Nous avons 1801 invités et 89 inscrits en ligne

Les découvertes 2020 de LPV Versailles

  • Messages : 6964
  • Remerciements reçus 4826

Jean-Loup Guerrin a créé le sujet : Les découvertes 2020 de LPV Versailles

Les découvertes 2020 de LPV Versailles

Quel bon thème proposé par Gilles !
Cela nous a permis de voyager et de partager de belles découvertes. Sans compter que Ralf est parmi nous, au prix d’une fermeture un peu plus tôt en soirée de sa cave…
C’est le boss (Denis) qui a organisé la dégustation mais il n’a pas été aidé : une absence de dernière minute pour risque de Covid-19 de Mathieu (risque très faible, mais on ne plaisante pas …), des vins annoncés et remplacés sans prévenir, de nombreux dégustateurs avec seulement deux verres, ce qui empêche de réaliser les deux triplettes prévues… Du coup certaines paires ont été (d)étonnantes, d’autres auraient pu être réalisées mais les vins étaient écartelés…
On ne lui en voudra absolument pas car le niveau d’ensemble était très bon d’après moi et il vaut mieux que je reste discret car la prochaine fois je suis censé organiser… :DD
Un nouveau restaurant nous accueille, « Les canailleries du marché » et cela a été une bonne surprise ! ::turn::


Une bulle pour commencer

Champagne Pertois-Lebrun – Le fond du bateau – 2010



Le millésime n’est pas revendiqué, de même que la caractéristique Blanc de blancs. Mêmes données que la cuvée commentée par Quentin (icna) dans la rubrique du domaine : mise en bouteille juin 2011, dégorgement mai 2018, dosage 1g, 29% en fûts.

La robe de couleur paille est égayée par un train de bulles abondant.
Le nez expressif associe des arômes citronnés et grillés sur un fond fruité et pâtissier.
La bouche est nerveuse, à l’acidité saillante, et la matière est insuffisante pour bien la contrebalancer. Le style austère est renforcé par une amertume notable, mais je ne suis pas aussi rebuté que d’autres par ce style.
Bien ++


Première paire de blancs

Domaine Espilako Xuria – Irouléguy – Blanc – 2019



Il s’agit d’un assemblage de gros et petit manseng.

La robe est très pâle.
Le nez affiche une bonne intensité et une aromatique variée faite de citron puis de fruits blancs et jaunes et d’une touche briochée.
La bouche se montre très gourmande et confortable, avec quelques légers SR et une belle aromatique, surtout en comparaison de son compagnon du jour, mais bien relancée par une acidité franche. La finale combine longueur, sapidité et salivation.
Très Bien


Domaine des Côtes Rousses – Vin de Savoie – Blanc – Armenaz – 2017



Une cuvée 100 % jacquère.

La robe présente un or clair.
Le nez intense explore la gamme florale et des plantes aromatiques, juste complétée par une touche de frangipane.
La bouche est très tendue, d’une grande verticalité, paraissant cistercienne par son aromatique en deçà de celle promise par le nez. Cette tension profite heureusement à la belle persistance saline.
Bien ++ / Très Bien

Je n’ai pas reconnu cette cuvée bue chez ce vigneron que j’ai également découvert en 2020, mais j’avais dégusté le 2019 cet été : si les nez sont voisins, le millésime 2019 plus riche et plus jeune avait parfaitement équilibré la bouche du cadet. L’effet de comparaison avec l’Irouléguy a pu aussi jouer.


Deuxième paire de blancs

Domaine Jean Masson – Apremont – Cœur d’Apremont – 2018



La robe est de couleur paille.
D’une belle intensité, le nez dévoile d’entrée une richesse étonnante, avec des fruits jaunes et exotiques, teintés par une touche plus fraîche caillouteuse.
La matière en bouche est très mûre et se développe avec beaucoup d’ampleur, de sapidité et de densité. Mais la tension n’est pas en reste, en particulier dans la longue finale plus ciselée et précise.
Une confirmation de ce que peut donner une jacquère dans un millésime mûr avec un vigneron qui sait préserver la fraîcheur du cépage.
Très Bien +


Domaine Paul Jaboulet Ainé – Côtes-du-Rhône blanc – Incognito H – 2013



Il s’agit de très jeunes vignes de l’Hermitage, avec appellation non revendiquée.

