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Dégustation de grands vins d'Alsace par l'association Alsace Crus et Terroirs

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L'association Alsace Crus et Terroir qui regroupe l'essentiel de la fine fleur de la région organisait une petite dégustation (3 références par vigneron) à Paris. 19 membres étaient présents avec un grand riesling 2021 comme point d'articulation commun. Comme d'habitude, ce sera plus un petit commentaire d'ensemble pour chaque stand que par vin (je ne suis pas aussi concis, synthétique et précis qu'Eric B B) ). Comme propos préliminaire, il faut insister sur la qualité de l'accueil des vignerons - à la fois enjoués et passionnés de leurs terroirs mais également à l'écoute et apte au dialogue - ainsi que mon appréciation d'ensemble positive sur les cuvées présentées y compris les pinots noirs. Personnellement, j'aime bien le millésime 2021 qui  donne des vins plus filigranes et moins concentrés, notamment sur les calcaires même si dans l'ensemble, j'ai une préférence pour les riesling sur granit dans la région.

Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim
Clos Sand Riesling 2021 (Granit) , PG Rosenberg 2022 (Calcaire) & GC Steingrubler Riesling 2022 (Marne)

Et il faut bien que le Clos Sand soit l'exception qui confirme la règle, il est sapide et digeste mais simple et relativement anodin. A contrario, le PG Rosenberg possède une vraie note de terroir et ne trahit pas son nom (colline des roses) avec sa finale florale en diable qui lui fait prendre des atours de GW. Enfin, le riesling Steingrubler est un vin redoutable d'équilibre puissant que j'aime beaucoup.

Domaine Bott-Geyl à Beblenheim
GC Schlossberg riesling 2019 (granit), GC Mandelberg riesling 2021 (Marno-calcaire), PN Galets Oligocènes 2019 (Calcaire, sur une parcelle du GC Sonnenglanz)

Le GC Schlossberg fut mon favori de toute les itérations présentées, ce sont des vins qui portent vraiment la patte du vigneron avec une épaisseur et une volupté bien particulière et qui est flagrante pour ce GC-là. L'explication de Jean-Christophe est détaillée au fil d'une pensée bien pesée. Il cherche des maturité poussée sans monter trop haut en alcool et pour ce faire, ses terroirs sont tardifs et plutôt peu exposé au soleil ardent de l'après-midi. C'est le cas de sa parcelle du Schlossberg qui est engoncée dans une combe exposée sud-ouest et plus ombragée. Si les vins ont un indice "2" sur l'étiquette, il n'y aurait pas de SR supérieur à 2g.
Le Mandelberg est un peu plus épuré, effet millésime oblige mais continue à garder ce volupté de texture ainsi qu'un bon support acide. C'est sa parcelle qu'il récolte en dernier.
Enfin le PN est une version peu extraite, infusée qui est accessible et séduisante avec une bonne longueur en bouche qui permet d'introduire au vin rouge les rétifs.

Domaine Albert Boxler à Niedermorschwihr
GC Sommerberg Riesling 2021, GC Brand Riesling 2021, GC Sommerberg "Wibtal" 2019 (tout est sur granit)

Les vins de Jean Boxler étant rares et courus, ce fut un grand plaisir de pouvoir les déguster, d'autant plus que j'avais eu une belle expérience sur son PG Brand au restaurant "Le Laurent" en février. Pour l'instant, le Sommerberg et le Brand ne se différencient pas vraiment l'un de l'autre mais portent fièrement le flambeau du riesling sur granit : déjà ouvert sur les agrumes, gourmand, avec une importante longueur soutenue par les amers et quelques SR qui prolongent la gourmandise en s'intégrant. Mais le coup de cœur du stand fut pour moi de façon évidente le PG de parcelle "W" qui a constitué l'une de mes plus belles expériences de PG alsacien : on a le petit gras sur les hanches, la trame minérale, les épices complexes en finale ainsi que ce fondu d'ensemble sphérique qui procure le plaisir des grosses cartouches.

