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Les terroirs volcaniques - 4ème partie - Du Piémont au Latium

  • peterka
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Nous poursuivons notre exploration des terroirs volcaniques en repartant pour l’Italie, cette fois entre Piémont au nord et Latium au sud.

L’ordre n’est pas aléatoire et on essaie de regrouper les vins par zone plutôt que par ordre qualitatif présumé. A noter que mes notes sont un mix des perceptions ressenties à l’ouverture des bouteilles, durant la soirée et le lendemain.
CR:
Les blancs

1. Trappolini Est !Est !!Est !!! di Montefiascone 2016

Le nez n’est pas d’une extrême expressivité mais il présente tout de même de belles notes de fleurs et de fruit (pêche et autres fruits blancs) sur lesquelles surnagent un peu de fumée et de silex. La bouche fait preuve de peps avec un fruit rafraîchissant et un caractère salin agréable. C’est arrondi, simple et sans complication mais de belle tenue quand même. Finale de persistance moyenne sur des amers peu marqués.

2. Falesco Est !Est !!Est !!! di Montefiascone « Le Poggere » 2017

Le vin est ici plus vif et plus expressif que le précédent, aux fleurs et aux fruits blancs s’ajoutent un petit côté exotique (ananas, maracuja). C’est mûr mais il y a moins de caractère malgré quelques effluves de silex. La bouche est souple, avenante, avec du fond. C’est juteux et facile malgré le fait qu’il y ait davantage de « dimension » dans ce cru. Le profil gustatif fait un peu penser à un standard international mais il est de qualité. Finale assez courte sur l’amande amère.

3. Palazzone Orvieto Campo del Guardiano 2014

Le vin est malheureusement défectueux et imbuvable ; il nous fait ainsi manquer cette appellation dont une petite partie est volcanique au nord du lac de Bolsena.

4. Sassotondo Bianco di Pitigliano Superiore “Isolina” 2017

La robe frappe par son côté doré intense rappelant un liquoreux alors que le vin est parfaitement sec. Bouquet mûr, légèrement résiné, sur les fruits jaunes (abricot surtout) et le couple cire / encaustique avec un soupçon de miel et de bois (alors que le vin ne le voit jamais durant le processus d’élaboration…). La bouche est riche et mûre, puissante et longue avec une rétro frisant l’orange amère. Les amers, on les retrouve en fin de bouche associés à un poil de gaz, ce qui donne une touche rustique inattendue à l’ensemble qui en ressort un peu durci. Finalement, cela gâche le ressenti sur un vin qui ne manque pas de fond.

5. Fontana Candida Frascati Superiore Riserva Luna Mater 2015

Bouquet ouvert et fruité sur la pêche bien mûre et autres fruits confits avec des notes minérales sous-jacentes. C’est intense mais peu complexe. La bouche est du même acabit ; riche, mûre et ample avec une belle tonicité apportée par une acidité fruitée optimale. L’ensemble se construit malgré tout en largeur avec des amers marqués qui s’imposent ensuite et gâchent un peu la fin de bouche.

6. Marco Carpineti Capolemole Bianco 2016

Quoique assez retenu, le nez se montre séduisant et plutôt complexe : fruits exotiques, agrumes, pêche blanche, un peu de menthe. La bouche propose un beau volume avec une concentration solide qui peut friser la raideur au départ mais qui s épanouit bien sur la durée. C’est un vin qui a une personnalité certaine qui lui permet de transcender son côté légèrement rustique en fin de bouche. Très belle découverte.

7. Dal Maso Gambellara Riva Del Molino 2016

Bouquet expressif, à la fois floral, végétal et fruité (pêche et pomme) avec une fumée et sucrée. L’attaque en bouche confirme un élevage envahissant et toasté qui domine le fruit (même s’il s’est assagi nettement après quelques heures d’oxygénation). On constate néanmoins un bel équilibre des saveurs et un beau jus derrière le bois. Dommage. Finale sur la vanille et le camphre.

