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LPV Versailles, le Pinot Gris et les satellites de Châteauneuf-du-Pape

  • Jean-Loup Guerrin
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LPV Versailles, le Pinot Gris et les satellites de Châteauneuf-du-Pape

J’aurais pu faire plus court comme titre, par exemple LPVV, PG et SC9P, mais le moteur de recherche de LPV, quoique performant, n’y aurait pas retrouvé ses petits… ;)
C’est donc notre benjamin (non, pas Benji qui nous a momentanément quittés :( et a été remplacé par un autre grand connaisseur, Rémi :) ; mais le jeune, sympathique et néanmoins très compétent farandolier :jump: ) qui s’est collé à ce thème original et plein de pièges :
- un paradoxe puisqu’un fervent défenseur du thème pinot gris n’a pu être présent,
- des difficultés car certains n’avaient aucun pinot gris en cave car ils abhorrent ce cépage qui manque d’acidité et donne trop de sucres
- et enfin un grand écart entre une région principale très septentrionale pour les blancs et une très méridionale pour les rouges.
Ah oui, au fait, vous aurez compris que la première moitié du thème aura fourni les blancs et la deuxième les rouges… ::turn:: quoique nous avons eu une surprise à la fin :? !
Malgré tous ces pièges, Mathieu a réussi à nous concocter des paires très pointues avec pas moins de quatre mini-verticales et des paires constituées de quasi-jumelles du plus grand intérêt. Chapeau ! (tu)

Pour accompagner un amuse-bouche , crème de pomme de terre citronnée et mousse d’oseille

Un premier pinot gris esseulé, d’une région méconnue

Domaine les Béliers – Moselle – Nina – Pinot Gris – 2017

La robe est d’une couleur paille soutenue.
D’abord assez mutique, le nez s’ouvre un peu à l’aération dans le verre sur des fruits blancs et des notes fumées.
Un très léger perlant se fait ressentir en bouche qui accentue une certaine acidité et une petite sensation minérale. La finale est plus ronde mais cela manque de sapidité de bout en bout. Un vin simple et sans défaut.
Assez Bien +

Ce vin aurait dû être proposé face au Clos Vélicane, mais notre GF (Gentil Fondateur) n’a pu nous rejoindre et nous présenter ce vin espéré.


Pour accompagner des ravioles de crevettes et pieds de veau, bouillon de crevettes (toujours aussi excellent !)

Première paire : une mini-verticale d’un vin sec d’un grand domaine alsacien sur un terroir mêlant argile, grès et calcaire, sur des millésimes qui font le grand écart

Domaine Ostertag – Alsace – Zellberg – Pinot Gris – 2008

La robe est d’un doré très dense.
D’une belle intensité, le premier nez est dominé par des arômes fumés et un peu de grillé, puis les fruits jaunes viennent rééquilibrer l’ensemble à l’aération.
La bouche parait huileuse, plus que grasse, sur des saveurs plus fruitées qu’au nez. Une bonne vivacité, salvatrice, surtout présente dans la finale, contribue à une allonge honnête.
Bien +

Domaine Ostertag – Alsace– Zellberg – Pinot Gris – 2017



La robe est de couleur paille.
Le nez intense entremêle judicieusement des fruits exotiques à des arômes floraux.
Avec un léger perlant pas dérangeant, c’est l’harmonie de la bouche qui caractérise ce vin, par son fruité franc, sa grande fraîcheur, sa finesse et sa longueur bien agréable.
Bien ++

Difficile de reconnaître un air de parenté entre ces deux vins et tout le monde est très étonné lorsque Mathieu nous annonce qu’il s’agit de la même cuvée ! Le 2017 ressemblera-t-il au 2008 dans neuf ans ? Je ne le pense pas et je crois de toutes façons qu’il faudra le boire avant, avec quelques années de garde pour lui apporter un peu plus de complexité.


Deuxième paire : une mini-verticale d’un vin demi-sec d’un très grand domaine sur un très grand terroir.

Domaine Albert Boxler – Alsace Grand cru – Brand – 2014

La robe est vieil or, d’une grande densité.
Bien ouvert et complexe, le nez truffe déjà, mais il dévoile également de beaux fruits jaunes à la tendance exotique.
Après un léger perlant en attaque, la bouche se révèle par ailleurs racée, dense, enrobée par les sucres résiduels pas trop marqués. La belle sapidité et la grande persistance toute en élégance participent à l’équilibre magnifique. Un grand (rare ?) pinot gris.
Très Bien ++

Domaine Albert Boxler – Alsace Grand cru – Brand – 2011

La robe est également vieil or, mais moins dense et fait apparaître quelques reflets rosés.
Le nez intense évoque celui d’un gewurztraminer par ses notes de fruits exotiques et de rose, sans être exacerbées.
Encore une attaque perlante, peut-être voulue pour rafraîchir la bouche d’une grande richesse, à la fois en aromatique et en sucres résiduels (20 g / l ?). Une acidité bienvenue permet également de mobiliser cette matière imposante et contribuer à la belle persistance.
Issu d’une année solaire en Alsace, ce vin est paradoxalement à attendre plus longtemps que son jeune frère notamment pour que la sensation de sucre se tempère.
Très Bien + en l’état


Pour accompagner une côte de cochon au topinambour et à la tapenade (confirmation que c’est une tuerie !) on passe aux rouges en s’orientant vers le sud, aux alentours de Châteauneuf-du-Pape.

