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Bombinettes chez les Parigots de LPV

  • legui
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Bombinettes chez les Parigots de LPV a été créé par legui

Pour se consoler de la désastreuse soirée précédente, consacrée à des piètres vins de pays, petites appellations et autres déviances en tout genre, décision avait été prise à l'unanimité de se faire plaisir la fois d'après. Et du plaisir, on en a pris !

On commence par deux bulles, histoire d'attendre les derniers
Champagne Assailly, grand cru cuvée réservée : un champ' sentimental, apporté par l'un de nous, fait par son défunt parrain... Difficile dans ces conditions de lui trouver des défauts ;) Disons que c'était assez riche, facile d'accès. Jolie entrée en matière
Champagne Ruinart Blanc de blanc sans année... mais qui a bien 30 ans d'âge.. ça s'annonce pas mal au nez, j'aime beaucoup cette évolution... Mais la bouche est un peu dissociée. Bu pour la science donc.

Alsace Riesling grand cru Brand, domaine Boxler, 2016. Un nez qui ne ment pas sur son origine, ça pétrole gentiment. La bouche est tranchante, avant qu'une très légère sucrosité n'apparaisse, presque par surprise. J'aime beaucoup...

Condrieu Gangloff 2020. Grosse déception ici, après un 2016 que j'avais adoré, qui était presque bourguignon dans l'âme ! Ici tout est lourd. Un nez trop riche, une bouche à l'avenant... retendue par une amertume finale de bon aloi... sauf qu'à la toute fin, et bien l'amertume elle devient franchement envahissante ! Dommage. Peut-être que dans quelques années tout ça se sera remise en place ?

Mâcon-Pierreclos "1er jus de Chavigne", Guffens-Heynen 2015. Là, y'a de la richesse, mais c'est pas pataud du tout. C'est même gourmand. On sent bien sûr un gros élevage, ambitieux, le jus est très mûr... mais tout est équilibré. J'aime bien. Pas sûr de finir la bouteille, mais très plaisant.

Santenay 1er cru Le Beaurepaire, Jean-Marc Vincent 2018. Assez discret de prime abord, ce vin n'aura pas fini de nous surprendre. A l'aération, il déploie ses ailes, et finit magnifiquement ! Très élégant, fin, serré. J'aime.

Transition vers les rouges opérée en douceur par ce Morgon Corcelette de Daniel Bouland, 2010 : ouvert la veille au soir, tout y est ! Un nez riche de petits fruits rouges très mûrs, une belle longueur en bouche, une trame acide qui ne trompe pas sur le cépage... Moi, évidemment, j'aime ça.

Saint-Julien Clos du Marquis 1989 : un nez de vieux havane, cuir, cèdre, combo gagnant. La bouche est étonnamment jeune. Très joli, même si ce n'est pas ma came habituellement, difficile d'objecter quoi que ce soir de négatif. Merci pour ce jeune vin de l'âge du Christ...

Une paire de Barolo pour comparer :
Barolo Massolino 2011, que j'ai trouvé assez rugueux, moins agréable que le
Barolo Burlotto 2009, sur le cassis "velouté", qui fait que l'ensemble est très gourmand - un comble pour le nebbiolo non ?

Pommard 1er cru Clos Bland d'Albert Grivault, 2010 : peu de plaisir en l'état, des tannins encore trop anguleux... dommage en tout cas. 
Servi en même temps, ce Corton-Bressandes du domaine Prin, 2013, l'a largement emporté en facilité. Un domaine inconnu au bataillon, qui n'existe plus d'ailleurs... mais un vin assez gourmand, peut-être pas au niveau de son appellation si on veut chipoter, et qui n'ira sans doute pas plus loin - ce qui n'est pas très rassurant vu sa relative jeunesse...

Le dernier vin, Vin de pays du domaine des Tours 2017, est une gourmandise à lui tout seul, avec les marqueurs que l'on connaît bien - et qu'il aura fallu aller chercher un peu tout de même, parce que la bouteille a été ouverte 48h avant, ce qui a fait s'évaporer les arômes de soupe de fraise tant attendus...

