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Dégustation et poilade à l'HN pour un Gunthard !

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vetshow a répondu au sujet : Dégustation et poilade à l'HN pour un Gunthard !

Il y a autant d'exagération dans mes proportions que dans les charvin.... je n'en ai jamais eu plus de 3 bouteilles dans la cave (et donc potentiellement dans la sauce).
#31

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oliv a répondu au sujet : Re: Noël Gunthard, soirée Hotte à l'HN !

Notre Gigi s'était engagé à boucler son CR aujourd'hui...
Mais j'avais pas vu la date ! :D

Mais rien de grave, rassurez-vous, on devrait avoir son avis sur le repas de Noël 2015... en 2018.
Le meilleur est dans l'escalier... B)


Je me maaaaaaaaaaaaarre............ B)-
#32

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oliv a répondu au sujet : Quand Gunthard pend la crémaillère à l'HN !

Quand Gunthard pend la crémaillère à l'HN !



Dans le monde des propriétaires, y'a deux catégories.
Ceux qui s'achètent une baraque tout confort avec jacuzzi, garage, cheminée, jardin et salle de jeux.
Pis y'a ceux qui modélisent en fonction de leurs moyens du moment, investissant petit à petit dans les parties indispensables à toute vie digne d'être chaque jour supportée.
C'est à dire, bien entendu, en primus, l'équipement de la cave et la cuisine ! B)

Mais le souci parfois, à trop voir grand et beau, c'est qu'on n'ose plus tirer la porte de la cave et jouer du tire bouchon pour transpercer les prestigieuses qui vous ont coûté un bras ou encore jouer de la batterie dernier cri par peur de saloper la cuisine en marbre de Carrare digne de Robuchon qui vous en a coûté trois.

Sauf qu'ici, on est pas chez les pendards qui vous exhibent la Rolls sans vous emmener faire un tour dedans ou vous agitent sous le nez leurs dernières acquisitions du patrimoine familial avec interdiction d'en user autrement qu'en s'extasiant pour eux.
Ici, c'est le monde du partage à l'HN donc quand Stéph' et Séb investissent dans une cuisine à faire déprimer une bande de toqués de Top Chef, pas la peine de vous dire que c'est pas pour la prendre en photo ou se regarder dedans en y faisant des selfies !

Mince, déjà qu'à la base, en version étudiante, ils étaient sacrément doués...
Alors maintenant, pas la peine de vous dire qu'avec une machine de guerre pareille, les restaurants du coin risquent pas de faire le plein le dimanche, moi, j'vous l'dis ! B)-

A taaaaaaable !





Gougères maison et saucisson de pata negra




N. Pavie, Vin de France, Incipit
Robe violacée sombre sans être impénétrable.
Nez très discret, quasi muet duquel ne transparaissent que de minces notes de fruits noirs mêlées d'un léger végétal.
Bouche souple, au déroulé agréable, sur un volume plein et à l'acidité assez prégnante.
Mais l'aromatique reste trop mutique pour exciter vraiment le palais.
Finale courte et serrée, bien trop pour apporter vraiment du plaisir.
A revoir.



Ris de veau en tempura





Champagne Bollinger, La Grande Année, 2002
Robe jaune paille.
Nez puissant, sur le pain grillé, la brioche puis de belles notes florales et d'amande.
Attaque puissante avec une sensation de matière et de densité, d'extraits secs importants.
Beaucoup de présence en bouche, sur un équilibre réussi entre cette constitution sérieuse et une acidité parfaitement mûre.
Aromatique étonnamment jeune qui, alliée à une bulle crémeuse, crée un point de gourmandise très agréable.
Belle finale longue et d'une grande fraicheur.
Très bon.




Champagne Jacquesson, 2002
Robe jaune d'un léger doré.
Nez minéral, sur des notes agréables de coquille d'huitre, de noisette, avec une pointe d'évolution.
Bouche laser construite autour d'une acidité puissante, d'une droiture et puissance certaines et qui frôle la brutalité tout en conservant un équilibre sur le fil, notamment grâce à une bulle très fine qui lui apporte de la délicatesse.
Goûts plus évolués que le Bollinger, toujours marquées par ces notes de pierres chaudes et de coquille d'huitre.
Finale longue et acérée, d'une très belle persistance.
Très bon.



Champagne Francis Boulard, Extra Brut, 2006
Robe très claire, presque cristalline.
Nez très discret, sur de minces notes de pomme fruit et de fleurs blanches.
Bouche sévère, d'une grande concentration mais à la bulle un peu virulente et carrée et à l'acidité prégnante.
Finale stricte, malgré une longueur certaine.
A revoir car il y a du vin.



Morcilla & Gorge de Pata negra





Domaine du Clos Naudin, Vouvray demi sec, 2007
Robe assez dorée.
Nez douteux, où de fortes senteurs poussiéreuses parasitent à l'excès un ensemble délicat, sur des notes florales.
Confirmation du léger bouchon en bouche où, si l'on évite les notes véritablement chlorées, le vin s'abime toujours dans des goûts de vieux fond de tiroir qui perturbent un ensemble qui semblait pourtant joli, sur des notes de fruits blancs et d'un bel équilibre.
Mais la finale qui s'effondre et le réchauffement confirme trop le bouchon pour y prendre du plaisir.
ED




Domaine Huet, Vouvray demi sec, Clos du Bourg, 2005
Robe jaune paille.
Nez élégant et franc, sur les agrumes, entre la fleur d'oranger et la mandarine, avec une pointe végétale (Gigi dit "l'asperge", c'est bien vu !).
Bouche agréable, sur un équilibre réussi entre une matière déliée au beau rythme apporté par une acidité bien intégrée.
Ensemble d'une certaine gourmandise dont la finale est étirée par des amers assez présents.
Pas grandiose mais vraiment bien.




Domaine du Clos Naudin, Vouvray demi sec, 2009
Robe jaune paille.
Nez assez discret, sur de délicates notes florales qui m'évoquent le jasmin.
Bouche délicieuse, tendre en attaque, d'une sucrosité fraiche très agréable car bien tempérée par une belle acidité.
L'aromatique est un peu fermée mais l'équilibre du vin titille sacrément bien le palais dans un effet de gourmandise assez irrésistible.
Finale d'une belle fraîcheur et au sacré goût de reviens-y.
Très bien.



Homard, bouillon citronnelle & gingembre





Domaine Henri Germain & Fils, Meursault Perrières 1er cru, 2002
Bouchon en très bon état.
Robe sur un jaune vert très clair.
Beau nez classe et classique, compromis de notes légèrement grillées fumées et de senteurs agréables, sur la peau d'agrumes et la fougère.
Attaque puissante, avec comme presque une légère sensation de sucrosité qu'une acidité agréable vient mobiliser.
Les goûts sont francs, en pleine phase avec le ressenti du nez, où la pointe grillée n'écrase pas la complexité du vin.
Belle finale ample et longue, avec toutefois une légère amertume qui lui fait perdre en distinction.
Très bien mais sur une expression plus replète et moins brillante que la bouteille bue l'an dernier .




Domaine Coche-Dury, Meursault, 2009
Robe peu teintée, sur le jaune paille.
Nez peu causant, encore boisé mais sans excès, sur des notes d'agrumes et un léger végétal mentholé.
Bouche d'une belle trame, sur un corps agréable et sans creux et une trame acide bien intégrée qui lui donne de la tenue et de l'allonge.
Mais l'aromatique reste très fermée, toujours sur ces goûts d'élevage qui manquent de complexité.
Finale concentrée mais un peu muette et trop renfrognée pour apporter beaucoup de plaisir.
A attendre.
Bien.




Domaine Dauvissat, Chablis 1er cru Séchet, 2009
Robe sur un doré léger.
Nez massif, lourd et qui ne laisse aucune illusion sur ses origines chablisiennes dans son expression puissante de notes minérales (coquille d'huitre) et fortement miellées.
Bouche solaire, où une matière riche et fortement glycérinée tapisse immédiatement le palais.
A mon goût, l'acidité peine un peu à trancher cette corpulence pour produire un vin plus tonique et élancé.
Ajoutée à une expression aromatique fortement miellée, ce vin s'exprime dans une phase qui n'est pas celle que je préfère à Chablis.
A suivre sans inquiétude car la tenue de bouche comme la finale ne présentent aucune faiblesse de constitution.
Bien.



