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soirée grands vins liquoreux

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soirée grands vins liquoreux a été créé par IH1456

Une soirée "grands vins liquoreux", à l'aveugle et entre amis, c'est assurément un marathon gustatif et il faut lui appliquer les règles propres à la discipline : partir doucement, continuer régulièrement et finir comme on peut ! donc les notes sont à l'avenant, parfois succintes, parfois incertaines aussi peut-être...

On commence par un échauffement de palais avec un Champagne rosé : 

Champagne Lallier rosé (dégorgé en 2015) : bulle très fine ; effervescence en bouche, si ce n'est évanescente, sans doute bien faible par rapport à ce qu'elle a dû être. Nez brioché, fruits rouges. Belle patine en bouche, beaucoup de finesse, a sans doute passé son apogée mais j'apprécie cette douceur ; dosage sans doute pas négligeable mais sucres bien digérés. TB

On attaque alors les choses sérieuses.

Barsac Doisy Daëne 1989 : certains autour de la table le trouvent trop vieux, pour ma part je le trouve entre deux âges mais penchant sérieusement du côté du vieux Sauternes avec cette aromatique d'agrumes confits et les SR complètement intégrés. Certains lui reprochent son manque de tension et c'est vrai, il est un peu mou mais que ce breuvage est doux et singulier, et finalement de caractère, avec sa marmelade d'orange amère, sa belle patine... TB+

Cotnari - Cotnari Grasa SGN 1966 : un OVNI ! importé par Dionis, un vin de Roumanie de l'époque soviétique, sauvé de la consommation soviétique en vrac et mis en bouteille par un Français qui rachetait les barriques qui lui semblaient qualitatives... l'aromatique est assez simple mais le vin en pleine forme avec une tension certaine, une jeunesse presque insolente. Hors norme.

Landauer - Ruster Welschriesling Eiswein 1997 : Couleur thé foncé, très limpide. Nez sur le coing. Bouche rôtie, abricot confit, puis figue fraîche. Grand équilibre avec beaucoup de résiduels mais une tension bien présente qui l'équilibre. Aromatique très raisin sec en finale.

Domaine de Montgilet - Coteaux de l'Aubance Le Tertereaux 1995 : robe ambrée. Nez sur le safran (!) et le pruneau. Bouche bien dynamique sur la prune reine claude fraîche, des notes de caramel, et j'ai noté une très légère note oxydative. Encore un très beau Coteaux de l'Aubance des frères Lebreton.

Château de Sàrospatak - Tokaji Aszu 6 puttonyos 1993 : Robe acajou. Bouche superbement équilibrée, grosse tension, grand sucre, énorme puissance, beaucoup de figue fraîche, un liquoreux avec un gros moteur mais un châssis de tension qui tient la route, les superlatifs lui vont bien.
Tomy a pu le regoûter le lendemain, et son CR est donc bien plus précis : "Couleur acajou, nez très figue, datte, cire, un peu de caramel, pâte de coing bien sûr, assez "lourd" au sens plus du tout sur le fruit frais. La bouche est magnifique, épaisse, semble avoir mangé un peu de sucres, très grosse acidité, le plus de la soirée, il arrive du coup à équilibrer son aromatique très confite, avec une finale très longue, sur de jolis amers, avec presque une touche de bois tannique."
Exceptionnel

Clos Naudin - Vouvray moelleux reserve 1989 : pas facile de passer derrière le précédent monstre ! et pourtant, ce moelleux réserve se déjoue du piège en jouant la carte de la voltige. En cette année 89, pas de goutte d'or au domaine Foreau, et on goûte donc ici la cuvée la plus qualitative dans ce grand millésime. J'ai la chance de le regoûter le lendemain, donc je peux fournir un CR plus précis...
Robe cuivrée.
Nez sur la pomme fraîche, le caramel, la tatin, la noisette.
Tension magistrale en bouche qui équilibre cette liqueur délicate, sur des notes de caramel frais, l'ensemble offre une sensation de taffetas qui s'étire longuement sur des amers très nobles avec des notes de mandarine grandioses.
A refaire, il faudrait le placer avant le tokaji dans la série, et enchaîner avec la cuvée Constance de Huet.
Exceptionnel

Klein Constantia - Vin de Constance 2001 : robe très ambrée. Nez sur le café, la torréfaction, le pruneau cuit. Bouche à caractère médicinal, avec pas mal de végétal, des notes de framboise, vin original mais quelque peu déroutant ; ce vin est-il en pleine forme ?