La robe arbore un or dense.
Le nez est démonstratif et luxuriant, sur les fruits exotiques, la gentiane et le clou de girofle.
La bouche est dans le même style, XXL, très grasse et au boisé qui fait encore écran, notamment par une amertume dominante. Une bonne acidité sous-jacente se fait ressentir mais il lui faudra bien dix ans de plus pour s’assagir et que tout se fonde.
Bien ++ en l’état


Troisième paire de blancs

Domaine Julien Cécillon – Saint-Joseph – Blanc – Victoria – 2018



L’or de la robe est moyen.
Le nez très intense est axé sur les fruits jaunes, complétés par de l’anis et une touche de réglisse. L’élevage est donc sensible mais pas dérangeant.
Après une attaque large la bouche contraste un peu avec le nez par sa très belle tension qui la dynamise et la porte loin, jusqu’à une très belle finale saline.
Très Bien (+)


Domaine Giudicelli – Patrimonio – Blanc – 2016



La robe est plus claire, de couleur paille.
Le nez très généreux montre d’abord un côté légèrement oxydatif par ses arômes de noix et de céleri. Mais la noix va vite se transformer en noisette, ce qui fait penser à un nez de champagne voire de chardonnay. Il évolue avec grâce vers des fruits jaunes teintés d’exotisme avec une touche fumée.
La bouche est bâtie sur un équilibre remarquable entre amplitude et vivacité, et fait preuve d’une élégance rare. La finale persistante est toute en finesse, avec un beau retour salin.
Très Bien ++


Quatrième paire de blancs

Domaine Julien Vedel – Vouvray – Le Compte Marc – 2017



La robe oscille entre paille et or.
Le nez intense et même un peu plus offre des arômes classiques de poire, de fleurs blanches, de pêche et de miel, mais dans une expression de grande pureté.
L’harmonie de la bouche est là encore magnifique, alliant sapidité, acidité et précision, jusqu’à la finale épurée de très belle allonge.
Une réussite majeure dans ce millésime.
Très Bien ++


Domaine Les Noades – Saumur blanc – Clos des Gars – 2017



La robe hésite entre paille et or.
Moyennement intense, le nez est sur une aromatique fraîche de citron et de fleurs blanches.
La bouche est marquée par la tension et l’acidité mais la matière n’est pas assez dense ni assez mûre pour atteindre un équilibre satisfaisant. Le vin n’a donc pas échappé aux écueils du millésime et d’ailleurs j’avais préféré le 2016 bu en décembre 2019.
Bien +


Première paire de rouges

Ermitage du Pic-St-Loup – Pic Saint Loup – Guilhem Gaucelm – 2013



Assemblage de 50 % grenache et 50 % syrah.

La robe est sombre, avec encore de beaux atours de jeunesse.
Le nez intense est marqué par la syrah, par ses arômes de fruits noirs, violette et épices.
Il y a tout dans ce vin : densité et grande fraîcheur, rigueur habillée d’un fruité plein et franc, tanins apaisés, finale élancée et ferme.
On n’est décidément jamais déçu avec cette cuvée, toujours d’un très haut niveau.
Très Bien ++
Cela démarre fort pour un premier rouge !


Domaine Matthieu Dumarcher – Vin de France – Réserve – 2017



Pour ceux qui ne connaissent pas ce domaine (c’est mon cas), il est situé en Rhône méridional. Cette cuvée haut de gamme du domaine fait la part belle au grenache et à la syrah.

La robe est très sombre.
Le nez d’une bonne intensité déroule une aromatique sudiste et encore un peu marquée par l’élevage faite de fruits noirs, vanille, brioche et réglisse.
La bouche extravertie et encore opulente montre ses muscles par son grain très serré, son amplitude, ses tanins gras et sensible. Il y a certes de l’acidité ce qui augure d’un bel avenir même si cela manque un peu de finesse. A attendre.
Bien ++ / Très Bien


Deuxième paire de rouges

Domaine Meinklang – Autriche – Burgenland – Konkret rouge – 2012



Il s’agit d’un vin d’un domaine en biodynamie, à base de Sankt Laurent avec un peu de Blaufränkisch et sans soufre ajouté.

