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Oldies but goodies, quand LPV 94 fête Halloween

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CAB 1861 a créé le sujet : Oldies but goodies, quand LPV 94 fête Halloween

Pour fêter Halloween, LPV94 a décidé de déterrer les vieux (futurs) cadavres d’au moins 10 ans. « Oldies but goodies » sous la houlette de notre MC Me Francois Gila.


Fort de nos « petits nouveaux » membres, mais riches de beaux flacons, nous nous sommes réunis au Bistrot de Benoit à Maison Alfort qui, en plus de sa cuisine impeccable, nous a fait la gentillesse de partager avec nous un de ses plus vieux flacons. Amis de l’Est parisien, c’est une bonne adresse à découvrir ( www.lebistrotdebenoi... )


Naturellement, tous les vins ont été bus à l’aveugle et les notes n’engagent que mon ressenti et sont succintes! Je laisse les autres membres présents compléter ou infirmer, car il est parfois difficile de « noter » des vins de plus de 20 ans ! Certains vins étaient bouchonnés et/ou déviants, je ne les ai pas indiqués car, d’une façon générale, la série, si elle était hétéroclite dans les AOC, a plutôt été de haut niveau gustatif .

CR: Riesling Auslese, Wehlener Sonnenuhr 1995 // Som Jos. Christoffel Jr.

Beau 1er nez citronné, de kumquat puis un 2ème nez qui, à l’aération, pétrole élégamment sur des arômes de truffe blanche. Un Riesling ?

La bouche a une belle suavité, équilibrée mais peu alcoolisée, on a l’impression d’avoir un bonbon Arlequin en bouche avec ces saveurs de miel/citron. Bel équilibre, jolie salinité, un vin subtil en équilibre, entre une acidité dynamisante et des SR qui amènent de la douceur. Assez longue finale sur le coing.

A la découverte de l’étiquette et de l’indication 7,5°, on comprend mieux la sensation en bouche

Bien +

Fricassée d’escargots à la moelle sauce à la bourguignonne


CR: Champagne brut « Grande Année » 2000 // Maison Bollinger (Pinot noir 63% - Chardonnay 37% ; GC 76% - 1er cru 35% ; dégorgement aout 2010)

Nez très exubérant sur des arômes de pommes au four, quelques jolies notes lactées.

La bouche est très fraiche, sur de belles bulles fines. Passée l’attaque, le vin présente une jolie vinosité rehaussée d’une élégante salinité qui donne de du tonus. La bouche est tout en équilibre et se termine sur une remarquable longueur, marquée par un coté crayeux presque chablisien.

Excellent

CR: Meursault 1er cru « Goutte d’Or » 1985 // Domaine Buisson-Batault

(La bouteille a visiblement un peu souffert avec un niveau à 5-6 cm du goulot)

Le nez me fait penser à un vieux chardonnay, mais pas sur une mauvaise oxydation. Non, c’est plutôt agréable sur des nettes et belles notes de champignons, de sous-bois.


La bouche est aussi une agréable surprise avec un beau volume, une vraie présence et n’est absolument pas sur le registre du dissocié ou de l’alcooleux. Non, le vin est encore bien vivant et se révèle une finale de poivre blanc, de champignon.

Tout le monde n’a pas été convaincu et personnellement j’aime bien ces vieux chardonnays qui vieillissent aussi bien que les pinots rouges bourguignons sur des notes forestières tout en se révélant en finale. A la levée de l’aveugle, on comprend aussi le pourquoi…

CR: Savennières – Roche aux Moines 1999 // Domaine aux Moines

Le nez pétrole un peu puis ça s’oriente plus sur de l’encaustique, de la cire plus chenin que riesling.


La bouche est un peu austère, stricte avec quelques notes végétales. Bizarrement passer derrière le Meursault le dessert. Moins de présence, d’expression. La finale épicée est un peu asséchante et courte.

Moyen – (mais c’est personnel, n’étant pas un grand fan de cette appellation ligérienne)

CR: Coteaux du Languedoc « Clos des Cistes » 2004 // Domaine Peyre rose

La robe est très intense. Le nez est un mélange élégant de fraises des bois, d’olives noires sur une fraicheur de garigue.


