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Beau repas avec de magnifiques vins chez un ami, suite...

  • jean-luc javaux
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Beau repas avec de magnifiques vins chez un ami a été créé par jean-luc javaux

On se retrouve, accompagnés de nos épouses, avec Pierre (Peterka) et Philippe (Ketelslegers) chez Daniel dans l' Ardenne liégeoise profonde.
Simonne se chargera en cette belle après-midi des beaux plats tandis que Daniel effectuera les allers-retours vers la cave, signes de sa grande condition physique...
Etant le seul à prendre des notes, ce compte-rendu est un condensé des idées et expressions de ressenti des trois vieux potes de LPV-BW...
Pierre et Philippe viendront bien corriger mes approximations...;)
Tout est servi à l'aveugle.

On commence l'apéritif sur la terrasse:

1-- Champagne Françoise Bedel, l'Âme de la Terre, brut 2002.
14 ans sur lie, dégorgé en juin 2018; PN 42%, Chardonnay 36%, PM 22%.
La robe est jaune or, patinée quelque peu par l'évolution.
Le nez est très complexe, d'abord sur la pomme mûre, puis les agrumes, les épices et la brioche.
La bouche est ample, pleine, compacte, structurée, avec un côté cireux; c'est très vineux; on retrouve les agrumes, l'orange; c'est très salivant aussi.
Belle finale étirée par l'acidité et très bonne longueur pour ce très beau vin de Champagne.

2-- Champagne Egly-Ouriet, Blanc de Noirs, Grand Cru Brut (Vieille Vigne "Les Crayères")
Passage en cave: 60 mois. Dégorgement: juillet 2014.
Robe d'un jaune assez foncé, sur les tons cuivrés.
Bulles très fines, nez boisé, grillé, avec derrière quelques fruits rouges, de la framboise.
En bouche, c'est tout à fait différent du Champagne précédent. C'est très marqué par le fût (brûlage) , cela fait un peu maquillé.
Moins élégant que le Bedel, c'est très rond, plus large et plus puissant, mais aussi moins long.
Il y a cependant une belle tension et une belle finale sur la minéralité.
Certains ne manquent pas, à la tombée de la chaussette, de relever l'étrangeté de ce boisé qui nous a semblé si intense pour la maison. Très beau vin ceci dit.


On passe à l'intérieur pour le repas, la météo n'étant pas garantie au beau fixe.
Histoire d'aviner les verres, Daniel nous amène un vin blanc:

3-- Thibaud Boudignon, Anjou Blanc 2017.
Le nez n'est pas très expressif au début, sur le miel surtout, puis les fruits blancs à noyau, avec un côté floral, végétal, mentholé.
Bouche équilibrée; c'est pur, mûr, riche, et gagne en ampleur à l'aération; belle acidité d'agrumes sur la fin de bouche.
Daniel nous dit avoir trouvé les 2016 au-dessus, surtout plus tendus, plus droits.
En tout cas les verres étant prêts, on peut y aller...

On embraie sur deux vins blancs en accompagnement d' un bavarois de chicons aux crevettes grises, mousse safran.
On sait juste que les deux vins ont des points communs:

4-- Bernard Boisson-Vadot, Meursault-Genevrières 1er cru 2008.
Nez très grillé, sur le pétard (réduction? mais pas disparu au cours de la dégustation) l'allumette grillée.
En bouche, l'acidité est assez marquée, surtout au début, le tout s'équilibrant au fur et à mesure de la dégustation grâce à un petit côté bien mûr, "sucré".
On lui trouve plus de personnalité, avec ses notes de sésame ou de cacahuète grillés.
Il y a plus d'échanges avec celui-ci, avec des envies d'y revenir souvent pour comprendre.
Pour 38€ (à l'époque et d'après Daniel) c'est en tout cas un vin très intéressant.

5-- Domaine Rémi Jobard, Meursault 1er cru Les Genevrières 2008
Son compagnon de table est plus discret, voire plus austère au nez.
L'élevage est parfaitement intégré, c'est très homogène, avec une unité de style du début à la fin, très structuré en bouche par de superbes amers, rien qui dépasse, tout est bien en place.
Il y a une belle rondeur, sur les fruits secs, mais c'est plus neutre sur le plat et il n'y a pas autant de dynamique que dans le Boisson-Vadot, nettement plus olé-olé...
Mais en tout état de cause, deux vins encore très jeunes et confrontation très intéressante entre deux styles tout à fait différents. Genre classique/baroque... mais j'y connais encore moins en art qu'en vin... :D

Allez, il est l'heure d'aviner les verres au vin rouge, tout en se préparant la bouche:

6-- Château des Jacques, Moulin-à-Vent, Champ de Cour 2001
La robe est assez pâle et le disque évolué. Nombreuses et épaisses larmes.
Au nez, un peu de champignons, c'est fumé, lardé et quelques fruits rouges encore présents.
On relève que ce n'est plus tout jeune, un poil d'alcool accompagne des notes de tabac et de réglisse. C'est assez puissant, sans manquer de fraîcheur encore mais les tanins gâchent quelque peu la dégustation, la finale se révélant par ailleurs un peu rustique.
Autant vous dire qu'on a pas mal voyagé dans le Rhône Nord, voire la Bourgogne avant de s'arrêter en Beaujolais.

