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Dîner à l'Hostellerie de Levernois (21)

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Réponse de bassaler sur le sujet Le Bistrot du Bord de l'Eau à Levernois (21)

Première soirée après une dégustation (mémorable) sur fûts de quelques 2020 au domaine Chicotot, il n’était pas question de laisser retomber le soufflé. Nous voici donc entre amis au Bistrot du Bord de l’Eau où nous avons noté une très nette montée en puissance de la cuisine proposée, entre « plats classiques du terroir » et cuisine bistronomique de qualité.=mediumPour ce soir, le menu était : 
Les œufs façon Meurette au Chardonnay
 
Les Escargots en Bouillon d’Ail Doux
 
La Raviole de Crustacés au Parmesan et Légumes croquants, Sauce Américaine
 
Le Biscuit de Truite de la Ferme de Crisenon, Risotto de Citron et Salicorne
 
Le pressé de Volaille fermière rôtie au Plat, Pommes de Terre à la fourchette, Jus au Romarin
 
Le Brownie Noix de Pécan, Ganache Griottine
 
Les Choux à la Crème Dulcey, Chantilly au Café
 
Le Crémeux Nougat, Abricots rôtis, Streusel aux Amandes
Pour ma part, les oeufs meurette égaux à eux-mêmes, avec sans doute cette année un supplément de profondeur et d'énergie dans la sauce, un pressé de volaille avec une sauce toujours au top (un des marqueurs de la pâte de Philippe Augé et sa brigade), et une farandole de choux d'une fraîcheur et d'une onctuosité à damner un saint. Aucune lourdeur, de l'élégance.
Pour accompagner ce repas, deux bouteilles de belle facture  [justify]Pouilly-Fuissé, les Courtelongs 2018, Jacques Saumaize : un nez de chardonnay typiquement sudiste, sur le minéral / caillou. Une belle floralité alliée à des notes réglissées et de type « caoutchouc chaud » (amertume) de bel effet. Bouche à l’avenant, dégageant une sensation d’énergie tellurique. Amertume saline qui s’amplifie sur la finale. Du peps pour ce vin encore jeune. Très Bien +[/justify]  [justify]Chassagne-Montrachet, Vieilles vignes 2017, domaine Bernard Moreau : une corbeille de fruits rouges acidulés, partant vers la cerise (noire) à l’aération. Jolie bouche dessinée par de petits tannins anguleux vibrant. L’ensemble est soyeux, très agréable, avec une belle acidité de structure et une finale très gourmande et croquante. Excellent[/justify][justify] [/justify]Confirmation et même amplification de la qualité de la table, avec un service toujours aussi précis et décontracté, orchestré par Mr et Mme Bottigliero qui nous accueillent toujours « comme à la maison ». Une première journée douce et savoureuse qui se termine bien.
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28 Jui 2021 20:19 #61

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Point d’orgue du week-end, le dîner du samedi soir au restaurant gastronomique de l’ Hostellerie de Levernois . Et une fois de plus, malgré le CoVid et autres désagréments survenus depuis plus d’un an, nous avons constaté que l’excellence était toujours au rendez-vous, et certainement avec une dimension supplémentaire dans l’assiette.
Comme à notre habitude, nous sommes un peu « chez nous » et nous avons choisi de faire totalement confiance aux équipes en place, tant pour l’assiette (avec le menu « Surprise ») que pour les verres (avec un programme concocté de mains de maîtrise par Philippe Meurger, le sommelier. [justify]En apéritif, pour commencer doucement, nous avons innové avec un Mercurey, les Vignes de Maillonges 2012, domaine Michel Juillot : un nez très floral, fin, dégageant une aromatique très avenante, sorte de synthèse entre une certaine corpulence et une finesse chalonnaise. Bouche au premier abord semblant discrète, mais faussement. Acidité fine très élégante, qui s’élargit ensuite sur des notes florales intenses, presque capiteuses. Une pointe saline est perceptible, apportant une forme de vibration à l’ensemble. Finale grillée, sur des amers nobles cotedoriens, presque tannique, du plus bel effet, avec un retour ultime sur des épices douces. Belle découverte pour un vin très sérieux. Très Bien ++[/justify]
Au Menu :  Amuse-bouche : Saint Pierre fumé, ses herbes et condiments - Association parfaite entre la tendreté de la chair du poisson et l’aromatique des accompagnements. Mise en bouche salivante
La Tomate ‘Cœur de Bœuf’ brûlée, Miroir de Crimée, Caillé de Chèvre et Truffe d’Eté - Un classique totalement revisité et parfaitement maîtrisé. Fraicheur ultime, croquant de la truffe, salinité du fromage et acidité de la tomate pour un trio symphonique. Il fallait oser : essai transformé !
Dos de Lieu, Ravioles de Champignons et noisettes - Là encore, une association terre-mer maîtrisée, respectant les produits, entre croquant et tendresse iodée, et toujours ces sauces (crémeuse au cidre) trois étoiles
Le Homard Bleu, Moussaka d’Aubergines, Courgette Beurre et Piquillos, Jus de Crustacés Coriandre Citronnelle
 
Escalope de Foie Gras, Cerise et sa sauce fruitée - Un remplaçant de grande facture pour l’allergique que je suis. Un foie de compétition, une juste association entre l’opulence et l’acidité, le côté terrien du foie et le fruité vivifiant (et vif) de la cerise.
  
