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Week-end studieux pour admins assoiffés !

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claudius a créé le sujet : Week-end studieux pour admins assoiffés !

Week-end studieux pour admins assoiffés !





LPV vu de loin et du dehors, depuis 17 ans maintenant, ça donne l'air d'un gros machin qui tourne tout seul, accueillant quotidiennement plusieurs centaines de contributeurs et plusieurs milliers de lecteurs qui trouvent ici informations, coups de cœur comme occasions de rencontres dans un espace ouvert et totalement autonome.

Et pourtant, pour avoir maintenant parcouru le navire des fonds de cale à la vigie, de la salle des machines au buffet d'accueil, je peux confirmer que le paquebot est loin de fonctionner en mode automatique, exigeant de la part de ceux qui tiennent la barre une attention de tous les instants afin d'espérer ne pas envoyer nos gentils passagers s'écraser le sifflet sur le première iceberg qui passe.
Beaucoup de site qui se voyaient King of the World ont terminé dans le froid glacial des abysses du web et s'il est une valeur partagée par l'équipage, c'est bien de faire tout notre possible pour éviter ça !






L'équipe LPV, c'est comme le monde actuel, ça voyage, ça circule, ça mondialise à fond. Y'a du frouze, y'a du suisse, y'a du belge, des citoyens du monde toujours très attachés à la francophonie !
Mais parvenir à réunir toute l'équipe tient de la gageure et impose à chacun un certain effort pour libérer du temps dans un agenda qui confine parfois au ministériel !

Sauf qu'à la longue, les skype et le virtuel, les coucous sans courroux à travers l'écran sans même se claquer la bise, ça vous assèche le toboggan et ça vous frustre l'amitié, toutes ces belles paroles hydratées à la salive !
Donc cette année, Jérôme ayant eu la gentillesse de nous proposer le gîte, le couvert et le bureau, c'est décidé, on migre !

Claude et Yves arrivent de Suisse, Denis qui devait voyager avec moi prendra le TGV suivant suite à un métro récalcitrant, me laissant toute latitude à profiter des joies de la salle des pas perdus de la bucolique gare de Bellegarde pour vous tagguer l'intégralité de la rubrique Chave !
Restera notre ami Luc pris par les nécessités d'un quotidien chargé et dont j'aurai la digne et imposante responsabilité de porter la voix ! Les gars, j'vous préviens, souvenez-vous de la signature du Fonz' ! Cette année, pas de débat possible, l'argument d'autorité plaide pour moi ! ::oups::
Jérôme est dans les starts, en mode affuté tel un sportif avant les JO ! A peine l'AG clôturée, il prendra la route vers ses vignes chéries ! M'est avis que ça va tailler en mode Stakhanov pointu vu comme il trépigne !






Bon, les copains, j'peux vous dire qu'on aura bossé avec une productivité à faire baver un patron japonais !
L'avenir dira si nous parviendrons à concrétiser tous ces efforts.
Mais en tout cas, l'intention y est !

C'est pas tout ça mais vous vous douterez quand même qu'on a beau jouer aux cadres sups de multinationales, on en reste pas moins des LPViens dans l'âme à la pépie qui pointe ! C'est que causer et brainstormer, ça assoiffe !

En piste pour les ateliers d'hydration qui n'ont pas manqué d'irriguer ce super week-end.

Oliv




Atelier du vendredi : Des mérites du pinot noir sur l'esprit d'équipe




Champagne Soutiran 1er cru, cuvée Alexandre

Claudius
1er nez sur la pomme avec un poil d'oxydation, assez simple, paraît presque éventé, termine court

Oliv
Bouchon bien chevillé.
Robe claire avec peu d'effervescence.
Nez terne, un peu usé, sur des notes oxydatives légères et un fruit un peu éteint.
Bouche linéaire, sans réelle trame ni rebond, à la bulle très peu présente.
Finale sans tenue ni longueur.
ED ?


Caveau Quinard, Bugey, Chardonnay Vieilles Vignes, 2017

Claudius
Nez sur le fruit, coing, pointe de fumé, encore marqué par le baby fat / glycérine, beurré, mûr, fait penser à certains Bourgogne, surprise un Bugey à 8 €

Oliv
Robe assez dorée.
Nez généreux, d'une opulence causante sans largeur écœurante, en tout cas le premier soir, sur des senteurs de fruits jaunes bien mûres lovées dans un élevage présent mais cohérent. Deux jours plus tard, le fond de bouteille s'exprimera de manière un peu plus caricaturale.
Bouche ample en attaque, sur une texture glycérinée tapissante mais bien mobilisée à la fois par une acidité agréable.
L'équilibre est réussi, plutôt en générosité mais sans lourdeur, avec un côté ouvert agréable.
La finale en revanche est assez courte, laissant des goûts boisés un peu perceptibles.
Bien+ et à boire en jeunesse, je pense car pas sûr que l'ensemble cohérent ne se désagrège pas.

Mais allez savoir ! On ne donne jamais leur chance aux vins de petite réputation.
Jérôme, endors-en une au fond de la cave du Clos pour l'AG 2029 qu'on sache si le vin a mieux vieilli que nous ! ::dance::



Clos Veličane 2017 - Pinot gris

Claudius
Robe transparente sur les tons blancs, eau de rose, bonbon anglais, encore un peu de glycérine, plus de fruit et d'énergie, assez marqué par une acidité qui porte le vin jusqu'en finale, termine sur une note d'amertume pas désagréable.

