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LPV Grenoble "Canal Historique"

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Réponse de oberlin sur le sujet LPV Grenoble "Canal Historique", soirée bulles!!

Bonjour Sven, merci pour tes remarques.

Tu évoques l'intérêt d'intégrer une bulle italienne à la série, c'est tout à fait juste, mais, dans nos dégustations, un maitre de soirée choisi chez chacun d'entre nous une bouteille de notre cave. A mon avis, personne au club n'a proposé de bulle étrangère. De manière générale on possède peu de vins étrangers, même si, au fil des années on essaye d'ouvrir nos horizons.
Et figure toi, qu'une clairette à bien été ouverte en tout début de soirée, c'était plus un clin d'oeil car ça n'etait pas prévu. Il faut quand même supporter les sucres pour apprécier!
Pour Belluard, pour ma part, je n'ai jamais bien goûté ses vins, quels qu''ils soient. La régularité est peut être le problème car certains ont déjà placé la cuvée Mont Blanc à un très haut niveau... En tout cas, cette paire n'a effectivement emballé personne.

Marc
 
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02 Mai 2023 21:12 #61

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Réponse de Ilroulegalet sur le sujet LPV Grenoble "Canal Historique", soirée bulles!!

Bonsoir Marc,

Merci pour les explications. 

Tu évoques l'intérêt d'intégrer une bulle italienne à la série, c'est tout à fait juste, mais, dans nos dégustations, un maitre de soirée choisi chez chacun d'entre nous une bouteille de notre cave. 

Le Franciacorta était à titre d'exemple mais effectivement une bulle étrangère aurait apporté de l'éclectisme, et comparé au prix des champagnes, il est possible de tenter des cuvées très exigeantes dans ces vignobles moins côtés. 

Et figure toi, qu'une clairette à bien été ouverte en tout début de soirée, c'était plus un clin d'oeil car ça n'etait pas prévu. Il faut quand même supporter les sucres pour apprécier!

Mais "susucres are wines too !", c'est assez marrant (et c'est général, personne n'est visé ici) mais souvent les sucres sont traités à part, comme des plaisirs coupables, honteux et parfois un peu déclassés dans les CR. 
Je n'ai jamais bu de clairette de Die mais j'aurai été ravi d'avoir des commentaires dessus. En revanche, je suis bien amateur de moscato d'Asti l'été, même s'il faut les glisser subrepticement pour en profiter   (aller essayer de convaincre les non amateurs d'acheter ça...).

En tout cas, vous vous faites de jolies séries et les relations que tu nous fais sont très agréables.

Sven. Curieux de tout, prédilection pour les vins blancs légers et européens.
02 Mai 2023 23:57 #62

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  • oberlin
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Réponse de oberlin sur le sujet LPV Grenoble déguste les millésimes en "6"!

Cette semaine, la dream team grenobloise se met sur sur 31 pour une soirée autour des millésimes en "6".

Série 1 : 3 blancs

Domaine Droin, Chablis 1er cru, Montée de Tonnerre, 2016
Nez sur une réduction fine qui s'ouvre bien dans le verre sur un profil de vin jeune.
Bouche assez grasse, large, puissante. Très grande longueur marquée par une salinité impressionnante. Équilibre très agréable, digeste dans un style très chablisien.
Ça commence très fort
Excellent, avec un potentiel énorme.

Domaine Josmeyer, Alsace Gd Cru Hengst, 2016
Le nez ne trompe pas son origine, ça pétrole sans que se soit entêtant, le nez est très classe, jeune, agrumes confites. Élégant!
La bouche est tout aussi chouette, le vin est expressif, vif, très pur, on le sent dans une bonne phase de dégustation, il a gardé le dynamisme de la jeunesse mais en étant deja bien ouvert. (A priori il y a deux ans , c'était fermé)
Excellent, lui aussi.

Vina Tondonia,  Rioja, Gran Reserva, 1996.
Attention OBNI, objet buvable non identifié. 10 ans d'élevage pour ce vin à la belle complexité aromatique, entre fruit, un côté pâtissier, fumé, mais tout est fondu, rien ne dépasse c'est superbe. Une très grande sensation saline porte ce vin très longuement alors qu'il n'y a ni alcool, ni amer, ni acidité.
C'est complètement hallucinant. Personne n'a deviné l'age du vin.
Superbe et improbable découverte (c'est un maccabeu)
Tout le monde l'a mis dans le top 3 de la soirée.


Série 2 : 3 rouges

Chateau Jean Pierre Gaussen, Bandol, 2006 longue garde.
Robe bien foncée, trouble, opaque.
Le nez est puissant, fumé,  cèdre/menthol, fruits noirs. La bouche est belle, fondue, complexe et fine, le vin s'exprime bien, c'est long, c'est bon, c'est à maturité.
Très très bon.

Domaine Robert Michel, Cornas, La Geynale 2006.
Robe plus claire. Nez mutique, à priori, il était plus avenant à l'ouverture. En bouche le vin est strict et austère, avec encore quelques tanins qui traînent. La bouche est un peu plus expressive avec le lardé/fumé des syrah évoluées, mais ca reste trop discret. J'aime ce genre de profil mais le vin ne s'exprime vraiment pas assez pour prendre du plaisir.
Déception

Chateau Montrose, Saint Estèphe, 1996
Robe opaque, foncée.
Dès le nez... pas de doute, c'est une grosse quille. La classe bordelaise classique!! Fruit noirs, menthol, cuir, fumé/tabac,  on ne se lasse pas de tourner le verre et de s'imprégner des ces arômes de cabernets évolués. J'adore!!
La bouche est puissante, grasse, tonique, porté par une énorme matière, de l'acidité et, conformément à l'idée qu'on se fait de l'appellation, quelques tanins.
Superbe quille qui a fait l'unanimité. La quille de la soirée pour moi. (Dans le top 3 pour tout le monde).

Troisième série : 3 rouge

Collet de Bovis, Domaine du Fogolar, Bellet, 2016.
Robe assez claire et limpide. Joli nez sur les fruits et la violette. La bouche est très agréable, belle expression sur cette jeunesse fruité et vive, malgré la présence  d'une richesse un peu sucrée.
Plusieurs partent sur une belle syrah. Raté, il n'y en a pas! A priori 60% grenache et 40%folle noire sur cette cuvée.
Très belle découverte pour ce vin qui faisait quand même suite au Montrose.
Très bon!

Chateauneuf du Pape, Domaine de la Janasse, Chaupin, 2006
Robe très foncée, dense, opaque.
Le nez est puissant, alcooleux, sur les fruits noirs, le réglisse et surtout le cacao. La bouche est plus dans la catégorie déménageur que jokey! Il y a une matière de fou, d'ailleurs c'est le vin qui passera le mieux avec l'agneau, mais ça manque vraiment de finesse pour être apprécié davantage. Pour moi il faut attendre.
Moyen-.

Chateauneuf du Pape, Château Rayas, 2006
Robe claire et tuilée "à la Reynaud".
Nez très joli, conforme aux attendus, fraîcheur, complexité, agrumes, fruits, on a toute la palette qui nous fait aimer (ou pas) ces vins.
La bouche est chouette sans être très puissante, finesse, élégance malgré un alcool nettement présent. Ça se boit tout seul quand même!
A mon grand étonnement le vin se fait dominer par le plat.
Excellent.


Dessert

Patrick Baudouin, Coteau du Layon, cuvée "après minuit", 1996
Au service le vin est sirupeux, onctueux, quelle concentration!! Ca fait un peu peur.
La robe est très foncée, nettement ambrée.
Le nez est fantastique, encaustique, orange confite, safran, raisin... tout Le monde a le nez dans le verre et hume longuement nectar magnifique. Le complexité des sucres à maturité c'est quand même quelque chose!
On en profite longtemps ainsi, on a tous peur que la concentration en sucre vienne limiter le plaisir en bouche!
Que neni, même si la profondeur de ce vin n'est pas exceptionnelle. La bouche reste d'un équilibre incroyable. A vu de nez je dirais qu'il y a au moins 250g de SR dans ce liquoreux, l'acidité tient très bien cette masse énorme de sucre.
On en boit pas des litres mais c'est Excellent +!!

On termine ce repas sur une super belle note. Une fois de plus, très belle soirée grenobloise, entre amis autour du partage de bien belles bouteilles.

Marc
 
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27 Mai 2023 08:54 #63

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Réponse de Jérôme Pérez sur le sujet LPV Grenoble "Canal Historique", soirée bulles!!

je ne veux pas interférer dans une discussion où j'ai peu à apporter, mais sur le point 1, au sujet des vins effervescents de méthode ancestrale, c'est à dire issus d'une seule fermentation en bouteille, je suis d'accord qu'il s'en boit de moins en moins et c'est bien dommage : je le mets sur le compte du sucré qui n'est pas en odeur de sainteté dans le milieu des amateurs : même si aujourd'hui la technique permet de faire des secs, de mon point de vue, on a perdu la dimension "ancestrale" et c'est un peu un paradoxe que la technique moderne ait répondu aux attentes du marché sur ce qui devait représenter, y compris dans sa dénomination, un style "historique". 

Jérôme Pérez
27 Mai 2023 10:15 #64

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Je ne sais pas s'il faut associer méthode ancestrale et sucre résiduel (peut-être à Die mais pas forcément dans la Loire). En tout cas, des "pet nat" (pour moi, c'est la même chose), on en voit - et on en boit - de plus en plus.

