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LPV Oslo : l'été s'installe sur Oslo

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Réponse de bertou sur le sujet LPV Oslo : soirée grosses cartouches

Je suis saisi.
Vous êtes incroyablement forts à l’aveugle.
Respect.

Alex


Cela reste du semi-aveugle car nous nous étions mis d'accord pour ouvrir des grosse quilles et je connais un peu ce qu'achète mes compères. Cela limite donc pas mal les choses. Ensuite, comme on parle tous en même temps, on s'aide l'un l'autre.
Enfin, on restait en terre bien connue. Je ne suis pas certain que si on nous avait présenté un Bandol, blanc de Corse, Alvarinho on aurait été aussi fort.
Ce qui ne nous a pas empêché de nous planter entre Barolo et Brunello, sauf Jonas.


Oliv, Sylvain vous me faîtes rougir :cheer:
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: leteckel
12 Aoû 2020 16:50 #31

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Réponse de bibi64 sur le sujet LPV Oslo : soirée grosses cartouches

Plus encore que l'aveugle, c'est la qualité des notes de Bertrand qui est extraordinaire.
On boit littéralement les vins décrits avec lui ! (tu) oo,


Pas d'accord! On salive, on s’imprègne, mais on ne boit pas! :roll:
Pour ça, il faudra un jour aller à Oslo rencontrer le monsieur ;)
Dommage qu'Oslo soit si loin de Pau :unsure:
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13 Aoû 2020 00:11 #32

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Réponse de Frisette sur le sujet LPV Oslo : soirée grosses cartouches

[...]
Dommage qu'Oslo soit si loin de Pau :unsure:


Il n'y a qu'à faire l'inverse! Il peut prendre le train pour Pau!!!

Flo (Florian) LPV Forez
13 Aoû 2020 09:50 #33

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Réponse de mgtusi sur le sujet LPV Oslo : soirée grosses cartouches


Il n'y a qu'à faire l'inverse! Il peut prendre le train pour Pau!!!


Il y en a qui ont essayé...

Michel
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Frisette, the_ej
13 Aoû 2020 09:56 #34

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C'est Ville qui nous accueille ce soir avec un long repas qui va s'étirer sur quasiment 7 heures en y pensant bien ! Ce soir Magnus, Jonas, Joakim, Anders, Jon, Marianne et moi-même sommes de la partie.

Toujours pareil, deux bouteilles par personne et à l'aveugle.



Sur le magret de canard fumé, Ville nous verse des bulles dans nos verres.

La robe est légèrement cuivrée.
Nez net et intense avec beaucoup de pureté. C'est jeune avec de la pomme rouge, pomme reinette, notes d'agrumes. Il y a aussi de l'autolyse sur le grillé, mie de pain. Quelques notes florales également. De belles nuances et une jolie profondeur dans ces bulles.
Bouche assez puissante, vineuse et ample avec une texture crémeuse. C'est énergique et soutenu par une acidité importante. Cette dernière, couplée avec un dosage très faible, donne une grande tension. La maturité et la concentration du fruit contrebalancent très bien l'acidité. Finale avec de fins amers et une persistance très bonne.
Excellent.
Je pense à un blanc de noirs, plutôt jeune. Avec une acidité pareille, je propose 2008. Je n'arrive pas à aller plus loin. Eh non !
Bérèche et Fils - Rive Gauche Extra Brut 2012
Je suis surpris d'une telle structure pour un Pinot Meunier. Un très bel exemplaire de ce cépage.


Les bulles suivantes arrivent et proviennent de ma cave :

Nez assez évolué et dominé par l'autolyse au début. À l'aération, il s'affine et le fruit s'impose avec des notes axées sur la pomme : jaune fraîche, rouge. Il y a des notes de mirabelle aussi. L'autolyse et l'évolution sont là avec de la brioche, pain grillé, quelques notes pâtissières, je trouve aussi des épices, côté marin et craie. Beaucoup de finesse et de détail. Je trouve le nez changeant avec parfois plus de fruit, parfois plus d'autolyse/évolution.
Bouche moyennement puissante, crémeuse et dotée d'une très jolie texture soyeuse. Un vin tactile. Belle intensité aromatique avec l'autolyse/évolution marqué en attaque. Ensuite, c'est le fruit qui s'impose et en finale le côté craie, marin ressort. Finale longue et sapide.
Excellent +.
Jacquesson - Aÿ Vauzelle Terme Extra Brut 2004



On passe à table avec des escargots de mer au beurre et ail.

Jonas nous sert le premier blanc.
Belle intensité avec de la pureté et netteté. C'est ample et facile à lire sur le beurre, citron, mousseron frais, pointe de miel, touche boisé. Il se dégage de la gourmandise.
Bouche moyennement puissante, plus crémeuse que grasse avec de la tension. Mais le vin est à bonne maturité et l'acidité est bien intégrée. C'est harmonieux. Touche phénolique en finale et bonne longueur.
Très bien.
Le chardonnay et la Côte de Beaune me viennent directement en tête même si Chablis m'a un peu traversé l'esprit. Je place ce vin sur le niveau village, plutôt Puligny vu la tension.
Domaine Roulot - Bourgogne Blanc 2011
La bouteille bue chez Lars en début d'été était clairement fatiguée.



On passe à un velouté aux giroles.

Joakim nous propose une paire :
Le premier est de bonne intensité mais pas très engageant. C'est un peu diffus et dominé par de le camphre, naphtaline, fumé, massepain. Il y a du botrytis sans doute. Manque de volume et d'ampleur.
Bouche moyennement puissante avec une belle acidité, c'est crémeux, mais la même aromatique est présente. C'est un peu plat et avec une légère sècheresse en finale. La longueur est bonne.
Moyen.
Le second est clairement, mieux avec de la pureté, précision. C'est frais sur le citron, groseille à maquereau, citron vert, coté mousseron, craie, fines notes de zestes d'agrumes, floral. Très beau.
Bouche fraîche et tendue. Beaucoup de dynamisme. Toute en finesse et tension avec une superbe concentration. La finale est saline avec une très bonne rétro-olfaction.
Excellent.
Dans les deux cas, nous avons à faire à du sauvignon blanc et plus précisément Sancerre. Anders propose Pascal Cotat.
Pascal Cotat - Sancerre Les Monts Damnés 2006
Pascal Cotat - Sancerre Les Monts Damnés 2008



Nous passons au mi-cuit de baleine et c'est Magnus qui nous propose son vin :

Nez de bonne intensité. C'est jeune, assez précis avec un élevage sensible mais bien intégré. On retrouve un fruit mûr sur la mangue, pêche jaune, beurre, noisette, touche de vanille, bois scié. De fines notes d'herbes fraîches donnent de l'ampleur. Cela manque un peu de naturel.
Bouche plutôt puissante avec du gras. L'acidité est sous-jacente. Le vin n'est par contre, pas du tout lourd. Il y a un équilibre plutôt solaire. Touche phénolique sensible qui participe à la structure du vin. Toujours sur un fruit mûr et un élevage présent mais bien intégré. La longueur est bonne.
Très bien, mais il manque un peu de liberté ce vin. Cela fait un peu fabriqué mais le temps devrait effacer ceci.
Je pars sur un chenin blanc d'Afrique du Sud sur une cuvée un peu ambitieuse. Non, je suis loin.
Miani - Friuli Colli Orientali Friulano 2017




Arrive le turbot avec une sauce au homard et des œufs de poisson de Kvalix.

Le vin a une couleur un peu trop brunâtre pour être honnête.
Effectivement, le nez confirme, c'est oxydé.
Domaine Long-Depaquit - Cablis Grand Cru Les Clos 2002



Nous passons aux vins rouges que nous sirotons avant de passer au plat principal.

Le premier est servi par Marianne :
La couleur est assez claire avec une couleur rubis.
Le nez est intense et net avec un fruit rouge mûr mais frais. Des notes de cerise, framboise, fraise, notes florales. Quelques notes d'évolution avec du sous-bois, épices. C'est joli et très charmeur.
La bouche n'est pas très puissante avec un joli toucher de velours. Ce n'est pas très tannique et c'est une impression de légèreté que donne l'ensemble. C'est intense avec le fruit rouge qui présente un côté plus acidulé qu'au nez. La finale est de très bonne longueur, nette et fraîche. Beaucoup de charme.
Excellent.
Le fruit est clairement du pinot et nous sommes en Côte d'Or. C'est peu tannique et fin, je pars sur Volnay avec une forte pensée pour Chambolle aussi. Marianne, nous confirme que ce n'est pas Volnay. On est sur Chambolle donc et sur un premier cru vu la qualité. Je pense directement au cru Les Charmes tellement le vin est charmeur. Sur le millésime 2010.
Domaine Amiot-Servelle - Chambolle Musigny 1er cru Les Charmes 2009


Le second vin est de ma cave :

Couleur moyennement intense et brune orangée.
Nez intense et très net clairement sur l'évolution. Quelle intensité ! C'est sur l'olive noire, fumé, fruits noirs compotés, réglisse, côté cuir, poivre noir, notes de garrigues. Et il y a un gros fond avec des fruits rouges à l'eau-de-vie, fraise écrasée, orange sanguine, quel nez !
Bouche assez puissante avec une énorme intensité aromatique très similaire au nez qui ne va pas nous lâcher d'aussi tôt. Une texture soyeuse, très délicate avec une bonne fermeté, mais comme une caresse. L'acidité est bien là, elle soutient la matière et donne du volume à l'ensemble. Fin de bouche saline, poivrée qui fait bien travailler les papilles.
Un vin exceptionnel, un grand vin d'une évidence rare. Tout le monde prend son pied.
Domaine de la Grange des Pères Rouge 2001


On continue avec le vin de Magnus.

Couleur rubis peu profonde.
Le nez est de bonne intensité avec un joli mélange de fruits rouges acidulés, framboise, notes florales. Il y a des notes sensibles de pousses de ronce. Quelques notes d'évolution sur la framboise séchée, mais cela reste jeune. Un vin transparent, finement parfumé.
Bouche moyennement puissante avec une bonne acidité, de l'énergie. Légère mâche, mais profil frais et fin. Par contre la seconde partie nous ramène sur terre avec une grosse structure tannique au grain très fin et parfaitement intégrée. Finale saline et le joli fruit sur les fruits rouges. Touche saline.
Excellent.
On est sur la Bourgogne et le vin possède un côté vendange entière évident. C'est très peu extrait et en finesse. Comme il y a une bonne structure tannique, je pense au Domaine De Montille sur Pommard. Le millésime ? 2010. Pour la vigne, je pars sur Les Epenots, mais par pur hasard.
Domaine De Montille - Pommard 1er Cru Les Pézerolles 2006



On continue sur le vin d'Anders sur le filet de renne.

Couleur rubis, moyennement intense.
Nez intense, solaire et avec une volatile assez présente qui gâche un peu le plaisir. Sinon, nous sommes sur la cerise, kirsch, compote de fruits rouges, fruits secs, épices. Pointe de fleurs séchées. Impression de puissance.
Bouche puissante et solaire avec une belle mâche. Belle matière avec une certaine gourmandise malgré le soleil. Le vin est ferme avec une bonne dose de tannins. Ils sont fins et mûrs. Volatile un peu trop présente pour moi. Longueur excellente.
Bien +, mais certains ont mieux apprécié, car moins sensible à la volatile.
On part tous pour l'Italie et Barolo. Joakim pense rapidement à Giuseppe Rinaldi.
Giuseppe Rinaldi - Barolo Brunate-Le Coste 2008


C'est Jon qui nous sert les verres.

Robe tuilée moyennement profonde.
Nez tertiaire de bonne intensité sur les fruits secs, cuir, bouillon de bœuf, goudron, épices. Quelques notes de fruits sur la cerise, mais c'est le tertiaire qui domine. C'est un peu plat et un peu diffus.
Bouche puissante avec une grosse charge tannique en décalage avec la matière tertiaire. Manque un peu de jus et d'énergie. Longueur bonne.
Moyen. Un vin qui n'a pas bien évolué.
On part aussi rapidement sur le Nebbiolo et sur Barolo. Le vin ne doit pas être loin de vingt ans.
Produttori del Babaresco - Barbaresco Riserva Moccagatta 2001


Un autre vin de Jon.

