Nous avons 2037 invités et 47 inscrits en ligne

Soirée entre vignerons, et quelques intrus...

  • Messages : 2729
  • Remerciements reçus 40
Le Malabé est très riche, et je crois d'ailleurs que le dernier que j'ai bu était aussi un 2003. Pas de souvenirs ou de notes cependant.
On doit être proche des 180/200g de SR en effet, notamment en 2003

Gaultier (62)......................Amateur de vins liquoreux rares ou hors-normes !
07 Nov 2018 23:28 #31

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Eric B
  • Portrait de Eric B Auteur du sujet
  • Hors Ligne
  • Utilisateur
  • Enregistré
  • Messages : 20780
  • Remerciements reçus 8289

Réponse de Eric B sur le sujet Une bonne soirée avec des vignerons et autres amis

En grain par grain, on peut en effet atteindre les 300 g/l de résiduel, mais ça dépend de ce que le millésime offre. En moyenne, on tourne plutôt autour de 220-250 g/l (en tout cas sur mon expérience de Madame qui est issue de ces "1ères tries" ). Sachant que le Chenin est plutôt moins généreux en sucre que le Sémillon.

Eric
Mon blog
08 Nov 2018 07:04 #32

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 9368
  • Remerciements reçus 17385

Réponse de Jean-Loup Guerrin sur le sujet Reprise des soirées avec des vignerons autour du tonneau

4 ans déjà se sont passés depuis la dernière session…
En 2019 et en 2021 nous n’étions pas disponibles et en 2020, c’était le Covid…

Cette année le RDV était pris depuis longue date mais les vignerons sont avertis seulement dix jours auparavant que le salon des vins et de la gastronomie de Bourges est annulé ! La grêle a occasionné il y a quelque temps des dégâts au Pavillon d’Auron, qui accueille les différents salons ou foires, et une commission de sécurité vient d’émettre un avis défavorable sur la sécurité…

Mais cela ne fait pas peur à une dizaine de vignerons qui tiendront un « salon off », à l’extérieur, afin d’honorer les commandes de leurs fidèles clients. Et du coup la soirée chez moi autour du tonneau a bien eu lieu , même si c’était en plus petit comité (à peine ). 

C’est parti, tout à l’aveugle, bien sûr, les vignerons ayant reconnu leurs vins, bien entendu.


Champagne Robert-Allait – Blanc de blancs – Cuvée Stéphanie – 2014

 

Un champagne raisonnablement dosé, à 6 g/l.

Robe or clair.
Nez intense et élégant, avec du citron, des fleurs blanches et une note briochée.
Bouche très tendue, toucher légèrement crayeux, avec encore des agrumes en rétro, belle précision et finale en finesse assez longue.
Très Bien
Je ne note plus l'accord des BdB avec les galettes de pomme de terre car vous savez tous que c'est excellent !


Domaine Gérard Boulay – Sancerre – Comtesse – 2008

 

Ouverte pendant une heure et carafée pendant une bonne heure supplémentaire.

Robe d’un or soutenu.
Nez d’une assez bonne intensité offrant fruits jaunes, miel et herbes aromatiques.
Attaque ample et puissante, dotée d’un léger gras, puis tension importante, finale persistante par son impact, à l’aromatique riche donnant une impression de SR.
Très Bien (+) mais atypique

Accord bon (3,5 / 5) grâce à la mangue avec un tartare de saumon à la mangue, mais vin trop puissant par rapport au plat pour un accord idéal.


Domaine de Pouilly – Pouilly-Fuissé 1er cru – Au Vignerais – 2020

 

Mon premier Pouilly-Fuissé 1er cru ! Normal, l'appellation  date de ce millésime 2020.
Ouverte pendant une heure et carafée pendant deux heures supplémentaires.

Robe d'un or chatoyant.
Nez de belle intensité, toasté, fruits jaunes, touche de noisette.
Grand équilibre en bouche, entre ampleur, structure, fraîcheur et même tension. Le boisé, sensible, se fond dans la matière charnue et racée. Finale plus effilée sur la finesse.
Très Bien +(+) et grand avenir promis à ce beau vin !

Beau mariage (4 / 5) avec une cassolette de la mer qui adoucit le boisé et fait ressortir le fruit.


Jean-Albert, vigneron de Saumur-Champigny, ayant annoncé un peu plus tôt ne jamais avoir goûté de vin du Clos Rougeard, ce qui était aussi le cas de la grande majorité des autres dégustateurs présents, je débouche illico, toujours à l’aveugle, un :

Clos Rougeard – Saumur-Champigny – Les Poyeux – 2012

 

Carafé juste avant service.

Robe assez claire, finement tuilée.
Nez très expressif et classieux, développant des petits fruits rouges avec de la framboise, et de très jolies notes florales.
Une superbe élégance en bouche, alliant gourmandise et complexité. Le grain est assez serré mais soyeux, la finale épurée d’un raffinement exquis.
Excellent

Cela n’a pas loupé, tout le monde est parti sur un très beau Bourgogne, …


Domaine de La Cune – Saumur-Champigny – Hors-Série – 2018

 

Ouverte pendant deux heures et carafée pendant une heure et demie supplémentaire. 