Ralf

Amateur depuis 30 ans, sur LPV depuis 16 ans, caviste depuis 3 ans
27 Mai 2023 10:22 #65

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Réponse de Jérôme Pérez sur le sujet LPV Grenoble "Canal Historique", soirée bulles!!

de mon point de vue ce n'est pas la même chose. Petnat

Méthode ancestrale en Loire ?  De mon point de vue et à ma connaissance, peu de région ont cette tradition : Die, Limoux, Gaillac, Cerdon (et Bugey). 

Edit : quand j'écris que ce n'est pas la même chose, je veux parler de l'antériorité et des traditions. Et c'est justement parce que la technique a permis de contrôler la fin de la fermentation en bouteille que d'abord, on a pu sauver les appellations historiques par la production de vins moins sucrés quand le marché le demandait alors qu'elles tombaient dans l'oubli (c'était presque des vins de musée). Et c'est ensuite que le mouvement "nature" s'est un peu accaparé cette façon de faire pour élaborer des petnats si à la mode.

Jérôme Pérez
27 Mai 2023 12:37 #66

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et quelle serait la différénce ?

Moi, j'ai connu le terme "ancestrale" avec le Vouvray  "Ancestrale" de Vincent Carême. Un pétillant sec de Loire !

Après, je veux bien te croire que la Loire a plus une tradition de méthode "traditionnelle" (Crémant de Loire).

Ralf

Amateur depuis 30 ans, sur LPV depuis 16 ans, caviste depuis 3 ans
27 Mai 2023 12:54 #67

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Réponse de Vaudésir sur le sujet LPV Grenoble "Canal Historique", soirée bulles!!

et quelle serait la différénce ?

Moi, j'ai connu le terme "ancestrale" avec le Vouvray  "Ancestrale" de Vincent Carême. Un pétillant sec de Loire !

Après, je veux bien te croire que la Loire a plus une tradition de méthode "traditionnelle" (Crémant de Loire).

Ralf


Je crois qu'en méthode traditionnelle on a pas le droit à l'appellation cremant ex ce que je bois en Bourgogne de Simonnet-Febvre, Je peux me tromper aussi.
27 Mai 2023 14:20 #68
Pièces jointes :

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Réponse de tomy63 sur le sujet LPV Grenoble "Canal Historique", soirée bulles!!

Tout est bien résumé dans le dernier Le Rouge et le Blanc (n°148. Pet' Nat' plus qu'une mode) où il est notamment question de la nouvelle AOC Montlouis pétillant originel mais aussi des méthodes ancestrales.
27 Mai 2023 16:42 #69

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  • oberlin
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Que faire un lundi férié quand l'orage gronde tous les soirs sur la montagne?? Pascal à trouvé la solution : un de ses amis de vivino passe chez lui, du coup, en voisin et en ami, il invite les copains du de LPV !!
Ca a donné une dégustation au niveau moyen complètement fou. Tout semblait aligné ce lundi pour que les vins choisis donnent tous le meilleur d'eux même! C'est suffisamment rare pour le souligner.
Contrairement à nos soirées LPV Grenoble, mis à part le sucre, rien n'est goûté à l'aveugle.

Damien, en invité, à la grande générosité, nous apporte (entre plus des chablis) le Champagne.
Domaine Selosse, Lieu Dit la Côte Faron,  GC Ay.
Nez puissant, sur un oxydatif maîtrisé, classe (si on aime ça), c'est riche, un peu pâtissier. La bouche est énorme de structure, de puissance et de tension. L'acidité est haute, pas complètement fondue (mise 2020) ce vin est bien jeune et sera sans doute un peu moins foufou dans quelques années, mais en l'état il donne énormément de plaisir.
Superbe champagne à l'aube de sa vie.

Domaine Richard Leroy, Anjou, Les Noëls de Montbenault, 2014
Ultra réduit et perlant à l'ouverture ce vin à été longuement préparé... un certain Charles de G. aurai déclaré : "Leroy carafé , Leroy secoué, Leroy martyrisé mais Leroy libéré !!" Mais ce n'est pas ce que l'histoire a retenu!
Le nez reste malgré tout marqué par une réduction (type Labet) marqué mais qui laisse le vin s'exprimer. C'est insolent de jeune on est encore sur des arômes de fruits, d'agrumes, de fumé. La bouche est d'un superbe équilibre, ça trace, la longueur est immense.
Dur de retrouver le chenin, la vinification domine le cépage, ça n'empêche pas de prendre un très grand plaisir.
Excellent+.

Domaine Vincent Dauvissat, Chablis GC, Les Clos, 2017
Nez "Dauvisesque" toujours aussi étrange, il a quand même, lui aussi une patte bien à lui.
Damien, en fin connaisseur du domaine savait le vin dans une bonne phase... bien vu mais il fallait oser. Merci a lui.
L'expression est certes encore sur la jeunesse, c'est gras, puissant, pur, enveloppant mais porteur d'une tension monstre!!, il y a du fruit, une salinité et sensation minérale très forte qui porte le vin sur une longueur immense.
Magnifique. Sans doute sur le podium de la soirée.

Domaine Raveneau, Chablis, Mont Mains, 2020.
Joli nez, ouvert, "confortable", un côté boisé le rend avenant. Bouche grasse, large, puissante mais nettement moins longue que celle du Dauvissat.
L'effet séquence ne l'a pas aidé, ma préférence, allant très nettement pour le Dauvissat.

Domaine Bernard Faurie, Hermitage, Le Méal, 2004
Voilà un vin qui attendait patiemment dans ma cave, je n'ai jamais eu l'occasion de goûté le pur Méal de Bernard Faurie. Ce soir, entre amis tous aussi fous les uns que les autres, l'occasion se présente!
J'ai un peu d'appréhension, c'est qd même pas le millésime du siècle, surtout que face à lui, il y a... Jamet, Côte Brune, 1996!
Dès l'ouverture le vin est très ouvert. Mon dieu que c'est beau!
Quelle pureté! Au départ c'est plus sanguin que le lardé/fumé. Le vin est complètement fondu et épanoui, il reste du fruit rouge, fumé, sanguin. La concentration n'est pas énorme (millésime oblige), l'équilibre est frais mais la bouche est d'une parfaite harmonie, quelle finesse de texture!  C'est hyper élégant, très précis, immense longueur, sur une sensation minérale marquée, c'est la grande classe.
Le vin est moins complexe et concentré que la côte brune de Jamet, mais on passe de l'un à l'autre sans aucun problème.

Domaine Jamet, Côte Rôtie, Côte Brune 1996.
On arrive au sommet de la soirée avec cette côte rotie qui arrive dans la force de l'âge.
Le vin est d'une complexité folle, on retrouve toute la palette des belles syrah évoluées (Plus que sur le Faurie), avec en plus, le côté métallique et vibrant que l'on a déjà trouvé sur ces grands terroir.
En bouche ça déménage un peu, l'acidité est vraiment très haute, heureusement une matière tout aussi impressionnante permet de l'enrober mais l'équilibre est ferme, sur le fil du confort. Je trouve ce vin moins soyeux que les quelques côtes rôties "classique" du domaine que j'ai bu, mais il les dépasse sur tous les autres critères. Quel caractère et queĺle énergie dans ce vin très très impressionnant mais pas adapté aux pdf !
Exceptionnel.


Foreau, Vouvray, Goutte d'or, 2015
Quelle mouche a piqué notre ami Pascal?!? Au depart aucun vin sucré n'était prévu, et voilà qu'il nous sert un "sucre" à l'aveugle.
La robe est dorée, le nez est frais, exotique (mangue), très léger coing,  la bouche est d'un équilibre exceptionnel, qui rend le vin ultra digeste!
Pas le temps de respirer que la bouteille était déjà vide!! On s'est tous resservi avec gourmandise.... pourtant au vu de la série bu avant, je peux vous dire qu'on avait pas soif!
A l'aveugle je pars sur un moelleux réserve de 2018 de Foreau. L'équilibre est fantastique, comme prévu, l'aromatique est très jeune, c'est assez exotique , ce vin est encore un bébé. Mais il n'y a pas de doute, Foreau est le maitre des sucres!

C'est ainsi que se termine cette soirée hallucinante. Quelle générosité de Pascal et Damien... comme dirait quelqu'un de connu ici... merci les z'amis!

Marc
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01 Jui 2023 11:44 #70

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En fait Grenoble est une ville trèèèèèès attractive   ! 

ArnoulD avec un D comme Dusse
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01 Jui 2023 12:36 #71

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Exact Arnould! Pas autant que la Franche Comté mais on fait de notre mieux!
Marc 
 
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01 Jui 2023 21:09 #72

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Réponse de oberlin sur le sujet LPV Grenoble en Alsace

LPV GRENOBLE se réuni une nouvelle fois à la "Table de Gordes" pour une soirée destinée à l'Alsace.

Triplette 1

Alsace GC, Valentin Zusslin, Pfingstberg, 2010
Robe légèrement or. Nez d'agrume, pétrole fin. En bouche très bel équilibre, long puissant, ça vibre, c'est beau et c'est bon, sans doute quelques SR traînent dans le coin, mais l'acidité les équilibrent parfaitement.
Très très belle bouteille à maturité. Excellent.

Alsace GC, Josmeyer, Brand, Pinot gris, 2015
Nez et bouche nettement plus terne que le précédent. On sent qu'on est pas sur le même cépage, belle matière portée davantage par un fin amer (noyau ++) que par l'acidité.
C'est bien fait, il y a une belle expression aromatique dans mon verre (pas dans tous). On pense effectivement à un pinot gris, c'est plus le cépage que le vin qui ne nous emballé guère.
Trop terne pour nous plaire.