Première paire : deux cuvées jumelles de la galaxie Reynaud

Château des Tours – Côtes-du-Rhône – 2012

Bouteille ouverte une journée à l’avance.

La robe très claire et nettement tuilée donne un premier indice notable sur la provenance du vin, quand on connaît sa région.
Le nez très intense associe des arômes aussi avenants les uns que les autres, avec de la rose, de l’orange sanguine et bien sûr des petits fruits rouges. C’est d’une gourmandise extrême et le doute n’est plus possible…
En bouche le fruité est tout aussi éclatant. Certes elle s’avère un peu capiteuse mais c’est tellement bon ! La finale longue et salivante invite à reprendre une gorgée.
Très Bien (+)

Domaine des Tours – Vin de Pays du Vaucluse – 2012

La robe est un peu plus soutenue et sur le grenat.
Le nez est bien intense, un peu moins que celui du Château et ce sont les épices qui dominent, avec toujours cette touche de rose qui est souvent la signature du vigneron.
La bouche est serrée, un peu comprimée. On y retrouve quand même une belle matière fruitée et un toucher très fin. L’acidité l’élance bien mais se fait un peu trop mordante sur la finale.
Un vin sans doute à attendre encore un peu pour qu’il se détende et se fonde.
Bien ++ / Très Bien


Deuxième paire : deux cuvées jumelles d’un autre fameux domaine, en conservant le même millésime

Domaine L’Anglore – Vin de France – Véjade – 2012

La robe assez claire présente un début d’évolution.
Le nez s’ouvre bien, d’abord sur un fruité pur de cassis, puis égayé par de chouettes notes florales.
La bouche est également toute en fruit, un peu monolithique mais d’une grande évidence et d’une belle buvabilité apportée notamment par une superbe fraîcheur. C’est persistant et on ne s’en plaint pas, au contraire !
Très Bien

Domaine L’Anglore – Vin de France – Pierre Chaude – 2012

La robe est sombre et jeune.
Ouvert mais pas exubérant, le nez exhale des arômes fruités plus « chauds », avec même un côté réglissé et des notes torréfiées (chocolat et café).
Un léger perlant et une certaine fraîcheur en bouche contrastent avec le nez, ce qui n’est pas déplaisant. En revanche le fruité n’est pas bien net et paraît un peu « trafiqué », un comble pour ce domaine très nature. Les habitués du domaine évoquent un problème de bouteille, d’autant qu’il s’agit de la cuvée haut de gamme.
Du coup j’en ai gardé un peu pendant une heure supplémentaire dans le verre. Malgré la température trop chaude, le vin a gagné un peu en franchise.
Bien + et Bien ++ après forte oxygénation.


Troisième paire : deux cuvées jumelles déjà rencontrées et qui se confrontent sur un millésime plus ancien

Château des Tours – Vacqueyras – 2008

La robe est assez sombre et trouble, très évoluée avec une teinte bien roussie.
Le nez très intense donne lui aussi des signes de fatigue inquiétants. On y dénote certes des fruits compotés, mais aussi des accents d’oxydation comme le pruneau et des touches animales prégnantes.
La bouche est dotée d’une matière riche et serrée, au bel assortiment de fruits compotés, mais ces fruits paraissent un peu cuits et l’ensemble plutôt « madérisé ».
Dommage car on sent que cette bouteille a dû offrir un grand plaisir il y a quelques années.
Non noté.

Domaine des Tours – Vin de Pays du Vaucluse – 2008

La robe est assez sombre et présente des reflets tuilés.
Très engageant, le nez propose lui aussi des fruits compotés mais très agréables, sans aucune déviance, et bien assortis de jolies notes florales.
La bouche propose une chair très fruitée, au fruit plus primaire qu’au nez. Elle est dotée d’un équilibre d’école avec plus de fond que son alter-ego de 2012, une vivacité sans faille, un grain serré mais soyeux et une persistance toute en élégance et sapidité.
Pour moi le vin de la soirée. Comment, vous avez dit une dizaine d’euros ?
Très Bien ++ / Excellent

Quel coquin-malin ce Mathieu ! Avec cette paire et la première il a réussi à nous faire deux nouvelles mini-verticales à courte distance ! :jump:


Quatrième paire : une nouvelle mini-verticale de la cuvée phare du domaine phare de Lirac

Domaine de la Mordorée – Lirac – La Reine des Bois – 2015

La robe est sombre et présente de nets reflets violets de jeunesse.
Le nez généreux et expressif présente un spectre aromatique allant des épices nobles à la tapenade en passant par les fruits noirs.
Avec la bouche on passe de l’autre côté du miroir. La matière est pleine mais d’un caractère plutôt austère, les fruits n’étant pas absents mais passant au second plan derrière des tanins gras. C’est un vin plus large que long même si une bonne acidité parvient à l’élancer.
Bien ++ / Très Bien