Oliv
Robe cristalline à peine grisée.
Nez franc, ouvert, sur de fines notes de fleurs blanches, de guimauve et qui partent sur la pêche blanche avec le réchauffement dans le verre.
Bouche croquante de fruit, sur une pureté de goûts agréable, assez simple au niveau tactile avec un petit manque de fond pour équilibrer totalement amertume et acidité.
Si l'ensemble possède une vraie buvabilité apéritive par sa franchise et sa netteté aromatique, j'aimerais plus d'impact et de densité en bouche pour dépasser cette efficacité simple.
C'est le moment où quand je fais mon grincheux, le Président Mauss sort Bertha du garage pour ventiler le schpountz... ::oups::
Bien. Et nettement plus en place que lorsque j'avais goûté ce vin à peine mis en bouteille.


Trimbach, Alsace Riesling, cuvée Frédéric Émile, 2009

Claudius
Nez sur les fleurs blanches, pointe de camphre et pétrole, Riesling ?
Très belle bouche dynamique sur le fruit mûr, minéralité, pierre concassée, bel équilibre, j'aime.

Oliv
Robe jaune paille.
Nez pas désagréable si on y est pas rétif mais un peu monolithique, sur des notes d'hydrocarbure (gasoil) et qui prennent un peu le pas sur un fruit assez riche, sur le citron confit. L'aération libère de jolies senteurs de menthe.
Bouche en revanche immédiatement classieuse, sur un beau volume dense avec de la richesse et à la fois une vraie trame acide amère très agréable qui relance le vin et le propulse avec allant.
Si l'aromatique est un peu plus complexe et apaisé que le nez de station service, son manque de complexité est la seule limite au plaisir apporté.
Mais la qualité tactile de la finale, salivante et longue de ce vin sérieux est vraiment remarquable.
Très bien !


Domaine Monin, Bugey, Manicle Pinot Noir, 2016

Claudius
Fait penser à un pinot noir mais le nez est atypique ...eh bien c'est bien du pinot noir !
bel équilibre, pointe réglissée, beau fruit mûr et élégant.
Equilibre sur la fraîcheur mais avec un fruit mûr et agréable. Un Pinot Noir pour 15€
à placer dans la rubrique alternatives aux PN de Bourgogne

Oliv
Robe grenat clair.
Très joli nez immédiat et sexy, sur des senteurs indéniablement pinot, avec de la richesse, sur la grenade, la fraise, un enrobage épicé qui ne cessera de s'affirmer avec le réchauffement.
Jolie attaque juteuse et délicate, sur une aromatique fruitée et épicée très agréable de franchise.
Le milieu de bouche reste toutefois un peu linéaire et sans beaucoup de fond, sur un équilibre sacrément gourmand toutefois, avec une petite amertume finale en dégustation seule.
Une bien jolie découverte que ce vin simple mais délicieusement immédiat et sexy ! (tu)


Château La Grâce Dieu - Les Menuts - St Emilion Grand cru 1975

Claudius
Note fumée, ensuite herbes sèches, bouquet hyper-évolutif, beau fruit mûr confit, finale un peu sèche ... bonne surprise pour pareille vieillerie, mais pas vraiment excitante.

Oliv
Robe évoluée, sur un tuilé avec encore du fond et une certaine turbidité.
Nez au bouquet intéressant, sur un végétal marqué qui s'exprime sur le foin, presque les herbes de Provence, des notes fumées.
La bouche est moins intéressante, sur une attaque honnête mais sans vrai équilibre ni réserve de fond, avec une petite dilution qu'une aromatique tertiaire sympathique ne suffit pas à sauver de l'anodin.
Superflu si n'était le respect pour le plus que quarantenaire.

Dfried
La robe sombre montre des traces de maturité, mais pas de signe de sénilité.
Au nez c'est un peu herbacé, discrètement empyreumatique, mais somme toute du fruit mûr aussi.
Il y a de la matière en bouche, avec un fruit un peu compoté bien présent.
En revanche, la finale est totalement écrasée.
Certes, rien de vraiment excitant, mais c'est tellement surprenant au vue de cette relique maltraitée que l'on se surprend à trouver cela finalement pas mal surtout si le vin devait accompagner un plat.
Le lendemain si le vin ne s'est pas fondamentalement amélioré et a perdu encore un peu au nez, il ne s'en est pas moins encore un peu plus équilibré en bouche.
Comme quoi les noms ''modestes'' et les millésimes fermés à jamais... En tout cas pour ceux qui ont la chance d'être encore là et en bonne santé.


Domaine Maillard, Corton Renardes, 2005

Claude
demi-aveugle pour moi, puisque je m'occupe du service des 4 vins suivants
Combien de fois ai-je parlé de ce vin sur LPV ? il a été spécialement amené pour Oliv, je voulais voir sa réaction ... Je vous laisse découvrir son CR.
Ce Corton m'a non seulement offert un plaisir immédiat mais il m'a une fois de plus étonné , voire choqué, mettant en difficulté les vins à pedigree ronflant qui venaient après lui.

Oliv
Robe grenat avec un très léger orangé sur l'extérieur du disque.
Nez complexe et posé, ouvert, sur un beau bouquet riche et franc, sur des notes de fruits noirs épicés qui commencent à verser vers un très beau floral séché d'évolution. L'ensemble est parlant et d'une grande accessibilité.
Bouche vraiment superbe de chair et de plénitude, sur un déroulé à la fois parfaitement mûr et mobile sur le palais, avec une trame et de la relance.
Finale délicieuse de présence et de persistante, sur une qualité de tanins classieuses.
Superbe vin ! (tu)

Ce vin, je lis et j'entends Claude m'en parler depuis une décennie au moins.
Je ne saurais mieux vous exprimer mon ressenti immédiat en goûtant ce vin qu'en recyclant ce mot si cher au Président Mauss : "il y a des vins à problèmes. Et il est des vins solution".
Pas besoin de vous dire que ce Corton Renardes incarne à merveille la seconde catégorie !
Bravo Claude pour cette pépite !