8. Pra Soave Staforte 2016

Bouquet riche et mûr, d’un fruit ample sur la pomme et l’abricot avec des notes de silex assez marquées. Sans être d’une grande ampleur, la bouche se montre consistante avec pas mal de finesse et une grosse fraîcheur assise sur une minéralité présente mais non saillante. Longue finale sur de beaux amers. Le vin n’est ni le plus précis ni le plus élégant des soave mais sa présence en bouche est incontestable.

9. Vignalta Colli Euganei Agno Casto 2016 (manzoni)

Nez vigoureux et pimpant, très fruité (pomme jaune et pêche) avec des arômes de pierre chauffée au soleil. La bouche confirme ; c’est rond, lisse, gras, ample et fruité avec une belle fraîcheur qui se renforce dans une fin de bouche très minérale. Grâce à cela, le vin ne s’étale jamais malgré un alcool qui se marque par intermittence. Belle persistance. La complexité n’est pas le point fort de ce vin qui s’impose comme un vin de soif de belle tenue et d’une accessibilité confondante pour un amateur de vins en largeur. C’est pour moi la surprise de la soirée car je ne me souviens pas avoir jamais dégusté un incrocio manzoni de ce niveau.

10. Gini Soave La Frosca 2015

Bouquet discrètement miellé au départ puis on passe sur les fruits (poire, framboise, raisin de corinthe), les agrumes (zeste d’orange) , les herbes aromatiques et la craie pour revenir au miel par intermittence avec des nuances fugaces de fleurs jaunes et de tarte tatin. La bouche est ronde et fondue avec un beau fruit mûr et une présence fraîche et juteuse. Belle longueur sur de fins amers.

11. Pieropan Soave Calvarino 2016

Bouquet plus froid que Le Frosca, très minéral avec des notes de fumée. Les fruits suivent avec pomme et pamplemousse jaunes et fruits de la passion. On perçoit aussi de fines senteurs florales qui contribuent à l’élégance du tout. On retrouve cette élégance en bouche qui propose beaucoup de finesse avec une structure élancée et fraîche qui donne de l’élan et de l’énergie. Très belle finale toute en netteté. Excellent
Alors que La Frosca joue davantage en largeur, Calvarino de montre plus vertical.

12. Gini Soave Contrada Salvarenza 2015

Bouquet complexe mais assez discret au départ : fruits bien mûrs voire confits (abricot, pomme jaune), herbes aromatiques (associées à des nuances plus mentholées), épices (cardamome), fleurs des champs, mais aussi des senteurs plus minérales (craie, iode). La bouche est puissante, pleine et riche avec des traces d’élevage en rétro qui sont bien intégrées. Belle ampleur de fruit mûr et suffisamment de fraîcheur pour donner du tonus et équilibrer une pointe d’alcool . Finale très persistante sur la cire d’abeille. Magnifique.

13. Inama Vulcaia Fumé 2016 (sauvignon)

Nez très retenu au départ dominé par les fruits jaunes, le silex et les notes végétales ; ces senteurs composent avec le boisé de l’élevage sans tout à fait le maîtriser. Curieusement, la bouche se montre bien plus explosive avec un élevage beurré, lacté assez prégnant et une matière fruitée très mûre. C’est volumineux et riche. Alcool et fraîcheur se combinent alors parfaitement jusqu’à ce qu’un retour de l’élevage en finale empêche le vin de vraiment s’élever. C’est assez maquillé mais il y a du vin derrière. Vin ambitieux, bien construit, à réserver aux personnes qui apprécient cette aromatique.

Les rouges

14. Maculan Breganze Cornorotto 2015 (marzemino)

Le nez est ouvert, d’abord assez simple sur les fruits rouges confiturés (framboise, airelle) puis viennent l’amande (massepain), le cuir de Russie et des notes végétales de ronce et d’écorce fraîche. En bouche le vin hésite entre verdeur et surmaturité. Les tanins sont fins, il y a une certaine ampleur mais aussi une fin de bouche rustique évoquant la tourbe. Le vin a toutefois du caractère et pourrait bien évoluer.

