs me corrigeront). Je ne dis pas que ces pratiques... céréalières sont applicables aux vignes ; bien au contraire.

Troisièmement, l'enherbement me semble être une solution pérenne pour contrer les phénomènes de ruissellement. En tant qu'urbain assumant son néo-statut de bo-bo, je préfère voir le sol enherbé figurant sur la photo de Jérôme plutôt que les sols brûlés, tassés, compactés, aperçus sur certaines parcelles de Sancerre.

Et même si la viticulture conventionnelle devait être mise en oeuvre sur ces vignes, je préférerais voir un sol :
- maintenu tel quel en hiver,
- griffé au printemps,
- enherbé en été, pour contrer les orages,
- tondu pour éviter la propagation des maladies,
- produisant un vin reflet de son année,

à un sol lunaire produisant un vin propre mais sans âme.

J'ai vu ces méthodes culturales chez les époux RIOUSPEROUS et chez Jean-Marc GRUSSAUTE.

On ne peut pas dire que dans ces régions soumises à des précipitations abondantes, les vins soient dilués. Bien au contraire.

Vincent, amateur de melon et de curé nantais
#15
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agitateur a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

60 ou 80 cm, c'est du défonçage, pas du labour. Ca se fait, parfois, avant plantation dans la préparation du sol, mais pas ensuite.
#16

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Patrick Essa a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne





Mieux qu’un long discours...

EDIT : photos remises d'équerre par la modération.
#17
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starbuck a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Vincent, un labour c'est environ 30 cm avec des variables selon le réglage de la charrue.
Par contre, opposer "les méchants" qui labourent et appauvrissent les sols aux "gentils" qui préservent la richesse des sols en pratiquant le non-labour est assez réducteur.
Nous l'entendons souvent dans la bouche de ceux qui ont simplement lu un article ou vu un reportage orienté sur le sujet.

En culture céréalière biologique, le labour est utile pour maitriser les adventices.
En culture céréalière sans labour ( agriculture de conservation), le glyphosate est nécessaire dans de nombreuses situations.

Autre exemple, dans le cas d'un blé implanté derrière maïs, le risque de maladie est bien plus élevé si les résidus de maïs n'ont pas été enfouis et c'est en labourant qu'on y parvient le mieux.

Perso, j'ai une charrue, un chisel ( outil à dent) et un déchaumeur à disques. N'appartenant à aucune chapelle, j'adapte la conduite en fonction des conditions de l'année.

Pour revenir aux vignes, je n'ai aucune compétence en la matière mais quand je vois la conduite du DRC et des Meursault Perrières de Coche-Dury, de Bouzereau, de Comte Lafon ( pour citer ceux dont j'ai un peu observé les parcelles) , je me dis que vu les vins qu'ils arrivent à sortir, ils ne doivent pas faire trop d'erreurs sur le terrain.

Sylvain
#18
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Vaudésir a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Patrick Essa écrit: Mieux qu’un long discours...


C'est la même vigne ?
#19

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Jérôme Pérez a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Désolé Patrick, mais tu n’es pas clair.

Jérôme Pérez
#20

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Jérôme Pérez a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Ce n’est pas si manichéen Sylvain.
Les travaux des époux Bourguignon sont très intéressants sur la question.
La question n’est pas ici de justifier ses propres pratiques mais bien de comprendre.

Si on arrive à la Drc ou ailleurs à un sol nu ou presque il y a une raison que personnellement j’aimerais connaître. L’autre question étant de savoir comment est obtenu ce résultat.
Sans jugement.

Jérôme Pérez
#21

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starbuck a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Jérôme, les travaux des époux Bourguignons sont effectivement intéressants mais ce sont justement eux qui ont une vision très manichéenne de la culture des sols.
Sur le terrain on ne peut pas toujours réaliser ce qui est préconisé dans les conférences.
Tout ceux qui vivent de la terre aimeraient n'intervenir que dans des conditions optimales mais parfois on fait ce qu'on peut.