Weinbach, Gewurstraminer, Altenbourg, 2016
Robe claire,  nez très floral, ça change beaucoup dans le verre au fil des minutes, on a du fruit, c'est très floral, assez fin, sur le raisin frais, ça muscate pas mal, à l'aveugle on va d'ailleurs pencher plutôt sur le muscat que sur le gewurstraminer car on ne retrouve pas de litchi. Erreur!
Très bon,  ça reste sobre, on est pas dans le top much que peut donner parfois ce cépage.

Doublette 2
Alsace GC, Josmeyer, l'exception, Hengst, 2006
Oulala d'emblée la robe est plus foncée. Au nez c'est complexe sur un évolution "intermédiaire", le vin est très beau, il se goûte demi sec, les sucres sont là mais fondus dans une belle matière qui s'étire longuement.
Excellent, a maturité, un des vins de la soirée pour moi.

Alsace GC, Domaine Deiss, Altenberg de Bergheim, 2007
Robe or, foncée. Au nez on pressent un sucre notable, ce qui est confirmé en bouche, qui offre la complexité des vieux sucres à maturité sans basculer dans un miel trop pesant. C'est gras, enveloppant, long et complexe.
Excellent vin à maturité aussi.

Très belle série pas facile à marier à table. Avec le  thon il y avait de la pomme granny qui se mariait très très bien avec le Deiss (un des membres à proposer un poulet au pomme pour accompagner ce superbe vin. A essayer!)

Doublette 3

Domaine Julien Meyer. Pinot Noir, les Pierres chaudes, 2021.
Avec les vins natures, parfois tu gagnes, parfois tu perds. La c'est perdu, le vin est parti en  vrille, à la fois ça sent la ferme, l'acétate, l'acidité vous ravage le palais. Catastrophique.

Domaine Deiss, Burlenberg , 2015
Robe foncée, extraite,  c'est pas très causant et pas très précis. Ça ne pinote pas, pas vraiment de charme dans ce vin qu'on peut penser entre deux eaux : il n'y a plus le fruit de la jeunesse mais pas encore d'évolution complexe.
Moyen.

Alsace GC, Domaine Bott Geyl, Schoenenbourg. VT 2015.
Robe claire. Joli nez,  sur la jeunesse, du fruit, fumé. En bouche le vin a une belle matière, super équilibre, salinité, c'est long en bouche ça ne sature pas le palais.
Ce vin offre déjà beaucoup de plaisir ça manque encore de complexité mais sera une super quille dans 10 ans

Alsace GC, Josmeyer, Hengst, VT, 2001.
On retrouve dans ce vin la complexité qui manquait au précédent. On a même des notes de champignons, le vin n'est pas tout jeune c'est une certitude. J'adore ces nez des sucres évolués. C'est superbe. La bouche est au niveau attendu, grande acidité, sensation minérale, immense longueur.
Excellent+!!
Le vin à fait l'unanimité. Dans le top 3 à minima!

Encore une belle soirée, pas de grands vins mais beaucoup de plaisir. Le repas étai excellent, merci au chef Valentin.

rdv le WE du 1er juillet pour les 10 ans du cercle!! 

Marc
 
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19 Jui 2023 22:26 #73

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Réponse de oberlin sur le sujet LPV GRENOBLE FETE SES 10ANS!!!

Ce WE est une grande date pour le cercle LPV Grenoble qui fête ses 10 ans. Vincent a proposé d'organiser ça chez lui, il a, dans sa grange,  ce qu'était le four banal du village. Au programme, pizza le midi (cuite au feu de bois, bien entendu) et gigot le soir.
Le barnum est en place, le four est mis en chauffe de bon matin, tables, verres, sourires, tout le monde est là, chacun est venu avec sa famille, soit plus de vingt adultes et une dizaine d'enfants!! Pour un WE parfaitement réussi!!

Vu le nombre de bouteilles, pour une fois j ai pris quelques notes rapides que je vous relate ici.

Jérémie Recchione. Mâcon,  Davayé, 2018
Joli nez très agréable, très fruité, pointe de pétard/allumette juste comme j'aime bien.
Bouche fraîche, parfaitement équilibrée, simple sur le fruit.
Énorme buvabilité sur ce très beau vin d'apéro. Fallait se servir vite, la bouteille s'est évaporée en 2 min

Domaine Dupasquier, Marestel, 2005
Oxydé. Trop tard ou plutôt problème de bouteille car on a bu récemment des 2008, 2007, 2000 pas fatiguées du tout.

Domaine Moyer, Montlouis Sur Loire, A la source, 2022. Magnum
Nez encore bien fermentaire sur ce vin qui n'est vraiment pas en place
 actuellement. La bouche présente une belle matière, aromatique de fruits frais coupés et raisin "croquant" mais, elle est presque dure, l'ensemble demande à se fondre. Belle Longueur, à attendre. On a mieux goûté sa petite soeur en bouteille 75cl il y a quelques temps (mais il fallait attendre aussi).
Prometteur

Domaine Dupont Fahn, Meursault, Les clous, 2018
Nez joli, puissant et élégant malgré un élevage encore bien présent.
Bouche grasse très longue, super équilibre.
Ça donne déjà beaucoup de plaisir, et ce ne sera que meilleur dans 2/3ans.
Avec le mâcon ça nous fait 2 très belles surprise sur 2018 millésime décrié (par certains) pour les blancs!

Domaine des Pierres Sèches, Saint Joseph Blanc, 2019
Bouchon

Domaine Fils de Charles Trosset, Confidentiel, 2005. Magnum
Robe bien évoluée, ça commence à tuiler. La bouche est magnifique, la parenté entre syrah et mondeuse est évidente sur cette bouteille, on est sur le fumé, l'âtre de cheminée, le poivre,  le cuir. La bouche est ultra soyeuse (on évoque les côtes rôties pour ce touché de bouche), très grande longueur.
Superbe vin!! Le mag est plié en 2 minutes!

Vignoble Art Mat, Sur le fil, 2018
Robe bien foncée. Nez sur le noyau de cerise, volatile légère chocolat.
La bouche et fluide et plus fraîche que le nez ne le laisse présager (la volatile y est sans doute pour quelque  chose) malgré des amers nets en fin de bouche.

Domaine Bénédicte et Stéphane Tissot, Trousseau Singulier 2018.
Robe claire Nez un peu animal mais bien fruité, cerise, fraise. Bouche agréable sans tanins, mais avec une certaine richesse, à se demander si il n'y apas quelques sucres qui se promènent.
Ce n'est pas d'une grande précision mais  ça reste bien bon sur la jeunesse, ça devrait pouvoir vieillir tranquillement.

Domaine Bertrand, Morgon, Dynamite, 2019
Nez franchement animal (nettement plus que sur Tissot) associé à un joli fruité "frais". A priori il y avait pas mal de gaz à l'ouverture mais c'est vite parti.
Bouche plein de fruit, fluide, sans matière. Un vin de pétanque... mais à ce prix là j'attends nettement plus de fond. Certains ont nettement plus aimé que moi mais pour tout le monde ça ne dépasse pas le "Vin de soif".


Domaine Mee Godard, Morgon, Côte de Py, 2020. Magnum
Vin pas en place, vraiment dur en bouche ce qui empêche tout plaisir actuellement. Le vin a pour autant une matière assez dense et un bel équilibre, à attendre sereinement mais on ne peut pas juger en l'état.


Domaine Morey Coffinet, Chassagne Montrachet, 2012. Magnum
Robe dorée, nez puissant sur un boisé très très appuyé. Bouche grasse, très longue ou l'élevage "coco" sature vite le palais. Je n'aurai pas du tout mis 10 ans à ce vin qui semble bien jeune, mais je ne vois pas l'élevage se fondre un jour


Domaine Bouland, Morgon, Les delys,  2018. Magnum
Robe foncée, dense. Joli vin encore sur le fruit, assez ouvert aromatiquement. En bouche le vin est assez dense, et nécessite impérativement de quoi manger avec pour canaliser sa mâche et là aussi une certaine richesse sans doute liée au millésime.
C'est pour moi, de loin, le meilleur des 3 beaujolais ouverts cet après midi. On est clairement sur une vinification "classique". A de belles années devant lui.

J'apprends entre temps que j'ai loupé le Voillot, Beaune 1er cru, Aux Coucherais, 2018, qui paraît il était très très bon! Grrrrr

Du coup on rattrape le coup avec
Domaine Voillot, Volnay 1er cru, Fremiets 2018. Je craignais une fermeture du vin, pas du tout, finalement 2018 est un millésime qui ne s'est pas encore refermé dans pas mal de région, ça pinote très joliement, on se régale avec ce vin qui a encore une belle expression sur le fruit. Il'y a une belle matière, très grande longueur.
Excellent!

Il est 16h, c'est à peu près à ce moment qu'on a fait une pause, au prgramme, jeu de palet, fléchettes, tennis de Table.... Un peu de repis avant d'attaquer les hostilités du ... goûter !! (17h environ :))

Dans ce superbe four, notre pâtissier en chef nous a préparé des brioches bressannes. Il fallait bien accompagner ces superbes pâtisseries avec une belle boisson, ça aurait pu être un cidre, mais nous n'avons que du Champagne! C'est parti!!

Champagne Ponson 1er cru.
Robe légèrement rosée, très belle expression pure et fruité. La souplesse et l'élégance du fruit me fait partir sur un meunier, ce qui est le cas (70% je crois). Ce beau Champagne ne manque pourtant ni de corps ni de longueur.
Très belle découverte. C'est très très bon.