Patrick Baudouin - Coteaux du Layon Maria Juby 1997 : le très grand millésime en Anjou sur la fin du XXème siècle ! avec la cuvée haut de gamme de Patrick Baudouin... eh bien, qui n'est sans doute pas arrivée à son apogée !! loin de là même. Si le vin n'est pas dans ses langes, il développe tout de même une aromatique encore un peu serrée, la bouche est un peu pataude, comme engoncée dans ses SR. Un vin encore compact qui aura sans doute besoin de deux décennies supplémentaires pour se délier étant donné son âge déjà avancé...

Patrick Baudouin - Maria Juby 2002 : en vin de France cette fois car le vin ne titre que 9° alors qu'il en faut 11 pour prétendre à l'appellation ! et sur ce millésime moins réputé, la cuvée s'avance superbement, bien supérieure en l'état au 1997. Regoûtée le lendemain je peux en tirer un portrait plus précis.
Robe cuivre foncé.
Nez de caramel, tatin, figue.
Bouche caressante avec beaucoup de figue fraîche et de gelée de coing, grande tension qui relève heureusement l'ensemble, car sans cela la liqueur serait sirupeuse. Un peu moins fin, un peu plus puissant que le Foreau réserve 1989, ce vin présente tout de même un niveau impressionnant !
TB++

Huet - Vouvray Constance 2003 : robe cuivrée.
Nez de thé vert, notes médicinales, herbe séchée.
En bouche, superbes arômes et complexité, avec de la prune jaune, de la mirabelle fraîche, puis des touches exotiques comme l'ananas, de la mandarine aussi : un vin d'une grande finesse et d'une grande jeunesse. Superbe équilibre, avec une fraîcheur étonnante pour ce millésime... d'ailleurs sur cette soirée les deux Vouvray se montrent au-dessus des Layons/Aubance en terme de fraîcheur, peut-être l'effet terroir avec le calcaire vs les schistes... c'est vraiment net sur ces 5 bouteilles !
Exceptionnel

Soirée d'anthologie, il fallait tenir la distance pour profiter à fond de ces très grandes bouteilles, et ce fut superbe.

Antoine

"en guise de sang, ô noblesse sans pareille, il coule en mon coeur la chaude liqueur d'la treille" - le Grand Georges
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30 Oct 2023 21:01 #1

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Réponse de tomy63 sur le sujet soirée grands vins liquoreux

Lallier - Champagne Grand rosé Brut Grand cru : (dég 2015) champagne rosé, très gourmand, beaucoup de fruit, encore assez sucré, mais on sent que le temps en cave lui a fait du bien, la bulle s'est bien affinée, pas très long, plutôt en rondeur, mais c'est bon. TB


Doisy-Daëne - Barsac 1989 : nez assez classique et plutôt joli safan, abricot, encore un peu d'élevage vanille, coco, petite touche caramel. La bouche est plus décevante, pas en forme avec un manque d'acidité évident, un peu étonnant pour le domaine d'ailleurs. B.


 Cotnari - Cotnari Grasà SGN 1966 : (importé, et même sélectionné ici, par Dionis. Vin de moldavie Roumaine donc Nord-Est de la Roumanie. Cépage Grasa - apparenté au furmint ? et parfois aussi du cépage Tamaioasa. Certaines vignes seraient préphylloxériques) Couleur acajou, nez magnifique très figue, datte, coing, encaustique, un peu de coca, une certaine fraîcheur verveine/menthol, très complexe. La bouche est concentrée, avec une attaque sirupeuse, puis une fin de bouche qui donne l'impression d'avoir mangé une partie de ses sucres, très belle acidité, encore jeune, on le placerait plutôt sur un chenin des années 80-90. Souvenir du 1982 qui faisait plus évolué ! La finale est sur des amers nobles, jamais lourde, très longue. Premier gros coup de cœur de la soirée. Avec peut-être un peu plus d'émotion à la levée de l'étiquette par l'âge du vin et son histoire. Le vin c'est aussi ça. Exceptionnel.


