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Jura Winter Tour 2022 : Soirée éclectique

  • chrisdu74
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Jura Winter Tour 2022 : Soirée éclectique a été créé par chrisdu74

au Jura Tour, c'est toujours un plaisir de se retrouver; le scénario est maintenant bien rodé, on commence le week-end par une soirée éclectique
Jura Winter Tour 2022 : Soirée éclectique

On est aussi de plus en plus efficaces et surtout nos estomacs trahissent notre âge, pas une lichette de charcut’ même pas une gorgée d’apéro, on attaque le menu bille en tête

 
 Saumon bilatéral sur choucroute et sauce au genièvre et une superbe triplette alsacienne
 
 
Alsace Riesling GC Rosacker 2008,  Domaine Agapé, Vincent Sipp
Un vin qui attaque sur un fruité en douceur puis enchaîne sur une trame acide très longue, superbe; petit sucre perceptible qui égaye la finale; un vin au style très pur qui m’a fait penser au Trimbach F.E 2008
 
Alsace Riesling GC Rangen de Thann 2007, Zind-Humbrecht (pas à l'aveugle)
Nez miellé avec une touche de fruits exotiques à l’aération. La bouche acidulée paraît moins dense que le précédent avec même un petit plat aromatique avant de décoller sur la finale très longue et complexe.
J+4, le dernier verre présente un début d’oxydation au nez (pomme) mais s’avère encore très correct et fruité sur une poêlée de saint-jacques. Un vin qui aura mis une bonne douzaine d’années à se révéler mais ça valait la peine d’attendre, encore que cette bouteille semblait un poil moins puissante que celle bue en octobre 2021, c'était la dernière de toute façon
 
Alsace Riesling Frédéric Emile 2010, dom Trimbach
Au nez une très légère note hydrocarbure, la bouche est très puissante et riche mais ça goûte très sec et salivant, je suppose un terroir calcaire
 
 
Notre guest Chef Arnould alias LeTeckel assisté de sa brigade de coaches et autres consultants nous propose alors un très gourmand
 
 
Ris de veau à la crème et aux morilles
  

Pouilly-Fuissé Clos de M. Noly 2006, Domaine Valette (pas à l'aveugle)
Quelques notes de volatile au nez, la bouche présente des arômes évolués sur le miel, les agrumes, la bergamote mais surtout une acidité et une puissance impressionnantes, salivante sur une finale presque tannique
 
Santorini, Assyrtiko de Louros Vignes Centenaires 2014, dom. Hatzidakis
Le challenger est un peu en retrait devant une telle démonstration mais ne fait pas pâle figure pour autant; c’est puissant et sec avec un joli fruit, très sec même avec là aussi une certaine tannicité, un peu peau d’agrumes; j‘imagine que ça pourrait être un beau savagnin ouillé mais quand on annonce un vin étranger, je pense à un assyrtiko de Santorin pour en avoir bu il y a quelques semaines
 
 
 on enchaîne par une Pintade forestière et embeurrée de chou vert
  
 
Clos des Lambrays 1990
Le nez du premier est sur la fraise, la bouche plutôt fine et acide, avec des notes de liqueur de cassis (les fruits macérés sans le sucre), très complexe
 
Chambertin Clos de Bèze 1998, Joseph Drouhin
Celui-là est sur un fruité plus frais et vif, fruits rouges; acidité finale de la bouche plutôt tendue avec néanmoins un soupçon de volupté, des notes de cassis là encore
 
Bonnes Mares 2002, domaine Bart
 Le troisième présente un nez moins aromatique mais frais, très beau fruit en bouche, un peu de réglisse, impression générale de jeunesse
 

A juste (re)lire ces maigres notes ça n’a pas l’air l’extase cette triplette? En même temps s’il y a si peu de notes c’est que j’étais plus concentré à me régaler; même si par rapport à «des fois», ces vins auraient manqués d'un peu de velouté en milieu de bouche pour toucher au rhaaah lovely; mais là je chipote, oui je sais quelle ingratitude
 