On enchaîne avec

Domaine Vincent Dauvissat, Petit Chablis, 2014
Quel nez, puissant, "dauvissesque", on retrouve vraiment la patte du vigneron. La bouche à un gros volume, beaucoup de fruit, une belle tension. Incroyable, au départ je n'avais même pas pensé que ca pouvait être sa petite cuvée. Très bon... et Quelle densité pour l'appellation!

Domaine de Saint Cosme, Les deux allions, 2021.
Nez exubérant, ça pète le viognier au nez comme en bouche. Un peu de chaleur malgré une vraie fraîcheur aromatique variétale. Pas mal d'âmers, c'est quand même bien sudiste comme équilibre.

Domaine Clape, Vin de France (je crois), Vin des Amis, 2020
Pfiouuu quel pif!! Sanguin, du lardé du fruit noir, fumé, ce vin est une caresse en bouche. A l'aveugle je serai parti sur un Cornas de 10 ans d'âge.
Superbe vin à boire. Incroyable!

Au milieu de tout ça, un Château des Tours 2015 à été bu, je n'ai pas goûté (faut savoir rester raisonnable!) , à priori, très bon, conforme aux strandards du domaine.

On passe aux choses sérieuses, 4 gigots de 7 heures mijotent dans nos cocottes depuis le début d'am, quelques accompagnements finissent aussi leur cuisson dans ce four à bois... On a pas faim, ni soif, mais il est temps de passer à table avec une remarquable série de Magnum.

Domaine Montcalmès. Terrasses du Larazac, 2014. Magnum.
Goûté très brièvement, prise de note rapide, j'ai mis "sans sans vice ni vertu, sur un équilibre plutôt frais et une expression encore jeune, sur le fruit".
Le vin est néanmoins bien ouvert, dans une bonne phase, certains ont vraiment bien aimé (de manière générale je ne suis ni amateur ni connaisseur de ce genre de vin que je ne bois quasiment jamais).


Domaine Charvin, Chateauneuf du Pape, 2007. Magnum.
Ouvert à la dernière minute le vin est bien mutique, coincé dans une structure assez ferme. La bouteille à été laissée ouverte toute La nuit, ce qui reste du mag est très beau le lendemain midi, on est vraiment sur une belle aromatique de grenache, cerise, chocolat, réglisse. Le vin s'est affiné la bouche à perdue son austérité, on sent qd même l'alcool mais ça reste d'un très bel équilibre.
Sacrée cartouche. A 20 ans devant lui!

Domaine Stéphane Robert, Cornas, 2010. Magnum.
Là, pas de surprise, on est sur du gros calibre en syrah. Le vin s'exprime dès l'ouverture, l'équilibre et surtout la complexité aromatique sont au rendez vous.
Excellent +. Comme souvent sur ce domaine.

Domaine Marcel Richaud, Cairanne, L'Ebrescade, 2010, en Magnum.
Robe dense, nez puissant, dense aussi. La bouche est belle, expressive, sans aspérité, chocolat, léger amer, c'est bon, riche sans verser dans le chaleureux.
Très belle bouteille à mes yeux.

C'est pas tout mais après tous  ces petits vin, il faut bien se rincer le gosier! Pour remettre les compteurs à zéro... une seule solution : un oxydatif!

Domaine Philippe Butin, Château Chalon, 2014.
J'adore les vins de ce producteur, ce Château Chalon, passe très bien malgré la série hallucinante de vin qui a précédé. Vinifié sur la finesse, une oxydation délicate portée par une tension et une acidité élevée rend ce vin un peu tonique et ultra digeste.
C'est très bon.


LPV GRENOBLE ne peut pas fêter ses 10 sans ouvrir... une Chartreuse! Surtout que nous sommes chez Vincent, en Chatreuse, pour fêter cet événement!
C'est une Liqueur 147 qui est ouverte, je ne connaissais pas, ça ne vaut pas une VEP mais ça reste fin et surtout ultra complexe un mélange de réglisse et de floral/végétal qui apporte une belle fraicheur aromatique.


Bon... bientôt 1h du mat... pour moi c'est tard... il est temps de boire un peu d'eau et de mettre la viande dans le torchon!
Le lendemain sera aussi en compagnie de la joyeuse bande du club, on finira les reste pour le repas du midi.
Un immense merci à Vincent pour son accueil!! On a passé un super WE, avec nos familles respectives dans une super ambiance et la bonne humeur.

Marc
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04 Juil 2023 23:55 #74

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Réponse de Jean-Loup Guerrin sur le sujet LPV GRENOBLE FETE SES 10ANS!!!

Un seul mot : bravo !

Jean-Loup 
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05 Juil 2023 00:05 #75

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Réponse de oliv sur le sujet LPV GRENOBLE FETE SES 10ANS!!!

10 ans déjà ?
Et dire qu'on les a connus tout petits !

Bon anniversaire et merci de continuer à partager avec nous ces si beaux moments !
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05 Juil 2023 07:59 #76

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Réponse de oberlin sur le sujet LPV GRENOBLE se téléporte en 2013

LPV Grenoble se retrouve une nouvelle fois à la table de Gordes. Pour cette session, on a choisi le millésime 2013. Bonne occasion de voir où en est ce millésime qui semble pour le moins hétérogène selon les régions.

Mise en bouche

Sadi Malot, Champagne, Coup de foudre 2013, (Blanc de Blancs)
Robe claire, nez brioché, noisette, c’est très typé chardonnay, pomme granny.
Bulle un peu envahissante, mais qui s’apaise assez vite. Bouche que je trouve très jolie, très minérale, ça claque, on aime ce style peut être un peu strict mais belle matière, portée par une sensation crayeuse, une acidité relativement haute. Long et digeste.
Très belle bulle.

Paire 1, Blancs
Domaine Pascal Cotat, Sancerre, Les Monts Damnés, 2013
Robe très claire. Reflet vert. Nez marqué par le buis, bien végétal, c’est l’archétype du sauvignon qui s’exprime sur des arômes très primaires entre buis et agrumes : c’est encore assez simple aucune trace de la moindre évolution.=12.0ptLa longueur est modeste.
C’est bon pour qui qui aime le sauvignon qui sauvignone et ça le sera encore dans 10 ans !

Domaine de la Taille aux Loups, Vouvray, Clos de Venise, 2013
Robe dorée, limpide.
Le nez est nettement plus complexe que sur le vin précédent, plus évolué aussi. Le nez a bien évolué au cours de la soirée, allant en s’épanouissant. Au départ c’est très coing, fruit sec, un côté grillé très fin venant sans doute de l’élevage, champignon. Le vin évolue ensuite sur une aromatique plus jeune sur la poire, pomme au four, toujours les fruits secs.
Le nez est magnifique on reste de longues minutes le tarin dans le verre !=12.0ptLa bouche est bâtie sur une belle matière, confortable malgré une acidité haute, c’est parfaitement enrobé, le tout s’étirant sur longueur phénoménale.
Quel vin ! Superbe (il a fait l’unanimité).

Paire 2, Blancs
Domaine Vincent Dauvissat, Chablis 1er Cru, Forest, 2013.
Robe dorée. Nez « dauvissesque », il n’y a que lui pour faire ça (je ne suis toujours pas fan de cette aromatique « croûte de fromage » qui dépote un peu et qui manque d’élégance à mon goût).
Comme souvent la bouche est bien plus avenante, même si ça déménage un peu ! Craie, coquille d’huitre, citron, c’est assez puissant (nettement plus que le Venise) et tendu mais la longueur n’est pas folle.
Vin déjà bien ouvert avec une belle expression aromatique qui s’exprime encore sur la jeunesse.
Excellent

Domaine Benoit Droin, Chablis GC, Vaudésir, 2013
La robe est nettement plus claire que le précédent, le vin semble plus jeune.
Le nez est déjà complexe, on retrouve un coté iodé, agrume, menthol, ça semble bien mûr et jeune ; ce que je pense être une pointe d’élevage me fait hésiter entre chablis et un vin de la côte de Beaune.
La bouche est magnifique, un vin tout en longueur, il y a du gras, ce n’est pas démonstratif mais c’est pour moi plus précis, plus long et classe que le Dauvissat. Immense longueur sur ce vin qui gagnera encore à vieillir sans aucun doute.
Superbe vin avec, en plus, un très bel avenir.


On passe aux rouges : 4 vins en parallèle.
Château des Tours, Vacqueyras, 2013
Robe bien claire, orangée, nez et bouche épicés, du fruit, un super équilibre.
On est chez Reynaud sans aucun doute. Je pense plus au CDT qu’au Vacqueyras car je trouve ce vin assez structuré.
Perdu mais c’est très bon, comme bien souvent.

Domaine du Mas Jullien, Terrasses du Larzac, terre de Jonquières, 2013
Robe plus dense. Nez plus austère qui se livre davantage au fil de la soirée. Je trouve ça très beau, c’est clairement sudiste dans l’aromatique tout en gardant un équilibre digeste.
Il y a encore du fruit rouge et noir, garrigue, thym, résineux (c’est assez typé mourvèdre je trouve). Touché de bouche parfait, ça glisse tout seul.
C’est un peu janséniste mais très bon+ à mon goût, et se boit déjà très bien actuellement.

Domaine Gonon, Saint Joseph, 2013
Vin vraiment pas simple à lire, très typé nature avec de l’acétate. L’expression aromatique est quand même jolie, tapenade, cendré.
La bouche est marquée par une acidité terrible qui domine tout et empêche un réel plaisir de dégustation. J’avais pensé aux producteurs bien nature du Rhône Nord comme Dumas ou Monnier Férréol. Surprise à la levée de la chaussette.
Deux déceptions en peu de temps pour moi avec Gonon.
Pas terrible en l’état.

