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Quelques vins au royaume du Cidre

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Quelques vins au royaume du Cidre a été créé par sebus

Bonsoir à toutes et tous.
Voilà quelques semaines, nous avons pris un peu de congés avec des amis dans le Finistère Sud, l'occasion de partager quelques bouteilles, aucune de cidre en vérité, qui, eux, seront bus lors de déjeuners dans les crêperies des environs.
Les breuvages sont, pour la plupart, dégustés à l'aveugle dans des Verres C&S Sublym.

On a démarré avec un poiré, déjà bu par le passé, toujours aussi plaisant :

Joli nez de poire, peut être moins de notes florales que lors de sa découverte (c'était déjà léger), Belle acidité fraîche avec une une bulle fine qui donne un ensemble toujours désaltérant, au fruité bien agréable. J'aime ça !
Domaine Sicera, Poiré de Normandie, Odette
 

Une série de blancs poursuivre l'apéro et acompagner langoustines et araignées de mer:

Ce premier blanc avait été ouvert la veille
Robe pâle à claire
Le nez est discret, il m'évoque la menthe, un fond miellé, des fleurs blanches plus tard ce sera le litchi qui se fera plus franc.
La bouche propose une attaque souple, une matière relativement sphérique en milieu de bouche, plus expressive qu'au nez, joli combo d'amers doux et d'acidité fine en finale, portant et salivant. C'est bien équilibré et assez frais, c'est bon. Ce vin m'oriente plutôt vers le sud mais avec de la fraîcheur, je propose un vermentino pour le côté un peu herbe aromatique. C'est bien le Sud mais je n'ai pas vu venir le Muscat.
Domaine Le Roc des Anges, IGP Côtes Catalanes, Chamane 2022
 

Je propose le blanc suivant :

Robe légèrement dorée 
Premier nez de jambon (c'est d'autant plus marquant que nous mangeons du jambon de Pierre Oteiza à ce moment là, un peu chloré mais cela se dissipe à l'aération, des notes minérales, une note gourmande de sucrerie  et de feuille artichaut
La bouche est nette et se présente droite, l'acidité qui parvient rapidement aux papilles est franche et mûre, la finale est très salivante assez sapide et longue. Très belle tenue sur 24h.
Une franche réussite pour ce premier millésime je trouve, et mon premier essai avec ce vin, découvert grâce à un caviste basque, qui m'avait conseillé en décembre d'attendre quelques mois avant de le goûter. Il faut évidemment être amateur du style, ce qui est mon cas, moins celui de ma moitié.
Domaine Amama, Irouléguy, Zain 2022
 

Une autre blanc :

Robe claire 
Le nez est discret, plutôt fruits blancs et des notes minérales. 
Bouche à l'attaque douce, au volume confortable, le vin semble en tout cas vouloir s'exprimer plus en rondeur qu'en tension, on perçoit toutefois une acidité sous-jacente donnant un peu de relance à l'ensemble, l'aromatique est discrète à l'image du nez, la finale est empreinte d'amers, bien qu'ils ne soient pas trop agressifs, m'apparaissent un poil trop présents. J'ai l'impression que le vin n'est pas encore tout à fait en place, qu'il ne livre pas tout son potentiel.
Il m'évoque un sauvignon jeune sur une année plutôt solaire, Sancerre peut-être ?
Ce coup-ci, je serais pas trop déconnant.
Domaine Pellé, Sancerre, La croix au garde 2022
 


Une bulle apéritive :

Robe bien dorée au cordon de bulle fin 
Joli nez élégant et gourmand, des fruits jaunes des notes pâtissiàres, de la pomme au four, des notes de miel, un élevage fin. 
Attaque nette, délivrant une texture de vinosité moyenne, la bulle est bien présente mais fine, la fin de bouche est dynamisée par une acidité intégrée dans cette matière confortable mais salivante, on retrouve les fruits jaunes, les notes pâtissieres et miellée, qui laisse la bouche nette. C'est très bon et un jolie découverte que ce 100% Meunier
Champagne Guillaume Marteaux, L'Indigène Extra Brut
base 2017 + 50% de réserve perpétuelle dosée à 5g/l dégorgé en déc 2022
 

Et un rouge, un !

Robe évoluée et plutôt claire
Nez de vieux bois et de cendre, de moka, un peu d'épices 
La bouche délivre un toucher fondu et soyeux, une matière déliée qui fait montre d'une véritable présence, une trame acide tient le vin sans le déséquilibrer, le vin donne la sensation de posséder encore un peu de fruit, la finale est sapide et longue relivrant le bouquet perçu olfactivement. C'est très bon, et d'un rapport prix plaisir magnifique. Le lendemain, l'expression est plus fruitée que moka, sur les prunes/pruneaux macérés. À J2, le nez s'affine, ça pinoterait presque avec des notes de rose fanée, du menthol, avec en arrière plan cette touche de fruits cuits. L'ensemble est délicat et élégant. La bouche gagne en finesse mais ne perd pas en longueur, une matière aérienne pleine de fraîcheur, le fil acide ne déborde jamais.
C'est franchement délicieux, et je crois c'est à J2 que je l'ai préféré.
Compañía Vinícola del Norte de España, Rioja Reserva Vina Real 1998
 