Domaine de la Mordorée – Lirac – La Reine des Bois – 2007



La robe très sombre paraît encore assez jeune.
Le nez intense est dotée d’arômes de fruits noirs mais aussi de cuir, un cuir pas très noble virant sur des notes animales qui ne parviendront pas à totalement disparaître malgré une aération énergique.
La bouche est riche, très corsée et concentrée, aux tanins serrés et costauds. On sent bien un peu d’acidité tenir tout cela en place mais l’impression capiteuse et chaleureuse domine. C’est sûr, il y a du vin ! Mais sans doute trop et une seule gorgée, même en la recrachant, suffira…2007 est vraiment le millésime le plus « too much » de ces vingt-cinq dernières années ! Ce vin parviendra-t-il un jour à s’assagir ? Et pourtant certains Châteauneuf-du-Pape ont réussi à sortir un grand vin dans ces conditions : je le sais car j’en ai dégusté…
Bien + pour récompenser la matière.


Cinquième paire : une mini-horizontale avec deux très beaux représentants de l’appellation la plus corsée du thème, sur un bon millésime

Domaine La Roubine – Gigondas – 2010

La robe est sombre et assez évoluée.
Intensément fruité, le nez conjugue des fruits légèrement compotés à des notes mentholées bien présentes et plus fraîches.
La bouche très extraite attaque violemment le palais d’autant que ni l’aromatique réglissée ni les tanins puissants ne tempèrent cette sensation. Elle manque de fraîcheur et se goûte difficilement à ce stade.
Bien, sans plus, pour l’espoir d’un lointain avenir meilleur.

Domaine La Bouïssière – Gigondas – 2010

La robe très sombre présente des reflets tuilés.
Le nez est relativement ouvert mais, sur une base de fruits noirs, laisse surtout apparaître une aromatique désagréable, tour à tour fermentaire et oxydée, ce qui est pour le moins paradoxal.
La bouche est vraiment trop virile, montrant ses muscles sous la forme de tanins hypertrophiés et sans élégance. L’aromatique est là aussi fatiguée.
ED ?
Après ces trois derniers vins je sens mon Vivien prêt à s’écrouler…


Sixième paire : une dernière mini-verticale de la cuvée phare d’un domaine incontournable dans la région

Domaine Richaud – Vin de Table – L’Ebrescade – 2007

Cet assemblage de trois tiers de grenache, syrah est mourvèdre n’a pas eu droit à l’appellation Cairanne cette année-là.

La robe bien sombre ne fait ni jeune ni évoluée.
Très expressif, le nez se partage entre fruits noirs, épices et olives noires. C’est donc la syrah qui domine.
La bouche au fruité massif et opulent, allant jusqu’à des arômes chocolatés, possède cette fois-ci suffisamment de vivacité pour l’amener à un point d’équilibre satisfaisant. Les tanins fins et la bonne persistance vont dans le même sens.
Très Bien

Domaine Marcel Richaud – Cairanne – L’Ebrescade – 2004

La robe est un copier-coller : bien sombre, ni jeune ni évoluée.
Le nez est très intense mais aussi très réduit, allant jusqu’à des arômes d’écurie. Cela va s’atténuer à l’aération sans complètement disparaître pour évoluer vers le cuir, les fruits noirs compotés et quelques épices.
C’est beaucoup mieux en bouche avec un équilibre encore plus réussi que sur le 2007. La belle matière dense et fruitée se fond harmonieusement avec une acidité bien présente, les tanins sont très doux et la belle finale élancée ne fatigue pas le dégustateur.
Très Bien (+)


Avec un dessert à la poire, un liquoreux dans le thème et un autre en after car je n’avais même pas remarqué que l’on pouvait rester dans le thème sur un liquoreux…



Staatsweingut – Weinsberg – Württenberg – Weinsberger Schemelsberg – Ruländer Beerenauslese – AP-035 80 – 1979

La robe est véritablement acajou, très sombre ; non, on n’est pas encore sur les rouges…

Ruländer = pinot gris !

Le nez d’une très belle intensité séduit par sa complexité : on y trouve tour à tour du caramel, des notes finement brûlées, du cuir, de la banane…
En bouche les sucres sont encore présents mais bien fondus (sans doute 120 à 150 g mais une bonne cinquantaine ressentis) et dominés par une acidité dantesque. L’aromatique décadente divise entre ceux qui adorent et ceux qui exècrent. Je fais partie plutôt des premiers d’autant que sur la fin d’une persistance XXL ce sont des arômes de café qui l’emportent.
Quarante ans pour un vin déjà si rare par sa seule origine ? Respect !
Très Bien ++ pour ce vin très clivant.

Clos Le Comte – Sauternes – Cuvée Emilie – 2015

Un assemblage avec plus de 50 % de muscadelle, ce qui doit être unique dans tout le Sauternais !

