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Les ateliers dégustation de Taverny

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Les ateliers dégustation de Taverny a été créé par PtitPhilou

La première séance de l'atelier, que j'ai le plaisir d'animer une fois par mois depuis septembre, était consacrée à la découverte de la dégustation. Les participants ont survécu à la dégustation  (entre autres) de solutions d'acide tartrique, de glutamate (umami) ou autres décoctions de tannins. Je suis soulagé de les retrouver tous sains et saufs . Ils avaient découvert différentes odeurs (toujours difficile de mettre un nom sur ce que l'on sent). Un vin s'était démarqué sur les 4 dégustés : ce fut le moins cher, à savoir le Cabernet Sauvignon 2020 de la Villa des Anges (Jeff Carrel).

Cette fois, le samedi après-midi est consacré à la découverte des vins issus de chenin et de cabernet franc, en Touraine et dans le Saumurois. Après un petit quizz sur le premier atelier et quelques explications sur les vendanges, on passe au travail de mémorisation des odeurs en lien avec le thème du jour : citron, coing pomme, poire, framboise, fraise, fleurs et ... poivron vert évidemment. Mais aussi, entraînement à la détection de l'odeur de moisi (la première session a été consacrée au goût de bouchon).

Vins blancs secs (100% chenin)

- Montlouis sur Loire Clos de Mosny 2019 du domaine de la Taille aux Loups: robe or jaune, nez gourmand, bel élevage, bouche cohérente. C'est bon, dynamique, mais manquant encore d'harmonie et la finale aux amers rappelant les peaux d'agrumes signale la jeunesse du vin.

- Saumur 2019 du domaine de la Folie Lucé : notes exotiques, dont ananas marqué. Une participante évoque la croûte de fromage, sensation agréable qui lui rappelle de beaux souvenirs. Pourquoi pas. Vin plus droit et plus brut de décoffrage que le Montlouis. Promis à un bel avenir. J'aime beaucoup.

- Jasnières Clos des Molières 2018 du domaine de la Roche Bleue : belle harmonie, vin mûr et sec, moins acide qu'un Jasnières traditionnel du fait du millésime chaleureux qu'est 2018. J'ai découvert récemment ce domaine, qui me semble très qualitatif.

- Saumur 2012 du domaine du Collier. Notes florales, exotiques et mentholées. On entre dans un autre monde par rapport aux vins précédents. La bouche est magnifique de tension, d'harmonie, encore jeune, dynamique et complexe. Toujours aussi bon.

Vins rouges (100% cabernet franc)

- Bourgueil Pied de la Butte 2020 du domaine de la Butte : pendant rouge de la Taille aux Loups, bel élevage, vin encore très jeune, gourmand et mûr.

- Chinon Vieilles Vignes 2019 de Philippe Alliet : je devais ouvrir le domaine 2020 en face du Pied de la Butte. Mais j'ai pris la bouteille le matin dans le carton qui venait d'arriver et me suis trompé. Tant pis, j'ouvre quand même, la curiosité est trop forte. Car le vin présente une très belle concentration. Vin mûr, tannins encore en relief, grosse matière. Ce vin sera superbe dans vingt ans. Là, c'est très bon mais clairement un infanticide. Mais tout le monde a beaucoup apprécié.

- Saint Nicolas de Bourgueil Les Graviers 2020 du domaine du Mortier : vin "nature", réduit à l'ouverture, avec un chouille de volatile. Déstabilise forcément quelques participant(e)s. Il faut lui laisser le temps, matière intéressante et mûre.

- Saumur-Champigny Les Closiers 2020 du domaine les Closiers : style en finesse, encore très jeune, dissocié mais très prometteur. J'aime bien.

- Saumur-Champigny Autrement 2015 du domaine de la Folie Lucé : on change de registre. J'avais prévu une triplette de 2015 pour comparer (idem pour 2020) mais pas assez de temps pour tout ouvrir. J'ai choisi ce 2015, car on a goûté un blanc de ce domaine. Robe grenat encore violacée, nez fruité, sur le cassis notamment, les épices. Tannins encore saillants, ce vin n'est qu'à l'aube de sa vie. Très bien.

Point commun sur tous les rouges : pas de notes de poivron. Et un passage en carafe est nécessaire si on sert ces vins en l'état. Certains participants apprécient beaucoup le cabernet franc, mais une participante reste réfractaire, malgré la qualité des vins. Et elle n'a pas non plus aimé le dernier vin, mais au moins elle a goûté :

Coteaux du Layon cuvée Maria Juby 2003 de Patrick Baudouin : robe vieil or, tirant vers l'ambre. Le vin paraît très fin mais étriqué à l'ouverture.J'hésite à indiquer que le vin est issue de botrytis car l'équilibre m'évoque plus un vin passerillé et pourtant... vin délicieux mais manquant de longueur. apparemment, ce 2003 est issu de deux tries. Difficile quand on a en tête le 1997. La goutte qui restait le soir  au fond de la bouteille (qui a donc beaucoup plu sauf une exception), fut délicieuse et a montré le vin plus conforme dans ce que j'en attendais.

Rendez-vous le mois prochain, sur un thème "champagne et beaujolais", novembre oblige.
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16 Oct 2022 22:55 #1

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Réponse de TristanBP sur le sujet Atelier dégustation - 1ère et 2ème séance

Les chanceux! Quelle sélection pour un atelier dégustation! 

Et je comprends assez bien le rejet de l'une des participantes: le cabernet franc, jeune, même de très bons producteurs, c'est particulier. A 15 ans, c'est déjà beaucoup plus consensuels. Perso, j'aime les deux! 

Tristan
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17 Oct 2022 00:48 #2

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Réponse de LADIDE78 sur le sujet Atelier dégustation - 1ère et 2ème séance

Super, belle sélection, Tu as combien de participants à chaque fois , oui il faut viser juste avec les cabernet franc , avec les Chenins aussi tout dépend de l appellation et des terroirs , et surtout ce que l on veut mettre en avant pour les participants , certains palais aiment pas trop la tension  , en tout  cas , quel plaisir de te voir animateur 
merci pour ton retour 
didier

Mal-voyant depuis 31 ans et passionné de vins comme vous tous
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17 Oct 2022 06:48 #3

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Réponse de oliv sur le sujet Atelier dégustation - 1ère et 2ème séance



Aux innocents les mains pleines !
Débuter dans le vin avec notre Philou, en session Loire en plus, c'est comme si tu apprenais à dribbler avec Zizou ou la physique avec Einstein !
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17 Oct 2022 09:19 #4

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet Atelier dégustation - 1ère et 2ème séance

Super, belle sélection, Tu as combien de participants à chaque fois , oui il faut viser juste avec les cabernet franc , avec les Chenins aussi tout dépend de l appellation et des terroirs , et surtout ce que l on veut mettre en avant pour les participants , certains palais aiment pas trop la tension  , en tout  cas , quel plaisir de te voir animateur 
merci pour ton retour 
didier

 

Bonjour Didier,

merci pour ton commentaire, merci également à Tristan et à Olivier pour vos mots qui me touchent beaucoup.
J'ai 9 participants (mais lors de la séance, il y avait 2 absents).
Je suis administrateur bénévole de l'association MLC à Taverny (95). J'avais envie depuis quelques temps d'animer - bénévolement évidemment - un atelier permettant la découverte du vin ou son approfondissement. Notre directrice m'a fait confiance en me confiant le soin de monter cet atelier, qui est au stade expérimental : normalement il devait durer 3h mais évidemment je dépasse... et les participants ne s'en plaignent pas, au contraire (et encore je n'ouvre pas tout ce que j'avais prévu, comme une bulle de Vouvray, deux autres cabernets de 2015, un Layon 2017 de Delesvaux...)
Je sais qu'une participante ne digère pas les blancs, je prenais un risque avec les chenins, mais ils lui ont plu et chaque participant a évidemment un crachoir individuel. Et une autre a été élevée aux grenaches et aux Gigondas, raison pour laquelle les cabernets francs présentés ont été un choc gustatif pour elle. Mais je crois que la découverte de ces Saumur-Champigny et Chinon, Bougueil... fait partie de ma "mission". Et leurs qualités sont indéniables, ça me rassure aussi sur mes choix. Sûr que lorsque je vais aborder le Rhône, cette dame sera bien plus à l'aise même si je risque de lui montrer un côté de la région qu'elle connaît peut-être moins.
Comme je n'ai plus trop l'occasion de participer à des soirées dégustations et à me déplacer dans le vignoble, c'est l'occasion pour moi de faire vivre cette passion de manière concrète et conviviale : le groupe est très sympa et aux âges variés, dont deux étudiants (qui regardent de suite vivino dès que je leur présente un vin).

