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CR:Concentration de LPViens à Bourges pour un moment encore gravé en mémoire!

  • iceteayer
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[size=large]Concentration de LPViens à Bourges pour un moment encore gravé en mémoire![/size]

Jean-Loup et Nicole nous recevaientt autour du fameux tonneau trônant au milieu de la cave de notre hôte pour un fabuleux moment de partage, de simplicité et de gourmandise.
Étaient présents: Eric B de Limoges, Florent Camille et Vivien de Paris, Didier et Camille d'Orléans, Bernard de Bourges, Henri et moi-même de Clermont-Ferrand.
Autant dire de l'éclectisme pour profiter des délicieux breuvages de Jean-Loup et des petits plats de Nicole... et ils nous ont bien gâté!!
Une grosse pensée pour Paul qui malheureusement a du annuler au dernier moment.

En avant? (:D




Domaine Agrapart, Minéral 2006
Couleur assez claire.
Nez superbe, gourmand et complexe sur des arômes patissiers, d'agrumes confits, de fruits secs, un peu de floral, noisette.
En bouche on a une belle matière, une bulle présente mais fine et pas agressive du tout, c'est tonique, et surtout très très long et salivant!
Un peu de pomme granny et de la salinité en finale.
Excellent!!

Domaine Guigal, La Doriane 2008
Robe très dorée.
Nez puissant, fumé, thé noir, fruits murs, un peu d'alcool.
Bouche large, puissante, assez sèche je trouve malgré la puissance, seulement un léger gras.
Par contre finale qui tombe vite sur un équilibre alcooleux et amer et surtout boisé.
Vraiment pas le style de vin qui me plait.

Domaine Etienne Sauzet, Montrachet Grand Cru 2008
Robe plus claire.
Nez au départ déjà expressif mais pas hyper complexe sur des notes pierreuses, granitiques, des fruits secs, agrumes bien murs, puis il ne va cesser de s'ouvrir et de prendre de l'ampleur pour ne plus jamais s'arrête avec des fruits jaunes et blancs qui arrivent, puis du floral, un élevage parfaitement intégré amenant des arômes de brioche, de pralin.
On a des vagues successives de différentes senteurs, beaucoup de gourmandise et d'élégance à la fois.
Superbe!
La bouche? Et bien c'est simple...
Dans la continuité du nez! On a une attaque phénoménale de puissance avec une matière énorme, impactante et tactile, presque huileuse, très dense puis dès le milieu de bouche, la magie du grand vin arrive.
Une tension pierreuse hallucinante arrive, avec une acidité parfaitement dosée, très énergique, d'une grande intensité qui allonge le vin, l'équilibre et lui donne surtout une longueur proprement magistrale qui dure et qui dure....
La finale est kilométrique, très fraiche et salivante et énergique.
Quel vin! Il a tout, c'est la perfection incarnée, le grand Bourgogne comme on se l'imagine.
Exceptionnel!!
Merci Jean-Loup!

On se demande bien ce qui peut passer après un tel monument... et bien c'est simple, un deuxième monument :)

Domaine Albert Boxler, Riesling Sommerberg "E" Vendanges Tardives 2005
Robe nettement plus dorée.
Quel nez là aussi, au départ assez pétrolé puis il va s'ouvrir et gagner en complexité sans jamais s'arrêter la non plus: on a du citron confit, du fruit de la passion, c'est pierreux, du thé, un peu fumé aussi, des fruits exotiques.
Très gourmand là encore et aussi très précis!
La bouche est fantastique, la matière et l'acidité enrobent parfaitement les sucres.
L'attaque est douce, soyeuse et élégante, puis l'acidité vient amener un supplément de classe et d'énergie pour donner une finale magnifique de longueur et de précision.
Très grand vin blanc!!

On a là pour moi l'expression, à mon goût, des deux plus grands cépages blancs.
Je me dis ça à chaque fois mais comment du jus de raisin peut il donner des bijoux pareils??!


Domaine Michel Magnien, Gevrey-Chambertin "Les Seuvrées" Vieilles Vignes 2005
Belle robe rubis.
Nez très ouvert, engageant sur les fruits rouges, la cerise et la fraise en avant, du menthol, un peu de terre fraiche, aucun boisé.
Surtout beaucoup de pureté et de gourmandise sans être un monstre de complexité.
Bouche évidente, juteuse avec une matière ample, ronde qui remplie bien la bouche, des tanins veloutés et gourmands.
Longueur fruitée très correcte.
Je pars illico presto sur un 1er cru.
Excellent village, vraiment!

Château Rayas, Fonsalette 2003
Nez plus sudiste, sanguin, fruits rouges et noirs, de la fraicheur la aussi, de l'olive, salin, un peu plus évolué, toute légère pointe d'alcool.
Bouche avec une belle matière, douce et fluide, tanins pas agressifs du tout, très juteux et gourmand la aussi.
Finale avec juste une petite pointe serrée/alcooleuse mais beaucoup de plaisir là aussi.
Très bon/Excellent

Domaine La Bégude, "La Brulade" 2007
Robe plus sombre.
Plus puissant, fruits noirs, concentré, épices.
Bouche puissante, large et musclée, tanins présents mais soyeux malgré la charpente.
C'est bon mais beaucoup moins mon style.

