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Domaine Elian Da Ros, Coteaux du Marmandais

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barbichon a répondu au sujet : Re: Elian Da Ros

j'ai pensé à des notes de réduction mais une des bouteilles a été ouvert le midi et fini le soir, et
elle avait conservé ses notes de gibier, quoiqu'en moins violent il est vrai.
#121

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  • Jérôme Pérez
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Jérôme Pérez a répondu au sujet : Re: Elian Da Ros

Je me souviens de la dégustation chez Elian Da Ros : il nous avait donné à chacun un fil de cuivre dénudé pour "touiller " le verre et faire partir les notes de réductions fréquentes sur ses vins.

Jérôme Pérez
#122

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FGsuperfred a répondu au sujet : CR:Elian Da Ros sua sponte 2005

!




CR:elian Da Ros "sua sponte" 2005 vin de table moelleux :
j'attendais sûrement de trop de ce flacon, lolo m'en ayant dit tant de bien...
un nez sur les épices orientales et l'orange confite et petite note d'abricot
la bouche bien équilibrée, pleine mais un peu trop "conventionnelle" à mon gout sans ressort et un manque d'acidité pour moi, manque de peps
ceci dit le vin est riche, c'est dommage
bonne finale mais assez molle avec un manque de quelque chose pour le relever
bien sans plus et c'est dommage car ça vaut quand même 30 euros les 50 cl !
pour info 110 grammes par litre de sucres résiduels !

frédéric Gautier, passionné
membre de poids de LPV haute-normandie ...
fgsuperfred.canalblog.com
#123

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bertou a répondu au sujet : CR: Elian Da Ros

Abouriou 2007 et Le vin est une fête 2007 sont les premiers vins que je déguste d'Elian Da Ros.
Deux vins que j'ai apprécié avec Abouriou un vin fin, frais avec des arômes de petits fruits rouges, de l'humus et quelques notes viandées qui disparaissent rapidement. Un peu cher néanmoins.
Le vin est une fête est un joli vin avec des notes de prunes, d'humus. C'est ample avec une belle matière soutenue par des tannins mûrs et pas envahissants. C'est un vin simple mais très bien fait. la rapport qualité/prix est meilleur.
#124

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daniel popp a répondu au sujet : Re: Elian Da Ros

Jérome, si tu me lis, si je pose l' hypothèse qu' Elian Da Ros serait aux Côtes du Marmandais ce que Plageoles, Lescaret et Issaly sont à Gaillac, émettrais-tu à son sujet les mêmes réserves en postulant que les " nigauds " qui achèteraient son image, son aura, et peut être la qualité de ses vins, méconnaitraient le travail de ses confrères tout aussi méritants ? En d' autres termes : a t' il des confrères méconnus ? ( pour savoir à quoi ce parallèle Gaillac, Côtes du Marmandais fait référence : ici ) .

Ne vois aucune malice dans ma question, je n' ai bu d' Elian Da Ros que j' ai connu par la RVF, qu' une bouteille de Chante-Coucou, à l' époque où je découvrais passionément Montus, Triguedina, le Cèdre, Aydie, Cauhapé, Ramonteu, Hours, toujours gràce à la RVF qui me donnait envie de goûter et d' acheter leurs vins. J' avais trouvé ce vin incroyablement parfumé, singulier, spécial diraient certains. Mais on ne peut pas tout goûter, tout acheter, même si mon éclectisme en a parfois le phantasme. Si je continue de tenter de relier vignerons connus et méconnus de Gaillac ou du Marmandais, Rotier, d' Escausses, les méconnus de Gaillac, ne me semblaient pas à l' époque, sauf erreur, moins présents sur le Guide RVF que le fameux trio; de là à se demander s' ils ne seraient-ils pas aussi " nigaud " que les consommareurs que tu épingles, de ne pas avoir réussir à mieux faire connaitre leur travail au delà de leur propre région ? Je n' en sais rien, tu auras compris que j' aime endosser la panoplie de l' avocat du diable dans un dialogue à cheval sur plusieurs sujets où il est bien difficile de poser des conclusions définitives; des hypothèses, c' est déjà pas mal.
Revenons aux Côtes du Marmandais : à ton avis, ya t' il lieu d' établir un parallèle entre ces deux régions ou pas, toutes proportions gardées de superficie d' AOC, de variété de paysage et de terroir ?