Clos des Lambrays 2005

Claude
Vendredi après-midi, ouvert en apéro dans le train qui nous emmenait à Oyonnax, nous nous somme régalés ! beau Bourgogne mûr et expressif, bâti sur l'élégance, belle allonge en bouche. Nous nous sommes régalés.
Vendredi soir après le Corton Renardes, il fait pâle figure :O! :roll: , semble tout à coup manquer de précision, les contours sont diffus manquent de netteté, choc à la découverte de l'étiquette ! ... en s'efforçant d'oublier le vin précédant, délicat et raffiné en bouche , termine sur une finale longue ... un vin qui a divisé les opinions.
Dimanche midi, le fond de la bouteille est cuit, comme tous les restes de pinot noir.

Oliv
Le schisme du week-end !
Robe grenat plus claire que le Corton.
Nez bizarre et qui le restera pour moi tout au long de la soirée, sans que j'arrive à lui trouver une cohérence.
S'y côtoient des notes de goudron, de caramel qui perturbent le fruit mais plus encore une pointe volatile qui me chatouille le nez et qui parasite encore plus l'ensemble.
Confirmation en bouche où je retrouve un petit effet cisaillant pour un vin avec de la densité et du fond mais un côté serré pointu qui parait un peu aride à côté du déroulé glorieux du Maillard.
La finale offre de l'allonge mais j'ai beau y retourner, je n'y prends pas vraiment de plaisir !
A revoir car j'ai pas tout compris...

J'vous dis pas le moment de solitude quand tu renâcles face à 4 cadors, de ceux qui ont forgé ta passion du vin...
J'ai bien cru que j'allais passer au goudron et aux plumes... :whistle:



Domaine Sylvie Esmonin, Gevrey-Chambertin 1er cru Clos St Jacques, 2005

Claude
Fruit noir, note de torréfaction agréable, flots de fruit mûr, intense, serré, noir, très beau !
je l'ai déjà goûté plus à point (CR sur LPV)

Oliv
Robe profonde, à peine orangée sur l'extérieur du disque.
Nez puissant, concentré, juteux, sur les fruits noirs, le café froid, le poivre gris et une petite réduction grillée qui comprime un peu l'ensemble. L'ensemble est riche et rassurant, d'un attrait certain.
Bouche magnifique de présence et de puissance contenue, avec une densité à cœur pleine de potentiel mais une qualité de tanins et d'intégration de l'acidité remarquables et qui posent un équilibre de grande classe.
Si l'ensemble reste jeune d'expression, le vin n'est en aucun cas fermé et offre beaucoup de plaisir et de charme.
Très bien+, sûrement grand un jour. (tu)


Domaine Dugat-Py, Charmes Chambertin, 2004

Claude
Nez étonnant, complexe, construit, bois de santal, note végétale qui se transforme en géranium surtout à la vue du millésime sur l'étiquette, concentré, structuré, hyper-dynamique en bouche, c'est étonnant mais pas tout à fait convaincant.

Oliv
Robe trouble et évoluée, sur des notes marron rouille.
Eh oh, on a changé de millésime, les copains là ?! Dingue comme ça renifle la punaise et la chiure de coccinelle à fond les ballons, avec un peu de fumée autour pour enrober l'ensemble. Autant dire qu'après le charme des vins précédents, ça détonne.
Bon, ouf, la bouche possède quand même un certain fond, avec une matière présente qui statue l'attaque de bouche mais force est de constater que l'acidité est haute et que les goûts végétaux parasitent un peu le plaisir.
En revanche, les tanins sur la finale sont parfaitement enrobés.
A revoir seul, en cueillant des petits pois ?
Peu de plaisir car trop marqué par le végétal.


Domaine Anne et Hervé Sigaut, Morey Saint-Denis 1er cru Les Millandes, 2005

Claude
Nez épicé sur la groseille pas tout à fait en place, en bouche un équilibre sur la délicatesse avec un beau fruit mûr, sex-appeal irrésistible, se boit tout seul ! J'ai beaucoup aimé.
Série intéressante de 2005 qui démontre que contrairement à l'opinion générale, certains vins de ce millésime se boivent déjà très bien.

Oliv
Robe grenat sombre sans trace d'évolution.
Ouvert minute, le nez est chafouin, brouillon, avec un petit lacté et de la réduction légère qui parasite un pourtant joli fruit, sur les fruits rouges frais enrobés dans les épices. Le vin a besoin d'air, ça se sent !
La bouche est en revanche très jolie, sur une belle attaque souple et déliée, avec un beau volume à la fois charnu et élancé, porté par une très belle acidité.
Si la puissance et la concentration à coeur ne sont pas monumentales, le vin déroule une fraîcheur et une sapidité très agréables jusque dans une finale d'une belle persistance, avec des petits tanins salivants qui peuvent encore gagner en fondu.
Un très joli vin.




Eh oh, les copains !
Il est 2h30 du matin et j'en ai pas vu beaucoup qui crachaient...

Allez, au pageot ! Aujourd'hui, c'est déjà demain et le futur d'LPV n'attend pas !

A suivre...
Oliv
#1
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oliv a répondu au sujet : Week-end studieux pour admins assoiffés !