15. Casale della Ioria Cesanese del Piglio Torre del Piano 2015

Derrière quelques notes d’élevage discrètes et bien intégrées, le nez propose des fruits rouges et noirs confiturés voire confits (mais pas cuits), du pruneau, des épices (cumin, macis) mais aussi du tabac, un peu de cuir et d’humus. C’est assez complexe et élégant. La bouche se montre, elle, un peu plus sévère avec des tanins fins mais légèrement verts qui procurent une certaine fraîcheur mais risquent à terme d’assécher.

16. Dal Maso Colli Berici Colpizzarda 2015

Nez assez varié exprimant du fruit rouge et noir (fraise, mûre), des notes torréfiées (café, noisette et amande grillées), également réglisse et fenouil, eucalyptus et sous-bois en arrière-plan. L’élevage se fait un peu sentir avec un côté lacté très supportable. En bouche, la matière est belle, charnue, en demi-corps avec des tanins encore présents mais mûrs. Il y a du fruit et de la fraîcheur. L’élevage reprend ses droits en fin de bouche sans que cela ne devienne gênant. Longueur correcte mais pas exceptionnelle.

17. Cincinnato Ercole 2014

Bouquet séduisant, d’abord floral et minéral, puis on passe aux fruits mûrs légèrement confits, ainsi qu’au cuir et aux senteurs plus végétales de ronce et d’eucalyptus. La bouche présente une belle finesse de texture. C’est suave et juteux, délié. De la fraîcheur aussi grâce à un trait de vert qui lui va bien et une petite acidité fruitée bien mûre. Petite note boisée en rétro de fin de bouche et finale bien persistante. Très beau vin proche sur ce millésime d’un pinot noir (le 2015 goûté en d’autres circonstances est bien plus massif et concentré).

18. Poderi Ai Valloni Boca Vigna Cristiana 2010

Nez un peu sec et austère où l’on décèle des herbes aromatiques, quelques épices, des notes de fleurs séchées, de la minéralité mais peu de fruit. Cela semble prématurément vieilli et manquant de pureté. En bouche, la matière est fine et légère mais âpre avec des tanins marqués et dissociés. Tout le monde pense à un problème probable de bouteille… ED

19. Tenute Sella Bramaterra I Porfidi 2010

Nez d’abord viandé, sanguin, sur les fruits rouges compotés puis surnagent des notes florales et végétales plus marquées. Cela se précise ensuite sur la cerise mûre, le tabac et la fumée. Grâce à une acidité bien calibrée, la bouche propose une matière juteuse et fraîche mais d’une ampleur mesurée. C’est fin, élégant (bien que plus dans l’austérité que dans la séduction immédiate) et assez concentré. En revanche, ce n’est pas d’une longueur immense.

20. La Montecchia Colli Euganei Capodilista 2010

Le premier nez vanillé tourne vite vers un boisé plus froid (chicorée, âtre) qui reste cependant assez noble. Les fruits rouges un peu confiturés viennent derrière avec des notes sanguines et de pelures de pomme de terre. Avenant sans être complexe. La bouche est bien construite, ronde et fruitée avec un côté sphérique perdant vite sa souplesse suite à des tanins fins mais un peu verts. Ce contraste entre rondeur et charpente débouche sur une certaine rusticité renforcée encore par une finale aux amers marqués qui durcissent l’ensemble. Ce constat n’empêche pas que le vin soit bien abordable aujourd’hui et puisse plaire (suivant qu’on d’apprécie ce style ou non).

21. Falesco Montiano 2015 (merlot)

Le nez s’ouvre sur un élevage de classe, moderne, sur le caramel, le moka et des notes torréfiées de café. On observe un côté balsamique, pas mal de fruits des bois bien mûrs et de la réglisse avec un soupçon d’églantier. La bouche est stylée, précise mais ample, renforcée par un peu d’alcool bien intégré mais conférant une certaine sucrosité à l’ensemble. Les tanins sont remarquables de finesse et de maturité et l’équilibre construit au millimètre. La longueur est belle mais pas exceptionnelle. Très belle bouteille au style international affirmé.