La pomme de Ris de Veau rôtie, Ses mousselines et légumes confits - Cuisson parfaite, entre tendresse et croquant, une aromatique des accompagnements qui se marie avec la chair délicate. Un top

Les Fromages frais et affinés (non photographié)
Le Lingot au Chocolat Grand Cru, Cœur Crémeux lacté et Sorbet Cacao - Un dessert tout en légèreté et en finesse, pour finir la dégustation sur une belle note de fraîcheur digeste
Et pour accompagner ce merveilleux repas 
 
[justify]Robe jaune peu intense, à peine évoluée. Nez particulièrement fin, aérien, floral, à la fois sur le caillou et le menthol. Bouche en plein accord, fraîche, une belle tension et une pointe grasse. Aucune trace d’élevage. Finale très allongée, laissant apparaître une rétro-olfaction ultra-fraîche. Sans trop de conviction, nous partons vers un Puligny-Montrachet. Verdict : Pouilly-Fuissé, La Croix Vieilles Vignes 2016, domaine Robert Denogent issu d’un élevage long de 35 mois (!). Excellent
[/justify] [justify]Robe légèrement dorée. Nez évolué, sur une aromatique très développée, une sorte d’essence de parfum. Longueur et finesse se dégage. Bouche sur une belle corpulence, toujours fraîche, laissant une impression de structure. Finale légèrement saline. Aucune idée de la provenance de ce vin, si ce n’est un côté « Meursault » très tendu et allongé (sans le gras parfois trop marqué). Verdict : Savennières, cuvée Fidès 2016, Eric Morgat. Excellent[/justify]  [justify]Robe jaune dorée. Nez magnifique de chardonnay à point. C’est salin et grillé dès le premier coup de nez. A l’aération, notes florales en complément. En bouche, le vin possède une fine allonge, toujours sur la fraîcheur (un jour fleur ?), qui dégage toutefois une impression tellurique intense. Finale enveloppante, finement grasse, avec une association entre énergie et acidité. Je pense à un Meursault. Verdict : Meursault les Chevalières 2015, domaine Boisson Vadot. Excellent +(+)
[/justify] [justify]Nez discret, une sorte de faux maigre, avec une finesse très florale et une empreinte minérale sur la poudre de silex, très élégante. Bouche structurée et corpulente, construite sur la longueur, avec de la mâche et un côté enveloppant. Perception d’une joli gras et d’une pointe d’élevage. Finale sur un triptyque salin / grillé / vanillé, de bel effet. Aucune idée si ce n’est un blanc de la Côte de Beaune. Verdict : Puligny-Montrachet, premier cru la Truffière 2009, domaine Jean-Marc Boillot. Exceptionnel
[/justify] [justify]Robe rubis assez peu intense, légère évolution. Nez qui explose de fruits noirs infusés, d’une élégance superlative et avec un côté soyeux de noble origine. Quelques notes florales sur l’élégance et la légèreté. Je pense immédiatement à un Chambolle (premier cru). Du velours en bouche, avec une grande sensualité. Un grand pinot noir, déjà bien patinée, mais avec un potentiel de vieillissement encore important. Finale sur la finesse, une sorte de Grand Cru fin, avec une pointe réglissée. Restons donc sur un premier cru de Chambolle. Verdict : Corton Renardes Grand Cru 2009, maison Remoissenet. Exceptionnel
[/justify] [justify]Retour sur un blanc avec les fromages avec un vin marqué par l’élevage, jeune donc, un côté grillé encore à affiner. Notes persistantes de vanille. Bouche à l’avenant qui m’a empêché de l’apprécier à sa juste valeur. Aucune idée de la provenance. Verdict : Chassagne-Montrachet, les Mazures 2017, domaine Paul Pillot. Très Bien
[/justify]
Voilà la messe est dite !
Confirmation de la qualité de la table, avec semble-t-il cette année un nouveau palier franchi par le chef Philippe Augé et son équipe. Une remise en question et une recherche de l’amélioration perpétuelle pour notre plus grand plaisir.
Accueil toujours professionnel et décontracté, disponibilité de tous les instants, service impeccable et stylé, sans chichi ni manière, assiettes de très haut niveau et carte des vins qui nous laisse rêveur. Un merci tout particulier à Philippe Meurger pour sa sélection à la fois éclectique et de haut niveau.
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30 Jui 2021 17:43 #62

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Réponse de oliv sur le sujet L'Hostellerie de Levernois (21)

Bourgogne
Jean-Louis et Susanne Bottigliero transmettent l’Hostellerie de Levernois et Sainte-Sabine à « Mademoiselle » !

www.dijonbeaunemag.f...
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22 Juil 2021 10:06 #63

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Réponse de bassaler sur le sujet Dîner à l'Hostellerie de Levernois (21)

A l’apéritif, un verre de Champagne Grand Cru, Avec le Temps, maison De Sousa : un Blanc de Blancs avec une belle vivacité, une amertume salivante, une bouche serrée, charmeuse, une acidité bien née. C’est fin, tendu, gourmand. Belle mise en bouche. Très Bien +

Menu Dégustation au programme :

Galet de coquilles Saint Jacques au citron confit, Choux graffitis, mimosa et chapelure de seigle, sauce iodée

Homard bleu, Fleur de caviar, ravioles de choux au vinaigre de framboise, Jus de têtes fumés


Dos de lieu de ligne, Origami de champignons au persil plat, sauce crémeuse au cidre


Foie Gras poêlé de ‘Christian Pussacq’, Champignons des bois en fricassée, Jus à l’huile de pignons de pin


Pigeon de ‘Bernard et Patrice’, Navets au cassis, pommes cubes et confit d’oignons rouges, Sauce velours



Plateau de fromages

En attendant le dessert, …


Palet chocolat ‘Alpaco pur Pérou’, Coulant cassis et glace ivoire


Pour accompagner ce repas, quelques vins servis à l’aveugle par Philippe, « notre » sommelier qui nous concocte toujours de beaux challenges !