Domaine Clape, Cornas, Renaissance, 2013
Voilà un vin qui nous a fait bien voyagé. Il faut dire qu’il a bien évolué dans le verre au fil du service et il y a beaucoup gagné.
Au départ nous sommes nombreux à être partis dans le sud, c’est mûr, il y a de la richesse, un peu de vernis au départ mais c’est vraiment très beau, c’est encore jeune, du fruit (cassis, cerise), épicé, sanguin, cendré.
La bouche est superbe, de la fraicheur, concentration, longueur, super texture, on pense à une Valinière de Barral !!!
On est scotchés à la levée de la chaussette.
Superbe. Le vin de la soirée en terme de plaisir.

Domaine Leon Boesch, Alsace GC Zinnkoefflé, Gewurztraminer. 2013
Nez jeune, sur le fruit, le raisin frais, infusion. Bouche d’équilibre demi sec, c’est hyper digeste grâce à une acidité élevée qui donne du peps, ce vin s’exprime encore sur ses arômes de jeunesse. On hésite sur le cépage, on pense a du muscat, une fois de plus on est mauvais !
Très bon vin sans doute assez consensuel.

Encore une très belle soirée au niveau moyen très élevé ce dont je ne doutais pas. Romain a fait une belle sélection sachant qu’il n’a pas choisi les plus grosses cuvées de certains domaines ne les pensant pas prêtes sans doute a juste titre.

Marc
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06 Oct 2023 17:53 #77

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Réponse de oberlin sur le sujet LPV GRENOBLE part au SUD

L’hiver approche, la neige recouvre les sommets autour de chez nous, c’est le bon moment pour passer aux soirées adaptées aux « plats d’hiver ». Ce mercredi, un thème méridional : Blanc du Sud et Rouges de Provence.
On attaque avec une première série de 3 blancs

1-
Sur le premier la robe est claire, limpide, le nez est très pur encore sur le fruit, légèrement pâtissier ça me semble être un vin en phase d’ouverture sur un profil jeune.
La bouche est très agréable, bel équilibre, tendue, longueur moyenne.
Pas encore de grande complexité sur ce vin qui donne déjà du plaisir mais qui se bonifiera sans doute avec de l’âge.
A l’aveugle on a tout proposé (maccabeu, bourboulenc, carignan…) sans jamais trouver la dominante de chardonnay (65%)
Très bien pour ce vin au profil pas très sudiste.Domaine de Revelette, Le Grand Blanc, 2017

2-
Le deuxième est nettement plus intéressant, le meilleur de cette série à mon goût, plus complexe, plus de gras, frais, menthol, anisé, une immense longueur saline porte le vin, dynamise la fin de bouche.
Là aussi on aurait du mal à partir au sud si on ne connaissait pas le thème de la soirée. J’ai gouté plusieurs fois ce vin, aujourd’hui il est au top niveau.Les experts du domaine pensent effectivement à Mas Jullien, bien vu !
Mas Jullien, Vin de Pays de l’Hérault, 2013
Excellent

3-
Dernier vin à la robe plus dorée, nez puissant, un peu de réduction, du fruit, floral, un coté frais et végétal type fenouil qui fait partir mon voisin directement chez Simone
Le vin ne semble pas encore à son apogée, il y a une grosse matière, une grosse tension qui porte le vin sur une grande longueur et toujours dans un registre frais et digeste
Il s’agit bien de Château Simone, Palette, Blanc, 2012
Pas le plus grand Simone mais top!

Sur ces trois vins, pas d’alcool, pas d’amer, un équilibre de dingue à chaque fois ! impressionnant ! très belle première série 

On enchaine avec une deuxième série de 3 blancs

4-
Le premier vin est complètement ahurissant, robe jaune or, ce vin doit avoir quelques heures de vol au compteur !
Le nez surprenant, puissant, ça sent la truffe blanche, fruit exotique, on s’attend presque à des SR à l’image d’un vieux chenin.La bouche est fraiche, toujours sur cette aromatique de truffe blanche qui domine.
La bouche reste très longue, sans tension, ni acidité ni amer… c’est un OVNI (Objet Vinique non identifié).
Ce vin avait peut-être un peu plus de tout il y a quelques années mais il est loin d’être mort.Il a néanmoins un charme fou, sur le déclin mais pas décharné, loin de là.
D’ailleurs quand on le reprend avec les deux vins suivant il passe sans aucun problème !
Un vin unique ! Incroyable !
Domaine de Trévallon, Vin de Pays des Bouches du Rhône, Blanc, 1999 

5-
le vin suivant est nettement plus sudiste dans l’esprit. Le nez est très beau, puissant, riche menthol/notes herbacée noble (comme sur Simone).
La bouche est puissante, grasse, citronnée, très longue, elle s’exprime encore sur le fruit et ne montre aucun signe d’évolution. Ça chauffe quand même un peu en final même si ça reste d’une grande finesse. Je pars sur un beau Châteauneuf, certains pensent directement à Reynaud qui a aussi sa « patte » pour les blancs.
Excellent et superbe sur le plat (Lotte au beurre blanc truffé)
Châteauneuf du Pape, Château Rayas, 2008

6-
Ce dernier blanc sera pour moi le plus beau, longueur immense, grande finesse d’expression aromatique, équilibre royal, aérien, longueur immense, grande tension.
Magnifique. Ce vin semble pouvoir encore tenir 20 ans sans trembler.
C’est la deuxième fois que je le bois, il était déjà à ce niveau il y a quelques années. Certains le trouve un peu timide sur l’aromatique mais avec le réchauffement, le vin prend un gros volume sans perdre de sa finesse.
Château de Fonsalette, Côte du Rhône, 2005

Quelle série ! Ces 6 vins se sont parfaitement présentés ! Superbe niveau moyen des vins et des accords au top !

On passe désormais aux rouges, servis sur un très beau carré d’agneau 

7-
Sur ce vin je ne suis pas à l’aveugle c’est mon apport que je reconnais tout de suite.La robe est claire, translucide. Nez subtil sur des fruits rouges et les épices. La bouche parfaite, le vin est d’une précision, d’une lisibilité exemplaire, le fruit éclatant. On a la finesse des beaux pinots, sur une expression aromatique encore jeune mais très très agréable
Superbe, c’est un délice, sur la finesse, mais qui tient tête aux vins suivants quand on y revient
Domaine Hauvette, IGP Alpilles, Amethyste, 2016

8-
Changement de registre pour ce vin à la robe opaque. Nez de cèdre, cassis, moka.La bouche est plutôt jolie garrigue, cèdre, moka, équilibrée, les tanins sont encore un peu présent. On retrouve le coté métallique que l’on a souvent sur le mourvèdre.Je pars sur un bandol entre deux âge… pas si mal
Château de Pibarnon, Bandol, 2014
Jolie surprise pour l’accessibilité de ce vin pourtant assez jeune !
Très bon

9-
Oulalalalalalalalalala Ce troisième rouge est dans un autre monde !!
Ce vin a dominé la dégustation de toute sa classe. La robe est assez peu évoluée.
Le nez est envoûtant, avec encore du fruit mais surtout sanguin, tabac, cuir et cendré.La bouche est magnifique, soyeuse, immense.
Grand vin. Sans aucun doute
Domaine de Trevallon, Vin des Pays de Bouches du Rhône, 1998 

10-
on retourne sur terre avec ce vin que l’on situe rapidement à Bandol à l’aveugle, c’est puissant, style riche et mûr ! l’aromatique est assez proche du Pibarnon mais avec plus d’évolution.
La bouche est encore marquée par des tanins assez saillants qui limitent le plaisir en dégustation pure. Il faut dire que passer avec le Trévallon ne l’a sans doute pas aidé pour se mettre en valeur !
Château Pradeaux, Bandol, 2001.

11-Un susucre pour finir et pour accompagner le dessert au chocolat.
Jolie robe très ambrée.
Aromatique dominée par la cerise et le chocolat, une pointe d’alcool type « vin muté » nous emmène en Roussillon.La bouche est d’une texture parfaite, sucre et alcool sont parfaitement fondus grande longueur pour ce vin qui ne sature vraiment pas le palais !
Excellent ! Quel équilibre !
Banyuls, Domaine du Mas Blanc , Rimage la Coume 1996

Encore une soirée au niveau remarquable, une des plus belles de 2023 sans doute. Quel plaisir de se retrouver tous les mois pour partager ces vins. Merci a Brigitte et Jean Gilles pour les 2 Trevallon, des vins qui marquent un parcours de dégustateur.

Marc
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12 Nov 2023 09:07 #78

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Réponse de oliv sur le sujet LPV GRENOBLE part au SUD

Magnifique sélection !
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12 Nov 2023 11:24 #79

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Réponse de oberlin sur le sujet LPV GRENOBLE fête 2023 en grande pompe

Comme chaque mois la team LPV Grenoble se réuni à la Table de Gordes à Grenoble où Valentin, passionné lui aussi nous reçoit toujours dans les meilleures conditions. Il nous concocte un menu sur mesure, sans droit de bouchon. En fin de soirée il se joint à nous, pour goûter à son tour nos apports, toujours un bel échange autour du vin et de sa cuisine. Merci à lui.
Comme toujours, mis à part son apport (si on le reconnait) tout est bu à l’aveugle

Vin 1 : Amuse-bouche
C’était, en début de semaine, l’anniversaire du notre patriarche, Jean Gilles, qui nous a fait le plaisir d’apporter un superbe champagne

Bollinger, La Grande Année, 2004
Robe claire, le bulle est encore bien présente et se tient longuement dans les verres.La bouche est très jolie, toastée, noisette, torréfiée, amande, ce vin est dans une très bonne phase, nullement sur le déclin. La bulle, fine, porte le vin qui est expressif. C’est confortable très digeste en étant assez vineux.
Très grande longueur
Excellent+
Accord d’anthologie sur un œuf au caviar. Des sensations incroyables sur cet accord où tout se marie, se fond, c’est une fusion et une explosion en bouche avec une relance des arômes du plat et du vin. Plus personne ne parlait, presque impossible de cracher le vin tant la mise en valeur des différents éléments est évidente. Sans doute l’accord de l’année !
Accord 6/5 sur l’échelle de Jean Loup !