L’or de la robe est très ambré et dense.
Le nez très intense offre un festival de fruits variés. On y décèle tour à tour et parfois en même temps du pamplemousse, de l’abricot, de la pêche, de la banane, de l’ananas, des fruits exotiques, des notes florales et j’en passe…
L’harmonie et la digestabilité se disputent la première place dans les caractéristiques de la bouche. Le sucre est léger, l’acidité d’une précision chirurgicale, l’aromatique tout aussi impressionnante qu’au nez et l’allonge remarquable.
Une vraie surprise pour tous que même ceux qui n’apprécient pas ou plus les Sauternes ont été ravis de déguster.
Très Bien +

Voilà qui termine sur une bonne note une chouette dégustation, certes pas prestigieuse mais ce n’était pas le but.
Nous avons pu confirmer, sur un échantillon certainement trop faible, qu’il est difficile de réussir des pinots gris secs à la fois classieux et avec suffisamment de tenue apportée par l’acidité.
Il est par ailleurs remarquable que la majorité des dégustateurs ait préféré les rouges du Rhône méridional sur un fruit digeste, même si parfois alcooleux, à ceux possédant plus de matière mais très charpentés et tanniques.
Un grand merci à Mathieu oo , qui, par ses choix de paires très judicieux, nous a permis d’explorer le maximum de styles différents et de juger les importances relatives du millésime et du vieillissement, le deuxième ne parvenant pas toujours à compenser les excès du premier.


A la prochaine fois ! Ce devrait être en Allemagne…

Jean-Loup
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25 Fév 2019 09:38 #1

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Merci Jean Loup pour le compte-rendu, une nouvelle fois très exhaustif. Pinot Gris et satellites de Châteauneuf du Pape ensemble, j'aurais eu peur de trouver les deux un peu lassant. En sucres, pour respecter le thème, c'était un choix de ne pas mettre de Pinot Gris et/ou Rasteau ou Beaumes de Venise, ou peut être n'en aviez vous pas?

Flo (Florian) LPV Forez
25 Fév 2019 10:34 #2

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  • Jean-Loup Guerrin
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En fait le vin allemand est un pinot gris car Ruländer est le nom local de ce cépage. Je l'ai donc rajouté dans le texte.
Quant au second, j'ai expliqué ma bévue...

Jean-Loup
25 Fév 2019 10:40 #3

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Dommage que le vin de Moselle n'ait pas pu être dégusté face à son binôme prévu.
En tout cas merci à Jean-Loup et à Mathieu d'avoir accepté la proposition de placer un Pinot Gris de Moselle dans votre soirée thématique.
Les vignerons de Moselle n'ont pas la prétention de faire mieux qu'ailleurs mais de faire bon sur un terroir qui est en renaissance après des décennies d'abandon de la viticulture.

Sylvain
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25 Fév 2019 13:45 #4

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Super CR Jean-Loup. (tu) (tu) (tu)

Le pinot gris est connu sous deux dénominations en Allemagne : Grauer Burgunder ou Grauburgunder, principalement utilisées pour les vins secs, et Ruländer qui est principalement utilisée pour caractériser les vins blancs moelleux et liquoreux.

Cette bouteille de 1979 a une petite histoire... L'une de mes premières bouteilles achetées en Allemagne alors que j'étais encore mineur vers 1997 (le prix était encore affiché en Deutsche Mark au revers du flacon). Allez faire comprendre à un caviste allemand à Stuttgart, qu'un français de surcroit mineur en connaît plus que lui tout en lui parlant allemand dans le texte et qu'il veut acheter la bouteille qui était dans la réserve spéciale derrière la grille, cela a été une partie de haute lutte, finalement remportée quand il a compris que je n'allais pas me saouler la gueule avec!!! :DD Au final, je suis reparti avec 3 flacons, ce Beerenauslese 1979, un riesling Beerenauslese 1976 bu ici et un Riesling Eiswein 1985 du même domaine (Staatsweingut Weinsberg) et issu du même terroir (Schemelsberg) (toujours en cave). Plusieurs mois d'argent de poche y sont passés... ::oups:: Pour la bonne cause!!! :jump:

Pour revenir au Staatsweingut Weinsberg (domaine d'Etat, propriété du Land Baden-Württemberg), c'est la plus ancienne école de viticulture allemande depuis 1868, également école d'horticulture.
Quant au terroir de Schemelsberg, c'est l'un des plus beaux de toute la région, c'est un monopole du Staatsweingut Weinsberg.

Source : upload.wikimedia.org...
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25 Fév 2019 15:10 #5
Pièces jointes :

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Merci Jean-Loup pour ce CR d'une précision chirurgicale. Quel boulot !
Du coup, il me reste un Pinot Gris VT Grand Cru Vorbourg 2010 de chez Pierre Frick pour une session de rattrapage ;)
Sylvain, je pense que le pinot gris du domaine des béliers a dérouté par son côté très sec et très tendu, à tel point que certains ont cru à un pirate, ne pouvant imaginer qu'un pinot gris puisse goûter aussi sec. Pour ma part, j'ai trouvé cela intéressant.

