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Le Béarn monte à Paris manger la fougère

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Il y a quelques temps, la newsletter FFR m’annonce l’ouverture de la billetterie pour les tests d’automne, avec évidemment un magique France-Nouvelle Zélande pour boucler la série. 

Le jour J, je me connecte à l’heure précise de l’ouverture, et après de longues minutes en file d’attente me voilà enfin en train de mettre 5 billets dans le panier en imaginant le week end sympa que je vais passer avec mes amis parisiens. 

Une fois le 5 majeur sélectionné pour le match, il s’agit d’organiser les festivités pour le reste du week end. Première idée, rencontrer quelques LPViens lors d’un repas le vendredi soir. L’ami Tuukka est chargé de l’affaire et nous voici donc au Saut de Crapaud pour une dégustation Jura/Alsace avec quelques éminents membres de la communauté lpv-ienne. 

J’ai le plaisir de faire la connaissance de Christophe et Paul de LPV75 et de Bruno de LPV94.
Les hostilités commencent vite car chacun a envie d’entrer de plein pied dans le week-end . 4 paires de blancs et 2 paires de rouges sont au programme. Tout à l’aveugle, sauf pour Tuukka qui a coordonné la collecte des contributions et l’ordre de passage. 
Mais pour préparer les palais, Tuukka a ajouté une 13e bouteille, que nous qualifierons de « bulle d’ouverture ». 

Rappel sur mes notations :
0 = raté    1 = médiocre    2 = correct    3 = bon    4 = très bon    5 = excellent
avec des demi points, des + et des – qui permettent d’affiner le jugement et de classer les vins entre eux.
  

Bulle d’ouverture
Nez assez discret, plutôt minéral.
Attaque mousseuse, bulles abondantes et fines, pas agressives.
La bouche est vive, sur les agrumes et une petite note briochée. Une petite amertume s’installe en finale, me faisant penser à une bulle issu de jacquère, car je ne sens pas un champagne.
C’est bon (note 3/5) assez simple et assez court, mais agréable ; ça remplit parfaitement son rôle de préparateur de palais.
Mes compères sont aussi perdus que moi pour annoncer de quel vin il s’agit, mais des pistes fusent : «  c’est clairement pas un chardo ou un pinot » ; « ha oui tu as raison, ça ce n’est pas du chardo ».
Tuukka abrège nos souffrances en levant la chaussette qui dévoile un crémant de Bourgogne Vive-la-Joie Brut 2014 du domaine Bailly Lapierre. Le décor est posé, l’humilité s’impose encore à nous  :

 


Ragaillardis par ce prélude, nous attaquons la première paire. 

Le verre de gauche contient un vin jaune doré pâle.
Le nez est assez ouvert, sur la croute de fromage, les épices, la mirabelle et la pomme.
L’attaque est souple et fraiche.
En bouche on trouve une belle matière, fraiche et suave, presque douce, mais bien tendue. La retro révèle de la vanille, du citron, du coing, des épices.
Finale de belle longueur dans laquelle des arômes de tarte tatin font leur apparition. Ca fait très savagnin ouillé tout ça. En tout cas c’est très bon (note 4/5).
Il s’agit d’un Arbois, Fleur de Savagnin 2018 du domaine de la Tournelle.  

Le verre droite présente une robe jaune doré.
Le nez lâche un peu de volatile avant la pomme granny.
La bouche est ample, compacte, et fraiche. Ca envoie ! En retro, on a de la pomme fraiche mais aussi de la pomme un peu oxydée, du citron confit et du fenouil.
Très belle longueur.
C’est bon à très bon (note 3,5/5), à mettre absolument à table car un peu violent pour une dégustation pure. La encore, ca évoque le savagnin. C’est bien cela avec cet Arbois, Fleur de Savagnin en Chalasse 2018 du domaine Labet

Sur cette belle première paire, tout le monde était d’accord pour évoquer le savagnin ; mais il n’y a pas de quoi bomber le torse en reconnaissant ce cépage…

 


Maintenant que nous sommes lancés, en attendant les entrées c’est la deuxième paire. 

Le verre de gauche contient un vin jaune doré à reflets verts.
Le nez assez ouvert dévoile un léger hydrocarbure et des agrumes. Serait-ce au tour du riesling de monter sur le ring ?
En bouche, je sens de suite les hydrocarbures et un petit côté réduit que je n’avais pas au nez, mais qui s’estompe. La matière est belle, fraiche, avec un gras qui arrive dans un deuxième temps. Ce côté évolutif est très sympa. En retro, on trouve le citron, les fleurs blanches, un peu d’hydrocarbure. On sent une belle trame minérale dans ce vin, notamment avec un petit côté salin dans la longue finale.
C’est un très beau vin, très bon (note 4+/5).
C’est un Alsace Riesling Clos Sand 2016 du domaine Barmès Buecher. 