Vins 2 et 3 : entrée (huitre en gelée)
 Domaine Didier Dagueneau, Pouilly Fumé, Buisson Renard 2011
Robe assez claire, nez frais, très pur et d’une grande précision sur les agrumes et le bourgeon de cassis.La bouche est vraiment belle, traçante, longue, « minérale », expressive sans être too much,
C’est évident c’est un beau sauvignon superbement bien fait.
Comme toujours ce cépage a ses adaptes et ceux qui grimacent tout en reconnaissant les qualités du vin.
Excellent, et très bel accord sur l’huitre.

Domaine Vincent Dauvissat, Chablis, montée de Tonnerre, 2015
Robe claire, un peu plus foncée que le précédent. Le nez est assez mutique, ce n’est que dans le fond de verre en fin de repas qu’on retrouvera les notes classiques de « croûte de fromage » que l’on associe à ce domaine que personne n’a cité dans un premier temps.La bouche n’est guère plus causante que le nez, pas facile à décrypter, ce vin est fermé (ce qui ne nous étonnera pas à la levée de la chaussette).
Le vin reprend un peu de couleur sur le plat mais ça reste « en dedans ».
A revoir sans crainte dans quelques années ! 


Vins 4-5-6 : raviole d’écrevisse, bisque de homard 

Domaine Zind Humbrecht, Riesling, Rangen de Thann, Clos saint Urbain 2010.
Robe or, limpide. Nez plein, expressif, donnant énormément de plaisir. Il reste du fruit, agrume, infusion, ça pétrole gentiment, pointe encaustique mais qui n’alourdit pas le vin.
En bouche le vin est à la fois enveloppant et tendu, il porte superbement ses SR qui se fondent parfaitement dans un magnifique équilibre.
Excellent+
et, là aussi, on a de droit à un magnifique accord sur des ravioles d’écrevisses sur la bisque de homard. Les SR, le gras, et la richesse du vin répondent de manière absolument incroyable à la bisque et à l’écrevisse. L’accord est époustouflant, une fois de plus, tout le monde apprécie cet accord ultime !! un deuxième accord de folie dans une soirée c’est remarquable !Il faut dire que Pascal notre maitre de soirée, fin cuisinier est un maitre dans les accords. Là c’est exceptionnel

Domaine du Prieuré Saint Christophe, Savoie, Altesse.
Ce vin est non millésimé, c’est un assemblage de 2011 et de 2012.La robe est or, le nez est très complexe, menthol, du fruit, champignon, c’est assez déroutant, il faut bien le dire.
En bouche, la matière est encore très belle il y a de la puissance, presque tanique, mais l’équilibre est un peu perturbé par une acidité un peu haute ainsi que par une sensation de chaleur.
Surprise à la levée de la chaussette, on avait mieux gouté sa petite sœur il y a quelque temps, elle s’exprimait plus finement sur la truffe, c’était bien différent. A mon avis ce vin est sur le déclin.
Merci Romain pour le partage… c’était sa dernière !!
Ça reste une très très belle bouteille pour un accord très intéressant sur le plat. 

Domaine Buisson Charles, Meursault, Goutte D’or, 2009
Robe claire, Nez perturbé au départ par une réduction assez forte qui masque l’expression du vin.
L’accord avec le plat étant apocalyptique pour le vin (La bisque a complètement écrasé le vin qui semblait dissocié et sans aucun intérêt), je l’ai mis de côté puis regoûté seul juste avant de passer aux rouges. Et là, c’est la révélation !!!
Quel Jus.La bouche de ce vin est magnifique, l’équilibre est irréprochable, le vin vibre sur la langue, la matière vraiment impressionnante vient impacter le palais avec une tension de dingue et un volume tout aussi impressionnant. Le vin semble en tout début d’évolution, on sent une légère patine, mais il a pour le moment gardé une expression sur le fruit.
Superbe vin. Le vin de la soirée pour moi (mais qui a été réduit à néant par le plat… il aurait pu écrire sur le mur… « Homard m’a Tuer »).
Il a encore 10 ans devant lui ! 

Vin 7-8-9 : Chevreuil

Domaine Joguet, Chinon, Dioterie 2005.
Le nez est vraiment étrange, on a des marqueurs assez nets de Cabernet Franc (là pas de problème, c’est superbe 😉) mais aussi l’eau de vie.
Bref ce n’est pas net.Pour moi c’est ED 

Clos Rougeard, Saumur Champigny, Les Poyeux 2005.
Robe rouge, bien foncée, peu évoluée.
Nez d’une très grande pureté, cendré, tabac, ça poivronne comme seuls les cabernets francs savent le faire, c’est très précis, envoûtant, on laisse le pif dans le verre pendant un temps fou.
La grande classe.
La bouche présente un super équilibre, sur ce Rougeard-là, il y a encore quelques tanins très fins, « poudreux ».Très grande longueur.
Excellent+
Le 2008 bu il y a quelques temps était plus épanoui, ce 2005 a une concentration nettement supérieure, il en a encore sous le pied.

 Château Lynch Bages, Pauillac, 1999
Robe foncée, très légèrement tuilée.
C’est au nez que la magie opère directement, senti juste après le Rougeard les 2 vins partagent complexité et précision, ce coté cendré, le tabac.
A mes yeux le Pauillac est un peu au-dessus tant le vin exprime sa plénitude et sa puissance. Ça reste deux vins qui jouent clairement dans la même catégorie !
En bouche le vin est plein, épanoui, une acidité un peu haute ne gêne pas, c’est digeste, avec des tanins délicats mais encore un peu présents.
Superbe accord la aussi avec le chevreuil.
Il n’y a pas à tortiller, je suis un grand fan de Bordeaux. C’est la région grâce à laquelle j’ai eu le plus de grands moments de dégustation.
Superbe. ( Une découverte pour moi)

Château Lynch Bages, Pauillac, 1981
Ce dernier vin semble un peu plus jeune que le précédent, même si on a aussi des arômes de cabernets évolués.
On a une très belle complexité, toujours sur le tabac, mais aussi la rose, c’est assez floral et fruité. La bouche est plus ronde que le vin précédent, j’ai pensé à un millésime plus riche, 2000 est cité!.
Seule la finale un peu courte montre ses limites.
Jean Gilles qui a apporté ce vin se bidonne au bout de la table, tout le monde le voit plus jeune que le 1999.
A la levée de la chaussette, tout le monde est scié, 42 ans pour cette bouteille qui apparemment a été imbuvable pendant très très longtemps tant le vin était serré par des tanins à l’ancienne !
Excellent.

Fromage. Comté.24 mois.

Château Chalon, Domaine Macle 2003.
robe dorée. Nez puissant sur des arômes classiques jurassien. En bouche on sent un millésime chaud et puissant, ca dépote encore pas mal. Ça reste élégant sans la grande finesse des millésimes plus équilibrés.
La longueur en bouche est toujours aussi dingue, l'accord avec le fromage fonctionne toujours.
Top! Un grand classique au rendez vous!

Château Chalon. Domaine Perron 1978
Grosse déception sur ce vin complètement flingué. Pascal voulait partager avec nous ce vin qu'il a déjà très bien goûté. Là c'est mort de chez mort
ED

Dessert
Domaine Weinbach, Gewurstraminer GC, Furstentem, VT, 2005
On termine avec cette très belle VT, qui sent nettement la rose, les agrumes avec un léger amer qui accompagne très bien les sucres.
Le vin est dans une très bonne phase, les sucres sont encore bien présents et répondent bien sur le plat, c’est complexe et frais.
On se ressert avec plaisir
Très beau vin qui offre un grand plaisir à la dégustation. 

Une fois de plus une magnifique soirée entre amis. Des plats superbes, des vins au niveau moyen très élevé, du plaisir et de la convivialité. Une soirée dont on se souviendra pour finir en beauté nos dégustations 2023

Marc 
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22 Déc 2023 20:43 #80

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Réponse de Jean-Loup Guerrin sur le sujet LPV GRENOBLE fête 2023 en grande pompe

Quel niveau sur les vins !
Et quels grands accords !
Bravo !

Par ailleurs, c'est amusant, Marc, je viens de faire moi-même référence à "Omar m'a tuer" suite à une autre dégustation de prestige de LPV78.
Et la vôtre était au moins au niveau de la nôtre !

Jean-Loup Guerrin 
22 Déc 2023 21:11 #81

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Réponse de oberlin sur le sujet LPV GRENOBLE fête 2023 en grande pompe

Effectivement Jean loup, j'avais bien vu ton CR (sacrée série) je n'avais pas encore vu la réponse de ta part ou tu fais aussi référence à cet évènement (drôle de coïncidence!)
Marc
22 Déc 2023 21:30 #82

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Réponse de oberlin sur le sujet LPV GRENOBLE fête 2023 en grande pompe

Édit : je viens de rajouter les oxydatifs que j'avais oublié. Honte à moi, un repas de Noël sans Château Chalon n'a pas la même saveur !
Marc 
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23 Déc 2023 08:27 #83

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Réponse de oberlin sur le sujet LPV GRENOBLE en Rhône Nord

Nouvelle soirée Grenobloise, ce soir les vins du Rhône Nord sont à l’honneur. Comme toujours, tout est bu à l’aveugle sauf mon apport.