On retrouve en attaque cette fraicheur, puis une force poivrée noire se dessine rapidement. Il y a du jus dans ce vin, avec des tanins nobles mais encore un peu serrés. Quelle matière, une force pas encore complètement maitrisée mais il y a de la race dans ce vin. La finale reste dans la même lignée de force et d’élégance, sur des notes de poudre de cacao évoquant clairement la syrah (qui entre pour 85% + 15% de grenache).

Très bien + aujourd’hui et sans doute excellent dans 5 à 10 ans !

Agneau de lait rôti, et chou rouge confit à la coriandre


CR: St Emilion GC « Château Fombrauge » 2005

Un nez superbe, profond de fruits noirs, mure, cassis et avec un peu d’aération apparaissent des notes élégantes de rafle de cassis.


Belle bouche puissante sur des fruits noirs poivrés, équilibrée et portée par des tanins structurants. On a l’impression d’une belle jeunesse fougueuse et musculeuse. La finale apport aussi une belle élégance sur une salinité caillouteuse, une belle digestibilité.

Un vin racé qui en a sous le pied et comme le Peyre-Rose à attendre patiemment !

Très bien

CR: Pomerol « Château le Prieuré » 2001 // Famille Joseph Janoueix

Le nez poivronne clairement avec une belle fraicheur.

Belle suavité sur une entrée assez ronde et un beau volume. Il y a du vin, de la matière mais tout est bien fondu et enrobé. Le vin pourrait manquer d’un petit truc s’il n’y avait pas une finale qui redynamise le tout avec des tanins qui sortent un peu les muscle et une saveur poivronnée épicée.

Bien

CR: Cahors « Château la Reyne » 1976 ou la surprise du chef Benoît !

Des beaux arômes de framboise écrasée, un peu de géranium séché, c’est subtil assez élégant.


La bouche a une attaque très fraiche avec un beau coté acidulé qui donne un très beau pep’s. C’est fondu, élégant, digeste sur une finale assez longue qui reste dans la droite ligne framboisée du nez et un côté minéral poivre blanc.

Belle découverte et bravo à JC qui a reconnu l’appellation !

Bien ++ pour un vin de 42 ans !!!

CR: Château-Chalon 1996 // Domaine Chalandard

La robe est d’or cuivré. Le nez élégant oscille entre curry, noix et réglisse (sans aller sur un côté veil oxydatif).


La bouche est belle, tendue, cristalline avec un coté salin sur la langue. Comme le Meursault, pas de côté dissocié ou alcooleux, non une belle fluidité qui finit sur une longue finale puissante de poivre, de champignon, de curry.

Un vin encore très élégant, subtil loin de la carricature oxydative vieille noix de certains Jura

Très bien

CR: Sauternes 1er CC « Château Haut-Peyraguey 2005

Le 1er nez exhale des aromes nets de safran puis un peu de noix de coco.


La bouche est droite, sur le fil avec des ommédiates saveurs de noix de coco sèche, de papaye. Les SR sont là mais sans aucune lourdeur car le vin offre une belle tension et reste frais en bouche. J’aime bien cet équilibre et cette balance des liquoreux qui savent dynamiser la bouche. Le vin se finit par une longueur très aromatique de papaye et coco.

Accord remarquable avec le dessert, une crème brûlée de pamplemousse rose servi dans sa coque.

Fred
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#1
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lutembi a répondu au sujet : Oldies but goodies, quand LPV 94 fête Halloween

Merci Fred pour ce premier compte rendu de cette belle soirée.

Merci aussi au Bistrot de Benoit pour son accueil, sa cuisine toujours aussi plaisante, et sa contribution exceptionnelle à cette soirée avec l'apport du plus vieux vin de la série, et quel vin...

J'ajoute mes quelques notes de dégustation, et quelques informations sur les flacons déviants ou déficients de la soirée.

CR: Weingut Jos Christoffel JR. - Wehlener Sonnenuhr - Riesling Auslese 1995

Pétrolant d'emblée, avec des notes de citron, de coing, de silex et de truffe blanche.
La bouche est tendre et saline, raisonnablement sucrée, et avec une magnifique acidité dynamisant le vin, rappelant effectivement des bonbons au miel et citron. Ce vin frais délicat se boit avec une redoutable facilité... Belle finale, plutôt longue.

J'aime beaucoup, je pourrai tellement facilement en enchainer les verres...