Dernier vin, parce que le Vouvray moelleux du domaine Foreau, 2003, était affreusement bouchonné (encore un, diront les mauvaises langues !)

Guillaume
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24 Mar 2023 16:51 #1

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Réponse de jeuj sur le sujet Bombinettes chez les Parigots de LPV

Ca me fait peine ce que je lis (encore) sur le Foreau. Où comment un grand Domaine sur le long terme peut auto flinguer sa réputation à force d'économies de bouts de chandelle (ici la qualité des bouchons qu'il aura mis du temps à (re)mettre à niveau (2015 de mémoire)).
 
24 Mar 2023 19:11 #2

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Réponse de leteckel sur le sujet Bombinettes chez les Parigots de LPV

Il peut aussi se passer ça :  Encore une belle soirée chez Jean-Paul et Agnès ! - Page 3 - La Passion du Vin - Results from #60
Evidemment, je ne dis que c'est le cas de la bouteille des Parigots hein.

ArnoulD avec un D comme Dusse
24 Mar 2023 20:56 #3

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Réponse de rafalecjb sur le sujet Bombinettes chez les Parigots de LPV

C'est parti pour cette soirée pour un thème assez libre qui dit grosso modo "torpilles ou quilles qui vous fait plaisir "
--> oui oui, on s'est bien creusé la tête sur celle-ci je vous l'assure


Champagne Assailly, grand cru cuvée réservée
Très beau nez, tendu, floral et un cote gourmand/sucré
Bouche : Initialement un peu moins avenante que le nez, avec de la matière, une bulle plutot chouette mais un peu d'aspérité au milieu de bouche je trouve.
La 2e gorgée 4min plus tard montrera beaucoup plus d'harmonie en bouche avec une belle finale sur laquelle je retrouve des marqueurs du nez avec notamment des fleurs et du fruits.
Très bien au final
16/20

Champagne Ruinart Blanc de blanc
Nez moins gourmand, plus sec avec de notes médicinales.
Bouche : c'est frais en attaque avec un coté croquant. Agréable dans un style différent du précédent. Quelques notes de pomme granny au milieu, la trame fait sec. L'amertume ressort un peu sur la langue avant une finale plutot courte.
C'est agréable mais moins appréciable pour moi. On a tout de même du mal a croire que le vin a 20 ans !
14,5/20

Alsace Riesling grand cru Brand, domaine Boxler, 2016
Mon premier Boxler et je dois dire que je reste sur ma faim.
Nez : Citron et pétrolé, un côté tranchant, un peu stricte
Bouche : Droite très verticale sur une matière bien équilibrée. On sent de la profondeur. Au milieu de bouche, le vin est toujours droit, bien là.
Finale de longueur moyenne sur ce côté pétrolé.
C'est un vin très bien fait mais qui manque cruellement d'âme pour moi. Ca n'est pas très vivant je trouve
14,5 / 20

Condrieu Gangloff 2020
Nez : très tarte aux fruits, abricots et pêches. Très gourmand (presque trop) et très frais dans le ressenti
Bouche : très ronde en attaque. Très vite la matière tapisse le palais avec une certaine épaisseur. Je n'ai que peu d'expérience sur ce cépage mais il me rappelle un 100% Viognier commandé sur Valp il y a quelques années. Certains de mes confrères lancent "Condrieu", mais comme j'en bois jamais, je ne peux pas trop me prononcer.
Fin de bouche sur cette sensation de palais tapissé et d'amertume prononcee. Je ne suis clairement pas amateur de ce type de vin.
Grosse étiquette à la levée de chaussette qui me laisse un peu de marbre ;)
13-13,5

Mâcon-Pierreclos "1er jus de Chavigne", Guffens-Heynen 2015
Nez : très "souffré" avec un côté sésame grillé/brulé lancé par Flo et qui me parle
Bouche : Très bel équilibre sur une matière épanouie, large mais avec un peu de fraicheur jusqu'en finale. Y'a du vin et de la matière sans aucun doute.
Un style très différent du suivant (dont c'est la paire) mais qui a tout autant son charme (même pour moi qui aime beaucoup la tension)
15

