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2022 : une année à oublier mais pas le 31/12 … pour les vins et les amis !

  • Fred1200
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2022 : une année à oublier mais pas le 31/12 … pour les vins et les amis !  


Comme beaucoup d’entre nous, 2022 – avec son lot d’incertitudes en tous genres – ne fera pas partie de mon panthéon des meilleures années (et ça commence à devenir une triste litanie).
Heureusement qu’il y a notamment eu quelques bonnes bouteilles pour égayer la morosité ambiante … et aussi quelques amitiés solides pour garder la foi en l’être humain.

En ce sens, le réveillon de la Saint-Sylvestre fut une jolie apothéose … avec une belle concentration d’amis fidèles et de bouteilles de haut vol, servies sur des victuailles de qualité (avec mention spéciale pour le succulent bœuf bourguignon de mon ami Sam).

Comme d’hab’, je suis le dernier à arriver (avec Madame et la marmaille) … les autres convives ont déjà le nez plongé dans le verre de vin blanc que notre hôte du jour a servi à l’aveugle pour entamer les festivités.


Jolie robe dorée (mais pas trop non plus), brillante.

Nez sur les fruits jaunes mûrs, des notes florales et herbacées, des notes boisées assez présentes aussi. Un nez plutôt noble mais fort boisé quand même.

Bouche : on retrouve les fruits jaunes mûrs, les notes florales, quelques épices, des herbes sèches, avec une sensation d’amertume en finale qui se mêle aux notes boisées. C’est mûr, mais il y a de la fraîcheur, c’est assez équilibré. Le vin est racé, peut-être un poil trop élevé pour moi. Bonne longueur. Très bon : 16/20.

Avec mes acolytes, nous penchons pour le Nord de l’Italie. Je tente le Frioul, mais c’est un vin du Piémont … d’un domaine mythique, dont je n’avais jamais goûté un vin. Il s’agit de :
 
Gaja, Rossj-Bass 2012, Langhe
95% Chardonnay, 5% Sauvignon / alc. : 13,5% 


Après l’apéro, avec différents zakouskis orientaux (feuilles de vigne farcies, houmous, tatziki, etc.), arrive la pièce de résistance : un délicieux bœuf bourguignon (pommes duchesse, compote de pomme).

Le premier rouge servi sur ce plat est :

Domaine Rebourgeon-Mure, Pommard 1er Cru Grands Épenots 2010
100% Pinot Noir / Vignes plantées en 1994, sur sol argilo-calcaire, orientation Sud Sud-Est, altitude : 250 m /alc. : 13%
 

Robe : grenat sombre, brillante et moyennement dense.

Nez : pas hyper-expressif, sur des notes de fruits plutôt noirs, des notes grillées et d’élevage, un peu de réglisse et de terre retournée.

Bouche : d’abord assez serrée, la bouche se détendra à l’aération, avec de la fraîcheur, toujours ces notes de fruits noirs, grillées, réglissées, légèrement boisées et terreuses. Bon équilibre et accord très correct avec le bœuf.

Bon vin, avec du potentiel, mais qui n’a pas été suffisamment aéré ou qui doit vieillir encore un peu. Très bien : 15,5/20


On enchaîne sur le plat avec un second rouge : 

Château du Cèdre, GC (Grande Cuvée) 2007, Cahors
100% Malbec / Vieilles vignes sur éboulis calcaires / alc. : 13,5%
 

Robe : très sombre, quasi opaque.

Nez : assez puissant, sur les fruits noirs (mûre, cassis), les épices, la terre, le bois.

Bouche : on retrouve la puissance du nez, mais enrobée dans un fruit noir mûr et frais à la fois. On retrouve les notes épicées, terreuses et boisées du nez. L’expressivité du fruit, conjuguée à la puissance qui n’exclut pas une certaine fraîcheur, donne l’impression de boire un vin bien plus jeune que son âge. L’accord avec le bœuf est très bon.

Très bon vin : 16,5+/20


Pour accompagner les fromages, et vu que nous approchons tout doucement de minuit, nous ouvrons une bouteille de Champagne (mon apport). Il s’agit de :

 Guillaume Sergent, Le Chemin des Chappes, Champagne 1er Cru
50% Pinot Noir, 50% Pinot Meunier / Récolte 2018 (date de dégorgement : juillet 2020) / Parcelle sur sables / Dosage : 1 gr/l

Je découvre le domaine avec ce vin (merci à Grégory de Vinossimo pour la découverte).
 

Robe : assez claire, brillante, bulle fine.

Nez : très intense sur les agrumes, les fleurs blanches, une pointe de fruits secs.

Bouche : bulles abondantes, intenses, mais qui ne masquent nullement le fruité (agrumes, fruitssecs) et l’équilibre de ce Champagne, qui parvient à imposer sa gourmandise au-delà de l’intensité de saveurs. Finale saline et crayeuse. Très bon accord avec le Langres !

Très très bon : 17/20


Nous terminons les fromages et attaquons le desserts (une bûche au chocolat blanc/yuzu/coco une bûche duo de chocolats) avec un second Champagne :

Larmandier-Bernier, Les Chemins d’Avize 2011, Champagne Grand Cru Extra Brut
100% Chardonnay / Vignes d’une quarantaine d’années plantées sur sol très pauvre, avec craie y affleurante / alc. : 12,5%
 

Robe : dorée mais pas trop vu l’âge du vin.

Nez : moins intense et plus austère que le précédent, davantage sur la noisette, les agrumes confits, des notes fumées et légèrement oxydées.

Bouche : là où le Sergent était plutôt intense et large, le Larmandier est plus apaisé et plus long/droit. Aromatique plus évoluée et complexe aussi sur la noisette, les agrumes confits, les notes oxydatives et fumées, une belle minéralité et une amertume finale un peu limite pour moi. Bonne longueur par contre.

Un très bon vin dans l’absolu mais j’ai préféré le précédent. Très bien : 16/20


Et bien voilà … belle façon de clôturer cette année difficile ! 

Merci de m’avoir lu. 

Fred
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03 Jan 2023 22:54 #1
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