Vin n°1
C’est un blanc possédant un nez très minéral, typé chardonnay. C’est fin, floral, une pointe miellée associé à des notes de type caillou / pierre à fusil. En bouche, la trame acide et minérale tendue est accompagnée d’une forme d’opulence / de rondeur. L’assise minérale assure une belle ampleur, saline et distinguée. Longue rémanence légèrement grillée sur la finale. Pour moi, on n’est ni sur Chablis ni sur Puligny et les autres appellations ne m’apparaissent pas comme une évidence … sauf le Pernand-Vergelesses que j’ai oublié. Mariage parfait avec la St Jacques. Excellent +
Verdict : Pernand-Vergelesses, premier cru En Caradeux -, domaine Remoissenet

En duo, les vins n°2 et 3
Le premier est un blanc plutôt corpulent, un soupçon beurré au nez. Notes florales assez puissantes. En bouche, c’est puissant et élégant, de demi-évolution, mais toujours très droit. De la mâche, salivant. Fine minéralité type « Charlemagne » complétée par une pointe fumée évanescente. Longue rétro-olfaction. Excellent +(+)
Le second est un blanc possédant un nez plus évolué, sur des notes de menthol caractéristiques. On perçoit une fine évolution sur le champignon. En bouche, le vin possède de la race, de l’élégance et de la puissance. Amertume grillée magnifique. Superbe longueur, superbe fraîcheur, superbe acidité encore bien présente. Un effet turbo avec des notes de peau d’amandes pour finir. Excellent ++
Petit air de famille entre les deux vins … mais je sèche encore
Verdict : Chassagne-Montrachet, premier cru Caillerets, Marc Colin, millésimes respectifs 2012 et 2005 (merci à Monsieur Bernard Bruyer et à Marc Colin pour ce « petit plus »)

Vin n°4
Un premier nez sur le fruit et une pointe terrienne, dessinant déjà un joli grain. C’est frais et élégant. En bouche, le vin dégage une énergie veloutée, sur une structure acide présente, équilibrée par un glycériné salivant. Charge tannique modérée mais présente, en particulier sur la finale salivante. De la mâche, avec un grain tannique plus masculin que féminin. Finale complexe, sur des notes fumées, un toucher tannique sur le velours, des saveurs de fruits noirs à peine évoluée. Acidité et vivacité apporte un supplément de peps à l’ensemble. Je me rappelle d’un Nuits situé côté Vosne, j’exclus Volnay quoique, certaine pense à Pommard. Bref, c’est encore le brouillard (je vais devoir changer de métier et devenir maçon :)). Accord millimétré tant avec le gras du foie qu’avec la chair tendre, délicate et acidulée du pigeon. Merci Philippe pour cette belle expérience. Excellent ++
Verdict : Volnay, premier cru Chanlins 2013, Lucien le Moine

Vin n°5
Don PX Granda Reserva 1994, Toro Albala (Espagne) : un vin d’une viscosité superlative et d’une robe brun-noir. Nez explosif, capiteux, sur le café, le pruneau. En bouche, malgré la densité et la charge alcoolique, une certaine fraîcheur se dégage. Acidité granuleuse noble. Un vin digeste et enrobant. Très bel accord avec le dessert chocolaté. Excellent

Une nouvelle fois, nous ne pouvons que louer l’accueil, le service et la qualité de cette table. Ballet en salle toujours précis, efficace et sans accroc. Distinction et décontraction sont au programme. Nous avons retrouvé avec un immense plaisir le Plateau de Fromages !
Mention très spéciale au Chef, Philippe Augé qui nous a sorti des plats d’excellence, en particulier les St Jacques et le Pigeon. De beaux produits travaillés divinement. Merci également à Philippe pour sa sélection de vins, toujours éclairée et précise, en accord avec l’assiette. Merci enfin à Monsieur Bernard Bruyer pour sa sélection de 5 ( ?) fromages plus un Bleu de Termignon qui n’était pas au programme. La lecture des plats et du plateau de fromages reste un moment de poésie.

 
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03 Nov 2021 12:12 #64

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Réponse de oliv sur le sujet Dîner à l'Hostellerie de Levernois (21)

Oh mazette, je suis à la limite de défaillir.............
03 Nov 2021 14:30 #65

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Comme pour ses 60 ans, nous avions réservé une ultime surprise à notre Jean-Paul national, la location d’un car collectif pour nous rendre sur le lieu de notre repas gastronomique, périple burlesque que nous avons rebaptisé le « Magical Pampo Tour », en référence au film bien connu des Beatles. En plus d’y apporter une impression de colonie de vacances, c’était aussi une manière parfaite d’éviter le dilemme « Boire ou Conduire ». Ce soir, tout le monde a bu !   [justify]Première halte pour laquelle notre impétrant ne s’en est pas laissé compter, le restaurant KeepKong renommé dans tout l’univers et ses environs. Malgré nos suppliques, notre septuagénaire est resté de marbre ![/justify]Direction finale donc … une adresse incontournable : le restaurant gastronomique de l’ Hostellerie de Levernois . Nous sommes accueillis par « Mademoiselle », nouvelle propriétaire des lieux qui nous a gratifié d’une photo de groupe mémorable. Puis Monsieur Bernard Bruyer est venu s’enquérir de notre santé et nous a vite proposé de profiter des derniers rayons de soleil pour un apéritif dans le parc. Disponibilité, efficacité et distinction sont toujours dans l’ADN de cette maison. Ensuite, un salon particulier pour 14 personnes nous était réservé. Malgré un restaurant complet et deux groupes présents, le service a été une fois de plus parfait. Le temps de discuter avec les convives, les servir tant pour les assiettes que les verres, et cela en toute fluidité. La grande classe. Nous tenons à remercier particulièrement Mr Bernard Bruyer pour son accueil et son côté « chef d’orchestre » toujours millimétré et Mr Philippe Meurger, sommelier-chef qui nous a concocté (et piégé aussi !) un programme de vins encore une fois magique. Merci également au chef Philippe Augé venu nous saluer en fin de service. De la belle ouvrage une nouvelle fois.
Et maintenant, en route pour un festival avec un menu en 5 services :  
Amuse-bouche : crémeux petits pois, œuf poché et condiments
  