La robe très sombre (mais la nuit est tombée !) laisse apparaître des reflets tuilés.
Le nez allie une très belle intensité à une grande finesse, le poivre et la rose fanée venant complexifier une base de fruits rouges.
La bouche est dans le même registre de l’élégance, bien mobilisée par une juste acidité et très avenante par son fruité précis.
Très Bien +


Château Grand Boise – Côtes de Provence – Auro – 2019



Encore un vin nature, issu de Provence, avec un assemblage de grenache, syrah et cinsault.

La robe est très sombre, brillante et bien jeune.
Le fruité du nez se livre sans retenue mais manque de distinction avec un côté animal et des notes fumées.
La bouche en largeur est dotée d’une chair bien fruitée mais elle manque de vivacité et de finesse. La finale assez courte se révèle toutefois pointue.
Bien +(+)


Troisième paire de rouges

Domaine des Poëte – Reuilly rouge – Odyssée – 2017



La robe est sombre aux beaux reflets violine.
D’une belle intensité, le nez annonce la finesse du vin, sur une aromatique de cerise et de fleurs, avec des accents fumés.
La bouche très équilibrée brille par sa distinction, sur un fruité pur, à la fois charnu et croquant. L’allonge très appréciable est d’une fraicheur cristalline, avec une finale délicatement fumée.
Très Bien +


Domaine Gérard Schueller et Fils – Alsace – Pinot noir – Bildstoecklé – 2016



La robe claire est bien évoluée.
Le nez intense est marqué par une acidité volatile non rédhibitoire d’autant que les arômes de fraise et floraux sont réjouissants.
En revanche la bouche est acide, très acide, trop acide. Elle dépasse en tout cas mon seuil de tolérance d’autant qu’elle masque tout.
A l’aération cela s’atténue un peu mais pas suffisamment.
Bof


Un rouge esseulé

Domaine Paul Jaboulet Ainé – Côtes-du-Rhône rouge – Incognito H – 2015



La robe est très sombre et bien jeune.
Le nez ample et libéré part vers le sud avec son aromatique de fruits noirs tirant sur la pâte de fruits, des notes fumées prégnantes et une touche chocolatée qui aurait pu indiquer le Languedoc-Roussillon et non le Rhône septentrional.
Corpulente, d’une chair dense bâtie sur une grosse matière, la bouche dispose quand même de suffisamment de fraîcheur et son élevage est plus fondu que celui de son frère blanc, même si on retrouve un air de parenté (surtout après la levée de la chaussette !). La finale épicée est rafraichie par une touche végétale ( !? :? ). Ce vin devrait être très beau dans une dizaine d’années, mais pas pour les pdf.
Très Bien


Un blanc esseulé

Domaine Gardiès – IGP Côtes Catalanes – Blanc – Je cherche le ciel – 2019



Un blanc (monocépage de grenache gris), c’est nouveau pour ce beau domaine !

La robe est de couleur paille.
Bien ouvert, le nez affiche des arômes de fleurs blanches et de fruits blancs ainsi que d’anis.
La bouche est assez grasse, la matière mûre étant bien balancée par l’acidité. J’ai eu une sensation d’élevage mais si c’est le cas c’est bien dosé, au service du vin. La finale reste sapide et est rehaussée par une fine salinité salivante.
Bien ++ / Très Bien


Que de belles découvertes, avec pas mal de domaines en bio, biodynamie ou nature, pas tous cités dans mon CR ! Ce sera certainement un thème à reprendre dans un an ou deux.


Jean-Loup
#1
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Yves Zermatten, PtitPhilou, oliv, Olivier Mottard, PBAES, BARRET Philippe, tht, Olivier_26, matlebat, Gibus, breizhmanu, Moriendi, LADIDE78, bibi64, Vaudésir, mauss.th, vivienladuche, f.aubin, sebus, Frisette, oberlin, GAET, leteckel, Gerard58, ysildur, Pinardo, éricH, Fredimen, Kiravi, Garfield, Torsten

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 3403
  • Remerciements reçus 812

didierv a répondu au sujet : Les découvertes 2020 de LPV Versailles

Compte Marc 17 au top.
Rien d'étonnant

Didier
#2

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 1816
  • Remerciements reçus 922

dt a répondu au sujet : Les découvertes 2020 de LPV Versailles

Merci Jean Loup pour ce CR.
Une jolie soirée en effet mais très difficile à organiser en raison des aléas que tu as évoqués. Pas grave, le niveau moyen était intéressant malgré quelques rares déceptions.