Couleur sombre, brune et opaque.
Nez compact et diffus avec une bonne dose de bois pas très fine. C'est solaire et le fruit est un peu sur le pruneau. Manque de nuances.
Bouche puissante et charnue avec un gros boisé sensible qui gâche la bouche. Le fruit est noir et mûr avec un côté pruneau. Longueur moyenne. Un vin plutôt démonstratif, extrait qui manque de finesse.
Faible.
Muga - Rioja Reserva 2005


Et la dernière bouteille de Jon qui fait la triplette.

La couleur est rubis et claire.
Le nez est parfumé sur les herbes sèches, thym, queue de tomate, groseille, cerise, pointe de grenade, floral. Un nez net et parfumé. Pas le plus profond, mais ô combien attaryant.
Bouche assez puissante, ferme, mais qui garde une belle gourmandise. Il y a un beau jus avec un joli touché de bouche. Belle intensité aromatique avec du fruit et une touche salivante en finale. Bonne persistance.
Très bien.
Le côté herbes sèches et grenade m'envoient directement sur les pentes de l'Etna. Jon confirme. Pour le producteur, je pense à Franchetti ou Terre Nere avec une préférence pour le premier.
Andrea Franchetti - Passorosso 2013


Cette fois, c'est Jonas qui nous régale.

Couleur claire et rubis.
Nez de bonne intensité avec une grosse dose de volatile et un fruit un peu oxydé. Trop pour moi. Il y a certes des petits fruits rouges acidulés, une certaine forme de pureté, un côté terre fraîche, des notes florales, mais les déviances gâchent mon plaisir.
Bouche moyennement puissante avec un toucher très soyeux et en même temps, il y a de la tension. Un vin assez ferme avec un joli grain de tannin. Mais les déviances prennent le dessus. Dommage, car il y avait un sacré jus.
Moyen.
On est sur la Bourgogne sur un producteur plutôt "nature", perso, je pense à Prieuré Roch ou Pacalet. Pour le secteur, aucune idée, le vin n'est pas lisible.
Domaine Fourrier - Gevrey Chambertin 1er Cru Combe Aux Moines 2009



Et maintenant, le fromage et je sers les verres.

Le nez est assez puissant et net avec un côté mousseron, massepain, dominant. On retrouve des notes de citron confit, pamplemousse bien mûr, pêche blanche et des notes de miel. Complexe, mais il faut aller chercher les détails, car le côté mousseron et massepain domine bien.
Bouche peu puissante avec un peu de sucre qui donne un côté gourmand et arrondit bien l'acidité. C'est gourmand et il y a une excellente intensité aromatique mais toujours dominé par le mousseron/massepain. Finale sèche et de très bonne longueur.
Très bien +. C'est très bon, mais je préfère les vins secs.
Pascal Cotat - Sancerre La Grande Côte Cuvée Spéciale 2005


Anders apporte une carafe sur la table.

Nez intense et très typé vin de voile avec ses arômes de noix verte, sotolon, curry, noisette sèche, citron confit. Des arômes de pomme jaune bien présent. Un vin changeant qui présente une facette fine et délicate et parfois trop puissante et presque agressive. Il a besoin de s'assagir.
Bouche puissante mais non dénuée de finesse avec une jolie acidité qui soutient bien la matière. Je trouve l'aromatique plus fine et plus délicate qu'au nez. Longueur très convaincante.
Excellent. À patienter pour que le s'affine.
On est au royaume des vins de voile et dans ce cas-ci dans le Jura et je pars sur un vin jaune. Le producteur ? Pas la moindre idée.
Jacques Puffeney - Arbois Vin Jaune 2012



Le dernier vin est un vin de dessert, il nous est apporté par Marianne.
Nez net et précis sur un fruit confit, fruit tropical, mangue, touche d'écorce d'orange. Pointe de caramel, de truffe aussi. Mais, c'est surtout le fruit confit et les fruits tropicaux qui dominent. Ce n'est pas le plus complexe, mais c'est profond et ample.
Très belle bouche avec pas mal de sucre et une acidité importante qui rince et laisse le fruit s'exprimer. Jolie pureté. Il y a de fins amers avec un boisé léger qui donnent de la structure. Finale très longue, fraîche et salivante.
Excellent.
Un liquoreux avec des fruits tropicaux, pas une once de botrytis, beaucoup de sucre avec une acidité énorme. Pas de doute nous sommes à Jurançon. Je n'ai pas les compétences requises pour aller plus loin.
Didier Dagueuneau - Jurançon Les Jardins de Babylone 2007



Dans le petit jeu du podium, la Grange des Pères a clairement dominé tout le monde. Il est suivit du champagne de Jacquesson et la troisième place est difficilement conquise par le Chambolle d'Amiot-Servelle.

Un grand merci à tous pour cette excellente soirée ! Quel repas et que de belles quilles ! Il est plus de deux heures du matin et il faut que je rentre à la maison. J'ai encore une heure de vélo pour rentrer. Un bon moyen pour décuver un petit peu. Je concède que ce n'est pas le plus sûr !
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03 Sep 2020 07:54 #35

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Réponse de bertou sur le sujet LPV Oslo : soirée déconfinement en petit comité

Depuis le 1er janvier, nous n'avions plus le droit d'inviter des amis à la maison. Erna Solberg, notre première ministre, nous a donné sa bénédiction pour pouvoir à nouveau inviter des poteaux. Merci Erna :)
Ce sont donc Thomas, Nico, Pierre et Olivier qui se retrouvent chez ma femme et moi.
Même principe que d'habitude, une ou deux bouteilles par personne à l'aveugle.


On commence par des bulles. Elles sortent de ma cave :
Raphaël et Vincent Bérèche Crus Sélectionnés - Montagne 1er Cru 1999 Extra Brut
Rilly-la-Montagne, 50 % Chardonnay 50 % Pinot Noir, Dégorgement janvier 2018
Nez de bonne intensité, précis avec un bel équilibre entre les notes d'évolution et du fruit jeune. Il y a du grillé, pain complet, léger champignon, noisette, amande et de belles notes de fruits secs, mirabelle et du citron, touche de zeste d'agrumes, pointe florale, miel d'acacia.
Bouche moyennement puissante, légèrement vineuse et avec une fraîcheur qui va suivre tout le long de la dégustaion. Belle unité. Équilibre assez aérien et belle vitalité. C'est crémeux et la seconde partie se resserre avec de beaux amers, assez présents. La longueur est bien convaincante.
Excellent. Mes amis partent sur un vin beaucoup plus jeune.


Nico nous propose son vin blanc.
Nez de bonne intensité, assez net. C'est plutôt démonstratif et avec un fruit mûr. Il y a pas mal de beurre, noisette et du citron confit, marmelade d'orange, pêche jaune. Boisé bien intégré. Par contre cela manque de finesse.
Bouche assez puissante, grasse avec une acidité sous-jacente, mais qui n'arrive pas à soulever le vin. C'est plutôt démonstratif, comme au nez et cela manque de dynamisme. La seconde partie s'effondre un peu et le bois ressort un peu avec une certaine sècheresse. Par contre la longueur est très bonne.
Correct, mais ce n'est pas mon style. Il manque clairement de finesse.
Nous partons tous sur du Chardonnay. Je pars sur un vin des USA sur un secteur un peu chaud de type Napa et un peu old school. Pas du tout !
Domaine Buisson-Charles - Meursault 1er Cru Bouches Chères 2012

Le second vin blanc est celui de Thomas.
Superbe nez, intense, précision au laser. Super facile à lire avec un fruit frais sur le citron, touche de pomme verte, beurre, touche de verveine Il y a aussi un côté fumé. Légère réduction sur la poudre à canon fine. Il y a de belles notes florales. C'est plein de nuances et doté d'une jolie profondeur. Très beau. Boisé discret.
La bouche est moyennement puissante, fraîche, dynamique. L'acidité est sur le devant, mais très bien équilibrée par la matière et un léger gras. C'est superbe ! C'est en longueur et le vin s'étire toute en harmonie. Il se resserre un peu et se rouvre en finale. La longueur est excellente.
Excellent +.
Nous sommes clairement en Côte de Beaune. Je pars sur un premier cru de Puligny vu la finesse et la tension avec peu de gras. Pour le millésime, je pars sur 2014. Et non !
Domaine Bouzereau - Meursault - Genevrières 1er Cru 2013

Un autre vin blanc, mais celui-ci, est irrémédiablement oxydé : Château Talbot - Caillou Blanc 2011


Nous passons aux vins rouges.
Le premier, nous est servi par Olivier.
Le nez est assez intense, solaire sur un fruit mûr un peu confituré avec du coulis de cassis, mûre, sous-bois, tabac, boisé fin, des épices. Il y a une belle profondeur.
Bouche plutôt puissante avec une structure bien présente mais soyeuse et dans la matière. C'est chaleureux mais bien équilibré. J'aime bien la finale ou un côté mentholé qui ressort.
Très bien.
Nous sommes sur du Cabernet Sauvignon, mais je le trouve trop solaire pour venir de Bordeaux. Je propose la Californie et une bonne quinzaine d'années.
Château Vignelaure - Coteaux d'Aix en Provence 2004

Le suivant est le mien.
Franck Balthazar - Cornas Chaillot 2009
Nez de bonne intensité, un peu diffus mais doté d'une jolie profondeur. Il y a une touche d'acétone qui est limite pour moi. C'est clairement solaire et le fruit est bien mûr. De l'évolution sur le cuir, tapenade. Il y a une pointe de poivre, des herbes sèches.
Bouche assez puissante avec de la mâche, attaque franche, la matière est dense sans aucune sensation d'extraction. C'est juteux, belle énergie. La seconde partie est marquée par une grosse structure tannique bien dans le jus. Les tanins sont mûrs et lâchent bien leur prise. Je ne trouve plus d'acétone. La finale est légèrement salivante, fraîche malgré le côté solaire.
Très bien.

On continue sur une autre bouteille de ma cave.
Thierry Allemand - Cornas Chaillot 2012
Nez de bonne intensité, net. Il y a un peu de volatile et de brett, mais cela ne me dérange pas. Il y a un fruit frais sur la mûre, cerise burlat. On retrouve des notes de viande crue, poivre, épices, olive noire. C'est clairement peu extrait et je trouve le vin volumineux avec de belles nuances.
La bouche est assez puissante avec une belle énergie, de la fraîcheur. C'est fin malgré une structure tannique assez imposante. Le grain est fin. Il y a un joli fruit et une belle sensation saline qui fait saliver. Un vin avec de l'allonge et la longueur est très bonne. Léger brett sur la fin, mais qui ne me dérange pas.
Excellent. Attention, il ne faut pas être trop sensible à la volatile et aux bretts.

Nez de bonne intensité, mais fatigué, sans vie. La bouche est plate et séchante. Le vin est passé.
Domaine Champeau - Pouilly-Fumé 2007

Le dernier vin sur la galette des rois par Thomas.
Nez intense, net sur les fruits secs, marmelade d'orange, côté parfumé. Touche de lavande, thym. C'est jeune, ouvert et volumineux. Un vrai bonbon pour les narines !
Bouche assez puissante, c'est liquoreux avec une très bonne intensité aromatique. Il y a de la fraîcheur qui étire le vin, mais elle reste sous-jacente. Joli équilibre. Longueur excellente avec un côté salin et le côté lavande/thym qui rafraîchît la fin de bouche.
Nous sommes sur du muscat et le côté lavande, thym nous apporte sur l'île de Pantelleria. Ce n'est pas Ferrandès et ce n'est pas très vieux. Je m'arrête là.
Donnafugata - Ben Ryé Passito di Pantelleria 2017


Un grand merci à tous pour cette belle soirée. On a encore refait le monde, bien mangé et bien bu. Le pied quoi !
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14 Fév 2021 16:52 #36

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Réponse de alain_vin sur le sujet LPV Oslo : soirée déconfinement en petit comité

Superbe CR comme on aimerait en lire plus souvent !
Le style est précis et jamais lourd, il n'y a pas une surenchère de descriptifs genre "je passe le test de Master of Wine et je débite tout ce que l'on peut trouver dans un chardo, au cas où", c'est très agréable à lire. Et pas d'effet vin culte qu'on adule sans jamais oser lui reprocher quoi que ce soit (cf. la volatile sur le Cornas d'Allemand, perso c'est la raison principale qui fait que je n'en achèterai probablement plus jamais).

Bref que du bonheur, un grand merci !