Sylvain
#22
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Jérôme Pérez a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

sur le terrain, j'y suis aussi un peu. Je viens de passer 30 heures avec la rotofil dans la pente à 20 % la semaine passée à désherber sous le rang. Je suis nase, mais heureux et satisfait. J'aurais pu aussi balancer du round up.

J'aurais pu aussi payer des gars pour le faire à ma place, ça m'aurait coûter plus cher que le round up, même en Slovénie où les gars bossent à 5 euros de l'heure.

mais sur la nécessité d'avoir des sols lunaires en Bourgogne, j'attends que Patrick nous explique le pourquoi et le comment.

Jérôme Pérez
#23

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agitateur a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Habituellement, le lunaire était le qualificatif du désherbé intégral, sol tassé, etc....ce qui n'est pas le cas des photos plus hait.

Si le lunaire s'étend au labour + décavaillonnage sous le rang, le qualificatif tombe sans doute aucun dans le pur extrémisme.
#24
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Eric B a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Il y a 2 ans, j'avais entendu sur la Tête au carré Lionel Ranjard, écologue spécialiste des micro-organismes du sol, directeur de recherche au sein de l’UMR agroécologie de l’INRA ll tempérait les propos catastrophistes des Bourguignon(s). Il expliquait que les bio n'étaient pas forcément plus vertueux en la matière, et que la France ne ressemblait pas encore au Sahara décrit par Claude Bourguignon (un sol mort n'existe pas, pour lui : les micro-organismes sont résistants et nous survivront). Il estime qu'il y a 15-20 % dans le rouge, 30 % dans le vert, et le reste en orange. Mais comme les agriculteurs ont changé de pratiques ces dernières années, il y a plus de chance que l'on aille vers le vert que le rouge.

C'est toujours dispo en replay/podcast : www.franceinter.fr/e...

Eric
Mon blog
#25
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Jérôme Pérez a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Je pense que je me fais mal comprendre et suis surpris de la quasi interprétation qui est faite a priori et qui en dit plus long que les explications que d'ailleurs je n'ai pas encore reçues.

Je peux expliquer pourquoi à Jeruzalem, les sols sont enherbés : la proportions de sable et la pente sont telles que cette végétation est capitale pour ne pas avoir une érosion très rapide.

Ma question est simple : pourquoi désherbe -t-on en Bourgogne ? et ensuite comment : Merci Agitateur pour ce but de réponse sur le comment.

Jérôme Pérez
#26

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Yves Zermatten a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

En Côte-Rôtie, le fils Guigal nous avait expliqué il y a quelques années que les sols en pente de la région ne permettaient pas des sols enherbés ???:? ce n'est pas le seul à tenir ce discours repris aussi à Cornas et Saint-Joseph.

Yves Zermatten
#27

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Frisette a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

Yves, Jérôme parle de sol sableux à Jeruzalem et qu'il faut de l'herbe pour retarder le risque d'érosion.
En Côte Rôtie, le seul endroit où tu peux trouver du sable, c'est dans le bac placé dans la cour de récréation de l'école primaire d'Ampuis!!!

Flo (Florian) LPV Forez
#28
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Frisette a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

starbuck écrit: [...] N'appartenant à aucune chapelle[...]


Même pas à celle de Chambertin, Sylvain???;)

Flo (Florian) LPV Forez
#29

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Vougeot a répondu au sujet : 33 heures de vacances en Bourgogne

starbuck écrit: Vincent, un labour c'est environ 30 cm avec des variables selon le réglage de la charrue.
Par contre, opposer "les méchants" qui labourent et appauvrissent les sols aux "gentils" qui préservent la richesse des sols en pratiquant le non-labour est assez réducteur.
Nous l'entendons souvent dans la bouche de ceux qui ont simplement lu un article ou vu un reportage orienté sur le sujet.