22. Vignalta Colli Euganei Gemola 2011

Bouquet plutôt complexe mais encore fermé sur la confiture de quatre fruits, le poivron vert, la menthe poivrée, les épices douces accompagnant un boisé discret sur le clou de girofle et la chicorée torréfiée. On observe également un côté fumé (cendre froide) et champignonné qui donne une signature plus personnelle. La bouche est imposante avec du volume et de la concentration. Les tanins sont veloutés. C’est dense et puissant mais on conserve de la fraîcheur malgré les 15% vol. d’alcool qui ne se manifestent qu’en fin de bouche au réchauffement. Grande longueur oscillant entre fruit un peu surmûri et côté plus salin. Excellent.

La prochaine partie, toujours italienne, sera consacrée aux régions situées autour du Vésuve et du Vulture.

Pierre
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19 Sep 2019 22:25 #1

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Pierre
On ne le dira jamais trop : merci pour ce travail de fond absolument remarquable et pour les découvertes que tes posts permettent depuis des années aux lecteur d'LPV !

Amicalement
Oliv
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19 Sep 2019 22:40 #2

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Le monde du vin permettant à la fois de réaliser de nombreuses découvertes œnologiques et humaines, c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai pu participer à cette soirée qui est un parfait exemple de ce qui est attirant dans le monde des gens passionnés par le vin: le partage et la découverte.

Merci à Pierre et son épouse pour cette excellente soirée.

Passons maintenant à la dégustation (à noter que l’ensemble des vins sont dégustés à l’aveugle) :

1) Pour attendre que tous les participants arrivent, Pierre nous sert un apéro à l’aveugle. En dehors du thème. Le but étant d’essayer de retrouver le/les cépages présent dans le vin.
La robe est pâle avec des reflets roses. Le nez est entêtant sur des arômes prononcés de miel, de cire, de fruits blancs et une touche florale. Il ne fera que gagner à l’aération. La bouche attaque sur la rondeur, le fruit blanc frais (pomme principalement), le tout est bien contrebalancé par une fraîcheur un peu saline et des amers en fin de bouche. A l’aération, un côté plus pétrolant fait son apparition. Les arômes sont plus subtils en bouche qu’au nez, mais à ce stade c’est clairement un vin qui ne plaira pas à tous. Pour ma part, j’ai bien aimé, même si je pense qu’il pourrait être un peu écœurant à la longue. Le potentiel y est et je serai curieux de voir son évolution dans les années à venir. Du fait de la couleur, nous évoquons un pinot gris, voir un riesling étant donné l’apparition des notes pétrolantes à l’aération. Pour le situer, c’est une autre histoire… Il s’agissait d’un Clos Veličane. Plesivica 2018 , assemblage de pinot gris et riesling. Première rencontre pour moi avec ce vin, et étant donné son prix, c’est un vin plus qu’intéressant.

Passons maintenant aux vins rentrant dans le thème de la soirée :

2) Le premier de la série propose une robe pâle, des larmes grasses. Le nez est assez mutique sur des notes minérales et fumées, ainsi qu’un soupçon de miel. La bouche est ronde, fraîche, peu aromatique sur les fruits blancs et un peu d’agrumes, mais avec une jolie finale saline. C’est simple mais bien fait. Un bon compagnon d’apéro. Il s’agissait d’un vin du latium, de chez Trappolini, en appellation Est !! est !! est !! Di Montefefiascone, 2016 . Assemblage de trebbiano, malvasia, roscetto.

3) La robe est claire, le nez est dans le même style que la cuvée précédente, sur des notes minérales et fumées, des fruits blancs (la pêche blanche), le miel, la cire. Le tout est bien plus ouvert et causant que la cuvée précédente. La bouche est plus fraîche, tendue et élégante que le premier vin, sur des arômes de poire, de pêche blanche, de cire, un peu d’amande amère, de miel et une finale saline qui appelle à se resservir. Beaucoup aimé ce vin de chez Falesco, en appellation Est !! est !! est !! Di Montefefiascone Le Poggere, 2017 . Assemblage de trebbiano 50%, malvasia 30%, roscetto 20%.