Alain
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15 Fév 2021 21:10 #37

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Nous sommes désormais confinés depuis quelque temps et ne pouvons inviter que deux amis à la fois à la maison. Cela fait longtemps qu'une soirée autour des vins de Loire me titille. Connaissant l'amour que porte Nico et Marianne pour cette région, on se retrouve chez moi autour de la table autour de ce thème.
Tout est bu à l'aveugle, mais j'avais demandé à mes invités de n'apporter qu'une bouteille. Ce qui fait que deux bouteilles sur six étaient à l'aveugle pour moi.

Nous débutons sur un petit apéro :
Jo Landron - Muscadet Sèvre et Maine Le Fief du Breil 2014
Le vin aura besoin du temps pour s'ouvrir et je l'ai trouvé au mieux à la fin du repas et le lendemain.
Nez de bonne intensité, net et pur sur du citron, raisin blanc frais, gingembre, racine de raifort, calisson, pointe de fruit jaune. Il y a aussi un côté fumé, pierre humide bien présent. Beaucoup de caractère.
Bouche pas très puissante avec une fine texture crémeuse en attaque. C'est ciselé, mais sans tranchant. Côté vertical. Seconde partie avec une partie tactile saline du plus bel effet qui ne vous lâche pas. Belle intensité aromatique avec plus de fruit qu'au nez, touche de mirabelle fraîche. Longueur très bonne, franche et fraîche.
Excellent. Rapport qualité/prix très favorable. Je vais laisser mes autres bouteilles en cave. Je suis curieux de l'évolution de ce vin.

Domaine Vacheron - Sancerre Chambrates 2012
Après un 2014 bu récemment, tranchant et très jeune, je souhaitais voir où en était le 2012.
Nez de bonne intensité, précis avec de l'évolution sur le mousseron, cire d'abeille, léger miel d'acacia. Il y a aussi un joli fruit sur la groseille à maquereau, citron vert, pêche blanche. De fines notes de calcaire humide sont aussi présentes.
Bouche moyennement puissante, crémeuse avec une acidité sous-jacente qui donne volume et finesse. Je le trouve parfait à boire. C'est confortable. Seconde partie avec une sensation saline. Le grain de texture est fin. La longueur est convaincante avec du massepain.
Très bien +.
Un vin dans une très bonne phase. Je le trouve prêt à boire contrairement au 2014.

Richard Leroy - VDF Les Rouliers 2015
Nez de bonne intensité, un peu diffus. Il propose quelques notes un peu oxydatives sur la pomme blette et la noisette, mais aussi un peu réductive sur la pierre à fusil. Sinon, le fruit est mûr sur le citron confit, abricot, légère pâte de coings, pointe d'épices (cannelle), fumé. Il y a un très joli volume dans ce vin. Ce n'est certes, pas très nuancé, mais c'est profond par contre.
Bouche assez puissante avec une attaque assez ample et puis l'acidité énorme tranche dans la matière. Je ne m'attendais pas à une acidité aussi haute vu le nez. C'est tout en longueur et la matière ne faiblit pas. Elle accompagne la structure tout au long de la dégustation. C'est baroque ! Énorme longueur avec une belle sapidité. Côté peau de raisin.
Excellent, mais il faut aimer l'acidité. Je ne sais pas par contre, comment ce vin va évoluer. Et je ne pourrai pas savoir, car c'était ma seule bouteille.

Nous passons aux vins rouges.
Le premier est servi par Nico.
Couleur rubis assez claire.
Nez de bonne intensité, un peu diffus. C'est assez jeune avec un côté poivron, végétal assez sensible, mais cela n'est pas non plus dominant. Il y a un joli fruit sur les fruits rouges, griotte, framboise, léger côté coulis. Une pointe florale aussi. Volume moyen.
La bouche est moyennement puissante, fraîche et assez ferme. Le grain de tanin demande encore à s'affiner. Il y a une bonne matière et l'aromatique est similaire au nez. Belle énergie. Touche sapide en finale et la longueur est bien satisfaisante.
Très bien.
Nous sommes clairement sur un cabernet franc, je lui trouve un caractère acidulé, assez fin et des fruits rouges. Ma maigre expérience me fait partir à Saumur Champigny. Le millésime ? Un vin assez jeune, 2014 ? À côté de la plaque :
Bernard Baudry - Chinon La Croix Boissée 2011
À patienter.

Le suivant est celui de Marianne.
La couleur n'est pas très profonde, rubis avec des reflets bruns/oranges.
Nez intense, très net, superbe. Ouch ! Ça, c'est du nez ! C'est parfumé, tout en finesse avec une foultitude de détails. En plus, le vin change avec le temps. Ce sont de belles notes de roses évanescentes qui séduisent en premier. Il y a de la framboise séchée, cerise, griotte, fraise. Un superbe coté mentholé, balsamique, touche d'épices, terre fraîche. Léger sous-bois. Un festival.
La bouche est en accord avec le nez, fine, fraîche et d'un toucher soyeux. Les tanins sont très fins, comme une caresse. Le vin est tout en allonge avec une concentration assez impressionnante. C'est sapide en finale et la longueur est vraiment très bonne. Superbe rétro sur le menthol, rose séchée.
Grand vin. Et d'une grande évidence.
Véro, ma compagne, me dit qu'elle aimerait bien en reboire plus souvent de ce vin. Moi aussi !
Nous sommes sur du Cabernet Franc et ce niveau-là, il n'y a pas grand monde. Cela doit être Clos Rougeard. Cela doit être d'un niveau plus élevé que le clos classique. Je propose Les Poyeux sur 2002.
Clos Rougeard - Saumur-Champigny Les Poyeux 2007

Nous terminons par ma bouteille de rouge.
Le nez est de bonne intensité, net, précis. C'est assez jeune avec de belles notes florales, un fruit rouge acidulé sur la groseille, griotte. Des notes plus mûres sur la framboise. On retrouve une pointe de poivron, touche végétale noble. Pointe de sous-bois. Ample et sérieux.
Bouche moyennement puissante, fraîche, encore tendue avec une structure tannique assez ferme. Le grain est fin avec une sensation glissante. C'est énergique, volumineux avec une certaine austérité qui sied bien à ce vin. Ce n'est pas très large et c'est en longueur. Touche sapide et excellente longueur, fraîche et nette avec un fruit rouge acidulé.
Excellent. Un vin qui prendra plus de confort avec du temps en cave.
À noter que le vin était meilleur le lendemain, plus détendu.
Nico et Marianne pensent au Clos Rougeard, car il y a certaines similitudes avec le vin précédent et sur un millésime plus jeune.
Domaine du Collier - Saumur Rouge La Charpentrie 2011




Merci à Nico, Marianne et Véro pour cette superbe soirée !!!
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12 Avr 2021 18:27 #38

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Réponse de Docluisitus sur le sujet LPV Oslo : en cômité réduit autour des vins de la Loire

Bonjour Bertou,
Merci beaucoup pour ton super CR !
J’ai eu l’occasion en avril 2019 de déguster dans le cadre d’une masterclass sur le Muscadet un Fief du Breil de Jo Landron de 2001 (sous format de vinotte).
Il semblait à son apogée.
Voici les notes de l’époque.
Nez intense de pomme mûre, presque séchée, épices (cannelle), caramel, miel, champignon, abricot sec.
Bouche : acidité vive équilibrée par une grasse onctuosité et un alcool moyennement présent. Finale minérale sur le silex, le fruit confit, mais pas de champignon contrairement au nez.
Grosse concentration et complexité avec encore de l’acidité.

Luis
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12 Avr 2021 21:32 #39

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Merci Bertrand pour ces notes comme toujours précises et ne s'encombrant pas de considérations inopportunes, le vin, rien que le vin. J'avoue que ces CR sont pour moi un modèle. Aucun ego ne vient en ternir les impressions, c'est du très bel ouvrage sans flagornerie aucune, on ne se connait pas .

Concernant les vins, au mieux ceux que je connais, je retrouve mes impressions récentes.

Le Landron peut encore attendre, récemment un 2006 sur une entrée avait fait sensation.

Concernant le Clos Rougeard, ne cherche pas, dans ces années là je ne lui connais aucun challenger possible en rouge. Depuis quelques années les vins de Antoine, le fils de Charly se démarquent très sensiblement et il sera très intéressant de les confronter à ceux du Clos Rougeard et ce d'autant plus que ce ne sont plus des vins Foucault.

Bonne soirée

R
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12 Avr 2021 22:39 #40

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Réponse de bertou sur le sujet LPV Oslo : soirée confinée encore...

Nous sommes toujours en confinement ce qui signifie que nous ne pouvons inviter que deux amis à la maison. C'est toujours mieux que rien ! Cela faisait longtemps que Joakim et Jonas n'étaient pas venus manger et c'est avec grand plaisir que nous passons cette soirée.

La première bouteille est apportée par Joakim, ce sont des bulles.
Le vin est servi un peu froid et il est mutique. L'aération et le réchauffement lui permettent de mieux s'exprimer. Il y a une bonne intensité, précis avec du citron, lime, fines notes de zeste d'agrumes, craie, côté brioche, biscuit. Il y a aussi un côté pâtissier, vanillé. C'est assez jeune. Fines notes de fleurs blanches. J'aime beaucoup, en finesse.
Bouche moyennement puissante avec une acidité importante, mûre et comme arrondie car c'est confortable. Très belle texture crémeuse, fine avec de l'allonge. Seconde partie un peu plus tendue avec une touche saline, craie. La longueur est très bonne, fraîche et très précise.
C'est excellent. Personnellement, je pense qu'il sera mieux avec quelques années supplémentaires en cave.
Le côté agrumes/citron dominant avec une forte acidité m'amène sur un vin à dominante Chardonnay ou un Blanc de Blancs. Je pense au millésime 2008. Pour le producteur, je sèche. Joakim nous aiguille un peu et Jonas pense à Vilmart.
Vilmart & Cie - Grand Cellier d'Or 2008 Brut

Je sers mon blanc. Je ne l'avais pas vérifié à l'ouverture et j'aurai du car, il propose une couleur trop foncée avec quelques reflets bruns. Le nez confirme, nous sommes sur une oxydation prématurée.
Domaine de Chevalier - Pessac Léognan Blanc 2010

Le deuxième vin blanc de Jonas est lui superbe.
Intense et ouvert sur un joli mélange de beurre frais, tilleul, citron, fleurs blanches, zeste d’agrumes. Un vin évident qui jaillit du verre.
Bouche pas très puissante avec beaucoup de fraîcheur, de dynamisme. L’aromatique est intense avec du citron, beurre frais et toujours du tilleul. Touche saline et longueur bonne.
Très bon. Un vin qui me parle.
Je suis enthousiaste et je pars sur un 1er cru de la Côte de Beaune, plutôt sur Puligny à cause de la tension. Un vin d’environ 10 ans. Jonas me calme direct dans mon enthousiasme à monter dans la hiérarchie et me dit que ce n’est même pas une appellation communale. Il en a trop dit. Ce niveau de qualité en régional cela doit être Roulot.
Domaine Roulot – Bourgogne Blanc 2011

Nous passons aux rouges. Je dégaine le premier :
Giuseppe Mascarello – Barolo Monprivato 2010
Nez de bonne intensité le cul un peu entre deux chaises, car il propose de l’évolution et aussi du fruit jeune mais n'assumant aucun des deux. C’est tout en finesse, dentelles avec de fines nuances, mais il est un peu sur la retenue.
La bouche est assez puissante, peu extraite, tout en finesse. Les tanins sont d’un superbe soyeux pour du Nebbiolo et donnent une belle et délicate fermeté. La longueur est excellente, salivante avec un joli côté cerise acidulée.
Excellent surtout dans les sensations de bouche. Le nez est entre deux phases.

Jonas nous verse un rouge peu profond avec un bord du disque légèrement bleuté.
Nez de bonne intensité, net, jeune avec de la cerise, fruits rouges, groseille. C’est acidulé avec de fines notes florales. Le boisé sur le bois scié manque d’intégration par contre.
Bouche assez puissante, fraîche, tendue avec une structure tannique assez ferme. Le boisé assez présent dans les sensations tactiles renforce l’austérité. Le fruit ressort en finale et est assez persistant.
Très bien - mais on sent surtout le potentiel.
C’est évidemment du pinot noir et nous sommes en Bourgogne. L’austérité étant due plus à l’acidité qu’aux tanins, je pars soit sur Chambolle, soit sur Volnay (Jonas a aussi sa cave bien remplie de ses deux communes !). Nous sommes sur un 1er Cru et je pars pour un 2016.
La Pousse d’Or – Volnay 1er Cru Clos de la Bousse d’Or Monopole 2015
Étonné de voir un 2015 aussi acidulé.