Domaine Dirler-Cadé à Bergholtz
Seule exception à la règle, trop de succès et jamais disponible :(

Domaine Paul Ginglinger à Eguisheim
GC Pfersigberg Riesling Hertacker (argilo-gréseux) & Riesling Ortel (calcaire) 2021, GC Eichberg riesling 2021 (marno-gréseux)

Vigneron très sympa et étude de terroir intéressante. En effet, le Pfersigberg est un GC très étendu avec une géologie complexe ; la qualité des vins est reconnue de longue date parmi les anciens mais ils sont très différents selon les endroits. Ainsi le Hertacker que j'ai préféré est située au sud, en altitude et allie une grosse maturité aromatique (fruit exotique) dans une trame fuselée ainsi qu'une finale très saline apportée par le grès. Le Ortel présente lui plus de largeur qui pour mon palais un peu particulier m'évoque la paille qui brise le dos du chameau (je lis Vernon Sullivan en ce moment). Très bon aussi mais pour d'autres palais que le mien.
Enfin le Eichberg présente à mon goût une puissance plus harmonieuse que le Ortel (par analogie, la largueur se trouve au niveau du torse et des épaules tandis que le Ortel serait au niveau des hanches et fessiers) avec toujours cette grosse impression saline issue du grès. Le RPQ me semble très bon pour ce domaine en tout cas.

Domaine Kientzler à Ribeauvillé
GC Geisberg riesling 2021 (Calcaro-gréseux), GC Kirchberg de Ribeauvillé 2020 (Marno-gréseux), Lieu-dit Muhlforst riesling 2022 (Marne)

Le Muhlfort est un riesling puissant et large d'épaule, à associer à table à mon sens. Le deux GC sont bien différents et accentués par l'effet millésime. Le Kircherg est lui aussi large, avec beaucoup de pression sur le palais et une finale un peu salée. Le Geisberg est lui plus épuré, moins de sensation de gras et encore un peu austère. La finale est un peu plus sur des amers que sur le sel également.

Domaine Kirrenbourg à Kaysersberg
GC Schlossberg riesling 2021 & 2020 (granit), pinot noir Jardin des oiseaux 2020 (argilo-calcaire)

L'effet millésime permet de constater que le 2021 est encore plus ciselé et droit que le 2020 en emmenant une palette d'agrume sapide. J'ai bien aimé. Le PN "Vogelgarten" du domaine s'est rapidement hissé parmi les meilleures cuvées de PN d'Alsace et aujourd'hui a bien corroboré cette réputation naissante : quel toucher de bouche soyeux puis une trame séduisante et complexe avec un élevage déjà intégré ; c'est excellent ! A noter que cette parcelle n'est pas classé parmi un GC d'Alsace et surpasse indiscutablement la cuvée "Terroir B" qui est un PN poussant sur le GC Brand.

Domaine Etienne Loew à Westhoffen
Bruderbach Clos des Frères riesling 2022 & 2021 (Grès), GC Altenberg de Bergbieten riesling 2022 (Marne)

Le domaine est situé au nord de l'Alsace pas loin de Strasbourg, ce qui signifie un climat plus frais de 2°C en moyenne annuelle par rapport aux collègues du 68. Les Bruderbach ont l'une des marques de terroirs les plus nettes parmi tous les vins présentées : une finale puissamment saline qui évoque également la cendre ; le caractère est indéniablement là, l'attaque étant plutôt sur l'eau de roche. C'est très différent de la plupart des riesling de Colmar. Le 2021 est un peu plus posé et ouvert par rapport au 2022.
Quant à l'Altenberg de Bergbieten qui est le GC le plus septentrional de la région, il est beaucoup plus léger que les autres riesling sur marnes du sud du Haut-Rhin ; là-encore un caractère eau de roche affirmé.

Domaine Albert Mann à Wettolsheim
GC Schlossberg riesling 2021 (granit), GC Furstentum pinot gris 2019 (calcaire), PN Clos de la faille 2020 (calcaire)

Si le domaine est une star de l'appellation, cela me semble à juste titre pour ses pinots noirs ; le clos de la faille qui ouvre la gamme du domaine confirmant une maîtrise de l'élevage et une expression de lieu et une gourmandise au-dessus de tout soupçon. En revanche, les blancs me battent froid et ne me sont pas particulièrement restés en mémoire par rapport aux vins des collègues ce jour là.