Vivien, j'ai trouvé que ton 79 aux allures de pétrole possédait beaucoup de charme.

CR à venir

Mathieu
25 Fév 2019 15:51 #6

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Quelle déception de n’avoir pu être des vôtres...
Très belle sélection faite par Mathieu.
(tu)

Denis
25 Fév 2019 17:19 #7

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Merci pour le CR sur le Sauternes.
Je recherche particulièrement des Sauternes/Monbazillac à majorité de muscadelle, je vais me laisser tenter !

Gaultier (62)......................Amateur de vins liquoreux rares ou hors-normes !
25 Fév 2019 21:48 #8

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farandolier écrit: Sylvain, je pense que le pinot gris du domaine des béliers a dérouté par son côté très sec et très tendu, à tel point que certains ont cru à un pirate, ne pouvant imaginer qu'un pinot gris puisse goûter aussi sec. Pour ma part, j'ai trouvé cela intéressant.

Mathieu


On est d'accord j'ai d'ailleurs une anecdote à ce sujet.
Ce WE il y avait un salon des vins à Corny (57) . Je n'y suis pas allé mais je connais un couple amateur de vins mosellans qui y a fait des achats.
Je leur ai parlé de cette cuvée de Pinot Gris ainsi que de la cuvée extra brut d'Angélica Oury.
Ils m'ont dit qu'ils ont acheté autre chose dans ces domaines mais pas ces 2 cuvées qu'ils n'ont pas aimé.
Je sais qu'ils préfèrent les vins blancs assez ronds ( Ils n'aiment pas "Sous frétille" de chez Rapet ou Frédéric Emile de chez Trimbach par exemple)
Finalement ça m'a presque rassuré de savoir que ce n'était pas leur style puisqu'en général je n'ai pas les mêmes goûts qu'eux.
Perso je vais repasser chez Eve pour en reprendre.
J'en profite pour lui faire une petite pub. Cette cuvée est disponible actuellement au salon de l'agriculture sur le stand de la Moselle B)

Sylvain
26 Fév 2019 12:40 #9

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Une soirée que j’appréhendais fortement étant donné la sensibilité très nordique et délicate de mon pauvre pdf… :unsure: Je l’envisageais donc en déconditionnant et en adaptant un célèbre proverbe : mi-raisin pour commencer, mi-figue pour poursuivre, mi-pruneau pour souffrir et mi-raisin encore pour échapper au massacre !!! :oops:
Voilà donc mon appréhension avant de débuter cette dégustation : de jolis pinots gris pour débuter, quelques délicieux Reynaud pour poursuivre et enfin le supplice avec des vins aussi épais que liquide, tout aussi puissants qu’alcooleux avant d’envisager la rémission avec les susucres.

Au final, je n’ai pas si mal résisté avant de sombrer sur les derniers rouges. :dash: Par avance, je présente mes excuses si mes propos assez crus concernant les 4 derniers flacons peuvent choquer en raison du fait que je n’ai vraiment aucunement pu les apprécier. Je ne rentrerai dans aucun débat à leur sujet.
Je reconnais que l’on devrait prescrire les Gigondas d’années solaires comme de potentiels anesthésiques buccaux !!! On ne sent plus rien après… ::oups::

Un immense merci à notre MC Mathieu / Farandolier qui ne m’a pas fait vivre un total chemin de croix sur la série des rouges. (tu) (tu) (tu)
Bravo encore à toute l’équipe du Verre Y Table pour sa bienveillance, sa gentillesse et une fois de plus la qualité constante et élevée de leurs assiettes. oo,



C’est parti !!!


LPV Versailles présente :
Le Pinot Gris et les satellites de Châteauneuf-du-Pape



Les Pinots Gris


Vin n°1 :
La robe est or clair. Le nez est marqué par des notes de fruits blancs, de poire, avec un léger côté lacté, un peu fumé. La bouche est légèrement perlante, le gaz est assez présent, c’est un vin assez tranchant, vif, un peu simple dans la finition, avec une petite touche fumée, mentholée, herbacée. C’est assez citrique et pas très complexe. Assez bien.
Il s’agit de : Domaine les Béliers – Moselle – Pinot Gris « Nina »



Paire n°1 :

Vin n°2 :
La robe est parée d’un bel or. Le nez est porté par les fruits jaunes, les fleurs et un léger fumé. On a une jolie bouche assez complexe, avec de belles épices, des fruits jaunes, une sensation de pierre mouillée et une petite tension en finale. Ce n’est pas mal du tout. Bien +(+)

Vin n°3 :
La robe est or pâle. Le nez présente des notes d’agrumes, d’acacia et de fleurs. La bouche contient encore du gaz, on a une belle finesse, de jolis fruits jaunes, de la salinité, une petite touche d’angélique, des notes florales. Le vin est salivant et encore très jeune. Très bien -