Santenay 1er cru Le Beaurepaire, Jean-Marc Vincent 2018
Nez : discret sur un côté beurré + pointe végétale
Bouche : Très chouette attaque sur une matière bien présente : sésame et brioche avec des petits retours d'acidité. Finale sur cette dynamique, avec un petit ressenti d'élevage. Je pars sur un chardonnay jeune d'un millésime un peu solaire.
J'aime beaucoup
15,5

Morgon Corcelette de Daniel Bouland, 2010
Nez: petits fruits rouges et un petit côté évolué
Bouche : un peu en deça. Equilibre en attaque, mais on sent encore des tannins pas très fins, et un peu d'astringence apparait sur la langue. Il y a de la longueur mais ca manque de profondeur et de finesse.
Déception à la levée de chaussette moi qui adore ce vigneron ! (je me demande si je dois ouvrir mon VV 2014 ou 2015 pour ne pas être décu)
13,5

Saint-Julien Clos du Marquis 1989
Nez : alors au début c'est pas folichon, je demande même à mes camarades si ils sentent pas un côté bouchonné ??
Et derrière je sens un peu de poivron
Bouche : la bouche va tout de suite me faire taire, avec une attaque ronde, du velouté, des tannins suaves.
De l'élégance et de la droiture. Encore Incapable de distinguer rive droite ou rive gauche, je pars juste sur un bordeaux noble de 25 ans d'âge...
presque pas loin ;)
15-16

Barolo Massolino 2011
Nez: On sent une grosse puissance, quelques fruits, mure et pointe menthol
Bouche : matière équilibrée, un peu serrée. Beaucoup de tannins mais le tout est porté par une belle élégance
Je suis incapable de situer ce vin
15

Barolo Burlotto 2009
Nez: Fruits rouges d'abord puis une sensation de grosse matière, avec une petite sucrosité (c'est pas forcément ce qui me plait)
Bouche : D'abord un peu brouillon, le vin gagne en équilibre au 2e verre, porté par une belle acidité qui enrobe la matière. Une belle fin de bouche
14,5-15

--> une chouette paire pour découvrir des Barolo évolués

Pommard 1er cru Clos Bland d'Albert Grivault, 2010
Nez: un côté pruneaux, fruits rouges confiturés
Bouche : assez rèche au départ. de l'astringence
Quelques minutes plus tard, le vin se montrera beaucoup plus délicat, avec de la rondeur et un peu de finesse. Beaucoup plus ma came !
15-15,5

Corton-Bressandes du domaine Prin, 2013
Nez : petits fruits rouges assez éclatants, un nez très aromatique et très fin
Bouche: Hyper élégante, la matière est douce, droite avec une sensation suave, élancée. Ca manque un peu de longueur mais j'aime beaucoup !
15,5-16

Domaine des Tours, Vdp 2017
(Mon apport)
j'avais ouvert le vin 48h avant et le nez était plein de thym et de guarrigue, puis avec des fruits rouges (dont la fraise) écrasées. La bouche était serrée, mais tout de même suave et gourmande. La fin de bouche était moins avenante car ca chauffait vite sur le palais, l'alcool était rapidement présent sur les papilles.
Avec les lpviens, le vin se montre moins démonstratif au nez, beaucoup plus en retrait.
La bouche a encore gagné en finesse,avec un côté très juteux et suave que j'aime beaucoup. Mais l'alcool revient sur la finale, alors de manière moins prononcée qu'il y a 48h mais c'est bien là
15

Legui a bien résumé la fin de soirée sur ce Foreau bouchonné (mon 2e apport)... tristesse j'avais envie d'un bon vieux Chenin --> BVC
je demande l'ajout de ce sigle au glossaire LPV svp !

(qui n'a pas envie de finir un repas sur un BVC ?? )

Un très bon niveau ce soir, pas de coup de coeur mais du très bon niveau. Grosse déception sur mon premier Gangloff blanc... bon bah quand on est pas fan du viognier faut le laisser aux autres !!

