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Quand Gunthard souffle la bougie du Sapeur Bobosse

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oliv a créé le sujet : Quand Gunthard souffle la bougie du Sapeur Bobosse

Quand Gunthard souffle la bougie du Sapeur Bobosse



Alors qu'il vient d'atteindre cet âge redouté mais généreux, celui où le gâteau n'est plus assez large pour contenir les bougies, fallait bien qu'il en rajoute une couche !
Alors oui, ok, forcément, et en tout confiance, le Président Galinsky allait dire que c'était prudent et de circonstance vu son grand âge...

Mais di djiou, vous en connaissez des copains qui arrivent à organiser leur soirée d'anniversaire un 29 février, vous ?!
Si les plus anciens se souviennent peut-être que j'avais pris la saine habitude de lui souhaiter bon anniv' deux fois l'an, là, c'est à croire que c'était une stratégie pour inverser la tendance et rééquilibrer le tempus fugit.
Du Bobosse tout craché, ça, digne du Président du Vice du Gunthard Club !

Pas besoin de vous dire qu'on s'en est encore pris une belle tranche et que la nuit fut longue et secouée de spasmes jubilatoires à réveiller Hibernatus avant le dégel.

En piste !






Champagne Francis Boulard, Grand cru Extra Brut



Robe jaune paille grisée.
Nez discret à l'ouverture, qui gagne de l'ampleur à l'aération pour livrer des notes de lait d'amande, de pierre chaude, avec un net côté minéral et une fine oxydation qui apporte de la complexité.
La bouche est en revanche assez compliquée à lire, sur une grosse densité et tension comprimées, un volume concentré impactant qui s'approche difficilement en l'état.
La matière est là mais difficile à lire en mode plaisir, sur un équilibre ferme et une forme d'austérité qui va nécessité la garde pour se patiner.
Finale ferme, avec un côté acide amer qui confine au saillant.
A revoir car il y a sûrement du potentiel.



Gnama gnama



La Chablisienne, Chablis, Château Grenouilles, 2005



Robe bouton d'or.
Nez un peu fatigué, sur le beurre légèrement rance, un évident début d'oxydation.
Bouche lourde et inconfortable, sur un gras pesant et mollasson et une amertume terrible sur la finale.
ED 8-x


Domaine Rapet, Corton-Charlemagne, 2005



Robe jaune paille aux reflets verts toute jeune.
Joli nez pur assez serré au service (sans préparation puisque ouvert minute pour remplacer le Grenouilles défectueux) et qui va livrer petit à petit de délicieuses et élégantes senteurs de fleurs blanches, de verveine enroulées dans un élevage beurré fumé très agréable.
Bouche parfaitement construite, à la fois déliée et énergique et offrant un volume et une ampleur mobile parfaitement tenue par une belle acidité mûre.
La finale est longue mais encore un peu marqué par un boisé à fondre avec la garde.
Très beau vin sidérant de jeunesse !



Cou farci et bonbon de figue au foie gras



Domaine Anne Gros, Echezeaux, Les Loachausses, 2007



Robe très claire, sur un rubis vermillon léger.
Magnifique nez de pinot évolué, sur des notes florales (pot pourri) et épicées avec encore du fruit (fraise des bois) d'une suprême élégance. La classe !
Bouche délicate et souple, sur une attaque légère d'une suavité fine très agréable.
Le vin est aérien, sur une légèreté sans faiblesse et livre de délicieux goûts de petits fruits rouges s'enroulant dans un début de tertiaire très agréable.
Seule la finale manque peut-être un peu de puissance et d'allonge, avec un petit retour d'amertume.
Très beau vin à point !


Carré de sanglier, purée de panais, champignon

Plat brillant de précision de texture et de goûts, fondant à coeur, croustillant autour !
Et parfait metteur en valeur pour les vins avec un peu d'âge.
Bravissimo à la chef Brigitte !



Domaine Jacques Tissot, Vin Jaune d'Arbois, 1990



Robe vieil or.
Très beau nez à la fois puissant mais sans excès, sur le curry poudre, des notes chaudes, presque capiteuses, sur la noix de pécan, le safran.
La bouche est superbe, ample et langoureuse, d'un équilibre remarquable car à la fois confortable par sa perception de volume et de maturité et fraîche par son acidité motrice qui apporte allonge et énergie.
La puissance de structure est tempérée et lance une finale confortable d'une grande douceur et complexité de goûts.
Superbe vin !