Mes coups de cœur en blanc :
Le Patrimonio de Giudicelli qui est d'une incroyable pureté et fraicheur. Un vin minéral et vraiment gourmand. Excellent
Le St Joseph Victoria de chez Julien Cecillon qui confirme son talent à vinifier des blancs. Ce 100% Marsanne est remarquablement élevé sans excès avec un bel équilibre et une jolie longueur. Excellent +
Le Vouvray Compte Marc 2017 de Julien Vedel, très marqué par des notes de tilleul. Au niveau des plus belles réussites de Michel Autran dont je trouve qu'il partage le style. Je n'ai jamais été déçu par cette cuvée. Excellent +

Mes coups de coeur en rouge :
Le GG 2013 de l'Ermitage du Pic est encore une fois superbe. J'aime ce style de vin puissant mais équilibré et sans lourdeur. La pointe de volatile participe sans doute à l'équilibre frais du vin. Excellent +
Le Reuilly Odyssée 2017 du domaine des Poëte était un pinot noir très séduisant. J'ai aimé sa délicatesse et la luxuriance des arômes même si on peut lui reprocher une complexité limitée. Excellent
Enfin, contrairement à Jean-Loup, j'ai bien aimé le Bildstoecklé 2016 de Schueller. Je comprends qu'il divise mais quel nez : une essence d'eau de rose, de pot pourri. La volatile est sensible certes mais tolérable selon moi. Bouche plus brouillonne mais délicate et dans laquelle on sent une grosse matière concentrée. Clivant mais captivant malgré ses quelques défauts évidents. Très bien ++

Denis
#3
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Jean-Loup Guerrin, bibi64, Kiravi

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 2451
  • Remerciements reçus 50

BARRET Philippe a répondu au sujet : Les découvertes 2020 de LPV Versailles

Pas grand chose à ajouter aux excellents commentaires de Denis.
En blanc j'ai les mêmes préférences, trois vins qui ont du caractère et qui défendent parfaitement leurs appellations respectives et leurs cépages. Un signe qui, souvent ne trompe pas : quand, à l'aveugle, on trouve spontanément un vin très bon et qu'on a du mal à le placer géographiquement ou à identifier son cépage, c'est presque toujours bon signe sur la qualité de la bouteille. Trois blancs fringants, dynamiques et faciles à boire tout en offrant une belle densité de matière.
Sur les rouges je suis toujours d'accord majoritairement avec Denis. Le Guilhem Gaucelm est toujours une grande bouteille, quelque soit le millésime. Le type même du grand rouge languedocien, sans esbroufe, mais avec beaucoup de fond, un équilibre sans faille et un “goût” sudiste que j'adore qui évoque le maquis, la myrte. Le Reuilly du Domaine des Poëte a été une révélation, ca r j'ai pas mal entendu parler de ce domaine “montant”, mais je n'en n'avais encore jamais goûté. Un pinot noir ligérien remarquable de délicatesse et d'expressivité, frais et facile à boire. Par contre je diverge sur le Schueller où je rejoins Jean-Loup : j'ai pas mal de tolérance pour la volatile, surtout dans les vins sudistes, mais là, il ne faut pas exagérer, c'était totalement imbuvable les notes acétiques, de gouache et de vernis à ongles dominant totalement le nez et la bouche…

Philippe
#4
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Gibus, Jean-Loup Guerrin, bibi64

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 1256
  • Remerciements reçus 1151

vivienladuche a répondu au sujet : Les découvertes 2020 de LPV Versailles

Toujours en retard pour poster les CRs… :oops: :oops: :oops:
Très sympathique nouvelle adresse à Chaville. Chaos semé dans la liste structurée et militaire de notre Denis. Le choix minute de la déstructuration, ce n’est pas mal non plus. ::oups::
Je regrette seulement le fait que nous n’accordons pas assez de temps à certains vins et que je trouve le temps de dégustation parfois trop limité, d’où la brièveté de certains commentaires. :whistle:
Allez zou en piste.


