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New LPV Paris fête le printemps

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New LPV Paris fête le printemps a été créé par Vaudésir

New LPV Paris fête le printemps

Nos petits camarades d’autres groupes de LPViens fête la fin d’année avec de grandes bouteilles, nous c’est pour l’arrivée du printemps, on ne fait jamais comme les autres.
A l’aveugle comme d’habitude, organisation confié à François pour ce soir au botanique pour être plus au calme , pour discuter et déguster tranquillement.
En espérant que les titulaires soient à la hauteur des attentes

Le nom des vins après ma description, des fois un peu sommaire, excusez, je profitais plus du moment que notais.

On commence par des blancs de Bourgogne.

Premier blanc :

Robe dorée, limite bouton d’or,(je n’aime pas voir cela), le premier nez me fait craindre le pire, c’est d’un élevage trop présent, vanillé, non plus coco, ça cache le fruit, en bouche on retrouve cet élevage, d’où peine à émerger le fruit(citronné), c’est dense, tendu, caillouteux, belle matière soit mais gâchée pour moi par cette élevage, j’y vois un Chablis avec de l’âge vu la robe, 2002, je n’aime pas ces Chablis maquillés (qu'il y a trop eu à une époque) malgré les qualités indéniables de la matière. Déçu pour ma part , d'autres ont aimé comme quoi.
Chablis GC Les Clos Domaine Droin 2008

Premiere paire de blancs :

a)Robe claire, nez repoussant, aie, du phosphore ? du souffre?, en bouche pas grand choses, de la finesse, mais rien d’autres à se mettre sur le palais, très déçu, le millésime, la conservation.
Corton Charlemagne 2001 Bonneau du Matray

b) Robe dorée, plus que le Droin, le nez , aie, aie, aie, du toasté, du pain grillé, même cramé, que dire de la matière, rien ,ça me désole de gâcher du raisin pour cela, encore un qui a succombé à la mode américaine, aucune pour rattraper l’autre.
Corton Charlemagne 2000 Olivier Lefaifle

Dernier blanc :

Robe légèrement dorée, nez pas mal, du citron, de la pomme, du fruit contrairement aux autres, en bouche ça se gâte, la pomme devient assez blette, la noix apparaît, trop vieux, dommage la matière était sympa, on aurait du la boire plus tôt.
Hermitage Chevalier de Stérimberg 1989 1990 Paul Jaboulet Ainé

Bon les blancs ca été la cata pour moi, François n’a pas voulu de ma proposition tant pis pour eux, l'entrée avec les blancs, salade d'huitres.

Allez rattrapons nous sur les rouges :

Première paire :

a)Robe rubis claire, évolué, au nez c’est fin, du fruit, du cuir un peu, jus de viande , très agréable, en bouche on retrouve cette finisse, il y a de l’élégance , de la fraicheur, un bel équilibre, c’est beau et très, très bon
Château Giscours 1989

b) La robe est sombre, nez de fruits noirs murs avec une touche mentholé, en bouche on retrouve cette maturité avec de la fraicheur, c’est plus dense mais en finesse aussi, mais très équilibré, je cite 2003 et c’est très, très bon aussi.
Château Giscours 2003

Deuxième paire :

a) La robe est sombre, un peu trop frais, nez dense, des fruits noirs mais serrée, la T°, en bouche de la structure, de la densité, c’est costaud, moins fin que les précédents, c’est bon mais trop jeune pour moi , a besoin de temps pour s’affiner.
Château Lagrange 2000

b) La on change de stratosphère, la robe est dense, profonde, des reflets orangés , signe d’un âge certains, au nez , des fruits noirs et rouges, du graphite aussi, une concentration, en bouche on retrouve cette densité mais tout en finesse, en élégance, c’est profond et très long, on est monté tout en haut de l’échelle , je cite au hasard Latour 1986, ok pour l’année mais pas le bon château, on monte très, très haut, parait très jeune aussi, y a pas à dire ils savent y faire les bougres. Dans mon Panthéon avec Palmer 1983.
Château Margaux 1986