4) Changement de robe pour le vin suivant. Celle-ci est bien plus soutenue, sur le jaune paille, limite dorée. Le nez reste toutefois dans un registre faisant penser aux deux précédents, des arômes alimentaires, de sous-bois, de melon en plus. Assez joli également. La bouche est cependant, bien plus structurée, puissante, on monte clairement en gamme avec cette bouteille. Le tout reste frais avec une finale sur de beaux amers. Il s’agissait d’un toscan de chez Sassotondo en appellation Bianco di Pittigliano Isolina, 2017 . Assemblage de trebbiano 70%, sauvignon 20%, greco 10%.

5) La robe est moins soutenue que le précédent, sur le jaune paille. Le nez est assez charmeur sur les agrumes, la pêche blanche et toujours cette signature minérale/fumée. En bouche, l’attaque est ronde, avec une légère sensation de sucre sur des arômes de rhubarbe, de citron, de pêche blanche. La finale est de nouveau fraîche et saline. Très agréable. Il s’agissait d’un vin du Latium de chez Marco Carpineti en appellation Capolemole, 2016 en 100% Bellone.

6) La robe est paille, limite or. Les arômes sont tertiaires (côté cire), fruits jaunes, fruits exotiques, une pointe d’épices et de notes alimentaires,ainsi qu’une note fumée. Le vin est un peu perlant en attaque (disparaît rapidement). La bouche est ronde, ample, avec une belle amertume, sur les fruits jaunes, de la mangue. C’est mûr et puissant. Il s’agissait d’un vin du Latium de la Fontana Candida en appellation Frascatti superiore riserva luna mater, 2015 en assemblage de malvasias, trebbiano, grechetto, bombino.

7) La robe est pâle à paille. Le nez est fortement dominé par des arômes de caramel, de vanille, d’épices et toujours cette trame minérale/fumée. La bouche est droite, mais dotée d’une belle et fine matière qui étire le vin. Hélas, au niveau aromatique, le bois est très dominant, et à ce stade le fruit est complètement écrasé. A revoir. Il s’agissait d’un vin du Veneto de chez Dal Maso en appellation Gambellara Riva del Molino, 2016 , 100% garganega.

8) La robe est paille, limite or. Le nez est minéral, sur le pétard, des arômes grillés, des fruits jaunes et de la mangue. La bouche est ronde en attaque. Beaucoup de fraîcheur et de droiture sur les fruits exotiques, la mangue et une pointe anisée. Un beau vin du Veneto de chez Pra en appellation Soave Staforte, 2016 en 100% garganega.

9) La robe est paille, le nez sur les fruits jaunes et toujours cette marque minérale/fumée. La bouche est ronde, ample sur les mêmes arômes qu’au nez. Une belle fraîcheur vient contrebalancer le milieu de bouche pour offrir un bel équilibre d’ensemble. La finale est sur de beaux amers. Une jolie bouteille. Il s’agissait également d’un vin du Veneto de chez Vignalta en Colli Euganei Agno casto, 2016 en 100% manzoni.

10) Le vin suivant propose une robe paille, or, avec un nez sur les épices, la vanille, le raisin sec, la cire. Assez complexe en soi. L’attaque en bouche est ample, très fruité (fruits jaunes et blancs à l’unisson), avec également des arômes de champignon. Le tout est porté par une jolie amertume qui donne une belle longueur au vin. Il s’agit encore une fois d’un vin du Veneto, en appellation Soave La Frosca de chez Gini, 2015 en 100% garganega.

11) La robe est paille. Le nez est plus végétal, sur la verveine, la mangue, la pêche. La bouche est fraîche sur les fruits jaunes, le bonbon anglais, le citron vert, la rhubarbe, une pointe de mangue. C’est long et tendu. Une petite pointe de fruits mûrs apparait à l’aération. C’est très bien fait. Il s’agit de nouveau d’un vin du Veneto en appellation Soava Calvarino du domaine Pieropan 2016 en assemblage de garganega 70%, trebbiano 30%.