Le dernier vin est celui de Joakim.
Couleur claire rubis avec le disque tirant sur l'orangé.
Nez de bonne intensité, net, parfumé sur des petits fruits rouges assez mûrs comme la framboise, fraise. Notes florales, pointe de fruits secs, orange sanguine. Boisé toasté, moka bien intégré même si présent. En finesse.
La bouche est par contre plus ferme que ne le laissait présager le nez avec une bonne structure tannique. Les tanins sont fins, glissants. Boisé intégré. La matière est fine mais surtout pas légère. Elle enrobe bien les tanins. Longueur très bonne.
Très bien +. Dans une belle phase.
Nous sommes encore sur du Pinot Noir bourguignon et Joakim nous aiguille en disant que c’est une commune qui donne des vins tanniques. Nous l’avions observé dans le verre et Jonas propose Pommard sur un 1er cru et dit Les Rugiens. Il propose le millésime 2010. On sèche sur le producteur.
Henri Boillot – Pommard 1er Cru Les Rugiens 2010


Maintenant au dodo, merci les poteaux !
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04 Mai 2021 14:32 #41

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Réponse de bertou sur le sujet LPV Oslo : quelques potes et quelques quilles...

Je suis un peu en retard pour retranscrire mes crs. Cette soirée, c'est passée le 1er mai en petit comité avec Nico, Pierre et Ronny. On déguste bien entendu à l'aveugle.

Champagne Stroebel - Triptyque Brut Nature 
Assemblage 2011, 2013 et 2014. Tirage 4/08/2015
Couleur cuivrée.
Nez de bonne intensité, net. C'est original sur les petits fruits rouges, framboisé sèche, pomme reinette, fleurs séchées, herbes sèches, grillé, autolyse. Ce mélange de fruits secs et de fruits rouges est superbe.
Bouche assez puissante, vineuse avec une texture crémeuse, le vin caresse le palais. C'est presque savoureux avec une sensation de craie, touche phénolique très fine. L'acidité porte très bien le vin et le fruit est mûr. Il y a une certaine gourmandise et cela se boit facilement. Toujours la même aromatique que le nez avec une présence d'agrumes en plus. Longueur très bonne.
Excellent. Beaucoup de caractère.

Weingut Reichsrat Von Buhl - Kirchenstück Riesling GG 2009
Nez d'intensité moyenne, un peu diffus et sur la retenue. C'est assez jeune sur un bel ensemble citronné, fruits jaunes, légères touches d'hydrocarbures. Il y a une bonne profondeur. Cela manque quand même d'éclat.
Bouche moyennement puissante, fraîche et d'un bon équilibre. C'est sérieux et il y a un certain allant, mais la seconde partie manque d'expressivité. Finale assez longue, un peu séchante et assez terne.
Moyen. Une bouteille dans une mauvaise phase ? Pas optimale ? Un Pechstein 2009 du domaine bu il y a quelque temps était superbe alors, sur le cru Kirchenstück (considéré comme un des plus grands d'Allemagne) je m'attendais à beaucoup mieux.

Rotem et Mounir Saouma - Côtes du Rhône Blanc Inopia 2018
Nez de bonne intensité, assez net, touche oxydative, pomme blette, mais surtout fruits blancs et jaunes bien mûr. C'est jeune est un peu amylique. Notes de miel, épices.
Bouche puissante et riche, c'est chaleureux et l'acidité peine un peu à équilibre cette richesse. La seconde partie est plus équilibrée grâce à une bonne concentration. Il y a aussi des amers et une touche tannique structurantes. Longueur bonne.
Bien, mais les fans de vins vifs ne vont pas apprécier.

Montevertine - Pian del Ciampolo 2016
Nez de bonne intensité, net et gourmand sur les petits fruits rouges acidulés, framboise, cerise. Un peu d'évolution sur le tabac, feuille d'automne. Touche florale. Gourmand.
Bouche peu puissante, fraîche. C'est gourmand avec toujours ce joli fruit frais, Belle acidité qui tonifie l'ensemble. Pas très tannique et grain fin. Longueur satisfaisante.
Très bien. Un vin glouglou, mais avec une pointe sérieuse pleine de charme.

Château des Tours  - Côtes du Rhône Rouge 2013
Ma précédente bouteille présentait une évolution trop rapide. Il fallait en tester une autre.
Nez de bonne intensité, assez net. Très classique du style maison avec de la fraise écrasée, orange sanguine, réglisse, végétal noble (vendange entière), fleurs séchées. Très joli.
Bouche plutôt puissante, suave et capiteuse. L'équilibre est très bon. La vendange entière apporte un supplément de fraîcheur, un côté menthol qui donne de la fraîcheur. La longueur est bonne.
Très bien. Une bouteille qui est dans un état comme il se doit.

Fritz Haag - Brauneberger Juffer Sonnenuhr Erste Lage Riesling Auslese Goldkapsel 2010
Nez de bonne intensité, net. Il y a du fruit mûr sur la pêche jaune, ananas, marmelade d'orange, citron confit, lime curd. Il y a du botrytis et il reste sous le fruit. Quelques notes fumées complètent ce beau tableau. Assez profond.
Bouche peu puissante avec pas mal de sucre dans l'attaque. L'acidité dantesque balaie tout ceci et fait fortement saliver. J'aime cet équilibre. Le vin est frais, dynamique. Excellente concentration. Touche saline avec un côté à peine tannique. Longueur excellente.
Excellent. 
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31 Mai 2021 08:50 #42

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Réponse de bertou sur le sujet LPV Oslo : entre franchouillards

Le déconfinement est désormais une réalité chez nous aussi. Les restaus réouvrent et nous pouvons inviter de plus en plus d'amis à la maison. Cela fait très longtemps que la bande de francophones ne s'est pas réunie. C'est enfin chose faite.

Nous débutons par des bulles pour l'apéro. C'est ma bouteille, elle n'est donc pas à l'aveugle pour moi.
Champagne Agrapart - Terroirs Blanc de Blancs Extra Brut
Magnum Tirage : 05/2016 Dégorgement : 08/2019 Dosage : 5g/l
Nez de bonne intensité, très précis. C'est jeune sur un fruit frais dominé par les agrumes mûrs, lime curd, notes de fleurs blanches, côté craie, coquille d'huître. Joli volume.
Bouche pas très puissante, rafraîchissante, ciselée. Très bel équilibre sur la tension avec un fruit mûr. Bulles fines, en finesse. Un vin longiligne, mais avec une bonne assise. La seconde partie offre de beaux amers fins, un joli grain de texture. La longueur est très bonne.
Très bien. Je pense que ce vin devrait offrir plus d'amplitude et de plaisir avec plus de temps en cave.


On passe à table. Les grillades d'agneau et de chevreau sont servies avec une purée toute simple.
Le deuxième vin est celui de Pierre.
Le nez est de bonne intensité, net. C'est très joli avec de l'évolution sur la cerise, kirsch, fruits noirs, fruits secs, épices, tabac. Superbes notes balsamiques, de thym, de lavande. Ces fines notes donnent un joli volume et de belles nuances. Le vin est changeant. Touche de volatile.
Bouche assez puissante, belle texture soyeuse. Il y a une certaine fermeté avec des tanins très fins, enrobés. Belle énergie. Aromatique assez similaire au nez avec plus de cerise, kirsch. Fruit à la fois mûr et acidulé. Belle fin de bouche, fraîche, nette et de bonne persistance.
Excellent. Superbe en ce moment, mais il en a encore sous la pédale.
Je pense à l'Italie et particulièrement au Sangiovese. Je vois plus Chianti que Montalcino, car l'alcool est assez modéré. Nous ne sommes pas à plus de 14 %, je pense. Nous sommes à 13,5% mais ce n'est pas un Sangiovese.
Mastroberardino - Taurasi Radici Riserva 2006

Le rouge suivant est celui de Benoît.
Couleur claire, rubis.
Nez de bonne intensité, net, jeune et plein de gourmandise. Un panier de fruits. C'est sur les fruits rouges avec de la framboise, fraise. Un peu de cerise aussi. Belles notes florales, pointe d'épices.
Bouche légère, gourmande, fraîche. On peut en boire de grandes lampées de ce vin. Plein de gourmandise. Fine sensation ferme en seconde partie, mais cela reste souple. Longueur correcte.
Très bien. C'est assez simple, mais quelle appétence !
Je pars sur un cru Beaujolais mais pas de ceux qui donnent des vins plutôt tanniques comme Moulin à Vent, Côte de Brouilly, Morgon Côte du Py... Non. Vu la couleur claire, je propose un Poulsard. Non plus. Peut-être un Ribeira Sacra ? Non. Je jette l'éponge...
Apostolos Thymiopoulos - Naoussa Alta 2018

Le suivant est une bouteille que Nico avait laissée dans ma cave. Elle n'est pas à l'aveugle pour moi.
Pierre Gonon - Saint Joseph Rouge 2016
Nez assez réduit qui aura besoin de temps pour s'offrir. C'est intense, précis sur le fumé, olive noire, poivre, mûre, cassis, touche de violette, notes de pousse de ronce qui trahit une vendange entière. C'est ample et très joli.
Bouche assez puissante, fraîche et énergique, cela danse sur la langue. Superbe matière avec un peu de mâche, mais surtout une superbe allonge. Assez tannique avec un grain très fin, dans la matière. Touche salivante avec un joli grain de texture poudreux. La longueur est très bonne.
Excellent. Très jeune, mais délicieux maintenant avec une bonne aéation.

Le dernier de rouge est celui de Thomas.
Nez de bonne intensité, net. Il y a de l'évolution avec un joli fruit mûr, un côté acidulé, cerise, fruits rouges mûrs, épices, poivre, tabac, fruits secs, herbes sèches, poivre. Très belle profondeur. Par contre, il y a un boisé qui gâche un peu. C'est certes un boisé luxueux, mais il est trop présent.
Bouche assez puissante, fraîche avec de la mâche. Une jolie matière concentrée, mais c'est délié. Moyennement ferme avec un grain très fin, poli. Le superbe fruit à la fois mûr et frais n'est pas en reste. Côté noyau de cerise qui fait saliver. Mais le boisé gâche la fête est imprime sa présence avec son côté asséchant, son aromatique. Le fruit ressort en finale est reste longtemps en bouche.
Assez bien, mais excellent si votre tolérance au bois est élevée. Perso, je trouve que c'est dommage de gâcher un tel jus par tant de bois.
Je pense à une Côte Rôtie lalala de Guigal à cause de l'élevage. Non. Alors peut-être un bourgogne un peu extrait et boisé à la Méo-Camuzet, Dugat-Py... Non, perdu !
Château de Saint Cosme - Gigondas Hominis Fides 2012
Par contre, les 14,5% d'alcool sont passés tout seul.


Sur un petit plateau de fromages.
Ce n'est pas à l'aveugle pour moi.
Domaine du Clos Naudin Foreau - Vouvray Demi-Sec 2007
Nez de bonne intensité, assez net sur le cédrat, peau d'orange, pâte de coings, miel, confiture de rhubarbes. Touche de cannelle. Pas super complexe, ni profond mais plaisant.
Bouche moyennement puissante avec un peu de sucre. Bel équilibre sur la fraîcheur et la gourmandise. Seconde partie qui se resserre un peu avec de beaux amers, touche tannique. Toujours ce joli fruit en bouche avec plus d'agrumes. Longueur bonne.
Bien. J'ai bu plusieurs bouteilles de ce vin et j'ai eu pas mal de différences entre elles. Celle-ci était une bonne.


Merci les amis. Cela m'avait vraiment manqué de se retrouver autour de la table avec vous !
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04 Jui 2021 14:03 #43

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Réponse de bertou sur le sujet LPV Oslo : de belles agapes

Les règles sanitaires en ce qui concerne la visite des amis sont de moins en moins strictes. Nous pouvons nous retrouver à maximum 10 personnes. J'en profite pour organiser un repas avec mes potes norvégiens. C'est Joakim, Ville, Stian, Anders, Jon et Marianne qui arrivent en cette fin d'après-midi de fin mai pour ces agapes.
Comme d'habitude, le principe est simple. Chacun apporte 2 bouteilles de vins et on sert à l'aveugle.