Encore une belle soirée avec cette équipe, c'est toujours un plaisir et merci à mon copain pour l'accueil !

cheers

 

@marco
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26 Mar 2023 22:02 #4

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Réponse de BJambon sur le sujet Bombinettes chez les Parigots de LPV

Soirée torpillettes où j’ai assez mal goûté les vins qui pourtant ne présentaient pas de déviances en apparence. Mariages ratés ou lune pas dans son assiette, mystère…

On commence par un Champagne Assailly, Grand Cru cuvée réservée, un nez timide n’ayant pas grand-chose à dire mais une jolie bouche assez classe, qui présente une aromatique gourmande et assez riche, TB, et à prix doux. Servi avec un Champagne Ruinart Blanc de blanc avec près de 20 ans de bouteille. Ca se sent au nez : champignons, chocolat, toast grillé, la bouche est un peu à la traine, ça manque de peps et de relance, il a fait son temps on dirait, TB- pour l’expérience.

Viennent ensuite les blancs avec ce Riesling Grand Cru Brand, domaine Boxler 2016, ça pétrole gentiment, fruits exotiques, une bouche assez tranchante qui se développe sur des amers finaux, sans vices ni vertus et surtout sans plaisir, B. Puis vient un Condrieu Gangloff 2020, le Condrieu pour ceux qui n’aiment pas le Condrieu d’après celui qui m’a vendu la bouteille… spoiler c’est raté. Nez fruits jaunes, abricots tout le monde trouve en une seconde, aromatique de Condrieu tout ce qu’il y a de plus classique, fin de bouche horriblement raide sur l’alcool à bruler, qui dure et qui dure… grosse déception.

Au moins ces deux la étaient facilement trouvables à l’aveugle. On enchaine avec un Mâcon-Pierreclos "1er jus de Chavigne", Guffens-Heynen 2015, joli nez sur la réduction, popcorn, un style droit, classe, pas très excitant à vrai dire même si bien construit, B+. Servi avec un Santenay 1er cru Le Beaurepaire, Jean-Marc Vincent 2018 dans un style plus joufflu au nez comme en bouche. Il s’ouvre progressivement et prend ses aises sur des notes de joli chardonnay bien élevé en finesse, TB.On attaque les rouges avec ce Morgon Corcelette de Daniel Bouland, 2010, un nez de petits fruits rouges, presque sucré, ça se gâte en bouche, une aromatique évoluée mais surtout un vin en demi corps qui ne laisse en bouche que des tannins mal élevés et accrocheurs, AB. Puis vient ce Saint-Julien Clos du Marquis 1989, qui (cabernet) sauvignonne dur au nez sur les fruits noirs et le poivron mûr, une touche de cèdre. La bouche, elle, déploie ses tannins veloutés, ce qu’il faut de corps, de classe et de puissance. Comme quoi un bon Bordeaux à maturité des fois… TB. Surprise à la levé de la chaussette, je lui aurai donné 15 ans de moins.

Deux copains ensuite que je n’ai pas aimé Barolo Massolino 2011 & Barolo Burlotto 2009, un touché de bouche fluet, ou aérien au choix 😉, sur une matière rigide et austère, relancée par des tannins serrés et accrocheurs, chiant au possible.

On revient à la maison avec ce Pommard 1er cru Clos Blanc, Albert Grivault 2010, au nez ça pinote, en bouche par contre c’est dur, peu aromatique, anguleux, j’ai terminé la bouteille le lendemain, pas mieux. Un Premier Cru pareil et sur 2010 en plus… la Bourgogne que l’on n’aime pas. Servi avec un Corton-Bressandes, Domaine Prin 2013, qui présente un nez éclatant et gourmand sur les fruits rouges écrasés. Une matière flatteuse, ronde, assez glou-glou… ah c’est un Grand Cru ? Oups tout de suite ça se gâte, TB- quand même. 
On finit les rouges avec ce Domaine des Tours, Vdp 2017, un nez presque Anglorien, hyper explosif sur le cassis, le bonbon. En bouche on retrouve les marqueurs, fraise écrasée, matière un peu sucrée, la pointe chauffante en finale ne me dérange pas. L’aromatique est un poil too much quand même. TB-, j’avais mieux goûté la même bouteille il y’a quelques mois, les mystères du nombre d’heures d’aération sûrement…

On finit par notre traditionnel sucre bouchonnée, et pas qu’un peu celui-là, Vouvray moelleux du domaine Foreau 2003, merci d’être passé.