Fromages jurassiens

Niveau stratosphériques pour chacun des fromages choisis !
Le Jura à son top ! oo,



Mas Amiel, 20 ans d'âge



Robe bordeaux marron d'une certaine profondeur.
Nez sur le chocolat au lait aux épices, la figue sèche et d'étonnantes notes qui m'évoquent le gasoil.
Bouche nerveuse, sur une sucrosité fraîche portée par une acidité saillante, incisive même sur le chocolat.
L'ensemble est agréable aromatiquement par son côté fruits secs et empyreumatique.
Finale sans chaleur mais assez marquée par l'acidité.
Un vin que j'imagine bien sur des fromages persillés.



Mousse au chocolat, financiers





Un énorme merci aux BriBru pour cette nouvelle soirée dantesque !
J'en avais encore mal aux zigomatiques ce matin (lire... midi ::oups::) au réveil...

Bonne soixantaine, mon Bruno, bientôt la quille !
Bises à tous
Oliv
#1
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leteckel a répondu au sujet : Quand Gunthard souffle la bougie du Sapeur Bobosse

Merci Oliv'.

Fromages jurassiens : pas que non ? Y a une vieille mimolette aussi ? Et dans le pot, c'est quoi : une cancoillotte aromatisée ?

Arnould.
#2

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oliv a répondu au sujet : Quand Gunthard souffle la bougie du Sapeur Bobosse

C'est un vieux Gouda et sirop de liège, parce que les copains ont toujours peur que je manque de quelque chose... ::oups:: MiaM!
#3
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: leteckel

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leteckel a répondu au sujet : Quand Gunthard souffle la bougie du Sapeur Bobosse

oliv écrit: C'est un vieux Gouda et sirop de liège, parce que les copains ont toujours peu que je manque de quelque chose... ::oups:: MiaM!


Ah oui, pour amateurs "forcenés" seulement alors :unsure:

Arnould.
#4

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Galinsky a répondu au sujet : Quand Gunthard souffle la bougie du Sapeur Bobosse

Les vicissitudes de la vie, ne nous permettent pas de nous revoir aussi souvent que nous le souhaitons, alors quand nous avons été conviés à l'anniversaire de Sir Bobosse, c'est en applaudissant des deux mains que nous acceptons.

En avant pour plusieurs heures de bonheur !


Champagne Francis Boulard, Grand cru Extra Brut
Avec une base 2008
Un premier nez assez mutique, commençant à s'ouvrir après aération - L'ensemble étant dans un premier temps sur la rondeur apporté par les 90% de Pinot Noir, puis c'est un côté tranchant représentatif du millésime 2008 - Clairement un champagne à attendre quelques années supplémentaires, afin que l'ensemble s'harmonise et se fonde - Néanmoins, même si je reconnais les qualités de ce champagne, ce champagne ne se trouve pas à mon goût.


La Chablisienne, Chablis Grand Cru - Château Grenouilles, 2005
Un robe jaune soutenue, une bouche déséquilibrée avec une amertume imposante et sec sur la finale.
Le verdict est simple.... Une bouteille destinée à finir dans une sauce !


Domaine Rapet Grand Cru - Corton-Charlemagne, 2005
Vive les back-ups :jump:
Une robe jaune citron - Un nez sur les agrumes, puis sur les fruits jaunes après aération, avec un soupçon de vanille -
En Bouche, c'est à la fois riche et traçant. D'une insolente jeunesse, la longueur est au rendez-vous sur de fines notes d'amandes fraîches et une fine amertume. - Cette bouteille est uniquement à l'aube de sa vie. TRES BIEN


Domaine Anne Gros, Grand Cru Echezeaux "Les Loachausses" 2007
Une robe rouge claire avec des notes d'évolution - Un très beau nez sur les fleurs séchées (roses) et les fruits rouges - La bouche reprend le nez avec une toute petite pointe de volatile apportant de la fraîcheur - l'ensemble est évanescent - Très belle construction de bouche, avec s'il fallait émettre une critique, une finale un peu courte.... Mais là encore c'est uniquement pour relativiser le plaisir. TRES BIEN++

Domaine Jacques Tissot, Vin Jaune d'Arbois, 1990
Une robe jaune soutenue - Un nez explosif sur le curry, le safran et un fond de noisette - La bouche est ample avec un gras imposant, qui apportent de la rondeur à l'ensemble, tandis que le vin se retend sur la fin de bouche apportant une longueur imposante à cette bouteille. TRES BIEN+

Un GRAND bravo à Brigitte pour le superbe dîner réalisé à cette occasion.... Miam-Miam !!!