Joakim commence par des bulles pour le caviar de kalix sur des gaufres au sarasin.
Nez évolué et oxydatif de bonne intensité. C'est assez net. On retrouve de la noisette, pomme jaune, pomme au four, citron confit, grillé. Un peu de pralin, fruits jaunes aussi. Il y a un bon volume, mais je regrette qu'il n'y ait pas de fines notes délicates. Ce n'est pas très fin.
Bouche assez puissante avec une attaque large et vineuse. La bulle est fine et donne une texture crémeuse. La seconde partie est vive, trop, je trouve. C'est agressif, l'équilibre est perdu. Aromatique sur l'évolution et l'oxydatif qui domine. Touche un peu séchante en finale. La longueur est très bonne, mais il manque de jus.
Assien bien -. Un vin qui n'a pas bien évolué.
Je pense à une majorité de pinot noir avec un élevage en fûts et pour le millésime, 1996. On nous informe que c'est un vigneron, j'abandonne mon idée de GA de Bollinger. Je n'arrive pas à aller plus loin.
Champagne Egly-Ouriet - Millésime 2007 Grand Cru Brut
Sur lattes 108 mois, Dégorgement 07/2017
Grosse déception lorsque la chaussette tombe surtout en pensant au prix. Bouteille qui a évoluée trop vite ?

Le deuxième effervescent est le mien.
Champagne Agrapart - Minéral 2002 Extra Brut
Tirage : 05/2003 Dégorgement : 04/2006 Dosage : 5g/l
Nez plutôt discret à l'ouverture et diffus. Il aura besoin de temps et le réchauffement du verre va lui faire du bien. C'est évolué sur les fruits jaunes, mirabelle, citron confit, brioche, sablé au beurre, mie de pain. Et il y a surtout de jolies notes qui rappelle la craie, coquille d'huître. Moyennement profond, de fines nuances.
Bouche pas très puissante, confortable malgré une acidité importante qui cisèle le vin. Belle texture crémeuse, bulles fines. Il y a de l'allonge et de l'harmonie. Finale avec un beau toucher, touche saline et longueur bien satisfaisante.
Très bien. J'aurai dû aérer ce vin, car c'est le dernier fond de verre qui était le meilleur.


Nous passons au blanc sur un velouté d'asperges blanches, asperges blanches grillées et grand sébaste poêlé.
C'est Stian qui sert son vin.
Le nez est intense, cristallin, parfumé avec des fleurs d'églantier, citron, pêche blanche, des notes de fumé, ardoise mouillé. C'est volumineux, facile à lire et d'une très belle complexité. Le côté floral devient parfois dominant, parfois, c'est le fumé. Superbe !
Bouche pas très puissante, fine et délicate. Superbe intensité aromatique avec plus de citron qu'au nez. C'est ample avec un superbe équilibre sur la tension. Il y a une certaine gourmandise. Seconde partie avec un très léger trait tanique fin qui donne un supplément de texture. Touche saline. Grande longueur fraîche et pure.
Grand vin.
Le riesling est évident, la finesse m'amène directement en Allemagne. Je pense à la Nahe avec cet équilibre délicat, les notes florales. Je pense à Emrich-Schönleber sur le cru Halenberg. J'imagine le millésime 2012 car il y a aussi une bonne maturité. Non me dit Stian. C'est la Rheinessen sur un terroir assez frais. Je pense à Keller, car c'est du haut niveau.
Weingut Keller - Riesling Abtserde GG 2014

Ville nous sert les verres.
Nez intense, aromatique, précis avec de la groseille à maquereau, bourgeon de cassis, notes de pêche blanche, cire d'abeille, fruits jaunes, boisé sur la vanille, bois scié bien intégré. J'aime beaucoup la précision et le détail de ce vin.
La bouche est assez puissante, fraîche avec un peu de gras. Texture crémeuse soutenue par une très bonne acidité qui soulève bien le vin et l'étire. Touche boisé fine dans la texture, fins amers structurants. La longueur est très bonne.
Très bien.
Un vin clairement marqué par le Sauvignon Blanc. Le fruit est mûr avec des notes de fruits jaunes, cire qui indique le Sémillon. Léger boisé. Nous sommes sur Pessac-Léognan. Pour le château, je suis à la ramasse. Ce n'est pas Chevalier. Je balance Fieuzal comme une bouteille à la mer. Je pense à un vin d'un peu plus de 5 ans, millésime 2014.
Château Latour-Martillac Pessac-Léognan Blanc 2012

Jon nous sert son blanc.
Nez très jeune, amylique, tutti-frutti avec aussi des fruits blancs, citron confit. Touche de cire d'abeille. C'est assez simple.
Bouche plutôt puissante dotée d'une grosse acidité. Belle énergie. Toujours ces arômes amyliques que je n'aime pas du tout. Texture un peu rustique, un peu grossière. Longueur bonne.
Moyen. Trop jeune. Il restait un fond de bouteille et 2 jours après, c'était beaucoup mieux.
Je suis un peu perdu, car le vin est trop dominé par l'amylique. La puissance m'incline à aller vers un climat plutôt chaud, mais l'acidité vers un climat frais. J'imagine un Alvarinho bien mûr ou un Godello. Millésime 2019 ou 2020.
Argyros Estate - Santorini Assyrtiko 2020

Je sers le dernier blanc.
Domaine Paul Pillot - Chassagne-Montrachet 1er Cru La Romanée 2013
Nez de bonne intensité, précis, très classique sur le beurre, citron, noisette fraîche, quelques fruits blancs, touche de tilleul et florale. Beau volume.
Bouche moyennement puissante, fraîche avec du gras et une bonne intensité du fruit. L'acidité tend le vin et rafraîchit la bouche. Belle fin de bouche, fraîche avec de fins amers. Longueur bonne.
Très bien.


Nous passons au plat de résistance : joues de bœufs et gnocchi.
Jon sert le premier.
Nez de bonne intensité, assez diffus avec un peu de volatile, cerise mûre, fruits secs, épices, terre, écorce de sapin. Manque de netteté.
Bouche puissante et masculine. Il y a une grosse structure tannique et avec la forte acidité, cela écorche un peu les muqueuses. Le grain est joli, mais c'est trop massif pour moi. Le fruit est mieux qu'au nez avec une belle sensation de cerise, noyau de cerise. Finale longue.
Assez bien. Le nez est assez évolué, mais la bouche est beaucoup trop jeune.
On est à Barolo, pas de doute. Soit sur Serralunga, soit sur Monforte. J'imagine un 2013. Je bloque sur le producteur.
Margherita Otto - Barolo 2016
Déçu à la vue de l'étiquette, surtout vu le prix (environ 90€).

Stian nous sert son vin.
Nez intense, précis, parfumé, envoûtant avec ses arômes de framboise, fraise des bois, beaucoup de notes florales, cerise, quelques notes épicées. Pointe d'évolution. Boisé sensible, luxueux sur le bois scié très bien intégré. C'est un festival d'arômes et de finesse ce vin ! J'adore !
Bouche fine et légère en attaque avec de la fraîcheur, confortable et puis arrivent l'acidité et les tanins qui raffermissent tout ceci, donnent de la verticalité. Très belle intensité aromatique avec un fruit plus acidulé qu'au nez. Longueur très bonne. C'est frais et cela claque sur la langue.
Grand vin.
J'adore ce genre de vin. Clairement en Bourgogne sur un grand cru ou un très beau premier cru. Le nez m'amène sur Chambolle, mais la bouche est trop ferme. Je pense aux Amoureuses et reste dessus, C'est mon dernier choix Jean-Pierre ! Pour le millésime, je vois bien un 2012.
Domaine du Comte Liger-Belair - Vosne Romanée Clos du Château Monopole 2013
Superbe niveau pour un village !

Marianne nous sert son rouge et il est oxydé.
Giacomo Conterno - Barolo Cascina Francia 2005

C'est au tour de Ville.
Nez un peu plat et un peu fatigué avec des arômes de rancio, un poil madérisé. Ce n'est que sur le tertiaire.
La bouche est un peu plus tonique que ce que le nez laissait présager. Assez puissant, assagit, tanins fins. Longueur bonne. Ce n'est pas non plus l'extase, mais je lui trouve un certain charme suranné.
Moyen. La bouche sauve ce vin.
Je pense à un vieux vin qui a subit un très long élevage en foudre. Je pense à un vieux Colares même s'il y a un peu trop d'alcool sans doute.
Aldo Conterno - Barolo Riserva Granbussia 1996
Déception au vu de l'étiquette. C'était la période difficile du domaine.

Joakim nous sert son vin :
Le nez est de bonne intensité, un peu diffus sur du fruit noir, cerises à l'eau-de-vie, épices, notes balsamiques. La profondeur est correcte et c'est bien évolué.
Bouche assez puissante, confortable, belle acidité et des tanins moyennement fermes, dans la matière. Un vin qui semble poli par les années. L'aromatique est similaire au nez. Manque un peu d'énergie. Longueur très bonne.
Assez bien.
Je trouve les marqueurs du Nebbiolo et part sur Barolo. Un vin qui n'est pas trop puissant, ni trop tannique. J'écarte donc Monforte et Serralunga. Je pense plutôt à La Morra sur un style traditionnel. Pas d'idée pour le producteur. Et non, on est bien sur Serralunga :
Giacomo Anselma - Barolo Vigna Rionda 2010
Un peu déçu au vu de l'étiquette car le cru est exceptionnel et j'aime bien les vins de ce domaine. Le vin est très évolué pour ce millésime, qui est réputé superbe.

On continue avec le vin d'Anders :
Nez de bonne intensité, net, assez jeune mais avec un peu d'évolution. Arômes sur la cerise, fruits rouges mûrs, kirsch, touche florale, épices. Touche de volatile. Profondeur bonne mais pas non plus exceptionnelle.
Bouche puissante et ardente. Je trouve l'alcool trop dominant. L'acidité est certes là, mais elle ne parvient pas à soulever le vin. La concentration est un peu faible également pour porter l'alcool. Tanins mûrs et gras. Vin plutôt tannique. Belle sensation de noyau de cerise en finale avec un côté salin. Longueur correcte.
Assez bien +.
Une fois de plus, nous sommes sur Barolo. Je pense à un vin d'une dizaine d'années. Je pars sur La Morra ou la commune de Barolo. Style traditionnel. Je m'arrête là.
Cappellano - Barolo Gabutti Otin Fiorin Piè Franco-Michet 2009
Nouvelle déception à la vue de l'étiquette. Au niveau des prix actuels, c'est vraiment du grand n'importe quoi.

Anders revient à la charge avec un nouveau rouge.
Nez de bonne intensité, un peu diffus, parfumé avec un peu d'évolution. C'est fin avec un beau fruit frais. On ressent de la vendange entière avec de la pousse de ronce, touche balsamique. Le fruit est sur la fraise, framboise écrasée, quelques fruits secs et des notes de sous-bois.
Bouche pas très puissante, fraîche avec une fine trame tannique. Il y a une certaine gourmandise et c'est expressif. Joli fruit avec une longueur bonne.
Très bien.
Nous sommes clairement sur un pinot bourguignon. Il y a une approche un peu "nature" dans ce vin et de la vendange entière. Avec cette fraîcheur et un peu d'évolution, je pars pour 2013 ou 2014. Il me semble avoir déjà goûté un vin similaire il y a quelque temps. Ça y est, cela me revient, ce sont les Hautes-Côtes de Naudin-Ferrand !
Claire Naudin - Hautes-Côtes de Nuits Myosotis Arvensis 2014


Nous passons au fromage.
C'est le vin de Marianne.
Nez de bonne intensité, un peu diffus sur un fruit bien mûr, légère touche de botrytis avec de la marmelade, léger grillé. Je trouve des notes de pétrole, pain d'épices, banane mûre, abricot, fruits confits, fumé. Jolie complexité et beau volume.
Bouche moyennement puissante, qui manque un peu de tension. L'équilibre est du coup sur la liqueur et non sur l'acidité. Belle intensité aromatique et le vin se resserre en seconde partie avec un beau toucher. Longueur très bonne.
Bien, mais s'il avait eu un peu plus de tension, cela aurait été très bien.
L'aromatique m'amène sur le Riesling, mais l'acidité un peu faible me font plus penser au Pinot Gris. Comme il y a du botrytis, je pars sur une SGN et me décide pour un Pinot Gris alsacien. Le producteur ? Aucune idée, je ne vais pas balancer les noms qui me passent par la tête.
Domaine Ostertag - Muenchberg Riesling Vendanges Tardives 2011


Sur le tiramisu, Anders sert le dernier vin de la soirée.
Nez intense, net sur l'abricot frais, confiture d'abricots, cédrat, fruits de la passion, mangue bien mûre, quelques notes fraîches qui rappellent un peu la menthe blanche, légère pointe de truffe. Volumineux et beaucoup de précision. Très joli. Assez jeune et pas une once de botrytis.
La bouche est moyennement puissante avec pas mal de sucre. Mais c'est balayé par une grosse acidité. Volumineux et énergique. Superbe fruit. Beaux amers en fin de bouche avec très bonne longueur.
Excellent.
Pas de botrytis, beaucoup de sucre, une énorme acidité et des fruits tropicaux, je pense à Jurançon avec uniquement du Petit Manseng. Un vin d'une petite dizaine d'année. Anders nous dit que ce n'est pas français. J'ai trouvé, c'est le Petit Manseng de Manincor.
Manincor - Le petit Manincor 2014


Superbe soirée, merci beaucoup les amis. Un grand moment d'amitié et de partage.
 