Tartare de saumon





Domaine Bart, Bonnes Mares, 2006
Robe grenat clair avec une très légère évolution.
Nez somptueux, d'une évidence et complexité remarquable, compromis brillant de notes de petits fruits rouges et des bois (fraise des bois, myrtille, framboise) et d'épices douces. Quelle classe !
Bouche à l'attaque suave, d'une délicatesse agréable par son déroulé juteux et fin, sur un fruit croquant et un volume sans grande corpulence allié à une acidité enrobée et des tanins véritablement de soie.
L'ensemble jusque-là délicieux est toutefois un peu bridé sur la finale par l'apparition d'une pointe d'amertume qui lui fait perdre en équilibre en grignotant légèrement son allonge et sa gourmandise.
Ça n'est reste pas moins un très beau vin, parfaitement en phase avec son millésime.
Très bien. (tu)




Château de Fonsalette, Côtes du Rhône, 2002
Robe très évoluée, sur un tuilé très clair et une forte turbidité.
Le nez déroule son Reynaud dans toutes ses acceptions orientales, sur le loukoum à la rose, la boîte à épices, le tabac, les aiguilles de pin.
La bouche est brillante de sève, sur une petite douceur à la sucrosité fraiche qu'une très belle acidité mobilise.
Son aromatique baroque, totalement en phase avec le nez, évite tout effet d’écœurement grâce à son bel équilibre.
Finale croquante et douce, d'une irrésistible gourmandise.
Délicieux ! (tu)



Gousse d'ail et hampe maturée





Clos Rougeard, Saumur Champigny, Les Poyeux, 2005
Robe sombre, encore très jeune.
Nez peu causant, mat, sur les fruits noirs, une pointe chaude et épicée, entre le chocolat noir et l'encre.
Bouche ample, à la matière pleine et suave à la fois, sans dureté et sur un équilibre réussi.
Mais l'aromatique reste un peu terne à mon goût, peut-être la sensation est-elle accentuée par la fougue de ses deux prédécesseurs.
Finale au toucher agréable mais qui reste un peu trop mutique pour déclencher plus de superlatifs à mes yeux et palais.
Bien.




Domaine La Terrasse d'Elise, IGP Hérault, Le Pigeonnier, 2012
Robe grenat assez claire.
Nez très fermé, où de minces senteurs de fruits noirs répondent à des notes réglissées.
La bouche est en revanche remarquablement bien constituée, sur une matière d'une richesse de corps parfaitement tenue par une très belle acidité et des tannins sans aucune sécheresse.
Ne lui manque, là encore, qu'un peu de complexité aromatique pour porter plus longuement une finale au toucher très agréable.
Bien à très bien.



Crottins de Chavignol, affinage multiple





Domaine Pascal Cotat, Sancerre, Les Monts Damnés, 2007
Robe jaune paille.
Nez délicat et précis, très causant, sur des senteurs chablisiennes de mousseron et coquille d'huitre enrobées dans des senteurs florales et melliflues.
Bouche dense et gourmande à la fois, d'un impact et capacité de relance très agréables, posant un rythme sur la langue qui rend le vin d'une grande appétence.
Finale précise et élancée, désaltérante et rafraichissante, sur de beaux goûts qui rappellent les vins de Chablis.
Très bien. (tu)




Domaine François Cotat, Sancerre, Les Monts Damnés, 2007
Robe jaune paille.
Nez très similaire au vin du cousin, avec peut-être un côté un peu plus serré, légèrement moins expressif.
Même parcours en bouche où le point d'équilibre du vin est moins avenant, notamment à cause d'une pointe végétale et d'amertume qui créent une légère âcreté.
Finale déliée, avec du nerf mais grignotée par une amertume peu élégante.
Bien.



Soumaintrain, Epoisses, Camembert au Calvados (et un kg et demi de Cantal et Comté disparu on ne sait où ! (:D)




Domaine Jean Macle, Château Chalon, 2002
Robe sur un doré franc.
Très beau nez fin, où l'oxydation, sur les fruits secs, la pomme au four, est tempérée et rafraichie par des notes florales et fruitées qui lui apportent de l'élégance.
Bouche traçante, pleine de rythme, sur une trame nerveuse et cristalline sans aucune perception de lourdeur ni effet de saturation.
Très jolie finale fraiche et d'une capacité de relance très agréable.
Très bien, déjà (Pierrot ne semblait pas d'accord)



Le Paire AltA© (Pistache, Mangue, Fruit de la Passion) (:D(tu)





Willy Schaefer, Mosel, Graacher Domprobst Riesling Spätlese, 2009
Robe cristalline, on dirait de l'eau !
Nez délicat et parlant, sur des senteurs de soupe de pêche blanche, d'eau de fleurs d'oranger, de verveine enrobées d'un très fin pétrole et mentholé.
Bouche d'un équilibre un peu instable, sur une acidité citrique assez dantesque et qu'une sucrosité tendre et délicate peine à compenser.
L'ensemble n'est pas très expressif et la finale est marquée d'une pointe de sécheresse.
J'ignore si c'est le placement sur le dessert (génial) de nos hôtes qui lui a fait du tort ou si, comme le hulule entre deux mots de hongrois le Dédé en forme à rentrer de Rio, c'est le soufre qui bloque le tuyau. Sûrement un peu des deux.
A attendre et servir plutôt pour lui-même en début de repas.




Un énorme merci aux Normands pour, une nouvelle fois, avoir convié le squatteur mais plus encore à la Paire-Alta's, le genre de chefs à vous filer des complexes quand ils passent derrière les fourneaux, ceux-là !

A très vite à tous, sur vos terres ou ailleurs,

Oliv
#33
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Eric B a répondu au sujet : Re: Quand Gunthard pend la crémaillère à l'HN !

Superbe ! C'est quoi l'objet rouge Ferrari posé dans l'assiette du tartare de saumon ?

Eric
Mon blog
#34

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Gildas a répondu au sujet : Re: Quand Gunthard pend la crémaillère à l'HN !

Quoi, déjà ? :D

La Ferrari est un modèle piquillo

Gildas
LPV Normandie
#35

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Eric B a répondu au sujet : Re: Quand Gunthard pend la crémaillère à l'HN !

Il a pas trop la forme du piquillo, je trouve. C'est du reconstitué (avec gélifiant , toussa... ) ou c'est un vrai (farci) ?

Eric
Mon blog
#36

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Blackseb a répondu au sujet : Re: Quand Gunthard pend la crémaillère à l'HN !

Ce n'est effectivement pas un piquillo, c'est un morceau de poivron passé au four sans la peau. Le but était d'arriver à une texture fondante.
#37

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LADIDE78 a répondu au sujet : Re: Quand Gunthard pend la crémaillère à l'HN !

Oliv
merci pour ton CR , que de bulles au programme , super sélection sur les vins , ils savent bien recevoir ces normands ;),

didier:)-D

Mal- voyant depuis 29 ans et passionné de vins comme vous tous
#38

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vetshow a répondu au sujet : Dégustation et poilade à l'HN pour un Gunthard !

Globalement très en phase avec les descriptions d'Oliv, comme souvent d'ailleurs...
Quelques éléments complémentaires:
Le Jacquesson 2002, sur cette bouteille, m'a fait l'effet d'un champagne à ne plus attendre, limite en tout début de perte de vitesse (même si encore bien bon), alors qu'une bouteille bue en début d'année me semblait encore jeune... laquelle est la plus représentative de l'état d'évolution actuel de ce vin?

Le Meursault 2009 du domaine Coche Dury était franchement peu expressif. Après avoir vu la "colerette" avec le millésime (et indiquant le domaine pour ceux qui en connaissent le motifs) je pensais au bourgogne... Il ne faut pas y toucher actuellement je pense, en tout cas au moins pour ceux qui ont des caves plutôt fraiches et stables...

Le Meursault Perrières 2002 du domaine Germain m'a relativement déçu a posteriori. Je le trouve très bon tout de même, mais de ce cru, sur ce domaine et sur ce millésime j'attends davantage de tenue, j'ai eu une impression (relative je reprécise) d'un vin un peu "aplani" par rapport à ce qu'il devrait être et que je retrouve dans la description d'Oliv sur sa précédente expérience (lien).