Sans oublier une des phrases mythique de Bobosse qui a ponctué la soirée : "Y a pas d’intérêt, il n'y a pas d'alcool dedans !"

Une de ces soirées qui nous rappellent les plaisirs de l'amitié !

Eric
#5
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bassaler a répondu au sujet : Quand Gunthard souffle la bougie du Sapeur Bobosse

Y'a pas à dire, en période de coronavirus (je préfère quant à moi l'AOC-virus), dans une époque de bien-pensance et de #Metoo, la bougie du sapeur n'est pas prête de s'éteindre. J'en veux pour preuve les appels d'air provoqués par cette soirée riche en éclats de rire et phrases mythiques (j'ai pas souvenir de celle citée par le Père Noël Galinsky !).
Bref, il est bon d'être entouré d'amis pour passer un cap.

En avant pour quelques impressions sur les vins.

Champagne, Grand cru Mailly-Champagne, Extra Brut, Francis Boulard : cette bulle sur une base majoritaire de Pinot Noir et du millésime 2008 est un champagne minéral, avec une grande tension, une attaque sèche, presque brute. Corpulence en bouche, avec une finale salivante. Sans doute manquant un peu d’aromatique et d’habillage pour espérer tutoyer les sommets. Très Bien

Chablis, Grand Cru Château Grenouilles 2005, cave de la Chablisienne : si le nez révèle les classiques du chardonnay icaunais, à savoir une grande minéralité, une tension et une amertume du plus bel effet, la bouche trahit définitivement une oxydation du vin. Grr
C’est d’autant plus dommage que cette bouteille me tenait particulièrement à cœur. Je l’avais acheté chez feu Frédéric Hérédia, caviste à Tain l’Hermitage. Souvenir ému et pensée à la mémoire de Frédéric.
Back-up avec ce Corton Charlemagne Grand Cru, 2005, domaine Rapet père et fils : un vin sur sa toute première jeunesse malgré 15 ans de cave. Puissance du vin, enrobé sur le gras bien dosé, trame minérale laissant une impression de grand équilibre. Elevage encore perceptible mais finement dosé. Le vin n’aura cesse de prendre du volume, de l’ampleur, de l’aromatique et de la longueur à l’aération. Finale sur une saline salivante. Grand vin. Excellent +

Echezeaux Grand cru, les Loachausses 2007, domaine Anne Gros : l’archétype du pinot fin, d’une élégance superlative. De la soie. Nez élégant, sur un fruit montrant des signes d’évolution discrète mais bien marquante (fleurs fanées, fruits murs). Une pointe de réglissé en complément de la floralité superlative. Quelques fragrances épicées douces. Bouche droite, tendue, sur une belle acidité. Soyeux au possible, sans mollesse. Tendresse des tannins d’une finesse rarement croisée. On est loin des vins bodybuildés. Empreinte aromatique majeure, sur une finale laissant un seul regret, que la bouteille ne soit pas plus grande. Anne Gros est réputée pour produire des vins fins et élégants. Cette soirée ne viendra pas contredire cette (belle) réputation. Exceptionnel

Vin Jaune d’Arbois, 1990, Jacques Tissot : le parangon du jaune ! Un vin avec du jaune apaisé. C’est gras, c’est rond, c’est suave, presque « sucré » … mais sur une trame allongée et tapissante. Quelle acidité, en second plan mais jouant parfaitement son rôle. Persistance ultime. Longue puissance en bouche, avec une finale sur les classiques jurassiens, à savoir les épices (curry) et la noix … et étonnamment une touche de tabac blond. Un vin tout en élégance. oo,

VDN Maury, 20 ans d’âge, Mas Amiel : cet oxydatif base Grenache noir se caractérise par une structure allongée par son acidité, une fine sucrosité, une digestibilité malgré ses 16,5° d’alcool, et des notes oxydatives ménagée. Beau fruité sur la figue sèche, quelques épices et une pointe réglissée. Aromatique de bel effet. Très Bien +



Voilà, un grand merci à Eric et Oliv de leur présence, et celle de leur moitié (et un grand merci pour le couteau :cheer: ). Prochaine étape vers Thiers pour aller chercher une commande …

Vivement la prochaine (pas décennie !)
#6
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Modérateurs: GildasPBAESMartinezCédric42120Vougeotjean-luc javauxstarbuck