Bon! Si on mangeait... Filets de cailles, salade périgourdine, condiment aux poivrons.
Avec ce beau plat, un seul vin, mais magnifique:

7-- Michel Chapoutier, Ermitage "Le Méal" rouge 2000.
Nez très élégant sur les fruits noirs (cerise, mûre) le cuir noble et le fumé.
Terrible bouche; c'est fin mais puissant, serré, profond; des tanins de velours, superbement intégrés mais qui charpentent encore bien le vin, une maturité et une complexité parfaites avec des fruits noirs et rouges qui reviennent agrémenter la finale.
Très grande bouteille!

Pendant que la cuisinière s'affaire sur la suite, Daniel nous propose dans la foulée deux vins qui s'avéreront du même millésime :

8-- Domaine Denis Mortet, Gevrey-Chambertin 1er cru Lavaux-Saint-Jacques 2006
Un peu d'évolution sur le bord du disque.
Nez lardé, fumé, sur les fruits noirs (cerise) et rouges; un côté terreux aussi et quelques épices.
En bouche, des tanins gras et mûrs et belle finale persistante.
Le vin divise un peu; pendant que Pierre lui trouve un caractère sudiste tant dans la structure de ses tanins que dans sa propre aromatique, et pense qu'on est resté en Rhône Nord, Kéké attache plus d'importance à l'acidité et à l'alcool moins présent, prônant plus pour un Bourgogne.
Un vin à point en tout cas en ce qui me concerne.

9-- Tenuta San Leonardo, San Leonardo 2006
La robe est sombre.
Au nez c'est très mûr, avec d'abord une pointe d'alcool, des fruits noirs, également une touche florale, végétale, poivron.
En bouche, si c'est bien mûr, il y a une acidité certaine; c'est à la fois puissant mais fin, élégant. On retrouve les fruits noirs, le poivron rouge; les tanins, compacts, sont souples.
Un vin bien agréable et qui en a encore pas mal sous la pédale.
Merci à Daniel d'avoir ouvert cela en me disant que j'en avais en cave; il m'a fallu longtemps, ceci dit, pour y venir...

Les deux bouteilles qui suivent sont servies ensemble et ont été ouvertes la veille (comme plusieurs des autres d'ailleurs); parenté sur quelques points annoncée.

10-- Gaja Langhe Sori Tildin 2001
La robe fait encore assez jeune.
Nez de boîte à tabac, de pruneau, une note d'alcool, puis de pivoine.
C'est plus compoté que le voisin qui suit.
En bouche c'est plus évolué, plus avancé; cependant une belle fraîcheur mentholée, un côté végétal, anime le tout, avec des tanins très fins et un fruité épicé.
Cependant, les tanins se resserrent pas mal sur la fin de bouche et de plus en plus.
Pierre lui trouve les pieds bien sur terre.

11-- Poderi Aldo Conterno, Barolo Granbussia 2001
Le nez est bien ouvert, complexe, aérien, délicat, sur la rose, la cerise noire, les fruits rouges, le sel de céleri, les épices.
Bouche bien ronde, tout en douceur et délicatesse.
Le fruité est bien mûr mais c'est vraiment aérien (c'est le terme qui revient le plus) et avec beaucoup de personnalité, légèrement éthéré (déviance participant au plaisir?) .
Plus ample et plus expressif, et surtout délicat, que le Gaja, avec des tanins un peu plus verts (végétal). Très beau vin.

Et un combat, un! Deux vins de Côte de Nuits:

12-- Joseph Drouhin, Chambolle-Musigny 1er cru, Les Amoureuses 2008
(récolte du domaine)
La robe est très claire.
Nez complexe, très mûr, sur les écorces d'orange et la cerise à l'alcool.
En bouche, c'st fin, mais précis, riche et complexe.
Il y a plus d'acidité qu'on pouvait le supposer au nez, ce qui rend le vin d'une fraîcheur superlative. Aromatique sur l'orange amère, la viande fumée et finale sur de superbes amers.
Un très beau vin, étonnant par son millésime à la tombée de la chaussette.