Paire 1 – 2 Blancs

Saint Péray, Domaine du Tunnel, Roussanne, 2018
Robe paille, nez jeune sur le fruit, plutôt abricot. C’est assez expressif et ouvert.
La bouche est plus large que longue, sur le fruit, portée par un amer net. Au réchauffement l’alcool se fait sentir. Il s’accorde vraiment bien avec la rillette de saumon.
Ce vin gagnera sans doute en fondu avec l’âge.
Sans doute bon pour ceux qui aiment ce profil mais ce n’est vraiment pas mon style de vin.

Condrieu, André Perret, Chery, 2018
Robe paille, nez plus éthéré et frais. Pour le coup ce vin n’est pas très causant et semble dans une phase de fermeture. On retrouve quand même de l’abricot et un coté floral
La bouche a un très bel équilibre, une belle dynamique en bouche portée par une tension importante sans amer ni alcool mais l’aromatique reste trop terne pour apporter le plaisir attendu.
Certains partent sur Condrieu, d’autres non, ayant une image de vins plus exubérants sur cette appellation.

Paire 2 – 2 blancs

Saint Joseph, Domaine Gonon, 2016
Robe un peu plus dorée que les deux premiers vins. La bouche est riche, avec de l’alcool. Le vin semble entre deux eaux, il a perdu de son fruit et la verve de sa jeunesse sans être évolué non plus.
Le vin a une belle densité en bouche assez enveloppant, longueur intéressante.
Pas hyper précis, nettement au-dessus du Saint Peray mais ce n’est toujours pas le type de vin qui me fait vibrer.

Hermitage, Domaine Bernard Faurie, 2006
Ouvert à la dernière minute
Robe similaire au saint Joseph ne faisant pas du tout son âge.
Ici on est dans une autre dimension dès le nez, ou la complexité est importante, ainsi que l’évolution (on a une très fine note de rancio).
La bouche est d’une tenue exceptionnelle, on est sur le point d’équilibre parfait. A la fois tendu, puissant et cristallin Longueur immense.
Quelle quille !! Magnifique.
A noter qu'une bonne heure après le fond de la bouteille était mort.

Série 3 : 2 rouges

Saint Joseph, Domaine Gonon, 2016 (ouvert dans l’AM pour le soir)
Robe assez dense, nez assez juteux accessible sur le fruit, l’olive. On est sur un profil bien typique de syrah assez jeune avec une acidité un peu haute mais pas désagréable.
La longueur est assez modeste pour ce vin qui ne nous semble avoir nettement moins d’ambition que celui bu en parallèle.
On part sur un Crozes Hermitage sympa.
On est scié à la levée de la chaussette. On est 2 à avoir bu ce vin pour le 31/12, on ne l’a pas reconnu.

Saint Joseph, Domaine Chave, 2014
Le nez est plus frais et sanguin que sur le vin précédent, moins de fruit, on n’est pas tout à fait sur le même profil aromatique,
La bouche est assez enlevée, la densité n’est pas très élevée mais la longueur est importante portée par une vibration assez sympa.
Beau vin

Série 4 : 3 rouges

Côte Rôtie, Domaine Burgaud, 2008
Robe peu évoluée, dense. Nez terne pas bien folichon. Bouche assez austère, acidité haute, matière moyenne, offrant peu de plaisir en l’état.
Je ne voyais pas ce vin si vieux mais on n’a pas été surpris que se soit un millésime faible.

Côte Rôtie, Gangloff, Sereine Noire, 2009
Bouchon ! Pas énorme mais c’est net, ce n’est pas net.
Les boules, Le touché de bouche était extra. ED

Côte Rôtie, Jean Paul Jamet, 2011
AHHHH enfin un vin qui goûte vraiment bien !!
Super syrah dans son début d’évolution sur l’aromatique. Equilibre frais, fumé, cuir, graphite, soyeux, profond et grande longueur.
Superbe

Avec le Faurie se sont les deux vins de la soirée. Le reste est très loin derrière.

Série 5 : 2 rouges
Qu’a donc préparé notre mettre de soirée pour passer après Jamet... ?

Cornas, Domaine du Tunnel, Vin Noir 2005
Robe dense, opaque. Le nez est loin d’être explosif. Le vin semble cadenassé dans sa propre matière. On a quand même des marqueurs de syrah avec un peu d’âge, menthol, mais ce vin semble pouvoir donner tellement plus que c’est frustrant.

Cornas, Domaine Voge, Les Chailles 2005
La robe est plus claire, le vin plus fin et plus délié que le précèdent.
A ce stade il donne un peu plus de plaisir que le Tunnel car il est moins fermé mais la matière est nettement moins importante.
C’est bon, fin et élégant même si la longueur est vraiment courte.

Quelle drôle de soirée, avec des vins globalement pas au niveau attendu sur un thème qui habituellement nous offre parmi les plus belles émotions de l’année. Ceci étant, nous avons passé une super soirée quand même avec bonne humeur et sourires !!

Marc
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22 Jan 2024 21:09 #84

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Réponse de oberlin sur le sujet LPV GRENOBLE en va se prommener en Bourgogne

Je suis le maitre de soirée donc les vins ne sont pas à l’aveugle pour moi.

Maison Valette, Pouilly Vinzelles, Mesdemoizelles, 2015
Robe étrangement dorée. Nez nature sur la pomme cuite, le vin a déjà basculé dans le côté sombre des vins natures. Il n’est pas mort pour autant dans le sens où il y une grosse matière, du gras. Mais bon… ce n’est plus bon
Dommage

Domaine Benoît Droin, Chablis 1er Cru, Mont de Milieu 2014
Robe claire, aux reflets un peu verts.
Superbe nez, très pur, coquille d’huître, agrumes, notes de craie. C’est vraiment très chouette.
La bouche est très belle aussi, grande tension, un vin tout en longueur portée par un très bel équilibre à la fois frais mais ne manquant pas de chair.
Excellent, ça commence fort. Une fois de plus Droin est au niveau attendu.

Série 2
Domaine Roulot, Bourgogne Blanc, 2018
Robe très claire, le nez s’ouvre rapidement sur le citron. C’est de l’eau de roche, très pur au nez.
La bouche est très jolie, précise, grande longueur, léger amer très fin qui marque peut-être le millésime.

Domaine Vincent Dauvissat, Chablis 1er  Cru La Forest, 2008
Robe un peu plus dorée que le précédent. Le nez est puissant, envoûtant, assez proche du Droin mais avec plus de tout. Le vin semble encore bien jeune (2014/2012) sont cités, alors que le vin a été ouvert la veille.
La bouche est d’une grande harmonie, sur une très grande longueur.
Excellent+

Domaine Pierre Boisson, Meursault, 2010
Très joli nez, puissant mais élégant, fruit, menthol, un peu d’élevage plus chic que racoleur !
La bouche est expressive, gros volume en bouche, nettement plus de gras que tous les autres blancs bus ce soir.
Très très beau vin

Les deux premières séries de blanc se présentent vraiment très bien, quel plaisir de trouver tous ces vins au niveau espéré.

Série 4 rouges
Domaine Claude Dugat, Gevrey Chambertin, 2014
Nez plutôt joli, pur plein de fruit mais marqué par un coté végétal net. Pas évident de savoir si c’est un problème de maturité ou la marque de la vendange entière.
En bouche, le vin, malgré une belle texture de tanins est assez dure et austère. Ça reste marqué par une acidité très élevée que la matière n’arrive pas bien à enrober.

Domaine Ghislaine Barthod, Chambolle Musigny 2017
Nez très pur sur une très joli fruité, profond et précis.
La bouche est du velours, sensation doucereuse ronde, presque sucrée (grosse différence après le 2014 nettement plus vert).
La bouche est relativement courte, on est bien sur un village, et c’est très très bien fait.
Ni le plus complexe, ni le plus long des vins, mais c’est unanime, on se régale, le plaisir est au rendez-vous.

Domaine Chicotot, Nuits Saint Georges 1er cru, Les Saints Georges, 2013
Nez très réduit au départ mais qui fini par s’ouvrir dans le verre.
Là aussi on a de la cerise, ronce, mais surtout une coté végétal acidulé marqué (prunelle). La bouche est assez longue, les tanins sont plutôt fins. L’acidité est un peu moins haute que sur le Dugat mais le vin est moins précis. Ça reste bien austère, ce n’est pas mauvais mais sans réél plaisir.

Domaine Jérôme Castagnier, Clos Vougeot, 2011
Nez sombre, dense sans fruit contrairement aux autres vins. La bouche est la plus ample des rouges mais sans réellement se démarquer nettement. Touché de bouche très velours mais le vin ne s’exprime que trop peu pour donner, là aussi, du plaisir. Pour le moment se sont des notes végétales (menthol) et d’élevage (torréfaction) qui dominent.
Il y a de la mâche, du volume et une vraie « vibration » en fin de bouche dans ce vin dont on peut penser qu’il sera meilleur un jour.
A attendre.

Domaine Pavelot, Pernand Vergelesse, 1er cru sous Frétille, 2017
Robe claire. Joli nez, assez riche, poire, boisé fin, bien intégré, beurré. Très bel équilibre pour ce vin qui se boit très bien avec un Pouligny Saint Pierre.
Très bon.