Vega Sicilia Unico 2000
Nez assez élevé, boisé/toasté, très cacaoté au départ mais malgré tout assez classe et pas outrancier. Le fruit noirs arrive à l'ouverture.
La bouche contraste fortement, elle est construite sur une colonne vertébrale assez acide, très en longueur mais avec des tanins de belle qualité.
Beaucoup d'énergie dans ce vin et salivant en finale.
C'est très bon/excellent mais clairement trop jeune et ça n'a pas l'évidence des deux premiers rouges.

Château Malartic-Lagravière 2005
Robe et nez encore très jeunes, fruits noirs frais, fruits rouges légèrement compotés, léger boisé parfaitement maitrisé, cigare, bois précieux.
Beaucoup de classe dans ce nez.
La bouche est vraiment très belle, matière fuselée, longue et tendue avec de la matière, c'est juteux là aussi.
Bouche encore légèrement serrée en finale mais beaucoup de fraicheur!
C'est déjà très bon/excellent mais dans 10 ans ça devrait être grand car il y a un sacré fond et un très bel équilibre!!

Château Coutet 1990
Robe intense.
Nez excellent là encore du grand sauternes, très complexe sur le safran, le pralin, chocolat au lait, fruits confits, fruits exotiques, abricot... miam!
Bouche encore riche, mais la liqueur est vraiment bien équilibré, très gourmande, pas lourde du tout.
Très grande longueur pour ce vin encore très jeune.
Excellent

Coume Del Mas, Banyuls Hors d'Age (2002-2003)
Nez très sympa, café, chocolat, cacao, fruits noirs à l'eau de vie.
La bouche me plait moins, assez puissante, un peu trop d'alcool pour moi.
Je préfère rester avec le coutet ;)




Ainsi se termine se magnifique moment...
Jean-Loup, Nicole, encore un immense MERCI pour votre simplicité et votre générosité!

A très vite ;)
Julien
16 Nov 2015 18:25 #1

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Les amateurs de vin sont un peu fou, on me "reproche souvent ma générosité" dès qu' on passe à table,
je me sens beaucoup moins seul depuis que je connais LPV!

Jamais ouvert un VSU et depuis quelques mois ça me titille de plus en plus...

Jean-Loup, tu as eu le nez creux avec Malartic 2005, il y a quelques années, ce vin était fermé à double tours, imprenable. J' ai
apprécié quelques beaux 05, un millésime qui commence doucement à s' ouvrir?

Amicalement,
Paul
16 Nov 2015 19:25 #2

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Pas gaudichots 29, tache 62 et même échezeaux 79 tout se perd...
16 Nov 2015 20:42 #3

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Bonsoir à tous.

Tout d'abord, je tiens à adresser un très très grand merci à Jean-Loup d'avoir tant oeuvré afin que je puisse être présent à ce fabuleux repas de dimanche midi. De part mon métier, il n'est pas toujours facile de touver un terrain d'entente pour déterminer une date avec certitude.

Après plusieurs changements et questionnements au sujet de ma disponibilité, cette date de dimanche 15 novembre a pu être arrêtée. Je ne regrette vraiment pas les presque deux heures de route pour relier Clermont-Ferrand à Bourges tant la qualité de l'accueil de Nicole et Jean-Loup a été exceptionnel tout comme les mets et des vins qui ont été servis.

Tellement content d'être là, parmis quelques amis mais aussi parmis des Lpviens connus jusqu'alors qu'à travers un pseudo, que je me suis contenté de profiter de ces instants dans la cave, maintenant devenue mythique, de Jean-loup, que je n'ai pas pris de note.

Néanmoins, je rejoins dans les grandes lignes Julien par ses commentaires toujours très détaillés et précis des vins dégustés.

Cela dit, après la découverte des étiquettes, je me suis vite rendu compte la chance que j'avais eue de participer à ce repas car tous les vins goûtés l'ont été dans d'excellentes conditions de service mais surtout, je n'en avais jamais dégusté aucun sauf le Château Coutet mais pas sur ce millésime.

Je retiendrai tout particulièrement trois d'entre eux, en précisant bien sûr que les étiquettes ne m'ont absolument pas influencé étant donné que les vins ont été bus à l'aveugle.

- Le Montrachet Grand Cru 2008 du Domaine Etienne Sauzet. Je souhaitais, depuis très longtemps, avoir la chance de goûter un très très grand Bourgogne blanc afin de me rendre compte de la ou des différences qu'il pouvait y avoir avec un très très grand et les bourgognes que je bois de façon plus habituelle. Et bien cette bouteille, comme l'a décrite Julien, est vraiment le style de vin qui me fait comprendre que j'ai raison de m'intéresser à ces bourgognes blancs. Un vin Exceptionnel.

- Le Gevrey-Chambertin "Les Seuvrées" Vieilles Vignes 2005 du Domaine Michel Magnien. Le pinot noir n'étant pas, loin s'en faut, mon cépage préféré, je souhaitais là aussi, un jour, avoir la chance de tomber sur une bouteille qui me donne envie de m'intéresser aussi aux bourgognes rouges. Alors je sais bien qu'il ne s'agit pas là d'une des appellations les plus côtées de cette région mais j'ai trouvé dans cette bouteille, comme l'a décrite Julien, beaucoup de plaisirs, des fruits, de la gourmandise et une très belle matière. Je sais que mes commentaires vont en faire sourire plus d'un mais je les assume. Un excellent vin en tous cas, du moins pour moi.