Atelier du samedi : Benchmarking et Glouglouteries





Domaine des Plantaz - Roussette du Bugey, 2017

Claudius
1er nez sur les fleurs blanches, fruits blancs, on sent déjà le gras au nez ...
effectivement un peu de gras en bouche mais avec heureusement assez de tranchant.
En se réchauffant réglisse au nez. Bon.

Oliv
Robe sur un doré léger.
Nez riche, opulent, sur de puissantes notes de fleurs blanches, de guimauve, le réchauffement ramenant encore du fruit, sur l'abricot, la pêche. Oufti, c'est la Foire du Trône !
Confirmation en bouche de la puissance aromatique froufroutante qui m’écœure rapidement.
Ce alors que l'équilibre est moins opulent, avec une forme d'immédiateté qui serait apéritive si n'était ce primaire épuisant.
Finale sur un côté gras amer qui ne me convient pas.
Je n'ai pas aimé du tout mais le style peut vraiment plaire.


Domaine Jules Desjourney, Pouilly-Fuissé, 2014

Claudius
Pierre à fusil & note de réduction au nez, en bouche puissant, limite too much pour moi,
belle tension, termine tannique. Bof !

Oliv
Changement de style total !
Robe jaune paille d'un léger fluo.
Nez tout jeune, sur le briquet qu'on allume, le pain grillé, un élevage présent mais positionné et qui domine encore une belle expression florale. A l'aveugle, je posais mon honneur sur un Côte de Beaune d'école.
Bouche puissante et racée, toute en concentration et en perception d'extraits secs, avec un impact sur le palais certain et une trame acide délicieuse.
L'ensemble n'est clairement pas prêt à boire car d'une lecture concentrée toute en tension, avec une présence presque tannique sur la langue.
Mais la qualité de la matière première devrait faire une superbe bouteille dans quelques années.
Très bien mais à attendre posément.


Domaine Chave - Hermitage blanc 2004

Claudius
Nez sur le coing et le pamplemousse, big fat en bouche, ici aussi zeste de pamplemousse,
termine sur une pointe de Cognac. Bof bof pour rester poli.

Oliv
Robe dorée.
Nez lourd, compromis de senteurs lactées, sur la crème, le caramel au lait, des perceptions oxydatives (fruits secs) et un fruit pourtant présent, sur la mandarine.
La bouche est mollassonne, sans perception d'acidité, d'une épaisseur visqueuse et empâtée qui tapisse le palais.
Me revient l'image mythique de notre Claudius et son gros sein flasque resté dans les mémoires.
La finale est redoutablement alcooleuse et met le pdf en surchauffe, laissant l'Oliv trempée dans son Martini blanc...
Dirty, l'affaire !


Freiherr Langwerth Simmern - Nussbrunnen Riesling Kabinett trocken 2017

Claudius
Net, ça sent le riesling Allemand ! bouche très tranchante avec une note citronnée, vin agréable après cette 1ère série plutôt décevante dans son ensemble, mais manque de complexité.

Oliv
Robe cristalline à peine teintée.
Nez serré à l'ouverture, sur le minéral type salpêtre et qui s'ouvre à l'aération sur des notes de fleurs blanches (oranger).
Bouche droite et nerveuse sans beaucoup de fond mais dont l'acidité désoiffante roule sur la langue sans assécher le palais.
Finale citrique un peu simple, sans allonge.
Bien.


Domaine Lucien Boillot, Gevrey-Chambertin Les Evocelles, 2007

Claudius
Avis de décès.

Oliv
Robe marron usée et trouble.
Nez cuit et oxydé, comme la bouche, totalement passée.
Paix à son âme.


Mastroberardino, Taurasi Radici Riserva, 1997

Claudius
Serré en bouche, concentré, tendu, belle fraîcheur terminant sur des tanins un peu sec et pas encore fondus ... se fondront-ils encore ? on peut se demander si l'élevage n'a pas été trop ambitieux ?

Oliv
Robe profonde avec une évolution brique notable.
Nez qui va considérablement gagner en ampleur et en précision à l'aération, s'épurant le lendemain de notes de pneu et de champignon de Paris pour livrer un ensemble résolument sudiste de compote de fruits rouges épicées (fraise, figue, confiture de vieux garçon) avec également pas mal d'alcool.
La bouche là aussi va gagner en volume et en ampleur, très ferme et tannique la veille, à la limite de la rusticité, elle prend du volume et du moelleux pour proposer le lendemain une mâche sérieuse mais d'une vraie structure cohérente.
L'ensemble reste un peu puissant et solaire pour moi mais sur une viande rouge ou un ragoût épicé, il y a moyen de se faire plaisir.
Bien+


Château Léoville Barton, Saint-Julien, 1998

Claudius
Samedi soir poivron, encore très sévère, termine sur une masse tannique virile et noire, pas du tout prêt, aucun charme en l'état, combien de temps faudra-t-il encore attendre ?
Dimanche midi pas net au nez, maturité limite, s'est nettement amélioré en bouche, maintenant plus ronde et un peu plus veloutée ... ne donnera jamais une grande bouteille.

Oliv
Robe au pourpre clair qui tire sur la brique.
Nez peu avenant, compromis de notes végétales et viscérales aux atours froids et pas très attirants.
Bouche aussi peu amène que le nez, raide et stricte, à la fois acide et tannique et aux goûts qui oscillent entre le végétal (feuilles froissées) et le légèrement phénolé (goudron).
Finale rude et qui n'apporte aucun plaisir.
Aussi agréable que de rouler une pelle à Folcoche...


Domaine de l'Edre - Côtes du Roussillon Villages, Carrément rouge, 2008

Claudius
Facile de reconnaître l'assemblage syrah - grenache, fruit mûr, très mûr avec une sucrosité un peu écoeurante, un poil sec en finale.