 
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Landauer - Ruster Welschriesling Eiswein 1997 : celui pour lequel j'ai le moins de souvenir le lendemain, pourtant j'avais bien aimé sur le coup, mais probablement dans le milieu du tableau, avec un nez très pâte de coing, une bouche riche, sirupeuse mais une bonne acidité, beaucoup pensent à un chenin sur l'Anjou. Il souffre juste de la comparaison avec le précédent. TB+


Domaine de Montgilet - Coteaux de l'Aubance Le Tertereaux 1995 : couleur acajou, nez très pruneau, caramel, la bouche est un peu lourde et plus simple que les autres. B+


Château de Sàrospatak - Tokaji Aszu 6p 1993 : Couleur acajou, nez très figue, datte, cire, un peu de caramel, pâte de coing bien sûr, assez "lourd" au sens plus du tout sur le fruit frais. La bouche est magnifique, épaisse, semble avoir mangé un peu de sucres, très grosse acidité, le plus de la soirée, il arrive du coup à équilibrer son aromatique très confite, avec une finale très longue, sur de jolis amers, avec presque une touche de bois tannique.  Exceptionnel


Clos Naudin - Vouvray moelleux réserve 1989 : (bouchon en forme, ouf !) Couleur bien plus claire, le nez est très frais et aérien, miel, thé vert, zestes d'agrumes, fruits confits aussi bien sûr, assez subtil. La bouche est aérienne, pas trop sucrée, avec une belle acidité, encore de la jeunesse, une petite touche champignon-cèpe me gêne un peu pour être parfait et je suis peut-être resté bloqué dessus. Mais sinon un très beau liquoreux, qui se dévoile petit à petit. On me souffle dans l'oreillette encore mieux le lendemain. TB++.


 Descendientes de J Palacios - Petalos del Bierzo 2015 : petit interlude vin rouge pour faire une pause. Le nez fait plutôt penser à une syrah, lardé, violette, poivre, fruits noirs, un peu animal, c'est très joli. La bouche est assez fraîche mais par contre la finale semble trop tannique, sèche, avec beaucoup d'amertume. Trop de sucres sur les papilles probablement, même après avoir rincé un peu. Le lendemain, joli nez aussi, bouche bien moins tannique, par contre la finale a gardé un côté amer et végétal un peu gênant. B+.


 Klein Constantia - Vin de Constance 2001 : couleur très sombre, un nez très porté coca, figue, pruneau. En bouche il y a finalement de l'acidité, mais c'est un peu dissocié ici. On ne sent pas trop le muscat, mais pour un vieux Constantia ça ne semble pas en pleine forme. Apparemment une autre bouteille du même millésime a été mise à l'évier. Celle-ci n'est pas mauvaise mais on a connu mieux, un 1990 surtout. B+.


 
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 Patrick Baudouin - Coteaux du Layon Maria Juby 1997 : couleur très foncée, nez très pâte de coing, bouche très sirupeuse, très concentrée, beaucoup de sucre, manque d'acidité pour équilibrer tout ça. Un peu monolithique pâte de fruit aussi en comparaison du suivant. TB.


 Patrick Baudouin - Maria Juby 2002 : couleur déjà plus claire, le nez a bien sûr de la pâte de coing, de l'abricot, du miel, mais aussi des fruits exotiques, encore un côté fruits frais, aérien. Ca se confirme en bouche, ça semble aérien, même si la texture sirupeuse nous confirme que c'est par rapport au 1997, il doit y avoir beaucoup de sucre, peu d'alcool, équilibre parfait, encore tout jeune et très long. Exceptionnel.


 Huet - Vouvray Constance 2003 : Robe proche du précédent, le style aussi, encore tout jeune, combine pâte de coing et fruits très frais, même encore plus ici, avec de l'ananas frais, bouche encore plus aérienne, avec une finale très mandarine, un peu zestée, très longue, et très fraîche, incroyable pour 2003. Exceptionnel.


 Un grand merci à nos hôtes pour ces bouteilles exceptionnelles. Quel honneur et quel plaisir de boire ces mythes à leur apogée - ou presque - et parfaitement conservés. Encore une fois la preuve que le temps n'a pas d'emprise sur eux. On se sent parfois bien petit... 