Bonne journée à tous
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18 Oct 2022 07:58 #5

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet Atelier dégustation - 3ème séance

Lors du 3ème atelier, où tous les participants sont présents, nous sommes enfin au complet, nous avons abordé deux thèmes de circonstance : à l'approche des fêtes, il me semblait intéressant d'aborder (d'avoir très légèrement levé un petit coin du voile sur...) la Champagne et deux jours après la sortie des BN, d'aborder le Beaujolais par ses crus.

Après une présentation des deux régions, de leurs spécificités et de l'élaboration des champagnes et de la semi-carbonique beaujolaise, on se met en jambe, ou plutôt en nez, avec une sélection d'une vingtaine de fioles du "Nez du Vin" de Jean Lenoir. Le défaut "chou fleur" fut très difficile à trouver, car il est plutôt "fin" par rapport à d'autres défauts olfactifs.
Toujours un moment apprécié par les participants, dont plusieurs m'ont dit qu'ils avaient l'impression d'avoir vraiment progressé après les deux premières sessions. Je ne pouvais pas rêver meilleur compliment.

On commence donc la dégustation proprement dite par la Champagne, à travers 4 cuvées (plus ou moins) différentes :

1/ Champagne Blanc de Blancs de Paul Sugot
Bulles très fines, nez séduisant sur les agrumes et les fleurs, notes briochées fugaces. Robe jaune très pâle aux reflets verts.
La bouche est portée par une jolie fraîcheur, les bulles sont très fines et tous les participants sont agréablement surpris par la persistance des arômes en bouche, sur le citron, la peau d'agrumes avec une légère amertume salivante, et les fleurs. A 20 € la bouteille départ domaine, tout le monde salue la qualité du vin, qui devrait pouvoir se bonifier encore avec quelques années en cave. C'est un plaisir de partager l'une des plus belles découvertes de ces deux dernières années.

2/ Le second champagne apparaît plus foncé, jaune prononcé, il est plus rond, à la fois charmeur et plus court, moins précis que le BdB de Paul Sugot : bulles un peu plus grosses, plus vives, nez plus brioché, moins fruité, la bouche est plus ronde, gourmande voire légèrement "sucrée" pour certains. il s'agit du Champagne Exclusiv'T extra-brut (1g/L) d'Eric Taillet. Dégorgement de février 2022.

3/ pour le troisième champagne, il y a des similitudes évidentes avec le précédent : couleur proche, bulles moyennement fines. Mais le nez est plus complexe, plus brioché et pourtant un peu plus fruité. Bouche plus "sèche" et tendue.  Ce Champagne plaît plus, alors qu'il s'agit de la même cuvée, Champagne Exclusiv'T brut d'Eric Taillet mais dégorgée en version brut (4,5 g/L) en septembre 2021.
Je sens que les participants sont à la fois dubitatifs et un peu perdus : comment un Champagne moins dosé en liqueur d'expédition peut-il se goûter plus "sucré" ou riche que la même cuvée. Je tente l'explication d'une base de millésime majoritaire différent, à savoir peut-être un millésime du type 2017, moins riche et plus frais, donc pouvant justifier un dosage plus élevé (donc tirage en 9/21 en brut ?) alors que le millésime suivant, le 2018, est réputé plus riche et solaire, donc dosé en extra-brut et malgré tout apparaissant plus riche. Mais je me trompe peut-être.

4/ Le quatrième champagne met tout le monde d'accord : c'est le rapport Q/P modèle pour ma part, à environ 30 € (mais plutôt 35€ actuellement), on se fait plaisir : le Champagne grand-cru Table Ronde du domaine Lancelot-Pienne offre une jolie effervescence, des bulles fines, un joli nez brioché, floral et fruité, une bouche crémeuse et parfaitement équilibrée, longue sur les fleurs et les agrumes.

J'avais prévu le double de champagnes, avec entre autres un blanc de Noirs de Hugues Godmé et un rosé de Chartogne-Taillet, mais le temps passe et j'en profite pour apporter deux jolis plateaux de charcuterie et de fromages préparés par la Boucherie Odillard, accompagnés par des baguettes traditions et des pains spéciaux de la boulangerie Bourg : délicieux ! J'ai de la chance de pouvoir compter sur des artisans de grande qualité à Taverny, et ce ne sont pas les seuls.

Place aux crus du Beaujolais. J'avais prévu au moins 8 cuvées différentes, au cas où j'aurais le temps de les servir... Seules trois bouteilles ont pu être ouvertes, à mon grand regret.

5/ Chiroubles "Chatenay" 2020 de Daniel Bouland : joie découverte pour tout le monde, un Chiroubles avenant, concentré, fruité et très plaisant à la fois au nez et en bouche, par le côté acidulé et très fruité. Il a beaucoup plu.

6/ Je change mon idée initiale en remisant le Chiroubles 2020 de Didier Desvignes car je n'ai plus assez de temps pour la suite : on arrive presqu'aux trois heures de la séance, je vais encore déborder, mais personne ne se plaint... A la place, je choisis un Morgon Les Délys 2018 de Daniel Bouland : on change de registre, les fruits sont plus compotés, presque fruits rouges cuits, prune, plus en dedans. Joli vin mais qui semble au stade intermédiaire et moins avenant que le Chiroubles précédent. 
Instructif sur le millésime et sur la notion de phase de "fermeture".

7/ On termine par un Moulin-à-Vent La Roche 2016 de Thibaud Liger-Belair : j'avais envie de montrer un autre visage du Beaujolais, plus sérieux, presque plus ambitieux, pas élaboré en semi-carbo, mais selon une approche "bourguignonne". Nez encore marqué par l'élevage, plus épicé, floral surtout. Bouche déliée, encore puissante et nécessitant de maturer sous verre. J'avais carafé la bouteille, bien m'en a pris, car ce vin est seulement à l'aube de sa vie. La preuve des capacités de vieillissement de certains crus du Beaujolais. Ce vin a beaucoup plu à l'assemblée. Il était étonnamment un peu moins avenant le lendemain.
D'ailleurs, ce Moulin-à-Vent est une bonne transition vers le prochain thème consacré aux vins de Bourgogne, tendance vins accessibles.
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20 Nov 2022 23:06 #6

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet Atelier dégustation - 4ème séance - Bourgogne

4ème atelier dégustation consacré à la Bourgogne.
Après une présentation des deux cépages rois de la Bourgogne, pinot noir et chardonnay, et de la notion de terroir dont la Bourgogne est la thuriféraire, on attaque la dégustation.

- Côtes d'Auxerre Corps de Garde blanc 2019 do domaine Goisot
Robe jaune pâle aux reflets verts. Nez floral, légèrement herbacé à l'ouverture, mais qui se complexifie à l'aération.
Bouche acidulée, mais équilibrée et les 14% d'alcool ne se font pas sentir. Joli vin avec potentiel.

- Chablis Vieilles Vignes 2014 de Jean-Claude Bessin
Quasiment la même couleur très jeune et brillante. Etonnant.
Nez plus complexe, mais on n'est pas encore sur le mousseron ou sur des notes d'évolution. Belle acidité, jolie fraîcheur et longueur appréciable. Ce Chablis est encore très jeune.

- Saint-Véran Les Chataigniers 2020 de Jacques Saumaize
On reste dans la jeunesse, mais la couleur est un peu plus soutenue. Nez herbacé mais qui heureusement part vers le tilleul et la pêche ensuite.
Encore, une bouche acidulée, équilibrée.Vin pas très complexe mais agréable. Longueur moyenne.

- Rully 2020 du domaine Jacqueson
Robe jaune or pâle. Nez classieux sur les fruits jaunes et blancs, le tilleul, l'acacia et doté d'un élevage de belle qualité.
Bouche équilibrée, belle longueur, prometteur. Coup de cœur du groupe.


- Saint-Aubin En Remilly 2014 de Marc Colin
Robe un peu plus soutenue. Nez moins disert, il passe difficilement après le Rully.
Bouche en dedans, je l'ai goûté bien mieux il y a quelques années. Là, le vin le semble dans sa gangue. A revoir.

