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Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

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Réponse de Ilroulegalet sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Keller confirme qu'il fait de grands blancs sur des terroirs d'exception.

Concernant les Grunhaus, pas de surprise non plus, mais sans connaitre la hiérarchie des terroirs allemands, je préfère nettement Abstberg à Herrenberg chez ce producteur. Le Eiswein est pour moi un délice, le sauternais a vraiment du pain sur la planche pour relever la tête avec une telle concurrence.

Comme toujours, un grand merci pour ces CR toujours aussi beaux, précis et sympas.

Pour rebondir : l'AbtsE de Keller est peu ou prou la grande cuvée dans la collection régulière (la G-Max étant un cas particulier), ses GG du Roter Hang (Hipping & Pettenthal) étant le plus souvent mises aux enchères de Bad Kreuznach, les suiveurs de riesling allemand considérant souvent que c'est le vin le plus constant des 3 principales GG (Kirchspiel, Hubacker, AbtsE) du domaine.

Pour Maximin Grünhaus, l'Abstberg est effectivement son terroir vedette même s'il ne fait pas de différence de tarification dans la collection régulière. Néanmoins, le Herrenberg est légèrement plus favorable aux Eiswein en terme de climatologie et obtient les faveurs des suiveurs pour ce Prädikat en général.

Sinon je ne comparerais pas les Eiswein avec le Sauternais parce que c'est incomparable (et rigoureusement impossible pour les Sauternais de produire quelque chose approchant ; il fait rarement en-dessous de -5°C plus que de quelques heures consécutives dans la région maintenant).

Sven. Curieux de tout, prédilection pour les vins blancs légers et européens.
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26 Nov 2023 17:36 #61

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Réponse de Benoit Hardy sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Garfield post= écrit: petite question Benoit, quand tu dis que tu ouvres les champagnes 2 heures avant, tu rebouches directement ? et tu remets au frais ou température de cave? 



Le plus souvent j’ouvre et je remets en cave, surtout en cette période de l’année, ça reste très frais. Je fais ça surtout pour les vins jeunes, ceux antérieurs à 2012 par exemple.
26 Nov 2023 20:05 #62

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Réponse de Benoit Hardy sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Ilroulegalet post= écrit:

Keller confirme qu'il fait de grands blancs sur des terroirs d'exception.

Concernant les Grunhaus, pas de surprise non plus, mais sans connaitre la hiérarchie des terroirs allemands, je préfère nettement Abstberg à Herrenberg chez ce producteur. Le Eiswein est pour moi un délice, le sauternais a vraiment du pain sur la planche pour relever la tête avec une telle concurrence.

Comme toujours, un grand merci pour ces CR toujours aussi beaux, précis et sympas.

Pour rebondir : l'AbtsE de Keller est peu ou prou la grande cuvée dans la collection régulière (la G-Max étant un cas particulier), ses GG du Roter Hang (Hipping & Pettenthal) étant le plus souvent mises aux enchères de Bad Kreuznach, les suiveurs de riesling allemand considérant souvent que c'est le vin le plus constant des 3 principales GG (Kirchspiel, Hubacker, AbtsE) du domaine.

Pour Maximin Grünhaus, l'Abstberg est effectivement son terroir vedette même s'il ne fait pas de différence de tarification dans la collection régulière. Néanmoins, le Herrenberg est légèrement plus favorable aux Eiswein en terme de climatologie et obtient les faveurs des suiveurs pour ce Prädikat en général.

Sinon je ne comparerais pas les Eiswein avec le Sauternais parce que c'est incomparable (et rigoureusement impossible pour les Sauternais de produire quelque chose approchant ; il fait rarement en-dessous de -5°C plus que de quelques heures consécutives dans la région maintenant).




Alors oui évidemment pour les Sauternes, mais disons que le profil des allemands avec leur acidité si particulière et leur degré alcoolique plus modeste se prête particulièrement bien en fin de repas, j’aime beaucoup ce que je découvre dans cette région.
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26 Nov 2023 20:08 #63

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Réponse de Benoit Hardy sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Grosse réunion des FFA, les fous furieux anonymes au Petit Verdot. Malheureusement, un des convives n'a pu être présent pour cause d'état grippal, grosse pensée à lui!

Une fois n'est pas coutume dans ce fil, le récit reflète l'ordre de dégustation. Mes vins n'ont pas bénéficié d'une préparation minutieuse quelques heures auparavant comme j'aime à le faire d'habitude mais jouant à l'extérieur, c'est compliqué à mettre en place. Les parisiens, eux, avaient ouvert certaines quilles quelques heures avant mais pas toutes.
Les champagnes

Champagne Roses de Jeanne “La Haute Lemblée” 2008

Dgt 04/2012

Nez délicat qui oscille entre fruits tropicaux, agrumes et craie.