- Le Riesling Sommerberg "E" Vendanges Tardives 2005 du Domaine Albert Boxler. Le Riesling ne fait pas partie non plus des cépages qui me procurent en général beaucoup de plaisir. Mais là, je dois dire que ce vin là m'en a procurait beaucoup. Les commentaires de Julien sont vraiment la copie conforme de ce que j'ai ressenti avec ce vrai régal. Un vin à la fois complexe, gourmand, précis, soyeux avec une matière exceptionnellement équilibrée. Là aussi un vin exceptionnel.

La seule réelle déception pour moi ce midi là aura été La Doriane 2008 du Domaine Guigal. J'ai trouvé le vin de cette bouteille beaucoup trop lourd et alcooleux pour me donner le moindre plaisir.

Il est très difficile, à travers ces quelques mots, de faire ressentir pleinement les plaisirs que l'on peut ressentir de vivre de tels moments de partage avec des gens aussi agréables que ceux qui étaient présents ce dimanche midi. Les 5 heures passées chez Nicole et Jean-Loup l'ont été à la vitesse de la lumière.

Il aurait fallut au moins trois fois plus de temps (mais pas trois fois plus de bouteille par contre) pour pouvoir échanger plus longuement avec chacun d'entre vous mais c'est pour des moment comme ceux-là qu'on apprécie le fait de s'être inscrit sur un forum comme Lpv.

Je m'excuse d'être aussi long en description des plaisirs ressentis, par rapport aux descriptions des vins, mais pour une fois je me suis contenté de ne prendre que du plaisir et pas de note.

Encore un immense merci à Nicole et Jean-Loup pour tout ce qu'ils ont fait ce dimanche midi et bien content d'avoir fait la connaissance de Eric B et vivienladuche.

Nathenri.
16 Nov 2015 21:12 #4

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  • Thierry Debaisieux
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Superbe compte-rendu d'une magnifique dégustation.
Merci.
16 Nov 2015 21:24 #5

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Donc certains LPViens ont convergé vers Bourges, centre de la France et autrefois sa capitale !
De Clermont-Ferrand, d’Orléans, de Paris ou de Limoges… tous sont là à midi pile pour ce déjeuner placé sous le signe du partage et de la vie à croquer à pleines dents.

Champagne – Agrapart – Blanc de blancs – Minéral – 2006

Dégorgée en avril 2015, soit un peu plus de 6 mois : ouf, c’est bon !
La bouteille a été servie sitôt ouverte.

La robe est claire, dotée de très nombreuses bulles d’une belle finesse.
Le nez classieux est intense, très crayeux, sur une assise de fruits blancs, de fruits secs et de belles épices : c’est vraiment très complexe !
La bouche est toute en tension, sans nuire à une grosse amplitude, d’une très grande persistance jusque dans la finale salivante où le côté crayeux ressort.
L’accord est classique mais une fois de plus réussi avec les fameuses galettes de pomme de terre.
Très Bien ++

Condrieu – Guigal – La Doriane – 2008

Ouverte deux heures et carafée une heure auparavant.

La robe présente un or très ambré.
Puissant mais doté d’une certaine finesse, le nez est doté d’une aromatique dominée par l’abricot, agrémenté de touches florales et boisées.
En bouche, on passe de l’autre côté du miroir : grasse, presque huileuse, très opulente, mais le manque d’élégance qui pointait dans le nez la rend presque écœurante, d’autant que l’amertume sur la finale n’est pas suffisamment fine.
Bien + seul, Bien ++ / Très bien sur un saumon grillé sauce maltaise qui le dynamise quelque peu. Le reste de la bouteille terminée le soir paraît un peu moins lourd et plus buvable. Pour ceux qui en ont en cave, il semble donc important de carafer longuement.
C’était tellement mieux il y a trois ans et demi avec la première bouteille !

Montrachet – Etienne Sauzet – 2008

Ouverte deux heures et demi et carafée une heure et demi auparavant.

La robe dévoile un or moyennement profond.
Intense mais surtout d’une grande complexité, le nez propose un panier de fruits très variés : des fruits jaunes, des fruits blancs, des fruits exotiques, des fruits secs, quelques notes d’agrumes, avec des touches briochées pour compléter l’ensemble.
Phénoménale d’ampleur et de finesse, dotée d’un gras superbe et d’un fruité pur, la bouche déroule une tension énorme du début à la fin. Mais la fin est loin, elle n’arrive pas ou alors après quelques dizaines de secondes…
Le seul bémol est un accord très moyen avec un velouté de homard et de noix de Saint Jacques. Alors un bout de pain et on goûte à nouveau à ce nectar.
Mon premier Montrachet, qui a été au niveau de mes espérances.
Excellent +, sans doute le plus beau blanc sec que j’ai bu à ce jour !

Riesling VT – GC Sommerberg E – Albert Boxler – 2005

Ouverte trois heures et carafée une heure auparavant.

La robe est teintée d’un or nettement ambré.
Démonstratif, le nez est fortement marqué par la minéralité, sur un pétrole d’une grande finesse, qui s’associe à des arômes de citron et de mirabelle pour produire un ensemble à la fois avenant et complexe.
La belle liqueur en bouche (60 g de SR mais j’aurais parié sur un petit peu plus) est magnifiquement équilibrée par une acidité énorme (tous les dégustateurs partaient sur un millésime plus froid) et un fruité sans faille, sans oublier une finale qui se fait gourmande.
Les crevettes au curcuma, citron vert et lait de coco sont un délice de saveurs, qui se marient parfaitement avec ce très beau vin. Celui-ci a pu passer sans trop d’encombres après le monstre précédent, grâce à sa sucrosité maîtrisée.
Très Bien ++

Gevrey-Chambertin – Michel Magnien – Vieilles Vignes Seuvrées – 2005

Ouverte trois heures et demi et carafée deux heures et demi auparavant.