Rouges :

- Côtes d'Auxerre Corps de Garde rouge 2019 du domaine Goisot
Robe grenat, légèrement violacée. Nez sur la cerise, légèrement boisé, épicé. Jolie structure, pas très long ni complexe.

- Givry premier cru Clos du Celliers aux Moines 2020 domaine Joblot
Robe grenat foncé, bords violacés. Nez cerise burlat, griotte, mûre, épices, zan.
La bouche est en cohérence avec le nez, tannins encore en relief mais l'ensemble est équilibré et gourmand. Joblot is magic !

- Chambolle-Musigny 2018 de Stéphane Magnien
Robe foncée, nez en dedans, qui passe difficilement après le Givry de Joblot.
Bouche qui manque de finesse et de longueur, comme fermée. A revoir, peut-être. Déception pour ma part car très en dessous du Givry.

- Beaune premier cru Bressandes 2012 domaine Henri Germain :
Robe plus légère, rubis tirant grenat. Nez délicat que j'apprécie. Mais certains participants n'apprécient pas car ils ont été marqués par Joblot.
Bouche délicate, équilibrée, mais finale légèrement froide, comme métallique. Le vin peine à s'étoffer. Je l'ai goûté plus en forme.
J'ai regoûté ce vin le soir et il se présente déjà mieux, en particulier à table. Relative déception car on termine l'atelier sur deux vins moins séduisants, contrairement à ce que j'espérais.

Prochain épisode : probablement Bordeaux.
Bonnes fêtes à tous
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11 Déc 2022 00:39 #7

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet Atelier dégustation - 5ème séance - Bordeaux

Nous arrivons à la 5ème séance sur les huit prévues. Déjà la moitié parcourue avec mes 9 commensaux.
Ils s'accrochent, je crois même qu'ils apprécient vraiment ce moment un peu hors du temps et consacré au plaisir bacchique.
Comme je leur ai annoncé que je recommencerai l'année prochaine, mais avec la même revue que cette année, je prendrai en conséquence un autre groupe.
Mais les affinités sont nées et ce groupe de 9 participants est non seulement d'origines diverses (de 22 à 77 ans à vue d’œil ), très sympa et possède surtout des complémentarités et un état d'esprit excellent.
Je pense continuer avec eux, car je prends beaucoup de plaisir à préparer les séances et à vivre ces moments ensemble (je ne suis qu'un modeste passionné ayant envie de partager), avec peut-être moins de séances l'année prochaine pour ce groupe, mais en allant plus dans le détail de certaines appellations, et en les guidant vers les vins étrangers. De toute façon, nous n'avons pas assez d'une vie pour faire le tour de l'univers du vin.

Bref, cette séance de 3h consacrée aux vins bordelais a finalement été allongée d'une heure, il faut dire que le dernier vin incitait à la méditation (et à la gourmandise).

Après revue de la région, de sa complexité géologique et des trois principaux cépages de la région (et des cinq autres complémentaires) ainsi que des divers classements, nous avons donc goûté, dans l'ordre de dégustation :

NB : notes succinctes car de mémoire, une semaine après la séance.
Tous les vins rouges ont été ouverts le matin pour l'après-midi. Pour des raisons logistiques, j'ai ouvert les blancs quelques minutes avant de les servir.


Blancs

1/ Cuvée Tradition 2020 du Château Cailleteau-Bergeron, côtes de Blaye
Assemblage des 2 sauvignons. Nez classique, floral, variétal, agréable entrée en matière. Longueur moyenne pour un vin modeste mais bien fait, comme tout ce qui sort de ce domaine, qui a marqué mes premiers pas dans cette région, avec les rouges de 1995 et 1996.

2/ Le grand Vin 2019 - Graves - Château Cazebonne
On change de registre, ce vin a une part minoritaire de sémillon, ce qui se traduit notamment par un apport de gras et de structure en bouche, apportée aussi par un élevage sous bois. Très agréable et devrait évoluer favorablement car l'aération lui apporte de la complexité au nez et une meilleure harmonie en bouche.

Je voulais jouer sur le contraste entre vin du "nord", élevé en cuve, frais  et un Graves blanc, plus structuré. Évidemment, j'avais sélectionné au moins le triple de Bordeaux blancs, mais choisir c'est renoncer. Beaucoup ont découvert qu'on produit du très bon vin blanc à Bordeaux.
On en vient au cœur du sujet :

Rouges

3/ Bordeaux cuvée DieM 2020 du château Tire-Pé
Monocépage pour commencer, merlot. On avait déjà dégusté un 100% cabernet sauvignon lors de la première séance. Tout le monde s'en souvient.
Ici, joli vin, très bien fait, au prix très sage et qui me permet de commencer par le sud de l'appellation entre-deux-mers avant de remonter plus au nord.

4/ Bordeaux (Sainte Foy) Le Petit Champ 2019 du Château du Champ des Treilles
J'aime beaucoup ce vin, élégant, délicatement parfumé, très bien vinifié, aux tanins souples et au prix angélique. Le Bordeaux qu'on aime !

5/ Côtes de Blaye cuvée Oz 2020 du Château Cailleteau-Bergeron
On part à l'ouest, dans le Blayais. Robe noire violacée, c'est puissant et concentré. Bon vin, mais qui a encore besoin de temps pour se patiner. A 11 € environ, rien à dire, c'est un très bon Bordeaux qui n'a certes pas l'allonge ni la complexité de certains vins du Libournais, mais il envoie. Ma seule vraie critique est qu'on a gagné en matière et en muscle ce qu'on a peut-être perdu en gouleyance/élégance. La cuvée tradition du domaine correspond peut-être plus à ce que j'avais en tête du domaine. Mais je n'en ai pas trouvé sur le site des vins du Blayais qui est à signaler : un beau choix de vins et de jus de raisins (ces derniers, quoiqu'un peu chers, ont fait le bonheur de mes enfants).

6/ Castillon Côtes de Bordeaux cuvée le Versant 2019
Je conçois difficilement une thématique Bordeaux, même en version découverte, sans évoquer et faire déguster un vin de la famille Mitjaville. Cette cuvée est la plus accessible en termes onéreux si ce n'est du point de vue dégustation.
Gros contraste de couleur, avec une robe rubis foncée, tirant déjà vers le grenat. Pas d'inquiétude pour autant, c'est le style très mûr des vins de cette galaxie.
On retrouve le nez baroque, fruité, prune, cassis, épices, du bois de belle qualité dans cette cuvée que je goûte au moins pour la 5ème fois dans ce millésime. La promotion récente sur un site de passionné (Beaujoloire) a rendu ce vin très accessible (moins de 15 €). Tous les participants ont beaucoup apprécié ce vin baroque, d'un velouté hors pair. Notre doyenne l'ayant particulièrement appréciée, est repartie avec le restant de bouteille : après cinq jours, elle m'a confirmé que ce Versant était toujours agréable à boire, sur le "pruneau cuit, fruits rouges confiturés et humus de sois-bois",

Après avoir cerné le Libournais à l'ouest puis à l'est, il est temps d'en avoir un (très modeste) aperçu.

7/ Château Coutet 2019 - Saint Emilion Grand Cru
Vin bien fait, nez sur le cassis, classique. Tannins doux, bouche déliée, tout ceci est très bien réalisé, mais on est loin du génie des Mitjaville, impression confirmée les jours d'après. Le vin se boit bien, mais je m'ennuie vite avec ce vin.
Il a beaucoup plu à un participant qui avait une image moins flatteuse des Saint-Emilion, extraits, boisés ou à l'inverse sans grande tenue.

8/ Les Colombiers 2019 du Château Feytit-Clinet - Pomerol
On termine ce petit tour de la rive droite de la Dordogne/Gironde par le second vin d'une propriété qui parle à beaucoup d'entre nous au regard de son propriétaire actuel.
Je n'ai pas beaucoup d'expérience ni de vins de Pomerol, rare et prestigieuse appellation bordelaise, qui n'a pas de classement. Je me suis laissé tenter par le prix accessible de cette cuvée et je ne le regrette point : joli nez fruité, bouche dotée de tannins doux, apportant une structure et un volume associée à une jolie matière. L'évolution au fin des jours fut favorable, surtout en comparaison du Saint-Emilion. Une jolie découverte.