12-- Sérafin père et fils, Charmes-Chambertin, Grand Cru 2002
Nez complexe, élégant, sur l'encens, le sous-bois, avec des nuances florales et kirschées.
La bouche est un peu en retrait par rapport au nez.
Le fait que cela ne se donne peut-être pas tout à fait n'empêche pas le vin d'être puissant, concentré et il ne manque certainement pas de classe.
C'est plus large que le Chambolle (ce qui ne surprendra pas grand monde...) il y a plus de fond mais cela reste sur la réserve. L'équilibre cependant magistral et la puissance certaine donnent quand même du plaisir, en laissant augurer d'un avenir assez radieux aux dégustateurs patients.
ps: un petit retour comparatif sur le Granbussia/Chambolle:
Ce Barolo est très élégant et on y revient avec le fond de verre du Chambolle.
Le bouquet du Barolo est plus complexe, plus intéressant.
S'il y a plus de fraîcheur et de buvabilité dans le Barolo, l'élégance reste du côté du Chambolle.

Avec le dessert on termine par

13-- Joh. Jos. Prüm, Wehlener Sonnenuhr Auslese 2004
Le premier nez est assez cousin avec le Boisson du début, niveau fumé et grillé.
En bouche, le vin est presque effervescent, tant il y a de CO2, une superbe douceur contrebalance bien l'acidité assez importante et l'aromatique passe sur le miel et une panoplie de fruits tels que rhubarbe, melon, abricot, pêche, et agrumes (citron vert, pamplemousse et orange...).
Très beau vin évidemment, très rafraîchissant.

Encore un tout grand merci à Simone et Daniel pour ces beaux moments d'amitié et leur générosité.
Merci au lecteur compréhensif et courageux.

jlj
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17 Jui 2019 19:04 #1

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Réponse de oliv sur le sujet Beau repas avec de magnifiques vins chez un ami

Mazette, ça, c'est de la sélection ! oo,
17 Jui 2019 20:24 #2

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Réponse de peterka sur le sujet Beau repas avec de magnifiques vins chez un ami

Je n’ai pas grand-chose à ajouter au compte-rendu complet et précis de Jean-Luc, certes inspiré à six mains mais avec deux bien plus actives que les autres.
Quelques commentaires plus généraux et impressions toutes personnelles toutefois pour compléter ce qui a été (si bien) écrit.

1-- Champagne Françoise Bedel, l'Âme de la Terre, brut 2002.
2-- Champagne Egly-Ouriet, Blanc de Noirs, Grand Cru Brut


Pas de discussion en ce qui concerne les champagnes, le Bedel est un des plus beaux que j’ai eu la chance de déguster : le fond de vin est déjà très séduisant en lui-même, les bulles lui confèrent un côté aérien irrésistible. En revanche, Egly m’a fait penser à un bourgogne de Côte d’Or, assis sur son élevage opulent, auquel on aurait ajouté quelques bulles qui apparaissent somme toute assez incongrues en la circonstance.


3-- Thibaud Boudignon, Anjou Blanc 2017.
4-- Bernard Boisson-Vadot, Meursault-Genevrières 1er cru 2008.
5-- Domaine Rémi Jobard, Meursault 1er cru Les Genevrières 2008


Beaucoup apprécié la fraîche et (fausse) simplicité de l’anjou. Une bouteille, pleine d’évidence et de cohérence, à laquelle on a envie de revenir tant et plus. En revanche, j’ai moins aimé le style Boisson même je lui reconnaît une grosse personnalité et du dynamisme. En revanche, la côté classe du Jobard peut le desservir par comparaison avec son vis-à-vis « fou-fou », mais cela me convient mieux.


6-- Château des Jacques, Moulin-à-Vent, Champ de Cour 2001
7-- Michel Chapoutier, Ermitage "Le Méal" rouge 2000.
8-- Denis Mortet, Gevrey-Chambertin 1er cru Lavaux-Saint-Jacques 2006
9-- Tenuta San Leonardo, San Leonardo 2006


Cette première volée de rouges met en scène un grand vin : le Méal de Chapoutier suivi d’assez près par un San Leonardo à l’élégance affirmée grâce à une bouche charnue et fondante à la fois. Le Mortet ne correspond pas à l’idée que je me fais de la Bourgogne sur un beau terroir.

10-- Gaja Langhe Sori Tildin 2001
11-- Poderi Aldo Conterno, Barolo Granbussia 2001
12-- Joseph Drouhin, Chambolle-Musigny 1er cru, Les Amoureuses 2008
12-- Sérafin père et fils, Charmes-Chambertin, Grand Cru 2002


Deuxième volée de rouges sur le (et autour du) magret de canard.
Ici encore un grand vin et même deux car il est difficile de départager le Barolo Granbussia du Chambolle les Amoureuses, chacun proposant l’excellence dans des registres finalement pas si opposés que l’on pourrait l’imaginer. Le côté lisse du Gaja (où rien ne dépasse, avec un équilibre d’école – tannins exceptionnels - et une aromatique élégante mais sans surprise) le rend finalement moins séducteur et plus « convenu ». Etiquette découverte, c’est très bon, mais personnellement j’attendais autre chose d’une icône des Langhe. Quant à Charmes Chambertin de Serafin, c’est une très belle découverte mais il souffre malheureusement de la comparaison avec le Drouhin, tant au niveau de la complexité aromatique qu’à celui de la finesse d’expression (mais est-ce anormal au regard des différents terroirs ?).