Le verre de droite arbore une robe vieil or du plus bel effet, qui annonce sûrement un âge respectable.
Le nez, ouvert, est sur l’encaustique et le pétrole. La piste « deuxième paire = riesling » prend de la consistance.
La bouche est fraiche, tendue, sèche, assez puissante. La retro est sur l’encaustique, avec toujours le fond hydrocarbure et un petit côté noix fraiche en finale en finale (comme dans un fino). Belle longueur.
J’ai beaucoup aimé et trouvé cela très bon (note 4/5), même si je crois me souvenir que ce vin a divisé l’assemblée.
C’est un Alsace Riesling Fronholz 2007 du domaine Ostertag. 

 

Cette deuxième paire, dans laquelle les fins limiers que nous sommes ont identifié le riesling, a été éprouvée sur les entrées, et le meilleur accord avec des tapas à la sauterelle est indéniablement le Fronholz 2007 qui réalise un accord magistral (5/5) avec le côté légèrement épicé. (Le Clos Sand était écrasé par le plat).
 
 
 

La troisième paire arrive et l’une des bouteille, par son profil effilé, annonce clairement une composante alsacienne… 

Le verre de gauche contient un vin jaune doré à reflets verts.
Le nez présente une petite note pétrolée qui cohabite avec le citron, le coing et la pierre mouillée dans ce bouquet.
L’attaque est ample et fraiche. La bouche est ample, vive, longue, salivante. Quelle justesse ! Tous les vins précédents avait une petit truc à critiquer dans la texture ou l’équilibre, mais là c’est impeccable. La retro offre du citron, du citron vert et la petite note pétrolée. Pas très complexe, mais suffisant pour donner beaucoup de plaisir.
Finale vive et longueur impressionnante.
Très bon à excellent (note 4,5/5). Le vin de la soirée pour moi.
Il s’agit d’un Alsace riesling grand cru Clos des Capucins 2014 du domaine Weinbach

Le verre de droite est à nouveau rempli d’un vin à la robe plus foncée : on est sur du vieil or à reflets orangés.
Le nez exhale des note d’encaustique, de mirabelle, ainsi que de nombreuse notes florales.
La bouche est ample, profonde, avec une petite sucrosité qui apporte de la rondeur dès l’attaque. La retro confirme pleinement le nez.
Belle longueur.
C’est bon à très bon. Il y a un peu trop de sucres résiduels à mon goût dans cet Alsace Grand cru Mambourg 2008 du domaine Deiss.   

 

On passe maintenant aux vins rouges qui vont accompagner les plats ; la barre a été placée haute avec les blancs, espérons que ça va continuer.  


Quatrième paire  

Le verre de gauche présente une robe pourpre d’intensité assez faible.
Le nez est ouvert, avec un peu de volatile, des notes de fruits frais, d’encens et de pivoine.
L’attaque est souple et fraiche. La bouche est assez aérienne, en dentelle, avec une légère amertume. Retro sur le pomelo et les fruits rouges.
Bonne longueur.
Bon à très bon. (note 3,5/5). C’est un Trousseau Singulier 2019 du domaine Tissot.
L’accord fonctionne bien avec l’onglet saignant. 

Le verre de droite présente la même couleur mais en plus intense.
Le nez est ouvert, sur les fruits confiturés.
Attaque souple et fraiche. Belle matière, fraiche et ronde, agrémentée d’aromes de fruits confiturés et d’épices.
Longueur moyenne.
Il est bon (note 3+/5), cet Arbois 2015 du domaine Lucien Aviet
 
  


Cinquième paire  

Dans le verre de gauche, le vin a une robe rouge brique peu intense et un peu trouble.
Le nez est assez discret, sur le cuir, les fruits rouges cuits et une touche animale.
L’attaque est souple et fraiche. Mais ensuite, la bouche devient sévère, sur une acidité haute et une austérité que les aromes de pamplemousse et de fruits rouges cuits n’arrivent pas à contrebalancer.
Longueur moyenne.
C’est bof, un vin correct (note 2/5) que ce Arbois Poulsard M 2011 de Jacques Puffeney

Dans le verre de droite, à nouveau une robe rouge brique peu intense.
Le nez est sur le cuir et des notes animales légères.
L’attaque est ample et fraiche. Cette ampleur perdure, portée par une bonne fraicheur et des tanins fins. La retro est sur le jus de viande et le cuir.
Une petite amertume apparait dans la finale de longueur moyenne.
C’est bon (note 3/5), cet Arbois Trousseau cuvée Les Bérangères 2014 de jacques Puffeney
 
 

On en a fini avec les rouges, et le moins que l’on puisse dire c’est que le plaisir pris est bien moindre qu’avec les blancs qui ont précédé. Une déception au regard du pédigrée de certaines bouteilles. 