 Bon c’est pas le tout, il nous restait une dent creuse à boucher alors on a terminé par une petite

 Daube niçoise et tagliatelles maison
 

Faugères 2015 Jadis, domaine Barral
Un chouïa de volatile sur le premier nez mais c’est pour dire (à l'aveugle hein); sinon l’aromatique est sur les fruits noirs assez frais avec une petite note florale et peut-être un petit côté lardé? La bouche pulse bien sur une base très acide, du fruit frais, fraise notamment
 
Terrasses du Larzac 2007 Mas de la Seranne  "Antonin et Louis"
Nez sur le cacao, légèrement vanillé, fruits noirs, épices douces, café au lait; la bouche est assez fraiche, acide avec un aspect

 
Coteaux du Languedoc 2007 Syrah Leone, domaine Peyre Rose
Nez plus vif, fruits noirs et rouges, notes de pot-au-feu; la bouche est très belle, plutôt structurée mais ça garde une certaine buvabilité; pour tout dire c’est le premier Peyre-Rose que j‘apprécie depuis un moment
 
 
 Et pour finir, sur une Verrine poire-chocolat, un Vin de table 2006 Audace, Stéphane Tissot (poulsard passerillé) que je n'aurai pas l’audace de commenter sans notes, désolé
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20 Déc 2022 21:12 #1
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Réponse de leteckel sur le sujet Jura Winter Tour 2022 : Soirée éclectique

Un siège au Juratour, ça ne se refuse pas ! Alors quand Tophe me propose d'y participer, je bloque l'agenda sur le champ 
Quel plaisir de retrouver ce groupe 3 ans pile poil après une première rencontre et aussi de faire la connaissance de "Cousin Hubert", le gars qui vient du Sud, de Paris, originaire du Jura...en fait je ne sais pas trop mais qu'importe quand les rencontres sont belles.
Toujours impressionné de voir comme ça s'active en cuisine pour moi qui ne suis même pas un amateur, tout juste un apprenti plongeur.

Bon, à l' attaaaaaque...

Alsace Riesling GC Rosacker 2008,  Domaine Agapé, Vincent Sipp

Robe la plus claire des 3.
Nez qui me parle bien Riesling : agrumes confits, léger pétrole.
Bouche traçante, saline, salivante.
Rien ne dépasse dans ce vin, c'est d'un classicisme d'école et ça me fait furieusement penser à FE...sauf qu'il est sous une autre chaussette.
Mon préféré de la série...et de (très) loin le moins onéreux.

Alsace Riesling GC Rangen de Thann 2007, Zind-Humbrecht

Robe évoluée.
Beau nez, déjà miellé...ça annonce du SR.
Bah non, ça goûte sec, c'est très bon mais il y a un chouilla de déception tant le nez annonçait du lourd.

Alsace Riesling Frédéric Emile 2010, dom Trimbach

Nez un peu fermé.
Bouche avec un léger gras, il y a un petit creux en milieu de bouche mais la persistance est importante sur la finale avec un sentiment d'enrobage de l'acidité.

Une paire d'OVNI va suivre :

Pouilly-Fuissé Clos de M. Noly 2006, Domaine Valette

Nez miellé et sur des arômes d'orange.
Bouche puissante portée par une acidité totalement enrobée dans une matière riche. La persistance est énorme...
Le type de vin qui ne laisse pas indifférent et forcément clivant car ça ne ressemble pas à grand chose de connu et surtout pas à une façon locale de travailler le chardonnay.
Perso, j'ai adoré   !

Santorini, Assyrtiko de Louros Vignes Centenaires 2014, dom. Hatzidakis

C'était un vrai risque de proposer cet apport au groupe mais je me disais que l'accord pouvait vraiment bien se faire avec les ris (très, trop ?) crémés.
Le nez est vraiment difficile à définir et fait un peu fermé à côté de l'explosivité du Pouilly.
En bouche, le vin se développe sur une aromatique un peu miellée et sur l'encaustique.
Certes, l'alcool se ressent mais le vin conserve son équilibre...on ne sait pas trop comment car c'est quand même riche. Le conseil de celui qui me l'avait fourni (Merci JP ) de conserver le vin le plus frais possible s'est avéré judicieux.