Galets de foie gras de canard au cassis et pain d’épices, betteraves confites, pétales d’oignons, pomme granny et feuilles de pain vignerons grillées
  
Raviole de champignons des bois, jabugo et parmesan, sauce au vin jaune
  
Pigeon de « Corton » rôti en cocotte, petits pois, févettes au jus de jambon, cuisse confite et sauce salmis
  
Sélection de fromages
  
Paris-Brest
 Pour accompagner ce repas, quelques vins sélectionnés et servis à l’aveugle par Philippe, « notre » sommelier.
Fichier attaché :


A l’apéritif : Rheingau, Riesling Auslese, Hallgartener Jugfer 2018, Hallgartener Weinkeller : un blanc léger sur un équilibre demi-sec, dégageant au nez une belle aromatique sur l’élégance, un fin pétrolé et une acidité salivante. En bouche, on retrouve cet équilibre avec une acidité perlante, fraîche et longue. Belle empreinte sur la longueur pour un vin moins « charpenté » que ces équivalents de la Ruwer ou de la Mosel que je côtoie plus fréquemment, mais c’était voulu pour ne pas surcharger les papilles. Excellent
Ladoix, 2019, domaine Chevalier : nez très frais et très fin, qui « aligote » presque. Impression (fausse on le verra) de quelques sucres résiduels, par un côté un peu rond. A l’aération et avec le réchauffement, le vin devient plus aimable, plus rond, plus opulent. En bouche, on remarque une belle tension minérale, saline, avec une pointe d’opulence sur des amers enrobant en finale. Finale longue, avec une rétro-olfaction sphérique et fraîche, voyant l’apparition d’une salinité marquée et de notes épicées bien présentes. Un chardonnay atypique pour moi (je n’ai pas reconnu le cépage). Très Bien +
Chassagne-Montrachet, premier cru la Boudriotte 2015, domaine Gagnard-Delagrange : nez classique de chardonnay, plutôt sur un équilibre minéral et tendu. Une pointe grasse est perceptible, juste pour apporter un supplément d’empreinte. Bouche énergique, tanique et corpulente. Complexité salivante, avec une fraîcheur tout au long de la dégustation. Finale charmeuse et sérieuse, qui claque, sur quelques notes épicées. J’adore (un chardonnay certes, mais sans origine fixe pour moi). Excellent +
Gevrey-Chambertin, premier cru aux Combottes 2017, domaine Arlaud : un nez sur les fruits rouges, intense, profond et enrobant les papilles. Un grain tannique noble nous ouvre la voie d’un Pinot noir fin et de belle naissance (Volnay, Vosne, … puis Nuits côté Vosne !). Bouche complexe toute en dentelle, certes puissance mais d’une élégance superlative. Amers salivant magnifiques et juste présents comme il faut, des tannins juste anguleux comme il faut aussi, dessinant un toucher de bouche soyeux. A l’aération, une sorte d’infusion fruitée, avec une bouche veloutée qui s’affirme. La finale est en plein accord. Superbe vin. Excellent ++
Meursault 2017, domaine Roulot : un blanc sur l’opulence … mesurée et le gras … élégant, dessinant finalement un vin fin. Impression cristalline en complément. Bouche en accord, avec cette tension fraîche, cette opulence élégante. Grande longueur et longue persistance. Excellent (+)
Une dernière douceur avec ce Commandaria Saint Barnabas de la Cave SODAP (Vin de Chypre) : une solera sur un équilibre rancio, avec une douceur mesurée et fraîche. Amers sur la peau d’amandes, belle acidité granuleuse et longue finale définissent un vin agréable pour terminer la soirée.
Il y eu aussi, mais je n'ai pas gouté (réservé pour un bec exclusivement sucré) un Beerenauslese Zweigelt 2015 de chez Weingutshof Landauer (Autriche), un Recioto della Valpolicella Vigne Alte Classico 2015 de chez Az. Agr. Montecrocetta (Italie), un Constancia moelleux "1769" du domaine Buitenverwachting (Afrique du Sud) et un Commandaria Sant Barnabas de la Cave SODAP (Chypre) ... Bravo à toutes les équipes, de l’accueil à la cuisine en passant par la salle, pour leur professionnalisme, leur accueil et leur disponibilité. Encore une fois, un moment d’exception que nous n’avons pas manqué de souligner au chef Philippe Augé et à Monsieur Bernard Bruyer.
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11 Mai 2022 18:38 #66

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Pause ce soir entre deux restaurants étoilés. Nous avons établi notre camp de base au Bistrot du Bord de l’Eau qui propose toujours une cuisine de terroir plus simple mais toujours aussi délicieuse. Nous partons sur un menu en trois services :  
Oeufs façon meurette, lardons, sauce chardonnay
  
Saumon Gravlax et ses légumes croquant d’automne
  
Filet de sebaste cuit à la plancha, risotto de pommes de terre aux algues, jus de soupe aux agrumes
  
Chou Chocolat, crémeux au beurre salé
  
Ile flottante à la vanille de Madagascar, amandes grillées
 
Pour accompagner ce repas, une bouteille de belle facture   Saint Aubin, premier cru en Remilly 2020, Vincent Bachelet : un nez de chardonnay sur la finesse, sans doute un peu fermé au début. Bouche ultra-ciselée mais équilibrée et complexe, avec une structure sérieuse, un joli toucher de bouche et de fins amers terminaux. Finale sur une aromatique saline. Avec l’aération et la température, le vin prend une dimension plus corpulente, entre rondeur et profondeur. La complexité s’en trouve renforcée et l’empreinte plus allongée. Un joli Saint Aubin comme on les aime chez Marc Colin par exemple, avec ici un supplément de tension. Très Bien ++

La table du bistrot constitue une adresse sûre pour un repas en toute décontraction. Les plats y sont bien construits, les associations de saveurs bien étudiées pour un prix restant très raisonnable. La carte des vins, certes un peu courte, permet toujours de e retrouver dans les dédales de la Bourgogne.