Top 3
Clos du Marquis
JM Vincent
Corton
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27 Mar 2023 22:49 #5

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Réponse de zekioflo sur le sujet Bombinettes chez les Parigots de LPV

J'ai commencé à écrire mon CR en réponse au thread. Quelle belle idée le multi-onglet, j'ai cliqué sur belle flèche précédente du navigateur et j'ai tout perdu...
Je pensais lacher l'affaire, mais tout le boulot avait été fait il fallait juste prendre le temps de le réécrire.

Hormis ça toujours un plaisir de retrouver l'équipe, ça faisait un petit moment.

Bulles:

Paire 1:
Champagne Assailly, grand cru cuvée réservée
Mon apport, difficile d’être objectif car il s’agit d’un domaine pour lequel j’ai une relation qui va bien au-delà du vin. Cela me faisait plaisir de faire découvrir la première cuvée du domaine au groupe.
Le nez est moins expressif que son voisin, on est d’avantage sur la tension du blanc de blanc élevé en cuve couplée à une gourmandise apporté par le dosage (je crois que l’on est entre 5 et 7 g/L)
En bouche on a la confirmation des caractéristiques du nez. La bulle n’est pas envahissante, il s’agit d’un Champagne parfait pour l’apéritif et très bien fait.

Champagne Ruinart Blanc de blanc
Le nez fait bien plus évolué sur des notes de café type ristretto. C’est assez atypique.
En bouche on sent que le vin est plus évolué (l’apporteur nous dira au moins 20 ans en cave). Le vin est plus complexe que son voisin, mais je trouve le vin trop sucré et manquant de peps pour rattraper ce sucre. Il aurait certainement fallu le boire un peu avant.
Ça reste néanmoins une chouette expérience de gouter un BdB de Ruinart de cette âge.

Blancs:

Vin 1:
Alsace Riesling grand cru Brand, domaine Boxler, 2016
Difficile de se planter au nez, ça sent le Riesling mais le vin reste néanmoins peu expressif.
En bouche, le vin présente une belle tension, la matière est belle, et la finale sur de petits amères est jolie. L’aromatique rappelle son cépage avec ces touches pétrolées couplées à une légère présence florale. La longueur est un poil courte par contre. Le vin étant peut être encore sur la retenu.
C’est un vin bien fait mais qui, au final ne me procure pas d’émotions particulières.

Vin 2:
Condrieu Gangloff 2020
Nez sur la tarte à l’abricot, je trouve ça sympas. Difficile de ne pas dire Viognier de prime abord.
En bouche, il y a une grosse matière accompagnée par beaucoup de gras. Cela n’est pas dérangeant pour moi. Néanmoins le vin bascule dans un univers qui me déplait car le milieu et la fin de bouche sont occupés par beaucoup trop d’amères, au point où l’on ne ressent plus qu’eux. Et vu que le vin a de la longueur, ce n’est pas agréable.
J’ai bu comme Guillaume un 2016 qui était superbe, très bourguignons et totalement bluffant. Ici c’est moins mon style, peut-être faut-il le laisser vieillir ?