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06 Jui 2021 17:37 #44

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Réponse de Benoit Hardy sur le sujet LPV Oslo : de belles agapes

Pour le Granbussia, j’avais bien aimé le 1996 bu en début d'année, mais il faut dire qu’il y a énormément de variation entre les bouteilles italiennes. 

Par contre Cappellano, jamais compris l’engouement... 
06 Jui 2021 18:03 #45

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Réponse de Eric B sur le sujet LPV Oslo : de belles agapes

Je ne savais pas que l'on faisait des liquoreux dans le Sud Tyrol à base de petit manseng. Mais les autres vins du domaines sont également issus de cépages français très variés. Ca donne envie de s'y intéresser (tu)

www.manincor.com/de/...

Eric
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06 Jui 2021 18:32 #46

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Réponse de bertou sur le sujet LPV Oslo : de belles agapes

Je ne savais pas que l'on faisait des liquoreux dans le Sud Tyrol à base de petit manseng. Mais les autres vins du domaines sont également issus de cépages français très variés. Ca donne envie de s'y intéresser (tu)

www.manincor.com/de/...

Un joli domaine dont j'apprécie l'ensemble de la production. Les vins sont très précis, expressifs. Je crois que ce sont les seuls à avoir planté du Petit Manseng dans la région. Ils travaillent également les cépages rouges locaux que sont le Lagrein et le Vernatsch (Schiava).
06 Jui 2021 18:55 #47

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Réponse de oliv sur le sujet LPV Oslo : de belles agapes

La précision de tes notes est toujours un grand plaisir à lire, Bertrand !
 
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06 Jui 2021 20:22 #48

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Réponse de Minsc sur le sujet LPV Oslo : le fil

Les dernières degustations ont été des masacres des Barolos. Je suis assez débutat (je n'ai bu qu'un barolo dans ma vie, qui m'a plu)  et je voudrais te demander si normalment c'est tellement mauvais le rapport qualité prix dans cette région ou c'est plutot que tu n'as pas eu de chance avec tes dernières bouteilles 
07 Jui 2021 14:42 #49

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Réponse de Marc C sur le sujet LPV Oslo : le fil

Francia 2005 oxydé !? Un souvenir rapporté d'une gargotte de Monforte qui gardait les Barolo à côte du four à pizza ? Dans le genre pas de bol, ça se pose là !

Marc
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07 Jui 2021 15:43 #50

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Réponse de bertou sur le sujet LPV Oslo : le fil

Les dernières degustations ont été des masacres des Barolos. Je suis assez débutat (je n'ai bu qu'un barolo dans ma vie, qui m'a plu)  et je voudrais te demander si normalment c'est tellement mauvais le rapport qualité prix dans cette région ou c'est plutot que tu n'as pas eu de chance avec tes dernières bouteilles 


Sur cette soirée, on a eu une série de barolos en dessous. Sinon, j'aime beaucoup le Nebbiolo en règle générale.
Si tu n'as bu qu'un seul Barolo, cela peut surprendre au début. Des vins avec des niveaux d'alcool élevés (15% est très courant surtout ces dernières années), de grosses acidités et beaucoup de tannins. Mais on se laisse vite charmer par ces vins. Les arômes peuvent être envoûtants et plein de nuances.
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07 Jui 2021 20:32 #51

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Réponse de bertou sur le sujet LPV Oslo : le fil

Francia 2005 oxydé !? Un souvenir rapporté d'une gargotte de Monforte qui gardait les Barolo à côte du four à pizza ? Dans le genre pas de bol, ça se pose là !

Marc


Je peux t'assurer que Marianne n'a pas gardé sa bouteille au chaud. Elle l'a achetée peu après sa mise sur le marché. 
07 Jui 2021 20:34 #52

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Réponse de bertou sur le sujet LPV Oslo : les belles agapes continuent...

Les agapes continuent à bon train et nous rattrapons le temps perdu à cause du Covid. Nous sommes en plus petit comité cette fois-ci et nous nous retrouvons chez Lars qui officie derrière les fourneaux avec l'aide de Joakim. Marianne et Stian sont aussi de la partie, tout comme Nico qui arrivera un peu plus tard dans la soirée.
Comme d'habitude, les bouteilles sont à l'aveugle sauf pour celles que j'ai apportées bien évidemment.



Sur différents jambons, je fais sauter le premier bouchon.
Marie-Noëlle Ledru - Grand Cru Extra Brut
Pas d'indication de date de dégorgement, bouteille achetée il y a un peu moins de 3 ans
Bonne intensité au nez, net sur un mélange de pomme reinette, mirabelle, pointe de fruits jaunes, fruits à coques. Fines notes citronnées délicates, grillé, biscuit. C'est expressif et de bonne profondeur.
Bouche avec une attaque ample, un peu large mais soutenue par une acidité importante qui s'impose rapidement. C'est vif est la seconde partie, sèche, se resserre et donne un léger côté austère. Belles sensations salines, de craie avec une finale ou le fruit et l'autolyse ressortent bien. Longueur bonne.
Très bien.
Chez Marie-Noëlle Ledru, les cuvées Brut et Extra Brut sont issues des mêmes vins. Seul le dosage change, l'Extra Brut étant un Zéro Dosage. J'ai bu le Brut tout récemment et il a ma préférence pour un meilleur équilibre, un fruit plus fringant, plus d'harmonie. Je signale que je suis un amoureux des zéro ou faibles dosages. Après, comme il n'y a aucune indication du dégorgement, il se peut que cela ne soit pas les mêmes vins même si les bouteilles ont été achetées au même moment.

Charles Heidsieck - Collection Crayères 1979 Brut
Tirage : 1980 Dégorgement : 1999. Sortie de cave : 2020
Nez intense qui va se bonifier à l'aération. C'est très précis pour un vin de cet âge. Superbe complexité aromatique tertiaire sur la torréfaction, cacao, cèpes séchés, touche de champignon frais, confiture de mirabelles, grillé, cannelle, zeste d'agrumes séchés. Il y a énormément de nuances aussi avec une sacré profondeur. Le vin est changeant mettant en avant une gamme aromatique puis ensuite une autre.
C'est surtout la bouche qui fait la force de ce vin, car vu l'aromatique complètement tertiaire, je m'attendais à quelque chose d'un peu plat. Que nenni ! La bouche est encore pleine d'énergie. C'est certes reposé et patiné, mais il y a une certaine vivacité, la bulle est très fine. Le vin emplit la bouche, c'est très fin. Grosse intensité aromatique en bouche toujours sur le tertiaire avec des notes d'agrumes un peu plus importantes. Très harmonieux. Longueur exceptionnelle, précise et fraîche.
Un très grand vin, évident.



Nous passons à table avec un carpaccio de saint-jacques et caviar de kalix.
Joakim nous sert son vin qui propose une couleur cuivrée.
Le nez est de bonne intensité, un peu diffus avec du pétrole, fruits jaunes, confiture d'abricots, grillé, massepain qui souligne le botrytis. C'est d'ailleurs lui qui domine. La profondeur est moyenne.
La bouche n'est pas très puissante, il y a du sucre, mais il n'envahit pas et il disparaît en seconde partie. Belle texture. L'acidité n'est pas tranchante et ne fait que porter la matière. Finale avec une pointe de sècheresse. Longueur bonne.
Assez bien.
L'aromatique est assez typé riesling, c'est assez léger et l'acidité non-dominante m'éloigne de la Moselle. Je reste en Allemagne sur un spätlese d'environ 15 ans. Rheingau, Rheinhessen ou Pfalz ? Difficile à dire.
Kloster Eberbach - Rauenthaler Baiken Riesling Auslese 2001
Le botrytis évident de ce vin aurait dû me diriger vers un auslese et non un spätlese.

Je sers mon vin.
Weingut Keller - Abtserde Rieslng GG 2011
Superbe nez, intense et d'une précision au laser. C'est citronné, lime, notes de fruits blancs, pêche. Il y a de belles notes de fleurs blanches aussi. En finesse avec un joli volume. Quelques notes lactiques disparaissent rapidement à l'aération. Il y a aussi des notes d'évolution sur le pétrole. On retrouve aussi des notes qui rappelle le fumé.
Bouche pas très puissante, traçante avec une matière qui enrobe l'acidité. Énergique et ample, le vin se déroule sans temps mort. Harmonieux. Touche saline et le vin se resserre en finale. Toujours ce superbe fruit et l'évolution. Longueur excellente.
Grand vin.
C'est mon cru préféré de Keller et on retrouve sur ce 2011 les caractéristiques de finesse que j'avais trouvées sur le 2014. Par contre, les prix sont désormais en décalage avec ce que l'on a dans le verre.



Sur le grand sébaste poêlée avec crème de homard et caviar, Lars nous sert les verres.
Le nez est de bonne intensité, précis mais dominé par des notes végétales. C'est dommage, car il y a de très belles choses avec du citron, fleurs blanches, fumé, beurre, coquille d'huître. Superbe volume, fines nuances. Boisé très fin. C'est assez jeune.
La bouche est plutôt fine et délicate avec une texture crémeuse, une acidité énergisante. Belle touche saline en seconde partie. Une fois de plus, le côté végétal prend trop de place dans l'aromatique. La longueur est excellente.
Assez bien. Dommage que le végétal soit trop dominant pour moi sinon, ce serait vraiment excellent.
Nous sommes sur du Chardonnay bourguignon, le léger gras, le beurre, le boisé fin m'emmène en Côte de Beaune. Le végétal trop dominant me font penser immédiatement au millésime 2011 et je pense à un Puligny 1er Cru. Le producteur, je ne sais pas.
Domaine Roulot - Meursault Les Luchets 2011

C'est au tour de Joakim.
Le vin a une bonne intensité. C'est évolué, mais surtout, il y a trop de notes oxydatives sur le beurre rance, noisette sèche, pomme jaune brunie. Dommage, il y avait de belles choses.
La bouche est grasse, assez puissante avec une acidité importante qui soulève bien le vin, mais en seconde partie, cela s'effondre et le vin finit séchant.
Domaine des Comtes Lafon - Meursault 2010
Oxydation prématurée.