Quelques remarques :

- même pour des "becs à sucres" comme nous, pas facile d'enchaîner autant de liquoreux... Les compte rendus du lendemain de mémoire sont d'habitude plus simples.

- beaucoup de notes reviennent dans tous les vins, la pâte de coing etc...

- très difficile à l'aveugle. Même en identifiant en gros le taux de sucre, le taux d'alcool (ce qui est loin d'être évident avec le jeu des équilibres) ça n'aide pas beaucoup : le chenin par exemple pouvant être moelleux, liquoreux, très liquoreux.. etc... Les terroirs sont difficiles à lire.

- l'acidité est encore une fois la clé...

- l'ordre joue beaucoup, si un vin plus aérien arrive après un vin plus sucré il s'en tire mieux etc... C'est le jeu, aucun ordre idéal ne semblait possible.

- il y a bien sûr sur ces vieux vins (un peu moins que sur des secs, certes) un facteur très aléatoire d'une bouteille à l'autre qui a plus ou moins bien vieilli.

- c'est difficile de donner un âge à ces vins. Le Cotnari 66 a été placé dans les années 80-90. Il en sera sûrement de même pour Constance dans 30ans.

- Le niveau était tout simplement exceptionnel. Pas étonnant que les liquoreux lorsqu'ils sont réussis s'en sortent toujours avec des notes au-delà des 96-97/100 un peu partout. Quand l'équilibre est là il y a alors tout, le corps, la complexité, la longueur, l'intensité, l'expressivité du nez...
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30 Oct 2023 21:25 #2

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet soirée grands vins liquoreux

Superbe série ! Chapeau et très tentant à faire.

En 1989, je me souviens que Philippe Foreau a produit une très belle cuvée Réserve 1ère trie encore plus riche (et plus rare) que la Réserve que vous avez dégustée. 
Pour Maria Juby 1997, il y a deux ans chez Thien, la bouteille ouverte a damé le pion à Yquem 1990 : j'avais un chouille les boules... très joli souvenir tout de même. 
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30 Oct 2023 22:04 #3

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Réponse de tomy63 sur le sujet soirée grands vins liquoreux

Ce soir-là Maria Juby 97 n'était même pas sur le podium, ça situe le niveau du reste...
31 Oct 2023 10:02 #4

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet soirée grands vins liquoreux

Par curiosité, Antoine et Tomy, qu'avez-vous mangé pour accompagner ces liquoreux ?

Vraiment ce thème me plairait beaucoup à organiser. Avec mes ateliers, je ne suis pas certain d'avoir un franc succès, en particulier auprès de quelques uns.

Vos compte-rendus me donnent envie d'ouvrir une Maria Juby 2002 pour les fêtes de fin d'année !
 
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31 Oct 2023 11:52 #5

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Réponse de agitateur sur le sujet soirée grands vins liquoreux

il y a deux ans chez Thien, la bouteille ouverte a damé le pion à Yquem 1990 : j'avais un chouille les boules... très joli souvenir tout de même. 


Je me permet une parenthèse. Ca vaut pour Yquem 90, Doisy D 89 cité plus haut, et en fait les Sauternes de ces années là.
Il faut remettre dans le contexte. Même si évidemment ne 'excuse rien, il s'agit d'expliquer. Sur le cas Sauternes en général, donc.

Dans les années 80 ( la deuxième moitié ) et les  90's, y compris dans dans la quadrilogie 86 88 89 90 qui ravit les bacs à sucre ( dont je suis pour le liquide fermenté ), le cadre était celui d'une logique productiviste en volume, versus ce que l'on produit maintenant. Le gros virage vers une autre dimension qualitative s'est produit vers les début 2000 chez les plus précoces, plus tardivement chez d'autres. 
Le virage qualitatif c'est une richesse potentielle plus grande mais ça ne mesure pas que le sucre. Quand il y a une part bien plus grande de botrytis, le vin atteint une autre dimension. On peut passeriller à l'ultime et être trés concentré, ça reste passerillé et plus monolithique. 