CR: Maison Bollinger - Champagne brut Grande Année 2000

Nez très expressif sur la frangipane, les fruits secs, la pomme cuite, avec ce trait pré-oxydatif qui caractérise pour moi certains grands Champagnes.
L'attaque en bouche est nette, ferme, avec de beaux amers et beaucoup de vinosité. C'est ample, classieux, généreux, parfaitement équilibré. Très belle finale sur des notes de craie mouillée.

Excellent.

CR: Domaine Buisson-Battault - Meursault 1er cru Goutte d'Or 1985

À l'ouverture, (c'était un de mes apports), je ne donnais pas cher de ce vin. 5 ou 6 cm sous le bouchon, bouchon qui n'a pas résisté à la plus minime pression et est directement tombé dans le vin. À ce moment là le vin me semble parfaitement imbuvable, oxydé et dissocié. Je le proposerai quand même à la dégustation, sait-on jamais…

Une demi-heure plus tard, le vin a déjà changé.
La robe est d'un jaune tirant vers le orange. Le nez se présente sur des notes très marquées de champignons, d'infusions, de foin. C'est curieux, mais pas désagréable du tout...
La bouche se présente mieux que précédemment, comme si elle s'était "rassemblée". C'est assez ample, avec pas mal de chair, une certaine minéralité, présentant en finale des notes agréables de pommes et de champignons.

De beaux moments autour de ce flacon, certes très âgé, trop au goût de certains, et très particulier, mais qui m'a également beaucoup touché. Le vin a continué d'évoluer de manière assez spectaculaire durant la suite de la soirée.


CR: Domaine Gigou - Jasnières Clos St Jacques 2003

Gros TCA hélas. Plongeant quand même mes lèvres dans le verre, je rencontre un jus demi-sec, salin, avec une acidité dissociée. Pas d'intérêt d'aller plus loin, c'est vraiment mort… Dommage, j'avais déjà bu ce vin avec plus de bonheur.

CR: Domaine aux Moines - Savennières Roche aux Moines 1999

Nez assez marqué sur l'encaustique et les fruits secs, un trait de pomme (un peu blette), de coing et de cédrat confit.
Le vin est très sec en bouche alors que le nez faisait attendre plus de tendreté. Cela manque un peu de gourmandise, souffrant sans doute de passer après le Meursault. La finale est un peu végétale, poivrée et citronnée.

À revoir. Pas beaucoup de plaisir sur ce flacon que j'ai trouvé très austère. (Personnellement c'est une AOC dont j'aime assez souvent les vins).

CR: Domaine Peyre Rose - Coteaux du Languedoc Clos des Cistes 2004.

Vin très dense, en couleur comme au nez. Un peu de sueur animale au départ qui s'estompe rapidement pour laisser place à de l'olive noire, de la garrigue, des fraises écrasées, des fruits noirs, des notes de réglisse… Tout cela est riche et très attrayant.
La bouche est ample et puissante, très charnue, avec un parfait équilibre apporté par une fraîcheur croquante de fruits. Les tanins sont bien présents et encadrent l'ensemble
brillamment. Cela semble encore bien, jeune mais se boit avec grand plaisir tant ce vin présente de classe, d'élégance, de suavité. Magnifique finale très longue sur des notes de chocolat en poudre type "Van Houten".

Excellent, un tout grand du Languedoc.
(Certes, on est un peu limite pour ce qui est de la thématique de la soirée…)

CR: Château Fombrauge - St Émilion GC 2005

Nez très élégant, fruits noirs (cassis spécialement), épices douces, tout cela joliment emballé dans un bel élevage qui me semble classique du bordelais.
Bouche puissante et plutôt tannique, bien charnue, présentant une certaine gourmandise. Belle finale longue où l'on recroise du poivre, du chocolat et des notes de cassis.

Très bien, un peu jeune néanmoins à mon goût.

CR: Château le Prieuré - Pomerol 2001

Nez qui semble plus âgé, un peu terreux et caillouteux, assez marqué de poivron, avec quelques notes d'élevage en tout arrière plan.
La bouche est fruitée et saline, salivante et fraîche, aux tanins bien fondus. C'est élégant et assez délicat, avec des notes fumées et un peu végétales en finale.