1ière triplette de rouges :

Clos des Lambrays 1990

Robe trouble, presqu'inquiétante...inquiétude vite levée.
Le nez est un peu sanguin et développe ensuite des notes de fraise.
A peine de tannins qui rendent le vin bien vivant. Le lendemain midi, le vin bu sans ses "concurrents" me parait encore bien meilleur.

Chambertin Clos de Bèze 1998, Joseph Drouhin

Nez encore bien fruité sur des notes de cassis évidentes mais le champignon et le sous-bois pointent pas très loin il me semble.
Bouche d'une belle finesse et de grande persistance même si l'acidité du vin pourrait à peine déranger. Je chipote hein car c'est très bon.

Bonnes Mares 2002, domaine Bart

Nez qui renarde un peu au départ (réduction ?) mais un joli fruit arrive derrière.
La bouche est bien fruitée, portée par une jolie acidité et même s'il reste du tannin, ce vin me fait la plus belle impression de la série, sans doute parce que c'est le moins "évolué" et qu'il correspond mieux à mes goûts.

A ce propos, même si je dois bien reconnaitre que ce sont 3 vins assez irréprochables, je ne peux m'empêcher une nouvelle de fois de penser que le pinot n'est pas le cépage qui me transporte le plus. Je sais, je vais me faire sniper , mais je trouve qu'au final les 3 vins se ressemblent beaucoup et que donc, j'ai du mal à en sortir un coup de cœur. Mais attention, c'est juste affaire de goût...

2ième triplette de rouges :

Celle là est sans doute moins "parfaite" mais elle m'a vraiment emballé, au moins pour 2 vins.

Faugères 2015 Jadis, domaine Barral

J'ai choisi le risque avec mes propositions d'apport...et j'avoue que je suis bien content de faire boire ce vin à l'aveugle, évitant ainsi tous les a priori 
Nez épicé, fruité...à l'aveugle, j'aurais pu partir sur un rhône nord tant le nez fait syrah jeune. 
La bouche est conforme au nez, épicée et avec beaucoup de fruit. Certes, il y a du tannins qui laisse penser que le vin peut vieillir mais c'est tellement gourmand comme ça qu'on a vraiment pas envie de tenter le diable, même si perso je n'ai jamais eu de déconvenues.

Terrasses du Larzac 2007 Mas de la Seranne  "Antonin et Louis"

Nez sur les fruits noirs, c'est sanguin, avec du cacao. Eric définit assez bien l'ensemble :c'est "mat".
Le tannin est plutôt fin mais l'aromatique chocolatée n'est définitivement pas ma came.

Coteaux du Languedoc 2007 Syrah Leone, domaine Peyre Rose

Immédiatement, je trouve que le nez fait très syrah, une pointe de café mais aussi un joli fruit.
La bouche est tannique, assez puissante mais le vin conserve une belle gourmandise 
La forme de la bouteille interroge vraiment. Au lieu de m'aider à deviner la provenance du vin, à chaque fois ça me perd totalement...et à chaque fois, je suis vraiment emballé par cette cuvée déjà bue sur les millésimes 2002, 2003 et 2005.

Comme Chris, pas trop de souvenir du susucre final, mais ce n'était pas l'éclate...de l'aveu même de son apporteur également d'ailleurs. En même temps, la saturation comme à poindre...comme la fatigue.

Je laisse 3 furieux (s') achever la soirée avec un breuvage à 40° acquis l'après-midi même à Chateau-Chalon, et m'en vais (essayer de) dormir des étoiles plein les yeux !


 

ArnoulD avec un D comme Dusse
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25 Déc 2022 19:55 #2

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