Bouche d’une très belle richesse avec un joli toucher enveloppant, sur des arômes d’abricots de miel et de sels minéraux. Le jus est d’une très grande densité, porté par une belle acidité bien que des amers déstabilisent quelque peu le vin en seconde moitié de bouche pour finir sur une belle finale intense, aussi crayeuse que savoureuse et une bonne longueur.

Excellent.
   
Champagne Jestin 2009

Hervé Jestin était chef de cave chez Duval Leroy et Leclerc-Briant. Ce millésime représente le premier de sa nouvelle aventure en tant que maison indépendante.

Dgt 12/2022

Beau nez intense sur la craie et la fumée.

La bouche propose un jus d’une très belle qualité, vif, énergique et tendu, à tel point que 2009 ne vient pas à l’esprit. Mais par contre l’usage du bois fut trop prononcé et les arômes de fumée masquent un peu trop les indéniables qualités organoleptiques de ce vin. Belle finale sur la pierre mouillée sur une longueur boisée.

Ce serait excellent sans ce voile boisé qui vient parasiter le message de ce vin. Pour le prix réclamé, c’est assez embêtant.
   
Les blancs

Corton Charlemagne Grand Cru domaine Bonneau du Martray 2001

Surprise! C’est oxydé. Nous sommes bien en Bourgogne donc, évidemment, un grand cru qui coute une blinde et qui doit être attendu 20ans, comment cela pourrait en être autrement!
 
Pouilly Fuissé domaine Jules Desjourneys “Les Vignes Blanches” 2015

A l’aveugle, j’ai cru à un beau Chablis.

Nez sur la coquille d’huitre, une touche de vanille mais très diffuse, pierre mouillée.

Bouche tendue et élégante, avec un jus expressif, de la pêche blanche mais surtout pierre à fusil et une très belle minéralité traçante sur la pierre mouillée. Très belle texture de bouche, vin très bien fait. Belle finale où la pêche blanche se dispute à la pierre à fusil.

Excellent.
   
Chevalier Montrachet Grand Cru domaine Michel Niellon 2010

Nez intense de fleur blanche, d’agrumes juteux et d’herbes fraîches.

Bouche aristocratique, toucher enveloppant annonçant un jus d’une grande densité, très belle tension qui vient dérouler un vin qui semble être pas loin de son apogée. L’équilibre entre le gras et l’acidité est idéal pour donner vie aux arômes floraux, une touche d’épice, et surtout un agrume magnifique. La seconde partie de bouche est plus marqué par le bois et les épices mais le vin semble l’avoir bien intégré et l’ensemble reste harmonieux. Belle finale toujours entre gras et tension qui se prolonge admirablement.

Excellent Chevalier.
 
Les rouges

Musigny Grand Cru domaine de Vogüé 2009

Bouteille ramenée en forme de clin d’oeil après notre dernier repas qui vit un 2006 du domaine affreusement bouchonné.

Malheureusement il semble y avoir un sort avec notre petit groupe sur les Musigny de Vogüé. Cette bouteille fut cadenassée et totalement inexpressive. Le jus renfrogné comme en hibernation. C’est terrible ce genre de repas pour ces bouteilles endormies: vu que les vins s’enchainent on ne s’y attarde que peu et on la met de coté.
 
Napa Valley Bond Estate “Melbury” 2006

Bond, c’est le domaine parcellaire d’Harlan Estate qui a été créé en 1999 pour mettre en valeur 6 crus particuliers de la Napa Valley connu pour leur niveau équivalent à nos Grands Crus.

Melbury est une parcelle dont les vignes sont à flanc de coteau, au pied du Lake Hennessey à 400m d’altitude. Cette configuration permet à la vigne de prendre le soleil le matin et de conserver de la fraîcheur durant les chaudes après-midi.

Nez intense de violette, de fraise écrasée et d’espresso.

Bouche très texturée, toucher agréable et doux qui annonce que la cavalerie arrive: le jus s’installe, dense et cacaoté mais doté d’un bel équilibre. C’est une avalanche de fruits noirs sur un lit de cacao. Je trouve que c’est encore un Napa léger par rapport à ce que j’ai pu boire, l’altitude et la présence d’un lac au pied des vignes doit jouer. Il y a une juste acidité pour élancer un ensemble dense mais digeste. Grande finale sur la violette, le cacao et un boisé fin qui s’étire sur une grande longueur.

J’ai beaucoup aimé, mes convives un peu moins peut être
 
Barolo Azienda Agricola G.B Burlotto Vigneto Monvigliero 2009

Nez très parfumé, fraise, menthol, pignons de pin, je pense au Piémont mais sans certitude.