Oliv
Jolie robe pourpre encore toute brillante.
Nez puissant, sexy, un peu exubérant, sur l'olive noire, l'eucalyptus, un boisé café pas désagréable. C'est généreux, offert mais pas vulgaire.
Bouche riche à l'attaque solaire, sur une sucrosité immédiatement perceptible qu'une bonne présence acide et de jolis tanins parviennent à mobiliser et à relancer.
L'ensemble reste un peu riche à mon goût, avec un côté démonstratif aromatiquement et roboratif qui n'invite pas forcément à se resservir mais après le coup de trique du Barton, rien à dire, vaut quand même mieux trop que pas assez.
Bien+ et encore du potentiel.


Paul Jaboulet Ainé, Hermitage La Chapelle, 2006

Claudius
Beau nez foxé, hermitagé, belle buvabilité, meilleur vin jusqu'à présent de la série, bon mais pas grand.

Oliv
Robe grenat claire nettement évoluée.
Beau nez plein et élégant, au bouquet franc et complexe de viande séchée fumée, d'un très fin végétal qui porte le fruit sans l'abimer, sur les fruits noirs, le tabac.
La bouche pose une belle attaque à la fois suave et fraîche, d'un volume agréable mais qui, très vite, s’essouffle et s'abime dans l'aridité d'une acidité ferme et qui déséquilibre l'ensemble.
Si le vin propose une belle complexité aromatique, la finale confirme une forme de faiblesse, se décharnant autour d'une certaine sécheresse.
Bien+


Château Musar 1999

Claudius
bonjour le volatile, vernis à ongle avec un zeste d'agrume,
très bon en bouche, mûr, marché aux épices oriental mais avec une grâce ductile,
vraiment bon.

Oliv
Le mystère du week-end pour moi !
Robe tuilée claire.
Nez totalement daubé, à tel point que si je n'avais pas vu la mine plutôt réjouie des copains une fois le vin en bouche, je ne le goûtais même pas. Ça pue l'acétate et le vernis !
Mais didjiou, comment après de pareils prolégomènes la bouche peut elle présenter une telle cohérence de jus, sur une suavité délicieuse avec un côté sucré acide au point d'équilibre baroque mais totalement réussi !
Les goûts de fruits rouges épicés et la vraie persistance de la finale apporte un plaisir certain à ce vin qui pue mais qu'on boit avec plaisir.
Un OVNI œnologique peut-être. Mais un vin finalement réussi pour peu qu'on cherche à le boire et pas à analyser.
Bien+ à très bien.


Tenuta delle Terre Nere - cuvée Prephylloxera 2011- La vigna di Don Peppino

Claudius
nez très évolué, pourrait être un vieux pinot noir mais les tanins en fin de bouche sont tellement séchards ! ... une vieille Syrah ? ... raté un vin de l'Etna ! grosse déception, ne ressemble en rien aux autres bt bues de ce producteur, défaut de bt ou de bouchon ?

Oliv
Robe claire, plus encore que le Musar, sur un léger tuilé acajou.
Nez peu agréable, sur la viande crue, les épices, un côté vieux tertiaire qui manque de fraîcheur pour devenir attirant.
Bouche stricte voir cisaillante à la trame acide agressive qui prend le pas sur une matière trop légère pour la compenser.
Finale brute et asséchante, avec un retour tannique redoutable qui resserre les gencives.
Pas de plaisir possible.


Leonetti Cellar, Walla Walla Valley, Cabernet Sauvignon Reserve, 1998

Claudius
excellent, équilibre est le maître mot pour cette bt,
structure, maturité du fruit, fraîcheur et précision, excellent !
un équilibre européen sans le côté exotique-sexy de la plupart des Californiens.
Fait partie de la sélection de Michel Bettane: "Carbernet -sauvignon 10 chef d'oeuvre éternels" ( il s’agit ici d’un assemblage bordelais)
Le meilleur vin jusque là de cette série du samedi

Oliv
Robe grenat légèrement orangée.
Très joli nez fin et franc où s'exprime un ensemble juteux et frais, sur le coulis de fruits rouges auquel répond un végétal mentholé très agréable.
Bouche remarquablement bien construite, à la fois énergique et fraîche par sa colonne vertébrale acide bien mûre et charmeuse par son jus velouté tout en délicatesse.
Le compromis à la fois délicat et vineux est délicieux d'expression et concilie un côté désaltérant avec une superbe présence.
Finale déliée aux tanins classieux.
C'est superbe ! (tu)


Vietti - Barbaresco Masseria 1997

Claudius
Superbe bouquet de Barolo sur des notes balsamiques, pureté et intensité en bouche, quelle énergie ... astringence encore marquée en fin de bouche qui me fait penser au Montestefano riserva 1996 des Produttori del Barbaresco. Le lendemain le nez a perdu de son attrait, les tanins en fin de bouche semblent un peu secs ... ?

Oliv
Robe évoluée et d'une certaine turbidité.
Nez discret mais causant, assez curieux par ses puissantes senteurs épicées, un petit côté racinaire et réglissée.
Bouche très intéressante par son énergie et une forme de puissance contenue qui s'exprime sur la profondeur et l'allonge plus que sur la largeur.
Après le tapis de soie du Leonetti, les tanins brusquent un peu le palais mais leur présence étirent la finale dans de beaux goûts de tabac et de fleurs séchées.
Très bien.