Voici une soirée où les blancs ont été au top niveau ! Les rouges confirment qu’il est difficile de se faire plaisir dans cette région et qu’il n’est pas étonnant que la bourgogne se fasse rare dans nos caves.
Nos anciens étant grippés, nous n’étions pas au complet pour cette soirée, nous souhaitons les retrouver bon pied, bon œil pour notre soirée de Mars qui devrait être consacré à la Savoie !

Marc
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09 Fév 2024 21:58 #85

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Réponse de leteckel sur le sujet LPV GRENOBLE en va se prommener en Bourgogne

Maison Valette, Pouilly Vinzelles, Mesdemoizelles, 2015
Robe étrangement dorée. Nez nature sur la pomme cuite, le vin a déjà basculé dans le côté sombre des vins natures. Il n’est pas mort pour autant dans le sens où il y une grosse matière, du gras. Mais bon… ce n’est plus bon
Dommage

Domaine Benoît Droin, Chablis 1er Cru, Mont de Milieu 2014
Robe claire, aux reflets un peu verts.
Superbe nez, très pur, coquille d’huître, agrumes, notes de craie. C’est vraiment très chouette.
La bouche est très belle aussi, grande tension, un vin tout en longueur portée par un très bel équilibre à la fois frais mais ne manquant pas de chair.
Excellent, ça commence fort. Une fois de plus Droin est au niveau attendu.


 

Choisis ton camp camarade ! 
Nature ou vendanges machine avec protection   !

ArnoulD avec un D comme Dusse
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09 Fév 2024 22:59 #86

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Réponse de Jean-Loup Guerrin sur le sujet LPV GRENOBLE en va se prommener en Bourgogne

Je suis plutôt dans un des deux camps, Arnould, mais je ne pense pas qu'il faille être manichéen dans ce domaine.

Amitiés œnophiles.

Jean-Loup
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10 Fév 2024 09:23 #87

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Réponse de leteckel sur le sujet LPV GRENOBLE en va se prommener en Bourgogne

Bonjour Jean-Loup,

Evidement d'accord avec toi. 
Comment est fait le vin m'importe finalement assez peu (pas taper), et comme tout le monde ici, je bois aussi des vins natures dont certains avec grand plaisir.
Mais c'était juste pour souligner au passage la régularité chez Droin et les risques chez Valette (dont ma dernière expérience était catastrophique = imbuvable).
Amicalement.
 

ArnoulD avec un D comme Dusse
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11 Fév 2024 12:54 #88

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Réponse de oberlin sur le sujet Un dimanche de folie sur les hauteurs de GRENOBLE

Je place ce CR dans LPV Grenoble même si c’est plutôt en voisin que je retouve à la maison 2 membres éminents de LPV Grenoble pour un repas dominical en famille.
La date est fixée de longue date, il s’avère que j’ai en cave ce que Bernard Faurie pense être son meilleur vin : l’Hermitage 1991 je ne me voyais pas boire ce vin tout seul dans mon coin. Le vin, c’est le partage !

Bon les copains ne sont pas du genre à arriver les mains vides.
Pascal a apporté une bulle.

Champagne Doyard, Revolution, Grand cru Blanc de Blancs. Non dosé
La robe est paille, nez crayeux à mort, très légère pointe oxy qui apporte de la complexité sur un fond de fruits blancs, de fruits secs, et très légèrement pâtissier.
La bouche est droite sans être stricte, fort longue et élégante. Il y a du vin, c’est très beau.
Superbe champagne qui en a encore largement sous la pédale ? (base 2014, dégorgement 2021).

La seconde bulle n’est pas à l’aveugle pour moi.
Domaine de la Taille aux Loups, extra brut 2009
La robe est nettement plus dorée. Le nez est absolument envoûtant, pas simple à décrire dans sa complexité.
La bouche souffre un peu de l’effet séquence, il y a moins de matière que sur le champ mais le vin a une sacrée structure assez « verticale », on a l’impression de sucer du cailloux. Assez austère au départ, le vin s’ouvre petit à petit. Le vin aurait mérité d’être carafé, il prend un sacré volume au fil de la dégustation.
Très crayeux lui aussi, il semble encore moins dosé que le champagne précédent qui n’était déjà pas !!!
Les copains partent sur un beau champagne avec du pinot noir puis se ravisent et pensent au chenin ! Ils sont forts !! (Bon ils savent aussi que ma cave est infestée de chenin, ça aide !).
Vraiment Excellent,
Sans doute la plus belle bulle de Loire (avec un Foreau 2002) que j’ai pu boire

On passe ensuite aux rouges

Domaine Bernard Faurie, Hermitage, 1991
La robe est bien tuilée, le vin limpide.
Le nez est magnifique, on est dans le tertiaire, champignon, mousseron, fleurs séchées. La bouche en revanche est fluette, ça manque de chair, et le vin sans être mort semble avoir dépassé son apogée.
Par contre sur le plat c’est une grande révélation et une grande surprise !!! Le vin est complètement redynamisé, métamorphosé par cet accord exceptionnel, l’agneau confit et les champignons (cèpes, giroles) se marient parfaitement avec le vin. On est scotché, le vin regagne une vraie longueur, et surtout l’accord est une harmonie parfaite.
L’ensemble prend un volume énorme en bouche, les arômes explosent et s’épanouissent avec une grande classe !! Quelle émotion, que c’est bon !!!
Une expérience vraiment marquante : un vin sur le déclin qui ressort grand.
Très heureux d’avoir partagé ce moment incroyable où le vin dont on attendait plus rien, donne tout
Une chose est sûre, sans le plat nous serions passé à côté.

Domaine Bernard Faurie, Hermitage 1999
Devant le manque de chair du 91 j’avais ouvert ce 99 que j’avais aussi en cave… Ne comptez pas sur nous pour être raisonnables… mais à ce moment là je ne savais pas que le 91 serai l’accord ultime avec le plat/
Dès le nez on a un vin nettement plus puissant et bien constitué sur des arômes plus classique de syrah évoluée mais aussi sur des notes de fer, presque de rouille.
Le nez est plus terne, nettement moins évolué que le 1991 mais la bouche est exceptionnelle. Quelle longueur ! Une sensation très verticale portée par une minéralité ahurissante qui donne une énergie folle à ce vin, en dégustation pure, quelques tanins qui trainent encore.
La longueur est immense, le vin prend toute son ampleur au fil du repas et aura éclipsé de part sa structure et son énergie le vin suivant.
Grand vin.
En dégustation pure ce vin est très largement au-dessus du 1991, c’est assurément une très grande syrah à maturité, mais c’est finalement sur le 91 que l’accord parfait se fait sur le plat.

Les amis ne venant pas les mains vides, il nous reste un vin a déguster (à l’aveugle)
Château Pontet Canet, Pauillac, 2004
La robe est dense, encore relativement jeune finalement. Le nez est superbe très expressif, ouvert, bien typé cabernet, sur les fruits noir, menthol, graphite et un peu de tabac.
La bouche est du velours, plus soyeux que les Hermitage, le vin est puissant, onctueux assez large mais il n’a pas la verticalité et l’énergie de l’Hermitage 99 ce qui le pénalise dans la séquence.
Bu tranquillement après, le vin confirme sa noblesse, ce n’est pas très extrait mais il y a une vraie souplesse de texture et une grande profondeur.
On n’est pas encore sur les arômes trop avancés de l’évolution, ce vin a encore de beaux jours devant lui mais c’est d’ores et déjà excellent !
Super vin

Domaine Labet, Vin Jaune, 2014
J’avais trouvé un époisses de Gaugry chez le fromager… conséquence directe : jaune obligatoire. Il a bien fallu ce Jaune à la fougue encore débordante pour canaliser la puissance du fromage ce qui forme, comme toujours, un bel accord !
Quant au vin, il dépote quand même pas mal, ce n’est pas fondu, l’alcool est perceptible. Le vin sera d’ailleurs plus consensuel et plus posé le lendemain. On est sur une aromatique classique d’oxydatif
Ça reste bien bon et la bouteille a quasiment été finie.

Comme nous sommes des gens sérieux et raisonnables je n’avais pas prévu de vin de dessert.
On passe directement aux digestifs… et sur les hauteurs de Grenoble que boit-on ???

Chartreuse VEP Jaune mise 2023
Robe jaune reflet verts. Nez doux, puissant, très marqué par le reglisse et aussi par un aspect végétal et épicé complexe.
La bouche est ronde, onctueuse, l’alcool ne fait pas sentir contrairement aux sucres un peu présents.
Cette liqueur est d’une douceur folle
Excellent

Chartreuse VEP Verte mise 2018
Pour le coup la robe est bien verte ! Le nez est très puissant, plus complexe, frais, végétal, mais aussi plus marqué par l’alcool.
La bouche est magnifique de complexité. Je préfère, a ce stade ces arômes herbacés complexes que ceux de la Jaune. Longueur interminable, puissante et élégante, le sucre ne marque pas la bouche, l’alcool un peu plus.
Magnifique

Encore un immense merci à Bernard Faurie de proposer quelques vieux millésimes. C’est exceptionnel, il nous permet d’accéder à ces très grands vins de terroir dans les meilleures conditions.

Marc 

 
 
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12 Fév 2024 21:20 #89
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Réponse de mgtusi sur le sujet UN DIMANCHE DE FOLIE SUR LES HAUTEURS DE GRENOBLE

On passe directement aux digestifs… et sur les hauteurs de Grenoble que boit-on ???


 

Du genepi ? :)

Michel
12 Fév 2024 21:23 #90

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