Daniel
#125

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Jérôme Pérez a répondu au sujet : Re: Elian Da Ros

Je suis allé chez Elian Da Ros, j'ai goûté et j'ai aimé. Je ne me pose pas plus de questions que ça. Je ne sais pas s'il incarne le Plageoles du Marmandais : je ne le crois pas du reste. Il est le Da Ros et c'est déjà pas mal.
D'autant plus que Lescaret et Plageoles n'ont guère de point commun si ce n'est d'être passionnés et épris de beau. Ça je ne le remets pas en cause une seule seconde. Et c'est du reste le point commun qu'ils partagent avec Da Ros. Mais il y en a beaucoup des comme-ça !

Jérôme Pérez
#126

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Jérôme Pérez a répondu au sujet : Re: Elian Da Ros

Pour la question des variétés et des parallèles entre les régions ou les AOC, c'est bien intéressant. La plupart des appélations phare du sud Ouest (cahors et Madiran) se sont concentrées sur un cépage respectivement. Le sud Ouest c'est sans doute la zone en France où ont coexisté le plus de variétés de cépages différents. Le fer, par exemple est un cépage que l'on trouve dans toute la zone : combien de domaine de Madiran l'utilisent ? Chaque appellation a des cépages ou avait des cépages qui leur était propre et sont bien souvent tombés dans l'oubli. Alors c'est vrai que l'on peut rendre hommage à des gens comme Da Ros de continuer à cultiver de l'Abouriou.

Jérôme Pérez
#127

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daniel popp a répondu au sujet : Re: Elian Da Ros

merci de ta réponse :)

Daniel
#128

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Patrick Bottcher a répondu au sujet : Verticale du Clos Baquey : 1997 - 2006