Première triplette bourgogne :

a)Robe rubis, légèrement tuilée , nez très beau bouquet, du fruit, floral, ça pinote bien, en bouche, c’est frais, fin, d’une certaine élégance , pas un monstre de puissance mais du plaisir, très bon. Après à la levée de la chaussette, beaucoup sont déçus par rapport au climat, le millésime n’était pas le mieux, le producteur pas le top de l’appellation aussi, si on fait abstraction de cela c’est très agréable quand même, on avait bu un Clos Vougeot 2007 et celui la était excellent.
Gevrey-Chambertin Clos Saint-Jacques 2006 Louis Jadot

b) Robe plus sombre, nez dense, fruit, murs, ça pinote aussi très bien, en bouche de la structure de la matière, un très bel équilibre, on est sur un autre niveau, de l’acidité qui prolonge le vin, certains y voit un GC, pas loin, pour moi encore 5/10 ans et ce sera TOP , content car un Chambolle Charmes du même producteur et millésime avait été gâché par le bois, la ce n’est pas le cas, la matière première avait tout pour en faire une réussite, Excellent voir excellentissime
Chambolle Musigny Les Amoureuses 2007 Amiot-Servelle

c) Robe plus claire, plus évoluée, le nez est très beau aussi, du floral, dans de beau fruits, la bouche est veloutée, une belle patine, de la finesse , de l’élégance aussi, la aussi on est sur un très, très beau truc, que j’ai eu la chance de boire sur 2003 mais il y a des années qui les séparent. Excellentissime
Chambolle Musigny Les Amoureuses 1988 Domaine Groffier

Dernière triplette bourgogne :

a)Robe sombre, légèrement tuilé, un très beau bouquet aussi, des fruits rouges murs, toujours du floral qui ressort, en bouche c’est dense mais élégant, pas de dureté de tanins, c’est dur de cracher ces bourgognes, rien à dire c’est beau et excellent, ça monte , encore et encore. Excellentissime
Grevrey-Chambertin aux Combottes 1998 Domaine Dujac

b) Robe plus sombre, nez de fruits noirs murs, plus primaire, en bouche c’est velouté, dense, plein mais très équilibré, de la fraicheur, sacré quille elle aussi, on avale, on se régale, tout autant, toujours excellentissime, tout l’avenir devant elle.
Chambertin 2006 Domaine Trapet Père et Fils.

c) La robe est plus claire que le Groffier, au nez un bouquet floral, des fruits rouges murs, cerises, fraise, framboise, c’est classe, en bouche c’est suave , d’une finesse remarquable, d’une longueur superlative, c’est plus que bon, c’est du bonheur de finir comme cela, pas grand-chose à rajouter, tout est parti dans le gosier, plus qu’excellentissime , grande bouteille, si je dois choisir avec le Margaux 1986, je prendrai quand même celle-ci.
Chambertin 1987 Domaine Rousseau

Le plat avec les rouges: Escalopines de quasi de veau

Une petite douceur pour finir :

La robe est claire, le nez mur sur le citron, ananas, la bouche débute par un léger gras et s’effile puis termine sèche, contrastant avec le nez, mais ça s’équilibre parfaitement, très sympa comme vin.
Muenchberg Riesling VT 2011 Ostertag

Ouah , si les blancs étaient gâtés à part la VT, un degré moindre le Droin , les rouges ont survolés la soirée, aucune fausses notes pour moi, même si le Jadot a déçu certains et le Lagrange trop jeune pour moi.

Et comme dirait Emmanuel : 2 Amoureuses et 2 Chambertin lors d'une même soirée ca va être difficile de le refaire.

Merci à tous pour les apports, sans citer personne et à cette magnifique soirée de partage, on a bien fait d’attendre le printemps.

Pour la prochaine on va se faire petit avec les appellations satellites de Bordeaux et retourner dans notre cantine habituelle, plus simpliste mais ou nous sommes très bien accueillis.