Domaine Meyer-Fonné à Katzenthal
GC Wineck-Schlossberg riesling 2021 (granit), GC Kaefferkopf riesling 2021 (marne), lieu-dit Pfoeller riesling 2020 (calcaire)

Domaine que je connaissais vaguement de nom et une belle surprise. Trois vins différents tout en correspondant bien à leur archétype respectifs. Ma préférence est allé pour l'équlibre du Pfoeller dont les 3g de SR changeaient tout pour gérer les amers des raisins ayant très mûris sur cette parcelle. Le millésime 2021 leur fait du bien pour l'aspect cisélé plus que gras qui est mon petit fétiche en matière de riesling.

Domaine Frédéric Mochel à Traenheim
Verticale de GC Altenberg de Bergbieten riesling de 2021 à 2019 (marne)

Là, plus que l'effet millésime, c'est l'effet du temps qui fut mis en exergue avec la très nette victoire du 2019 qui était ouvert, complexe, très agréable et sapide. Le 2021 étant lui nettement plus austère et fermé.

Domaine du Clos Saint-Landelin (Famille Muré) à Rouffach
GC Zinnkoepflé riesling 2019, Clos St-Landelin riesling 2021, Clos St-Landelin Pinot Noir 2020 (tous en calcaire)

Le Clos Saint-Landelin est le monopole familial qui occupe la partie méridionale et exposée sud du GC Vorbourg. C'est l'un des terroirs les plus chauds de la région, heureusement partiellement rafraîchie par le vent qui remonte la vallée (et climatise de façon plus importante le GC Zinnkoepflé situé à côté en amont). Conformément à sa réputation de bouteille d'initié, c'est très bon avec un juste équilibre entre exubérance d'agrumes et de fruits exotiques et une trame acide, saline qui fait contrepoids pour la sapidité. Le Zinnkoepflé s'inscrit dans cette logique avec encore un peu plus d'acidité. J'aime beaucoup également.

Quant au PN, c'est une référence des vins de la région de longue date. J'ai bien fait la mise à jour que c'est le Clos St-Landelin qui est le porte-flambeau en rouge et non le PN "V", parcelle plus vaste et plus haut en altitude un peu plus fraîche sur le Vorbourg. Que dire à part que c'est un PN de caractère qui bénéficie des inclusions de fer pour avoir ce quant-à-soi et cette petite morgue qui fascinent tant qu'adorateurs du PN ?

Domaine Mélanie Pfister à Dahlenheim
GC Engelberg riesling 2021 (calcaire), Silb pinot gris (Calcaire), Hütt pinot noir 2022 (calcaire)

J'ai beaucoup apprécié l'élégance des blancs, à la fois complexes, sapides et sereins. Les vins sont du côté plutôt fins et cintrés, notamment le PG qui n'a pas trop de gras mais conserve les épices en finale. Quant au Hütt, c'est une réussite en terme de texture et de caractère, élevé uniquement en vieilles barriques de Méo-Camuzet (chez qui elle a travaillé) qui ne l'ont pas marqué.

Domaine Schlumberger à Guebwiler
GC Kitterlé riesling 2021 (volcanique), GC Kessler riesling 2019 (grès), Lieu-dit Stein pinot noir 2022 (Grès)

Le Kitterlé est jeune et a besoin de temps pour se faire dixit Séverine, la commercialisation du 2021 n'est pas prévu avant 2 ans. C'est pour le moment un vin très dense qui possède cependant une indéniable verticalité qui le rend agréable et sapide, sans présenter cependant les notes singulières du Rangen pour le moment. Mais ceci est normal d'après le domaine.
Le Kessler est situé à plus de 150 km du Bruderbach du domaine Loew qui est également un terroir gréseux. On y retrouve cependant bien cette finale très salée et cette sensation synesthésique de cendre ou d'aliose mais après une attaque et un milieu de bouche avec plus de maturité dans le fruit.
Le PN est un pinot noir infusé, de fruit qui ne se délite pas pour autant et qui a pour vocation d'accompagner les grillades estivales. Ce sont des vignes du Bollenberg, lieu au microclimat particulièrement sec.