12) La robe est or. Le nez est sur des arômes fumés, alimentaires, de fruits secs, caramel, vanille, cire. La bouche est riche, puissante, concentrée, mais admirablement équilibrée par une belle droiture. En bouche, on retrouve en plus des arômes tertiaires de champignons, de fruits jaunes. C’est beau et long. Il s’agit d’un veneto en appellation Soave Contrada Salvarenza du domaine Gini, 2015 en 100% garganega.

13) Le dernier vin blanc de la soirée à une robe paille. Le nez est épicé, fumé avec une pointe végétal, de cire et une sensation lactée et boisée. L’attaque est ronde et juteuse à la fois. Une légère sensation de sucre est présente. Le tout est assez puissant sur des arômes de fruits exotiques, de mangue, de cire, de caramel et d’une pointe balsamique. Nous sommes toujours en veneto mais cette fois-ci en appellation Vulcaia Fume de chez Inama, 2016 en 100% sauvignon.

Place maintenant à la série de rouges.

14) La robe est très sombre, les larmes colorées. Le nez est charmeur, sur les fruits rouges, la cerise, le cassis, une pointe végétale et un peu d’épices. La bouche est bien moins agréable et en place. Si l’attaque est croquante sur les fruits rouges, le reste de la bouche est marqué par une verdeur et une amertume désagréable. Bof. Il s’agissait d’un vin du Veneto en appellation Breganze Cornorotto de chez Maculan, 2015 en 100% marzemino.

15) La robe est rubis, légèrement orangé. Le nez est sur les fruits noirs (mûre, pruneau), le raisin de Corinthe et une pointe animale. La bouche est ronde, juteuse, souple sur les mêmes arômes qu’au nez. Il y a aussi un côté sanguin, du sous-bois et une pointe d’oxydation. Les tanins sont fins mais encore bien présents. Il s’agit d’un vin du Latium, appellation Cesanese del Piglio Torre del Piano de chez Casale della Ioria, 2012 en 100% cesanese.

16) Robe rubis. Larmes teintées. Le nez est sur du floral (rose), sous-bois, humus, fruits des bois, framboise. La bouche est fraîche, juteuse, sur le cassis, le réglisse, les mêmes aromes tertiaires qu’au nez. Le tout est prolongé par de beaux amers. Les tanins sont encore bien présents à ce stade. Il s’agit d’un vin du Veneto, appellation Colli Berici Colpizzarda de chez Dal Maso, 2015 en 100% tai rosso.

17) La robe est rubis clair. Le nez est sur le céléri, le cuir, la framboise, une touche florale. La bouche est ronde, tout en élégance sur de petits fruits rouges, du sous-bois, de l’humus et un côté u peu sanguin. Le tout est bien équilibré et sur des tanins savoureux. Il s’agit d’un vin du Latium, appellation Ercole de chez Cincinatto, 2015 en 100% Nero buono.

18) La robe est pâle, rubis clair. Un peu mutique à la base, le nez s’ouvre sur des notes florales, de fruits rouges (framboise), de cuir. La bouche est ronde, juteuse sur les fruits rouges, le noyau de cerise, avec des notes florales et sanguines. La finale présente des tanins encore bien présents. C’est un peu dur en simple dégustation, en l’état, il appelle la table. Il s’agissait d’un vin du Piemont en appellation Bramaterra de chez Tenute Sella, cuvée Porfidi, 2010 en 70% Nebbiolo , 20% croatina et 10% vespolina.

19) L’antépénultième vin de la soirée propose une robe grenat, fond sombre. L’aromatique du nez est sur le cacao, le café, une pointe animale (sanguin), le cassis, l’humus et une pointe animale. Un nez qui attire. La bouche est ronde, juteuse, sur les mêmes arômes qu’au nez avec une en plus, du poivron rouge, du sous-bois, des notes truffées. La finale présente des tanins encore présents mais fin. Un vin que j’ai bien apprécié. Il s’agissait d’un vin de Vénétie, en appellation villa capodilista rosso colli euganei de chez La montecchia, 2010 sur un assemblage de 60% de merlot, 33 % de cabernet sauvignon et carmenère et 7% de raboso.