A la prochaine

Stéphane
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23 Mar 2018 19:34 #1

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Réponse de ols sur le sujet New LPV Paris fête le printemps

le premier nez me fait craindre le pire, c’est d’un élevage trop présent, vanillé, non plus coco, ça cache le fruit, en bouche on retrouve cet élevage, d’où peine à émerger le fruit(citronné), c’est dense, tendu, caillouteux, belle matière soit mais gâchée pour moi par cette élevage,


Ça alors ...Du bois :O!
23 Mar 2018 20:00 #2

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Réponse de Vaudésir sur le sujet New LPV Paris fête le printemps

ols écrit: Ça alors ...Du bois :O!


J'y suis très sensible, les autres beaucoup moins ..
23 Mar 2018 20:27 #3

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Réponse de ols sur le sujet New LPV Paris fête le printemps

J'y suis sensible aussi. D'ailleurs je suis sensible a tout .. :D
Moi je me demande comment il peut y avoir autant de différences entre nos deux bouteilles?
23 Mar 2018 20:44 #4

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Réponse de didierv sur le sujet New LPV Paris fête le printemps

A la lecture du CR , je comprends mieux le MMS reçu sans explication avec la photo du Rousseau 87.
Un Bourgogne rouge de 30 ans dans un millésime moyen à ce niveau Chapeau au Domaine Rousseau
Inquiétante cette triplette de blancs en particulier pour le Droin totalement déséquilibré.
Les notes sur Giscours 2003 me confortent dans mon choix d'en avoir acheté en primeur.Je n'y ai pas encore touché.

Didier
23 Mar 2018 21:07 #5

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Réponse de Vaudésir sur le sujet New LPV Paris fête le printemps

didierv écrit: A la lecture du CR , je comprends mieux le MMS reçu sans explication avec la photo du Rousseau 87.

Je vois d'où vient ce SMS, il va t'en parler encore et encore .

Inquiétante cette triplette de blancs en particulier pour le Droin totalement déséquilibré.

Rassures toi je crois qu'il n'y a que moi pour avoir eu cette perception(mais déjà retrouvé sur un Mont de Milieu 2010) donc...

Les notes sur Giscours 2003 me confortent dans mon choix d'en avoir acheté en primeur.Je n'y ai pas encore touché. bon choix

23 Mar 2018 21:16 #6

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Réponse de jclqu sur le sujet New LPV Paris fête le printemps

Belle dégustation !
Le niveau des rouges wagon, en même temps y avait de sacrées étiquettes !
Surpris par le Droin par contre (boisé) on atte drait cette bouteille a un autre niveau... Mais ce n'est pas a toi qu'on va faire la leçon sur Chablis, tu as du être déçu à là levée de la chaussette non ?
C'était quoi la,bouteille que tu avais proposée par curiosité ? :)

JC
LPV Lutèce
23 Mar 2018 22:00 #7

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Réponse de Vaudésir sur le sujet New LPV Paris fête le printemps

Un cote Bouguerots 2007 de Fevre , soit un Clos 2011 de Samuel Billaud mais ils sont peut être daubés eux aussi :whistle:
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: jclqu
23 Mar 2018 22:09 #8

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Réponse de Frisette sur le sujet New LPV Paris fête le printemps

Sacré casting !
Je crois me souvenir que les Beaunois avec 2 parisiens en fin d'année ont également eu une grosse déception avec le Corton Charlemagne de Bonneau du Martray sur 2001.

Flo (Florian) LPV Forez
24 Mar 2018 19:45 #9

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Réponse de Krabb sur le sujet New LPV Paris fête le printemps

Je confirme, une groooooosse déception même....

Simon.
24 Mar 2018 20:13 #10

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Réponse de francois999 sur le sujet New LPV Paris fête le printemps

Clos droin 2008 :

Afin de clore le débat, de ce que j'ai pu m'apercevoir, Stephane prefere les chablis avec une acidité marquée.
Et Le clos 2008 de droin est comme les 2008 de droin que j'ai pu gouté depuis 2 ans : il s'est refermé.
C'est assez joli, jolie tension mais il apparait silencieux et en dedans.
A revoir dans quelques années.