Domaine Schoffit à Colmar
GC Sommerberg riesling 2022 (granit), GC Rangen riesling Clos Saint-Théobald 2021 & Pinot Gris 2021 (Volcanique)

Comparé à Albert Boxler, il y a moins de densité et d'intensité en bouche chez le Sommerberg même si les marqueurs de riesling sur granit sont là. Après, la spécialité du domaine est de produire sur le légendaire Rangen et je donne ma préférence au PG cette fois qui a déjà très bien intégré la tourbe à ses épices, l'énergie à son gras. Tout cela donne un heureux mélange qui me plaît beaucoup. Le riesling a un joli bouquet avec cette fameuse tourbe et bacon mais c'est moins perceptible en bouche pour le moment.

Domaine Trapet à Riquewihr
A minima 2023 (marne), GC Schoenenbourg riesling 2021 (marne), Ambre rouge 2022 (calcaire)

Le a minima est un zwickler vinifié avec le minimum de soufre et d'intrant. Cela fait un vin friand, rafraîchissant (bien aidé par le muscat qui apporte sa pointe piquante et stimulante) idéal pour se rafraîchir. Le Schoenenbourg comme on peut s'y attendre est un bébé déjà très aristocratique dans sa verticalité et sa longueur en bouche. Enfin le Ambre est une macération de pinot auxerrois et gris qui goûte comme un rosé intense/rouge léger. Pas de tanins astringents mais une vraie aromatique de fruits rouges.

Trimbach à Ribeauvillé
FE riesling 2017 , GC Geisberg riesling 2018, Riesling Vielles vignes 2021 (tous marno-calcaro-gréseaux) & Sylvaner Weinbau 2019

Une production égale à elle-même : un FE particulièrement traçant et énergique, un Geisberg sec et nettement plus large tandis que le VV est plus accessible et fruité. Enfin, le bonus était le sylvaner de lieu-dit qui est l'une des plus ancienne vigne du domaine et avec une taille particulière (je n'ai pas pu bien entendre avec le brouhaha mais destiné à drastiquement réduire les rendements afin de concentrer le jus). Celui-ci avait la texture crémeuse, l'aromatique abricotée assez classique du cépage mais le corset du "style Trimbach" lui va très bien en redonnant du focus sur la finale.

Domaine Zind-Humbrecht à Turckheim
Roche roulée riesling 2021 (granit de graves), GC Brand riesling 2022 en magnum (granit), GC Rangen riesling 2022

Aujourd'hui n'était pas le jour du domaine et j'ai goûté tous les vins avec une amertume un peu forte qui n'est pas ma tasse de thé. Après, devant l'homme-montagne qu'est Pierre-Emile cela m'a semblé vain de lui dire . Les vins ont en tout cas tous de la concentration.

Domaine Valentin Zusslin à Orschwihr
Bollenberg riesling 2021 (calcaire), GC Pfingstberg riesing 2018 (grès), Bollenberg Luft PN 2018 (calcaire)

J'ai bien goûté Bollenberg, ce qui est rarement le cas (en général je préfère nettement Liebenberg) même s'il était sur un côté très eau de roche plutôt que jus d'agrumes mûrs qui signe le domaine (recherche de très grosses maturités). Le Pfinstberg est lui excellent en associant la patte du domaine (c'est un océan d'agrume et fruits exotiques charnus) resserrée par une finale très saline. Enfin, ce n'est pas encore cette fois-ci que j'aimerai les rouges du domaine qui ont pourtant excellente presse ; la finale était bien sécharde même s'il y a indéniablement de la densité et de la complexité dans le jus.

En somme, mis à part Weinbach, l'on peut dire que toutes les stars étaient là et les vins étaient pour l'immense partie excellents même si loin de l'apogée, sans défauts avec de la personnalité et de belles impressions minérales. J'ai été également enchanté de bien goûter des pinots gris, vins certes beaucoup plus gastronomiques que les rieslings mais qui méritent également leur place au soleil. Si les prix augmentent (comme partout ailleurs), il n'empêche que 95% des vins présentés sont à portée de bourse sans mettre en danger le budget des vacances pour le commun des mortels, et ceci est tout de même génial puisque mes expériences des vins très chers et très prestigieux m'ont bien fait relativiser la transcendance du pedigree dans le verre. Ainsi, les GC de Paul Ginglinger à 30€ sont parfaitement légitimes dans le segment haut de gamme dans le verre et jouent aussi bien dans la même division qu'un Mann, Zusslin, Trimbach que d'un beau pessac-léognan blanc ou un beaune bon à mon humble avis. 

