Nous avons 1727 invités et 36 inscrits en ligne

Les Grands Soirs de Bourgogne : Épisode 2024

  • oliv
  • Portrait de oliv Auteur du sujet
  • Hors Ligne
  • Administrateur
  • Enregistré
  • Messages : 95819
  • Remerciements reçus 26121
Les Grands Soirs de Bourgogne : Épisode 2024



Champagne Hugues Godmé, Blanc de Noirs Grand Cru
Dégorgement septembre 2020

 

Robe jaune doré.
Nez serré et foufou, sur les fruits jaunes, un boisé pas en place et des notes chaudes en limite de vernis.
Bouche jeune bien mûre, un peu ample avec toujours ce sentiment de pointu ardent qui pèse sur l'équilibre du vin.
Finale brouillonne et qui manque de définition et de précision.
A revoir car pas fan en l'état.


Domaine des Perdrix, Nuits-Saint-Georges 1er cru, Les Terres Blanches, 2010



Robe jaune doré.
Nez classique d'un chardonnay sous bois, sur l'huile de tournesol, les fleurs blanches, des notes de merrains encore un peu pesantes.
Bouche puissante, d'une matière ample et à l'acidité virulente qui produit un équilibre instable, brut et brutale.
La finale au pointu un peu dissocié confirme ce sentiment de manque de confort malgré une forme de classicisme aromatique irréprochable.
On a tous les codes du bourgogne bien fait mais le résultat m'a semblé trop scolaire pour déclencher un vrai plaisir franc.
Bien.


Domaine Vincent Dauvissat, Chablis 1er cru La Forest, 2013

 

Robe jaune paille
Joli nez pur et gourmand, beau compromis de notes fruitées anisées et de thym citron.
Chouette bouche bien équilibrée avec une attaque sur une belle acidité qui porte un volume plein et bien mûr.
Le vin déroule une belle concentration naturelle, avec une petite souplesse fraîche très gourmande.
Finale au déroulé franc sur des goûts floraux anisés très agréables.
Un Chablis pas minéral pour un sou, ce qui lui va très bien au goût finalement.
Très bien.


Château de Brézé, Saumur blanc, Clos de la Rue, 2010



Robe vieil or.
Nez évolué, sur la vieille pomme, la cire.
Bouche peu avenante, avec de la sucrosité et une acidité mordante à la fois, usée aromatiquement, sur la tarte tatin, l'encaustique.
Finale sans aucune tenue sinon une amertume gênante.
Fatigué, je pense.


Domaine du Clos Naudin, Vouvray sec, 2019



Robe jaune paille très claire
Nez franc et agréable, sur la rhubarbe, la pomme reinette, les fleurs blanches. Aucun doute de la provenance, ça sent le beau chenin d'école tout ça !
Bouche élégante, un peu primaire aromatiquement encoure, sur un impeccable équilibre entre matière et acidité.
Finale nerveuse et tonique pour un vin jeune et immédiat à attendre encore si on veut chercher la complexité aromatique.
Très bien.


Domaine Oudin, Chablis Les Serres, 2017
Magnum



Robe jaune paille sans évolution.
Petite réduction sympa dès que le vin tombe dans le verre puis apparaissent de délicieuses senteurs typiquement chablisienne, citronnées, florales et minérales.
C'est attirant comme tout !
Bouche mobile, précise, immédiatement propulsée par une acidité parfaitement positionnée qui lance une matière gourmande et franche.
Le déroulé est délicieusement frais pour un vin ciselé, rythmé et d'une grande pureté.
Finale assez fragile mais d'une buvabilité irrésistible qui fait qu'on se ressert avec délice.
Très très chouette !


Domaine Marcel Deiss, Engelgarten, 2001

 

Robe ambrée 
Nez complexe mais évolué, sur le thé, la poire tapée, des notes de tabac blond et de menthe séchée.
Bouche lourde, avec comme un manque d’intensité après le scintillant Chablis, avec une sucrosité de petite VT qui semble manquer d'énergie à coeur.
Difficile à juger car le vin pâtit sûrement de son placement où son équilibre en richesse devient lourdeur alors que sa complexité aromatique laisse à entendre une autre musique si on le buvait pour lui même.
En situation comme ça, le vin parait un peu lent et pesant, sans énergie sur la finale.
A revoir.


Domaine Guillemot-Michel, Quintaine, 2008



Robe bouton d’or.
Beau nez précis et complexe, fruité et évolué à la fois, sur des notes de verveine, avec comme un début de petit truffé.
Chouette bouche tendue et pleine, sur une belle concentration à cœur, à l'acidité précise et au corps souple et confortable.
Finale avec de la relance, sur des goûts très en phase avec le nez.
Un beau vin parfaitement à point.