Bruno
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01 Nov 2022 18:48 #67

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Après un samedi de relâche, sans dégustation pour nous reposer les papilles … et l’estomac, nous terminons, comme toujours, notre week-end bourguignon avec un dîner / dégustation au restaurant gastronomique de l’ Hostellerie de Levernois

Changement de propriétaire, mais les traditions et le sens de l’accueil demeurent. Ambiance stylée et décontractée au salon pour un apéritif de mise en bouche. Comme bien souvent, nous avons laissé carte blanche à Philippe Meurger, sommelier-chef de l’Hostellerie pour un voyage bourguignon (liquide) à l’aveugle.

Nous avons choisi le « Menu Dégustation » :  
Carpaccio de Saint Jacques au citron confit, Choux graffitis, velouté de chou-fleur, sauce iodée
  
Bar de ligne nacré, Raisin de Mer, gnocchi aux algues et coquillages sauce au Crémant de Bourgogne
  
Homard bleu en cocotte luttée, Ravioles végétales et châtaignes, sauce au curry, pinces en sabayon
  
Remplacé pour ma part par un Veau ‘Aubrac’ de sept heures en mille-feuilles, Légumes fondants, risotto poêlé, sauce crémeuse au vin Jaune
  
Pigeon de ‘Corton’, Tatin de butternut aux oignons confits, raisins et cèpes, sauce poivrade
  
Plateau de fromages
  
En attendant le dessert, …
  
Baba au rhum (tout simplement)

Pour accompagner ce repas, quelques vins servis à l’aveugle par Philippe, « notre » sommelier qui nous concocte toujours de beaux défis ! Va-t-on retrouver (au moins) les appellations ?  
Amuse-bouche ... et pour patienter un peu !

A l’apéritif, un verre de vin blanc dont les caractéristiques sont : une grande finesse au nez, avec une aromatique douce et une pointe citronnée et vanillée. Bouche avec une grande et belle tension, une minéralité saline mesurée, des amers fins et un effet un peu serré en finale. Belle allonge, suave et claquante … qui tapisse les papilles.

Vin n°1 Un blanc à la fois plus opulent et plus profond, avec toujours des touches aériennes et subtiles au nez. Petite pointe grillée et poudré en supplément. Bouche avec une belle tension, légèrement grasse, finement saline. Construction vineuse. Finale enveloppante, élégante et légèrement réglissée. Mariage superbe avec le carpaccio de St Jacques. Excellent [justify]Verdict : dans les deux cas (apéritif et vin n°1), il s’agit de la même bouteille, un Bouzeron 2019, A. et P. de Vilaine[/justify]
Vin n° 22 Un nez de chardonnay très cristallin, ciselé, sur un équilibre minéral fin. Bouche complexe, bien équilibrée, entre salinité, gras et fraîcheur. Longue persistance en bouche, sur des amers fins, des notes réglissées qui perdurent en retro-olfaction. Un grain « calcaire » poudré en bouche du plus bel effet. Petite pointe de rondeur qui équilibre parfaitement la tension. Excellent +(+)
C’est un bourgogne, incontestablement, sans doute de la côte de Beaune. Mais après, impossible d’être plus précis  
[justify]Verdict : Pernand-Vergelesses, premier cru En Caradeux 2019, domaine Rapet père et fils[/justify]

Vin n°3 Servi sur le veau puis le pigeon, ce vin rouge rubis possède un nez profond, très fruits noirs. Une fausse impression rustique élégante, complexe, avec des notes fumées très fines, une sorte d’essence de parfum sur un substrat vineux. Bouche veloutée et sensuelle, assez charpentée, avec un équilibre de grand pinot. Rondeur enjôleuse, pointe épicée et empreinte superlative pour finir. Grande synergie entre le vin et le pigeon, qui devient plus soyeux, presque rond. Excellent +
Difficile à appréhender. Il me rappelle un peu un Nuits côté Vosne servi précédemment, peut-être un Pommard élevé sur l’élégance ? [justify]Verdict : Savigny-les-Beaune, premier cru les Lavières 2018, Remoissenet[/justify]
Vin n°4 Avec le baba au rhum, un Vin australien, région de Vinerina, Noble One 2014, de Bortoli : un sémillon botrytisé de toute beauté. Un nez très Layon, sur les amers grillés, la pâte de coing. Impression de grosse liqueur, peut-être la chose la plus différente par rapport aux Layons. Bouche charnue mais équilibrée, belle et longue acidité, amertume complexe et empreinte superlative en finale. C’est sérieux, vineux mais frais. Excellent
Ce fût une nouvelle fois une soirée d’anthologie qui s’est terminée vers 1h00 du matin, à peine fatigués ! Le service en salle est toujours un véritable ballet orchestré par Bernard Bruyer, qui sait distiller quelques discussions amicales malgré un service précis. La poésie des intitulés des plats, des provenances des viandes … et des fromages. Subtil équilibre entre service et proximité non feinte. La table ? Que dire sinon que Philippe Augé est toujours au sommet de son art, sommet qui n’arrête pas de monter pour notre plus grand plaisir. Mention spéciale aux St Jacques, à la cuisson du bar et du pigeon … et au dessert puisque nous avons pu profiter d’un baba au rhum hors carte présenté par le nouveau chef pâtissier

Quant au plateau de fromages, je laisse maintenant carte blanche à Bernard Bruyer qui me concocte toujours une assiette extraordinaire (j’ai même cette fois-ci beaucoup aimé l’Epoisses qui n’est pas mon fromage préféré !).

