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Dégust'Émoi, les ateliers dégustation, "vins mythiques de France", vendredi 18/11/2022

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Vins préparés avec deux à trois heures d'aération avant service, verres universels Lehmann. Très didactique avec brochure et informations en rétro projection. Seulement quelques gressins et tranches de baguette de campagne à se mettre sous la dent, mieux vaut venir le ventre plein. Les bouteilles partagées en dix-huit mais à l'épreuve de la densité des vins proposés, étonnement c'est assez pour apprécier et chavirer de plaisir ce qu'il faut.

J'apprends l'existence de Gaston Lenoir au sujet des notes empyreumatiques. Avant de toucher quoique ce soit, des flacons "nez du vin" sont distribués olfaction et bonne esgourde. J'ai des progrès à faire, l'un des flacons pile poile muscat et défini sur notes "massepain, pâte d'amande, fleur d'oranger", pas si mauvais renifleur finalement.

Le vin défini comme "jus de raisin fermenté", huit paramètres : cépage, terroir, climat, effet millésime, viticulture, vinification, élevage, conservation. Le rappel de l'étiquette : mentions, millésime, parfois cépage(s) pour une vérité valable à 85%.


CR: Chambolle-Musigny 1er cru "Les Fuées", René Bouvier, 2016.
Un des 1247 climats bourguignons, icelui d'une vigne partie des 3775 hectares de Côte de Nuits. 18 mois délevage.
Robe rubis sombre, pourpre avec la transparence caracteristique du pinot noir.
Nez cerise, fruits rouges en plénitude et fraîcheur, touche vanillée, à l'aération ronce et fruits noirs.
Bouche suave et équilibrée, la persistance du fruit sur une certaine puissance qui prend le pas sur l'alcool, discrète pointe végétale. C'est excellent.
J'entends parler de Pavelot pour la qualité de ses blancs, Auxey-Duresses et Corton-Charlemagne.


CR: Côte-Rôtie, Domaine Clusel-Roch, "Classique" 2012.
15% chêne neuf, deux années d'élevage, complantation et cofermentation viognier.
Robe rubis dense avec de l'évolution orangée.
Nez avec de la réduction (que je n'ai pas de mémoire ressentie avec le délicieux millésime 2015 sur cette cuvée) qui efface les fruits noirs sur des marqueurs cuir, animal limite sudation, viande forte.
La bouche est heureusement plus avenante, matière en épaisseur avec ce qu'il faut d'équilibre. Trame tendue avec une certaine acidité. Fruits noirs massifs.


CR: Châteauneuf-du-Pape (rouge), Château de Beaucastel 2011.
L'AOC 1936, Château Fortia mentionné.
Robe pourpre, larme en densité, bord du disque plus clair.
Le nez superbe, fruits rouges et noirs, cerise, sous-bois en fraîcheur, figue, fruits compotés.
En bouche richesse et complexité, complétude des fruits rouges, touche fruits des bois, réglisse, charge sudiste en charpente et gourmandise.
Une fois de plus, Grand Vin Perrin.


CR: Saint-Émilion premier grand cru classé, Château Pavie-Macquin, 2012.
85%merlot, 14%cabernet franc, 1%cabernet sauvignon; élevage 16 à 20 mois (60% barriques neuves).
Robe pourpre bien sombre, bord du disque à peine plus clair.
Nez fruits, élevage présent mais bien intégré, épices poivre noir. Tanins en force et puissance s'annoncent.
Bouche séduisante, fraîcheur et tension, acidité pour trame. Le fruité un peu massif et fermé pour toucher à l'excellence, malgré une certaine finesse que j'attribue au cabernet franc assemblé. J'embarque la bouteille et son fond restant à l'issue de la dégustation, le surlendemain avec une saucisse de pays c'est parfait, la matière s'est mieux équilibrée, le fruité délié à sa bonne mesure aussi hédoniste que sérieux. Ça rappelle une certaine étiquette de Pomerol Thienpont à mon bon souvenir.


CR: Palette (rouge), Château Simone 2009.
Avec la carte au tableau voilà que je confonds la rade de Toulon avec l'étang de Berre, le profil de Giens pour me remettre le compas dans l'œil. Des vignes pas si près de la côte.
Robe pourpre un peu jaune, homogène et de moyenne densité.
Nez fruité, épicé en finesse, épices douces safran un peu passées, iodé salin si on veut.
Bouche suave, fruits en finesse, mâche, sous-bois léger, boisé sciure. Jolie matière de belle longueur, plus en demi corps qu'en épaisseur.
En discutant conservation, la bouteille est proposée comme à son apogée avec encore un certain potentiel de garde toujours possible.