13-- Joh. Jos. Prüm, Wehlener Sonnenuhr Auslese 2004
De mon côté, je n’ai pas remarqué de notes soufrées marquées dans le riesling de J.J. Prüm (alors que c’est souvent le souci avec ce domaine – en tout cas en vin jeune - ). Au contraire, c’était bien expressif et séducteur avec une bouche à la fraîcheur réjouissante. Très beau vin.

Pierre
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17 Jui 2019 21:41 #3

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  • Saintgraal41
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Réponse de Saintgraal41 sur le sujet Beau repas avec de magnifiques vins chez un ami

Magnifique!!! Quand on a des amis comme ça il faut les garder
Pfff.... personne a repris la route après j espere ::turn:: ::turn:: ::turn::

Moelleux et oasis le meilleur coktail au monde LGx
17 Jui 2019 22:08 #4

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  • jean-luc javaux
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Réponse de jean-luc javaux sur le sujet Beau repas avec de magnifiques vins chez un ami

Magnifique!!! Quand on a des amis comme ça il faut les garder
Pfff.... personne a repris la route après j espere ::turn:: ::turn:: ::turn::


Quand on a des amis comme ça il faut les garder
Quand l'amitié devient question d'intérêt, ce n'est plus de l'amitié... :)

personne n'a repris la route après j' espère
Forcément, nos trois épouses "bobettes" pour l'occasion * ont repris courageusement le volant ensuite.
Et à table, dans de telles dégustations, l'hôte ami place des crachoirs pour ceux que cela intéresse.

*en ce qui me concerne, j'avais, à l'époque, fait mettre cela dans mon contrat de mariage qui prévoyait déjà la stricte égalité de la répartition des tâches: je conduis pour aller et mon épouse pour le retour... B)
Et cela fonctionne très bien...

jlj
18 Jui 2019 10:10 #5

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  • jean-luc javaux
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Réponse de jean-luc javaux sur le sujet Beau repas avec de magnifiques vins chez un ami, suite...

Daniel et Simone relançant l'invitation à l'approche du deuxième anniversaire, on prend (presque...) les mêmes et on recommence, les étoiles plein les yeux et les papilles en émoi.
C'est que les souvenirs de l'expérience précédente sont toujours là et que quelques minutes de relecture LPVienne m'ont remis bien tout en place...
Je vous dévoile déjà que tant le sommelier que la cuisinière se sont une nouvelle fois dépassés et que cela devient de plus en plus compliqué d'imaginer mettre en place les matchs retours, même si l'amitié ne s'encombre pas de savoir qui a la plus grosse (cave bien entendu).
Tout est évidemment servi en aveugle total, certains vins en mangeant, souvent en dégustation seuls.
Deux Champagne en apéro, deux fois deux blancs avec deux entrées, 8 rouges ensuite,
Les commentaires des vins sont rédigés sommairement en mangeant et discutant; vous me pardonnerez le côté brouillon,
Donc, en voiture...Simone! Et attachez vos ceintures! 


   


1- Champagne Jacquesson « 736 » 

 

53% CH, 29% PN, 18% PM
La robe est jaune or moyen, notes cuivrées.
Nez profond et complexe, avec un peu d'évolution, des fruits secs, puis, plus tard, des agrumes confits,
En bouche, attaque vive, avec une belle acidité (je propose 08 mais ce n'est pas millésimé).
C'est rond, puissant mais sans manquer de finesse.
Si l'acidité est bien marquée, le jus est cependant bien mûr.
On peut lui reprocher un certain manque de longueur. 

2- Champagne Eric Rodez, Cuvée Des Grands Vintages, Brut, 

 

70% PN, 30% CH ; vin de 8 millésimes différents.
La robe est dorée. Elle fait plus jeune que le précédent.
Au nez, la bulle est plus présente que sur le 736 ; elle pique un peu.
Le nez est délicat, fin, plus discret, avec de petites notes d'élevage.
La bouche est ronde, plus douce.
Si c'est peu expressif au début, on note peu à peu des fleurs blanches, quelques petits fruits rouges (framboise) ; la bouche est bien mûre, souple, fraîche ; c'est très fin.
Bel équilibre et très belle finale avec de beaux amers qui étire la fin de bouche ; bonne longueur.
Très beau Champagne, délicat et avec pas mal de personnalité.

