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Quelques Bordeaux à maturité

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Yves Zermatten a créé le sujet : Quelques Bordeaux à maturité


Les vins ont été servis non carafés, ouvert deux heures avant, épaules dégagées, et servis par série de deux à l’aveugle. Ils ont ensuite été bus étiquette découverte pendant le repas.


Château Giscours, Margaux, 1999




Nez de Bordeaux à maturité, sur des notes de cèdre, de confiture de fruits noirs, de cuir, de poivron grillé et une touche fraîche. Bouche déliée, fondante, nuancée, demi-corps, savoureuse sur des notes un peu évoluées. La finale n’est pas très longue mais l’ensemble séduit par son élégance virevoltante. Un vin qui joue dans le registre de la finesse, c’est bon et ça confirme la belle réussite des Margaux dans ce millésime. A boire. 91


Château Giscours, Margaux, 2000





Nez moins évolué que celui du 1999 mais plus propre et plus dense, sur des notes de tabac, une pointe de havane, du cèdre, des fruits noirs. Bouche concentrée et structurée, grosse densité de matière avec une trame soyeuse et des tannins bien enrobés. Moins évolué que le 99, il a un peu de tout en plus. Il me semble encore un peu sur la retenue, mais c’est un très belle bouteille au début de son apogée. S’est encore amélioré à l’aération et peut encore gagner en complexité. J’attendrais encore un peu. 93-94


Château Larcis Ducasse, Saint-Emilion, 2004




Nez intense, évolué, notes tertiaires, notes de cèdre, d’épices, de fruits noirs. Matière dense et crémeuse, concentrée, tannins bien enrobés dans la pulpe. Un vin suave, équilibré abouti, mûr, à l’élevage intégré. Long. Très bon. Boire. 93


Château Troplong Mondot, Saint-Emilion, 2004




Nez d’intensité moyenne, cèdre, tabac, cassis, c’est un peu plus frais que celui du Larcis-Ducasse 04 mais moins complexe, avec un petit truc pas propre qui me dérange. Bouche concentrée et veloutée, sur la liqueur de fruits noirs et une matière compacte un peu linéaire. Boisé encore perceptible et un peu d’amertume. Il s’est amélioré à l’aération et a gagné en pureté. Boire ou attendre. 91

Vieux Château Chauvin, Saint-Emilion, 1998




Ce très bon vin a juste eu la malchance de tomber à côté de Las Cases 95. Le nez est séduisant et mûr avec ses notes de cèdre, de cacao et de fruits noirs compotés mais il manque un peu de clinquant à côté de la classe de celui de son rival. En bouche, on sent une présence minérale, avec une belle trame et de la profondeur. La matière est dense, très concentrée et sapide mais elle manque un peu de délié. L’élevage est moins distingué et le fruit - pourtant bien présent - est moins fin que celui de Las Cases. Belle bouteille qui a probablement dépassé son apogée. 92


Château Léoville Las Cases, Saint-Julien, 95




Magnifique nez de Saint-julien, très raffiné, associant des notes évoluées de cèdre, de tabac blond et un fruit encore très présent. La bouche est fraîche et terreuse, concentrée, avec un fruit distingué posé sur une belle trame dynamique. Le tannin se durcit un peu dans la finale, ce qui m'incite à penser qu’il ne faut pas attendre encore dix ans ce vin. Très bon mais ne rivalise pas avec l’immense 96. 94



Jolie série assez homogène. Pas de raté. De très bons vins au potentiel de garde impressionnant mais rien d'immense.

Yves Zermatten
#1
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