Paire 1:
Mâcon-Pierreclos "1er jus de Chavigne", Guffens-Heynen 2015
Au nez, je rejoins Marc, on a des odeurs un peu soufré et une grosse présence de l’élevage avec des notes sésames grillées.
En bouche c’est jolie, la matière est belle.
Je trouve néanmoins que le vin a bien moins de complexité et de richesse que le Pouilly Fuissé du domaine bu avec le groupe à Noël. Il ne boxe pas dans la même catégorie, mais ça reste très bien fait et me confirme qu’il s’agit d’un super domaine.​​​​​​​

Santenay 1er cru Le Beaurepaire, Jean-Marc Vincent 2018
Au nez le vin est assez peu expressif.
En bouche là aussi on sent le vin comme peu expressif mais avec un vrai potentiel.
Je décide de le laisser quelques minutes s’aérer et j’ai très bien fait ; le vin évolue et présente une belle tension, de légers amères, une aromatique légèrement briochée et une matière plus importante que le vin précédent. Le vin est très élégant et certainement cueilli trop tôt.

Rouges:

Vin 1:
Morgon Corcelette de Daniel Bouland, 2010
Au nez, on sent que le vin a un peu d’années, mais tout en gardant des marqueurs fruits rouges.
En bouche, ça n’a pas le profil pinot noir, mais ce n’est pas loin. Je m’oriente donc vers un gamais du Beaujolais. Au vue de l’aromatique j’imagine un cru pouvant vieillir sans avoir la structure d’un Moulin à Vent. J’imaginais un Fleurie.
Ce vin est ultra gourmand, sur une belle aromatique de fruit avec une certaine longueur. Si on veut chipoter un peu, ce n’est pas de la dentelle, mais lorsque l’on connait le prix que ça coute, je trouve cela juste remarquable.​​​​​​​

Vin 2:
Saint-Julien Clos du Marquis 1989
Ça sent le Cabernet, ça goute la Cabernet.
Alors oui je ne suis pas un grand fan des Bordeaux, je trouve que tout se ressemble et je ne prends pas de grand plaisir à en boire.
Mais je dois reconnaitre qu’ici la texture est juste magnifique, comme du velours qui traverse la bouche. Rien que pour ça le vin est superbe !
Très certainement le plus grand vin bu de la soirée, et c’est peu dire lorsque l’on connait mon penchant bordelais.

Paire 1:
Barolo Massolino 2011
Mon apport, on est sur un nez typique des Nebbiolo de Sarralunga avec ce côté fruit noir/rose fanée.
Le vin commence à s’exprimer même s’il est encore un peu serré, ses tannins sont encore perceptible.
En comparaison de son voisin la matière est plus fine, le vin est plus élancé. Selon moi, ce vin ira plus loin.
A attendre encore 3-4 ans pour en profiter pleinement.​​​​​​​

Barolo Burlotto 2009
Vin plus gourmand avec une légère sucrosité pas désagréable.
L’aromatique est d’avantage sur le fruit rouge en comparaison de son voisin. Le vin est plus rond en bouche et les tannins sont bien polis. Un vrai plaisir actuellement.
Si je devais lui reproché quelque chose ce serait sa longueur au vue de la notoriété du domaine.
Dommage que les vins de ce producteurs deviennent inabordables à présent car c’est super bon.

Voici deux vins assez représentatifs des caractéristiques de leur commune à savoir Serralunga d’Alba pour Massolino et Verduno pour Burlotto.

Paire 2:
Pommard 1er cru Clos Bland d'Albert Grivault, 2010
Ça sent le pinot noir avec quelques années mais qui est encore bien jeune.
Par contre, on remarque un côté au peu austère au vin qui me fait partir sur Pommard.
Le vin aura du mal à s’exprimer totalement et semblera toujours sur la retenu. A cette heure de la soirée et avec la fatigue d’enchainer les dégustations, il devient compliqué de laisser du temps au vin malheureusement. Certainement cueilli trop tôt.​​​​​​​

Corton-Bressandes du domaine Prin, 2013
On a ici un pinot noir bien plus joyeux et gourmand. L’aromatique est à fond sur le fruit rouge, c’est assez fin et me fait partir sur Volnay village à parfaite maturité.
A la levée de la chaussette je suis surpris car la longueur est très courte pour un grand cru, et le vin n’est pas hyper complexe. Je crois me souvenir que 2013 est une petite année, c’est surement une explication.
Mais ça reste un vin qui aura donné beaucoup de plaisir.​​​​​​​