Bouche éthérée, de la dentelle liquide, c’est souple et pur, style féminin mais tout en restant franc avec des notes de menthol, d’épices douces, de fraise et d’orange sanguine. Grand équilibre tout en fraicheur, vin évident tout en étant délicieusement complexe. Grande finale poudrée, à la fois suave et douce, sur une grande longueur.

Grand Barolo, à insérer dans une dégustation de Bourgogne! J’avais pensé à Barbaresco.
 
La fatigue de la journée étant là, je n’ai pas pris de note sur le grand destockage d’un espèce de fou furieux au grand coeur sur des moelleux ligériens de 1997, tout ça car j’ai dit que je m’étais mis au sucre! Je retiens des vins visqueux, plein, à leur apogée, qui n’ont rien à envier à des Sauternes cossus.
   
Pour ma part j'ai adoré la paire de rouge, le Barolo comme le Napa se répondaient parfaitement. Pour les blancs, mention spéciale au Pouilly qui a tenu son rang face à la grosse cavalerie. Concernant les champagnes, relative déception. Le Jestin trop boisé, et RDJ, très bon, mais quand on connait le domaine, peut mieux faire, et sur le long terme c'est un peu le problème, si 60% de mes bouteilles chez Cedric Bouchard ont un haut niveau, les 40% restant sont perfectibles. Pas grand chose, mais des amers pas à l'endroit, une bouteille un peu atone ou éteinte...
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03 Déc 2023 16:56 #64

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Réponse de Marc C sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

La malédiction de Vogüé qui fait mal !  C'est le Las Cases de Chambolle, rien avant 30 ans en petit millésime, 40-50 ans pour les grosses années 😂 

Marc
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03 Déc 2023 18:13 #65

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Réponse de Vaudésir sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Tiens Bonneau du Martray 2001 oxydé ca me rappelle quelques choses 
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03 Déc 2023 18:20 #66

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Réponse de Benoit Hardy sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

N’empêche si on s’amuse à faire la statistique: 

4 bouteilles présentes dans la série sont bourguignonnes. 

1 clairement défectueuse 
1 totalement fermée 

2 des 3 bouteilles issues d’appellations huppées de Cote d’Or n’ont pas performé au niveau attendu. Dur d’être une star 
03 Déc 2023 19:39 #67

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Réponse de oliv sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Champagne Roses de Jeanne, Brut, La Haute Lemblée, 2008
Robe jaune doré léger.
Nez délicat, floral et pierreux, très précis et élégant.
Bouche élancée très bien construite, sur une trame acide bien présente et une jolie concentration.
Finale franche, assez délicate, presque fragile.
Très bien dans un registre peu puissant toutefois.

Champagne Jestin, Extra Brut, 2009
Robe jaune paille.
Nez sur les fleurs blanches et un boisé rococo insistant.
Bouche un peu floue, sur une matière ferme mais qui manque de fraîcheur et de tenue.
Finale sur des amers de bois très marqués qui pèsent sur la buvabilité.
Je n'ai pas aimé.

Domaine Jules Desjourneys, Pouilly-Fuissé, Les Vignes Blanches, 2015
Robe jaune paille légèrement soutenue.
Nez précis, sur une attaque légèrement fumée grillé qui s'ouvre vite sur de belles notes pures de fleurs blanches.
Bouche précise, avec de l'élégance et du fond et qui concilie tonus et confort dans un ensemble rythmé d'une grande lisibilité.
Finale franche et longue très convaincante, sur une grande pureté de goûts floraux et minéraux.
Très bien.

Domaine Michel Niellon, Chevalier-Montrachet, 2010
Robe sur un jaune grisonnant.
Nez hyper précis d'une grande élégance, sur ce classicisme qui a fait la réputation de la région, compromis de notes fruitées florales soutenues par un boisé parfaitement intégré.
Bouche racée, d'une grande trame à la fois élancée et pleine de fond, hyper cohérente d'énergie et de vinosité.
Finale longue et salivante, d'une précision aromatique réelle, avec un petit boisé qui peut encore gagner en fondu.
Un vin évident, digne de son statut.
Superbe !

Bond, Napa Valley, Melbury, 2006
Robe profonde, presque noire.
Nez puissant très agréable, sur les coulis fruits noirs, les épices, quelque chose de végétal médicinal un peu camphré.
Bouche ultra puissante, sur une grosse sucrosité en attaque tranchée par une acidité bien présente et une certaine amertume.
Les tannins sont classieux mais j'avoue que le volume épais et la concentration du vin m'ensuque un peu le pdf.
Finale longue d'une grande richesse.
Trop de puissance pour mes fragilités. Mais irréprochable car très bien fait.