Chard Farm, Pinot Noir Central Otago, The Tiger, 2012



Robe très claire, sur un grenat vermillon.
Nez discret, un peu mince et capiteux, sur les fruits rouges à l'alcool.
Bouche dotée d'une jolie structure, avec un gros volume issue d'une maturité perceptible et pas mal d’alcool.
Mais le vin reste trop discret au niveau aromatique pour mobiliser ce côté corpulent et emballer l'ensemble. 
Finale chaude et un peu terne, aux tanins parfaitement intégrés.
Bu trop tard ?


Domaine des Tilleuls, Gevrey-Chambertin 1er cru Les Evocelles, 2013



Robe grenat profond.
Nez réducteur, brouillon, sur les fruits noirs à l'alcool.
Bouche ferme, sur une attaque marquée par une acidité virulente et une concentration qui manque de chair pour la compenser.
Le vin s'exprime en rusticité avec une forme de dureté à la limite de l'inconfortable.
Finale sévère aux tanins un peu secs.
Peu de plaisir.


Domaine de Montille, Pommard 1er cru Les Rugiens, 2013



Robe sur une évolution brique légère.
Nez délicat, précis et élégant, sur le pot pourri, les fruits rouges séchés. 
Jolie attaque à la trame acide droite qui tient un jus franc, au beau fruit infusé d'une grande délicatesse.
Le milieu de bouche se resserre ensuite autour de tanins encore présents qui lancent une finale sérieuse avec encore du potentiel.
Très bien.


Domaine Ramonet, Chassagne-Montrachet 1er cru Clos de la Boudriotte rouge, 2013



Robe grenat clair.
Nez délicat, peu puissant mais tout en expression et en charme, sur des senteurs de fruits rouges et de pivoine.
Bouche délicate à la délicieuse petite sucrosité souple, au jus et aux tanins fins qui donne un équilibre très facile qui se pose sur le palais avec charme et gourmandise.
Les goûts sont précis et plus intenses que les senteurs du nez, avec ce très beau fruit floral frais.
Seule réserve pour ne pas monter dans plus de superlatifs, une finale plutôt courte sans capacité de relance et qui signe le vin qui semble à point.
Très bien+


Domaine Henri Germain et Fils, Beaune 1er cru Bressande, 2012



Robe plus profonde.
Nez assez discret, un peu mat, sur les fruits noirs épicés.
Bouche agréable mais un peu chaude, avec un beau fond mais un petit côté dense et sérieux provoqué peut-être par le charme évident du Ramonet.
L'ensemble reste vineux, plein et d'un équilibre d'école.
Belle finale juteuse aux beaux tanins encore à fondre.
Très bien.


Château La Casenove, Côtes du Roussillon, Cuvée du Cdt François Jaubert, 1998
Magnum



Robe sombre avec de l’évolution et un peu dépôt.
Nez au bouquet d'évolution certain, très épicés, sur les fruits noirs, le goudron, le cacao, le cèpe séché et pas mal d'alcool.
Bouche puissante, d'une grosse concentration qui détone après la série de pinot, sur des goûts balsamiques, sur la figue séche, le chocolat.
Finale roborative aux tanins énergiques, avec une certaine charge alcoolique, d'une grande persistance de goûts qui rappellent les VDN.
Un peu costaud pour mes fragilités mais un vin qui ne fait pas son âge.

Et c'est dans des moments pareils qu'on sait pourquoi Galinsky est le Président !



Domaine de Souch, Jurançon, Cuvée de Marie Kattalin, 2006



Robe jaune paille quasiment pas teintée.
Nez discret, sur les agrumes, le pamplemousse et le jasmin, avec des sensations fraîches qu'on situerait en vin sec si le vin était servi en début de repas.
Attaque à la superbe acidité juteuse et salivante, sur une sucrosité sans liqueur, sur des sensations toniques de droiture.
Goîts francs sur les agrumes confits et les fleurs blanches.
Finale mordante et salivante toute en fraîcheur pour un vin jeune aromatique et sur un équilibre demi sec.
Quelle jeunesse, on jugerait un millésime récemment mis !
Très bien.


Camin Larredya, Jurançon, Au Capcéu, 2021



Robe vieil or.
Nez puissant, sexy, sur la confiture d'abricot, la verveine, le thé earl grey.
Bouche totalement différente du Marie Kattalin, sur une attaque plus liquoreuse mais soutenue par une très belle acidité.
L'ensemble est puissant et bien équilibré, sur des goûts francs et gourmand très en phase avec le nez (abricot, thé)
Belle finale élancée et juteuse d'une délicieuse sucrosité.
Même si je lui donnais 10 ans de plus !
Très bien.