La robe est assez soutenue, ni jeune ni évoluée.
Bien ouvert et engageant, le nez propose un fruité succulent sur la framboise et la cerise.
Gourmande, la bouche donne une impression de plénitude par son côté « à point », sa chair délicate et sa grande fraîcheur. Le tout se déroule avec une persistance honnête.
L’accord est bien réussi avec des tartelettes aux chanterelles grises, au goût fin très prononcé.
Un excellent Village. Très bien.

Côtes-du-Rhône – Fonsalette – 2003

Ouverte dix-huit heures et carafée une bonne heure auparavant.

La robe est d’une profondeur moyenne et marque des reflets tuilés bien nets.
Le nez signale un jus d’exception par son intensité et ses arômes lardés, de fruits compotés et floraux.
D’une magnifique fraicheur et d’une grande profondeur, la bouche est très savoureuse, sur une belle persistance. Seuls des légers tanins accrocheurs viennent assécher un peu la finale et m’empêchent de l’apprécier encore plus.
Ce vin s’est montré un bon compagnon pour la magnifique terrine tout magret.
Très Bien pour mon premier Fonsalette.

Bandol – La Bégude – La brûlade – 2007

Ouverte quatre heures et carafée une bonne heure auparavant.

La robe est très sombre et encore bien jeune.
Très concentré, le nez dévoile un cocktail de fruits noirs agrémenté de notes de cuir noble.
La bouche possède une grosse matière, mais elle est assez massive et montre ses muscles. Elle se révèle comprimée sur la finale et termine donc un peu court. C’est certainement encore trop jeune, à revoir dans 7 à 8 ans.
Naturellement ce vin s’accorde relativement bien sur la même terrine tout magret mais plus en s’’imposant qu’en se mariant.
Bien +(+)

Ribera del Duero – Vega Sicilia – Unico – 2000

Ouverte dix-huit heures et carafée quatre heures et demi auparavant.

La robe étonne par sa jeunesse : très sombre et sans marque d’évolution !
Sans être intense, le nez est ouvert et profond : des arômes chocolatés, très fruités (framboise, cerise), des notes de ronce, c’est un nez très racé.
Sur une acidité structurante, presque mordante (étonnant pour un rouge), la bouche conserve le beau fruité promis par le nez, présente une matière énorme et un toucher fondu.
C’est sur le bœuf à la catalane (chair fondante, tomates et poivrons dépouillés de leur acidité par une recette maison) qu’il prend une belle rondeur et une ampleur riche.
Très bien seul, Très Bien ++ sur le plat, et sans doute plus encore dans dix ans !

Pessac Léognan – Malartic Lagravière – 2005

Ouverte quatre heures et demi et carafée deux heures et demi auparavant.

La robe est sombre et bien jeune.
Le nez exhale de beaux arômes fruités parmi lesquels se glissent quelques notes légèrement fumées.
Une belle corpulence, une bonne fraîcheur, du fruit, des tanins fondus, de la longueur : c’est vraiment bien fait, d’un grand classicisme, il y a tout, sauf de la complexité et de l’émotion pour en faire un grand vin. Mais son avenir est très prometteur.
L’accord est correct avec un Délice de Bourgogne, bon avec un comté.
Très bien

Barsac – Coutet – 1990

Ouverte cinq heures et carafée une petite heure auparavant.

L’or de la robe est d’un ambré soutenu et magnifique.
Le nez est à la fois puissant, complexe, riche, doté d’un botrytis très pur, avec des arômes d’abricot confit et de coing.
La très belle liqueur en bouche est dense. Comme pour tous les grands liquoreux, c’est l’acidité qui l’équilibre en lui apportant tension et allonge. La finale reste toutefois un peu riche pour en faire un grand vin. Dans dix ans peut-être ?
Bien entendu et sans surprise, l’accord est magique avec le craquant et les saveurs de délicieux cannelés.
Très Bien ++

Banyuls – Coume del Mas – Hors d’Age

Il s’agit en fait d’un assemblage de millésimes 2002 et 2003.
Ouverte juste avant dégustation.
La robe attrayante est très nettement tuilée.
L’intensité et la complexité se disputent la première place du nez : on y trouve tour à tour du chocolat, des zestes d’orange et de fines touches de noix.
La bouche chaleureuse et capiteuse se pare d’un beau sucre et d’arômes de caramel et d’orange. Elle gagne en fraicheur sur des morceaux de chocolat à l’orange.
Très bien +(+)

Au final, encore un grand moment de partage, grâce à une ambiance parfois studieuse, parfois joyeuse, mais toujours dans un esprit de communion.
Que dire des vins ? Beaucoup ont été bus trop jeunes mais je préfère trop jeunes que trop vieux.
C’est pareil pour les dégustateurs : je préfère les jeunes avides de découvertes (il y en avait !) que la suffisance de ceux qui connaissent tout (il n’y en avait pas et même les vieux comme moi ont fait pas mal de « premières »).
Et puis les plats de ma chère et tendre ont souvent permis de compenser ces défauts de jeunesse. Merci à Julien et Henri d'avoir noté à quel point elle est importante pour le succès de ces dégustations. Moi, je ne fais que choisir les bouteilles...