Domaine de Vogüe, Musigny, 2009
Robe grenat bien brillante assez soutenue.
Nez fermé et qui refusera totalement se livrer, n'offrant que de minces notes de laurier, de  poivre gris. Aucun fruit perceptible.
Bouche confirmée en fermeture, sur une belle structure dense et veloutée à la fois, avec du fond, de l'équilibre et une grande qualité de tanins.
Mais les goûts jouant l'auberge du cul tourné, difficile de prendre du plaisir en l'état face à un tel mutisme aromatique.
Le vin fermé d'école car ses qualités structurelles sont là !
Attente impérative.

G.B Burlotto, Barolo, Vigneto Monvigliero, 2009
Bouchon parfait.
Robe encore jeune quoi délicate, sur un grenat clair.
Très beau nez précis et évident, sur des notes de prunelle, de petits fruits rouges et noirs, des senteurs légèrement résineuses très élégantes également.
Bouche encore un peu brute, sur un ensemble acidité pointue et tanins présents assez énergique d'expression qui s'exprime très bien sur un colvert.
Finale longue et fougueuse, sur de beaux goûts fruités épicés.
Un beau vin que j'ai trouvé encore jeune d'expression et de toucher de bouche.
Très bien.

Domaine des Sablonnettes, Coteaux du Layon Rablay, Les Erables, 1997
Robe ambrée.
Nez élégant, précis, sur la poire tapée, des notes fraîches et riches à la fois de fruits séchés (poire, pomme, coing) avec quelque chose d'ultra complexe assez difficile à définir et que je pense être le botrytis (le fameux rôti des bouquins ?)
Bouche magnifique, sur une liqueur franche magnifiquement portée par une acidité somptueuse.
La finale est d'une superbe longueur et buvabilité, sur une richesse totalement mobile et fraîche assez irrésistible.
Splendide !

Domaine Jo Pithon, Coteaux du Layon Saint Aubin, Clos des Bois, 1997
Robe ambrée acajou 
Nez sur le caramel au lait, la pomme au caramel, de légères notes d'évolution, sur le cognac.
Bouche sur une sucrosité forte et pesante avec bien moins de rythme que le Sablonnettes, sur des goûts de confiture de coing mais aussi une pointe d’oxydation caramélisée. 
Finale massive et un peu mangée par sa sucrosité lourde. 
Moins à mon goût.

Domaine Jo Pithon, Coteaux du Layon Saint Lambert, Clos des Bonnes Blanches, 1997
Robe ambrée
Nez sur le tabac, la gelée de coing. 
Bouche plus élégante, très concentrée mais sur une richesse plus mobile que le Clos des Bois. 
Goûts d’évidence sur le coing confit. 
Finale puissante, un peu roborative mais d’une belle concentration et longueur. 
Très bien mais à réserver aux becs à sucres quand même.

Domaine Pierre Bise, Quarts de Chaume, 1997
Robe acajou.
Nez au bouquet précis, posé et complexe, sur la poire, la figue, le coing et des notes comme minérales.
Bouche magnifique, d'une grosse densité plus que sucrosité et portée par une acidité somptueuse.
L'ensemble est d'un équilibre dantesque, celui que n'avaient pas les Jo Pithon, avec une puissance qui parvient à ne jamais verser dans la lourdeur.
Finale interminable, géniale de générosité et d'allonge, chaque goutte apportant un plaisir extrême.
Grand vin.
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04 Déc 2023 22:43 #68

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Réponse de claudius sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Marc C post= écrit: La malédiction de Vogüé qui fait mal !  C'est le Las Cases de Chambolle, rien avant 30 ans en petit millésime, 40-50 ans pour les grosses années 😂 

Marc

La “malédiction” qui em… tout le monde 🙄 
un Musigny 2002 du Domaine bu en juin 2021:
on sent le grand vin mais … il n’est pas prêt 
quel sens de vinifier des vins à boire dans 30-40-50 ans ???

laissez un Kei Shiogai un Nicolas Faure un Maxime Cheurlin ou un autre talent vinifier 1 barrique  ensuite on compare à l’aveugle 😜

 
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07 Déc 2023 10:24 #69

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Réponse de Benoit Hardy sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Agapes de fin d'année
C'est avec une belle sélection de bouteille que nous avons fini la fin d'année avec des gros formats qui plus est! Le protocole d'ouverture et de dégustation reste inchangé, environ 5 à 6h d'aération lente pour les rouges, 2 à 3h pour les blancs et 1h pour les champagnes, sauf pour les vieux par peur de perte d'effervescence. L'ordre du récit ne reflète pas l'ordre de dégustation, et ce, pour plus de visibilité.
Les Champagnes
 
 Champagne Nathalie Falmet “Le Val Cornet” 2014

Dgt 12/2019

Joli nez sur les fleurs blanches, les sels minéraux et la brioche.