Les découvertes 2020 de LPV Versailles



La bulle


Vin n°1
La robe est or clair. Le nez est un peu grillé, toasté, avec des fruits secs, des agrumes, du citron. La bouche est tendue, agrumes, citron, toujours un peu de fruits secs, des épices. Le vin est assez austère et droit, avec de gros amers sur la finale. Pas mal. Bien +(+)
Il s’agit de : Pertois-Lebrun – Champagne Grand Cru Chouilly – Le fond du Bateau 2010 Extra-Brut (dosage 1 gramme)




Les blancs


Paire n°1

Vin n°2
La robe est or, lumineuse. Le nez est très floral, fruité (fruits blancs, agrumes, fruit de la passion, fruits exotiques). La bouche est très fine, pleine, séveuse, mais de belle fraîcheur, avec une sensation de sucrosité sèche. Elle est portée par les agrumes (+++), les fleurs, la mirabelle, la poire, la pêche, le brugnon. Elle possède un beau volume, une belle matière. C’est un très jolis jus sapide et délicieux, très jeune encore, mais qui devrait faire une très belle bouteille d’ici 3-5 ans. Très bien + en l’état

Vin n°3
La robe est or, plus soutenue, brillante. Le nez évoque la poire, les fruits blancs, la pêche. La bouche est fraîche, légère, tendue, en subtilité. C’est très sec, joli, mais un peu trop droit. Bien +(+)

Il s’agit de :
Domaine Espila – Espilako Xuria – Irouléguy 2019
Domaine des Côtes Rousses – Vin de Savoie – Armenaz 2017
(Jacquère)



Paire n°2

Vin n°4
La robe est pâle. Le nez présente des notes de pommes, avec un côté iodé vivifiant, des fleurs. La bouche est fraîche, saline, juteuse, sur la pomme acidulée, sur un très bel équilibre. Très bien

Vin n°5
La robe est dorée. Le nez est sur des notes de whisky, de tourbe, avec une légère touche de gentiane et de beurre. La bouche est beurrée, huilée, sur les fruits jaunes, avec beaucoup de gras, une grosse matière, toujours cette note tourbée et de whisky, des épices, de la vanille, le tout porté par une grosse longueur. C’est très riche, un peu théâtral, mais très bon. Très bien (+)

Il s’agit de :
Domaine Jean Masson – Apremont – Cœur d’Apremont 2018 (Jacquère)
Paul Jaboulet Aîné – Côtes du Rhône – Incognito H 2013



Paire n°3

Vin n°6
La robe est or. Le nez est un peu élevé, pâtissier, floral, fruits blancs, vanille bourbon. La bouche est assez classe, juteuse, de grand équilibre. C’est délicat, fin, avec un très joli assemblage d’acides et d’amers. Très beau vin. Très bien +

Vin n°7
La robe est or, très pâle. Le nez évoque d’abord la noix, puis les épices, le curry, avec une fine note végétale pour évoluer sur la noisette. La bouche est très fine, pure, saline, cristalline, mais possède de la matière. On y retrouve de la pomme (fraîche, granny smith), une belle acidité, des épices, une grande énergie, des notes salines, une très belle longueur. Délicieux vin. Très bien ++

Il s’agit de :
Julien Cécillon – Saint-Joseph – Victoria 2018
Domaine Giudicelli – Patrimonio 2016




Paire n°4

Vin n°8
La robe est or clair, brillante. Le nez se pare de minéral, de poire william fraîche et gourmande, d’épices, d’infusion de tilleul, presque de verveine. Le vin en bouche est d’une grande pureté sachant intégrer l’aspect cristallin dans une magnifique matière, un jus savoureux, beaucoup d’expression aromatique autour de la poire, des fruits blancs et des fleurs. Un vin de grand volume, avec une empreinte d'acidité remarquable et juste. Un vin de grande définition et précision, de grande pureté aromatique et à la race indéniable. Grande longueur. Un grand chenin. Grand vin à mon goût, mais je ne sais plus être objectif avec les vins de ce petit jeune, tellement je suis conquis… ::turn:: Une immense réussite sur ce millésime, le 2019 viendra peut-être le dépasser qui sait… (tu)

Vin n°9
La robe est or, brillante. Le nez évoque les fruits blancs, mais j’y trouve vite un manque de netteté certain. La bouche présente du gaz, avec une aromatique un peu déviante. ED

Il s’agit de :
Domaine Julien Vedel – Vouvray – Le Compte Marc 2017
Domaine des Noades – Saumur – Clos des Gars 2017