Il s’agit de :
Domaine Ostertag – Alsace – Zellberg – Pinot gris 2008
Domaine Ostertag – Alsace – Zellberg – Pinot gris 2017

Etant donné le pedigree et le prix des bouteilles (au-delà de 30 € aujourd’hui, je m’attendais quand même à un peu mieux, nette préférence en l’état pour les rieslings de la maison)



Paire n°2 :

Vin n°4 :
La robe est d’un bel or soutenu. Le nez est finement truffé, avec des notes de mirabelle, une touche de jasmin. C’est une très jolie bouche qui se présente, légèrement perlante, avec de fines notes fumées, de pierre mouillée, belle salinité, de belles épices, un superbe fruit jaune. C’est un vin de magnifique volume, de grande longueur, sur un très bel équilibre demi-sec. Absolument délicieux. Excellent -

Vin n°5 :
La robe est un peu plus dorée que celle du vin précédent. Le nez présente des notes de fruits jaunes, un peu d’agrumes, et une légère touche de truffe. La bouche est presque moelleuse, avec une très jolie texture, un joli fruit, une belle floralité. Le vin est en demi-volume, assez évanescent. En l’état, le sucre n’est pas encore totalement intégré dans l’ensemble. C’est néanmoins déjà très bon. Très bien +

Il s’agit de :
Domaine Boxler – Alsace grand cru Brand – Pinot gris 2014
Domaine Boxler – Alsace grand cru Brand – Pinot gris 2011





Les Rhône rouges méridionaux :


Paire n°1 :

Vin n°6 :
La robe est rubis tuilée. Le nez est un pur panier de fraise mûre, d’orange sanguine, de confiture de fraise. La bouche est délicieusement juteuse, intégrant de très belles épices, coulis de fraise, orange sanguine et amère, grande gourmandise. Un vin de grande évidence absolument délectable, à siroter sans fin (ou plutôt sans soif !!!). Très bien +(+)

Vin n°7 :
La robe est rubis plus trouble. Le nez présente des notes plus simples que le vin précédent mais surtout plus amères. La bouche est très axée sur l’orange amère, c’est un peu sucrailleux et ça manque clairement de fond en comparaison du vin précédent… Assez bien

Il s’agit de :
Château des Tours – Côtes du Rhône 2012
Domaine des Tours – Vin de Pays de Vaucluse 2012




Paire n°2 :

Vin n°8 :
La robe est grenat. Le nez évoque (pour ceux qui ont grandi dans les années 80, ils s’en souviendront !!!) le bonbon Kréma au cassis. La bouche est marquée par la fleur de sureau, le ricola au cassis, le menthol puis le sureau. C’est un vin acidulé, avec une sensation un peu carbonique, avec un bien joli fruit. Bien +

Vin n°9 :
La robe est sombre. Le nez présente des notes de réglisse, de menthol. La bouche présente un trait végétal, elle est séveuse, vanillée, avec des notes de cassis, de réglisse. C’est très original dans le style et la texture, au-delà du baroque et du ultra funky, mais c’est très agréable. Très bien

Il s’agit de :
L’Anglore – Vin de France – La Véjade 2012
L’Anglore – Vin de France – Pierre Chaude 2012




Paire n°3 :

Vin n°10 :
La robe est grenat assez dépouillée. Le nez est très évolué et marqué par des notes de café, de cacao, d’orange sanguine confite, de pruneau à l’eau de vie. La bouche est très tertiaire, avec des notes de café, d’orange confite, de fruit très cuit. C’est très épicé et surtout avec un niveau d’oxydation prononcé qui lui confère un style VDN peu amène. Problème de bouteille sûrement. ED

Vin n°11 :
La robe est grenat. Le nez sanguin, hémoglobine, terrien, profond. La bouche est un bonheur de jus et de gourmandise. Ce jus est absolument délicieux et ultra glougloutable, avec un superbe fruit, un superbe toucher de bouche, un superbe équilibre entre fraîcheur et amertume, avec beaucoup de finesse et de la profondeur de texture. Absolument remarquable, avec un coefficient de torchabilité absolu. Excellent -

Il s’agit de :
Château des Tours – Vacqueyras 2008
Domaine des Tours – Vin de Pays de Vaucluse 2008




Paire n°4 :

Vin n°12 :
La robe est rubis sombre, très dense. Le nez développe des notes de violette, de cerise, de prune, de tapenade. La bouche est puissante, semblant très typée par la syrah, avec des notes d’olive noire, de cerise, de menthol, une minéralité fraîche, une austérité noble. C’est un vin présentant une énorme texture, mais de la fraîcheur et un superbe fruit. Très bien (+)

Vin n°13 :
La robe est presque noire, opaque. Le nez est marqué par des notes de cerise noire, de fruits noirs. Nez animal, notes de cuir, de cheval après le labeur, de sellerie, de fourrure. Sacrée matière en bouche, grosse densité, avec des notes de tapenade, de garrigue, une grande puissance. C’est très dense et tellement puissant que mon pauvre palais commence à un peu souffrir… Bien