A bientôt les LPViens du (grand) Centre de la France !

Jean-Loup
18 Nov 2015 19:46 #6

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Superbe récit, et quelle générosité!

BRAVO!
18 Nov 2015 20:02 #7

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Merci pour le CR et j'espère bien pouvoir un jour me joindre à vous !
Amicalement, Matthieu
18 Nov 2015 22:48 #8

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Merci de ce beau CR Jean-Loup!

Je n'ai jamais bu d'Único aussi jeune, cette acidité mordante me surprend un peu. Mais à en juger par tes impressions ce 2000 a toutes les chances d'un jour s'adoucir et trouver cette élégance qui fait l'une des caractéristiques les plus frappantes des vieux Únicos que j'ai eu la chance de goûter. Un vin à encaver pour boire avec mon petit-fils peut-être ;)

Thomas Demergian
19 Nov 2015 02:34 #9

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Il en ressort que Jean Loup possède beaucoup de carafes (:P)

Mathieu
19 Nov 2015 07:26 #10

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Il en ressort que Jean Loup possède beaucoup de carafes : oui, 9 ! (:P)

Jean-Loup
19 Nov 2015 19:59 #11

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Jean-Loup Guerrin écrivait:
oui, 9 ! (:P)
>
> Jean-Loup

Bonsoir,

pour les blancs utilises tu une carafe spéciale, type double paroi?

Mathieu
19 Nov 2015 22:01 #12

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Lorsque Jean-Loup m'invite à partager un moment oenophilo-gastronomioque au fond de sa cave, j'hésite rarement. Mais lorsqu'il vous dit que seront présents des LPViens que je connais déjà (Julien, Florent, Didier V) et d'autres que je ne connaissais que virtuellement (Nathenri, Vivien), là, j'accepte de suite ! Tout justes arrivés, nous nous mettons à la tâche, histoire de ne pas finir trop tard, certains venant de loin... Toutes les bouteilles étaient fournies par notre hôte et dégustées à l'aveugle. Elles étaient découvertes au bout de quelques minutes, une fois que nous avions donné nos impressions et émis des hypothèses sur leur origine (dont certaines tombaient assez juste, pour tout dire).
Avec les traditionnelles galettes de pomme de terre - l'une des spécialités du Berry - il nous a été servi une "bulle" : la robe est jaune pâle, avec des bulles fines et nombreuses, regroupées en un large cordon. Le nez est très beau, évoquant un "pain génois de Noël", avec des arômes de pâte d'amande, d'agrumes confits, de pralin, de pâtisserie au beurre et une très légère touche vanillée. La bouche est ample et vive, avec une effervescence assez marquée sans qu'elle soit agressive. L'ensemble est tendu, mais bien enrobé par une matière sobre et classieuse. La finale tonique mêlant mâche calcaire et noble amertume persiste longuement sur des notes salines et noisetées. Un très joli Champagne idéal pour démarrer un repas. Tout le monde s'accorde sur un Blanc de Blancs. Après, tout le monde n'est pas d'accord sur son âge, assez difficile à déterminer. Florent trouve le producteur. C'est Minéral 2006 d'Agrappart.
Le vin suivant a une robe dorée intense. Le nez est assez envoûtant sur l'abricot, la mangue, la crème brûlée, le pain grillé, la vanille et d'autres épices. La bouche est ronde tendance joufflue, avec une matière dense, riche, limite huileuse. Ce vin peut séduire certainement un public amateur de vins baroques/expressionnistes, mais peut également vite lasser ceux qui aspirent à une certaine sobriété. C'est le cas de toute l'assistance présente ce jour, qui le trouve fatiguant. La finale épicée/beurrée/grillée, encore bien marquée par la barrique neuve agrave encore son cas. Personne n'est surpris d'apprendre que c'est le Condrieu la Doriane 2008 de Guigal (le 2010 de cette cuvée m'avait déjà déçu cet été).

A noter que le vin gagne en sobriété lorsqu'on le déguste avec le saumon, sauce à l'orange maltaise et piment d'Espelette.
Le vin suivant a une robe dorée un peu moins intense que la Doriane. Le nez est très beau, tout en finesse, sur la mandarine confite, le beurre noisette, la roche "fumée", avec une touche de pralin. Dès l'attaque, la bouche affiche une tension qui ne ne vous lâche plus jusqu'à la longue finale. Toutefois, l'acidité est discrète, enrobée par une matière dense et classieuse qui envahit le moindre recoin du palais. la transition vers l'impressionnante finale se fait sans à-coup. C'est là que le terroir marque vraiment son empreinte, avec cette mâche très expressive exaltant la mandarine et le pralin, vous laissant un peu groggy... Tout le monde est d'accord sur le fait que c'est du grand Chardonnay (et donc forcément bourguignon). Julien semblait savoir que Jean-Loup avait un Montrachet 2008 d'Etienne Sauzet en cave. C'était bien lui.