Pour le vin, on ne change pas une équipe qui gagne. Philippe Meurger a l’art de nous servir des « petites » appellations (enfin, peu médiatisées dans les salons parisiens) qui font de très beaux vins, nous apportant un maximum de plaisir pour un prix toujours modique.

RDV l’année prochaine !

Bruno
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04 Nov 2022 18:24 #68

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Il m'énerve....
Mais il m'énerrrrrrrrrrrrrrrve !




PS :


Moi, je prends la version de gauche...
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04 Nov 2022 18:45 #69

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Réponse de bassaler sur le sujet Premier dîner au bistrot de Levernois

Après une balade sur les hauteurs de Meursault, du côté de St Christophe, arrivée en fin d’après-midi dans notre QG de Levernois. Premier soir, c’est échauffement … au bistrot.

Apéritif pour commencer avec un Saint Romain 2021 de Christophe Buisson : une tension cristalline au nez, dégageant une fraîcheur acidulée. Bouche minérale avec un petit grain salivant, qui se prolonge sur une finale finement aromatique. Très Bien même si j’aurais personnellement préféré un supplément de gras. 
 
Entrées (de gauche à droite et de haut en bas) : Pressé de poisson à la gelée de crustacés, copeaux de légumes, aioli ; Œufs façon meurette au Chardonnay ; Carpaccio de bœuf Charolais, vinaigrette au vinaigre de framboise ; Escargots en bouillon d’ail doux
 
 
Plats (de gauche à droite) : Dos de merlu à la plancha, Risotto Milanais, sauce marinière ; Filet de canette et ses légumes braisés
 
 
Desserts (de gauche à droite) : Charlotte aux fruits rouges, tartare de fraises ; Ile flottante, amandes et noisettes caramélisées, biscuit croquant
 

 
[justify]En accompagnement des entrées, un Rully, premier cru Montpalais 2021, J.B. Ponsot : un nez frais qui aligote, sur le citron et la vanille. Bouche avec un joli grain salin, laissant une grande empreinte. Finale veloutée, sur la rondeur, fraîche et droite. Très Bien +
[/justify]Avec la viande, un Mercurey, premier cru Champs Martin 2020, Paul et Marie Jacqueson : grand pinot sur les fruits rouges, assez immédiat au nez. Bouche structurée suave, pointe vanillée très élégante. Acidité sur un équilibre intégré. Tannins encore un peu anguleux, mais de bel effet. Finale claquante, vive, allongée. Très Bien ++

Confirmation de la qualité de la table, même si la cuisson de la canette un peu appuyée a quelque peu gâché le produit. Nous reviendrons avec plaisir.

Bruno
 
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22 Mai 2023 12:16 #70
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Réponse de oliv sur le sujet Premier dîner au bistrot de Levernois


Pas humain de lire ça à c'te heure...

PS: Un supplément de Gras sur St Romain, ça doit pouvoir se trouver à la carte de l'établissement...
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22 Mai 2023 12:45 #71

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Réponse de Agnès C sur le sujet Premier dîner au bistrot de Levernois

Et que dire de la précision des photos qui donne l'impression d'être le nez dans l'assiette??
22 Mai 2023 13:30 #72

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Réponse de starbuck sur le sujet Premier dîner au bistrot de Levernois

Pour les mauvaises langues comme moi qui disent qu'on aura bientôt des vins tirés sur fût dans les restos bourguignons, on peut noter qu'il n'y a pas encore de 2022 sur table mais les vieux 2021 

Sylvain
22 Mai 2023 17:29 #73

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Réponse de bassaler sur le sujet Dîner gastronomique à l'Hostellerie de Levernois

Voilà, le week-end tire à sa fin … mais il ne faut pas partir le ventre vide. Comme une sorte de pèlerinage annuel obligatoire, nous avons réservé une table pour 6 personnes au restaurant gastronomique de l’hostellerie de Levernois.Saluons une nouvelle fois l’accueil, l’écoute et le service de l’ensemble de l’équipe de salle. Remercions tout particulièrement Mr Bernard Bruyer pour les adaptations qu’il nous a consenties, tant pour l’allergique que je suis que pour un « sur-mesure » lié à des contraintes médicales, toujours avec précision, justesse et classe.Remercions également Philippe qui, à son habitude, a utilisé avec malice la carte blanche qu’on lui avait donné pour les vins. Ce fût encore un grand moment.
Amuse-bouche
 

Menu Dégustation :

 
Aumônière de jaune d’œuf bio parfait, caviar d’Aquitaine et condiments, velouté fumé
 
 
Ormeaux de la ferme Haliotis au jus de jambon, boutons de pleurote, raisins de mer, sauce aux algues
 
 
Bar de Ligne, petits pois, sucrines au lard paysan, sauce au Vin Jaune
 
 
Homard bleu, chou kale, artichauts poivrade, tortellini et shiitaké, jus de carapace
 

 
Foie Gras poêlé, sauce aigre-douce
 

 
Agneau de chez Michel Lemoine façon tajine, légumes primeurs, semoule aux baies de goji
 

 
Pomme de Ris de veau et ses garnitures
 

 
Plateau de fromages
 

 
En attendant le dessert
 

 
Tartelette aux fraises Garriguette, sorbet bergamote, jus au poivre de Sandro du jardin
 
 Tous les vins ont été dégustés à l’aveugle, et bien entendu, pas reconnus ! A l’apéritif, nous avons commencé par un Champagne BSA Delamotte : au nez, il s’agit d’une bulle assez vive, enrobée par un fin gras et une pointe briochée. Bouche énergique, tendu, sur une minéralité crayeuse veloutée, dessinant un grain salivant. Finale élégante et complexe, à la fois sur une acidité liée au cépage (Chardonnay), que sur des amers nobles complétés par une jolie rondeur élégante. Très Bien +