En bouche, les agrumes bien mûrs dominent. C’est très agréable, vif mais délié, avec un fond très salin et crayeux. Par contre la suite se corse un peu en finale avec des amers prépondérants qui coupent le vin en le déséquilibrant. Difficile de dire si c’est la bouteille ou la cuvée étant donné que c’est la première bouteille que j’ouvre du domaine. J’ai d’autres bouteilles de cuvées différentes, on verra bien.

Bon champagne, mais frustrant car il se coupe net.
 
Champagne domaine Pierre Paillard “La Grande Récolte Collection privée” 2008

Il y a un an tout juste un an j’avais déjà bu ce vin. Je lui avais trouvé de belles qualités mais un manque de longueur en finale. Je n’ai pas hésité à en racheter, sauf qu’ici le lot sur lequel j’ai fait main basse est inscrit “collection privée” alors que sur celle bue en 2022 il était inscrit juste la mention “millésime”.

La contre étiquette mentionne ici un dégorgement en 01/2020 et un assemblage de 45% chardonnay et 55% pinot noir. Lorsque l’on se verse un verre, la robe annonce la couleur, avec une robe évoluée.

Nez légèrement oxydatif, arômes de poires, de pêches et de pomme sur un fond d’embruns marins.

Bouche crémeuse malgré un dosage minimal à 1g. Un peu d’autolyse, beaucoup de sels minéraux et une belle acidité qui catapulte l’ensemble sur un fond fruité, oscillant entre fruits noirs et poire. C’est beau, vivant et complet à la fois, où la pierre mouillée domine largement. En finale, le Pinot Noir reprend largement le dessus avec une belle vinosité traçante, là où la cuvée “millésime" faisait défaut.

Très beau champagne. Racé, complet, texturé et traçant à la fois.
 
Champagne domaine Bérêche “Rive Gauche Vallée de la Marne” 2009

Dgt 01/2013. 100% Pinot Meunier.

Nez de mandarine et de kumquat confits, avec une belle note oxydative.

Bouche à la maturité évidente, notes de de mandarine confite et d’huile de noix. C’est très riche mais l’acidité permet de préserver une belle fraicheur. Fidèle au millésime. Vin très équilibré, un brin austère dans son expression. La finale est dissociée de l’ensemble avec une grosse note oxydative et des amers prononcés sur une bonne longueur.

Bon champagne, dommage pour la finale qui manque de cohérence avec la bouche.
   
Champagne Cristal Roederer 1990

Souvenir d’avoir bu ce vin il y a 10 ans. Puissance fut le qualificatif en 2013 lorsque je l’ai bu.

Aujourd’hui, c’est tout autre chose, le vin a fait sa mue. Effervescence encore bien présente et fine.

Nez d’orange, de miel, d’amandes confites et de caramel.

La bouche est désormais beaucoup plus douce. C’est délicat et plein de nuance, avec un jus structuré qui se dévoile par strate. On a d’abord le jasmin tout en finesse, puis on arrive sur les arômes confits, où l’orange se mêle aux amandes. La texture est concentrée, c’est caramélisé, mais aussi sirupeux qu’aérien à la fois. Belle acidité que délie un ensemble profond et épanoui. Le vin déroule avec un coté onctueux. Évidemment le dosage est perceptible eu égard aux standards actuels mais c’est harmonieux. Belle finale, qui réussit ici aussi l’alliance entre l'intensité caramélisée des arômes tertiaires et une longueur aérienne et florale impressionnante.

Grand Champagne.
 
Champagne rosé domaine Jacques Selosse rosé brut

Dgt 02/2009

Nez envoûtant sur la framboise, la fumée, la lavande et la pierre mouillée.

En bouche, la fraîcheur est magnifique pour un champagne dont le dégorgement remonte à 14 ans. Le toucher est vif et onctueux à la fois, permettant au vin de développer toute sa palette d’arômes, avec notamment la framboise et la fumée, les 2 arômes dominants.
Puis l’équilibre magnifique d’acidité et fraîcheur permet au jus de dérouler sur des arômes floraux et de sels minéraux. Ce rosé allie densité et délicatesse, il a une présence, quelque chose d’évident. La finale est superbe, crayeuse, saline et sur la pierre mouillée, sur une longueur vibrante.

Grand champagne rosé.
 
 
Dom Pérignon rosé 1990

En Magnum.