Le Bonnes mare 2006 domaine Bart est un très bon vin, mais encore marqué par une fermeté en finale qui en rend le souvenir moins heureux, c'est une sensation que j'ai déjà eue avec d'autres 2006 de différents niveaux dans le coin, est-ce parce qu'ils doivent tous encore attendre ou est-ce qu'il y a tout de même là un marqueur du millésime sur ces vins, l'avenir nous le dira. Certes, on dira que les GC doivent attendre, mais j'ai eu la même sensation sur des vins comme des Vosne villages chez Anne Gros et Thibaut Liger Belair par exemple. Après, encore une fois, c'est un vin de qualité, mais je ne l'aurais pas placé en GC avant de voir l'étiquette.

J'ai un souvenir plus positif qu'Oliv du Monts damnés 2007 de François Cotat, qui ne m'a pas marqué par cette âcreté, mais j'ai en revanche tut comme lui eu une préférence pour le vin de Pascal ce jour-là.

Petite surprise pour le Clos Rougeard "poyeux" 2005, qui m'a paru un peu brutal, jeune et encore marqué par l'élevage (sensation toutefois qui s'est estompée avec le temps dans le verre), je ne suis pas du tout parti en Loire en tout cas. Effet de séquence entre un vin en délicatesse parfaitement à point (le fonsalette) et ce vin bien moins avancé dans son évolution? En tout cas c'est (beaucoup) trop tôt.

Enfin concernant le Chateau-Chalon 2002 domaine Macle, je lui ai trouvé un (relatif) manque de corps par rapport aux autres millésimes que je peux connaître de ce vin. Je ne pensais même pas à un "jaune" (terme générique englobant jaune, château-chalon etc...) mais à une cuvée plus ou moins spéciale de côtes du jura de très bonne qualité. C'est en ce sens que j'ai eu à exprimer un étonnement, mais pas en ce qui concerne le plaisir que m'a donné ce vin. [size=x-small](Oliv, fais gaffe à ce que tu écris, je te lis et on se voit bientôt X()[/size]
Je pense que cela mérite d'être signalé dans le sens où les Château-chalon sont parfois utilisé pour accompagner des plats nécessitant une certaine constitution, et je ne suis pas certain que ce 2002 tel qu'il s'est montré dimanche soit à même de remplir ce rôle. Par contre sur les fromages c'était divin :D.
#39

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oliv a répondu au sujet : Re: Dégustation et poilade à l'HN pour un Gunthard !

Mon interrogation portait plus sur le "déjà" que sur le "très bien" ! (:P)
#40

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jean-luc javaux a répondu au sujet : Re: Dégustation et poilade à l'HN pour un Gunthard !

Merci.
Pour le Meursault 2009 de Coche, quelqu'un sait ce qu'il en a été de l'ouverture et l'aération?

jlj
#41

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oliv a répondu au sujet : Re: Dégustation et poilade à l'HN pour un Gunthard !

Ouvert et servi une grosse heure plus tard, sans passage en carafe.
#42

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oenopol a répondu au sujet : Dégustation et poilade à l'HN pour un Gunthard !

Bonjour à tous,

je ne sais pas si je suis le seul, mais l' extra brut 2006 de Boulard que je bois régulièrement depuis cet hiver ne correspond pas à la
bouteille que vous avez bu. Riche et miéllé, fruits exotique et concentré, très bon, mais à l' opposé des Rachais 2008 (par exemple, car je le bois aussi à l' occasion) à mon goût.
Pour le Jacquesson, je le bois toujours aussi bien, la preuve, il aime toujours autant une petite oxygénation.

CR toujours superbe, merci à vous, malgré des bouteilles qui ne se sont pas toutes livrées à leurs optimum?

Amicalement,
Paul
#43

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oliv a répondu au sujet : After de compétition ou la revanche du Vetshow

After de compétition ou la revanche du Vetshow



Parcours d'obstacles alla normande : quand Gildas grille Gunthard !


Je ne vais pas vous resservir par le menu un énième portrait de notre gigantesque Pierrot Vestshow, Vincent s'en étant chargé moultes fois sur LPV avec le talent de plume qu'on lui connait. Et comme les mots sont tout petits pour résumer une personnalité aussi énooooooooorme, que ceux qui souhaiteraient une session de rattrapage tape Homme et demi dans le moteur de recherches, ça devrait vous donner une idée (petite) de la grandeur (insondable) du personnage !

Non content d'avoir régalé l'assemblée d' une verticale moins régalante qu'attendue , tout du moins dans son début de parcours de jeune amateur et même si je n'ai encore jamais vu l'homme autrement qu'en mode décontracté, je comprends mieux après cet after pourquoi Pierre affichait une certaine sérénité là où d'autres se seraient morfondus dans leur souffrance après un tel chemin de croix.

Quelques heures de table, de bonne humeur et de plaisirs plus tard, je comprends mieux pourquoi... ::oups::





Domaine Louis Carillon, Bienvenues-Bâtard-Montrachet, 1996



Robe ambrée inquiétante.
Nez de noix et de tiroir à vieilles épices.
Bouche totalement oxydée.
Paix à son âme...


Domaine Boxler, Alsace Riesling grand cru Sommerberg, 2010
Ouverte depuis 3 jours



Robe sur un doré léger bien brillant.
Superbe nez au bouquet franc et complexe, compromis de notes terpéniques et fruitées (citron confit, fruit de la passion) enrobées dans un ensemble épicé de toute grande classe. Le vin semble très mûr et à la fois d'une grande fraîcheur.
Bouche plus sèche que le nez ne pouvait le laisser penser, sur une belle trame acide élancée qui porte une belle matière dans un ensemble à la fois sérieux et profond.
Finale nerveuse et d'une belle persistance.
Très bien !


Domaine Arretxea, Irouléguy, Pantxuri Orphites, 2010



Robe jaune paille.
Nez intéressant, un peu brouillon mais complexe, sur la pomme reinette, de belles notes florales (jasmin), une petite pointe lactée.
Bouche puissante, sur une acidité droite et une colonne vertébrale d'amertume qui porte bien un équilibre réussi, avec une matière suffisamment bien dotée pour équilibrer l'ensemble. Les goûts sont étonnants et oscillent entre jeunesse (pomme, floral) et évolution (léger miellé).
Finale dont la puissance et la persistance construite sur l'amertume appellent la table.
Bien à très bien.


Domaine Stéphane Tissot, Arbois, Clos de la Tour de Curon, 2010



Robe jaune paille.
Nez puissant, sur des notes fumées grillées, un côté légèrement fermentaire et ce petit côté argile humide qui évoque à plusieurs d'entre nous furieusement La Mailloche.
La bouche est puissante, d'une impeccable construction mais encore brouillonne par manque d'harmonie, quand une très belle acidité oscille avec la matière impactante et que les goûts restent encore un peu primaires et l'élevage perceptible.
Finale longue mais encore brute de décoffrage.
Un vin tout jeune !
A attendre pour libérer son beau potentiel.


Domaine Stéphane Tissot, Arbois, Les Amants, 2011



Robe jaune paille.
Superbe nez fin et droit, sur une légère réduction grillée qui ne masque pas de belles notes citronnées, presque d'écorce d'orange, et minérales pleines de classe.
Bouche magnifique de tonus et de densité, avec un côté plus cohérent et lisible que le Curon, sur une trame nerveuse d'une grande sapidité.
Finale racée, brillante de maîtrise et de persistance.
Superbe ! (tu)

J'ai cru que c'était un Coche ! ::oups::


Domaine Jacques Carillon, Puligny-Montrachet 1er cru Les Champs Canet, 2010



Robe jaune paille.
Beau nez classique d'un Côte de Beaune bien né, où l'élevage présent, sur la fumée répond à de belles senteurs d'agrumes et de presque exotisme.
Bouche très jeune, trop car malgré un équilibre parfaitement réussi conciliant densité et puissance motrice sur le palais, les notes boisées beurrées trop présentes encore pèsent sur la buvabilité et l'envie de se resservir.
La finale est puissante mais trop grossière de boisé pour déclencher un réel plaisir en l'état.
A attendre avec sérénité.


Les rouges sont ouverts de manière aléatoire et sans préparation préalable, chacun choisissant un n° au pif dans une série de 1 à... 9 proposée par Pierre !
Quand je vous dis qu'il est gigantesque, ce garçon !