Burlotto - Barolo Acclivi 2013

Claudius
1er nez sur des notes lactées, ne semble pas en forme, les choses s'améliorent un peu à l'aération, le bouquet gagne en netteté, avis de tempête en bouche, tension extrême, astringence désagréable,
complètement déroutant et si peu 2013 ... le merveilleux Monvigliero 2013 de Burlotto avec son charme et son bouquet merveilleux est aux antipodes de ce vin sauvage ... défaut de bt ? je ne comprends pas ...

Oliv
Robe rubis très clair.
Nez désagréable, sur de fortes notes lactiques, un côté relargage de bébé sur l'épaule après le yaourt aux fruits rouges.
Bouche creuse et stridente, sur le jus de groseille et qui manque d'enrobage et de volume.
Finale sans maturité, cisaillante et qui n'apporte donc aucun plaisir.
A revoir car aucun plaisir en l'état.
ED ?


Sauternes 4 (Yquem)

Oliv
Robe claire, jaune paille.
Nez causant, compromis de notes exotiques (mangue, ananas) et d'un boisé coco pas désagréable.
Bouche toute jeune, assez concentrée, sur une sucrosité assez présente et qui prend un peu le pas sur une jolie acidité.
Les goûts sont agréables, très primaires et en phase avec les senteurs du nez, sur l'exotisme et un élevage présent.
Finale avec du fond et de l'allonge mais un peu riche à mon goût.
Bien+.
#2
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oliv a répondu au sujet : Week-end studieux pour admins assoiffés !

Atelier du dimanche : AG bien hydratée, actionnaires satisfaits !




Domaine Marc Colin - Saint Aubin 1er cru En Rémilly, 2010

Claudius
Au 1er nez je déclare Chablis ... Oliv me regarde bizarrement, ce ne doit pas être juste ... et pourtant ces notes citronnées, ce goût tranchant et net sans les boursouflures de la glycérine beurrée ... un vin précis et net, parfaitement construit. J'aime beaucoup et c'est même mon vin blanc préféré du WE !

Oliv
Robe jaune paille.
Nez un peu serré et réducteur à l'ouverture mais qui libère vite un ensemble plus floral et minéral agréable.
Mais c'est la bouche qui est littéralement emballante, à la fois cristalline et tranchante par sa brillante propulsion acide et juteuse et fruitée par sa matière parfaitement mûre.
Les goûts en bouche sont plus purs qu'au nez et le vin déroule une magnifique pureté et fraîcheur qui le rendent assez irrésistible à boire.
Finale scintillante redoutable de précision.
Un délice absolu ! Et payé 17€ à l'époque...

Quand j'entends les copains partir tous à Chablis, je me marre en sourdine.
Car je ne vous raconte pas le nombre de fois où on s'est fait coincer le palais par ce vin chez Al'.
Du temps des grandes heures...



Cogno - Barolo Ravera 2010

Claudius
Excellent ! pur, net et précis, un vin intense mais élégant, fin de bouche précise et élégante sur des tanins mûrs ... voici une fois de plus la qualité de ce producteur confirmée, avis aux LPViens, les prix de ce producteur sont encore sous-évalués comparés à ceux de ses collègues, n'attendez pas trop, les choses risquent malheureusement de changer.

Oliv
Robe orangée cuivrée très claire.
Beau nez précis et élégant, sur des notes épicées (tabac blond) et un fruit qui s'exprime entre les fleurs séchées et les fruits rouges séchées eux-aussi.
Bouche délicate et franche, très agréable par son côté juteux dont la sève est bien portée par une acidité agréable.
Les tanins sont présents mais sans aucune rusticité et portent une belle finale à la fois nerveuse et élancée.
Très bien +



Marcarini - Barolo Brunate 2001

Claudius
Robe couleur brique orangée, un Barolo de style classique à point, merveilleusement parfumé, terminant sur des tanins encore un peu marqués. Mes dégustations passées m'ont montré qu'il tient parfaitement tête à des Barolo qui coûtent le double ou le triple de son prix. avis aux LPViens.

Oliv
Robe toujours cuivrée mais plus profonde que le Cogno.
Nez plus ferme, plus comprimé, avec un côté serré qui n'exprime que les épices, un fin goudron.
Bouche beaucoup plus rustique que le Ravera, avec des tanins très présents qui créent une astringence notable.
Finale serrée qui tape dans les gencives.
A revoir pour lui-même car en l'état de la séquence, c'est plutôt une boisson d'homme..





Comme toujours avec les bons moments mais encore accentué par les heures d'échanges que nous espérons productives pour le forum, le temps a passé encore une fois bien vite !

Le paperboard s'est rempli à en occuper 3 murs et les casiers à bouteilles à en saturer le container à recyclage.
On a bien bossé et bien bu, avec des projets pleins la musette et des souvenirs plein la tête.

Un tout grand merci à Jana et Jérôme pour leur accueil simple et génialement chaleureux !
Bon voyage vers la Slovénie et l'air de chez vous, les amis.
Et aux copains admins, aux présents comme aux absents : à très vite pour poursuivre l'aventure !

Oliv
#3
Pièces jointes :
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mgtusi a répondu au sujet : Week-end studieux pour admins assoiffés !

Domaine Manicle Claudius ? Tu es sûr ? Ca ne serait pas plutôt un manicle du caviste du Bugey ?

Michel
#4

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oliv a répondu au sujet : Week-end studieux pour admins assoiffés !

Bien vu Michel.
Cru Manicle du domaine Monin.
#5

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LADIDE78 a répondu au sujet : Week-end studieux pour admins assoiffés !