Nous passons au carré d'agneau et Lars nous sert son rouge.
Le nez est de bonne intensité, net plutôt jeune avec un boisé luxueux, mais trop dominant pour moi. Il y a un joli fruit sur les fruits rouges, framboise, fraise des bois, notes florales, épices. En finesse.
Bouche pas très puissante bâtie sur l'acidité, le fruit est acidulé, mais il y a un bel équilibre. Le vin n'est pas dur. Par contre, c'est trop jeune et cela manque un peu de confort. D'autant plus que le boisé se fait bien sentir. La structure tannique n'est pas trop prononcée. Longueur très bonne.
Assez bien. Dommage pour ce boisé trop marqué. Par contre, on sent qu'il y a du potentiel. À revoir dans quelques années.
Le Pinot Noir est évident et nous partons en Bourgogne. Niveau 1er cru vu la qualité. Vu que la structure tannique n'est pas trop importante, je pars sur un Chambolle assez strict comme celui de G. Barthod sur Les Cras mais il y a quand même trop de bois pour Barthod. Le millésime est soit 2013, soit 2014.
Domaine Sérafin Père et Fils - Gevrey-Chambertin 1er Cru Les Corbeaux 2013

Stian nous sert son vin.
Superbe nez, de bonne intensité, net et parfumé sur des notes empyreumatiques et balsamiques, herbes aromatiques, lavande, cerise, kirsch, fruits noirs, épices, cuir, fruits secs, tabac. Complexe et profond.
La bouche est plutôt puissante avec une acidité importante. La structure tannique est marquée, mais je ne la trouve pas imposante. C'est très harmonieux et il se dégage de la finesse. Beau toucher avec un grain de tanin fin, glissant. Superbe intensité aromatique. Longueur magnifique avec un côté mentholé qui ressort.
Grand vin. Un vin qui touche ma corde sensible. Il pourra tenir encore de longues années.
Je pars sur un Sangiovese même si j'hésite avec Nebbiolo, car la structure tannique n'est pas massive. Je pense à un Brunello di Montalcino car cela reste puissant. Un vin traditionnel. Je pense à un vin de 2004 ou 2008 car il y a de l'évolution, mais il y a encore de notes de fruits frais.
Azienda Agricola Massolino - Barolo Riserva Vigna Rionda 1999
J'aime beaucoup les vins de ce domaine dont les prix sont certes élevés, mais qui, heureusement, ne sont pas spéculatifs.

Je sers mon vin.
Domaine Pierre Gonon - Saint Joseph Rouge 2009
Nez intense, assez net sur un joli mélange d'évolution sur la fourrure, animal, fruits secs et des notes fraîches de violette, mûre. On retrouve du poivre, tapenade, épices. C'est expressif, ample et évident. Superbe !
La bouche n'est pas très puissante, il y a de la mâche une bonne acidité. Il se dégage une certaine gourmandise tout en ayant du sérieux. Les tanins sont dans la matière, fins. Harmonieux. Touche saline, beau grain. Longueur très bonne.
Excellent et vraiment dans une bonne phase.



Sur un plateau de fromages, Lars nous sert un vin.
Bonne intensité, précis sur le citron, mousseron, coquille d'huître, léger miel d'acacia. C'est fin et ample. Il y a aussi de belles notes délicates de zestes d'agrumes.
Bouche pas très puissante, fraîche et dynamique. C'est un peu crémeux, confortable et la seconde partie est rafraîchissante. Belle intensité aromatique avec plus d'agrumes qu'au nez. Belle sensation saline en finale. Longueur très bonne.
Excellent.
Nous sommes sur du Chardonnay, mais cette fois-ci, c'est à Chablis. Je pars sur un premier cru et cela ressemble au style de V. Dauvissat. Je pars sur le millésime 2010.
Vincent Dauvissat - Chablis 1er Cru Vaillons 2008

Stian nous sert un nouveau blanc.
Le nez est de bonne intensité. C'est bien évolué sur la noisette, beurre jaune, paille de céréales (?), un peu de grillé, laine humide. C'est assez complexe, mais ce n'est pas super volumineux.
La bouche est moyennement puissante, fraîche, il y a du gras et l'acidité étire bien le vin. Un peu séchant en seconde partie. Cela manque un peu de volume et d'énergie. Assez court.
Assez bien.
C'est un vieux bourgogne blanc. Comme je sais ce qui est ou a été disponible au Vinmonopolet et que ce type de vin, j'en ai déjà goûté, je pars sur un vin de Robert Ampeau, un Meursault 1er Cru et sans doute du millésime 1994.
Robert Ampeau - Meursault 1er Cru La Pièce sous le Bois 1994



Nous terminons sur la tarte aux citrons par un autre vin de Stian.
Joli nez de bonne intensité, précis, assez jeune sur la pêche blanche, citron, pomme verte. Belles notes de fleurs blanches, léger miel, touche de mangue. Il y a aussi quelques notes de pétrole, pierre humide et de fumé. Beaucoup de pureté et de présence dans ce vin.
La bouche est fine, peu puissante avec pas mal de sucre, mais c'est sur un équilibre haut perché grâce à une acidité marquée. Fruit mûr, belle énergie. Superbe texture en seconde partie, cela se resserre avec un très léger trait tannique. Salivant. Longueur excellente et savoureuse.
Excellent.
Un superbe Riesling mosellan vu le sucre et l'acidité importante du vin. Je pense à un auslese et il n'y a pas une once de botrytis. Je pense à Joh. Jos. Prüm sur son cru emblématique de Wehlener Sonnenuhr sur 2010. Coup de bol, je n'ai que le millésime de faux !
Joh. Jos. Prüm - Wehlener Sonnenuhr Riesling Auslese 2004
Un vin encore très jeune, il peut tenir des décennies.


Il est une heure du matin quand Joakim et moi rentrons à vélo. Un grand merci à tous pour une magnifique soirée !
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12 Jui 2021 14:00 #53

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Réponse de Jean-Loup Guerrin sur le sujet LPV Oslo : les belles agapes continuent...

Coup de bol, je n'ai que le millésime de faux !

Étant donné tes propositions sur les autres vins,, quasiment toutes excellentes, ce n'est pas de la chance mais de l'expertise !
Tu pourrais te présenter aux concours de la RVF mais malheureusement le niveau des vins servis n'est pas le même...

Jean-Loup
13 Jui 2021 07:58 #54

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Réponse de bibi64 sur le sujet LPV Oslo : les belles agapes continuent...

Bravo! Super compte rendu encore une fois.
Ca pour rattraper le temps perdu, vous ne chômez pas! Ca donnerait presque envie de passer une semaine de vacances à Oslo  .

Quant à ta façon de deviner l'origine des vins à chaque fois, comme le souligne Jean-Loup, c'est impressionnant. Laurent (ysildur) va être jaloux!

Bibi
13 Jui 2021 12:15 #55

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Réponse de bertou sur le sujet LPV Oslo : les belles agapes continuent...

Merci Jean-Loup, mais tu te trompes. 
Je n'ai pas assez bu de vieux vins de chez J.J. Prüm pour connaître les marqueurs qui me permettraient de le retrouver en aveugle.
Le vin était d'excellente qualité et j'ai simplement nommé un bon producteur au hasard. 

Merci Bibi,
On commence à se connaître entre poteaux et comme tu peux le remarquer on reste souvent sur les mêmes régions. Et puis des fois, je me plante royalement.  
13 Jui 2021 17:55 #56

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Réponse de Jean-Paul B. sur le sujet LPV Oslo : les belles agapes continuent...

On commence à se connaître entre poteaux

Solides, les poteaux 

Jean-Paul
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13 Jui 2021 18:27 #57

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Réponse de Frisette sur le sujet LPV Oslo : les belles agapes continuent...

Nous dans le Forez, quand ils sont solides les poteaux, on dit qu'ils sont carrés...

Flo (Florian) LPV Forez
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13 Jui 2021 22:30 #58

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Birgit, une amie de notre éminent membre Ville, est sur la capitale pour passer son examen du WSET Level 3.
Quand je pense qu'elle vient de Honningsvåg à quelques kilomètres du Cap Nord, je me dis que la perception des distances est vraiment variable. En effet, c'est à vol d'oiseau, à peu près la distance entre Oslo et Dijon. Et pourtant nous restons en Norvège.
J'ai toujours eu une fascination pour les régions du Troms et surtout du Finmark. Complètement au nord, c'est bel et bien le même pays, mais les paysages sont tellement différents, la végétation rase, les espaces infinis, la lumière étrange et les saisons qu'au nombre de deux : printemps et hiver. Ce dernier durant près de 8 mois. En hiver la nuit interminable, en été (printemps) le soleil qui ne se couche jamais.

Nous parlons à peu près la même langue, la culture est à peu près la même et pourtant lorsque nous discutons de l'aromatique des vins, je m'aperçois que nos références olfactives sont différentes des nôtres, originaire du sud de la Norvège. Je m'inclus dans les Norvégiens du sud mais mes références sont pourtant bien différentes de celle de mes amis du sud.
Nous parlons des différences entre les poires williams mûres et juteuses, aux petites poires jaunes (pérous) par rapport aux poires vertes norvégiennes qui ont goût de concombre. La différence entre les pêches blanches et les pêches jaunes, bien mûres et juteuses. L'odeur des fleurs du robinier faux-acacia que l'on ne trouve pas ici.
De mon côté, j'ai appris les nuances de maturité dans les framboises sauvages, à connaître des baies que je n'avais jamais rencontrées ou si peu comme l'airelle, la mûre arctique, la mûre de Boysen, la camarine noire, la baie d'argousier.



Je divague, mais il faut vraiment que Birgit ait son examen, alors au boulot !

Ville nous sert sont premier vin, ce sont des bulles.
Bonne intensité, précis avec pas mal d'autolyse sur le pain grillé, biscuit aux céréales, champignon sec, touche de champignon de Paris, mirabelle, mais aussi du fruit plus jeune sur le citron, pomme reinette. C'est expressif et facile à lire.
La bouche est moyennement puissante, fraîche, aérienne, mais avec du fond. Le milieu de bouche est plus large avant que l'acidité ne le resserre. Harmonieux. Comme de la gourmandise. Finale avec un trait tannique léger, la fraîcheur ressort et la longueur est très bonne.
Je trouve le vin dominé par l'autolyse même si le citron, pomme reinette s'affirme à l'aération. Nous sommes sur un champagne et pense à un assemblage Pinot Noir, Chardonnay avec une légère prédominance pour le PN. Pour l'âge, pas évident, je pense à quelque chose d'une vingtaine d'années même si le fruit reste un peu jeune. Je pars quand même sur 2002.
Champagne Coessens - Largillier Blanc de Noirs Brut
Lot 9 - Base 2008. Aucune idée de la date de dégorgement.


Le suivant est le mien.
Domaine William Fèvre - Chablis Grand Cru Bougros "Côte de Bouguerots" 2012
Joli nez intense, précision au laser sur un beau mélange de fruits mûrs sur les fruits blancs, touche pomme jaune et des notes fraîches de citron, lime, pointe d'herbe. Il y a aussi du beurre, coquille d'huître, mousseron. Superbe avec de l'ampleur, profondeur.
Bouche pas très puissante, fraîche et dynamique, il y a une texture crémeuse et l'acidité mûre cisèle le vin. Aromatique similaire au nez avec plus de beurre, mousseron et d'agrumes. Salivant et rafraîchissant en finale. Très bonne persistance.
Excellent.


Nous continuons sur le vin de Marianne.
Le nez est net, de bonne intensité avec un fruit sur l'abricot frais, pêche blanche, touche de coing fruit, miel d'acacia, agrumes. C'est jeune, expressif et avec de la gourmandise. Joli.
Bouche moyennement puissante, crémeuse avec de la gourmandise. Le fruit est mûr sans verser dans le trop mûr. L'acidité donne de l'ampleur au vin et rafraîchit la bouche. Bel équilibre. Touche tannique discrète. Le vin est sec en finale, mais cela ne bride pas le fruit s'exprime très bien. Longueur bonne.
Très bien -.
Nous sommes en présence de Chenin Blanc vu l'aromatique avec le coing, l'acidité haute. Nous sommes en France, Loire. La finesse et l'élégance avec pas mal d'agrumes m'amène sur Saumur et sur le millésime 2017. Perdu.
Patrick Baudoin - Anjou Effuson 2018
Un joli vin de ce domaine, pas du tout oxydatif comme je trouve pas mal de ces vins blancs. Un très beau 2018 sans sur-maturité ni de chaleur.