Magnifique nez de fraise écrasée, rose, et fumée.

Bouche remplie de plénitude, l’attaque en bouche est douce, tout en délicatesse, sur un fruit rouge éclatant. A aucun moment on ne peut dire que ce vin a 34 ans d’age. Effervescence fine et belle acidité, ce rosé est vraiment harmonieux, un vrai bourguignon. Puis les saveurs florales prennent le relais, sur fond de pierre mouillée. C’est un vin magnifique, tout en élégance et en contraste. Chaque gorgée révèle une nouvelle facette mais je dois avouer que j’ai rarement eu un rosé si floral. Belle finale fumée sur la fraise, grande longueur saline.

Grand rosé, profond, délicat et encore si jeune! Je me souviens l’avoir bu une première fois en 2016 et ce champagne m’avait laissé un peu sur ma faim, ce ne fut pas le cas cette fois-ci où il a tenu son rang.
 
Champagne Louis Roederer Cristal rosé 1988

Nez sur les fruits rouges, abricot confit et fumée. Effervescence délicate.

Bouche complexe et stratifiée possédant une grande fraîcheur qui permet au vin de dévoiler toutes ses facettes avec grande sérénité. Il y a d’abord de la framboise écrasée, puis des fruits confits. Viennent ensuite des arômes torréfiés et plus curieux encore, de la truffe avec des arômes terriens qui prendront de l’ampleur à l’aération. Vin kaléidoscopique qui n’aura pas cessé d’évoluer au fil de la dégustation. Jus dense, servi par un magnifique équilibre. Le vin ne fait pas son âge, il est très raffiné et son évolution est positive. Grande finale sur la fumée, avec une magnifique longueur.

Grand champagne rosé.
 
 
Les blancs secs
Riesling Schlossberg Grand Cru domaine Bott-Geyl 2016

Nez sur les hydrocarbures et le citron.

Bouche très étirée, c’est floral et salin à la fois. Vin très sec avec un bon équilibre. Manque un peu de profondeur et de relance, le vin semble caler un peu en seconde moitié de bouche avant de finir sur une bonne finale terpénique avec du tilleul. Longueur correcte.

Bon Riesling
 
Riesling Rangen de Thann domaine Zind Humbrecht Clos Saint Urbain 2004

Nez d’hydrocarbures, de mandarine et d’écorces d’orange.

Bouche riche mais dotée d’une acidité superbe qui tend un jus sur des saveurs d’abricot légèrement confit, de mandarine et de pêche. C’est très racé et le vin se goûte très sec malgré la présence de quelques sucres résiduels au fond de la bouteille. L’équilibre est impressionnant au vu de la richesse du vin qui se fait catapulter par l’acidité. Grande finale sur de beaux amers d’écorces d’orange et une longueur miellée qui s’étire longuement.

Grand Riesling à maturité.
 
Trebbiano d’Abruzzo Azienda Valentini 2009

Bouteille bue une première fois en 2022.

Nez sur les fruits tropicaux, notamment l'ananas et avec un côté herbacé affirmé.

En bouche, le jus possède une grosse maturité, avec des arômes de fruits exotiques puis une belle minéralité et des herbes fraîchement coupées qui reviennent en seconde partie de bouche. Texture onctueuse, l’acidité apparaît suffisante pour que le vin résiste au temps même si on est pas sur un modèle de rectitude au vu de la richesse que le vin déploie. Belle finale, oscillante entre la pierre mouillée et les herbes douces, sur une bonne longueur.

Très bon vin blanc, très consistant.
 
Sonoma County Chardonnay Peter Michael “Mon Plaisir” 2014

Nez délicat de fleurs blanches, chevrefeuille, abricot et agrumes.

Belle bouche, au toucher crémeux et texturé, possédant un jus riche de belle ampleur. Les notes florales et d’abricots s’entremêlent, pour passer la main à des notes plus tropicales. Le vin reste très délicat malgré cette richesse et la viscosité qui l’entoure, notamment grâce à une très belle acidité qui apporte tension et fraîcheur, permettant au jus de se délier tout en longueur. Finale tout en finesse, vanillée et épicée, avec une longueur saline.

Très beau chardonnay qui allie profondeur, richesse et finesse tout à la fois.
 
Batard-Montrachet Grand Cru Domaine Marc Colin 2008

Nez très élégant sur les fleurs blanches, très légèrement vanillé, et de la pierre à fusil.