 

Vin n°1 : un nez très frais, élégant, élancé, presque ligérien. Bouche plus structurée, assez ronde, de belles notes grillées / fumées. Un petit grain presque tannique apparaît. Finale sur une grande allonge, elle aussi un peu ligérienne. Très Bien
Je reste toutefois sur un Chardonnay de Bourgogne, sans plus de précision. Il s’agit d’un Petit Chablis 2015, Vincent Dauvissat

Vin n°2 : un nez d’abord très opulent, puis finement grillé, évoquant les bourgognes nobles. C’est élégant et presque floral. Bouche énergique, grillée et presque tannique. Fins amers sur le zan, d’une empreinte superlative. Granulosité salivante en bouche, avec du gras. Finale claquante qui dégage une fraîcheur sur la rétro-olfaction. Extrêmement élégant et structuré. Excellent +
Je pars sur un Chassagne Montrachet un peu élevé. Il s’agit d’un Saint Aubin, premier cru en Remilly 2018, Bernard Moreau.

Vin n°3 : un choc au nez avec ces fragrances fines, aromatiques et aériennes. La bouche est par contre très puissante, terrienne, avec une granulosité saline, le tout sur un registre toujours bourguignon « classique ». En bouche, on retrouve cette structure, avec un grain salin, une fine sucrosité salivante et une longue empreinte. Finale magnifique, grillée, fumée, sur le zan, une pointe d’amers nobles. Un grand vin. Excellent ++
Dans le doute, je pars sur un Grand cru ( ?), plutôt Charlemagne compte-tenu de notre budget. Il s’agit d’un Nuits Saint Georges, premier cru Clos de la Maréchale 2020, J.F. Mugnier.

Vin n°4 :  une robe rouge rubis éclatante, peu dense, sans être diaphane. Nez qui pinote clairement, sur un registre de granulosité tonique. Bouche avec une impression à la fois jeune et à la fois fondue ! C’est « doux », velouté, infusé. Finale suave, superbe, avec une vivacité relevée par des notes d’alcool juste dosées. Belle allonge sur la finesse. Excellent +(+)
C’est simple, je ne vois pas. Cela m’évoque un Nuits côté Vosne bu précédemment mais sans garantie. Il s’agit d’un Volnay, premier cru les Santenots du Milieu 2017, domaine des Comtes Lafon.

Vin n°5 : avec le fromage, ce blanc se caractérise par une vivacité enjouée (je pense à Mr Kite des Beatles). C’est frais, faussement léger car bien construit. La bouche est ronde, élégante et vive. Mariage réussi avec les fromages, pour un – me semble-t-il – village tout à fait à sa place. Très Bien +
Il s’agit d’un Hautes-Côtes de Nuits, Clos Philibert Monopole 2018, domaine Méo-Camuzet.

Vous l’aurez compris, le thème était : les blancs des grands faiseurs de rouges et les rouges des grands faiseurs de blancs. Nous sommes bien évidemment tombés dans le panneau et même si notre prestige s’en trouve écorné, nous avons pris énormément de plaisir à ce jeu. Au risque de me répéter, cet établissement constitue, pour moi, l’un des plus beaux complexes de France. Si nous préférons le « petit » hôtel du Parc pour des raisons financières (autant boire mieux), la table est digne des plus grandes, avec des assiettes toujours renouvelées, des associations toujours justes … et une carte des vins qui prend de l’épaisseur année après année.Mention spéciale au service millimétré et à l’écoute.

Nous reviendrons avec très grand plaisir.

Bruno
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22 Mai 2023 17:38 #74

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Réponse de Marc C sur le sujet Dîner gastronomique à l'Hostellerie de Levernois

"Homard bleu, chou kale, artichauts poivrade, tortellini et shiitaké, jus de carapace"

Un intrus s'est glissé dans cette liste d'ingrédients, sauras-tu le retrouver ?

Marc
22 Mai 2023 20:07 #75

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Réponse de bassaler sur le sujet Dîner gastronomique à l'Hostellerie de Levernois

Il est des endroits où il fait bon revenir. Le restaurant gastronomique de l’ Hostellerie de Levernois en est un. Au-delà des années et au-delà des modes, il règne en ce lieu une constance dans l’accueil, dans le service et dans les prestations liées à la table.

Nous retrouvons cette année des « têtes familières », gardiens d’une certaine tradition, et de nouvelles silhouettes, preuve que la tradition et le changement peuvent cohabiter en bonne intelligence.   Après un apéritif constitué d’un Champagne Delamotte construit sur une minéralité acide vive, une tendre amertume légèrement briochée, une assise calcaire en bouche et une sorte de mâche sur un registre frais. Ce champagne toujours excellent était accompagné de quelques amuse-bouche de grande qualité. Le ton est donné, la suite ne sera que confirmation et révélation.

Nous partons sur le menu « Dégustation » pour lequel nous avons laissé carte blanche à Philippe Meurger, sommelier-chef de l’Hostellerie, pour un voyage bourguignon (liquide), le tout servi à l’aveugle.
Amuse-bouche végétal : frais et coulant. Belle mise en appétit  

 
 Palet de pommes de terre, caviar Osciètre, cœur coulant, condiments, mimosa, sauce fumée : nouveauté tant dans les associations de saveurs que de textures. Grand plat jouant sur de superbes contre points  

 
Blanc de bar de ligne aux algues dulse, fenouil confit aux agrumes et coquillages, sauce marbrée : une cuisson millimétrée du poisson, un fenouil confit très aromatique mais respectant la délicatesse du bar, une sauce succulente

    
Encornet et homard bleu, spaghetti à l’encre de seiche, sauce au Chablis
 
   
Remplacé pour ma part par une Noix de St Jacques, légumes croquant et sauce crémée : le croustillant et la tendresse. Cuisson « saisie » en surface, du velours à l’intérieur. Superbe encore
 