Birgit nous sert son vin.
Nez de bonne intensité, précis, c’est aromatique sur la pêche blanche, citron, pomme verte, quelques notes de fruits jaunes. Belles sensations florales aussi. Outre le fruit jaune, l’évolution se fait sentir par des notes de pétroles. Sensation de caillou mouillé.
La bouche est moyennement puissante avec une belle tension. C’est frais, mais le fruit apparaît mûr en même temps. Bel équilibre. Bonne intensité aromatique avec plus de citron qu’au nez. Finale avec l’acidité toujours bien présente.
Très bien +.
Le cépage est facile à trouver, c’est du Riesling. Un vin avec beaucoup de fraîcheur, je pars en Allemagne sur un secteur assez frais comme la Nahe ou Rheinhessen hors Rheinterrassen. De l’évolution, une bonne maturité, mais cela reste frais. Je pars sur 2012. Nous sommes sur un beau niveau qualitatif, type GG.
Weingut Leitz – Rüdesheimer Berg Schlossberg Riesling Trocken 2012

Le vin suivant de Ville est affreusement bouchonné :
Domaine Moreau-Naudet – Chablis 1er Cru Montmains 2005


Nous passons aux rouges et je sers mon vin en premier.
Le Boncie – Chianti Classico Le Trame 2009
Nez évolué et tertiaire sur le kirsch, tabac, fruits secs, griotte, touche de cacao, côté automnal. C’est ample et de bonne intensité. Il y a beaucoup de précision et c’est donc facile à lire.
Bouche plutôt puissante avec un caractère solaire mais très bien équilibré par une belle acidité qui donne du volume et de la gourmandise. C’est soyeux avec une structure tannique bien intégrée, avec un grain glissant. Finale un peu acidulée avec une très bonne longueur sur le tertiaire.
C’est très bon, mais c’est bien évolué pour un 2009. À boire.


Anders nous sert son vin.
C’est évolué, de bonne intensité, mais pas très net. Il y a de l’acétone qui me gêne. Sinon, le fruit est noir, bien mûr sur la mûre, cassis, cerise, fruits rouges compotés, des notes empyreumatiques, fumés, toastés bien présentes et qui prennent de plus en plus de place à l’aération. C’est puissant et bien boisé.
La bouche est puissante, charnue et un peu chaleureuse malgré une belle acidité. Un vin assez ferme avec les tanins du bois qui donnent le plus de structure. La longueur est moyenne et on sent l’alcool.
Moyen.
Le Pinot noir se fait sentir avec son fruit sur la cerise, l’acidité importante et les tanins du raisin moyennement présents. Le fruit et bien mûr mais l'acétone souligne un problème lors des vinifications. Beaucoup de bois (trop pour moi). Je pars sur un premier cru et je pense à Lucien Le Moine.
Dominique Laurent – Mazy-Chambertin 2009


Ville nous sert une paire :
Le premier propose un beau nez avec une bonne intensité, net sur le tabac, poivron, cassis, âtre, notes de violette, terre fraîche, des épices. C’est assez austère même si engageant avec un profil sur le fruit noir.
Bouche pas très puissante, fraîche avec une structure tannique marquée. Joli grain de tanin avec une texture glissante. Belle expression du fruit et belle intensité aromatique. Longueur très bonne.
Très bien.

Le second est par contre bien fatigué, oxydé et diffus. Pas de plaisir, bouteille flinguée.

Bordeaux est assez évident sur le premier. Vu la structure tannique, je pars sur une dominante de Cabernet Sauvignon. Comme je trouve le fruit noir et des notes de terre, je pars sur Saint-Estèphe. Un vin qui doit avoir entre 15 et 20 ans environ.
Château Sociando-Mallet 2004
Château Sociando-Mallet 1986



Ville nous sert un autre vin.
Couleur claire, rubis avec des reflets bruns.
Joli nez avec une bonne intensité, net. C’est parfumé, solaire avec de la cerise, tabac, fruits secs, rose séchée, kirsch, tabac blond, épices. Il y a de belles nuances dans ce vin, beaucoup de finesse.
Par contre en bouche, c’est autre chose, plutôt sur la puissance avec une grosse structure tannique qui domine. Le fruit est bien là et permet au vin d’avoir un bon équilibre. Ceux qui souhaitent du velouté, passeront leur chemin. Par contre, les amoureux des tanins vont adorer. La longueur est très bonne. Malgré cette puissance, le fruit conserve sa finesse.
Excellent.
Pa de doute, nous sommes sur du Nebbiolo. Je pars sur Barolo entre 15 et 20 ans et sur la commune de Serralunga d’Alba. Ville nous dit non. Ok, Barbaresco, mais alors sur un cru qui donne des vins bien tanniques. Je propose Montestefano. Un vin d’environ 15 ans.
Produttori del Barbersco – Barbaresco Riserva Montestefano 2001


Birgit nous sert le dernier vin.
Nez de bonne intensité, jeune, net avec du poivre noir, mûr, cerise, tapenade. C’est assez simple mais expressif avec une profondeur tout à fait correcte. C’est gourmand.
La bouche est moyennement puissante fraîche avec une attaque gourmande. Il y a de la mâche et la seconde partie est assez tannique, beau grain. Joli fruit frais et mûr à la fois. La longueur est convaincante.
Très bien.
Un vin qui me fait penser à la Syrah, Rhône Nord. Comme il y a une certaine fermeté et aussi de la gourmandise, je pars sur Saint Joseph. Le millésime ? 2017 car ce n’est pas trop chaud. Le producteur ? Aucune idée.
Domaine Guy Farge – Saint Joseph Terroir de Granit 2018


Merci à tous et j’espère que Birgit aura affiné sa technique de dégustation façon WSET. Lykke til Birgt til eksamen!
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08 Juil 2021 21:29 #59

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Réponse de bertou sur le sujet LPV Oslo : l'été s'installe sur Oslo

L'été, nous offre ses rayons de soleil chaleureux qui nous permettent de passer de longues soirées dans les jardins, les terrasses à siroter nos verres de vin sans se préoccuper de la nuit qui va arriver. En cette période, elle n'arrive jamais et seule une pénombre s'installe entre 1 heure et 3 heures du matin.
Marianne, Véro et moi-même sommes conviés chez nos amis Paul et Geir pour une soirée tranquille en petit comité à profiter de cette belle soirée d'été.
Nous dégustons à l'aveugle, comme d'habitude.


Je débouche ma bouteille de bulles.
Champagne Jacquesson - Avize Champ Caïn 2004 Extra-Brut
Il aura besoin d'un peu d'air pour se présenter au mieux. Superbe nez, intense et précis avec une grosse amplitude. C'est complexe avec un très bel équilibre entre le fruit sur le citron, mirabelle, notes de pomme verte et l'autolyse fine bien présente avec de l'évolution sur la brioche, grillé, biscuit, touche de campignon sec, mousseron. On trouve aussi une touche de miel d'acacia. Il y a des nuances et on passe beaucoup de temps à les humer.
Bouche moyennement puissante, fraîche et dynamique. Une fois de plus, c'est ample avec du fond, tout en étant aérien. Texture crémeuse avec une bulle très fine. Le vin se raffermit en seconde partie avec une touche de craie, salin. Grosse intensité aromatique avec du citron et l'autolyse. Longueur superbe avec une finale nette et fraîche.
Excellent +.
C'est ma troisième bouteille de cette cuvée et j'ai eu pas mal de variabilité. Celle-ci était la meilleure.


Les bulles suivantes sont débouchées par Geir.
Nous sommes sur une couleur saumonée avec des reflets à peine acajou.
Le nez est de bonne intensité, évolué sur de la tarte tatin, confiture de sorbier, grillé, confiture de framboises. Notes d'orange sanguine. Côté citronné également. C'est charmeur et d'un bon volume.
Bouche pas très puissante, gourmande en attaque avec une certaine gourmandise. C'est crémeux, un peu trop lisse et sans aspérité, mais c'est très charmeur, facile à boire sans être vulgaire. Le dosage est là, mais est très bien intégré. La seconde partie est fraîche avec une bonne amplitude. La longueur est très bonne.
Très bien.
C'est un champagne rosé plutôt âgé, je dirais à la louche entre 15 et 20 ans. Le côté charmeur m'amène à une grande maison de Campagne, mais je ne sais pas laquelle. Geir nous aiguille sur une maison dont le fondateur a voyagé beaucoup aux USA. Il en a trop dit, c'est Charles Heidsieck.
Charles Heidieck - Rosé 2005 Brut


Sur un délicieux ceviche, Paul nous sert un vin non à l'aveugle.
Julian Haart - Goldtröpfchen Riesling Kabinett 2020
Très jeune avec des arômes amyliques sur la poire en boîte, bonbon anglais. Il y a aussi de très beaux arômes pur de citron, mandarine, pomme verte, pêche blanche, touche de verveine, notes de fleurs blanches, léger fumé. Cristallin.
Bouche légère, toute en finesse avec une acidité importante mûre. Ciselé avec pas mal de sucre qui donne du corps sans enlever la légèreté du vin. La seconde partie est plutôt sèche avec une belle texture, côté salin. La longueur est bonne.
Très prometteur. A revoir dans quelques années.

Geir débouche un nouveau vin blanc.
Nez de bonne intensité, assez net, typé "nature" avec des notes de pomme blette, touche d'acétate. Cela n'empêche pas de profiter de belles notes mûres sur le citron, pêche blanche, touche à peine miellée. Il y a un peu de beurre, noisette aussi.
Bouche moyennement puissante, crémeuse. C'est assez rond en attaque avec une belle présence du fruit avec moins de notes "natures". L'acidité est sous-jacente, mais reste assez élevée. C'est dynamique et énergique. Léger trait tannique en finale et longueur bonne.
C'est bon, surtout en bouche. Le nez m'a un peu dérangé.
J'ai pas mal de difficulté à trouver l'origine du vin. L'acidité est plutôt élevée, c'est moyennement puissant, on doit être sur un climat frais. Le citron, la pêche m'amène sur du Chenin Blanc en Anjou même si je ne suis pas convaincu. Non ! Du Chardonnay ? Oui ! J'imagine un vin du Mâconnais. Non !
Domaine Pattes Loup - Chablis Vent d'Ange 2018


Marianne nous sert un vin rouge.
Couleur rubis, moyennement profonde.
Joli nez de bonne intensité, précis sur un beau fruit sur la cerise, compote de fruits rouges, mûres, belles notes de pivoine, violette. Touche d'évolution sur le tabac, légers fruits secs, touche d'épices. Côté solaire avec une maturité juste et un fruit frais. Superbe, profond. Il se dégage du sérieux, mais aussi de la gourmandise.
Bouche assez puissante avec de la mâche, beau jus. Très belle texture, soyeuse. Il y a un très beau fruit à la fois mûr et frais. C'est soutenu par une acidité assez importante et mûre. La seconde partie est assez ferme, les tanins sont d'une grande finesse. Les tanins sont dans la matière. Harmonieux. Salivant en finale avec une très bonne persistance.
Excellent.
Plutôt puissant, la structure assez marquée et le côté ensoleillé m'amènent en Italie. Je pense à du Sangiovese, mais plutôt sur Chianti. Pas du tout me rétorque Marianne, nous sommes en France. Flûte ! Je pense alors à la Vallée du Rhône Sud. Non plus ! Elle nous précise que nous sommes bien dans le sud de la France avec un cépage originaire de Bordeaux. Cela doit donc être Trévallon.
Domaine de Trévallon Rouge 2008


Le dernier vin est servi par Paul sur un joli plateau de fromages.
Nez intense, net et bien évolué. Magnifique avec du botrytis, des fruits confits, pâte de coings, miel de châtaigner, superbe côté rancio, purée de châtaignes, cannelle. Le tout avec du volume et de fines notes délicates. Superbe !
Bouche pas très puissante, il y a du sucre, mais il est "mangé". L'acidité est importante, mais le vin n'est pas tendu. C'est harmonieux. La seconde partie est par contre sèche avec l'acidité qui ressort plus. Mais la matière est enroulée autour de cette dernière. Superbe concentration. Touche saline, amandes grillées, longueur géniale.
Excellent.
Le côté coing du vin, l'acidité importante m'amènent sur du Chenin Blanc. Comme ce n'est pas trop sucré, je pense à Vouvray ou Montlouis en demi-sec. Comme il y a du rancio, cela ne doit pas être tout jeune, je pense à un vin d'une trentaine d'années, 1989 ou 1990 ?
Domaine Huet - Vouvray Moelleux Clos du Bourg 1971


La fraîcheur pointe désormais le bout de son nez et le soleil s'est couché depuis quelque temps. Il est temps de retrouver nos pénates. Un grand merci à tous et à Paul et Geir pour ce superbe repas !
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11 Juil 2021 19:58 #60

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Modérateurs: GildasPBAESMartinezCédric42120Vougeotjean-luc javauxstarbuck