Nous attaquons la partie majoritaire en cabernet sauvignon mais le temps manque pour aborder certains crus que j'avais initialement sélectionnés. Ce sera pour une prochaine séance, l'année prochaine peut-être. J'en profite pour sortir l'assortiment de charcuteries et fromages de mon boucher/traiteur préféré Odillard (Jacques qui a malheureusement failli passer l'arme à gauche en novembre mais heureusement, il se remet. Plaisir de boire le café ensemble hier matin, il vient de prendre conscience que nous n'avons qu'une vie et qu'il faut aussi parfois savoir se reposer et prendre un peu de recul et du temps pour soi. Tempus fugit)

9/ Haut-Médoc 2006 du Château Cornélie (Patrick Grisard)

Mes recherches m'ont conduit à trouver ce Cornélie 2006 à prix très raisonnable. L'occasion toute trouvée pour découvrir ce 2006, environ quinze ans après sa sortie.
Robe évoluée, mais pas trop. Très belle tenue en bouche,  l'aération ne lui a pas fait peur. Si l'allonge et la complexité ne sont pas celles des beaux crus classés du coin, ce vin n'a aucunement à rougir de la comparaison.
Sincèrement, compte tenu des difficultés à son accouchement, selon mes souvenirs, chapeau, car le vin tient plus que la route et offre du plaisir certain. Etonnement dans la salle.
Plus encore avec le dernier rouge...

10/ Margaux 1995 - Château Bel Air-Marquis d'Aligré (JP Boyer)
Autre cru fétiche pour ma part, ayant découvert Margaux grâce aux 1988 et 1989 que vendait le caviste du coin lorsque j'étais étudiant. J'en ai trouvé sur vins-etonnants, merci aux deux Eric, car le vin m'a mis en joie. Tout ce que j'aime dans les crus médocains à point : nez de boîte à cigare, cassis, corbeille de fruits noirs et rouges, bois noble, note mentholée, sous-bois... d'une belle complexité, le vin est harmonieux en bouche, tout n'est que douceur et volupté.
J'ai eu du mal à continuer la dégustation et à abandonner ce vin que j'aime beaucoup, notamment sur cette bouteille (je me souviens l'avoir dégusté à sa sortie et l'avoir trouvé bien trop jeune il y a environ 15 ans de mémoire). Là, je suis aux anges.

 Moelleux/liquoreux

Il a fallu redescendre sur terre, mais je savais qu'on repartirait peut-être assez vite au ciel.

11/ Cuvée Palais d'Or 2018 - Côtes de Bordeaux Saint Macaire - Château de Bouillerot
Parmi tous les liquoreux de Bordeaux, voilà bien un domaine que peu d'amateurs connaissent (merci vins-etonnants) et pourtant, il produit notamment de jolis vins moelleux, aux prix sages.
Robe jaune clair tirant vers l'or brillant.
Le sucre est parfaitement équilibré avec l'acidité et la matière. Cette cuvée laisse le palais frais ou en apportant le plaisir de la sucrosité et la gourmandise d'une matière mûre. Très bon prix.
Très adapté à une belle salade de fruits,

Ce vin s'avère une transition parfaite pour se remettre en selle et attaquer le dernier vin, un liquoreux classique, issu de ma cave, cadeau final, le tout accompagné par un délicieux foie gras que m'a vendu à prix remisé (post fêtes) mon volailler.

12/ Barsac 1997 du Château Climens
Là, comment vous dire, dès que le vin est servi dans les verres, la teinte or doré, cuivrée fait son plein effet. On change de registre, et le nez. Quel nez ! Grand classique de miel, marmelade et zeste d'orange, d'agrumes, abricot rôti; épices douces, safran, fleurs... La bouche est délicatement sucrée/acidulée. Une participante, qui apprécie peu les vins moelleux, reconnaît qu'il est délicieux mais un peu trop sucré pour elle. Elle le goûte comme un moelleux et me dit qu'il n'est pas si sucré finalement, reconnaît sa complexité. Or, de mémoire, on doit être à environ 100-120 gr /L au moins dans ce millésime très réussi. Le temps a fait son œuvre. J'ai réussi mon pari de lui faire revoir ses a priori.
Le silence se fait rapidement, avec la dégustation du foie gras et du pain spécial acheté à la boulangerie Bourg.
Noémie vient de terminer un atelier avec deux adhérentes. Je les convie à se joindre à nous et on en profite pour regoûter quelques bouteilles, le temps passe vite quand on partage de tels moments.
Vivement la prochaine, cette fois consacrée à la vallée du Rhône. Je m'en réjouis d'avance.

Merci de m'avoir lu et, d'avance, pardon pour la longueur, pour les élucubrations et autres hors-sujets. Je ne peux dissocier le vin et l'humain, les moments de vie qu'il procure, pour notre plus grand plaisir.
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22 Jan 2023 15:22 #8

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet Atelier dégustation - 6ème séance - Rhône nord

On prend (presque) les mêmes et on recommence une 6ème et antépénultième séance, consacrée cette fois à la Vallée du Rhône septentrionale.
J'avais prévu une séance Rhône, incluant le sud de Montélimar. Humm... j'ai acheté trop de bouteilles et envie de montrer trop de vins de qualité différentes sur une région qui en réqlité offre deux visages distincts. Deux séances finalement ne seront pas de trop.
.
Après le jeu des odeurs, qui au cas particulier, était une révision, avec des doublons sur la violette, la cassis, des variations sur le cuir/musc/sueur de cheval (un flacon test sur un défaut, ici le "cheval" ou 4-éthyl-phénot), je présente la région et les quatre cépages principaux, viognier, marsanne, roussanne et syrah.

Petit break avec eau et gressins neutres pour se préparer la bouche. On attaque les choses sérieuses.

Blancs

1ère paire
1/ Vin de France "Le bruit des vagues" 2021 de Julien Pilon
Belle entrée en matière, vin délicatement floral, à la jolie note de violette et de fruits blancs, jeune, mais riche en bouche. Très bien en apéritif et devrait être plaisant dans les quelques années à venir.

2/ Côtes du Rhône "Couzou" 2017 de Jean-Luc Jamet
Nez plus difficile d'accès, plus réduit, sur le buis et la pivoine. Notes plus lourde. La bouche est un peu étriquée, on sent la matière mais tombe un peu à plat. Il m'a fait penser à une réduction comme on en trouve sur certains sauvignons (Sancerre). A revoir.

Deuxième paire

3/ Saint-Joseph blanc 2021 de Nicolas Badel
Joli vin, ne possédant pas une grosse matière, mais issu d'un très joli travail. Note marquée de miel d'acacia (qu'on retrouve en bouche), vanille, fleurs. Très plaisant.

4/ Sant-Péray "Version Longue" 2019 de François Villard
Vin plus large, plus marqué par le miel, la cire. Plaisant aussi mais nécessitant encore de mûrir en cave. 

Vin servi seul

5/ Condrieu 2019 de François Dumas
Robe jaune, limite fluo. Étonnante, brillante. Superbes notes d'abricots au nez à l'ouverture, mais estompées lors de la dégustation. On les retrouve en bouche. Joli nez complexe, qui évolue à l'aération, sur le safran, la rose, les épices (poivre blanc). Belle concentration (vin sec mais qui est riche donc peut donner un légère impression de sucrosité en finale), Voilà un Condrieu délicieux, à l'avenir prometteur, déjà très agréable.

Rouges

Première paire de rouges

6/ Côtes du Rhône 2021 de Franck Balthazar
Robe violine, de concentration moyenne. C'est un vin frais, fruité, épicé, note fumée; je sens comme une trace de vernis/volatile étonnante. Moins complet et plaisant que le vin servi en parallèle.

7/ Syrah 2020 - IGP Collines rhodaniennes - Nicolas Badel
Robe plus concentrée, nez très fruité, jolie note de framboise, cassis, de lard fumé. Très belle découverte, il a tout pour lui, du charme, du volume, une jolie complexité. Coup de cœur de tout le groupe, qui a aussi bien apprécié le Saint-Joseph. 2021.Sa cuvée "Intuition" 2017 que j'ai découverte récemment, présente elle aussi une jolie complexité mais avec tout en plus : le premier jour, un peu fermée, les jours suivants montrèrent un vin très élégant, complexe, vraiment un régal à table. Je ne l'avais pas sélectionné car le vin avait mis du temps à s'ouvrir.