20) Le vin suivant propose une robe sombre aux larmes tentées. Le nez est principalement dominé par l’élevage sous bois, avec des notes de vanille et de caramel. La bouche propose une très belle matière, un peu sucrée mais bien équilibré. Néanmoins, le fruit est inexistant ou presque. Le boisé domine tout avec des notes de vanille, caramel, chocolat. Bref, très parker dans l’âme. Pas mon style du tout. Il s’agissait d’un vin du Latium, en appellation Lazio, cuvée Montiano de chez Cotarella, 2015 en 100% merlot.

21) Le dernier vin de la soirée est, à mon sens, bien plus intéressant. Sa robe est sombre, grenat, avec un léger reflet orangé. Le nez se déploie sur du poivron rouge, un côté sanguin, du champignon. Il est clairement sur le tertiaire. La bouche propose une aromatique semblable, avec en plus, du pruneau, des fruits confiturés, de la réglisse. La matière est ample, puissante, mais bien équilibrée par un côté juteux et des tanins déjà bien polis. Voilà qui conclut cette belle dégustation sur une excellente note. Il s'agissait d'un vin de Vénétie en appellation Colli Euganei rosso , cuvée Gemola de chez Vignalta, 2011 en assemblage de 70% de merlot et 30 de cabernet franc.

Je n’ai, malheureusement pas de note du vin servi en after, étant plus préoccupé à manger l’excellent soupe maison . A titre personnel, j’ai l’impression que l’effet « terroir volcanique » est bien plus présent dans les blancs que dans les rouges. Est-ce dû à moins d’interventions lors de la phase d’élevage, ou plutôt à la finesse des vins qui permettent plus au terroir de s’exprimer ?

ps: n'étant pas spécialiste du pays, il est possible que quelques noms d'appellations soient écorchés...

Laurent
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19 Sep 2019 23:56 #3

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Réponse de jean-luc javaux sur le sujet Les terroirs volcaniques - 4ème partie - Du Piémont au Latium

Merci Pierre pour ce magnifique travail, une fois de plus.
Pour le vin n° 10, La Frosca, je vois que c'est 2015 dans la fiche alors que tous les deux vous mettez 2014 dans vos CR.
Comme c'est le seul vin où il y a discordance, peut-être y a t'il une erreur?

jlj
20 Sep 2019 12:01 #4

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La facture d'achat et la bouteille qui me reste en cave indiquent 2015 mais je n'ai plus la vidange de celle ouverte ce soir là...
Laurent pourrait trancher car il a fait des photos. Je corrigerai au besoin.
Merci pour cette lecture attentive en tout cas

Pierre
20 Sep 2019 13:43 #5

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Réponse de Jérôme Pérez sur le sujet Les terroirs volcaniques - 4ème partie - Du Piémont au Latium

l'amer, une composante gustative des vins blancs issus de terroirs volcaniques ?
Sur Tokaj, c'est une évidence et l'occurrence est fréquente dans les deux derniers comptes rendus.

Jérôme Pérez
20 Sep 2019 14:05 #6

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jean-luc javaux écrit: Merci Pierre pour ce magnifique travail, une fois de plus.
Pour le vin n° 10, La Frosca, je vois que c'est 2015 dans la fiche alors que tous les deux vous mettez 2014 dans vos CR.
Comme c'est le seul vin où il y a discordance, peut-être y a t'il une erreur?

jlj


Après vérification de la photo, c'est bien 2015. j'ai corrigé^^

Laurent
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21 Sep 2019 19:46 #7

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Corrigé également...
21 Sep 2019 23:59 #8

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Modérateurs: GildasPBAESMartinezVougeotjean-luc javauxCédric42120starbuck