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Soirée découverte de la dégustation "tour de France en 5 vins"

  • Hpesoj
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Une petite soirée pour partager avec des amis novices le plaisir et la variété de la dégustation. J’ai essayé de faire une sélection permettant de découvrir en 5 vins un maximum de profils « classiques ». Tous les vins ont été ouverts le matin pour le soir et ramenés à température approximative juste avant le service, seul le Rully rouge a eu droit à 1h30 en carafe le soir car je le trouvais un peu fermé. Les vins ont été goûtés en mangeant. 

Les deux premiers vins ont été accompagnés de divers grignotages apéritifs : mini-gougères, pâtés, magret fumé, houmous...

Vin #1 : Florian & Mathilde Beck-Hartweg, Gewurztraminer Grand Cru Frankstein 2012
On commence par un blanc à la robe or clair, brillante. Le nez respire la fraicheur, entre le litchi et le bouquet de rose. Le vin est gourmand dès l’attaque mais sait rester frais tout du long, avec une matière un peu « glycérinée » (sensation de sucre résiduel) mais légèrement acidulée. Le corps est moyen mais le vin est bien présent en bouche, la longueur honorable n’est pas exceptionnelle.
A noter que le vin regoûté plus tard dans la soirée puis à J+1 et J+2 s’est complexifié, avec une note de thé je pense, mâtinée d’une légère amertume. Au final un joli vin, beau représentant de son cépage, peut-être pas exceptionnellement marquant mais frais et avec un certain caractère. Et sans le moindre signe de vieillesse, je ne m’y attendais pas forcément pour un blanc (peu protégé ?) de 11 ans.

Vin #2 : Vincent Dureuil-Janthial, Rully (rouge) En Guesne 2019
On passe direct aux rouges avec une robe claire, mais plutôt dense pour un pinot. Je trouvé le boisé assez présent au nez, sur des notes torréfiées, de grain de café peut-être, un léger fruit rouge en fond. L’attaque est à la fois assez fraiche et opulente, la bouche plutôt dense (référentiel pinot encore), assez droite mais avec un petit côté asséchant tout à fait acceptable. Le fruit se révèle un peu plus, sur la cerise confite, mais les notes boisées restent présentes.
A J+1 et J+2, je trouve que le vin se sort un petit peu de son élevage pour montrer plus de fruit, voire un peu de floral. Au final, c’est plutôt bon voire très bon dans l’absolu, mais le vin semble un peu engoncé dans son bois*.

Les deux rouges suivants sont bus avec des viandes (onglet de boeuf et épigramme d’agneau grillés à la plancha, confit de canard).

Vin #3 : domaine les Sadons, Pauillac 2012
Le vin suivant présente une robe très sombre, un peu évoluée vers la brique sur le disque. L’aromatique n’est pas très expressive, c’est terreux, un côté végétal. La bouche est puissante, avec des tanins assez présents. Cela reste tout à fait buvable et même apprécié, aucunement brûlant ou séchant, mais je reste un peu sur ma faim en termes d’expression ! Et ce d’autant plus qu’à l’ouverture j’avais senti les prémices d’un joli cabernet légèrement poivronnant.

Vin #4 : domaine Borie de Maurel, Minervois La Livinière, La Féline 2002
Le vin suivant présente une robe foncée elle aussi mais moins impénétrable, un peu plus entre deux entre rose (foncé !) et tendance brique, légèrement trouble. A l’opposé du précédent, le nez est hyper parlant : olive très marquée, voire huile d’olive, sur un lit de fruit noir en arrière-plan, puis évolue vers l’anchois. J’adore, je reste des minutes à simplement humer le verre.
En bouche, la matière est fraiche et dynamique (légère acidité), un tout petit peu séchante en milieu de bouche mais c’est compensé par la présence fruitée des arômes, avec de la cerise confite qui vient s’ajouter à ceux décrits précédemment.
Le vin a divisé, certains adorent, d’autres n’aiment pas vraiment tout en reconnaissant des qualités et de la personnalité (je n’ai pas noté les proportions exactes, on était au moins 3 sur 5 dans le premier camp, et 1 dans l’autre…)

Vin #5 : Vincent Dureuil-Janthial, Rully blanc 2016
J’avais gardé le second blanc pour les fromages, moins didactique pour la comparaison mais bon choix à mon avis, d’autant qu’on a pu revenir sur le vin #1 et les autres ensuite.On a ici une belle robe or clair, brillante. Le nez d’abord discret s’ouvre sur des notes très florales de tilleul, voire de miel, puis viennent des arômes pâtissiers qui m’évoquent le praliné.
L’attaque est d’abord acidulée, puis le vin gagne en amplitude gourmande, « en retenue amère de pralin » (sic, je ne sais pas ce que j’ai voulu dire mais c’était très bon et équilibré !). Beau combo d’amplitude et de fraicheur à mon goût, sur un profil presque sucré avec cette aromatique plutôt typée dessert.
Regoûté à J+1 et J+2 le vin a très bien tenu et était toujours aussi bon.

Une soirée plaisante où les vins se sont plutôt bien présentés. Mention aux deux derniers pour ma part. Relative déception sur le Rully rouge et surtout le Pauillac un peu fermé, alors que tous les goulots humés à l’ouverture étaient plutôt prometteurs dans des registres assez typiques.

* concernant ce Rully En Guesne 2019, c’était une mini déception attendue, le genre d’erreur que l’on ne peut s’empêcher de commettre en pleine conscience (pour ma défense je n’avais pas vraiment de meilleure option en Bourgogne !). J’avais bien lu que les commentaires récents d’Olivier Mottard étaient sur ses délicieux… 2009 !

Joseph
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30 Oct 2023 14:48 #1

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