Préférence personnelle pour le Rodez.

On peut passer à table, le foie gras étant servi. 


3- Domaine Zind Humbrecht, Clos Saint Urbain, Rangen de Thann, Gewurztraminer 2008 



La robe est jaune-orange assez intense, style marmelade d'abricot.
Et l'abricot, justement, c'est ce qui me vient d'abord au nez, avec des notes miellées ; botrytis ?
Plus tard dans la dégustation, citronnelle, orange confite et aussi des notes minérales.
La bouche est riche (sucres +) ample, structurée, « grasse » , mais vient bien vite compenser une belle et vive acidité.
C'est complexe, sur l'abricot et la confiture d'orange ; longue finale.
Un magnifique vin (qui vous met de suite la bouche bien en place) mais qui fait pas mal d'ombre à son compagnon de dégustation. 

4- Josmeyer, Alsace GC Hengst « Samain » riesling 2008,



La robe est jaune or, (évidemment) bien plus claire.
Nez minéral, sur les hydrocarbures (mais dans la discrétion), puis très rhubarbe par la suite et, enfin, des notes rôties.
En bouche c'est relativement sec (surtout par rapport au ZH) , c'est difficile quand on va d'un verre à l'autre, mais par la suite, bu seul, c'est un vin droit, sur les notes d'hydrocarbures et de rhubarbe du nez, avec la douceur de quelques sucres résiduels discrets.
Servi dans un repas, sur du poisson par exemple, il eût été mieux en évidence, car c'est un très beau vin, éclipsé qu'il fût par le monstre en face. 

Les deux vins blancs suivant seront servis sur un bavarois de chicons, crevettes grises et crème safranée (si je me souviens bien car je n'ai pas l'intitulé exact des plats , (Pierre?,,,) 



5- Pascal Cotat, Sancerre, Les Monts Damnés 2010 

La robe est très claire, avec quelques petits reflets verts.
Le nez est d'abord très discret ; c'est mutique, mais c'est servi très froid.
Au fur et à mesure, le vin s'ouvrira, sur des notes minérales, fumé et silex, sur des agrumes, de la groseille verte, de la pêche blanche aussi puis de la guimauve ; tout en fin de dégustation apparaîtront les notes de buis.
En bouche, c'est long, gras, mûr mais énergique, droit, avec une bonne acidité.
Un très beau Sancerre, bien dans la lignée familiale. 


6- Domaine Roulot, Meursault Luchets 2010

Robe jaune or.
Le nez est beurré, avec un petit boisé, sur les fruits secs, le citron, zestes d'agrumes et quelques épices. C'est finalement assez typé Meursault.
En bouche, c'est harmonieux, pur, avec un boisé discret bien intégré, des notes d'amande.
La finale est assez marquée par des amers (pas du tout désagréables) et très bonne longueur.


7- Domaine Avéla, Vin de France, Théodore 2008 



Bu seul ; grenache, syrah, carignan, cinsault.
Nombreuses larmes, robe pourpre, disque un peu évolué.
Nez profond, encore un peu boisé, sur les fruits rouges et noirs, un côté animal assez marqué, des épices et un peu de caoutchouc brûlé.
La bouche est riche, mûre mais fraîche,
Très bel équilibre et finale sur des notes de garrigue pour ce très beau vin que je ne connaissais pas. Le rouge suivant est servi sur des pommes de terre farcies au confit de canard, sauce gribiche. 


8- Castello Di Ama, Chianti Classico, Vigneto La Casuccia, Gran Selezione 2004 



La robe est claire, disque évolué.
Très beau nez, complexe, évolué, sur la boîte à cigares, les épices, des notes végétales, puis des fruits, la cerise et la framboise. Très fin.
La bouche est puissante, les tanins bien présents encore, surtout en fin de bouche.
Un très beau vin, d'un superbe équilibre, entre richesse et fraîcheur. 


9- Rostaing, Côte-Rôtie, Cote Blonde 2006 



Bu seul, pour le (grand ) plaisir.
La robe est assez foncée, petit disque évolué,
Le nez est superbe, sur des notes de fumée, des fruits noirs (cassis) des épices, du poivre, de la cannelle, épices orientales.
En Bouche, c'est puissant et fin en même temps.
C'est serré, compact, pas de traces d'évolution, très frais, racé, élégant et profond.
L'équilibre est parfait et longue finale fraîche sur des amers.
Magnifique encore une fois ! 


10- Paolo Scavino, Barolo, Rocche dell Annunziata, Riserva 2001 



Bu seul.
La robe est claire, brillante.
Nez légèrement boisé (quelqu'un a dit ébène?) sous-bois, groseille, herbes séchées, des fleurs et des épices douces.
La bouche est magnifique, à la fois puissante et fraîche, l'attaque tout en finesse, de belle matière, puis les petits tanins, plus serrés que sur le Rostaing, indiquent en fin de bouche qu'on est bien sur du nebbiolo.
Ceci dit, il y a une belle matière qui englobe ces tanins et je crois, pour mes goûts, qu'il eût été parfait à table sur un beau morceau de viande par exemple.