Les rouges


Paire n°1

Vin n°10
La robe est sombre, dense. Le nez est lardé, sur les fruits noirs, la violette, le cassis, la myrtille, de belles épices, la garrigue. La bouche est remarquable, avec une magnifique aromatique autour de la myrtille, du cassis, du bacon, de la cerise, des épices (poivre doux, cannelle). La bouche est profonde, juteuse, très marquée par la syrah, de grande fraîcheur et de très belle longueur. Absolument superbe. Excellent

Vin n°10
La robe est sombre. Le nez est sur le sureau, le cassis, la framboise et des notes végétales. La bouche semble plus techniquement travaillée, plus lisse, les fruits sont là mais peu expressifs. C’est tout de même un peu rugueux. Très jeune, à attendre certainement. Assez bien en l’état.

Il s’agit de :
Ermitage du Pic Saint-Loup – Languedoc – Guilhem Gaucelm 2013
Matthieu Dumarcher – Vin de France – Réserve 2017




Paire n°2

Vin n°12
La robe est très sombre. Nez très axé encore sur le bacon, la myrtille, le cassis noir, la cerise noire, la garrigue, la tapenade. La bouche présente une acidité haute, des fruits noirs, des épices, du poivre, des tanins encore un peu présents et fermes. L’aromatique évoluera sur la framboise et la groseille. Bien, mais pas trop mon truc

Vin n°13
La robe est sombre. Le nez évoque la grenadine, la cerise, la framboise. La bouche est clairement nature, toujours sur la même aromatique que le nez (grenadine principalement). Les tanins sont un peu présents. Franchement, ça ne casse pas trois pattes à un canard et c’est tout juste correct.

Il s’agit de :
Weingut Meinklang – Burgenland – Konkret trocken 2012 (Sankt-Laurent)
Grand Boise – Côtes de Provence – Auro 2019



Paire n°3

Vin n°14
La robe est grenat sombre. Le nez est une vraie déclinaison de cerise, ça pinote. La bouche est poudrée, délicate, avec une subtile et pure aromatique autour de la cerise, de la framboise, des fruits des bois. Le vin est tout en finesse, subtilité et délicatesse, de très beau toucher. C’est gourmand, pur, croquant, avec une délicieuse envie d’y revenir. Très beau jus de belle longueur. J’aime énormément. Très bien ++

Vin n°15
La robe est totalement dépouillée. Le nez évoque l’orange sanguine, la fraise, les épices. La bouche présente des gros amers écœurants et une acidité mordante, ça sent bien son nature mal tourné complètement barré qui a mal vieilli. Un vin nature de la vallée du Rhône certainement d’un certain âge, qui est passé complètement du côté obscur. Vraiment pas bon. Comment cela, le vin n’a que 4 ans et c’est un pinot noir d’Alsace ? Alors c’est parfaitement scandaleux et inadmissible de produire cela. Pour moi c’est un carton rouge écarlate direct au producteur. Comment peut-on commercialiser cela si c’est l’état naturel de ce vin ???

Il s’agit de :
Les Poëte – Reuilly – Odyssée 2017
Gérard Schueller et Fils – Alsace – Pinot Noir – Bildstoecklé 2016

Je comprends mieux, jusqu’à aujourd’hui, j’ai eu une incompatibilité absolue avec tous les vins goûtés de ce domaine. Le genre de poison qui ne franchira jamais la porte de ma cave !!!



Vin n°16 seul
La robe est grenat sombre. Le nez est sur les fruits, la cerise noire, le jambon de Bigorre, la myrtille. La bouche est très massive, puissante, très solaire également. Les tanins sont mûrs mais encore très présents, un peu secs. C’est très fort en alcool, saturant. Difficile pour moi à ce stade de la dégustation… Certainement très jeune, à voir si les tanins vont se polir, mais étant donné leur sécheresse, je ne suis pas convaincu. Moyen en l’état.
Il s’agit de : Paul Jaboulet Aîné – Côtes du Rhône – Incognito H 2015




Un blanc pour terminer


Vin n°17
La robe est très claire. Le nez est très floral, également sur les fruits blancs. La bouche est traçante, minérale, sur les fruits blancs, les fleurs, l’anis, le fenouil (qui apportent un petit côté légèrement herbacé agréable). Un vin de belle fraîcheur, de bel équilibre acides/amers. Un joli vin frais pour terminer et revivifier la bouche. Très bien -
Il s’agit de : Domaine Gardiés – Côtes Catalanes – Je cherche le ciel 2019




Le débrief

Des hauts, des bas…
Le Compte Marc 2017 de Jull a pour moi largement dominé les débats, sans concurrence à mon goût. (tu) (tu) (tu) :miam: :miam: :miam:
De très belles choses comme le Giudicelli 2016 en blanc, Le Guilhem Gaucelm 13 et l’Odyssée 2017 des Poëte en rouges.
Je ne vais pas m’attarder sur les points faibles, je me suis déjà assez envenimé dessus.