Deuxième paire de rouges, on monte d'un cran en terme de complexité et de concentration.J'en profite pour sortir les plateaux de charcuteries et de fromages que la boucherie Odillard me prépare à chaque séance (avec des variations), pour notre plus grand plaisir.

8/ Cornas Granit 30 2020 de Vincent Paris
Robe violine foncée, notes de pivoine, clou de girofle, lard. Le fond de verre a montrée des notes plus fruitées et épicées, très bon signe. Vin aux tannins puissants, possède la force d'un joli Cornas qui doit encore mûrir en cave. Encore dans sa gangue.

9/ Crozes-Hermitage 2019 d'Alain Graillot 
Robe encore plus foncée. Notes gourmandes, du cassis, des épices, de la mûre, archétype d'une jolie syrah rhodanienne. Ce vin est cohérent en bouche, d'une grande gourmandise, aux tannins souples mais présents, à la belle étoffe fruitée et épicée. J'aime les vins de ce domaine depuis plus de vingt ans, cette cuvée n'y déroge pas. L'un des coups de cœur du groupe avec les vins de Nicolas Badel.

J'avais oublié de servir à la place du Crozes un vin que j'avais ouvert à l'avance (comme les autres rouges, le matin). Tant pis, je tente quand même et les participants ne disent pas non... alors qu'on a dépassé la fin théorique de la séance  fixée à 3h.

10/ Saint-Joseph "Intuition" 2020 de Bastien Jolive
Robe moins prononcée que la paire précédente. On revient à un vin classique, jeune, un peu introverti. Notes de violette, pivoine, vin classique, bien fait. Encore en dedans et paraît moins abouti que les deux précédents.
Mais l''effet de séquence ne lui fut pas favorable. Zut !

Dernière paire de rouges dédiée aux deux grands crus de la région.

11/ Côte-Rôtie "Fortis" 2018 de Stéphane Montez (domaine du Monteillet)
J'aime les vins de ce domaine depuis une vingtaine d'années, notamment la cuvée du Papy sur Saint-Joseph. Je l'avais prévu mais j'ai préféré ouvrir cette côte-Rôtie, qui m'avait notamment ébloui, avec les copains, il y a environ dix ans sur le 2002.
Robe noire, violacée aux pourtours du disque. Nez sur la gelée de cassis, la vanille. Notes lactées mais contrebalancées par la violette et de la menthe poivrée. Le vin est gourmand, complexe, en bouche on retrouve les fruits rouges et noirs, la violette. Le boisé est  élégant, le vin bien équilibré et puissant, long en bouche. Sera encore meilleur dans dix ans.
Clairement, on est monté d'un bel étage par rapport aux rouges précédents.

12/ Hermitage 2012 de Guigal
Difficile de trouver un Hermitage accessible, n'ayant pas eu le temps de repasser dans ma cave. Humm... heureusement, certains cavistes spécialisés à l'instar de Jean-Louis Coste-Clément proposent des références un peu avancées en âge.  
Robe plus évoluée, grenat, qui tranche par rapport aux robes noires, violines précédentes. Cet Hermitage possède un volume de demi-corps, très agréable, tannins souples. Notes cohérentes au nezbouche, sur la framboise, la prune, les épices. A boire mais tiendra encore quelques années.

After
J'avais prévu une dernière cuvée, au cas où. On est à 4h de dégustation, Mais les participants sont toujours au taquet et ne me disent pas non ! Et quel plaisir de partager sa passion avec des personnes aussi sympathiques.

13/ Vin de France "Roussillière" 2018 du domaine Yves Cuilleron :
Je leur ai dit des carabistouilles, que j'ai corrigées ensuite : il s'agit d'un assemblage des trois cépages blancs (viognier, marsanne et roussanne) et pas d'un viognier en surmaturité. C'est un mélange de raisins triés successivement en surmaturité, passerillage et a priori avec du botrytis (il ne doit pas y en avoir eu beaucoup en 2018).
Joli robe jaune or, notes d'abricot, miel, vanille, pour moi pommes au four. Un moelleux frais et très digeste. Très beau résultat compte tenu de la grande réputation d'Yves Cuilleron. Très joli finale.

Sentiment agréable de voir le plaisir d'être ensemble, je suis presque obligé de les mettre dehors car on n'a pas trop envie de finir la séance, en fait... ils sont très efficaces pour m'aider à ranger, tout le monde participe et j'apprécie beaucoup leur état d'esprit. Pourtant, ce sont mes cobayes .
Tout le monde repart avec chacun un fond de bouteille qui lui a plu. L'année prochaine, je continue avec ce groupe, et je n'aurai pas vu avec eux l'Alsace, le Muscadet, le Jura, la Corse, le Sud-Ouest, le Sancerrois, certains pays étrangers... ni vu assez précisément certaines régions.

Je suis fatigué, mais moins que les autres fois, je commence à me rôder, à prendre moins de matériel inutile. Et de plus en plus de plaisir !
Merci de m'avoir lu sur ce journal de bord, peut-être un peu égocentré, mais ce n'est qu'un modeste témoignage en réalité.

  
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12 Fév 2023 10:59 #9

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet Atelier dégustation - 7ème séance - Rhône sud

Avant dernière séance, consacrée à la vallée du Rhône méridionale. Nous avons dégusté hier, dans l'ordre.

Deux vins blancs :
1/ Cairanne 2021 du domaine Marcel Richaud ; vin frais, fruité, court mais élégant et bien pour l'apéritif. Assemblage de plusieurs parcelles réputées de Cairanne et de plusieurs cépages blancs.
2/ Châteauneuf du Pape blanc 2019 du domaine Pierre Usseglio ; plus concentré, le vin possède un bel équilibre, du gras et une longueur modérée. Devrait vieillir avec grâce.

Les vins rouges, servis et commentés par paire.
Tous les rouges ont été ouverts vers 10h le matin. Le CndP du Clos Mont Olivet 2019 a bénéficié d'un "carafage bordelais", à savoir un passage en carafe de 2h (faut e de temps) et remise en bouteille, simplement rebouché.

3/ Côtes du Rhône 2020 du domaine Charvin : équilibré, encore strict, typique du style du domaine, assez austère dans un joli millésime. Les jours suivants, sur le fond restant, le vin conserva cet équilibre frais et épicé.
4/ Côtes du Rhône Vieilles Vignes 2019 du domaine Clos Mont Olivet : plus expansif, plus chaleureux et typé "sudiste", nez de fruits cuits, compotés, pruneau, mais s'avère assez court en bouche.
Concl.: Avantage au Charvin, mieux équilibré. Mais les deux Clos Mont Olivet de la dégustation ont passé un an dans un bureau, chaud l'été dernier... Donc, à revoir.

5/ Vacqueyras 2020 du domaine Montirius : bouche puissante, mais jolie fraîcheur, équilibre qui plaît (surtout après le Mont-Olivet). Doute sur la qualité du bouchon à l'ouverture le matin. Je pense que le vin a souffert d'un très léger mauvais bouchon, pas suffisamment prononcé pour affecter vraiment le nez ou la bouche, mais qui a rendu le vin assez plat, donc plus "frais" que le vin précédent.
6/ Lirac 2018 du domaine de la Mordorée : on monte en concentration et en complexité, jolie longueur, sur le café. Ce vin a beaucoup plu, je suis heureux de goûter aussi bien un vin de ce domaine que j'avais un peu perdu de vue.

7/ Cairanne l'Ebrescade 2019 du domaine Marcel Richaud : vin puissant, épicé, j'ai noté olive, lard grillé, Bouche gourmande, puissante, mais ne manque pas d'élégance. Pas encore complètement en place. A attendre.
8/ Côtes du Rhône Vieilles Vignes 2017 du domaine St Patrice : une découverte récente, domaine créé en 2016. J'aime beaucoup le style du vin, qui sans être très long ni très complexe, rappelle par le combo "fraise&laurier" le VdP du Vaucluse 2017 d'Emmanuel Reynaud.

On finit la série des rouges par une paire consacrée à l'appellation la plus réputée de la région :

9/ Châteauneuf du Pape 2019 du Clos Mont Olivet : puissant, concentré et épicé. Longueur pas très importante. Peut-être un petit soucis de conservation, mais vin trop jeune de toute façon. J'avais préparé le vin le matin en le carafant 2h puis en le remettant dans la bouteille pour le transport. Un carafage plus long aurait peut-être été bénéfique. Ce  CNDP a plu à plusieurs des participants.
10/ Châteauneuf du Pape cuvée Spéciale 2011 de la Maison Tardieu-Laurent : vin conservé depuis sa sortie dans ma cave. On passe sur un vin mûr, qui est à son apogée, Jolie longueur. Le vin se goûtait au mieux le surlendemain. C'est très bon mais pas grand.