Il s’agit de :
Domaine de la Mordorée – Lirac – La Reine des Bois 2015
Domaine de la Mordorée – Lirac – La Reine des Bois 2007

Pour avoir goûté le 2016 il y a peu, c’est même encore meilleur que le 2015



Allez la souffrance ne fait que vraiment commencer, le calvaire va encore perdurer pendant 4 bouteilles…


Paire n°5 :

Vin n°14 :
La robe est très sombre Le nez est marqué par des notes de cerise noire, de fruits noirs. Ca y est, ma bouche commence à être éprouvée, il y a à boire et à manger. C’est un vin de grosse densité, très poivré, trop dense, too much et trop de tanins. Je souffre… Pas ma came. Pas terrible

Vin n°15 :
La robe est encore plus sombre. Nez de fruits noirs, avec quelque chose de pas très net derrière. La bouche est trop violente pour mon palais, trop de tout. Pas possible pour moi, direct crachoir !!! Pas bon

Il s’agit de :
Domaine de la Roubine – Gigondas 2010
Domaine la Bouïssière – Gigondas 2010

Rédhibitoire pour moi, carton rouge !!! :cartj: :cartj:



Paire n°6 : (parce que la souffrance, il n’y en a jamais assez, c’est un petit plaisir sadique…)

Vin n°16 :
La robe est noire, opaque, très dense. Le nez est marqué par la tapenade, les épices, le café, l’olive noire (+++), l’anchois, le cacao, les fruits noirs. Enormissime matière en bouche avec des fruits fourrés, une trop grosse densité, c’est très noir, avec de gros tanins, une immense longueur. C’est too much, je vais mourir !!! Je ne suis définitivement pas fait pour ce style de vin pour bucherons !!! Heureusement qu’il y a le nez, parce que la bouche, ce n’est pas possible pour moi… Assez bien pour faire la synthèse du nez (très bien) et de la bouche (pas bonne). Peut-être que cela sera un minimum civilisé après 30 ans de garde et en diluant de la façon suivante : un volume de vin pour un volume d’eau.

Vin n°17 :
La robe est noire. Le nez est d’abord très réduit, avec des fruits noirs, de l’olive. Encore une immense densité en bouche, mais le toucher de bouche est un peu plus civilisé, quoique ça casse encore la baraque ou ce qu’il en reste dans mon palais… Le volume est immense, sur une matière très poussée et très puissante avec une grosse allonge. Seuls points positifs, le fruit et les épices sont très beaux. Pour le reste c’est encore bien too much… Néanmoins le calvaire prend fin ici pour moi !!! Assez bien + pour faire la synthèse comme le vin précédent (nez : bien + et bouche : moyen +). Allez, dans 10 ans ça sera peut-être buvable selon mon ressenti personnel, mais franchement le rechallenge ne me tente absolument pas.

Il s’agit de :
Domaine Richaud – Vin de Table de France – L’Ebrescade 2007
Domaine Richaud – Cairanne Côtes du Rhône Villages – L’Ebrescade 2004

15,5 % !!! A mon avis largement sous-évalués. En tout cas, je ne suis pas près de faire rentrer dans ma cave ce genre de bouteilles…




Les susucres

Mon salut arrive par les sucres après un bon nettoyage de palais à l’eau pour calmer l’agression violente subie avec les derniers flacons…

Vin n°18 :
La robe est acajou. Le nez est magnifique, entre botrytis, fruits confits, raisin de Corinthe, thé, verveine, pain d’épices, Lebkuchen (ceux qui sont allés à Nuremberg connaissent…) et café. La bouche est magnifique d’équilibre sur une déclinaison aromatique grandiose : café/moka, botrytis, infusion, thé, caramel, le tout porté par une acidité dantesque qui équilibre presque totalement les sucres résiduels certainement importants à l’origine (150 grammes environ je pense) et dont le ressenti est mineur. La longueur et la rémanence sont époustouflantes. Magnifique vin de méditation !!! Grand vin

Il s’agit de : Staatsweingut Weinsberg – Württemberg – Weinsberger Schemelsberg – Ruländer (pinot gris) Beerenauslese 1979 AP 035-80



Vin n°19 :
La robe est dorée. Un nez d’ananas, de rhubarbe, de tarte tatin exotique, de mangue et de fruits exotiques. La bouche est en demi-corps, assez aérienne, avec beaucoup de fruits, de gourmandise, de jus, de fraîcheur. Un vin de belle finesse, délicieux pour conclure. Très bien (+)

Il s’agit de : Clos Le Comte – Sauternes – Cuvée Emilie 2015




Le débrief

Tout d’abord, je tiens à présenter mes excuses si j’ai offensé qui que ce soit en cartonnant les 4 derniers vins rouges.
Je suis sincèrement désolé, mais selon mon ressenti personnel, je ne suis pas capable de boire ce genre de vins. C’est imbuvable pour moi en l’état et je suis bien incapable de prendre la moindre miette de plaisir avec de tels flacons. Je ne conteste nullement le fait que cela puisse plaire à un maximum de personnes, bien au contraire. Je fais partie de la minorité réfractaire pour ce type de vins.
Je ne participerai à aucun débat sur ce sujet et ne justifierai ni ne relèverai aucun commentaire contradictoire à ce propos.