Il est probable que l'accord avec le saumon eût été meilleur qu'avec le – malgré tout très bon – velouté de homard.
Il restait encore un blanc à déguster. Pour faire encore plus grand, tout le monde se disait que ce serait soit un Riesling soit un Chenin (les deux meilleurs cépages du monde, c'est bien connu). A peine le nez sur le verre, il n'y a aucun doute : c'est un Riesling ! C'est au départ très terpène d'agrumes ("pétrolé" diraient certains) mais il y a aussi de la mangue, de la pêche, et une touche fumée. Avec l'aération, le terpénique s'atténue pour laisser place aux fruits exotiques : mangue et fruit de la passion. La bouche est un modèle de perfection, sa générosité aromatique et texturale étant parfaitement équilibrée par une acidité tranchante et lumineuse comme un sabre Jedi. Celle-ci se prolonge longuement en finale, soutenue par des nobles amers et des notes de citron confit, rendant ce vin définivement jubilatoire. P... que c'est bon ! Ce nectar réussit l'exploit de me faire quasiment oublier un Montrachet. C'est un Riesling GC Sommerberg "E" 2005 en Vendanges tardives d'Albert Boxler. L'accord avec les crevettes au curcuma et citron vert fonctionnait bien.
Avec les tartelettes aux chanterelles grises, nous passons aux vins rouges. Le premier a une robe grenat sombre translucide. Le nez est vraiment charmeur, sur des notes de fruits rouges (framboise, fraise), d'humus et de fumée, avec une ponte d'épices. La bouche est ronde, soyeuse, fraîche, au fruit gourmand et jubilatoire, alliant une grâce aérienne à une aromatique dense et terrienne. La finale pleine de peps est un hymne à la framboise, légèrement saupoudrée de cacao. Il lui manque de la complexité et de l'allonge pour en faire un grand vin. Il se contente d'être juste jouissif. Julien, décidément en pleine forme, le place en Grevrey. Mais alors que beaucoup auraient parié sur un 1er cru, c'est un "simple" village : Gevrey-Chambertin Seuvrées Vieilles vignes 2005 de Michel Magnien.
La terrine tout magret accompagnera les deux vins rouges suivants. Le premier a une robe grenat translucide légèrement évoluée. Le nez est très beau, sur la rose séchée, le tabac, la prune, le poivre et le lard fumé. La bouche est ample et soyeuse a l'attaque pour perdre ensuite en définition, avec des tanins plus présents, pas totalement fondus. La finale envoie des messages contradictoires: on sent la chaleur de l'alcool ; mais en même temps, l'aromatique est très fraîche, avec des notes mentholées/résineuses (façon poivre cubèbe). L'aromatique et l"alcool me font penser à un vin de Reynaud, mais pas une cuvée 100 % Grenache (on sent la Syrah au nez). Y a du vrai : c'est un Côtes du Rhône Fonsalette 2003.

Le deuxième a une robe beaucoup plus sombre, plus dense, avec des reflets violacés. Le nez est moins expressif, mais plus profond : fruits noirs bien mûrs, noyau, graphite et une pointe de framboise. La bouche est riche, concentrée mais manque de tonicité, de tension. On s'emm... un peu. En milieu de bouche, les tanins commencent à se faire accrocheurs, limitant le plaisir. La finale est puissante et virile, bien épicée. Je n'ai aucun plaisir à boire ce genre de vin, même s'il ne présente pas de défaut particulier (pour dire, la RVF le considère comme un "très grand vin" et le note 17.5/20). C'est un Bandol "la brûlade" 2007 de la Bégude.
Le vin suivant est aussi sombre que le précédent, mais sans reflets violacés. Le nez est riche, touffu, complexe : fruits rouges compotés, cuir, cacao, clou de girofle, épices chaudes. On pourrait s'attendre à un vin tout aussi riche et chaleureux. Surprise : dès l'attaque, c'est la fraîcheur et la tension qui dominent, avec une acidité enrobée par une belle matière dense et charnue. La finale est tout aussi fraîche et explosive, avec des notes de menthe, d'eucalyptus et de cacao. Dommage que les tanins soient aussi présents. Mais ils devraient se fondre sans souci avec le temps. D'ailleurs, avec le boeuf à la catalane, ils ont quasi disparu ! Ce vin hors-norme n'est rien moins qu'un Vega Sicilia Unico 2000 !
Dans la carafe dite "le Graal", Jean-Loup nous sert un dernier vin rouge... Serait-ce le Graal lui-même ?

Les fromages qui l'accompagnent

La robe est bordeaux. Le nez aussi : cassis, havane, menthol, petite pointe de cèdre. On est forcément à Bordeaux. Je pars sur le Médoc. Vivien sur Pessac. La bouche est droite, fraîche, avec une belle matière dense et veloutée, assez classieuse. La finale finement mâchue est séveuse avec des notes de menthol très rafraîchissantes, suivi d'un beau retour sur le cassis. Vraiment très bon. Le Bordeaux comme j'aime ! C'est Malartic Lagravière 2005 (c'est donc Vivien qui avait raison).
Normalement nous arrivions au dixième et dernier vin, mais il y aura un bonus :-) Le dixième, donc, a une robe entre l'or et le cuivre. Le nez est frais, complexe, sur l'orangette, le miel de châtaignier, le pralin et la truffe noire. La bouche, même si elle n'a pas la colonne vertébrale d'un Jurançon ou d'un Layon, est droite, fraîche, avec une matière douce, presque suave, sans aucune lourdeur. Elle est surtout d'une grande intensité aromatique qui prend encore plus d'ampleur dans une finale noblement amère, dominée par la truffe et l'agrume confit. Vraiment délicieux, et superbement équilibré pour un Sauternes. Enfin, un Barsac, puisque c'est Coutet 1990.