Une superbe soirée avec un accueil toujours aussi génial de simplicité à l'Episode (merci Nico, merci Béni) et le plaisir de revoir notre Gautier comme de faire se rencontrer vieux Gunthards et jeunes No-Raw.
Même après une longue journée de travail verre en main, mettre le couvert dans de telles conditions tient de l'aboutissement d'une passion !

A très vite à tous
Oliv
 
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Olivier Mottard, Gildas, Alain Hinant, Jean-Paul B., dt, legui, Galinsky, sideway, peterka, bertou, Jean-Loup Guerrin, Vaudésir, TristanBP, Papé, 4fingers, Agnès C, starbuck, leteckel, POP, the_ej, vvigne, KosTa74, éricH, Kiravi, Lionel73, Garfield, Vesale, Chaccz, Ilroulegalet, forty-one
30 Mar 2024 17:52 #1

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 1954
  • Remerciements reçus 1342

Réponse de rkrk sur le sujet Les Grands Soirs de Bourgogne : Épisode 2024

Bravo pour faire de telles dégustations après une journée aux Grands Jours de Bourgogne !

Pour moi, c'était pizza, petite bière et dodo !

Ralf

Amateur depuis 30 ans, sur LPV depuis 16 ans, caviste depuis 3 ans
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: oliv
01 Avr 2024 12:57 #2

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • oliv
  • Portrait de oliv Auteur du sujet
  • Hors Ligne
  • Administrateur
  • Enregistré
  • Messages : 95819
  • Remerciements reçus 26121

Réponse de oliv sur le sujet Les Grands Soirs de Bourgogne : Épisode 2024

Faut reconnaître que c'est quand même un sport d'athlète, ces 5 jours.

J'en ai encore le dos en miettes et les dents qui saignent une semaine plus tard...
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: Jean-Paul B., GAET
01 Avr 2024 13:39 #3

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 80
  • Remerciements reçus 537

Réponse de POP sur le sujet Les Grands Soirs de Bourgogne : Épisode 2024

Nous voici partis avec l’ami Romain (Kumquat) pour nos premiers Grands jours version courte (départ mercredi et fin Vendredi pour cette étape puis Nez dans le Vert dans le Jura dans la foulée). Nous n’avons pas encore commencé le salon que nous nous retrouvons le mercredi soir à L’Episode avec quelques vieux Briscards d’LPV et des brillants vignerons du Maconnais, le tout sous le signe de la bonne cuisine, du Rock et de la convivialité. C’est parti !


Champagne Hugues Godmé, Blanc de Noirs Grand Cru
Dégorgement septembre 2020
Nez un peu réduit sur la coquille d’huître, je pense que la bouteille peut-être un problème. En bouche, Corps moyen+, joli fruit mûr, longueur Moyen+ (je n’ai pas ressenti de coté brouillon au final), c’est bien. A revoir sur une autre bouteille pour comprendre si la cuvée se présente comme ça ou si ce fut un problème sur cette bouteille. C’est la première fois que j’ai cela sur les vins de domaine qui sont habituellement impeccables.

Domaine des Perdrix, Nuits-Saint-Georges 1er cru, Les Terres Blanches, 2010
Nez expressif de chardonnay Bourguignon, en bouche le vin est sec, l’acidité haute, le corps moyen +. J’ai trouvé l’élevage assez intégré. Par contre, je lui ai trouvé un petit manque de fruit ou matière en milieu de bouche qui me laissent penser que le vin ne va commencer à décliner. La longueur est bonne, je l’ai trouvé Très bien -.

Domaine Vincent Dauvissat, Chablis 1er cru La Forest, 2013
J’ai trouvé que ce vin, même si très beau avait l’alcool légèrement prégnant, le corps m’a semblé assez large et le vin texturé. Le tout est bien équilibré par l’acidité haute et tranchante avec une aromatique que j’ai trouvé un peu en dedans par rapport au vin précédent. C’est un vin très droit mais que j’ai trouvé un peu chaud. Sensation assez étrange pour un Chablis de millésime frais. Bien +

Château de Brézé, Saumur blanc, Clos de la Rue, 2010
Couleur évoluée (doré), Nez évolué de pommes abîmées, de miel. EN bouche, il y a du sucre résiduel, une acidité haute, un alcool haut. La bouche finit sur une longueur moyenne marqué par l’amertume et une sensation d’écroulement du vin. C’était probablement à boire il y a 2 ou 3 ans.

Domaine du Clos Naudin, Vouvray sec, 2019
Nez assez expressif sur la pomme, poire, fleur blanche. La bouche est équilibré, étirée par une acidité haute qui équilibre l’alcool moyen et la complexité aromatique. Très bel équilibre. Très Bien+. A quoi bon attendre ce vin qui est déjà délicieux maintenant.