Enfin un tout dernier mot pour leur souhaiter bonne chance et bon courage avec le retour des gelées au moment le plus inopportun : l'inquiétude était palpable.
 

Sven. Curieux de tout, prédilection pour les vins blancs légers et européens.
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22 Avr 2024 17:56 #1

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Si les prix augmentent (comme partout ailleurs), il n'empêchent que 95% des vins présentés sont à portée de bourse sans mettre en danger le budget des vacances pour le commun des mortels, et ceci est tout de même génial puisque mes expériences des vins très chers et très prestigieux m'ont bien fait relativiser la transcendance du pedigree dans le verre. Ainsi, les GC de Paul Ginglinger à 30€ sont parfaitement légitimes dans le segment haut de gamme dans le verre et jouent aussi bien dans la même division qu'un Mann, Zusslin, Trimbach que d'un beau pessac-léognan blanc ou un beaune bon à mon humble avis. 

Enfin un tout dernier mot pour leur souhaiter bonne chance et bon courage avec le retour des gelées au moment le plus inopportun : l'inquiétude était palpable.

 

Hello,
Bien évidemment, je plussoie 100% ton retour qualitatif, et c'est pas faute de l'écrire ;-)
Et  c'est encore plus satisfaisant quand c'est comparé en direct et que c'est d'autre qui l'écrive...
Amicalement, Matthieu
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24 Avr 2024 17:58 #2

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Bien évidemment, je plussoie 100% ton retour qualitatif, et c'est pas faute de l'écrire ;-)
Et  c'est encore plus satisfaisant quand c'est comparé en direct et que c'est d'autre qui l'écrive...
Amicalement, Matthieu

Bonjour Matthieu,

J'ai vu que tu étais le principal contributeur et supporter numéro 1 du domaine sur le fil de Paul Ginglinger effectivement. Les coups de coeur semblent nombreux au vu des 95-98 que tu distribues régulièrement pour ses vins, là où même beaucoup de vins bourguignons atteignent rarement ce niveau chez toi.

Pour réitérer, le niveau était haut et les prix, le plus souvent accessibles. Bott-Geyl dans un style onctueux, Mélanie Pfister dans un style élégant, Schoffit (plus assertif), Meyer-Fonné, Barmès-Buecher (expressifs) constituent également de bonnes affaires dans leurs cuvées de prestige.

Ce jour-là, dans le segment le plus coûteux, c'était nettement Albert Boxler qui s'est détaché et une mention spéciale pour le PN "Vogelgarten" de Kirrenbourg.

Sven. Curieux de tout, prédilection pour les vins blancs légers et européens.
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26 Avr 2024 10:35 #3

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Merci pour ce retour sur de jolis domaines de ma région d'adoption. Je suis toujours autant fasciné par la capacité de l'Alsace à proposer de jolis terroirs aux mille visages, avec des prix qui permettent tout de même de se faire régulièrement plaisir.
Et je suis d'autant plus (agréablement) surpris de retrouver Etienne Loew dans cette liste aux côtés de domaines prestigieux qu'on ne présente plus. Ca montre qu'ils savent faire du vin aussi dans le 67 !
C'est un domaine très intéressant à découvrir pour sortir des sentiers largement battus du 68. J'ai un petit faible pour son muscat Les Marnes Vertes que je déguste chaque année pour accompagner une botte d'asperges alsaciennes, jambon blanc et mayonnaise maison. Un plaisir tout simple qui me fait penser que le printemps est enfin arrivé.