On se retrouve en octobre, si les conditions sanitaires le permettent, pour fêter la majorité du millésime 2002.



D’ici là, portez-vous bien et prenez soin de vous et de ceux qui vous sont chers (quant aux autres, pourvu qu’ils ne soient pas vecteurs de contamination !!!) %tchin :/:
#5
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: PBAES, tht, Gibus, Moriendi, Jean-Loup Guerrin, bibi64, TIMO, Vaudésir, f.aubin, Papé, Frisette, leteckel, david84, éricH, Kiravi

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 1793
  • Remerciements reçus 1742

leteckel a répondu au sujet : Les découvertes 2020 de LPV Versailles

vivienladuche écrit: Gérard Schueller et Fils – Alsace – Pinot Noir – Bildstoecklé 2016[/b]
Je comprends mieux, jusqu’à aujourd’hui, j’ai eu une incompatibilité absolue avec tous les vins goûtés de ce domaine. Le genre de poison qui ne franchira jamais la porte de ma cave !!!


Il se trouve que j'ai bu pour la première fois le weekend dernier un vin (certes blanc) de ce vigneron dans le cadre d'une session "nature" de notre groupe www.lapassionduvin.c...
Franchement, ce fût une expérience intéressante et je ne jetterais pas le bébé avec l'eau du bain.
Après, je veux bien reconnaître qu'on est à la frontière du bizarre :)
Rémy a encore plus apprécié...

ArnoulD avec un D comme Dusse
#6
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: LoneWD

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 832
  • Remerciements reçus 937

LoneWD a répondu au sujet : Les découvertes 2020 de LPV Versailles

Je confirme.
Ça me permet de poser la question suivante : est-il plus difficile en "nature" pour un vigneron de faire du rouge, comparé à du blanc ?
J'ai plus rencontré de vin daubés/déviants en rouge qu'en blanc par exemple (à prendre avec des pincette bien entendu, au vu de ma maigre expérience).

Rémy
#7

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 1256
  • Remerciements reçus 1151

vivienladuche a répondu au sujet : Les découvertes 2020 de LPV Versailles

LoneWD écrit: Je confirme.
Ça me permet de poser la question suivante : est-il plus difficile en "nature" pour un vigneron de faire du rouge, comparé à du blanc ?
J'ai plus rencontré de vin daubés/déviants en rouge qu'en blanc par exemple (à prendre avec des pincette bien entendu, au vu de ma maigre expérience).


J'ai bu les Traverses 2018 de l'Anglore ce week-end. Pas un défaut!!! Superbe vin de grande pureté.
Gérard Schueller, c'est de l'escroquerie et du charlatanisme pénalement répréhensibles pour moi. Je n'en démords pas. Une honte pour tous les vignerons quelle que soit leur philosophie!!!
Et je m'en fous royalement de me faire des ennemis ici...
#8

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 18313
  • Remerciements reçus 3220

Eric B a répondu au sujet : Les découvertes 2020 de LPV Versailles

Ça me permet de poser la question suivante : est-il plus difficile en "nature" pour un vigneron de faire du rouge, comparé à du blanc ?

En théorie, c'est plutôt plus facile de se passer de soufre avec les vins rouges, les tanins amenés par la peau étant par nature anti-oxydants. Si le vigneron bosse proprement, il est quasiment impossible (-voire impossible tout court) de deviner que le rouge qu'il a produit est nature. Alors que les blancs sans sulfites de haut niveau sont assez rares et plus souvent typés "nature". Cela explique d'ailleurs que pas mal de vignerons s'autorisent d'ajouter 20 mg/l à la mise.

Eric
Mon blog
#9
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Jean-Loup Guerrin, LoneWD

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Modérateurs: GildasPBAESMartinezCédric42120Vougeotjean-luc javauxstarbuck