Podere Fortuna, Toscana, Fortuni pinot nero, 2011



Robe grenat claire légèrement trouble.
Très joli nez de pinot d'évidence en vendange entière, quand de belles notes bien mûres de cerise répondent à un végétal bien intégré pour former un ensemble à la fois gourmand et complexe.
Les choses se gâtent en bouche où le vin est comme bridé par une amertume très forte qui se dissocie à partir du milieu de bouche et abime un jus pourtant d'une vraie franchise.
La finale manque trop d'équilibre et de confort pour y prendre un réel plaisir.
A revoir car aromatiquement, c'est très joli.


Domaine Denis Mortet, Gevrey-Chambertin 1er cru Les Champeaux, 2008



Belle robe sur un grenat sombre, dense à cœur.
Nez un peu comprimé, assez mat d'expression et qu'il faut aller chercher en aérant fortement le verre. Apparaissent alors des notes de fruits noirs lovés dans un bel élevage épicé en train de se fondre.
La bouche est remarquablement bien construite, sur un équilibre réussi entre une matière juteuse aux beaux goûts savoureux de fruits rouges et une acidité pointue pas du tout agressive. L'ensemble produit est redoutable d'efficacité, propulsant une finale aussi nerveuse que dense construite autour de beaux tanins classieux et de jolis goûts complexes.
A aérer généreusement pour bien en profiter.
Mais quelque chose me dit que le meilleur est encore à venir.
Un superbe 2008 (que j'ai mis en 2010 !).
Très bien.


Bouchard Père & Fils, Le Corton, 2002



Robe assez claire marquée d'une petite évolution tuilée.
Nez élégant et délicat, sur un léger café, des notes de petits fruits rouges qui tirent sur le floral et de thé fumé.
Bouche à l'attaque racée, sur une volume agréable et immédiatement mobilisée par une belle acidité.
Si l'équilibre est là, une petite amertume et un léger manque d'intensité ralentissent la qualité perçue à compter du milieu de bouche, comme si le vin s'épuisait au moment où on aurait aimé qu'il se relance.
Finale un peu fuyante mais d'une finesse de goûts agréable.
Un peu déçu à la tombée de la chaussette par un vin que j'ai souvent très bien goûté chez Bouchard.
Bien+


Domaine Jean Foillard, Morgon cuvée Corcelette, 2015



Robe pourpre et violacée d'une totale jeunesse.
Nez puissant et opulent, sur le coulis de fruits rouges sucrés, presque la pomme d'amour de fête foraine et la menthe poivrée.
Bouche à l'attaque riche, avec une sucrosité assez nette perçue (effet de séquence ?) mais qu'une belle acidité tranchante préserve de tout côté lourd et confit.
Les tanins sont bien perceptibles encore mais leur côté présent mais pas asséchants participe à rafraichir cet ensemble en limite de sucrosité pour moi.
L'aromatique sur la confiture de fraise et la pâte de fruits est un peu froufroutante en l'état.
Finale généreuse et salivante mais qui doit pouvoir gagner en définition à la garde.
Un très joli vin, avec du potentiel et sûrement un peu desservi par les pinots plus à point qui l'entouraient.
A suivre avec grand intérêt.


Domaine Armand Rousseau, Mazy-Chambertin, 2008



Robe très claire et nettement évoluée, presque œil de perdrix.
Nez assez serré à l'ouverture mais qui se détend assez vite pour livrer un bel ensemble classique de pinot à point, compromis de notes florales (bouton de rose, pot pourri) et de thé noir.
La bouche peut faire et fera débat. En bon pdf tolérant aux légèretés évanescentes, je prends du plaisir sur la délicatesse de structure toute en dentelle et suavité du vin et sur ses goûts de vieux pinot très agréables.
Mais force est de reconnaître que quand on pense au Mortet du même millésime servi peu avant, les reproches de manque de définition et de constitution que j'entends autour de la table doivent être pris en considération.
La finale m'est très agréable et si n'était la route à faire, c'est le genre de vin fragile mais sans faiblesse que je me serais fait un plaisir de siffler.
Bien à très bien selon les constitutions de palais.
Mais clairement à boire sur cette bouteille en cas.


Domaine Armand Rousseau, Gevrey-Chambertin 1er cru Lavaux Saint Jacques, 2013



Robe toute jeune, sur un pourpre bien brillant.
Nez affreusement marqué d'une réduction tenace qui refusera catégoriquement de s'évacuer même après un passage en carafe et la totalité du diner.
Pierre me confiera le lendemain que la nuit avait toutefois fait son œuvre et que le vin se présentait tout autrement le lendemain.
Si la bouche possède d'évidentes qualités d'extraction (jus suave) et de volume (bonne concentration, droiture et tanins bien présents), impossible de dépasser le stade de l'analytique face à ces affreuses notes de gaz de ville vasouillardes.
A revoir dans quelques années.


Domaine Coche-Dury, Monthelie, 2013



Robe pourpre et violacée d'une belle profondeur.
Nez ultra sexy et généreux, sur la pâte de fruits rouges, des notes d'orange sanguine, presque un petit côté pêche rôtie.
Bouche redoutablement gourmande, sur un beau jus franc et frais au croquant de fruit parfaitement tenue.
L'acidité et les tanins portent l'ensemble en faisant saliver et mobilise un ensemble d'une puissance de constitution certaine.
La finale est tout en plaisir gourmand, encore primaire d'expression aromatique mais d'une évidente qualité de corps.
A attendre pour que le vin gagne en complexité mais craquer maintenant, c'est le plaisir simple totalement garanti !
Un vin plus riche et doté que ce que j'avais l'habitude de goûter jusqu'ici au domaine.
Changement de style peut-être vers plus de potentiel. Mais pas moins bon en tout cas !
Bravo ! (tu)


Clos de Tart, 2007



Jolie robe grenat claire bien brillante.
Nez léger, compromis de notes légères de café froid et de petits fruits rouges, sur la grenade. Après l'évidence du Monthelie, il faut un peu aller le chercher.
L'attaque de bouche est franche, sur un équilibre agréable entre une matière assez légère et une acidité assez pointue. L'ensemble est plutôt délicat et manque un peu de fond pour se relancer à compter du milieu de bouche où une petite pointe de sécheresse apparait.
Finale un peu amère et qui s'éteint un peu trop vite.
Pas imaginé une seconde qu'on aurait pu être au Clos de Tart.
Bien +


Domaine Emmanuel Rouget, Vosne-Romanée, 2010



Robe rubis très claire.
Nez pur et d'une grande élégance, immédiat et ouvert, sur des notes de fruits rouges frais qui tirent sur le bleu (fraises des bois, presque myrtille) avec un enrobage épicé remarquable de précision.
Bouche délicate et délicieuse, sur un jus infusé et haut perché au fruit croquant qui confine au parfumé.
Rien de roboratif dans ce vin qui reste pourtant d'une évidence gourmande assez remarquable.
La qualité des tanins absolument remarquable porte une finale aérienne toute en élégance.
C'est superbe et pour un village, whaou ! (tu)


Domaine Stéphane Tissot, Passerillé rouge Spirale, 2011



Robe bordeaux clair avec de l'évolution orangée.
Nez agréable et riche, sur la confiture de vieux garçon, la patte de datte, la figue, de belles notes de boîte à épices.
Bouche à la sucrosité franche mais pas ardente, même pour un bec à sel comme moi, sur de beaux goûts de fruits secs et de crayon à papier.
Finale douce et agréable, sans aucune charge alcoolique.
Un vin fait pour être siroté !


Château Guiraud, Sauternes, 2001



Robe vieil or.
Nez monolithique, très, trop marqué par des senteurs très fortement safranées et qui brident le fruit (léger abricot) à l'excès selon moi.
Bouche de demi corps, sur une matière un peu faible et une acidité pas très haute (surprise quand Pierre annoncera 2001 !) qui, allié à la domination du safran, présente un potentiel de plaisir très limité.
Décevant.