CC de bonneau du martray 2001 :
J'ai assisté l'année derniere à un mariage avec de cc bonneau du martray 2001.
Pas de bouteilles flingués et les bouteilles étaient superbes
Là le vin etait flingué... Nez de colle, affreux en bouche.

Corton leflaive et chevalier sterimberg :
Le premier était un peu passé, le deuxieme partait sur la pomme au four et l'alcool.
Bu Trop tard

J'ai bien aimé les 2 giscours, dans 2 ex millesimes du siecle... (qui m'ont apporté un lot de deception )
1989 est fin et élégant, tres bien maintenant
2003 est prometteur. Vin dense mais fin.

Margaux 1986 est vraiment superbe, dans la finesse et l'equilibre.
Exceptionnel

Clos st jacques 2006, nez qui pinotte bien, en bouche c'est moyen

Amoureuses amiot servelle et groffier :
D'habitude je n'aime pas ces 2 producteurs.
Mais là heureuse surprise pour les 2 et surtout pour le groffier tres fin.
Excellente bouteille

Dujac les combottes 1998 : un peu en dessous de l'autre bouteille que j'avais acheté, à boire.
Nez de framboise et fruits rouge, vin dense et équilibre, tuilé. Superbe.
Excellent/ exceptionnel

Chambertin trapet 2006 :
Nez de fruit rouge et toujours un bouche cette finesse caracteristique du domaine, pureté du fruit. Superbe.
Excellent

Chambertin rousseau 1987,
On monte encore de 2/3 marches. Nez tres fin de pinot, evolué dans la finesse.
Tres classe, exceptionnel

Francois // chaque avis est subjectif et la somme des subjectivités fait une objectivité (F Mauss)
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25 Mar 2018 10:08 #11

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Réponse de vivienladuche sur le sujet New LPV Paris fête le printemps

Que voilà une soirée incroyable qui va rester dans les mémoires, non par la qualité de ses blancs mais par l’incroyable série de rouges…
Autant dire que chez moi, le crachoir a servi pour les blancs, je ne crois pas vraiment y être revenu pour les rouges (à part pour le Jadot ???)

Changement de cadre pour cette soirée avec le Botanique Restaurant et j’avoue que si la cuisine est bonne, le rapport qualité prix au final n’est pas par contre des plus excellents…
J’attendais quand même un peu mieux en goût et en subtilité, même si le dressage était joliment effectué, pour moi le lieu ne fait pas tout…



Bon ce n’est pas là que se situe l’affaire du jour, puisque notre soirée « prestige » arrive opportunément avec l’arrivée du printemps cette année pour nous réchauffer les cœurs puisque le thermomètre ne s’en charge pas !!! zX

Un immense merci aux généreux donateurs de cette magnifique soirée.


Parlons maintenant de ce que nous avions dans les verres !!!


New LPV Paris fête le printemps



Les Blancs


Vin n°1 (servi seul)
La robe est or vert, avec un nez très fin, finement floral, un peu caillouteux, avec une petite touche vanillée. La bouche est très saline, très élégante, sapide, juteuse, avec une très belle acidité, un superbe fruit, un magnifique citron glacé, une très jolie minéralité, de la finesse. Un vin de belle longueur, avec de superbes amers venant harmonieusement équilibrer une bien belle acidité basale. Une très bouteille à mon goût. Très bien + (+)
Il s’agit de : Domaine Jean-Paul et Benoît Droin – Chablis Grand Cru Les Clos 2008



Paire n°1

Vin n°2
La robe est or clair, légèrement verdâtre. Le nez présente des notes de solvant, d’acétate. La bouche est oxydée, très fatiguée. ED

Vin n°3
La robe est or, soutenue, avec un nez ultra toasté, grillé, presque brûlé. La bouche est hyper élevée avec une grosse amertume, mais au-delà presque plus rien malheureusement… ED

Il s’agit de :
Domaine Bonneau du Martray – Corton-Charlemagne Grand Cru 2001
Olivier Leflaive – Corton-Charlemagne Grand Cru 2000

La grosse poisse !!!!