Le vin bonus a une robe tuilée. Un très beau nez sur le pruneau, la cerise noire, le café, l'orange sanguine et le cacao. La bouche manque par contre d'harmonie. L'alcool ressort dès l'attaque, minimisant le plaisir, même si l'aromatique est très bonne (cerise noire/orane confite). La finale est très chocolat à l'orange. Ça tombe bien : Nicole a du chocolat noir à l'orange confite dans sa réserve. Dès la première bouchée, le vin gagne en harmonie et en velouté. Et donc en gourmandise ! C'est un Banyuls Hors d'âge de Coume del Mas.
Merci à Nicole et Jean-Loup pour ce grand moment de plaisir partagé !

Eric
Mon blog
20 Nov 2015 13:13 #13

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Et merci à toi, Eric, pour ce magnifique CR, par les mots employés, plein de détails que je n'avais pas perçus (il faut que je fasse aussi le service ! ;)), avec les photos en prime.

Une réponse à Mathieu : pour les blancs utilises tu une carafe spéciale, type double paroi ?
Non, je jongle entre un réfrigérateur et mon garage qui, inclus dans la maison, présente une différence de température entre la partie proche de l'extérieur et la partie proche de l'intérieur. C'est du boulot ! Encore moins de temps pour prendre des notes...

Jean-Loup
20 Nov 2015 20:47 #14

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Effectivement c'est du boulot. Heureusement d'autres avaient le temps de profiter et de prendre des notes.

Mathieu
21 Nov 2015 09:52 #15

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Rendez vous annuel à Bourges pour un très bon moment chez Nicole et Jean-Loup, en compagnie d'amis Lpviens, que pour ma part je connaissais tous avant cette journée.
La sélection des vins de Jean-Loup a été tout simplement remarquable avec une fond l'immense générosité qui le caractérise.
De sont coté Nicole est toujours aussi efficace, inspiré et doué pour ce qui est de concocter les accords mets et vins.

CR: Champagne Agrapart – Minéral 2006

Nez sur les fruits secs, avec une note craie et de noisette.
La bulle en bouche est de qualité, assez fine et onctueuse. Le vin mêle très bien matière appréciable et belle tension. Longue finale crayeuse.
TRES BIEN

CR: Domaine Guigal – Condrieu « La Doriane » 2008

Le nez dégage un coté boisé/bois précieux, des arômes fumés ainsi que des fruits jaunes et de l’abricot.
La bouche est large, grasse et assez riche, avec un coté presque huileux. Le coté boisé/bois précieux est lui aussi bien présent. L’acidité est plutôt basse et l’équilibre du vin assez moyen, avec une certaine amertume en finale qui ne pas vraiment dérangée mais qui n’apporte rien de positif non plus.
BIEN ++
Comme le dit Jean-Loup je pense que c’est le genre de vin qu’il est préférable de boire assez jeune, mais qui de toute façon divise les dégustateurs qui sont autour de la table. Comme ce fut le cas avec un 2009 bu il y a 2 ans et demi, que certains avaient beaucoup aimé et d’autres pas du tout.

CR: Domaine Etienne Sauzet – Montrachet 2008 :

Robe plutôt dorée avec des reflets presque orangés.
Le nez est d’une grande complexité. Cela va des fruits jaunes aux fruits secs, en passant par des notes presque exotiques, de la mandarine, le pralin. Le tout est accompagné d’un élevage élégant et d’une pointe minérale.
La bouche est tendue, minérale, avec en même temps une richesse, et surtout une intensité et une énergie incroyable. L’élevage est encore légèrement présent mais absolument pas dérangeant au contraire.
Très longue finale sur une note de truffe et de champignon frais. La perfection ou presque.
GRAND VIN
Par contre je suis surpris de l’évolution de ce vin, et personnellement je ne m’aventurerai pas à le garder 10 ans de plus, en tout cas sur cette bouteille.

CR: Domaine Albert Boxler – Alsace Grand Cru Riesling « Sommerberg E » 2005

Très légères notes pétrolées au départ, qui laissent ensuite vite place à une large palette de fruits exotiques, fruits sec, fruits confit et safran.
L’attaque en bouche est assez franche ; il y a une très belle matière assez riche qui est contrebalancée par une très grande acidité qui conduit à un équilibre parfait comme on en voit rarement.
Très belle longueur.
EXCELLENT ++

CR: Domaine Michel Magnien – Gevrey Chambertin « Les Seuvrées » 2005

La robe est sombre, sans trace d’évolution.
Le nez est porté sur des fruits d’une belle maturité, plutôt fruits des bois, framboise, et cerise. L’élevage est encore présent mais sait se rendre discret.
Belle matière en bouche, assez concentrée, juteuse. Les tanins sont en revanche encore présents, et marquent un peu la fin de bouche avec une légère amertume astringente.
Ça reste cependant un très bon village.
TRES BIEN

CR: Château Fonsalette 2003 – Côtes du Rhône

Nez sur les fruits des bois, la mûre, la fraise, les épices et une touche herbacée qui apporte de la fraîcheur. On évoque aussi l’anchois et l’olive noire. Le fond verre nous emmène sur des notes de cuir et de musc.
La bouche est très bien construite, soyeuse, assez souple avec une belle matière juteuse pleine de fruit et de fraicheur. Belle bouteille
TRES BIEN (+)