Disznókő, Tokaji Aszu 5 puttonyos, 2008



Robe sur un doré léger.
Nez immédiatement appétant après le chiantchiant du sauternes, sur un côté frais, entre l'ananas et le fruit de la passion et des notes finement boisées mais en aucun cas masquantes.
La bouche est un pur délice de vivacité et de tension, quand un jus franc et croquant est idéalement porté et relancé par une acidité géniale. Le vin ne présente encore aucune évolution aromatique et se livre sur des notes fruitées primaires qui participent à sa fraîcheur, sur le raisin blanc italien, l'abricot frais, les fruits exotiques.
La finale est splendide de buvabilité, tonique et au goût de reviens-y redoutable.
Délicieux ! (tu)




Une petite surprise à l'arrivée ! :whistle:

C'est pas toujours évident de rester discipliné quand un paquet de vins de rêve vous est servi en une journée.
Mais à moins de rester dormir sur place, c'est pas le sympathique petit contrôle des Tuniques Bleues à 500m de chez moi qui me fera regretter de maintenir la sage posture du convive sobre que j'essaie de rester dès que j'ai de la route à faire...

A Séverine et Pierre, un énième énorme merci pour votre générosité exceptionnelle.
Une fois de plus, la Bourgogne confirme combien l'influence et le talent du vigneron outrepassent tous les classements et les réputations de terroirs et qu'il faut l'ouverture d'esprit et la générosité d'amateurs capables d'offrir ces vins à l'aveugle pour bien le comprendre.

La passion du vin en Haute Normandie est vraiment défendue dans ce qu'elle a de plus noble et de conviviale !

A très vite, les amis.
Portez vous fort !
Oliv
#44
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Lab a répondu au sujet : After de compétition ou la revanche du Vetshow

Cher Olivier,
Concernant les Amants 2011, il fait noter que ce vin est un mix de 2 cuvées, la Tour de Curon et La Mailloche. Le 1er vin avait une acidité volatile un peu élevée et a été assemblé avec la Mailloche. On ressent plus ou moins cette acidité volatile selon les bouteilles. Cela ne me gène pas mais EricB a eu une ou des expériences moins bonnes.
Bonne journée,
Lab
#45
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Med a répondu au sujet : After de compétition ou la revanche du Vetshow

Merci Oliv une nouvelle fois pour cet excellent CR.

T'en as pensé quoi Gildas de ce Pantxuri 2010 (ton apport je suppose :)) ?
J'ai qu'une bouteille et la description d'Oliv m'inciterait à la garder encore un peu.

Médéric
#46

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Gildas a répondu au sujet : After de compétition ou la revanche du Vetshow

Hello Médéric,
Eh bien plutôt en phase avec toi sur le fait de planquer un peu cette bouteille, car en l'état, l'aromatique est un peu monolithique. En revanche, je suis beaucoup moins sensible à l'amertume qu'Oliv et son PDF. M'est d'avis que ce vin est en revanche construit sur son acidité caractéristique des cépages du coin.
La bouteille venait de la cave Vetshow, que je tiens à remercier une fois de plus encore pour la superbe journée passée avec tous les copains normands et l'exilé parisien ! J'ai dû partir partir après la série de blancs de l'after. Les deux vins de Tissot étaient absolument superbes et très expressifs, au point que "les Amants" a été pris pour un vin de JCVD JFCD par Oliv ;)

Merci à tous pour ces moments de bonheur et à la légendaire générosité du bûcheron normand et demi oo,

Gildas
LPV Normandie
#47
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oliv a répondu au sujet : La magie du Clos Rougeot

La magie du Clos Rougeot



Il est un des meilleurs garagistes du monde, le genre de mécano propriétaire d'une écurie de terroirs exceptionnels enviés de toute la planète et metteur en marché d'une cuvée ultime à faire pâlir les meilleures cylindrées de Bourgogne ou de Bordeaux.
Son histoire enseignée dans les meilleures universités est un parcours obligé dans les humanités : www.lapassionduvin.c...

Il aime à se qualifier de cuiviniste, grand maître queue du jus de raisin fer menteur à qui l'illustre maison Seb réserve ses meilleurs fûts, reconnu par ses pairs comme un gestionnaire pointu de la volatile issue de l'élevage en cocotte.
Amoureux de ses billes de caviar ampélographique dont chaque grain mériterait d'être serti sur une bague en platine, sa rareté fait s'affoler les cartes Gold des milliardaires de la planète qui sont prêts à offrir un Van Gogh ou leur club de foot pour espérer intégrer la liste d'attente des allocataires.

Lorsqu'il s'agit de déflorer un de ces miracles de la nature que seul le génie de l'homme sait transcender, le Vincent compulse alors son agenda en cuir de mammouth pour en tirer quelques heureux élus, des 4x4 de la dégustation tout terrain rodés aux jeux des étiquettes de prestige et donc à même d'apprécier le génie de sa production.

Anne a mis les grands plats dans les énormes afin que la tortore soit au niveau de la production de son homme.
Et c'est peu de dire qu'on a effectivement atteint le splendide, niveau remontage des crans de ceinture comme dans celui du détartrage gratuit du râtelier ce jour-là...

On passe à table ?






Gnamas gnamas maison !




Champagne Michel Testulat, brut cuvée Thomas, 2014



Oliv
Robe jaune paille à peine teintée.
Joli nez franc et pur, sur des notes florales et d'amandes précises et gourmandes.
Bouche vivace, sur une acidité guillerette sans morsure bien chatouillée par une bulle délicate et agréable.
Si l'ensemble manque un peu de vinosité pour appeler de plus amples superlatifs, sans franchise et sa précision de goûts le rendent parfaitement agréable à boire en apéritif.
Très bien.

Vougeot
Le champagne n’est pas tout à fait conforme au souvenir que j’en avais lorsque je l’ai acheté. Je pense m’être trompé avec une cuvée pour laquelle j’ai eu un coup de cœur en novembre, un peu plus vineuse, plus oxydative, que la bouteille ouverte ce samedi. Pas grave !
Très délicat, tant dans son expression aromatique que dans sa structure. C’est un joli champagne d’apéritif, bien fait. J’ai aimé sa fine bulle, son fruit mûr et son dosage confortable.
Nous nous sommes d’ailleurs fait la remarque : à force de boire des extra brut ou des non-dosés, notre palais oublie le goût des champagnes dosés. Celui-ci reste néanmoins très équilibré et chacun s’est accordé sur la qualité du jus proposé. Un domaine à suivre.


Champagne Laurent Perrier, Brut LP



Oliv
Robe presque vert de gris et légèrement trouble, à la bulle qui disparait à peine le service effectué.
Nez très évolué (Gildas nous apprendra que la bouteille a au moins 30 ans), sur un compromis un peu poussiéreux (où certains voient du liège mais pas moi), quand se répondent des notes torréfiées et minérales, avec d'étonnantes senteurs mentholées.
La bouche est bien en vie, même si passée une attaque agréable par sa trame acide légère et un dosage qui enrobe bien l'ensemble, force est de constater que le vin ne tient pas la distance et s'évanouit dans une finale inexistence.
Pas si mal une fois qu'on connait son âge mais c'est quand même le premier que j'ai envie de boire.

Vougeot
(semi-aveugle pour moi car je savais que ce serait un champagne) un champagne d’une bonne trentaine d’années qui a divisé la table ; certains lui trouvant une trace de bouchon et d’autres, dont je fais partie, ne la percevant pas. Par contre, en bouche, on avait bien cette note de salpêtre, de cave humide, derrière un fruit patiné et une grosse note de miel. L’effervescence était parfaite.
Terminé le soir, ce vin n’avait pas la moindre trace de bouchon. La note de salpêtre s’est estompée au profit du miel et de la pomme chaude. J’ai bien aimé.




Tartare de poissons sauvages




Domaine Pattes Loup, Chablis 1er cru Butteaux, 2011



Oliv
Robe jaune paille très claire.
Nez qui semble plus ouvert et riche, sur le citron confit et le fruit de la passion, avec un végétal qui sauvignonne.
Bouche plus épaisse que Côte de Jouan, sur une construction différente mais pas forcément plus plaisante pour autant, sur des goûts d'encens et une acidité renfrognée qui se dissocie du vin et pèse sur la finale par une pointe de sécheresse.
Un peu plus confortable mais pas beaucoup de plaisir non plus.

Vougeot
Passage chez PICO. 2011 : pierre et feuille, mais pas ciseau.
Pas à l’aveugle, pour moi.
Sur le papier, cela s’annonçait alléchant. Dans le verre, par contre, ce Butteaux et cette Côte de Jouan n’ont pas franchement brillé. La faute, probablement, au millésime.
Le Butteaux offre un premier nez végétal. En bouche, la note de pois est présente et le vin apparaît un peu dissocié, avec une structure acide/aqueuse perturbante. Une sensation d’astringence ne le sert pas. Sur ce chablis, on est plus feuille que pierre.