Enfin, nous avons terminé par un vin doux naturel :11/ Rasteau VDN 2014 de la Maison Tardieu-Laurent : Vin étonnant, notamment par sa turbidité, mais il n'est pas filtré et possède une jolie matière. Nez puissant, sur le pruneau et la noix, bouche équilibrée, pas trop sucrée (aucune lourdeur ni sucre pâteux) ce qui montre un équilibre réussi. Un VDN gourmand qui ne devrait pas spécialement gagner à vieillir en cave. A décanter la prochaine fois.

Malgré une certaine efficacité désormais de ma part pour ne pas trop perdre de temps sur la présentation "théorique" en amont de la dégustation et sur le jeu du nez, record battu : d'une séance de 3h nous finissons à plus de 5h.
Je n'ai pas vu le temps passer et je crois que les participants non plus !

Pour la prochaine et dernière séance, je prévois de terminer notre périple en Languedoc, et de réviser les régions "visitées" en leur faisant découvrir les joies de la dégustation à l'aveugle.
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26 Mar 2023 23:48 #10

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Merci Philippe pour ces magnifiques séances que je n’avais bizarrement pas vues. Du coup je me suis régalée en les lisant d’une traite ! 
Ils ont de la chance tes participants. C’est bien dommage que ce soit loin, je t’aurais envoyé mes garçons se former à tes séances de si haut niveau.

Des bises
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27 Mar 2023 05:07 #11

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet Atelier dégustation - 7ème séance - Rhône sud

Merci Philippe pour ces magnifiques séances que je n’avais bizarrement pas vues. Du coup je me suis régalée en les lisant d’une traite ! 
Ils ont de la chance tes participants. C’est bien dommage que ce soit loin, je t’aurais envoyé mes garçons se former à tes séances de si haut niveau.

Des bises
Thien
 

Merci beaucoup, Thien.
Je commence à avoir des retours très positifs, le bouche à oreille semble fonctionner ; même Mme le Maire a entendu parler de mes ateliers (elle aime particulièrement le bon vin, et la musique, tout comme moi).
Je vais ouvrir le format actuel à plus de participants et je pense permettre à 3/4 amateurs un peu aguerris d'intégrer mon groupe de 9 participants actuels, en choisissant une salle plus grande. Objectif : deux groupes de 12 à 14 personnes max, tout en maintenant le côté convivial et jovial qui s'est créé cette année.
Préparer ces ateliers demande beaucoup de temps, mais je commence à être rôdé. D'ailleurs, samedi soir, j'ai pu tester et améliorer ma séance d'initiation avec une dizaine de personnes chez un couple d'amis.

Bises
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28 Mar 2023 19:07 #12

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Pareil Thien, ces ateliers m'avaient totalement échappé. Bizarre. Je vais lire tout çà.
Heureux chanceux les participants, néophytes comme chevronnés ou simples amateurs. On ne fait pas mieux comme formateur /animateur , de la didactique à la bienveillance en passant par la clarté.

PtitPhilou c'est le bonhomme tu l'as à côté de toi, non seulement sa bonhommie est contagieuse, son rire communicatif et tu sais que la soirée sera réussie.
Mais c'est en plus la pertinence, ses analyses sont des plus justes (à couper le souffle).
Le pire du pire il est ultra modeste.

Pffffiou çà fait bcp pour un seul homme.

Respect
 
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28 Mar 2023 23:28 #13

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Le pire du pire il est ultra modeste.

Le Philou n'a rien de petit.
Mais pourtant, il s'est inscrit comme tel.

Le Philou n'a rien de modeste.
Et pourtant, il a souvent le teint rosissant, du genre à s'excuser de s'excuser tout en s'excusant.

Dans un monde où les machines remplacent l'intelligence et où l'on brille trop souvent avec un téléphone sous la table, notre Philou, c'est le genre de personne à la culture bien installée entre les deux oreilles.
Et chez lui, le mot générale qui lui est souvent accolée prend vraiment tout son sens !

La lecture de cette rubrique me réjouit à un point que certains comprendront ici.
Voir le Philou revenir à la pédagogie et constater qu'il s'y épanouit avec un plaisir si visible, moi, ça me fait croire à la vie, jamais simple, jamais linéaire mais toujours avec des horizons plus clairs un jour pour peu qu'on s'accroche quand ça glisse dans les virages !

Ils savent pas la chance qu'ils ont, les administrés de sa charmante commune.
J'envoie de suite un petit mot à madame le maire afin qu'elle officialise ses PetitesPhilouteries au nom de la formation continue.
Et nous permette ainsi de consommer utilement nos jours de CPF !
 
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29 Mar 2023 09:04 #14

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet Atelier dégustation - 7ème séance - Rhône sud

Merci infiniment, Oliver et Alexis, pour vos mots qui me touchent particulièrement. J'en rougis fortement !
01 Avr 2023 18:51 #15

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet En marge de l'atelier dégustation - atelier/repas amical

A côté de mes ateliers pour la MLC, une amie devenue très proche de nous au fil des années et son mari, toujours présents, fidèles quand le bateau tangue fortement et que la tempête fait plus que s'envoler mes derniers cheveux, m'ont proposé d'animer une initiation à la dégustation pour certains de leurs amis, auxquels s'est joint un couple d'amis communs et un autre couple que j'apprécie également beaucoup. Mes amis ne sont pas eux-même spécialement amateurs de vins, mais ont envie de découvrir et faire découvrir aux copains. C'est un honneur et une joie d'essayer de leur faire plaisir.
Donc,13 personnes (non superstitieuses ) autour de la table, au service du vin et de l'amitié.
L'occasion, aussi, de revoir en profondeur et de compléter mon premier atelier de septembre et de préparer un atelier pour mai au boulot.
Après une présentation d'environ 1h qui s'est allongée pour répondre à maintes questions diverses et toujours intéressantes (signe de l'intérêt du groupe au sein duquel tous les participants se sont tout de suite entendus), le jeu des odeurs a permis de rendre cette soirée particulièrement ludique, puis nous avons attaqué la dégustation proprement dite.

Certains regardent bizarrement la table, impressionnés par les deux verres Spiegelau Expert (vins servis par paire) mais surtout intrigués devant l'objet noir posé à côtés d'eux. Dur de recracher, devoir expliquer qu'il ne s'agit pas de gâchis : dans cette soirée, la partie plaisir est associée à la technique de dégustation et donc à un nombre de vins important et donc il vaut mieux recracher au maximum. On commence par une petite démonstration avec de l'eau et une tentative pour grumer le vin. Grosses rigolades qui créent une ambiance particulièrement conviviale entre tous : certains parviennent à grumer et recracher, mais d'autres arrivent seulement à recracher... à l'intérieur !?
Revenons aux vins, que j'ai choisis plutôt classiques, relativement jeunes et accessibles, sans prendre trop de risque :

D'abord;  dégustation pure de deux effervescents :
1/ Champagne Blancs de Blanc du domaine Paul Sugot
Cette cuvée, entrée de gamme du domaine, est un classique d'un 100% chardonnay : robe jaune clair, brillante, bulles moyennes, effervescence qui s'estompe assez rapidement ; notes fruitées, sur la craie, les fleurs. Jolie bouche, toute en fraîcheur. Un vin idéal en apéritif. Longueur moyenne voire courte.

2/ Champagne Harmonie 2012 du domaine Follet-Ramillon
Robe à peine plus jaune, claire, signant un champagne encore jeune a priori. Cela se confirme au nez comme en bouche : jolies notes de fleurs, d'acacia, de brioche, fruits jaunes. Jolies bulles, fines, vin frais, moyennement long, très agréable en bouche, il ouvre l'appétit.

Les deux Champagnes ont bien plu, dans deux styles différents, mais tous les participants ont loué la fraîcheur et la jovialité de ces Champagnes dont les prix au domaine restent encore sages, malgré les augmentations récentes.