Bouche au toucher très vif, c’est huileux sans être gras, avec une magnifique acidité qui va guider un jus qualitatif et dense. L’attaque est aussi saline que beurrée. Le vin fait très jeune, ce qui est à signaler au vu de la période touchée par les premox. Ensuite le vin déploie toutes ses facettes, avec d’abord un boisé très bien intégré qui fait corps avec le vin, fleurs blanches, fruits blancs et noisettes s’enchainent de façon harmonieuse. Le jus a toujours cette consistance huileuse sans aucune sensation de gras. C’est complet et équilibré. Puis vient la finale où la puissance du Batard s’exprime à plein: le vin prend une ampleur énorme et monte dans les tours pour se déployer en queue de paon et exploser sur des arômes beurrés et de pierre à fusil pour ensuite se délier sur une longueur florale magnifique.

Grand chardonnay bourguignon qui me réconcilie avec le savoir faire de la région.
 
 
Les rouges

Gevrey Chambertin 1er cru Clos Saint Jacques domaine Bruno Clair 2009

Les vins de Bruno Clair nécessitent beaucoup d’aération. Celui-ci ne s’est vraiment exprimé qu’après 4h d’aération, à l’ouverture le vin était complètement atone.

Le nez est sur un bouquet de cerise et de groseille avec un trait de fumée.

Belle bouche avec un jus texturé, c’est grainé et soyeux à la fois. On distingue la richesse caractéristique du millésime mais de façon très fine, tout est intégré dans un profil sans excès, tout en élégance. Belle structure raffinée, ça manque un peu d’intensité en seconde partie de bouche mais la finale est belle, pierreuse et florale à la fois, sur une finale finement saline.

Très beau Bourgogne, qui doit vieillir encore un peu à mon sens pour atteindre son apogée dans quelques années.
 
Romanée Saint Vivant Grand Cru domaine Hudelot Noellat 2008

Bouteille achetée au domaine et conservée dans ma cave depuis.

Nez de fruits rouges et d’épices douces.

La bouche fait immédiatement penser à Vosne, notamment grâce aux épices douces qui dominent. Sensation de jeunesse, acidité précise, le jus n’est pas des plus intense mais les arômes de thé, d’épices et de fruits rouges viennent combler ce déficit. Très belle texture soyeuse qui fait glisser le vin et qui fait oublier (presque) un manque de profondeur eu égard au pedigree. L’équilibre est présent, qui nous amène à une finale, certes intense, quoique courte eu égard encore une fois à l’appellation.

Très bon Bourgogne, mais qui peine déjà à justifier son prix domaine au vu du manque de complexité et de profondeur, alors au prix du marché c’est juste une folie. Pas de miracle sur cette bouteille, les limites du millésime 2008 sont bien présentes.
 
Montepulciano d'Abruzzo Azienda Valentini 1997

J'ai déjà bu cette quille plusieurs fois avec le souvenir d'un vin délicieux mais ici, le nez sur le vernis à ongle et une bouche décharnée furent les signes d'une bouteille morte. A l'aération, ça a fini par sentir vraiment le cadavre...
 
Barolo Fratelli Parusso “Bussia” 1990

Nez harmonieux sur des notes terreuses, fruits noirs, rose fanée et épices.

En bouche, la fraîcheur du vin est frappante. Le jus est fringant sur une attaque franche, le jus est délié, déroulant des arômes de fruits noirs et de sous-bois. Bel équilibre avec une acidité vivante qui étire un vin dense. Seconde moitié de bouche sur la rose et les épices douces. Belle finale épicée sur une longueur délicate et appréciable sur la rose fanée.

Très beau Barolo, loin d’être sur le déclin.
 
Barolo Vigna Rionda Poderi et Cantine Oddero Riserva 2006

Nez parfumé typique du Barolo: floral, épicé et fruits noirs.

Bouche mentholée avec un fruit acidulé. Le cèdre est intégré et une fine acidité élance bien un beau jus au duo floral/épicé en seconde partie de bouche. C’est équilibré et sapide, très agréable et aux antipodes des Riserva séchants qui sont encore trop nombreux. Ici le style est au Barolo agréable et floral, où le boisé sert de relais harmonieux pour que le vin s’exprime au mieux. Belle finale suave sur une bonne longueur.

Très bon Barolo.
 
Barolo Luciano Sandrone Cannubi Boschi 2005

En magnum.

Bouquet sur les épices, les fruits noirs, le cuir et une pointe de balsamique.

Bouche mentholée avec un jus dense mais totalement délié qu’étire une belle acidité intégrée. Les épices dominent et se mêlent harmonieusement aux fruits noirs et à la pointe de cèdre. Belle complexité avec des herbes médicinales qui pointent à l’aération, du cuir et cette touche de balsamique en finale qui réhausse l’intensité tout en gardant un coté très digeste avec une belle longueur

Très beau Barolo, sapide et racé.
 