Pour conclure :
• Superbe paire de pinot gris Brand de chez Boxler
• De forts jolis Reynaud (VDP 2008, CDR 2012)
• Un magnifique vin de méditation teuton âgé de 40 ans, qui introduit judicieusement notre prochaine session.


Rendez-vous en mars pour le Teutone Reise. ::whooo::


D’ici là, portez-vous bien +++
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27 Fév 2019 11:21 #10

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Merci Vivien,
Pourtant on t'avait entrainé avec les Châteauneuf, tu les as mieux supporté que les satellites :jump:
Ouf, demain c'est pinot noir ::glou::
Stéphane
27 Fév 2019 12:01 #11

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Le fait que ce soit le 17e vin y est peut être pour quelque chose
27 Fév 2019 12:24 #12

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Pourtant on t'avait entrainé avec les Châteauneuf, tu les as mieux supporté que les satellites

Et j'avais même fait pire mieux : je l'avais entraîné avec des Châteauneuf uniquement de 2007 et 2009. Comme années chaudes en Rhône méridional on ne fait pas mieux ! Et pourtant il avait bien apprécié ! Vivien n'avait pas eu le temps de faire un CR mais s'il peut retrouver ses papiers je serai curieux de connaître ses notes.
Comme quoi les très bons vignerons savent s'adapter...

Jean-Loup
27 Fév 2019 13:57 #13

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Pour le coup, je pense que c'est vraiment une question de sensibilité de palais, car pour moi les deux Ebrescade étaient excellentes. Et pourtant, j'ai souvent du mal avec les vins de Richaud surtout quand ils sont jeunes et avec les vins puissants et alcooleux en général.

Pour les Gigondas, je me plais à penser qu'il y a eu un problème de bouteilles, enfin j'espère, car effectivement c'était affreux. Heureusement pour Vivien que je n'ai pas fait ma triplette Gigondas avec un Raspail Ay 2010, comme je l'avais prévu initialement :DD . En même temps, je suis certain qu'il s'en serait mieux sorti que les deux autres.

Mathieu
27 Fév 2019 14:27 #14

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Il avait apprécié (je crois) le Raspal Ay 2010 lors d'une de ses premières soirées avec nous en février 2017.
Stéphane
27 Fév 2019 17:26 #15

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Plutôt d'accord avec Mathieu pour les deux cuvées de l'Ebrescade que j'ai notées Très Bien et Très Bien (+) ... sans aller à Excellent !

Jean-Loup
27 Fév 2019 18:55 #16

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Dégustation effectivement assez difficile pour moi : je dois avouer qu'après le sucre des Boxler, l'alcool des Reynaud et les tannins des Mordorée mon palais a fatigué plus vite que d'habitude. J'ai bien aimé le Château 2012 et le Domaine 2008 mais j'ai décroché ensuite. En plus, la préparation de ce genre de vin, en termes d'aération et de température, est assez difficile et on passe facilement à côté. Je suis sûr que Jean-Loup, chez lui, a mieux géré ce paramètre pour sa dégustation Châteauneuf.

Ralf

Amateur depuis 30 ans, sur LPV depuis 16 ans, caviste depuis 3 ans
27 Fév 2019 21:04 #17

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Vaudésir écrit: Il avait apprécié (je crois) le Raspal Ay 2010 lors d'une de ses premières soirées avec nous en février 2017.
Stéphane


Cher Stéphane, il n'y a eu que la longue série de Reynaud que j'ai appréciée lors de cette soirée, ainsi que le château de Montmirail Gigondas Beauchamp 2003, justement parce qu'il conservait de la fraîcheur, en paradoxe avec le millésime. Quant au reste, mauvais souvenir de Richaud (déjà) et pas un souvenir impérissable de Raspail-Ay !!! Les chats ne font pas des chiens...

Jean-Loup Guerrin écrit:

Pourtant on t'avait entrainé avec les Châteauneuf, tu les as mieux supporté que les satellites

Et j'avais même fait pire mieux : je l'avais entraîné avec des Châteauneuf uniquement de 2007 et 2009. Comme années chaudes en Rhône méridional on ne fait pas mieux ! Et pourtant il avait bien apprécié ! Vivien n'avait pas eu le temps de faire un CR mais s'il peut retrouver ses papiers je serai curieux de connaître ses notes.
Comme quoi les très bons vignerons savent s'adapter...


Cher Jean-Loup, oui en effet, là c'était différent, tu n'avais servi que des Châteauneuf de noble ou de très grande origine. Là est toute la subtilité et l'art de maîtriser sa récolte et sa vinification. On ne joue pas pour moi dans la même cour... et là j'adhère. Si je retrouve mes notes, je publierai mon CR (très en retard)
28 Fév 2019 14:05 #18

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