Vin n°4 (servi seul)
La robe est or, avec un nez de pêche, de pomme au four. La bouche présente plus de volume que les deux vins précédents mais les notes de pommes au four et de fruits blancs laissent vite la place à des notes légèrement oxydatives et des notes de rancio, malgré une bonne richesse… C’est la fin des haricots pour ce vin. Fin de vie
Il s’agit de : Paul Jaboulet Aîné – Hermitage – Le Chevalier de Sterimberg 1990
Le 1989 s’était autrement comporté ici




Les rouges

A partir de maintenant, ça va sortir les canons et jusqu’à la grosse Bertha !!!! ::turn:: ::whooo::


Paire n°2

Vin n°5
La robe est rubis soutenu largement brunie. Le nez est sanguin, viandé, bois précieux, tabac brun, à riser, cèdre. La bouche est de superbe finesse, de belle élégance, le vin délicatement posé sur le palais, tout en élégance, un vin de profondeur, plein de jus, sanguin, viandé, terrien, magnifique matière, superbe longueur finement mentholée. Absolument délicieux et à point, quoique pouvant encore attendre. Excellent -

Vin n°6
La robe est sombre, dense, avec un nez de fruits compotés, de sous-bois, de fruits sombres. La bouche est gourmande, juteuse, avec un superbe fruit, une très belle présence et si l’on sent toujours une belle finesse, on sent un peu plus de muscles dans ce vin plus jeune que le précédent. Un vin qui présente une superbe fraîcheur, de jolies notes mentholées, de belle sapidité et qui en a encore sous la pédale. Très bien +

Il s’agit de :
Château Giscours – Margaux – 3ème Cru Classé 1989
Château Giscours – Margaux – 3ème Cru Classé 2003




Vin n°7 (servi seul)
La robe est très sombre, avec un nez de cacao, de fruits fourrés, de prune, de quetsche, de sensation de fourrure, de cassis confit. La bouche est dense, avec une belle structure assez massive, une très belle matière, je dirais même que « c’est assez couillu », avec des tanins encore présents mais mûrs, une belle puissance. Le vin présente une belle fraîcheur et une très belle longueur. Il y en a encore largement sous la pédale !!! On voyage à Pauillac puis à Saint-Julien jusqu’à réciter tous les crus classés de l’appellation… Très bien +
Il s’agit de : Château Lagrange – Saint-Julien – 3ème Cru Classé 2000



Vin n°8 (servi seul)
La robe est hyper dense, opaque, avec un disque tuilé. Le nez est hyper concentré avec un fruité extrêmement pur, intense et profond, abolument magnifique. Pou pou pou, what’s that ??? La bouche elle aussi est d’immense densité, d’énorme profondeur, ça vient délicatement titiller tous les récepteurs sensoriels, la digestibilité est immense, on se surprend même à perdre sa concentration et à se laisser totalement pervertir par le plaisir procuré… Un vin de très grande classe, de noblesse et devrais-je même dire de royauté certaine, avec un toucher de bouche incroyable, où la finesse et l’élégance sont au sommet de l’art. Un vin à la digestibilité maximale, avec un fruité savoureux de précision presque absolue, une salinité parfaitement intégrée et une immense longueur. Très grand vin. Il ne fait aucun doute que c’est un premier cru classé de la rive gauche d’un certain âge, mais pas d’un très grand âge. Un monumental vin de Bordeaux que je place au panthéon des plus grands jamais dégustés dans le Bordelais. En réfléchissant et en se reconcentrant, sachant que le généreux donateur n’a finalement pas apporté Haut-Brion et que la texture ne s’apparente pas à un vin de Pauillac, la déduction est presque évidente : c’est Château Margaux…
Il s’agit de : Château Margaux – Margaux – 1er Cru Classé 1986
Incroyable de ne pas avoir fait le rapprochement avec le Margaux 1986 dégusté ici . L’effet de séquence ne m’a pas fait le percevoir tout à fait comme en 2016.