 11- Henri Bonneau, Châteauneuf-du-Pape, Réserve des Célestins 2008 



Bu seul.
Nombreuses larmes, belle robe claire, nette.
Nez complexe, riche, sur l'extrait de viande, les fruits noirs, les épices et un peu de volatile.
En bouche, c'est riche, suave, très mûr, tout en gardant une belle fraîcheur, et beaucoup de finesse.
C'est puissant mais frais ; menthol.
Belle longueur. 
Très beau vin.

De ces trois très grands vins, bus seuls en attendant la cuisinière qui s'active en coulisses, c'est difficile de sortir un gagnant, tant les trois sont au top.
Mais le côté plus chaleureux du CNP, et, pour moi, des tanins plus présents en fin de bouche sur le Barolo, m'inciteraient à donner une petite préférence au Côte-Rôtie.
Mais, c'est chipoter ; je prends les trois...

 On mange ; bœuf, boulette de bœuf confit, purée de persil tubéreux, pomme de terre farcie et champignons


 12- Vega-Sicilia « Unico », Ribera del Duero 2002 



Robe grenat clair, brillante,
Nez de boîte à cigares, bois noble cèdre, épicé, sur les fruits noirs (cassis, mûre) .
C'est fin, aérien, très grande classe, tanins de velours, magnifique équilibre.
Un grand vin, d'une puissance certaine, mais fin et surtout d'un équilibre parfait et très, très long. 


Quelques fromages pour terminer la journée.
 
 

13- Domaine Arlaud, Clos de La Roche, Grand Cru 2010

 Robe assez claire.
Nez fumé, des petits fruits rouges ; encens et quelques notes florales pour agrémenter le tout.
En bouche, fraîcheur superlative, fruits rouges acidulés.
Les tanins sont tout en souplesse, parfaitement intégrés.
Rondeur, équilibre, harmonie, grande finesse,
Un vin au top, très élégant et qui peut bien entendu attendre encore ; mais c'est déjà tellement bon...


 14- Domaine Marc Sorrel, Hermitage, Le Gréal 2005

Au nez, des fruits noirs, des épices, de l'olive, un côté sanguin.
En bouche, grande douceur ; on est sur le velours, c'est très élégant, avec une sucrosité et 15°,
C'est riche, puissant, sans manquer de charme.
Je suis désolé ; je n'ai pas plus de commentaires sur ce grand vin mais j'ai un collègue et néanmoins ami plus doué qui vous en dira sûrement plus (et mieux,,,). 

Voilà ! 
Merci les amis ! 




jlj 
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07 Jui 2021 20:53 #6

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Purée !!

simplement hallucinant 

merci du partage 

Je n’ai jamais bu les 4/5 des bouteilles citées mais je plussoie le zind et l’avela superbe sur 08.

Alex

 
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07 Jui 2021 20:57 #7

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Réponse de Jean-Paul B. sur le sujet Beau repas avec de magnifiques vins chez un ami, suite...

Mazette, quel programme !
Génial.
Ca fait plaisir de voir l'Avela en si belle compagnie, car c'est un domaine que j'aime beaucoup.

Jean-Paul
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07 Jui 2021 21:11 #8

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Pétard, ça c'est de la sélection de connaisseurs !
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07 Jui 2021 21:25 #9

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Réponse de Delphinette sur le sujet Beau repas avec de magnifiques vins chez un ami

J'adore la toile cirée 
Elle en a vu passęe 

They're BACK !!!!!!!!!
07 Jui 2021 21:46 #10

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Réponse de bibi64 sur le sujet Beau repas avec de magnifiques vins chez un ami

Superbe! Merci pour le partage.
Et je comprends le casse-tête pour organiser le match retour 
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: jean-luc javaux
07 Jui 2021 22:48 #11

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Je m’associe bien volontiers à Jean-Luc pour remercier nos hôtes du jour dont la générosité s’est une fois de plus déchaînée ce dimanche. Mais, au-delà, le plus important aux yeux de tous les participants reste l’amitié partagée autour d’un bon moment (et donc, aucune crainte ni pression pour le futur de nos rencontres…)A vrai dire, le ressenti sur les bouteilles était également partagé, avec quelques inflexions personnelles. Je vais essayer d’éviter les redondances avec le CR bien complet de JLJ  et éventuellement compléter certains points.
CR:
Bouchées apéritives (tomates cerise farcies à la crème de basilic, feuilleté au chorizo, soupe africaine (carotte, orange, canelle, gingembre, curcuma) avec tuile au parmesan et cumin, trio en verrine (fromage blanc, concassé de tomate, basilic) - voir le CR de JLJ pour les photos)

Champagne Jacqueson Cuvée n°736
Marqué au départ par les fruits et des notes oxydatives manquant un poil de finesse, il évoluera bien prenant de la profondeur et présentant des arômes d’agrumes confits et de fleurs aux senteurs lourdes. La bouche est ronde et mûre avec une ampleur bien compensée par une belle acidité fruitée. La persistance est correcte mais le vin ne me laissera pas un souvenir inoubliable.