Domaine Oudin, Chablis Les Serres, 2017
Magnum
Nez sur les agrumes et les coquillages, contrairement au Godmé, c’est un nez parfaitement cohérent. EN bouche c’est sec, d’alcool haut mais qui s’équilibre bien avec l’acidité haute et le corps plein. C’est long et vraiment très très beau. Une jolie découverte ! Ce fut certainement pour moi le blanc de la soirée !

Domaine Marcel Deiss, Engelgarten, 2001
Au nez comme en bouche le vin fait très évolué, la présence de sucres résiduel n’aura certainement pas aidé à apprécier ce vin à sa juste valeur. Malgré son acidité haute et son alcool moyen, le vin paraît lourd (sans doute du fait de ses sucres résiduels). Le charme n’opère pas vraiment ce soir. Il se comportera beaucoup mieux le lendemain soir en exprimant un côté franc et rond à la fois. C’est la seconde fois que cette cuvée pourtant très belle ne se comporte pas très bien en dégustation à l’aveugle.

Domaine Guillemot-Michel, Quintaine, 2008
Nez et bouche sur le tertiaire qui truffe. J’ai trouvé le vin assez large en bouche (corps plein) et traçant en fin de bouche (l’acidité joue tout son rôle). Très bien et à boire maintenant.

Chard Farm, Pinot Noir Central Otago, The Tiger, 2012
Nez qui ne s’exprime que sur les fruits rouges (avec un peu de fruit à l’alcool. EN bouche le vin est d’acidité haute et d’alcool haut, c’est un peu déséquilibré avec une intensité aromatique et un alcool qui ne compense pas cette alcool haut donnant un vin légèrement déséquilibré qui aurait dû être déjà bu. Bien

Domaine des Tilleuls, Gevrey-Chambertin 1er cru Les Evocelles, 2013
Le nez s’exprime sur des fruits rouges à l’alcool, ce n’est pas très expressif. En bouche le corps est moyen -, l’équilibre n’y est pas et on a l’impression d’un vin rustique. Assez bien et très déçu par cette bouteille.

Domaine de Montille, Pommard 1er cru Les Rugiens, 2013
Couleur évoluée. Nez élégant sur les fleurs séchées et les fruits rouges. En bouche, profil dense avec bcp de tannins, un équilibre magistral entre acidité haute et alcool moyen, les tannins (moyen +) sont encore présents contribuent à la tenue du vin. C’est long et très bon, je pense que c’est encore jeune et que ça peut vieillir même si déjà très bien. Premier Pommard Rugien de De Montille et pas déçu par la qualité de la quille sur un millésime faible qui plus est. Il dit falloir les attendre longtemps sur des gros millésimes.

Domaine Ramonet, Chassagne-Montrachet 1er cru Clos de la Boudriotte rouge, 2013
Nez frais , encore jeune. La bouche est marquée par l’élégance (au delà de l’équilibre, on a une aromatique très complexe et distinguée). La longueur est longue.Probablement moins de capacité de garde que le Rugiens, à boire. C’est excellent et pour moi le rouge de la soirée.

Domaine Henri Germain et Fils, Beaune 1er cru Bressande, 2012
Vin moins dense et plus évolué que les précédents. Très bien.

Château La Casenove, Côtes du Roussillon, Cuvée du Cdt François Jaubert, 1998
Magnum
Nez Mûr, en bouche c’est un peu chaud (dans le sens méridional) tout en étant élégant. Il y a une grosse et puissance même si bien équilibré par l’acidité. Les tannins sont très intégrés et c’est plutôt long. Très bien.

Domaine de Souch, Jurançon, Cuvée de Marie Kattalin, 2006
L’aromatique est complexe portée par la pomme, les agrumes et la fleur blanche. EN bouche le vin apparaît demi-sec, avec une acidité haute et un alcool moyen. C’est redoutable de buvabilité. Par ailleurs, je lui aurait donné 10 à 15 ans de moins que son age. Excellent 

Camin Larredya, Jurançon, Au Capcéu, 2021
Nez plus complexe que le précédent sur des arômes plus moelleux : Abricot, earl Grey, miel. En bouche, il fait plus moelleux et plus ancien, avec un sucre un peu plus présent que dans le précédent mais aussi bien équilibré par une acidité haute. Il y a un côté qui paraît plus évolué dans ce vin, ce qui au final n’est pas le cas. Très bien. 
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: oliv, Olivier Mottard, Jean-Paul B., rkrk, Galinsky, Marc C, bertou, bulgalsa, Jean-Loup Guerrin, Vaudésir, Papé, Frisette, starbuck, leteckel, the_ej, KosTa74, Garfield, Ilroulegalet, forty-one
07 Avr 2024 12:34 #4

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Modérateurs: GildasPBAESMartinezCédric42120Vougeotjean-luc javauxstarbuck