Robe bien sombre et jeune.  
Nez très intense sur la framboise, le pruneau, la cerise, touche vanillée.
Bouche large, puissante et concentrée, avec une fraîcheur inattendue mais bienvenue. La puissance vient plus de la charpente et de la matière que des tanins qui restent civilisés. Finale plus en finesse et salivante.
Très Bien (+)

Le poivre de la terrine de chevreuil poivrée se marie bien au vin (3,5 / 5) en lui apportant un supplément de peps.


Domaine Carmim – Reguengos – Alentejo – 2020

 

Assemblage d'Aragonez (tempranillo), trincadeira et alicante Bouschet (croisement à partir du grenache).
Carafée pendant deux heures et demie.

Robe sombre et bien violette sur la frange, avec une légère turbidité.
Nez très intense, sudiste, offrant cassis, menthe et réglisse.
Bouche hors norme par sa concentration, sa richesse aromatique et alcoolique (15 ,5 °), dominée par la réglisse, manquant d’acidité et à la finale un rien asséchante.
Bien ++ mais beaucoup mieux appréciée par le reste de l’assemblée.

La fougue du vin est amadouée par une daube aux cèpes maison de compétition, pour un accord intéressant (3,5 / 5).


Château Moulin de Peyronin – Vin de France – L’orange du moulin – 2020

 

Le Château est situé dans le Bordelais.
Ouverte pendant cinq heures et carafée peu avant service.

Robe très orange et trouble.
Nez très expressif et étonnant : herbes médicinales, pêche, gingembre confit.
Bouche toute en finesse, légère et digeste (où sont passés les 13,5 ° ??? Certains l’ont jugé aqueux…), à l’aromatique étonnante mais agréable. Profil droit et longiligne.
Très Bien et peut-être le meilleur vin orange jamais dégusté (sur une quinzaine ?).

Accord gagnant sur du gouda (4 / 5), et pas seulement pour l’osmose des couleurs.


Domaine de la Bongran – Macon Clessé – Cuvée Botrytis du 14 octobre – 1995

 

Ouverte pendant cinq heures et carafée juste avant service.

Robe d’un orange bien marqué.
Nez luxuriant, complexe, somptueux !
Miel, épices nobles, caramel et touches de raisins secs se combinent harmonieusement.
Equilibre phénoménal en bouche pour un liquoreux : sucre parfaitement fondu, acidité apportant relief et éclat, aromatique magnifique d’abricot confit, finale d’une persistance bluffante avec rémanence aromatique teintée de légers amers.
Excellent + pour ce grand vin liquoreux qui doit rentrer dans mon top five.

Accord 5 / 5 avec lui tout seul !

Merci à Charles-Antoine qui a acheté ce vin lorsqu'il était étudiant et nous l'a proposé ce soir. 


On remet cela l’an prochain ?
Bien sûr, et avec de nouveaux comparses…

Jean-Loup
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: oliv, Olivier Mottard, Jean-Paul B., Gibus, denaire, sideway, A42T, bertou, chrisdu74, La Vie est une Fête, Nathenri, Moriendi, bibi64, Vaudésir, DUROCHER, vivienladuche, Papé, Agnès C, Frisette, Med, starbuck, leteckel, the_ej, KosTa74, Kiravi, Ilroulegalet
17 Nov 2022 14:54 #33

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 9368
  • Remerciements reçus 17385
C’est vrai, tous les vignerons n’étaient pas présents (ils étaient 34), mais ceux qui étaient là avaient été triés sur le volet.
La plupart d’entre eux étaient d’ailleurs déjà présents il y a dix ans, lors de la première édition !
Et cette année, nous avons rajeuni l’assemblée avec Clémence et Paul, un couple très sympathique. Ils se sont vite intégrés si on en juge par le fou rire de Clémence en fin de dégustation... 
Allez, c’est parti pour un programme soft et équilibré : une bulle, trois blancs, trois rouges, un sucre et un after !

Champagne Robert-Allait – Vieilles Vignes – 2004

 

La robe arbore un joli vieil or.
Le nez développe avec une intensité certaine des fruits secs avec une tendance oxydative par ses tonalités de rancio.
Certains apprécient, d’autres moins ; c’est en tout cas un marqueur de l’âge du vin.
La bouche se montre vineuse, avec du corps, une bonne fraîcheur et des petits amers en finale.
Très Bien


Quinta da Aveleda – Vinho Verde – Fonte – 2022

 

La robe hésite entre paille et or.
Très intense, le nez sauvignonne, avec des arômes frais, très marqués par le buis.
Un perlant très net se révèle en bouche, accompagné d’une sucrosité assez importante. Le toucher qui en découle est bien souple et l’aromatique très ouverte et avenante. Il y a juste assez de peps pour tenir l’ensemble assez droit, mais cela en manque pour accompagner une verrine aux deux saumons.
Un Vinho Verde qui me paraît bien différent en termes de structure de ceux que j’ai bus il y a ... une quarantaine d’années. 
Bien +


Domaine Josmeyer – Alsace – Riesling – 2016


 

L’or de la robe est plutôt marqué.
Bien expressif, le nez offre de fins arômes pétrolés qui s’appuient sur un fond de fruits exotiques.
La bouche est très belle, alliant concentration et tension tonique, volume et longueur.
Un Riesling de grand classicisme très réussi.
Très Bien +
Merci Nico !