Il nous reste une paire pour boucler la dégustation. Des sucres pour accompagner le cheesecake au citron vert.  


Sixième paire 

Dans le coin gauche, un combattant au short orangé.
Le nez est ouvert, avec un peu de volatile puis de l’encaustique, du pain d’épices, de la mandarine et une pointe de pruneau.
La bouche est ample et ronde, avec une belle petite liqueur bien relevée par une bonne acidité.
En retro on retrouve parfaitement le bouquet, avec cependant le pruneau qui s’exprime plus.
Belle longueur.Très bon (note 4/5). Une valeur sure que cet Alsace Pinot Gris Vendanges Tardives 2008 de Deiss. Le côté pruneau n’était pas présent dans les bouteilles goutées dans le passé. Je m’interroge sur le potentiel de garde supplémentaire de ce vin. 

Dans le coin droit, un combattant au short jaune doré.
Le nez bien ouvert présente des notes de pétrole, de citron et de groseille.
La bouche est acidulée, sur un équilibre ½ sec, c’est très élégant. C’est aussi gourmand avec des notes de citron, framboise et pétrole en retro. Un petit côté beurré vient patiner la finale.
Belle longueur.Très bon (note 4+/5). Un fort joli vin que ce Auslese Wehlener Sonnenuhr 2010 de Joh Jos Prüm
 



Cette dernière paire a fait remonter cette dégustation à un très haut niveau. 
Voici le line-up:

 

Voilà une belle soirée qui confirme, s’il en était besoin après les récits de Frisette et Jean-Loup, qu’à paris on sait recevoir les lpviens de province ! 

Un grand merci à Bruno, Christophe, Paul et Tuukka pour cet accueil. 

Allez, il est temps d’aller se glisser dans les bras de morphée, demain est une journée chargée avec le salon des vins de St Germain les Corbeil et le match France-Nouvelle Zélande. 


Samedi 7h24 : je me réveille, regarde l’heure et réalise que si je veux être à l’ouverture au salon de St Germain pour retrouver les amis, il faut que je me lève. Ca ne va pas être possible, J’ai trop sommeil et je n’ai pas soif du tout. En plus, ca joue gingle-bell dans mon crâne.
Il devait y avoir trop de sulfites dans tous ces vins blancs hier soir… 

Tant pis pour le salon, un grand verre d’eau, un Doliprane et je repars pour une sieste salvatrice. 

10h : après une bonne douche et un bon brossage de dents, je suis (presque) frais et je me mets en route pour St Germain. J’avais mal anticipé le trajet depuis Montparnasse, tant et si bien qu’après M4 + RERC + RERD + Bus TZEN j’arrive à St germain-les-Corbeil à 11h30. 

Il me reste une formalité : un gros kilomètre de marche par les rues pavillonnaires pour rejoindre la salle des fêtes d’après le GPS du téléphone. Ha tiens, au bout de 200 m la rue est barrée et n’existe plus : un gros chantier avec des immeubles neufs se dresse devant moi. Qu’à cela ne tienne, demi-tour et je contourne ledit chantier pour récupérer la route de l’autre côté.
Mais oh surprise, la route n’existe pas de l’autre côté du chantier, on tombe dans les bois . Bon, on ne va pas se décourager. On le fait à la boussole à travers bois, ca passe. Ouf, je récupère un peu de goudron à la sortie du bois, et des rues qui existent sur la carte. J’arrive enfin à 12h au salon…

Les copains sont à l’œuvre depuis plus de 2h, je vais me contenter de rattraper Goisot sur les blancs avant de me joindre à eux. Par de de prises de notes, je fais relâche aujourd’hui, mais une impression globale sur les 3 vins encore disponibles (Corps de Garde 2018, Gondonne 2018 et Court Vit 2018) que l’élevage est très marqué avec en plus un manque d’acidité. J’espérais goûter les 2019, mais ils n’étaient vendus que sur réservation. 