Champagne Eric Rodez  Cuvée des Grands Vintages
Le bouquet est plutôt discret mais net et délicat, sur les fleurs blanches et les fruits rouges (framboise) et blancs (pêche) avec une touche de craie. En bouche, c’est vif, concentré et élegant. L’architecture est élancée, l’ensemble empreint d’une certaine pureté et d’un équilibre parfait. Belle persistance sur des notes plus abricotées. Très beau champagne subtil et construit.

Première entrée : foie gras et son accompagnement (toast, gelée de violette, confit d'oignon et orange)

Domaine Zind Humbrecht  Clos Saint Urbain Rangen de Thann Gewurztraminer 2008 
Bouquet puissant et presque envahissant sur l’abricot confit, le sucre candi et la confiture d’orange amère. Des notes de miel  tirant sur l’encaustique évoquent le botrytis. Quelques senteurs plus florales se manifestent également au réchauffement. La bouche est du même tonneau, ample, riche et puissante mais bien soutenue par une acidité qui confère l’énergie nécessaire à l’ensemble : du volume, certes, mais pas au détriment d’une certaine finesse.Grand vin à déguster pour lui-même tant son intensité rend problématique tout accord. A noter que personne n’a identifié le gewürztraminer… même après avoir évoqué le Rangen…
Inutile de préciser que le vin servi  en parallèle a eu du mal à exister concomitamment… Donc, après un bon rinçage de bouche :

Domaine Josmeyer  Riesling Grand Cru Hengst Cuvée Samain 2008Premier nez assez terpénique, fumé sur le citron confit ; puis cela évolue vers la pêche blanche, la rhubarbe et un côté plus grillé / Rôti évoquant le pignon de pin et les fruits secs. L’attaque est plus ronde que prévu, la suite se montre assez concentrée et structurée. C’est sec et droit mais avec un enrobage qui lui confère un petit côté aéré et charmant compensant un style plutôt austère dans sa globalité. Persistance moyenne pour ce vin, très bon, mais manquant un peu de dash tout de même.

Deuxième entrée : Salade de crevettes grises, bavarois d’endives, crème de safran


Domaine Pascal Cotat  Sancerre Les Monts Damnés 2010
Nez d’abord fermé qui s’ouvre discrètement au réchauffement  sur la groseille à maquereau, la rhubarbe puis sur des notes de fruit blanc et de guimauve pour s’orienter finalement sur un côté minéral (silex, pierre humide) assez exacerbé. La bouche est ferme et vive avec une matière en demi-corps mais élégante malgré une salinité qui ajoute un peu de sévérité. Finale subtile retrouvant le fruit dans une belle persistance. 

Domaine Roulot  Meursault  Luchets 2010
Bouquet beurré avec des herbes aromatique, des fruits blanc (pomme mûre) et un peu de fruit à coque (amande et noisette fraîche). Il y a du bois mais c’est neutre et presque imperceptible. C’est pur mais pas d’une complexité énorme. En bouche, l’élevage est un poil plus marqué. On retrouve le côté beurré dans un ensemble fruité, au beau volume, et proposant un équilibre impeccable tout en retenue. Néanmoins, cela manque un peu d’énergie et d’intensité. En revanche la longueur est belle. 

Troisième entrée : Pomme de terre farcie au canard confit, sauce gribiche


Domaine Franck Avéla  Théodore 2008
Assemblage de carignan en majorité avec  cinsault, syrah et grenache. Vignes centenaires. Elevage en barriques pendant deux ans.
Bouquet sauvage et animal un peu goudronné qui s’assagit ensuite sur les fruits rouges et les senteurs de garrigue avec de la confiture de prune et des notes de pierre chauffée au soleil. Très jolie attaque en finesse avec une suite fruitée, fraîche et élégante grâce à une belle finesse de tanin. C’est fondu, pas excessivement chaleureux, et plein de caractère. Belle persistance fruitée. Très beau vin et belle découverte