On attaque les diverses quiches sur les blancs, il y a deux paires successives :
Enfin, pas vraiment, car en ouvrant le 3/ Muscat sec 2019 du domaine Olivier Pithon et en montrant comment le bilame fonctionne, j'ai enfoncé trop vite l'outil et le bouchon est tombé dedans. Stupeur, arrosage et franche rigolade !
Pas grave, j'ai prévu justement de verser ce muscat aux jolies notes de ... muscat mais surtout de fleurs et de miel, dans plusieurs verres différents : gobelet métal, Inao, Lehmann Jamesse 36 cL, Schott Zwiesel Beaujolais, Zwiesel vins rouges jeunes : tout le monde a compris l'importance du verre, même si sur les verres  adaptés, l'impression générale est similaire.
Le Muscat sec est bien sec, fruité, floral, pas très long en bouche mais bien équilibré. Pas mal du tout.

Finalement, une seule paire et un vin servi à part... avant les rouges.
4/ Riesling grand cru Hengst 2016 du domaine Josmeyer : ouvert aussi avec le bilame, ben là, je ne me loupe pas et la démonstration est enfin concluante
Belle robe jaune claire, nez pétrollant gentiment, mais des fleurs et fruits blancs, coing notamment, rendent ce vin séducteur. Et la bouche est bien construite, fraîche, sèche mais tout le monde perçoit un peu de sucre résiduel... mais peu marqué. Encore très jeune, ce riesling est fort plaisant à table, par sa droiture et son élégance. Contraste recherché avec l'autre vin, plus jeune, à l'équilibre différent :
5/ Pouilly-Fuissé Les Pierrotes 2020 du domaine Clos des Rocs (Olivier Giroux)
Nez plus tertiaire, sur la vanille, les épices, mais contrebalancé par la poire et l'acacia. Bouche plus puissante, mais équilibrée, ce chardonnay plaît également à l'assemblée.

Le dernier blanc est donc servi à part. Je l'ouvre, j'annonce solennellement que si le vin n'a pas de pet, il devrait beaucoup beaucoup plaire, voire être grand... je l'adore ce 6/ Saumur 2016 du domaine du Collier : robe jaune dorée, nez magnifique sur la poire, le coing, les épices douces, etc., etc. La bouche est magnifiquement équilibrée, le vin long en bouche, le silence se fait. Peu de dire qu'il plaît... et ça me plaît énormément !!! Quel plaisir de voir les conversations s'arrêter et les visages s'illuminer puis les discussions autour de ce vin excellent .

Les quatre rouges ont été ouverts à 10h le matin. Les deux premiers, un peu durs à l'ouverture, ont été carafés 2h puis remis en bouteille, simplement rebouchée.
J'ai choisi le matin de bonne heure le thème des rouges : horizontale de 2017, millésime qui me semble intéressant en ce moment.

7/ Bourgueil Les Marsaules 2017 du domaine Bel Air
Robe grenat, de concentration moyenne. Nez légèrement sur le poivron mais surtout sur le poivre et le cassis et la framboise. Appétant. Bouche avec à la fois des tannins veloutés et une acidité qui apporte de la fraîcheur. Joli vin qui accompagne à merveille les charcuteries délicieuses d'Odillard, le boucher-traiteur que j'adore à Taverny.

8/ Côte de Bourg, Château Falfas 2017
Robe plus foncée, nez de cassis et d'épices, de mûre. Bouche classique d'un bon cru bordelais fort intéressant à table.

J'ai de plus en plus de mal d'attirer l'attention de mes commensaux, les discussions et les rires fusent. Mais quel bonheur !

Allez, on enchaîne sur la seconde paire de rouges, deux découvertes récentes dont je raffole, on change de registre et on part plus à l'est et le sud :

9/ Côtes du Rhône Vieilles Vignes 2017 du domaine St Patrice
Robe grenat, nez fraise/laurier, poivre. Çà ressemble à du Reynaud, mais non, c'est différent. Longueur moyenne, c'est toujours aussi bon, même si un peu plus de complexité et de structure lui confèrerait une grandeur "reynaudienne", alors que cette bouteille reste à terre. Mais à environ 14€, c'est très très bon.

10/ IGP Collines Rhodaniennes "Intuitions" 2017 du domaine Nicolas Badel
Robe un peu plus profonde, grenat aux bords violacés. Nez sur le cassis, je ressens l'olive, le lard, la cerise. Complexe et la bouche est élégante, les tannins sont veloutés et la longueur en bouche bonne. Le vin coule tout seul... Non, faut recracher bien sûr ! Trop tard pour certains... leur crachoir est en grève

Et cela passe bien avec un plateau de fromages de compétition de mes fromagers préférés (j'ai peut-être eu la main lourde sur le coup, Oliv aurait été ravi), complété (soyons fous !) de fromages de chèvre frais de la ferme de Chauvry, on ne peut pas faire plus local. D'ailleurs, plusieurs participant(e)s ont sursauté quand je leur ai dit que les blancs se mariaient généralement mieux avec les blancs. Donc, j'ai invité les participants à goûter plusieurs fromages avec certains blancs (le Saumur et le Pouilly-Fuissé notamment) et de comparer leurs sensations avec les rouges. Très instructif.

Je renonce finalement à un Vouvray 2008 devant les cris d’orfraie de deux amies... 
J'ouvre quand même le 11/ Gaillac doux les Gravels 2009 du domaine Rotier, on va pas tourner à sec, nom di diou
Robe cuivrée, brillante, nez sur l'abricot, les fruits jaunes, épices. L'équilibre se fait sur un moelleux élégant et frais, pas un monstre de puissance, malgré les 90g/L de sucres, mais le vin est presque rafraîchissant et nullement pâteux. Évident sur la salade de fruits délicieuse.

On se finit avant d'aller au lit avec un dernier vin, accompagnant des gâteaux marocains délicieux et gourmands d'une boulangerie d'Argenteuil :
12/ Maury 2017 de Jeff Carrel
Robe grenat, nez magnifique sur la mûre, fruits noirs, cerise à l'eau de vie, le café, le cacao grillé, vin puissant (17%), aux sucres (116 g/L) parfaitement intégrés à une matière mûre. A nouveau, le silence s'installe (bon, la fatigue commence à se faire sentir, surtout pour la jeune retraitée qui vient de faire 200km à vélo dans la journée ). Mais qu'est-ce que c'est bon, c'est régressif, waouh ! Ce Jeff Carrel est d'un talent peu commun. Y'a-t-il une cuvée décevante dans toute sa gamme ? Et à des prix doux en plus. Chapeau bas !

Ça faisait longtemps que je n'avais autant ri. Quand tout s'aligne, les vins, les mets, la qualité des personnes, quel bonheur dont il faut jouir pleinement. Et je crois que l'un des participants semble avoir oublié, au moins le temps de la soirée, sa peine d'un deuil récent. Cette soirée restera à jamais dans ma mémoire comme l'un des moments les plus heureux.
A refaire.
 
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01 Avr 2023 20:37 #16

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d'abord merci pour tes comptes-rendus toujours très instructifs de tes dégustations ludiques - cela donne des idées !

Sinon: un commentaire m'a intrigué :

5/ Pouilly-Fuissé Les Pierrotes 2020 du domaine Clos des Rocs (Olivier Giroux)
Nez plus tertiaire, sur la vanille, les épices, mais contrebalancé par la poire et l'acacia. Bouche plus puissante, mais équilibrée, ce chardonnay plaît également à l'assemblée.


Nez plus tertiaire sur un 2020 ? oyxdation très prématurée ? manque de protection en SO2 ? Ou juste une aromatique un peu inhabituelle ?

Ralf

Amateur depuis 30 ans, sur LPV depuis 16 ans, caviste depuis 3 ans
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02 Avr 2023 11:16 #17

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet En marge de l'atelier dégustation - atelier/repas amical

Bonjour Ralf,

merci pour ton mot très sympa.
Il ne s'agit pas d'oxydation, mais de notes liées à l'élevage du vin. Primaire = inhérent aux cépages, secondaire = issu de la fermentation et tertiaire = élevage et ce qui s'en suit.
Donc, pas d'inquiétude à avoir, ce Pouilly-Fuissé était très bon, mais plus élevé et plus "fardé" en quelque sorte que le riesling de Josmeyer.

Bon w.e.
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02 Avr 2023 11:24 #18

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alors là on va relancer le vieux débat sur les termes car pour moi : secondaire = vinification et élevage et tertiaire = vieillissement

pour toi, les arômes liés au vieillissement seraient donc "quaternaires" ? 