Un bon vin à bonne maturité.

CR: André et Mireille Tissot - Arbois Poulsard 1986

Léger TCA. Des notes d'infusion de menthe. Le vin semble usé, il est visiblement trop tard…

CR: Château Cabrières - Châteauneuf du Pape 1981

Certains ressentent un léger TCA sur ce flacon, dont moi même, impression qui n'est pas partagée par tous. Je note une touche poussiéreuse, des pruneaux à l'eau de vie. La bouche est charnue, mais un peu dissociée, avec une finale entre chocolat et eau de vie.

Ce vin me semble avoir du plomb dans l'aile.

CR: Bernard Gripa - St Joseph 1979

Une heure avant le service, son contributeur me l'avait fait goûter rapidement. J'avais alors eu l'impression d'une jolie arômatique, mais avec beaucoup d'acidité en bouche. Une heure plus tard, il ne restait plus que les notes acétiques…
Aucun doute, le vin est mort et partira dès ce soir au vinaigre…


CR: Château La Reyne - Cahors 1976

Contribution exceptionnelle du patron du restaurant qui nous l'a sorti de la cave en apprenant notre thématique de soirée.

Joli nez assez complexe entre fruits rouges (framboise), fleurs séchées, fourrure, fumée, épices douces. La bouche est croquante, fraîche et acidulée, une impression de jus de fruits rouges, complètement fondue et intégrée. C'est vraiment agréable à boire, appétissant. Le vin semble en pleine forme, on ne lui donnerait pas son âge. Belle finale de longueur moyenne sur des notes de fleurs séchées, de framboises.

Un très bon moment sur ce flacon. Ah cette capacité de vieillissement du malbec !

CR: Domaine Chalandard - Chäteau-Chalon 1996

Pour ceux qui connaissent la Vulnéraire, petit millepertuis que l'on ramasse en Chartreuse utilisé en infusion ou dans l'alcool, ce nez en est une copie presque conforme. Entre curry, réglisse et noix, avec un trait végétal. J'adore, je pourrai rester là à humer ce verre...
La bouche est saline et minérale, caillouteuse, avec une fine acidité. C'est très sapide, se glisse partout sans envahir, sans lourdeur, tout en délicatesse. Finale très longue, relevée de touches de poivre blanc.

J'aime beaucoup, c'est effectivement un Jaune de grande finesse.

CR: Clos Haut Peyraguey - Sauternes 2005

Nez pâtissier, brioche grillée, avec de belles notes de rancio et de fruits secs. Fred évoque le safran, je suis d'accord.
La bouche est bien charnue, on croque dans les fruits exotiques, de la mangue. Pas d'impression d'excès de sucres, avec un équilibre reposant plus sur de jolis amers que sur l'acidité peu présente dans ce vin. C'est velouté, très tactile, très long en bouche.

Excellent.

Merci à tous pour cette belle soirée.
#2
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CAB 1861 a répondu au sujet : Oldies but goodies, quand LPV 94 fête Halloween

Merci François, j'ai oublié de dire que ton choix (et c'est toujours difficile) avait été, en tant que MC, de placer les vins par âge croissant et non pas région ou tout autre notion de millesime. Finalement un bon choix vu l'hétérogénité des régions et cépages...

C'est vrai que pour quelques vieux vins il y a eu quelques perceptions différentes entre goût de bouchon, de serpillière mouillée, merci de ton ajout sur ceux que tu as dégusté (au contraire de moi)...

Fred
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#3
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Go6s a répondu au sujet : Oldies but goodies, quand LPV 94 fête Halloween

Merci, le genre de thème (et de vins!) que j'apprécie. L'agneau est superbe, ça donne envie...

Mais Fred, Sauternes s'écrit avec un S et Peyraguey avec un Y ;)

Gaultier (62)......................Amateur de vins liquoreux rares ou hors-normes !
#4

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CAB 1861 a répondu au sujet : Oldies but goodies, quand LPV 94 fête Halloween

Mince, un « s » ? Mais ce soir là il n’y en avait qu’un et plutôt singulier! Et Peyraguey s’ecrit comme Azerty? Bon, comme un homme azerty en vaut deux, je corrige de suite...