   
Suprême de pigeonneau de Patrice Sanchez au foie gras, cuisses en chartreuse de chou vert, sauve velours : richesse, élégante, finesse. Tout est dans ce plat
 
   
Plateau de fromages
 
   
En attendant le dessert, … un sorbet tout en fraîcheur
 
   
Crémeux au chocolat noir grand cru Alpaco et champignon biscuit noisettes, crème glacée : un dessert léger pour finir ce repas
 
 Pour accompagner ce repas, quelques vins servis à l’aveugle par Philippe, « notre » sommelier qui nous concocte toujours de beaux défis ! Va-t-on retrouver (au moins) les appellations ?   Vin n°1 Un nez fin, élégant, minéral avec une pointe miellée. Bouche montrant une belle vivacité, légèrement gras, laissant transparaître une structure presque cristalline. Minéralité saline et opulence intégrée. Empreinte sur la fraîcheur, la droiture et une sorte d’allonge avec le palet de pomme de terre, laissant resurgir des amers superlatifs. Avec le bar, l’ensemble se fond, devient réglissé et miellé. Excellent ++
Verdict : je pars d’abord sur un côte chalonnaise, puis un Chablis. Philippe m’indiquant un « grand classique de Chablis », j’ose une Montée de Tonnerre sans plus de précision. Il s’agit d’un Chablis, premier cru Montée de Tonnerre 2019, domaine Raveneau

Vin n°2 Un nez de chardonnay présentant une réduction fine mais présente, une grillure salivante. Structure sur l’élégance, sans opulence. Bouche toutefois charnue et fraîche, un joli grain dessinant une belle mâche. Finale complexe, ronde et vive, enveloppante et fraîche, pointe glycérinée. A l’aération, une sorte de floralité se développe. Excellent
Verdict : C’est un bourgogne classique mais sans précision supplémentaire pour moi. Il s’agit d’un domaine déjà dégusté (bu) et apprécié, par son boisé élégant : us précis. Chassagne-Montrachet, premier cru Morgeot 2018, domaine Bernard Moreau 

Vin n°3 Un nez sur le fruit incontestablement, une légère retenue à l’ouverture. Fragrances aromatiques (cannelle ?), une pointe granuleuse (tannins ?) et une sensation de charme et de suavité. Bouche accomplie, présentant une belle nervosité, associant rondeur et allonge. Notes épicées fines. Un pinot assez corpulent avec une belle acidité de structure. Très belle association avec la chair tendre et délicate du pigeon. Excellent +
Verdict : un côte de Nuits sans autre précision. Il s’agit d’un Gevrey-Chambertin, premier cru Lavaux St Jacques 2017, domaine Harmand-Geoffroy

Vin n°4 (avec le dessert) Vin de Chypre, Commandaria Saint Barnabas : une solera dont le nez oscille entre Xeres et Madère, sur les pruneaux, des fruits noirs bien murs, une pointe rancio évoquant les plus beaux Tawnys. Bouche superbe, racio, sur l’amertume, une charge tannique imposante et délicate (tannins civilisés). Avec le chocolat, des amers fins nobles se développent. Excellent +(+)

Encore une soirée mémorable, sans aucune fausse note. L’impression d’être « à la maison », avec la distance qui s’impose, la proximité qui réconforte. Un immeuble merci à l’ensemble des équipes, en cuisine et en salle, pour cet instant de magie orchestré par Bernard Bruyer en salle et Philippe Meurger en cave. Philippe Augé nous a une nouvelle fois régalé.

Bruno    
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27 Oct 2023 16:52 #76

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Il m'énerrrrrrrrrve...

Et en format sympa, c'est encore pire................

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27 Oct 2023 17:08 #77
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Réponse de Jeanveux sur le sujet Dîner gastronomique à l'Hostellerie de Levernois

Joli repas, jolis vins, ça fait envie!

Une remarque d'ordre général et donc pas du tout dirigée contre ce restaurant. Personnellement, je n'en peux plus du pigeon proposé de nos jours dans un nombre incroyable d'établissements, qu'ils soient bistronomiques ou gastronomiques. Bien sûr les cuissons sont toujours parfaites, le filet rosé, la cuisse confite, parfois les abats en tartine, la sauce sirupeuse, toussa-toussa, rien à dire la plupart du temps, mais que diantre! un peu d'imagination, sinon je vais finir par croire que ce volatile permet aux restaurateurs une marge qu'ils ne peuvent pas ignorer dans la déclinaison de leurs menus dégustation.

Dernièrement, 2 restaurants où nous sommes allés sur un week-end proposaient encore le pigeon (L'Ousta Maï et La Table d'Uzès). Mais comme à présent j'ai décidé que le pigeon ce ne serait plus (pour) moi, j'ai à chaque fois demandé à remplacer le bestiau et cela n'a pas posé de problème.

Jean
27 Oct 2023 17:31 #78

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Réponse de bassaler sur le sujet Dîner gastronomique à l'Hostellerie de Levernois

Jean, peut-être aussi parce que le pigeon permet pas mal d'accords réussis avec le vin
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27 Oct 2023 18:15 #79

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Réponse de bassaler sur le sujet Dîner gastronomique à l'Hostellerie de Levernois

Oliv, j'ai été raisonnable sur le fromage. Pas dépassé la dizaine !!!!
 
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27 Oct 2023 18:15 #80

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Réponse de bassaler sur le sujet Hôtel du Parc - Levernois

Pour information, l'hôtel du Parc (le "petit" établissement de Levernois) ferme ses portes définitivement fin janvier 2024. RIP pour cet établissement idéalement placé que François Mauss nous avait fait découvrir il y a plus de 15 ans maintenant

Sans doute pas assez profitable pour la Mademoiselle !
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22 Déc 2023 11:51 #81

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