 
Les blancs liquoreux

Ma nouvelle marotte depuis peu, ce sont les vins allemands.

Riesling Willi Schaefer Graacher Himmelreich Auslese #12 2003

Nez sur les fruits tropicaux, mangue, fruit de la passion et vanille.

Bouche à la richesse affirmée, mais servie par une belle acidité. Aucune lourdeur ici, le jus est porté de bout en bout par une belle trame acide, et pourtant, de la concentration, il y en a, avec du marzipan, un mélange de pêche confite, d’ananas, d’orange et de vanille. La tension donne de la cohérence à cet ensemble. Belle finale sur la mangue, dotée d’une longueur saline appréciable.

Très bon vin mosellan.
 
Riesling Mosel Saar Eitelsbacher Karthauserhofberg Trockenbeerenauslese #20 Versteigerung 2005

(cuvée enchère)

Nez intense sur l’ananas confit, les hydrocarbures et les fruits tropicaux.

La bouche est impactante, le jus d’une densité énorme frappe tout de suite le palais. Le vin est épais, un véritable miel vineux, sur des arômes d’ananas prédominants mais l’acidité énorme arrive tout de suite derrière pour prendre le relais et apporter une tension bienvenue qui évite toute lourdeur. C’est ainsi que les arômes floraux et de fruits tropicaux s’installent avec beaucoup de sérénité sur ce vin riche mais à l'acidité redoutable. Cela s’étire tout en longueur avec une intensité rare jusqu’à une finale qui “claque” dans la gorge toujours sur de beaux arômes de fruits tropicaux et de miel sur une excellente longueur.

Très beau vin, mais qui manque un peu de nuance et de délicatesse selon moi. La marque du millésime de ce que j’ai pu comprendre.
 
Riesling Trockenbeerenauslese Hessische Staatsweingüter Kloster Eberbach Hochheimer Domdechaney 1976

Robe digne d’un vin rouge.

Nez de café, cassonade, sucre brûlé et figue confite.

Bouche cacaotée, jus énorme de densité et de sucre que l’acidité encore fringante bien que sur le déclin permet de propulser et étirer pour que le vin exprime une très belle complexité harmonieuse telle que décrite au nez. Le café mêlé à la cassonade domine mais le vin reste particulièrement digeste compte tenu de sa concentration hors norme. Belle finale salivante sur la figue et les fruits confits sur une bonne longueur.

C'est un vin complexe et excellent mais qui commence à être sur le déclin pour être honnête. Il y a 10 ans il devait être grand.
 

En voilà une belle série! Pour les champagnes, les grandes maisons ont tenu leur rang, prouvant une fois de plus la capacité de vieillissement de leurs cuvées. Légère déception pour le Falmet et le Bérêche, tandis que j'ai vraiment apprécié le Paillard.

Pour les blancs, ils étaient chacun dans un style très différent, donc difficile d'en sortir un classement. Mon favori fut néanmoins le Batard Montrachet. J'ai beaucoup apprécié la découverte du Peter Michael.

Les rouges, le Romanée Saint Vivant m'a déçu. Le Valentini totalement mort fut remplacé avantageusement par le Bussia 1990 que je considérais à tort comme un outsider. J'ai beaucoup aimé l'Oddero aussi.

Enfin, pour ls vins liquoreux, je goute enfin un beau Schaefer, le Karthauserhof manquait de nuance pour moi, et le Kloster Eberbach fut vraiment agréable.
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02 Jan 2024 13:09 #70

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Réponse de Vaudésir sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Pour Falmet est-ce les cuvées parcellaires que tu as prise ? Bu une ZH 318 2014 très joli en octobre. 
Pour l'allemand ( cuvée enchère ) nous avons eu la chance de boire grace à Vivien sur 2004 un 'Auslese N°55 AP14-05 et une Goldkapsul N°52 AP15-05 très beaux.
Merci pour ces belles bulles bues.
Stephane 
02 Jan 2024 13:49 #71

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  • Benoit Hardy
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Réponse de Benoit Hardy sur le sujet Champagnes d'auteurs et belles bouteilles

Salut Stéphane:

Pour Falmet ce fut Val Cornet, ça m'a tout l'air d'être la ou l'une des cuvées générique du domaine. Au prix auquel je l'ai payé (40€) c'est loin d'être scandaleux. J'ai ZH318 sur 2012 et Terra 2014 en cave, on verra bien, ce sont des cuvées plus "ambitieuses".

Pour les allemands, mes plus belles émotions sur des liquoreux ont été avec Grunhaus. Je peine à trouver un équivalent mais le niveau des autres reste très élevé!

 
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02 Jan 2024 14:29 #72

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