Castello Di Ama  Chianti Classico  Vigneto La Casuccia Gran Selezione 2004
Parcellaire compose de 80% sangiovese et 20% merlot. Les cépages sont vinifiés séparément en cuve puis subissent la FML en barriques pour être assemblés avant élevage de 14 mois en barriques (dont 40% neuves et le reste d’un vin).
Bouquet expressif et assez complexe sur le moka, les épices douces et les fruits rouges (cerises, groseilles bien mûres). On perçoit également une touche plus végétale (laurier, eucalyptus), un peu de menthol et des baies de genévrier. La bouche est ronde, veloutée, très consensuelle mais remarquablement construite sur des tanins magnifiques. C’est riche et chaleureux mais il y a suffisamment de fraîcheur malgré une acidité plus que mesurée. Très belle persistance épicée .Cette cuvée apparaît plus marquée par le merlot que par le sangiovese et propose un style sans aspérité qui manque un peu d’éclat et de caractère. Excellent vin néanmoins, au profil assez « international ».

Intermède

Domaine René Rostaing  Côte-Rôtie  Côte Blonde 2006
Bouquet très expressif et séducteur en diable sur les fruits rouges un peu confiturés, le poivre et une note discrètement lardée. Un côté presque oriental se marque davantage au réchauffement ainsi que des senteurs marquées de thym frais. La bouche se déroule tout en finesse et élégance avec de la présence et de la fraîcheur. Les tanins sont fondus et l’équilibre global mérite tous les superlatifs. Grande persistance fruitée épicée. Grand vin 

Az. Agr. Paolo Scavino  Barolo Rocche dell’Annunziata Riserva 2001
 
Bouquet intense, légèrement mentholé, sur de beaux fruits rouges mûrs avec une touche florale et végétale (tabac, herbes aromatiques) de belle netteté contribuant à la grande élégance des arômes. La bouche est nette et précise avec des tanins marqués mais mûrs et une acidité sous-jacente qui impose son côté légèrement acidulé et donne de la fraîcheur. Cette structure évidente à la belle chair pour enrober reste aérée car il y a du fruit et du jus et surtout une grande énergie latente. Très belle longueur et encore un grand vin…

Domaine  Henri Bonneau  Châteauneuf-du-Pape  Réserve des Célestins 2008
Bouquet à la fois riche et élégant avec une pointe de volatile non dérangeante. C’est viandé, épicé, assez chaleureux malgré tout avec un fruit tirant vers la confiture de fraise et de prune. Quelques fruits secs en arrière plan. La bouche propose un velouté presque magique avec des tanins d’une qualité exceptionnelle et beaucoup de fraîcheur mais on se surprend à attendre davantage d’envolée et d’impact qui ne viennent pas malgré une belle persistance mentholée finale. Excellent malgré tout mais la séquence ne le sert pas…

Plat : Bœuf en deux façons, en filet et confit en boulette, purée de persil tubéreux, champignons des bois et pomme de terre farcie.


Bodega Vega-Sicilia  « Unico » Ribera del Duero  2002
Premier nez sur un élevage aromatique mais classieux et discret. Ensuite, des épices douces et un fruit noir dense et mûr un peu confituré. C’est profond et racé sans être d’une complexité folle. La bouche est concentrée, puissante, assez chaleureuse et malgré tout bien fraîche. Les tanins sont d’une finesse extrême et l’équilibre superbe dans une matière à la fois riche, ample, compacte et déliée. Grande persistance finale pour un ensemble empreint d’une race évidente. Grand vin.

Domaine Arlaud  Clos de La Roche Grand Cru 2010
Bouquet expressif et intense sur les petits fruits rouges macérés avec une pointe d’encens et de menthe poivrée puis des nuances florales très élégantes. Les contours sont nets et précis donnant une impression de complexité qui, objectivement, n’est pas le point fort de ce nez. En bouche, l’attaque se fait tout en finesse et en douceur annonçant une matière superbe d’élégance, concentrée, fraîche et vivante qui tapisse le palais de sa classe et affiche une persistance finale de haut vol. Grand vin encore.

Domaine Marc Sorrel  Hermitage Le Gréal 2005
Bouquet profond sur les fruits noirs très mûrs, une pointe de réglisse et des notes plus végétales. Avec le temps, cela devient plus épicé et plus floral avec un côté plus évanescent et presque éthéré. En bouche, l’attaque est doucereuse et fruitée, la suite propose une matière ample, riche et assez compacte avec des tanins présents mais finement ciselés. En fin de bouche, le côté confituré prend le dessus et impacte le ressenti global qui, pour le coup, rend le vin presque gourmand. Bonne longueur manquant un poil de dynamisme et d’éclat.

Pierre
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08 Jui 2021 12:04 #12

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Réponse de jean-luc javaux sur le sujet Beau repas avec de magnifiques vins chez un ami, suite...

Merci Pierre.
Je vois que tu as le même problème d'édition que moi hier... 
Cela va s'arranger... 

jlj
08 Jui 2021 12:08 #13

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