CR: Domaine La Bégude – Bandol « La Brulade » 2007

Robe sombre presque noir.
Nez puissant, assez viril sur les fruits noirs, quelques fruits rouges et des épices.
La bouche est à l’image du nez, puissante, encore assez tanique, sur les fruits noirs et les épices. C’est concentré, mais un peu trop viril en l’état pour moi. La longueur est encore un peu en dedans avec une acidité qui mériterait d’être plus présente. A attendre encore de longues années !
BIEN/TRES BIEN

CR: Véga Sicilia Unico 2000 – Ribera del Duero :

Robe sombre sans évolution.
Nez pas hyper expressif mais assez classieux, sur des notes de bois précieux, cuir, havane, tabac et de fruits noir assez murs. On sent une certaine maturité et concentration.
En bouche en revanche beaucoup de fraîcheur et une acidité très étonnante et surprenante, qui n’est presque pas loin de déséquilibré le vin. Heureusement nous n’en arrivons pas là d’aucun que sur le plat le vin s’arrondi nettement. La matière est assez importante, d’une belle classe malgré la jeunesse.
TRES BIEN + et sans aucune doute plus dans le futur.

CR: Château Malartic Lagravière 2005 – Pessac Léognan

Nez plein de fruits rouges, assez gourmand, léger coté fumé. Pas de trace d’élevage en ce qui me concerne. C’est jeune mais plutôt très facile d’accès comme le sera la bouche.
Belle matière aux tanins fondus ne bouche. Equilibre impeccable, le fruit ressort très bien. Un très bon bordeaux, assez accessible à seulement 10 ans d’âge.
TRES BIEN

CR: Château Coutet 1990 – Barsac

Nez classique des vins de la région. On y retrouve l’abricot, le coing, le miel, le pralin et les fruits confits.
La bouche fait ressortir une liqueur assez importante et imposante, qui se voie très bien équilibrée par une bonne acidité. On retrouve ce côté praliné en fin de bouche. Très belle longueur.
TRES BIEN +(+)

CR: Coume Del Mas – Banyuls Hors d’Âge

Cacao, cerise à l’eau de vie, pruneau au nez.
Vin assez chaleureux en bouche, fruits noirs légèrement cuits.
BIEN ++(+)

Voilà qui clôture magnifiquement cette journée de dégustation. Il ne reste plus qu'à rentrer tranquillement à Paris, et en plus la circulation était plutôt très fluide en ce retour de week end. Que demander de plus !,

Encore merci à Nicole et Jean-Loup. J'espère que ma prochaine dégustation autour du Champagne sera à la hauteur !!

Florent
22 Nov 2015 16:56 #16

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A propos du Montrachet : Par contre je suis surpris de l’évolution de ce vin, et personnellement je ne m’aventurerai pas à le garder 10 ans de plus, en tout cas sur cette bouteille.

C'est notamment Oliv qui m'a conseillé de ne pas trop attendre et il a bien fait ! Sur cette bouteille, on ne saura jamais si elle se serait encore complexifiée ou au contraire oydée, mais comme en l'état c'était génial, le conseil était très bon !

Jean-Loup
22 Nov 2015 18:04 #17

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  • iceteayer
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Sur cette bouteille là, même si elle était superbe, rien d'inquiétant pour la garder un peu plus je pense Florent, non?

Certes la couleur était prononcée mais pas d'arômes oxydatifs et un équilibre génial en bouche, avec beaucoup de matière mais également d'acidité.
Et à la différence d'un Chevalier-Montrachet 2006 Leflaive bu 3 semaines avant qui était beaucoup plus riche, et plus proche de la limite je pense, que ce Sauzet.

Après les millésimes ne sont pas les mêmes non plus...

Julien
22 Nov 2015 18:12 #18

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Jean-Loup Guerrin écrivait:
> A propos du Montrachet : Par contre je suis
> surpris de l’évolution de ce vin, et
> personnellement je ne m’aventurerai pas à le
> garder 10 ans de plus, en tout cas sur cette
> bouteille.

>
> C'est notamment Oliv qui m'a conseillé de ne pas
> trop attendre et il a bien fait ! Sur cette
> bouteille, on ne saura jamais si elle se serait
> encore complexifiée ou au contraire oydée, mais
> comme en l'état c'était génial, le conseil était
> très bon !
>
> Jean-Loup

Bonsoir Jean-Loup

Le 2011 que j'ai bu il y a presque 1an était déjà parfaitement ouvert. J'ai le sentiment (mais pas assez d'expériences sur ce vin) que c'est une bouteille qui s'exprime très rapidement.
Et comme tu le dis, tu préfères boire trop jeune que trop vieux.
Si certains ont des expériences sur Montrachet de Sauzet avec plus de vieillissement (la suite du débat aurait plus lieu sur le post du domaine)...

Mathieu
22 Nov 2015 18:37 #19

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Dans la carafe dite "le Graal", Jean-Loup nous sert un dernier vin rouge..

Je suis déçu...
Je pensais, en voyant la photo que c'était les verres de service en usage chez Jean-Loup... :(

Superbe série! Bravo à l'hôte de service!

jlj
22 Nov 2015 19:50 #20

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Sans les photos, c'était splendide mais alors illustré, ça devient littéralement dantesque !!

Bravo Jean Loup pour cette sélection absolument somptueuse d'éclectisme et de générosité.

Oliv
23 Nov 2015 08:33 #21

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