Fred
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#5

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Leaudvin a répondu au sujet : Oldies but goodies, quand LPV 94 fête Halloween

Bonjour,

Merci à tous pour cette belle soirée dont voici un compte rendu tardif duquel manquent les vins auxquels j’ai trouvé du TCA ou des défauts et que je ne me sens pas capable de décrire.

Weingut Jos Christoffel JR. - Wehlener Sonnenuhr - Riesling Auslese 1995
Robe jaune pâle.
Nez sur la retenue qui pétrole un peu.
Attaque citronnée suivie par de jolies notes pétrolées. La bouche est harmonieuse avec du miel. Finale fraiche et saline. C’est bon.

Maison Bollinger - Champagne brut Grande Année 2000
Robe joliment dorée
Nez magnifique sur la pomme mûre, le lait d’amande avec quelques notes oxydatives.
Attaque puissante avec une matière ample et des bulles crémeuses. C’est très bon, peut-être encore un peu monolithique. Finale interminable et saline. 10 ans supplémentaires de bouteille devraient rendre ce vin magique.

Domaine aux Moines - Savennières Roche aux Moines 1999
La robe est d'un magnifique jaune doré brillant.
Au nez, on trouve de la pomme, du beure et de l’encaustique
La bouche est austère et la finale un peu courte. Un vin qui n’arrivait pas à se livrer.

Domaine Peyre Rose - Coteaux du Languedoc Clos des Cistes 2004.
Le nez est envoûtant et riche avec des fruits noirs et rouges, des notes de garrigue et d’olive et, à l’agitation, des épices et du cacao.
Attaque ample, puissante, d’une très grande clase. Le jus est d’une belle fraîcheur et d’une rare gourmandise. La finale est superbe, très longue, avec des notes épicées et chocolatées. Ce vin est déjà magnifique.

Château Fombrauge - St Émilion GC 2005
Nez de fruits mûrs, de réglisse avec une touche de vanille et d’épices,
Attaque marquée par une belle matière et une sensation de force et de douceur à la fois. Finale longue et encore concentrée. Ce jus gagnera sûrement en élégance au vieillissement.
Belle surprise que ce vin que j’avais allègrement placé à Pauillac. Notons le ridicule de l’étiquette avec au dos du flacon un portrait très vilain du « maitre » au delà du grotesque.

Château le Prieuré - Pomerol 2001
Nez de fruits noirs, de champignons avec quelques notes végétales et un peu d’élevage.
En bouche, le vin est de puissance moyenne avec un bel équilibre, une belle finesse et un touché agréable. Longueur moyenne, finale salivante.
Joli vin d’un domaine que je ne connaissais pas.

Château La Reyne - Cahors 1976
Au nez, c'est très joli, framboises, mures, épices et quelques notes végétales
En bouche, c'est très bon. L’attaque est vive avec un joli fruit croquant et acidulé. L'ensemble est subtil et délicat. La finale est longue.
Ce vin ne présente aucun des marqueurs que j’attribue (à tort, donc) à Cahors. Un vrai coup de cœur, surtout à la vue du millésime.

Domaine Chalandard - Chäteau-Chalon 1996
Le nez est sur le curry et la noix. . La bouche est de demi-corps, très agréable avec une sensation cristalline et minérale.
Belle finale, longue, sur la noix et le curry.
Très beau vin. Etonnant comme l’on a très vite envie d’y replonger nez et lèvres même en fin de repas.

Clos Haut Peyraguey - Sauternes 2005
Nez fruité d’une belle richesse marqué par les fruits exotiques et la mangue avec quelques notes cireuses.
L'attaque est ample, La bouche se caractérise par son gras, par son volume. Les fruits, décrits au nez, sont bien présents des notes d’amandes et de miel. La finale est longue et délicieuse.
Un vin magnifique de digestibilité.

Le cous de cœur de la soirée va aussi au « Bistrot de Benoît ». Dans un menu à 27 € et dans une salle aux allures de relais de campagne, vous commencez par en découdre avec une généreuse fricassée de champignons, vous enchaînez par un filet de dorade au poil pour finir par casser la gueule d’un mille feuilles à la vanille bourbon. Tout ceci servi par le patron en personne aussi discret que talentueux. Une adresse sur laquelle doivent se ruer les « indigènes » comme les autres, métro et RER sont à deux pas.

A bientôt,

Bruno
#6
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