Domaine Pattes Loup, Chablis 1er cru Côte de Jouan, 2011



Oliv
Robe assez nettement dorée.
Nez marqué par un végétal qui m'oriente de suite sur le millésime par cette verdeur gentiane qui s'enroule dans quelque chose de plus avenant, entre le citron et le cassis.
Bouche citrique, à la limite de la verdeur mais qui passerait encore si n'était une finale redoutablement amère qui confine à l'âcreté.
Pas fan.

Vougeot
La Côte de Jouan s’en sort un peu mieux, avec une note de silex frotté plus appétissante et une bouche un peu mieux équilibrée. Loin d’être charnu, sans grande tension non plus, il joue dans une partition plus conforme à l’idée qu’on se fait d’un chablis, mais sans emporter les suffrages. Tout juste le préférons-nous au premier.

Le lendemain midi, avec l’aération, les deux bouteilles ont accentué défauts et qualités. C’était mon seul 1er cru de PICO. Il me reste deux ou trois chablis 14 que je n’avais pas franchement bien goûté lors de l’ouverture de la première bouteille. Très honnêtement, les 1er crus de GAUTHERON, bien moins chers, n’ont pas à rougir…




Foie gras mi-cuit maison

Un vrai délice ! oo,




Clou Thou, Jurançon sec, cuvée Guilhouret, 2016



Oliv
Robe sur un léger doré.
Aaaaah mais là, ça renifle top !
Le nez propose un ensemble précis et remarquablement tourné entre senteurs finement exotiques (mangue, fruit de la passion) et un petit côté praliné qui apporte de la chaleur et de la complexité. Ca renifle furieusement le jurançon, cette affaire.
La bouche est délicieusement facile, sur une acidité motrice qui claque sur le palais et propulse une jolie matière franche. L'ensemble est précis et gourmand de goûts et concilie à la fois fraîcheur et volume.
La finale possède ce petit goût de reviens-y qui font les vins qui désoiffent.
Très bon !

Vougeot
Brillance et netteté !
Les deux vins ne sont pas bus à l’aveugle, pour moi.
Un vin, très pur, très lisible, absolument imparable. Toujours cette belle saveur exotique, une acidité confortable. Il s’est néanmoins fait un peu éteindre par le foie gras mi-cuit – il manquait un peu de sucre pour que l’accord fonctionne - et, surtout, par la bouteille que j’ai mise en face qui a cristallisé la discussion.


Domaine Beck-Hartweg, Vin d'Alsace Lieu-dit Bungertal, 2017



Oliv
Robe trouble et sur un côté anthracite douteux ! C'est suspect...
Ouch, bordel, au nez aussi, c'est suce pet ! Imaginez une vieille huître vaseuse qu'on aurait oubliée dans un jus de litchi... Comme dit Fred, ça sent le désodorisant pour les toilettes... mais après la grosse commission !
Pas besoin de vous dire qu'après une pareille entrée en matière, on y trempe les lèvres avec une certaine inquiétude.
Qui se justifie immédiate par un affreux jus déséquilibré entre sucrailleux et amertume.
On arrête les frais, c'est trop affreux pour s'acharner.
ED

Vougeot
L’idée était de proposer deux vins issus de régions productrices de foie gras. Mais l’alsace lieu-dit Bungertal de Florian BECK HARTWEG a cristallisé sur lui toute la discussion.
« Assemblage issu de sol gréso-volcanique, sec, style baroque, très complexe et riche en arômes, non filtré » nous indique la fiche technique. Mouais…
Cette bouteille, achetée au SVI, n’a convaincu personne. Nous lui avons tous trouvé des défauts ; surtout sur sa couleur très trouble, avec des levures ? des lies ? en suspension, une bouche « nature » franchement pas nette. Seul point positif, en ce qui me concerne, un nez litchi-rose-citron-poivre assez surprenant. Le vin « nature » dans ce qu’il a de plus incompréhensible. Les verres ont vite rejoint les crachoirs…



Il a la folie des génies dans le regard, vous trouvez pas ?




La Pialade, Côtes du Rhône, 2006



Oliv
Robe très claire et d'une évolution tuilée certaine.
Nez très discret, sur des notes qui m'évoquent furieusement la vendange entière, avec un végétal net qu'un certain manque de fruit ne compense pas. Je lui trouve également une petite pointe d'oxydation, sur la noix. Mais je suis pas à l'aveugle donc je trouve peut-être ce que je cherche de ce vin dont je ne savais pas trop quoi attendre après.
La bouche est plus agréable que le nez, malgré toujours ce fort marqueur de vendange entière (y'en a-t-il d'ailleurs ?), des notes de pamplemousse rose, sur un volume agréable et plein bien soutenu par une sympathique acidité.
Mais il lui manque de l'ampleur aromatique pour apporter plus de gourmandise.
La finale est correcte mais reste un peu austère.
Bien.
Mais j'aurais sûrement dû l'ouvrir plus tôt vu ce que m'a confié Vincent vis à vis du fond de bouteille qui s'exprimait mieux.

Vougeot
Je bois la Pialade à l’aveugle ; sachant néanmoins que c’est un 2006. Je me fais avoir par l’aromatique, la couleur et la structure. Le vin est fin, délicat, aérien. J’aime beaucoup. Face à mon vin, il ne démérite pas, loin de là. Je pense qu’on est en Bourgogne et Oliv répond négativement.
Demie-surprise à la levée de la chaussette.
Le lendemain midi, l’effet REYNAUD a joué à plein : le vin offre un nez complexe de thym, laurier, épices, fraise des bois, orange délicate. La bouche est du même acabit, toute en finesse et en suggestion. TOP, TOP, TOP.


Domaine Trapet, Chambertin, 2006



Oliv
Robe grenat clair sur une évolution saumonnée.
Beau nez très classique d'un pinot avec un peu d'âge, droit, assez froid, sur des notes de poivre blanc et un fruit encore présent qui commence à tirer sur les fleurs séchées et le pot pourri.
La bouche est honnête mais manque de chair et de jus, sur un côté un peu maigre qui peine à relancer une acidité agréable.
L'ensemble est léger et ne crée pas d'émotion particulière.
La finale est simplette et d'une certaine fluidité.
Quand j'annonce Gevrey village, je vois comme une larme qui pointe dans l'oeil du Vinvin !
La chaussette tombe et je comprends sa douleur...

Vougeot
Chez TRAPET, on rigole moins. De l’avis général, le vin est bon. Rien à dire. Il accompagne correctement le chevreuil, mais, en ce qui me concerne, il passe mal. C’est fin. Très fin. Trop fin.
En demi-corps, ce vin n’offre ni la puissance, ni le volume, ni la complexité qu’on attend d’un Chambertin. Ma femme l’apprécie. En ce qui me concerne, je suis déçu. Du Grand Cru, il n’en n’a ni l’étoffe, ni la classe.
Pierre, qui possède également cette bouteille, ne lui prédit pas un grand avenir dans sa cave…
Peut-être arriverait-il à s’imposer en face d’un tofu ?




Gigue de chevreuil




AZ. Agricola I Paglieri di Alfredo E Luca Roagna, Barolo, Vigna Rionda, 2004



Oliv
Robe assez profonde mais marquée d'une évolution orangée certaine.
Beau nez sérieux et franc, au bouquet plein, sur des notes de cacao, d'épices douces, de laurier, de tabac. L'ensemble est masculin et d'une belle élégance.
Bouche racée d'un volume plein et dense porté par une belle acidité. L'ensemble est riche comme un vin du sud mais sans aucune lourdeur, avec à la fois de la mâche, une grande complexité aromatique et une structure qui s'étire et s'épand en bouche.
Finale puissante mais pas tabassée d'alcool ni de tannins et d'une belle persistance.
Très bien !

Vougeot
Bu à l’aveugle (je connais néanmoins le millésime), le Barolo offre un nez inconnu, à la fois fruité, floral et animal en dépit de plusieurs heures de carafe destinées à lui redonner de l’air. La bouche est soyeuse, équilibrée, mais sacrément puissante. En dépit de ce que je pense être une réduction tenace, c’est un très beau et très bon vin.