Au plaisir de vous lire, notamment sur d'autres pépites de la région :)
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26 Avr 2024 19:38 #4

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Bonjour Matthieu,

J'ai vu que tu étais le principal contributeur et supporter numéro 1 du domaine sur le fil de Paul Ginglinger effectivement. Les coups de coeur semblent nombreux au vu des 95-98 que tu distribues régulièrement pour ses vins, là où même beaucoup de vins bourguignons atteignent rarement ce niveau chez toi.

 

Hello Sven,

ça s'explique ;-), car effectivement les 95-98 bourguignon que j'attribue c'est souvent pour des vins > 100 voir 150 €, et je n'en bois pas tous les jours... 
Pour l'Alsace, meilleur région rapport Q/P pour moi, on est plutôt sur des vins > 50 €, donc bus plus fréquemment considérant Boxler, ZH, Mann, Weinbach comme le top, auxquels s'ajoute donc Ginglinger, qui est le seul à proposer ces GC à moins de 30€ et qui me permet donc d'en boire beaucoup (plus que les autres). D'ou la distribution de bonne note ;-)

En plus donc de mon Top5 Alsacien que je suis tous les ans quasiment donc Boxler, Ginglinger, Mann, Weinbach, ZH. Comme toi j'aime bien les vins de Melanie Pfister, et Bott Geyl dont j'ai quelques bouteille en cave, mais également Schlumberger (pas dans le Top5 mais le Top 10 avec des crus aux super rapport Q/P), Meyer Fonne, Josmeyer (mais que j'ai moins dégusté ces dernières années). Enfin je trouve Trimbach parfois magnifiques, parfois moins dans mon style. Mais il reste un incontournable et le Clos Saint Hune peut-être le plus grand cru d'Alsace.

Amicalement, Matthieu
 
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27 Avr 2024 10:34 #5

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Merci pour ce retour sur de jolis domaines de ma région d'adoption. Je suis toujours autant fasciné par la capacité de l'Alsace à proposer de jolis terroirs aux mille visages, avec des prix qui permettent tout de même de se faire régulièrement plaisir.


 

Merci pour ta réponse. Oui bien d'accord sur les prix relativement raisonnables des excellents crus de blanc.

Et je suis d'autant plus (agréablement) surpris de retrouver Etienne Loew dans cette liste aux côtés de domaines prestigieux qu'on ne présente plus. Ca montre qu'ils savent faire du vin aussi dans le 67 !
C'est un domaine très intéressant à découvrir pour sortir des sentiers largement battus du 68.

Les terroirs majoritairement gréseux sont plus rares mais les finales très caractéristiques sont de tout de même un peu pertubantes et beaucoup de gens peuvent y trouver un problème d'harmonie. En effet, le côté puissamment salin à la cendre qui vient après des agrumes gourmands  peut décontenancer même si cela reflète clairement le terroir. Dans le 67, Mélanie Pfister était top également tandis que Frédéric Mochel est un nouveau venu qui travaille bien et a priori adoubé par ses prestigieux pairs (puisque seuls Weinbach, Deiss, Ostertag & Josmeyer manquent à l'appel au sein de l'association).

"Schlumberger (pas dans le Top5 mais le Top 10 avec des crus aux super rapport Q/P), Meyer Fonne, Josmeyer (mais que j'ai moins dégusté ces dernières années). Enfin je trouve Trimbach parfois magnifiques, parfois moins dans mon style. Mais il reste un incontournable et le Clos Saint Hune peut-être le plus grand cru d'Alsace." (Matlebat)

Schlumberger m'a surtout semblé bien placé au niveau du prix et a des GC peu communs (Kitterlé et Kessler) même si lundi, j'ai trouvé que les vins manquaient un peu de densité. Après c'est l'un des plus grands domaines vigneron de la région avec ses plus de 70ha. Quant à Trimbach, c'est le pendant alsacien des plus grandes maisons champenoises ou bordelaises : un style défini, constant, indéniablement qualitatif et des réseaux commerciaux tentaculaires, l'ensemble tire globalement la région vers le haut. Pour mon goût personnel, FE a ma préférence sur le Clos Saint-Hune en général même s'il y a une puissance et une complexité peu commune dans le second (mais j'y trouve un manque d'élégance le plus souvent avec son caramel d'agrumes).