[/center] [center][i][b][size=large][color=#6600FF]Verticale 1997-2006[/color][/size][/b][/i][/center] Il me tardait avec mon club « INAO » dans le Brabant Wallon de déguster les vins d’Elian et principalement une très belle verticale du Clos Baquey, nous qui en Belgique, avons été favorisés par l’intérêt de cavistes passionnés pour ce domaine, et cela, dès ses débuts…. Occasion aussi pour nous de (re)visiter les vins d’un homme discret, réservé mais aux bouteilles de plus en plus médiatisées. [b]A propos du domaine[/b] Sont-ce ses origines du Veneto qui ont amené Elian da Ros au vin, voire la tradition familiale qui a toujours vinifié à titre privé ou est-ce le fruit d’un fort agréable hasard qui a fait naître la passion du vin en lui…. Seules les muses connaissent la vraie réponse. Toujours est-il que c’est un homme plein d’idées et de talent qui s’est lancé dans la viticulture à titre indépendant, un beau matin de 1997 renforcé par une formation variée à laquelle Leonard Humbrecht est loin d’être un acteur de passage. Le lieu sur lequel il jette son dévolu se situe sur les terres de son enfance, à Cocumont, dans le Marmandais. Parti des 7 hectares familiaux, le domaine atteint aujourd’hui près de 22 hectares où merlot, cabernet franc, cabernet sauvignon se côtoient non sans ignorer les Abouriou, malbec et syrah pour les rouges ainsi que sauvignon blanc et gris et sémillon pour les blancs. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros04.jpg][/center] Fort de sa formation et de sa profonde adhésion à l’expérience liée à celle-ci, Elian démarre sa conversion bio en 2000 pour obtenir sa certification (Agrocert) en 2003. A partir de 2002, c’est au tour de la biodynamie de s’imposer en commençant par les vignes du Clos Baquey. Les vignes sont en taille Guyot avec un enherbement un rang sur deux. Les raisins sont majoritairement égrappés lors des vendanges manuelles puis pressurés sous pneumatique douce et lente. Le moût est macéré en douceur et la fermentation alcoolique dure de 10 à 20 jours. Cépage et parcelles (s’il y a lieu) sont vinifiés séparément dans des cuves en ciment puis élevés en fûts de la même manière. C’est peu avant la mise que l’assemblage a lieu. Le soufre est utilisé mais à des doses faibles (30 à 50 mg/l pour les rouges). Pour en savoir plus : visiter tout ce post ou procurez-vous l’excellent article de la Revue « Le Rouge et le Blanc » du deuxième trimestre 2010 qui est consacré à Elian Da Ros [b]La dégustation[/b] Les vins sont servis carafés dans l’ordre croissant des millésimes selon la suggestion d’Elian pour la verticale du Clos Baquey. Deux autres vins ont été ajoutés pour la mise en bouche. Les bouteilles ont été fournies directement par le vigneron à l’organisateur de la dégustation. Côté appréciations, le groupe INAO est « réputé » pour ne pas être très généreux dans sa manière de coter. Un 15/20 représente déjà un excellent vin alors qu’un 11/20 n’est pas du tout à interpréter comme qualifiant un vin manquant d’équilibre, de structure ou se goutant mal, mais plutôt un vin qui n'a pas captivé. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros01.jpg][/center] [b][i]Abouriou 2008[/i][/b] [i]Vin non certifié Bio issu de sols argilo graveleux provenant chaque année de la même parcelle. L'élevage est de un an en foudre.[/i] La robe est pourpre sombre. Le nez est assez intense avec une dominance de fruit légèrement compoté avec un côté fraise écrasée. Des épices comme la cannelle et la vanille sont aussi présents. La bouche est équilibrée, marquée par une belle fraicheur ainsi que tes tanins bien fins mais une impression de légère dilution se fait ressentir, principalement sur le fruit, impression appuyée par la présence d’alcool et d’un peu de sucre, surtout sur la finale, plus marquée par les tanins et la torréfaction que le milieu de bouche. Globalement, cela reste assez rafraichissant. Note personnelle [b]13,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]12,9/20[/b] [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros03.jpg][/center] [b][i]Le Vin est une Fête 2008[/i][/b] [i]Vin certifié bio depuis 2008. Assemblage de 60% de merlot, de 30% de cabernet franc et de 10% d’abouriou de parcelles semblables chaque année sur des sols majoritairement argilo-limoneux, mais aussi de bouts de parcelles argilo-graveleuses de Chante-Coucou qui sont déclassées. L'élevage se fait un an en foudres(abouriou et merlot) et en barriques (cabernet franc).[/i] La robe est très sombre, pourpre presque noire. Le nez est plus discret, d’abord plutôt réduit pour la majorité du groupe, ensuite, s’ouvrant de manière plus complexe que le premier vin, avec des fruits rouges, du floral et un côté viande fraiche. L’attaque de bouche est très tendue par l’acidité qui confère beaucoup de droiture au vin. Le fruit (noir et rouge) est plus présent, plus croquant avec un petit côté plaisir que ne renient pas les tanins, très souples. On retrouve aussi un peu d’alcool et le vin présente globalement une impression de dissociation certainement conférée par sa jeunesse. La finale reste sur le fruit, légèrement sucrée, le tout avec une persistance acceptable. Note personnelle [b]14/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,2/20[/b] [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros02.jpg][/center] [b][i]Clos Baquey[/i][/b] [i]Vin certifié bio depuis 2003 issu d’un assemblage de merlot (33%), cabernet franc (33%), abouriou (20%) et cabernet sauvignon (14%) sur une parcelle unique de 5 ha argilo-calcaire.