Domaine de Pouilly – Pouilly-Fuissé 1er cru – Au Vignerais – 2020

 

La robe est parée d’un bel or très brillant.
Le nez intense développe des fruits blancs bien mûrs bien nuancés par des arômes finement toastés.
Un léger gras accueille l’attaque, puis la bouche se déploie avec du volume et de la rondeur. La belle aromatique n’est pas perturbée par le boisé qui s’intègre bien dans la matière de bonne maturité. Une chouette vivacité contribue à l’équilibre et à la persistance, sur le pralin.
Très Bien (+)


On passe aux rouges.

Domaine Cornu – Pernand-Vergelesses – 2013

 

Attention, il s’agit du domaine dirigé par Alexandre et Isabelle, situé à Magny-lès-Villers, et non du domaine Edmond Cornu.

La robe trahit la dizaine d’années du vin par ses reflets nettement tuilés sur la frange.
Le nez est épanoui, délicieux et complexe par son assemblage d’arômes encore bien fruités de cerise et d’arômes d’évolution, de fleurs fanées et de tabac.
La bouche joue sur la finesse et la vivacité, la chair se révélant filigrane, donc un peu mince. Le profil est donc droit et plutôt longiligne, avec une finale un poil trop pointue (comprendre acide ) à mon goût, mais qui s’arrondit sur un plat de charcuterie.
Bien ++ / Très Bien, surtout pour le nez, mais les vrais pdf apprécieront plus (moi, je ne suis qu’un faux pdf et, de plus, converti).


Château Mourre du Tendre – Côtes-du-Rhône Villages – Plan de Dieu – 2020

 

La robe sombre est encore bien jeune par ses reflets violets sur le bord di disque.
Le nez enjôleur combine avec bonheur des fruits rouges, de la réglisse et des épices.
La bouche est charpentée et un peu capiteuse, sensation exacerbée par l’effet de séquence, mais le fruité très avenant et enveloppant lui permet d’accepter cette richesse. De plus la finale plus effilée montre que la vivacité était sous-jacente, sans doute grâce à une vinification sans égrappage.
Très Bien
Peut être attendu sereinement, mais déjà un beau compagnon de table.


Château Lamartine – Cahors – Cuvée Particulière – 2019

 


La robe est bien soutenue et encore assez jeune.
Le nez très intense, encore plus que celui du Côtes-du-Rhône, exhale de beaux fruits noirs, un peu de pruneau et d’épices.
En contraste, la bouche révèle une austérité classieuse en termes aromatiques. Elle fait déjà preuve d’un bel équilibre, alors que le vin est jeune : une matière aux contours arrondis, une grande fraîcheur et des tanins taquins mais joyeux participent à ce bel ensemble qui se conclut sur une finale bien nette.
Très Bien (+)


Domaine René Renou – Bonnezeaux – Cuvée « Anne » – 1995

 

La robe, nettement ambrée, tire sur l’acajou : on n’a pas affaire à un petit jeunot !
Très généreux et complexe, le nez déploie une aromatique opulente et luxuriante faite de coing, de bois précieux et de fruits confits.
La bouche se déroule toute en raffinement : point trop de sucre, au contraire on pense plus à un moelleux qu’à un liquoreux, saveurs aussi séductrices en rétro-olfaction, et acidité vibrante jouent un concert harmonieux qui se termine allegro ma non troppo.
Très Bien +

Après une excellentissime Cuvée Botrytis du 14 octobre 1995 bue l’an dernier, nous sommes gâtés avec ces douceurs de 1995 !

Cela ne termine pas tout à fait cette nouvelle très belle rencontre car il y a encore le fameux Cognac du domaine Bernard Gauthier : cette année, c’est une Réserve de la Famille, en Grande Champagne.
Je me suis contenté de humer, mais que c’est profond et engageant !


Bravo aux petits jeunes qui ont passé leur examen de bizutage et on remet donc cela l’an prochain !

Jean-Loup
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: PtitPhilou, oliv, Olivier Mottard, denaire, bertou, chrisdu74, Vaudésir, Nicolas Arlicot, vivienladuche, Papé, Frisette, Med, GAET, leteckel, rudy.B, vvigne, KosTa74, Kiravi, LEON213, Ilroulegalet
10 Nov 2023 12:05 #34

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Modérateurs: GildasPBAESMartinezCédric42120Vougeotjean-luc javauxstarbuck