Castello di Velona, Brunello di Montalcino, 2004



Oliv
Robe très sombre, sur un bordeaux, avec du dépôt.
Nez très richement élevé, sur des notes coco banania qui pèsent sur les fruits noirs pourtant bien présents et m’écœurent un peu.
Bouche très bien construite et d'une grande jeunesse, sur une attaque crémeuse et douce qui virerait dans la lourdeur si n'était la présence d'une superbe acidité. L'aromatique toujours un peu Foire du Trône limite pour moi le plaisir produit mais force est de constater que dans un registre moderne, le vin est très bien fait, encore plus si l'on prend en compte qu'il a déjà 15 ans.
Finale généreuse et roborative, sur des tanins crémeux et d'une grande persistance.
A voir si la garde lui affine la taille. Car en l'état, le décolleté vous met les oreilles au chaud l'hiver !

Vougeot
En face, le Brunello tient son rang, mais ne fait pas dans la dentelle. Pour certains, il a conservé les stigmates de son élevage ; élevage que je ne perçois pas. L’aromatique et la bouche offrent une belle complexité, mais pas forcément la délicatesse habituellement rencontrée dans ces vins.
J’aime beaucoup.




Fromages




Château de la Tour, Clos-Vougeot, 1971



Oliv
Robe sur un marron ancestral très clair et trouble, un peu inquiétant sur l'état du vin qui nous est servi.
Le nez est évolué mais encore vivant, sur une finesse un peu coupable mais pas morte pour autant, sur le thé, une pointe iodée et de café froid, un peu d'oxydation (bouillon de boeuf aussi).
La bouche propose en revanche un très joli jus d'une suavité délicate bien portée par une acidité agréable. L'ensemble est soyeux et doté d'une vraie structure, fragile mais pas faible pour autant, avec des goûts de tabac très agréables.
La finale est d'ailleurs tout sauf sénile et pour peu qu'on cherche à profiter de ce vin sans trop en exiger de fougue, force est de constater qu'il apporte plus de plaisir que le Chambertin de Trapet qui parait bien maigrelet à côté.
Bien+.

Vougeot
Le temps passe, la mémoire reste.
Un vin acheté 45 € en novembre 2012 à un particulier, que l’ami Vetshow avait eu la gentillesse de me ramener de Dijon. Je m’étais promis de le boire avec lui pour le remercier.
Bouteille décantée 24 heures avant ouverture. Niveau à 6 cm. Ouverture le samedi à 8 heures, petit pschitt de dépression à l’ouverture, bouchon totalement imbibé, cassé en plusieurs morceaux en dépit des précautions prises. La bouteille, très nette, est rebouchée jusqu’à son service, vers 13 h 30.
La couleur fraise à l’eau de la bouteille s’est vite oxydée, tirant vers le rouge brique/brun lors du service. Erreur de ma part. Voulant sentir si elle était ou non touchée par le TCA, je n’aurais pas dû l’ouvrir si tôt et, par là-même, lui redonner autant d’air…
Le premier nez, sur le pruneau, va vite s’élargir pour retrouver des notes de fruit un peu plus frais (cerise, groseille) et, surtout, de tabac blond, de foin sec. Un peu comprimée au départ, la bouche va prendre du volume tout au long de la dégustation jusqu’à retrouver un caractère très soyeux lorsque les verres seront quasiment vides. L’idée d’un grand cru ancien s’impose à chacun. Pierre me regarde en se marrant : il trouve très vite le cru, le millésime et la provenance.
Un très beau vin, émouvant, qui aura néanmoins été desservi par sa préparation.

Dimanche soir, le bouchon embaumait encore… A 45 € : super affaire. A 389, sur Idealwine, beaucoup moins.


Domaine Pierre Ménard, Anjou, Le Quart des Noëls, 2013



Oliv
Robe jaune paille.
Nez tout jeune et encore un peu foufou, avec un élevage intelligent qui s'exprime sur l'huile d'arachide et qui demande à s'intégrer dans un bel ensemble généreux et pur, sur l'aubépine et des notes exotiques (ananas). Pour résumer, ça cause !
Bouche pleine de charme, sur un équilibre gourmand et réussi entre une belle matière pleine d'une vraie densité et une superbe acidité bien mûre qui relance cette jolie vinosité.
La complexité et la pureté des goûts ajoutent encore du plaisir à cet ensemble remarquablement bien né et structuré.
Finale au déroulé plein et long, sur de fins amers très agréables.
Une superbe découverte !

Vougeot
Les vins ne sont pas bus à l’aveugle en ce qui me concerne.
L’anjou offre un nez et une bouche d’ananas fraichement pressé, avec un petit perlant qui le rend très séduisant. Un joli jus, très buvable. C’est très bon.


Domaine Bart, Bonnes-Mares, 2005



Oliv
Jolie robe grenat pas trop foncée avec un tout petit début d'évolution.
Nez assez serré, classique, sur les petits fruits rouges, le poivre blanc, un côté entre deux âges un peu comprimé.
Bouche remarquable de classe, sur une construction d'un impeccable équilibre entre matière suave et acidité structurelle. La qualité des tannins va de soie et participe au magnifique toucher de bouche de cette bouteille.
Ne lui manque qu'un peu de folie aromatique pour devenir redoutable.
Au vu de la qualité remarquable de la matière première vraiment digne du grand cru qu'il est, aucun doute que le meilleur est à venir.
Très bien.

Vougeot
Le Bonnes-Mares impose une puissance contenue. Beau nez de pinot, bouche volumineuse et soyeuse, il tient son rang. Sur l’époisse, c’est un vrai délice.
Bien qu’ouvert et déjà agréable à boire, chacun s’accorde sur le fait qu’il atteindra probablement sa maturité d’ici 6 à 10 ans. Du beau travail.


Domaine de la Pinte, Arbois Vin Jaune, 1986



Oliv
Robe dorée.
Nez assez puissant, sur une oxydation nette, sur la noix, des notes pâtissières chaudes de tarte à la noix de pécan, de financier avec également un côté vieux tiroir à épices.
Bouche riche et épaisse, sur une texture glycériné qu'une acidité en retrait peine à relancer, en tout cas à mon goût.
L'ensemble déroule une aromatique classique un peu monolithique et manque d'allant pour accélérer.
Finale lente, un peu pesante.
Bien.

Vincent me rappelle que j'ai déjà bu ce vin (que j'avais étrillé, il parait).
Merci pour avoir partagé ce moment précieux de ta vie d'amateur avec nous, Vincent !

Vougeot
Un vin qu’ Oliv avait mal goûté lors de sa première et unique rencontre. D’où mon idée – sadique – de le remettre sur table.
C’est un honnête vin jaune, sans grande race en dépit de son âge avancé. Les saveurs sont nettes, la structure est bonne, mais il manque un peu de magie. Pas mal, sans plus. Un bon vin qui, sur le papier, devait faire des étincelles avec un comté 45 mois finalement plutôt décevant.




Ile flottante, caramel beurre salé




Clos Uroulat, Jurançon, 2011



Oliv
Robe vieil or.
Nez ouvert et franc, qui ne laisse pas de doute sur sa provenance, sur de belles notes exotiques, sur la mangue, les agrumes confits, le praliné. Ca vous hurle, bois-moi cette affaire là !
Bouche délicieusement facile, sur une acidité fraîche assez pointue et qui porte une liqueur légère, à la limite d'un équilibre demi sec.
Le vin goûte l'exotisme dans un ensemble gourmand pétri de buvabilité grâce à sa superbe acidité salivante.
Finale légère et sans grande tenue mais délicieusement facile.
Pas un grand vin mais un vin délicieux !

Vougeot
Les vins ne sont pas bus à l’aveugle en ce qui me concerne.
Le Clos Uroulat 2011 offre un fruit pétillant, joyeux, franc et net. C’est l’archétype du jurançon de bonne - très bonne ! - facture, sans l’acidité mordante qui caractérise parfois cette appellation. Superbe équilibre, fruit exotique pur et net : que demander de plus ? Vraiment très bon.


Camin Larredya, Jurançon, Au Capçéu, 2009



Oliv
Robe ambrée presque saumonée.
Nez plus riche que l'Uroulat même si une certaine filiation existe d'évidence, sur l'ananas confit, des notes de miel, de sucre cuit.
Bouche effectivement plus riche, avec une liqueur plus importante et un volume qui tapisse le palais.
L'acidité sauve l'ensemble de toute lourdeur mais rien à dire, c'est un autre style, plus en épaisse et en richesse.
La finale est agréable, sans ardeur de sucre et répond parfaitement à la délicieuse île flottante et notamment, la petite rapée de zeste de citron vert qui titille son aromatique.
Bien à très bien.