Ralf

Amateur depuis 30 ans, sur LPV depuis 16 ans, caviste depuis 3 ans
02 Avr 2023 11:41 #19

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Réponse de Jean-Loup Guerrin sur le sujet En marge de l'atelier dégustation - atelier/repas amical

Merci Philippe pour tous ces CRs pleins de vie !
Et merci à Oliv qui, en en remontant certains dans les fils des domaines, a attiré mon attention sur ces témoignages que j'avais ratés.

À une prochaine rencontre j'espère !

Jean-Loup
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02 Avr 2023 11:49 #20

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet En marge de l'atelier dégustation - atelier/repas amical

Je sais, Ralf, mais c'est présenté comme cela dans la littérature œnologique. J'ai suivi ce qui semble communément admis.
Difficile pour les participants de s'y retrouver ensuite si la littérature classe autrement et de façon systématique.
Je ne serais pas contre l'idée de notes "quaternaires" mais on peut les classer dans la suite (ou conséquences) de l'élevage
02 Avr 2023 11:51 #21

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet En marge de l'atelier dégustation - atelier/repas amical

Merci Philippe pour tous ces CRs pleins de vie !
Et merci à Oliv qui, en en remontant certains dans les fils des domaines, a attiré mon attention sur ces témoignages que j'avais ratés.

À une prochaine rencontre j'espère !

Jean-Loup

 

Bonjour Jean-Loup,

merci infiniment pour ton message. Oui, au plaisir de te rencontrer.
Un immense merci également à Oliv, envers lequel je présente mes plus plates excuses pour ce travail fastidieux que j'ai repoussé jusqu'à maintenant. Hommage à son immense dévouement pour notre forum. Oliv est grand, dans tous les sens du terme !
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Alex
02 Avr 2023 11:56 #22

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Réponse de Jean-Loup Guerrin sur le sujet En marge de l'atelier dégustation - atelier/repas amical

Je sais, Ralf, mais c'est présenté comme cela dans la littérature œnologique. J'ai suivi ce qui semble communément admis.

Effectivement, Ralf, Philippe a raison, et je pense comme toi que c'est idiot de mettre sous un même terme les arômes issus de l'élevage et du vieillissement. J'avais, il y a quelques années, proposé de retenir une terminologie plus adaptée au sein de la communauté LPVienne, sans grand succès... Je crois que je proposais de regrouper les arômes issus de la fermentation et de l'élevage sous le terme secondaire.
Ceci étant certains LPViens font la "faute" dans l'autre sens, en qualifiant de secondaires les arômes de vieillissement...

Jean-Loup
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02 Avr 2023 12:05 #23

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je pense que la différence vient des contextes différents :

un oenologue boit les vins en début et en fin d'élevage et peut donc théoriquement distinguer les arômes des deux phases tandis qu'un dégustateur ne goûte que le produit final (même en fût on goûte des produits en fin d'élevage)

et le boulot des oenologues est fini quand le produit est en bouteille et les arômes après 5/10/15 ans ne font pas partie de leur mission.

mais regrouper arômes d'élevage et de vieillissement  en bouteille sous un même terme me paraît peu approprié tant les arômes sont différents - allons donc pour "quaternaires" !

Ralf

Amateur depuis 30 ans, sur LPV depuis 16 ans, caviste depuis 3 ans
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02 Avr 2023 12:33 #24

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j'aurai dit pour le vin:
Primaire = fermentation ( dépend des arômes primaires du raisin, des levures et conditions de fermentation ). Primaire raisin n'est pas primaire vin, un nez vin variétal n'étant qu'un arôme typique du cépage qui a été exacerbé et / ou non masqué par le levures et conditions de F°.
Secondaire = élevage
Tertiaire = le bouquet du vin au vieillissement. 

Ca n'engage que ma personne, hein.

EDIT: un vin variétal au stade de la commercialisation est donc un primaire variétal, qui ensuite a eu un élevage non masquant, et donc le tertiaire est peu ou pas développé pour ne pas le masquer non plus.
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02 Avr 2023 13:33 #25

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Réponse de Ilroulegalet sur le sujet En marge de l'atelier dégustation - atelier/repas amical

j'aurai dit pour le vin:
Primaire = fermentation ( dépend des arômes primaires du raisin, des levures et conditions de fermentation ). Primaire raisin n'est pas primaire vin, un nez vin variétal n'étant qu'un arôme typique du cépage qui a été exacerbé et / ou non masqué par le levures et conditions de F°.
Secondaire = élevage
Tertiaire = le bouquet du vin au vieillissement. 

Ca n'engage que ma personne, hein.

EDIT: un vin variétal au stade de la commercialisation est donc un primaire variétal, qui ensuite a eu un élevage non masquant, et donc le tertiaire est peu ou pas développé pour ne pas le masquer non plus.

Le WSET distribue les ordres d'arômes selon cet ordre en tout cas.

Sven. Curieux de tout, prédilection pour les vins blancs légers et européens.
02 Avr 2023 13:45 #26

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alors là on va relancer le vieux débat sur les termes car pour moi : secondaire = vinification et élevage et tertiaire = vieillissement
 


Réduire le primaire au cépage seul n'aurait pas grand sens, car à part le muscat la plupart des cépages ont des arômes dits variétaux qui sont inodores ou peu odorants, et seule une "bonne" levure permet de révéler l'arôme. 

La vinification se découpe donc en 2 phases:
Le primaire pour les levures,
Le secondaire pour les bactéries puisque la FML n'est qu'une possibilité technique, donc un choix de vinification, la faire ou pas. 
02 Avr 2023 14:28 #27

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet En marge de l'atelier dégustation - atelier/repas amical

j'aurai dit pour le vin:
Primaire = fermentation ( dépend des arômes primaires du raisin, des levures et conditions de fermentation ). Primaire raisin n'est pas primaire vin, un nez vin variétal n'étant qu'un arôme typique du cépage qui a été exacerbé et / ou non masqué par le levures et conditions de F°.
Secondaire = élevage
Tertiaire = le bouquet du vin au vieillissement. 

Ca n'engage que ma personne, hein.

EDIT: un vin variétal au stade de la commercialisation est donc un primaire variétal, qui ensuite a eu un élevage non masquant, et donc le tertiaire est peu ou pas développé pour ne pas le masquer non plus.



 

C'est exactement ce que j'avais en tête en préparant mon premier atelier en août dernier.
Mais la littérature usuelle (collections diverses chez Hachette, Dunod, etc.) segmentent de la même façon que celle que j'ai indiquée ci-avant.
Emile Peynaud et Jacques Blouin distinguent les arômes tertiaires des deux précédents en parlant de "bouquet" (page 57 de l'édition de la 3ème édition de leur livre "Le goût du vin"), en indiquant que ceux-ci correspondent soit à l'oxydation (vins élevés au contact de l'air), soit à la réduction (vins élevés en fûts, on peut ajouter la cuve ou amphore par ex., ou conservés et vieillis sous verre). J'ai vu que certains ouvrages allaient dans ce sens mais indiquent toujours qu'il s'agit d'arômes tertiaires.
Pour ma part, j'ai à l'esprit - peut-être à tort ? - que les arômes primaires sont ceux présents dans le raisin (muscat par ex.) ou dont les précurseurs sont simplement révélés par la fermentation et/ou par l'élevage, mais dans leur versant neutre, sans influence de l'action aromatique des levures (arômes secondaires) ou du mode d'élevage (tertiaires). Donc des arômes qu'on devrait retrouver selon les cépages quelque soit les modes de fermentation ou d'élevage, comme les fameuses notes de "pétrole" du riesling, de litchi ou rose sur le gewurztraminer, d'abricot sur le viognier, de truffe ou de mûre sur le merlot, cassis et lard fumé sur la syrah, la pomme ou la gelée de coing sur le chenin, etc. 
 
02 Avr 2023 14:34 #28

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Reste le problème de l'apport du bois. Pour pas mal de blancs et quelques rouges (vinif intégrale), la barrique est utilisée pour les vinifications. Les arômes qu'elle apporte sont-ils primaires ou secondaires ? 

 

Eric
Mon blog
02 Avr 2023 14:39 #29

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet En marge de l'atelier dégustation - atelier/repas amical

Eric, même l'apport du bois lors de la fermentation, qu'il sera difficile de distinguer de la part de l'élevage en aval, sera classée dans les arômes tertiaires.
02 Avr 2023 14:40 #30

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