En culture céréalière biologique, le labour est utile pour maitriser les adventices.
En culture céréalière sans labour ( agriculture de conservation), le glyphosate est nécessaire dans de nombreuses situations.

Autre exemple, dans le cas d'un blé implanté derrière maïs, le risque de maladie est bien plus élevé si les résidus de maïs n'ont pas été enfouis et c'est en labourant qu'on y parvient le mieux.

Perso, j'ai une charrue, un chisel ( outil à dent) et un déchaumeur à disques. N'appartenant à aucune chapelle, j'adapte la conduite en fonction des conditions de l'année.

Pour revenir aux vignes, je n'ai aucune compétence en la matière mais quand je vois la conduite du DRC et des Meursault Perrières de Coche-Dury, de Bouzereau, de Comte Lafon ( pour citer ceux dont j'ai un peu observer les parcelles) , je me dis que vu les vins qu'ils arrivent à sortir, ils ne doivent pas faire trop d'erreurs sur le terrain.


Merci, Sylvain, pour le partage de ces informations.
Effectivement, j'avais en tête hier soir le "massacre" vu dans un reportage sur Claude et Lydie Bourguignon. Je me doute bien, comme l'a souligné Agitateur, qu'il existe une voie médiane entre les travaux publics et le sarclage. :)

Evidemment, je n'ai aucune connaissance en matière agronomique. Rien. Rien du tout. Je n'ai d'avis sur les cultures que ce qui m'est fourni par un prisme très auto-centré : ne pousse dans mon jardin que ce qui veut bien y pousser, sans l'aide d'engrais ni de pesticides.

La vision que j'ai partagée hier soir est probablement trop romantique. Trop idéale ; voire idéaliste.

Mais cela ne m'empêche pas d'avoir des idées. Mon pied de vigne n'a jamais vu l'ombre d'un traitement. Il s'épanouit sur un sol extrêmement maigre, à l'ombre d'une haie de thuyas, au milieu d'un champ d'iris et de graminées qui, n'en doutons pas, lui font subir une forte concurrence.

Il n'a jamais vu le passage d'une binette. D'une poignée d'engrais. D'une pulvérisation de bouillie bordelaise. Pas de cavaillonnage et de décavaillonnage. Depuis plus de 20 ans, il se développe, prend de la place et, si je l'avais laissé faire, aurait colonisé les cages du FC Rouen, pourtant situées à 1 km du Clos. Il n'a jamais vu la trace de mildiou et laisse l'oïdium à la monnaie-du-pape toute proche. Comment expliquer ce bien-être pour le moins... envahissant ?

Cette année, je m'attends à une récolte record. Comme d'habitude, rien ne sera mûr. On s'en fout, ça plaît aux Anglais ;). Nul doute que je pourrais arriver à un résultat plus qualitatif si je m'en donnais les moyens mais, à vrai dire, je laisse cela aux spécialistes. Il faut savoir rester à sa place.

Tout ça pour dire que mon Muscat, laissé à son sort dans un environnement défavorable, s'épanouit avec grâce.

Abordons le sujet des grandes cultures vivrières.
Ma vision est celle de quelqu'un qui n'a pas de problème pour se nourrir puisque d'autres, par leur labeur, me permettent de cultiver mon embonpoint. Je ne sais pas si je dois leur en être reconnaissant, mais j'avoue qu'il est plus facile d'avoir des idées sur la façon dont les choses devraient être faites lorsqu'on a le ventre plein plutôt que lorsqu'on crie famine. En tout cas, les idées seraient probablement radicalement différentes.

Cela me rappelle le sujet d'un oral passé il y a désormais 20 ans :
- "Devons nous manger... comme le bétail".

J'avais fait une brillante démonstration en citant TRICATEL, dans L'aile ou la cuisse. Elle m'avait valu l'hilarité du jury et mon concours. Jury qui, au cours de la discussion, avait néanmoins tempéré mes positions pro agriculture biologique en me disant que le débat sur les OGM était un problème de riches. Que si l'on trouvait le moyen de faire pousser du sorgho ou du maïs sans eau en Afrique, les populations locales seraient heureuses d'avoir à manger. Cette phrase raisonne en moi comme au premier jour. Fin de la parenthèse.