Si on prend un Loire de 95 96 ou 97 du très haut du panier, il n'y a aucun doute sur le fait que la dimension botrytis sera considérablement supérieure à n'importe quel Sauternes de ces années, même les plus nobles.

Si on considère la Loire après 2000, je ne crois pas ( 3 fois hélas ) qu'il y ait eu de saut qualitatif vers du franchement mieux, cependant le niveau de départ était déjà franchement trés élevé. A part peut être / sans doute vers une plus grande maitrise technique, mais sur du très liquoreux il y a quand même 80%  du boulot fait par le raisin. 
Inversement, si un amateur prend son pied actuellement avec un sauternes de 88 89 90, il ne faudrait pas qu'il extrapole à trouver la même chose dans 30 ans avec un millésime tout neuf. Les premiers vins ( bcp moins les seconds ) du top 4 actuel Sauternes ont un niveau qu'ils n'ont jamais eu, et ils seront supérieurs en tout versus ces années 80. Y compris en garde pour que la patine opère.....donc faudra être patient ou viser la longévité de Jeanne C, ou acheter du "neuf" pour les petits enfants.
Il est très probable aussi que Tokaj ait eu son évolution, de style ET de qualité, mais là je laisse Jérôme répondre ( même si je me fais mon idée ). 
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31 Oct 2023 14:31 #6

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Réponse de tomy63 sur le sujet soirée grands vins liquoreux

Par curiosité, Antoine et Tomy, qu'avez-vous mangé pour accompagner ces liquoreux ?

Vraiment ce thème me plairait beaucoup à organiser. Avec mes ateliers, je ne suis pas certain d'avoir un franc succès, en particulier auprès de quelques uns.

 

Oula oui pas facile à mettre en place au sein d'un club... Ou alors en commençant par des demi-secs, puis moelleux.... Là c'était uniquement liquoreux. Mais on aimait tous ça.

Pour les accords je pense que tu trouveras plein de réponses sur LPV, il y a de nombreuses possibilités. De mémoire ce soir là il y avait des muffins de patates douces et butternut, des entrées avec une sorte de foie gras/chutney, une autre avec une sauce au roquefort. En plat principal cuisine indienne, des courges avec une sauce au miel. Plateau de fromages pâtes persillées. Divers desserts, à base de fruits frais et tarte au citron. Voilà quelques premières idées.
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31 Oct 2023 17:42 #7

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Réponse de IH1456 sur le sujet soirée grands vins liquoreux

Oui, la salade de fruits frais exotiques mangue/fruits de la passion dans une pavlova/panna cotta est intéressante pour mettre des liquoreux en face ! la tarte au citron doit être très peu sucrée en revanche, on joue alors sur l'amertume des agrumes...

Antoine

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31 Oct 2023 20:59 #8

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Réponse de agitateur sur le sujet soirée grands vins liquoreux

Oula oui pas facile à mettre en place au sein d'un club..

Et puis il y a un paramètre primordial, c'est l'age en bouteille au delà de la richesse en SR sur la fiche technique même en corrigeant avec le pH ( si on le connait....)  Et ça va bien delà ( en importance ) de l'évolution aromatique, dans un cadre ou on mange en buvant comme ici. En terme de ressenti, quand on parle d'un liquoreux qui a mangé ses sucres, ce n'est pas pour rien, mais si le terme est imparfait en chimique. 
01 Nov 2023 23:35 #9

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Réponse de Ilroulegalet sur le sujet soirée grands vins liquoreux

N'étant pas très à la page sur le vignoble bordelais mais bec à sucre, quel est le Top 4 actuel selon toi, et est-ce que l'écart est vraiment si net perceptible par rapport au deuxième rideau ? J'aime beaucoup Coutet qui a une jolie fraîcheur par exemple, où le situerais-tu (Top 4, 2ème groupe, peloton) ? Ou bien sépares-tu Barsac du Sauternais ?

De façon plus général, je serai intéressé par une description du paysage sauternais en terme de dynamique et de qualité (en gros, en combien de groupes différents détaillerais-tu les producteur) ? Là j'entend uniquement du point de vue maîtrise technique, régularité, et perspectives avec le réchauffement climatique.

Merci beaucoup,

Sven. Curieux de tout, prédilection pour les vins blancs légers et européens.
14 Nov 2023 15:06 #10

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