Vin n°9 (servi seul)
La robe est rubis. On y retrouve un très joli nez, avec des notes de pivoine, de ronce, de mûre, de cerise. C’est de belle profondeur. La bouche présente une très jolie attaque, sur la fraise, le cerise avec un jus qui pinote très agréablement. Malheureusement, le vin s’effondre assez vite et ne présente pas les promesses annoncées par le nez. Bien ++
Il s’agit de : Louis Jadot – Gevrey-Chambertin 1er Cru – Clos Saint-Jacques 2006



Paire n°3

Vin n°10
La robe est sombre, avec un magnifique parfum, un pot-pourri de rose, de pivoine, de fleurs fanées, d’épices, superbe. La bouche présente un magnifique jus, elle est profonde, séveuse, extrêmement juteuse, sapide, de grande intensité aromatique, avec un équilibre redoutable intégrant une réelle fraîcheur. Que voilà un magnifique vin de profondeur, finement épicé, de grande longueur, encore très jeune mais si diablement bon. Grande bouteille !!! Grand vin

Vin n°11
La robe est évoluée, commençant à oranger. Le nez présente de magnifiques notes kirschées douces, avec un cuir noble (au moins de la selle Hermès que l’on retire du dos du cheval après une belle séance de travail), puis de cerise et de rose séchée. La bouche est classieuse, hyper smart, délicatement et finement patinée, lui conférant là aussi un toucher de palais absolument exquis, intégrant salinité, sapidité et profondeur, doublée d’une acidité du plus juste effet, le tout sur une matière noble et un jus d’une somptueuse complexité. Waaaouh, encore une extraordinaire cartouche !!! Grand vin

Il s’agit de :
Domaine Amiot-Servelle- Chambolle-Musigny 1er Cru – Les Amoureuses 2007
Domaine Robert Groffier – Chambolle-Musigny 1er Cru – Les Amoureuses 1988

Pour reprendre la célèbre expression… « Quelle belle paire !!! » :kiss:



Triplette n°1

Vin n°12
La robe est sombre, le nez est superbe, avec un parfum intense, profond, fruité. La bouche de par sa grande délicatesse apparaît plus féminine, avec un superbe jus de grande gourmandise, de belle douceur couplée à une belle puissance. C’est finement juteux et très fruité, le tout porté par une matière première de grande origine. Buvabilité redoutable… Excellent.

Vin n°13
La robe est rubis soutenue. Le nez est complexe, épices, fruits sombres, coulis de mûre, cerise, avec tout particulièrement un somptueux poivre de Sichuan. La bouche est de haute couture et de haute structure en même temps, avec un là encore un jus de grande complexité et grande profondeur, une matière première au grand équilibre, dense, séveuse, avec un jus alliant la mûre et la rose, le tout porté par une acidité et une salinité de grande justesse. Un vin admirable de grande jeunesse, déjà hautement complexe, qui ira loin mais qui est déjà outrageusement irrésistible. Grand vin

Vin n°14
La robe est grenat sombre, orangée. Le nez est extrêmement dense, infiniment terrien, mais là ce sont les terres d’un empereur. Cet alliage sanguin terrien associé également à une pureté de la cerise, de l’essence de rose fanée et du poivre blanc est enivrant et entêtant, me plongeant presque dans un univers parallèle où le monde extérieur n’existe plus. Rôôôôôôôôôôôôô bloop bloop, ça y est je suis parti… La bouche est grandiose, sur un équilibre transcendant à la fois aérien et de noble puissance, voici le Graal, l’ambroisie, le vin des dieux, un breuvage à la magnificence et à la royauté incarnées. Il ne m’a jamais été donné de goûter quelque chose comme cela auparavant. C’est tellement difficile à décrire que le ressenti n’est plus là, ça devient carrément cérébral… Ce que je ressens encore, c’est l’équilibre dantesque de ce vin, longiligne et profond, au fruité intensément pur, à la salinité parfaite et à l’incroyable présence épicée, le tout porté par une longueur phénoménale. La rémanence sur les épices est indescriptible… Un vin éblouissant, d’une autre planète, qui l’espace de quelques instants m’a transporté sur l’Olympe ou au jardin d’Eden, je ne me souviens plus. Et quand le verre est vide et qu’on le regarde avec grande perplexité en se demandant si un miracle va se produire pour qu’il se remplisse à nouveau, c’est là que l’on revient sur terre et que le charme se dissipe peu à peu… Impossible à noter, il n’y a plus rien dans mon barème au-delà de très très grand vin(tu) (tu) (tu)