La culture des céréales, telle qu'elle est pratiquée, me permet d'acheter des pâtes à bon prix et du pain très cher pour financer les palaces des boulangers :) . Mais elle me fout les j'tons à un point que tu n'imagines pas.

Viens faire un tour dans le pays de Caux. Viens voir ces blonds champs de blés aussi vivants que les dunes du Sahara. Pas un oiseau. Pas âme qui vive. Un océan de grains clonés, une mer céréalière qui sera vite remplacée par des cultures d'hiver, elles-mêmes mises à mort par le déversement de centaines de litres de round-up sur des centaines d'hectares devenus la caisse de résonance des vents d'hiver. Et le réceptacle des précipitations.

Des terres lisses comme la peau de mes roustons, transformées en mares dès que les pluies sont un peu fortes et un peu longues. Avec, pour pénitence, l'impossibilité de boire l'eau distribuée par le réseau public. La voilà, la réalité de l'agriculture céréalière en Seine-Maritime. Pas une hirondelle, pas un insecte. rien. Une terre du vide, du néant qui, pourtant, permettra de nous nourrir l'année suivante. Le voilà le paradoxe.

Honnêtement, Sylvain, je ne fais pas le mariole. Pour tout t'avouer, j'ai même écrasé quelques larmes en revenant de ma parenthèse enchantée à Fécamp.
Tu me répondras - et je serai d'accord avec toi - que la Seine-Maritime n'est pas la France et que, chez toi ou ailleurs, il est encore normal de voir des hirondelles voleter agilement entre tes bêtes. Qu'elles nichent au coin de ta fenêtre ou dans ton étable. Je l'entends ! Mais permets-mois aussi de te dire que, chez nous, la réalité est effrayante. Nous vivons dans un monde mort où la seule animation consiste à voir, au loin, un John DEERE énorme, creusant des sillons dans une terre splendide mais... vide.

Et puisque tu parles des adventices qui entrent en concurrence avec les céréales, j'aimerais tant revoir, avant ma mort, des bleuets et des coquelicots au milieu des champs de blé. Juste une fois. Avec ça et la coupe Webb-Ellis brandie par le capitaine du XV de France, je partirai tranquille.

Maintenant, puisque nous parlons de vigne, de vin, je comprends qu'il n'y ait pas de solution miracle.
Je comprends que la vigne est un végétal revêche qui a besoin d'être canalisé, dompté, soumis. Dans des proportions plus ou moins grandes puisque Lalou BIZE-LEROY ou Jean-Michel COMME ont développé des manières culturales moins expéditives que le traditionnel rognage mis en oeuvre un peu partout. Et qui donnent aussi des résultats. Tout comme celles de Patrick ESSA donnent des résultats. Et plutôt bons à en juger par les comptes rendus plutôt positifs dont ses vins font l'objet.

En tant qu'amoureux du vivant, tiraillé entre le besoin de bien boire et la nécessité d'envisager le monde d'après, je donnerai toujours la primauté à un vigneron qui travaille ses vignes proprement plutôt qu'à celui qui laisse faire les molécules plus que de raison.

J'aime voir les photos du Clos Velicane, d'Irouléguy ou de Jurançon. J'aime voir la terre griffée par un cheval à Sancerre ou en Bourgogne. J'aime voir de l'herbe, des cultures de fèves dans les vignes de Bolgheri. J'aime voir des vignes travaillées juste ce qu'il faut. Des vignes vivantes. Elles me parlent plus que les autres.

C'est peut-être romantique, c'est peut-être hors de propos, mais c'est ma façon d'envisager la viticulture. Laisse-moi au moins ce plaisir. :)

Vincent, amateur de melon et de curé nantais
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