Vin 3:
Domaine des Tours, Vdp 2017
On plonge son nez dans la verre, ma première remarque est que ça sent le domaine de l’Anglore. Personnellement, j’aime bien.(Plus je bois des vins de ce type, plus je remarque que le domaine n’est pas le seul à avoir ce style et il va falloir creuser davantage)
Par contre en bouche, je trouve ça encore riche. D’autant plus, pour un vin de Reynaud.
On se quand même plaisir et c’est sympas de finir sur ce vin, mais je l’aurai probablement placé plus en amont dans la série.
Je n’en ai pas bu énormément, mais je trouve que les vins du domaine méritent d’attendre pour assouplir leur matière et apporter une élégance qui est superbe dans ces vins du Rhône sud.

Je ne ferai pas de top car je n'ai pas trouvé un ou des vins qui sortaient du lot, mais le niveau était quand même très bon.
Merci à vous tous, et au restaurant qui nous acceuille toujours aussi bien!

Florent - Jeune amateur
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29 Mar 2023 11:20 #6

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Réponse de Galinsky sur le sujet Bombinettes chez les Parigots de LPV

Soirée torpillettes où j’ai assez mal goûté les vins qui pourtant ne présentaient pas de déviances en apparence. Mariages ratés ou lune pas dans son assiette, mystère…

 Servi avec un Champagne Ruinart Blanc de blanc avec près de 30 ans de bouteille. Ca se sent au nez : champignons, chocolat, toast grillé, la bouche est un peu à la traine, ça manque de peps et de relance, il a fait son temps on dirait, TB- pour l’expérience.



 

Bonjour,

Un peu enflammé tout de même sur l'âge de la bouteille , étant donné que cette cuvée date du tout début des années 2000 (2001 me semble t-il) soit 21 ou 22 ans de bouteille grand max, ce qui est déjà pas mal !

Eric 
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29 Mar 2023 12:04 #7

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Réponse de POP sur le sujet Bombinettes chez les Parigots de LPV

Nouvelle réunion de notre groupe qui garde un bon rythme. Cette fois ci le thème était libre. Une belle série où les vins se sont bien goûtés mais qui n'aura pas atteint des sommets absolus. C'était très bon et homogènes, mais au final peu de coups de coeur.

Bulles :Champagne Assailly, Grand cru cuvée réservée : Nez sur la pomme, le citron avec une note pâtissière assez discrète. En bouche la bulle est assez présente puis s’assagit, le corps est plutôt imposant et équilibre bien la très haute acidité. Le vin laisse une perception de film crayeux sur la langue mais la finale est de longueur moyenne. Un champagne bien fait et fort buvable pour moi qui ne suis pas un grand fan des cuvées majoritaires en Chardonnay. Bien +
 Champagne Ruinart Blanc de blanc Brut sans année (mon apport pour la science, cuvée qui doit être depuis 20 ans dans ma cave) : J’ai amené cette bouteille pour la science, n’en attendant pas grand-chose mais voulant surtout voir comment elle allait être perçue. Le nez est tout de suite assez ouvert sur les fruits secs, c’est complexe avec des arômes d’abricots secs, de café et de chocolats, un peu d’épices également. On a un très beau nez complexe. En bouche le n’a pas la trame acide qui lui aurait permis de mieux se comporter. Ça manque de pep’s et c’est probablement amplifié par l’autre champagne servi en parallèle. La finale est toutefois assez longue. Aurait dû être bu il y a 5 ans. Bien -

Blancs :
Alsace Riesling grand cru Brand Domaine Boxler 2016 : Le nez ne trompe pas, c’est expressif, sur des notes d’agrume, de fruits blancs avec cette pointe pétrolée. EN bouche le vin se présente avec un léger résiduel, plutôt droit et franc et finit assez long. Certains lui trouvent un manque de quelque chose en milieu de bouche, ce n’est probablement pas le meilleur Riesling du monde, mais je le trouve très bien.