Bravo à tous , superbe travail d équipe , merci de penser à l avenir de LPV , au plaisir de découvrir la suite
Encore merci pour ces 17 ans d investissements ( humain et financier ) , pour que le paquebot ne coule pas , merci à tous ceux qui viennent alimenter le forum
Oliv merci pour tes CRs, sur ce moment de partage et de conscience , et d amitiés
longue vie à LPV , et de tout coeur avec vous , Jérome (tu) (tu) oo,
Amitiés sincères
didier

Mal- voyant depuis 29 ans et passionné de vins comme vous tous
#6

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enzo daviolo a répondu au sujet : Week-end studieux pour admins assoiffés !

jour racine le samedi? B)
#7

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oliv a répondu au sujet : Week-end studieux pour admins assoiffés !

On s'est fait exactement la même réflexion !! :D
#8

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Jérôme Pérez a répondu au sujet : Week-end studieux pour admins assoiffés !

CR:

pas de notes prises ; je vous le fais de mémoire.

Champagne Soutiran 1er cru, cuvée Alexandre

Un champagne évolué dans un style oxydatif, simple et sans grande longueur : bof, je suis déçu et ça fait deux fois.

Caveau Quinard, Bugey, Chardonnay Vieilles Vignes, 2017

Moi, j’aime toujours bien ce vin très bourgogne ‘s style, plus Chassagne que Pulligny. A voir en effet si cela vieillit ou pas

Clos Veličane 2017 - Pinot gris
joker

Trimbach, Alsace Riesling, cuvée Frédéric Émile, 2009

Du très joli Riesling sur des saveurs pétrolées. C’est riche, peut être un peu trop avec un sucre résiduel perceptible qui ne colle pas vraiment à l’identité de ce vin. Mais c’est le millésime et je chipote.

Domaine Monin, Bugey, Manicle Pinot Noir, 2016
Un pinot noir de bonne qualité issu d’un beau terroir méconnu. Alternative évidente à certains villages nuitons.

Château La Grâce Dieu - Les Menuts - St Emilion Grand cru 1975
Ça fait le job dans un style bordelais impeccable pas forcément d’une grande complexité ni grande profondeur, mais ça impressionne au regard de l’âge et de la supposée conservation.


Domaine Maillard, Corton Renardes, 2005
L’un des grands vins du week end. C’est facile, évident en même temps que complexe. Du plaisir qui pourrait se boire à n’importe quel moment et c’est sans doute à cela que l’on reconnaît un grand vin.
Du tweed raffiné : un vin vraiment excitant.



Clos des Lambrays 2005
C’est compliqué pour ce vin de suivre le précédent et il souffre de la comparaison. Il y a quand même un manque de netteté qui surprend quand on prend connaissance du pedigree.

Domaine Sylvie Esmonin, Gevrey-Chambertin 1er cru Clos St Jacques, 2005

L’autre très beau Pinot noir, mais qui se livre moins que le Maillard. Serré, juteux et profond avec une classe de premier ordre : j’aime beaucoup.

Domaine Dugat-Py, Charmes Chambertin, 2004
Que voilà un vin étrange à qui je suis heureux d’avoir redonné une seconde chance le lendemain car autant je l’ai trouvé raide et peu avenant le premier soir, autant le vidange lui a fait le plus grand bien : j’ai alors apprécié ce que d’autres n’ont guère aimé, à savoir un nez assez étonnant que personnellement je qualifie plus de floral que de végétal. Très beaux tannins pour un vin à l’acidité haute, certes, mais vraiment bien intégrée au profil : j’aime finalement.

Domaine Anne et Hervé Sigaut, Morey Saint-Denis 1er cru Les Millandes, 2005

Pas mal du tout, même si de prime abord les arômes lactés peuvent surprendre. Joli vin vif sur les fruits rouges de type groseille, plutôt désaltérant.



Domaine des Plantaz - Roussette du Bugey, 2017

Inspiration rhodanienne pour ce millésime qui laisse paraître plus d’amertume qu’à l’accoutumée. Mais c’est bien joli aromatiquement et bien balancé. Pas très complexe, mais très bien fait avec une originalité qui éloigne des standards.

Domaine Jules Desjourney, Pouilly-Fuissé, 2014
Tiens ! un vin blanc tannique ! ça envoie, c’est certain. Maintenant, j’ai eu un mal fou à situer le vin au regard d’une typicité. C’est pas mal en tous les cas et plutôt déstabilisant. Belle et longue finale tonique et bon équilibre pour ce vin sérieux.


Chave - Hermitage blanc 2004
Gras, boisé, lourd. What else ?

Freiherr Langwerth Simmern - Nussbrunnen Riesling Kabinett trocken 2017

Après le poids lourds Hermitage, ce Riesling ravive un peu les papilles. C’est vif, floral, sans grand corps, mais vraiment très bien fait. A noter que je l’ai regoûté le mardi et tout était encore en place, voire mieux installé avec davantage d’allonge.

Domaine Lucien Boillot, Gevrey-Chambertin Les Evocelles, 2007
Deadline passée.


Mastroberardino, Taurasi Radici Riserva, 1997

J’ai misé sur le sangiovese bien marqué par ce côté encore fruité malgré la robe et la trahison d’un âge certain : Fraise, belle tension, jolis tannins : un vin âgé mais en pleine forme. J’aime.

Château Léoville Barton, Saint-Julien, 1998

J’ai peur d’en faire des caisses avec mes problèmes de dégustation avec ce château. Pour moi l’animal à l’intérieur n’est pas mort, mais il sent mauvais. Pas de plaisir.


Domaine de l'Edre - Côtes du Roussillon Villages, Carré rouge, 2008
J’ai misé sur une syrah du sud. Ce vin tranche avec les autres sur sa relative sucrosité : saveurs d’olive noire, gourmandise, profondeur. C’est assez chaud, mais vraiment bien fait. Il faut être en forme pour ce genre de vin. Mais j’aime.