CR: Vin de France, Languedoc (rouge), Peyre Rose "Marlene N°3" 2003.
En 2011, "coteaux du Languedoc", devient "Languedoc". La forte personnalité de Marlene Soria de Cahuzac sur Vère pour son "Vin de France". Je pose une colle avec mon "numéro trois?". Le vin en plus d'élevage long, 3/4 cuve et 1/4 foudre, bénéficie d'une commercialisation après garde en bouteilles (10 ans).
Robe pourpre brunie.
Nez fruits en force, épices douces, boisé vanille.
Matière en maîtrise, c'est fruité, l'alcool limite la finesse ressentie, l'acidité hors fraîcheur indissociable de cette finesse, vin un peu desservi par l'ordre de dégustation c'est forcé. Pour tous et celui ci plus encore, vins de gastronomie.


Une belle série cohérente, les vins impairs gagnants. Difficile de rivaliser avec un Chambolle d'un bon domaine pour la cuvée et le millésime qui vont bien, mais lauriers à Beaucastel.
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: PtitPhilou, Olivier Mottard, philippe loiseau, Alex, Jean-Paul B., Gibus, Jean-Loup Guerrin, DUROCHER, Papé, sebus, starbuck, leteckel, the_ej, Kiravi, Ilroulegalet
21 Nov 2022 22:11 #1

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J'apprends l'existence de Gaston Lenoir au sujet des notes empyreumatiques. Avant de toucher quoique ce soit, des flacons "nez du vin" sont distribués olfaction et bonne esgourde. J'ai des progrès à faire, l'un des flacons pile poile muscat et défini sur notes "massepain, pâte d'amande, fleur d'oranger", pas si mauvais renifleur finalement.

En période d'épidémie de covid, ils vous donnent des flacons du coffret Lenoir que vous vous repassez et reniflez? Vraiment???
22 Nov 2022 21:50 #2

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Question que je me suis posé lors de la préparation de mes ateliers de dégustation.
Mais ça ne pose problème à aucun participant, d'autant que comme me l'a dit une dame à l'âge honorable, l'alcool ça désinfecte .
Et puis, suffit de prendre les transports en commun, de se retrouver en salle close (cas de mes ateliers d'ailleurs) pour être en risque. Bref, j'ai fait le choix de proposer les fioles "Nez du vin" de Jean Lenoir (pas Gaston), car ce sont des outils très intéressants (quoique certaines fioles apparaissent désormais un peu faibles par rapport à la version vendue il y a vingt ans).
J'ai d'ailleurs fait le test en direct avec une fiole "violette" d'un autre coffret et personne n'a trouvé ni l'une ni l'autre : ils m'ont donné des noms de fleurs ou de fruits différents sur les deux. Y'a encore du boulot.
23 Nov 2022 13:49 #3

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gastronomix ou diafoirus? besogne ton tarin et laisse ceux des autres tranquilles.


24 Nov 2022 08:05 #4

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C'est bien comme message. Pas agressif...du tout.

Et surtout, c'est vrai que ce virus ça n'est qu'une vue de l'esprit.

Ça n'est pas parce que ça saoule tout le monde (moi le premier) après 3 ans de merdier qu'il ne faut pas faire un minimum attention. Enfin, ça n'est que mon avis.
24 Nov 2022 09:37 #5

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J'ai d'ailleurs fait le test en direct avec une fiole "violette" d'un autre coffret et personne n'a trouvé ni l'une ni l'autre : ils m'ont donné des noms de fleurs ou de fruits différents sur les deux.


Le ressenti olfactif de la violette est trés particulier, à 2 titres:
- D'abord, je dirai que la moitié des personnes ne sentent à peu prés rien, son seuil de perception est extrêmement variable selon les individus. On n'y peut rien. Peu de molécules ont ce grand écart.
- ensuite, après le fait de "sentir", il y a la reconnaissance. La perception est trés fugace, qq secondes, aprés on ne sent plus et il y a une période réfractaire longue. Si on trouve pas la violette dans les 5 secondes, on peut bien continuer à renifler le flacon 1 minute, on ne trouvera pas d'avantage.
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: PtitPhilou, Agnès C
24 Nov 2022 10:44 #6

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