Condrieu Gangloff 2020 : Le nez de ce vin est d’une grande pureté, sur un peu de miel, des fruits tropicaux, en plus des fruits blancs et jaunes. EN bouche, le vin se montre aussi généreux sur une acidité assez basse, sauvée par son amertume. La longueur est assez moyenne, c’est pour moi un bon Condrieu à 30€, pas plus. A la levée de l’étiquette, j’étais un peu surpris étant donné la réputation du producteur. Je trouve que le vin fait le job, c’est bien.

Mâcon-Pierreclos "1er jus de Chavigne", Guffens-Heynen 2015 : Le nez s’exprime sur un côté allumette frottée, le fruit est en retrait. En bouche on a du volume et de l’alcool (on doit être à au moins 14 selon la police, probablement 14,5 selon les manifestants). C’est bien équilibré par l’acidité et ça finit long. C’est assez riche comme chardonnay et pour moi pas encore prêt à boire car l’élevage est encore trop présent (vanille, notes d’allumettes). La finale est longue. C’est très bien je n’ai toutefois pas eu d’émotion sur ce vin.

Santenay 1er cru Le Beaurepaire Jean-Marc Vincent 2018 : Par opposition au vin précédent ce vin s’est ouvert rapidement avec des jolis fruits blancs, un peu de fleur blanche, une petite pointe vanillée intégrée. L’alcool et et le corps moyen sont parfaitement équilibré par l’acidité portent ce vin. On est ici sur un style tout en finesse et en élégance qui me parlent, c’était pour moi le blanc de la soirée. Excellent !

Rouges :
Morgon Corcelette, Daniel Bouland, 2010 : Un beau vin à maturité, l’aromatique commence à devenir un peu tertiaire. C’est joli mais à boire maintenant parce que le tertiaire va prendre le pas et rendre le vin moins jovial. Très bien.

Saint-Julien Clos du Marquis 1989 : Lors des dernières dégustations, les Bordeaux ne se sont pas montrées à leur meilleur jours (pour les rouges), cette bouteille elle remonte le niveau à elle toute seule. Le nez est sur les fruits noirs, il y a une pointe végétale et un côté tabac marqué. La bouche est tout en équilibre avec des tannins fondus et une très belle longueur. C’est très bien +.


Barolo Massolino 2011 : Plus de fruit sur ce Massolino et une tinte plus sombre me faisant presque penser à un Sangiovese de belle naissance plus qu’à un Barolo, il a plus de tannins et un côté au final plus extrait que le Burlotto ci après. C’est pas mal mais ça aurait mérité d’être attendu encore. Bien
Barolo Burlotto 2009 : Ce barolo a plus de volume que le précédent rendant l’ensemble plus cohérent et accessible pour nos palais Français. Autant le précédent était plus sauvage, autant celui ci est plus civilisé. C’est très bon.

Pommard 1er cru Clos Blanc d'Albert Grivault 2010 : Je ne l’ai ouvert qu’en arrivant au restaurant, c’est probablement une erreur car le vin ne s’est pas présenté aussi bien que sur la précédente bouteille. Elle cause un peu comme un Raoul Volfoni qui n’aurait pas aimé sa dernière discussion avec Fernand Naudin… C’est un peu serré, encore plein d’avenir avec un petit côté tertiaire qui commence à apparaître. Bien
Corton-Bressandes Domaine Prin 2013 : Je ne l’ai pas aussi bien goûté que mes camarades, il y avait une pointe végétale qui ressortait en milieu de bouche qui gâchait un peu le joli fruit. C’est toutefois beaucoup plus abordable et prêt à boire même si ne gagnera pas à être conservé plus longtemps. Bien +

Vin de pays Domaine des Tours 2017 : Joli vin, sur les fruits rouge et noirs, c’est mur et en même temps assez frais. L’alcool ressort un peu sur la fin mais on en boirait facilement des litres. Très bien
Vouvray moelleux Domaine Foreau 2003 : Bouchonné 
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01 Avr 2023 23:02 #8

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