Sven. Curieux de tout, prédilection pour les vins blancs légers et européens.
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28 Avr 2024 11:03 #6

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Belle dégustation effectivement qui permettaient de bien comprendre les différences entre calcaires (marno-argilo...) et granites. Pour les grès, je dois repasser - je n'ai pas trouvé de lien entre le très bon Pfingstberg de Zusslin et les vins de Loew (moins aimé).

Ginglinger m'a beaucoup plu (prime pour le Eichberg) même si j'ai noté que ses vins tendus et minéraux ne plairont pas à tout le monde. Mais il avait amené trois 2021.

D'autres coups de coeur en Riesling (dans l'ordre du carnet): Dirler Kessler HW 2021 (très complet), Kientzler Kirchberg 2020 (minéral, citronné), Schoffit Sommerberg 2022 (fruité et minéral), les vins de Trimbach (dont le Sylvaner qui est sans doute un des meilleurs), Zussling Pfingstberg 2018 (riche comme souvent dans ce millésime que je n'aime pas trop - mais ici bien tendu).

Pour les Pinot Noirs d'Alsace je suis moins enthousiaste et je trouve que le prix des cuvées ambitieuses (Mann, Zusslin, Kirrenbourg) fait qu'il y a de meilleurs RQP en Bourgogne (Savigny, Pernand, Côte châlonnaise). Le Clos de la Faille m'a fait penser à un Pinot Noir du Chili (très mûr et crémeux) avec une finale minérale/fumée qui m'a rappelé la Loire (style Fouassier ou Pellé). Très bon, intéressant et original mais pour le prix... Et je n'accroche pas trop avec le style épicé/infusé de Kirrenbourg/Hurst en rouge (impact de la vendange entière ?).

Et effectivement les Zind-Humbrecht ne goûtait pas très bien (sans doute fait pour une garde prolongée). Mais j'ai bien aimé le Brand 2021 dont tu ne parles pas (sans doute en off).

Ralf



 

Amateur depuis 30 ans, sur LPV depuis 16 ans, caviste depuis 3 ans
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18 Mai 2024 20:00 #7

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Merci pour ton retour Ralf,

"Pour les grès, je dois repasser - je n'ai pas trouvé de lien entre le très bon Pfingstberg de Zusslin et les vins de Loew (moins aimé)."

D'après  Vins d'Alsace  (magnifique travail d'information & d'ergonomie au demeurant), le Pfingstberg est "marno-calcaro-gréseux" avec une proportion de grès augmentant selon l'altitude (d'après le domaine, la parcelle est plutôt bas de coteau - 300m versus 370m en haut), de facto c'est plutôt marno-calcaire que gréseux dans le sol, ainsi que dans l'expression là où le Kessler (Schlumberger) et le Bruderbach (Loew) sont beaucoup plus authentiquement gréseux.

Pour le reste, mon palais paramétré au riesling de Moselle allemande (et de Sarre, encore plus) a un avis divergent quant à la "forte" tension des cuvées. Le Sylvaner à l'instar du Pinot Gris continue à être pile ou face : soit j'y trouve une texture crémeuse un peu rance avec du pépin de pomme ou de l'abricot confituré à l'excès, soit il y a une belle fraîcheur cristalline qui émerge d'une matière très enrobée d'abricot.

Très intéressants commentaires sur les PN ; je reconnais sans problème mon désintérêt pour le PN et par conséquent ma méconnaissance, quant aux meilleurs RQP en Bourgogne dans les appellations "secondaires", disons qu'elles paient les pots cassés des portes-flambeaux de la région : quand les fanions perdent la boule et ne suscitent ni excitation, ni admiration pour un prix si élevé, pourquoi aller voir les juniors (ceci n'est que mon opinion que personne n'est obligé de partager bien sûr) ?

LE ZH Brand 2021 ne goûtait pas mieux que le reste ce jour-là mais les nombreuses excellentes expériences que j'ai eu avec le domaine par ailleurs faisaient que je n'allais pas m'appesantir dessus  .

Sven. Curieux de tout, prédilection pour les vins blancs légers et européens.
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19 Mai 2024 10:03 #8

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Modérateurs: GildasPBAESMartinezCédric42120Vougeotjean-luc javauxstarbuck