Il s’agit de :
Domaine Dujac – Gevrey-Chambertin 1er Cru – Les Combottes 1998
Domaine Trapet – Chambertin Grand Cru 2006
Domaine Rousseau – Chambertin Grand Cru 1987





Le susucre

Vin n°15
La robe est or clair. Le nez est subtil, avec un fin raisin de Corinthe, des agrumes, du cédrat confit, du citron glacé et du citron confit. La bouche présente une grande amplitude, sur un équilibre demi-sec à moelleux. C’est à la fois aérien, juteux, gourmand, avec une superbe présence fruitée juteuse : agrumes, cédrat, pamplemousse. Un vin de très bel équilibre acides/amers, le tout porté par une grande longueur et une belle intensité. Superbe vin parfaitement digeste pour terminer. Excellent -
Il s’agit de : Domaine Ostertag – Riesling Grand Cru Muenchberg Vendanges Tardives 2011




Le débrief


Cela se passe de commentaires sur les blancs, sauf que personnellement j’ai bien aimé le Droin, mais il a été totalement éclipsé par la série de rouges d’anthologie !!!

Pour une fois, et même si je suis un bordeauxphile affirmé, c’est un immense hommage aux nectars de Bourgogne que je voudrai rendre.
Ce Chambertin de Rousseau 1987 est un vin éblouissant et certainement en provenance d’une autre dimension. Galactique. Certainement le vin qui m’a le plus fait voyager jusqu’à aujourd’hui dans les sensations. Admirable. Œuvre d’art. Grande émotion. Évident tout simplement.


Il a éclipsé le Château Margaux 1986 qui pourtant m’avait emmené très haut quelques minutes auparavant, c’est pour dire !!!
Je suis émerveillé que l’on puisse accomplir un tel miracle sur un millésime tel que 1987, je n’ose imaginer ce que cela peut donner sur un millésime comme 1990 ou 1999, mais s’il faut 30 ans au 1987 pour arriver à maturité, je me dis qu’il en faut au moins 50 pour le 1990 ou le 1999 !!!



Je renouvelle mes mercis infinis pour les dons généreux qui ont été réalisés pour cette délicieuse soirée.




Portez-vous bien +++
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26 Mar 2018 17:43 #12

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Réponse de Vaudésir sur le sujet New LPV Paris fête le printemps

Tu vois Vivien, tu avais peur (et tu m'as fais peur aussi) avec le Giscours 89 :unsure: et c'est l'Hermitage qui a sombré :woohoo:
Stéphane
27 Mar 2018 19:18 #13

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Réponse de voixdor sur le sujet New LPV Paris fête le printemps

Merci a tous pour cette belle soirée, et aux généreux donateurs qui ont sortis des quilles que l'on a pas l'occasion de pouvoir gouter souvent.

Mes coups de coeur:

Indiscutablement les deux chambertin, dans des styles très différents m'ont énormément enjoué. Le trapet pour la pureté et la profondeur de son fruit, le rousseau pour sa longueur et son équilibre impressionnants pour un 87.

Les amoureuses très tres bonnes.

Le Margaux 86 très jeune encore, un archetype du grand bordeaux éternel.

Et une mention spéciale au discours 2003 que j'avais gouté il y a quelques années et qui s'est bien amélioré.

Le prochaine fois ce serait bien d'avoir un ou deux très grands blancs...

Il n'y a qu'avec le vin que la muse hic...
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Vaudésir
31 Mar 2018 18:04 #14

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