Jaboulet Ainé, Hermitage La Chapelle, 2006

Une syrah plus nordiste, avec l’austérité qui l’accompagne. Attaque de grand vin, mais hélas, la finale rompt l’harmonie et rappelle le millésime ingrat.

Château Musar 1999

Le mystère du vin résumé dans celui-ci : le nez est clairement défectueux sur une volatile importante (mais finalement pas si désagréable), mais la bouche est pleine, ronde et très sapide, sans piquant, sans dureté, un vrai délice : j’aime beaucoup.


Tenuta delle Terre Nere - cuvée Prephylloxera 2011- La vigna di Don Peppino

Ma limite est dépassée en terme de raideur : vraiment ingrat, je ne vais pas plus loin dans l’analyse : je n’aime pas.


Leonetti Cellars, Walla Walla Valley, Cabernet Sauvignon Reserve, 1998

Je me suis demandé si Claude ne m’avait pas mis un San Leonardo à l’aveugle. Il en est de toute façon capable ! -) J’ai misé sur un carmenère. Ce vin est un bijou et l’illustration de ce que les cépages bordelais peuvent donner de classe et d’élégance ? C’est de mon point de vue l’autre grand vin du week end avec le Maillard : finalement son juste pendant. Excellent ! (ce cabernet n’est pas pur : le petit verdot n’est sans doute pas étranger à la classe de l’aromatique)

Vietti - Barbaresco Masseria 1997

joker


Burlotto - Barolo Acclivi 2013

joker

Sauternes 4 (Yquem)
Belle robe très lumineuse : nez simple et efficace de liquoreux bordelais. C’est plutôt exotique. Bon équilibre pour un vin de qualité qui ne fatigue pas le palais. Belle fraîcheur.

Domaine Marc Colin - Saint Aubin 1er cru En Rémilly, 2010
Le blanc du week end : j’ai vraiment beaucoup aimé les saveurs en bouche qui me rappellent la fraise des bois, plus que le nez qui évolue à l’aération mais qui pour moi manque un peu de netteté. Vraiment du beau vin avec un équilibre vraiment épatant. Grande longueur qui ne trompe pas.

Cogno - Barolo Ravera 2010

Bon, j’avoue, c’est très bon.


Marcarini - Barolo Brunate 2001

Joker, mas u peu dur quand même. Mieux que les Barolo de la veille cependant.

Je dois expliquer mes jokers sur les Barolos : ce sont des vins que je ne comprends pas …. Et qui m’interrogent. Les questions que je me pose vont de « suis-je normal de ne pas trop apprécier quand beaucoup s’extasient ? » à « cette mode des Barolo, n’est-ce pas le plus grand foutage de gueule de l’histoire du vin ? »
Entre les deux mon cœur ne balance pas mais chavire.
Je me demande si on ne leur sait pas gré d’être buvable après 15 ans. Pour autant, est-ce suffisant pour se taper le cul par terre ?
Je sais que mes propos vont choquer, mais je préfère dix fois le plaisir procuré par le Maillard ou le Leonetti, sans doute plus évident à la prise de tête de la recherche de l’arche perdue au fond de la bouteille de nebbiolo.

Sinon, pour le reste, c’était (comme me l’écrit si bien Yves) comme dans un film de Claude Sautet. Belle ambiance, camaraderie et gens intelligents. On s’est bien marré. Nous avons aussi bien travaillé.

Jérôme Pérez
#9
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Frisette a répondu au sujet : Week-end studieux pour admins assoiffés !

Merci à vous tous pour le travail en coulisse, et pour le compte rendu de réunion!
Jérôme, je comprend tout à fait ton point de vue vis à vis des Barolo...

Flo (Florian) LPV Forez
#10

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claudius a répondu au sujet : Week-end studieux pour admins assoiffés !

je vous place ici le texte de Michel Bettane qui m'a fait acheter le Californien

1928 dans le médoc, 2007 en californie, Michel bettane a joué la fourchette large pour nous donner son top 10 des grands cabernet-sauvignon. Il admet avoir oublié quelques vins.



Leonetti Cellars, Cabernet-Sauvignon 1998 et 2007

Certains des plus grands terroirs du monde en matière de cabernet et des plus méconnus par l’Europe se trouvent au nord de la Californie, dans l’état de Washington et dans les vallées de la Columbia et de Walla Walla. Au cœur de Walla Walla, Gary et Nancy Figgins avaient créé une petite winery modèle dont les vins et, en particulier, le 1998 (où avaient été assemblés des raisins de la Columbia Valley), m’avaient ébloui par leur précision, leur complexité et une authenticité qui commençaient à disparaître de la Californie à cause de goûts sucrailleux et cuits formatés par le Wine Spectator. J’ai retrouvé dans le 2007, cette fois-ci intégralement produit à partir des vignes de Walla Walla par leurs enfants Amy et Chris, la même beauté et pureté de style, avec une densité, un relief, une persistance aromatique que l’on ne peut soupçonner si on ne les a pas dégustés. Il y a ici un sens du génie du cabernet fondé sur sa capacité à prendre sa tension dans le sol, mais son énergie et ses parfums complexes, mais non fruités, dans la lumière du jour et, paradoxalement, dans la fraîcheur du repos nocturne. Du grand vin d’artisan, artiste et sincère, comme chez Diamond Creek.
#11

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Jérôme Pérez a répondu au sujet : Week-end studieux pour admins assoiffés !

c'est une vraie pépite que ce vin.

Jérôme Pérez
#12

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