L'unique sucre du séjour sera celui-ci servi sans chaussette :

Robe bien dorée 
Nez assez frais d'angélique, de notes safranées, de notes rôties et d'agrumes confits. 
Bouche assez onctueuse à la texture sirupeuse qui possède cependant un socle acide-amer efficace donnant une forme de fraîcheur à l'ensemble. Finale salivante sur un triptyque rôti/agrumes (légèrement écorce mais pas trop marqué)/notes safranées. Très longue persistance.
C'est, ma foi, bien agréable. 
Château La Clotte-Cazalis, Sauternes 2009
 


Retour aux blancs, à nouveau sur des araignées (on s'est fait une petite cure...   )

Robe légèrement soutenue 
Le nez est fait de fruits blancs et de fines notes vanillées 
Bouche que j'ai trouvé assez stricte à l'ouverture, 3-4h plus tard, le vin s'est détendu. La bouche attaque de façon nette, puis gagne en ampleur en son milieu, la fin de bouche est sapide, dévoilant un caractère minéral, s'accompagnant de son aromatique d'élevage bien dosé, des fruits blancs et des notes plus exotiques. C'est long et c'est franchement très bon. Ravi de cette première rencontre avec un blanc du domaine.
Domaine Arnaud Lambert, Saumur, Les Perrières 2022
 


Je voulais faire gouter le blanc suivant aux amis : voici ce que j'en disais en février :

Robe claire
Le nez est à la fois tellurique et minéral, derrière se glissent des notes d'herbe, de fleurs et fruits blancs
L'attaque est douce en bouche puis le vin prend progressivement de l'ampleur et monte en puissance, pour s'exprimer de façon assez minérale, la fin de bouche est plus intense encore, salivante s'accompagnant d'un couple acide/amer portant bien intégré, avec un sensation de matière presque mâchue et de jus de roche.

Ici, le nez mettra du temps à s'ouvrir, les amers finaux sont plus soutenus que dans mon souvenir et le vin est (peut être) un peu moins salivant. Un joli vin tout de même.
Domaine Sclavos, Robola de Céphalonie, Vino Di Sasso 2022
 


On termine par une série de rouges sur Pasta ragù de tomates/pancetta

Robe grenat tirant sur le carmin 
Nez de cuir, de cerise noire, une pointe de volatile, des accents poivrées à l'aération 
l'attaque est douce et fraîche,une matière légere à demi-corps assez glissante, dans un esprit frais et gouleyant, la finale est fruitée et légèrement poivrée où quelques amers la ponctuent.
C'est bon, je pars sur un jeune "G-S-M languedocien". Il y avait bien un peu de syrah (20%) mais pour le reste....
Domaine Elian Da Ros, Côtes du Marmandais, Chante Coucou 2019
 

Robe grenat sombre 
Très Joli nez délivrant un superbe fruité profond et élégant. Un peu plus tard, c'est-à-dire une fois que j'aurais balancé ma belle ânerie aux jeu des devinettes, j'y trouverai une note de "cuir-vanillé" mais clairement c'est le fruit rouge mûr qui domine, la cerise notamment.
La bouche est une caresse, sensation veloutée procurée par des tanins hypers fins, avec toutefois cette sensation de matière assez aérienne et sapide à souhait, longue finale fruitée, l'impression d'une microscopique volatile ne gênant en rien, équilibrant même l'astringence et la fine amertume en toute fin de bouche. Très joli vin, qui me fait loucher du côté du Rhône, puis cette cerise mûre me fait songer à un récent plantage sur un Pinot Bourguignon 2018. Du coup, c'est ma réponse Jean Pierre, PN Bourguigui 2018. C'est ton dernier mot? Yep JP, fait péter! 
Domaine Elian Da Ros, Côtes du Marmandais, Clos Baquey 2017
Pas prêt de challenger les meilleurs Blindboxers, le gars... 
 

Robe rubis claire
Nez singulier, d'orange sanguine, d'herbes (le thym?) un peu d'épices 
La bouche attaque doucement, pour monter en puissance dès le milieu de bouche, je ressens une sucrosité assez sensible dès ce milieu, qui reste puissante jusqu'en finale, sans pour autant jouer des épaules, l'astringence est bien présente et accompagne le bouquet détecté au nez. J'ai la sensation que le vin veut se faire gourmand sans complètement y parvenir, par excès de puissance, pour mon goût. Ça évoque quand même bien un Reynaud mais je n'ai pas le souvenir d'autant de sucrosité ressentie dans mes expériences antérieures. Un merlot syrah peut-être?
A noter que le vin s'affine au fil de la soirée. Je n'y ai pas goûté le lendemain, seulement humé le vin dans la carafe, ça semblait plus ouvert aromatiquement encore.
C'était un Château des Tours, Côtes du Rhône 2020
 

Merci de m'avoir lu.
 

Sébastien
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12 Mai 2024 21:20 #1

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