Je retrouve les copains au stand d’en face, le Clos Lapeyre (Jurançon). Ca va me faire une préchauffe pour les journées portes ouvertes du 12 décembre. Vitatge Vielh 2017 en sec est très bien, confirmant à nouveau que ce millésime est le meilleur des 5 dernières années. Evidencia 2019 en sec nature était réduit sur la première bouteille, et la deuxième montrait un vin d’un bel équilibre avec un côté pomme dominant. Ca ne vaut pas la version « non nature ». Enfin, Balaguera 2015 en moelleux a montré toutes les qualités d’un jurançon vendanges tardives. 

Ensuite direction le domaine Jacques Saumaize, où les 2020 sont à la vente. Belle gamme bien homogène : 1 Macon, 3 St Véran et 3 Pouilly Fuissé avec tous une belle acidité et des élevages discrets à moyens. Sur les Pouilly, la différence de terroir impacte bien le style des 3 cuvées. Ma préférence est allée à la cuvée « Le Haut de la Roche » qui m’a semblée la plus fraiche. Pour la petite histoire, ce nouveau nom cadastral est en fait la partie du Clos de la Roche qui n’a pas été classé en 1er cru (à cause de son altitude supérieure à 400m).
Petite question sur le millésime 2021 …=> pas fameux, entre la gelée noire qui a brulé les vignes de haut de colline et la grêle de juin qui a frappé les parcelles de bas de colline. 20-25 hL/ha en moyenne cette année, soit moins de la moitié d’une année classique. 

Dernier domaine avant de passer au casse-croute : Pierre-Marie Chermette.
Nous gouterons les peu de restes de la gamme de Pierre-Marie et l’ensemble de la gamme de son fils Jean-Etienne.
Chez Pierre-Marie, la cuvée les Griottes était disponible en 2021 et 2020 : 2 vins légers de pur fruit. En revanche, le Moulin à vent 2018 (je ne sais plus quelle cuvée) était vraiment marqué par un boisé prégnant, grillé à la limite du café brulé. Il a souffert de la comparaison avec les crus 2019 de Jean-Etienne beaucoup plus sur le fruit, avec des structures tanniques et des équilibres variés selon les crus. Le Fleurie 2019 a eu la palme du vin le plus intéressant aujourd’hui, à l’unanimité des 5 dégustateurs. C’est d’ailleurs cette bouteille qui accompagnera les casse-croûtes. 


Il reste le troisième et principal volet de ce week end : le match de rubgy contre les All Blacks !
Je suis monté à la capitale pour manger la fougère, mais il y a avait quand même un risque de se la manger en pleine tête . Mais que nenni  ! La fougère, on l’a mangée jusqu’à la racine! 

 

Quel panard !  

Bibi 
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21 Nov 2021 21:30 #1

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Réponse de Oyaji-sama sur le sujet Le Béarn monte à Paris manger la fougère

Il reste le troisième et principal volet de ce week end : le match de rubgy contre les All Blacks !
Je suis monté à la capitale pour manger la fougère, mais il y a avait quand même un risque de se la manger en pleine tête . Mais que nenni  ! La fougère, on l’a mangée jusqu’à la racine! 

 

Quel panard !  

Bibi 


Ce matin, j'ai un maillot bleu sous la chemise reglementaire et si ce n'est pas dans mes habitudes de raconter mes soirees TV, aujourd'hui je dois parler de mon meilleur match de novembre de ma vie a mes collegues.

Martin / Oyaji-sama LPV Tokyo (Emzansi, 2 Rives, Paname)
22 Nov 2021 09:34 #2

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Réponse de starbuck sur le sujet Le Béarn monte à Paris manger la fougère

Dans de nombreux sports les français sont sur le toit du monde ces derniers temps.
Heureusement qu'il reste le beaujolais nouveau pour permettre au reste du monde de se foutre un peu de nous 

Sylvain
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22 Nov 2021 11:03 #3

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Réponse de Oyaji-sama sur le sujet Le Béarn monte à Paris manger la fougère

Dans de nombreux sports les français sont sur le toit du monde ces derniers temps.
Heureusement qu'il reste le beaujolais nouveau pour permettre au reste du monde de se foutre un peu de nous 


Et les sous-marins...

Martin / Oyaji-sama LPV Tokyo (Emzansi, 2 Rives, Paname)
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22 Nov 2021 11:06 #4

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Modérateurs: GildasPBAESMartinezCédric42120Vougeotjean-luc javauxstarbuck