Vougeot
Au Capçeu 2009 est dans la même veine, mais avec un fruit plus patiné. Il diffère de son cadet par une note truffée commençant à s’imposer gentiment. L’équilibre est bon, la richesse un peu plus imposante, mais raisonnable.
C’est également très bon.




Mignardises maison




Quinta do Noval, Porto Tawny over 40 years



Oliv
Robe tuilée cuivrée très claire.
Nez complexe et puissant, sur le caramel au lait, la datte, la figue sèche, beaucoup de senteurs épicées mais aussi pas mal d'alcool.
Attaque à la puissance de feu digne d'un croiseur et ses flingues de concours ! Ouch, j'ai le pdf en surchauffe mais une fois passée la mandale anti fragile, force est de reconnaitre que sa sucrosité bien fondue mais surtout son énorme complexité aromatique apporte beaucoup de plaisir.
L'accord avec les orangettes maison d'Anne est littéralement fusionnel et le vin en sort apaisé, offrant une finale d'une persistance aromatique exceptionnelle
A siroter tranquillement au coin du feu avec du temps devant soi.
Plutôt très bien, pour une boisson d'hommes !

Vougeot
Le Quinta do Noval 40 ans est malheureusement servi un poil trop chaud. En dépit des délicates mignardises destinées à le sublimer, les 21,5° se font sentir. Il faut reconnaître que cela chauffe un peu. Je le trouve un peu moins classe, un peu moins brillant, que dans les versions précédentes. La structure est moins équilibrée et l’expression aromatique moins complexe. Même s’il reste très bon et que beaucoup d’entre-nous s’en contenteraient avec plaisir, je suis un poil déçu.
La couleur rouge à reflets acajou est hyper séduisante. Le nez offre une belle palette de fruits rouges compotés, pruneau, réglisse, café léger, chocolat, avec un trait oxydatif présent sans être marqué. C'est classe, mais... Toujours ce foutu alcool qui piquotte le blase... :(
L'attaque se fait sur le sucre, puis l'alcool arrive. La première saveur identifiable est l'amande amère. Vient ensuite le pruneau, puis le chocolat, les fruits secs grillés. Une fois ingéré, reste en bouche une formidable saveur de marmelade d'orange et, toujours, le chocolat, le pruneau, l'amande... Il y aurait 2 degrés de moins, ce vin serait im-pa-ra-ble. C'est très, très bon, mais moins bien que ce que j'ai bu il y a 10 ans.

Terminée une semaine plus tard, la bouteille n’avait pas bougé dans sa structure, mais s’est complexifiée en retrouvant un fruit un peu plus primaire se singularisant par de la cerise amarena.
En 2005, cette cuvée titrait 19,5°. En 2015, on avait 20,5°. En 2018 : 21,5°… A la vitesse à laquelle vont les choses, on boira bientôt nos portos dans des verres à cognac… Je me demande comment les Portugais vont pouvoir stabiliser cette augmentation des degrés...


Clos Rougeot 2015



Parce que les mots sont d'une abyssale pauvreté et que même Hugo ou Verlaine ne pourraient en rien espérer atteindre l'émotion de l'instant vécu ce jour là, je laisse la parole au propriétaire...


Admirez à la seconde 6 toute la typicité décapante qui fait la grandeur unique du terroir rougeotien





Les amis, quel pied !

Non seulement et comme de bien entendu en terre Haute Normande LPVienne, les énormes poilades, les bons mots brillants comme les saillies drolatiques ont irradié l'après-midi.
Mais aussi et peut-être surtout par le repas magnifique qui nous a été proposé par Anne et Vincent, d'un délice immédiat et sans affect depuis le premier amuse bouche jusqu'à la dernière mignardise.

Les bouteilles offertes par Vincent avaient pour la plupart et jusqu'à sa mémorable production personnelle chacune une histoire, une attente, une vie, de ces pépites d'amateurs qu'on regarde à chaque descente en cave et qu'on attend des années avant de décider un jour de les partager avec ceux qu'on aime.
La passion du vin dans ce qu'elle a de plus beau pour celui qui la reçoit, qu'importe l'étiquette.

Anne, Vinvin, les copains, un tout grand merci pour ce moment génial.
Vivement le suivant !
Oliv

#48
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tonioaja a répondu au sujet : La magie du Clos Rougeot

La grande classe !
Toujours un plaisir de déguster ce genre de récits !

Les fromages avaient l'air de claquer sévère !
#49

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mgtusi a répondu au sujet : La magie du Clos Rougeot

Superbe repas avec des vins "humains" !

Bravo.

Michel
#50

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Jean-Bernard a répondu au sujet : La magie du Clos Rougeot

Ah Trapet, cette capacité à décevoir qui ne veut pas se démentir!

En tout cas hilarant le dernier gif, Vincent à deux doigts du ko! :DD

Merci pour le cr

JB
#51
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mgtusi a répondu au sujet : La magie du Clos Rougeot

Je ne sais pas vous mais personnellement, je n'ai rien bu de transcendant en bourgogne 2006.

Michel
#52

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Vaudésir a répondu au sujet : La magie du Clos Rougeot

Il en a du courage le Vincent pour s'enfiler son Clos.
Très surpris par le Chambertin 2006, il n'a rien à voir avec celui que l'on a bu en mars 18.
Pas noté de végétal à Chablis chez Droin ou S.Billaud sur 2011 encore moins d'acidité décapante.
#53

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Raboso del Piave DOC a répondu au sujet : La magie du Clos Rougeot

Le Chambertin était-il au niveau du Clos Rougeot? Pas sûr oo,
#54

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oliv a répondu au sujet : La magie du Clos Rougeot

Vous trouvez pas que le Vinvin a un petit air de Lino Ventura mâtiné d’une touche de Jean Lefebvre dans la fameuse scène de la cuisine des Tontons ? :whistle:
#55

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Jean-Paul B. a répondu au sujet : La magie du Clos Rougeot

Si si, et ça illustre parfaitement la valeur ajoutée du CR video. :D

Jean-Paul
#56

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LADIDE78 a répondu au sujet : La magie du Clos Rougeot

Merci Oliv pour le partage , j ai eu la chance dans le même WE de faire ta connaissance , et celles de Vincent , Anne , ( quels souvenirs ) j imagine l ambiance autour de toutes ces agapes et ces belles cuvées , je vois que Vincent est toujours en pleine forme , merci les am(e)is
didier

Mal- voyant depuis 29 ans et passionné de vins comme vous tous
#57

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Frisette a répondu au sujet : La magie du Clos Rougeot

oliv écrit: Vous trouvez pas que le Vinvin a un petit air de Lino Ventura mâtiné d’une touche de Jean Lefebvre dans la fameuse scène de la cuisine des Tontons ? :whistle:


Y'en a

Flo (Florian) LPV Forez
#58

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starbuck a répondu au sujet : La magie du Clos Rougeot

Puisque c'est la saison, la grimace de Vougeot n'est pas sans évoquer des bronzés parisiens dégustant une eau de vie à l'échalote relevée au jus d'ail près des pistes de ski :DD

Sylvain
#59
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oliv a répondu au sujet : La magie du Clos Rougeot

En mode sonorisé en lisant sur les lèvres, ça donne à peu près ça...

L'assistance
"Argggggh, ouchhhhhh, xxxxxxsssfffff.......

:pinch: 8-x ::zinzin:: :dash: :unsure: ::sos:: :cartj:
"

Le cuiviniste
"Quoi ça ?
  • - Seconde 1 (le test) : Glouuuuuuuu... Non. Non ? (léger sourire de satisfaction / soulagement)...
  • - Seconde 2 (le doute) : Mais mais mais ?
  • - Seconde 3 (la souffrance) : Aaaaah (l'effet destop, y'aurait pas aussi d'labetrav arrive) xxxxxxxxxxxtchhhhhhhh... :dash:
  • - Secondes 4 et suivantes, une fois l'oesophage ravagé (le déni) : Non, arrrrrgh, c'est parfait, c'est parfait ! (notez l'autoconviction par redondance).
#60
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