[/i] [b][i]1997[/i][/b] La robe est pourpre foncé avec de nettes marques d’évolution. Le nez est assez intense, très tertiaire, animal avec du sous-bois marqué, épicé, non sans manquer de fraicheur. Le bois est présent, surtout après un peu d’aération. La bouche est marquée par un bel équilibre malgré une attaque très tendue. Les fruits (compotés) et les tanins y sont bien intégrés. La finale est fruitée, épicée, un peu sanguine avec un petit air italien. Globalement, même s’il reste agréable, le vin paraît un peu lâche avec une complexité moyenne avec une impression d’être plutôt sur la pente descendante qu’à son apogée. Note personnelle [b]13,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,3/20[/b] [b][i]1998[/i][/b] La robe est rubis brunâtre avec une forte évolution. Les aromes du nez sont moins tertiaires que pour le 97 avec plus de fruits noirs et rouges pour s’opposer au sous-bois. Certains perçoivent une pointe de minéralité, de la réglisse et des épices. En bouche on retrouve l’équilibre tendu du 97 avec une acidité surette, des fruits un peu cuits et des tanins plus asséchants. Globalement, on pense à une extraction importante. La finale rappelle les aromes et le tactile du milieu de bouche avec un peu plus de douceur mais aussi d’alcool. Bilan mitigé et vin très controversé par le groupe. Note personnelle [b]14/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,5/20[/b] [b][i]1999[/i][/b] La robe est rubis foncé, assez évoluée. Le nez est assez plaisant, plus complexe encore, avec des notes de sureau et de prune un peu compotée, quelque notes florales et de la torréfaction. La bouche divise le groupe. Si certains la trouvent plus juteuse et fruitée, d’autres sont perturbés par un côté pas trop net, un peu terreux. L’acidité est très présente surtout à l’attaque de bouche, conférant un côté très angulaire à ce vin. La finale est marquée par de nouvelles impressions, sanguines, légèrement alcooleuses et doucereuses, avec encore pour certains, une pointe d’amertume. Bref un vin controversé, assez difficile à cerner. Note personnelle [b]11/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,3/20[/b] [b][i]2000[/i][/b] La robe est rubis très foncé avec une densité qui fait penser à un vin nettement plus jeune même si des traces d’évolution restent perceptibles. Si le nez est plus fermé dans un premier temps, il a tendance à livrer nettement plus de richesse et de plaisir que pour les trois premiers millésimes avec les fruits noirs et la torréfaction qui assurent le haut du panier. La bouche est à la fois équilibrée et très structurée sur un bel ensemble entre fraicheur, tanins et fruits. Cette impression de fruit bien mûr presque surmuris persiste jusqu’au bout de la finale où interviennent encore quelques épices douces et quelques notes sanguines. Pour certains, le vin est quelque peu asséchant sur cette même finale. Si cet ensemble ne semble ne pas pouvoir encore progresser, on est indéniablement sur quelque chose de très plaisant et juteux. Note personnelle [b]15/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]14,4/20[/b] [b][i]2001[/i][/b] La robe est pourpre, dense et sombre. Le nez est plus ouvert, à nouveau d’une belle complexité avec des fruits cuits, du chocolat et du sureau. La bouche est puissante, riche avec une acidité qui mène le débat, presque un peu trop à l’attaque, laissant toutefois le fruit s’exprimer petit à petit. On y retrouve les autres aromes du nez, globalement, avec aussi de la prune et une pointe d’alcool assez noble. La longueur est nettement plus imposante, avec une impression de surmaturité qui rappelle presque un vin doux naturel à certains. A attendre encore un peu, probablement. Note personnelle [b]14,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,6/20[/b] [b][i]2002[/i][/b] La robe est pourpre sombre avec quelques notes d’évolution. Le nez est d’abord très charnu, non sans fraicheur, puis apporte à l’aération de nombreux aromes tels des fruits noirs, du pruneau et de la réglisse. La bouche est marquée ici par un équilibre moins massif avec un fruit plus intense, une acidité plus tenue et des tanins assez polis. Si la finale est un peu chaude, ce vin n’en reste pas moins très civilisé, très agréable. Un vin qui a plu à nombreux dégustateurs. Note personnelle [b]14,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]14,1/20[/b] [b][i]2003[/i][/b] La robe est rubis évolué. Le nez, d’abord fermé, livre ensuite des aromes de Porto, avec des fruits compotés et quelques notes herbacées. Si la bouche garde une certaine fraicheur, la faiblesse des tanins, l’alcool et la sucrosité nous ramènent nettement plus au Sud que l'appellation le ferait penser. La finale conserve cette impression avec des notes fumées et métalliques additionnelles. Si cela reste bien fait, on manque quand même, ici, de profondeur et de subtilité. Effet millésime ? Note personnelle [b]13,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,3/20[/b] [b][i]2004[/i][/b] La robe est pourpre et dense. Le nez, de prime abord pas trop expressif, livre ensuite de beaux aromes de fruits noirs, de moka, de caramel et de viande, le tout donnant un sentiment de forte complexité. On retrouve en bouche plus de fraicheur, par rapport au 2003, même si l’acidité n’est pas excessive. L’impression de matière domine entre séduction et plénitude avec des tanins à nouveau assez polis. Sur la finale, longue et noble, on retrouve du fruit compoté et juteux avec des tanins un fifrelin plus asséchants. Un très beau vin, sans nul doute. Dans le reste du groupe, certains y voient un vin un peu trop massif, monobloc…. C’est loin d’être mon cas. Note personnelle [b]15,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,8/20[/b] [b][i]2005[/i][/b] Si la robe est très proche de celle observée pour le 2004, le nez est ici nettement plus ouvert sur des fruits noirs compotés, voire cuits, des notes florales quelquefois légèrement herbacées, du fumé et une pointe de vanille. A nouveau, une très belle impression de complexité. La bouche est d’un splendide équilibre avec une acidité bien maîtrisée, des tanins fins et intégrés, beaucoup de structure fruitée et une infime perception d’alcool. La finale est plus qu’agréable, pleine de plaisir et de noblesse. Ce vin me parle énormément, il allie finesse au plaisir…. C’est grand ! Note personnelle [b]16,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]15,4/20[/b] [b][i]2006[/i][/b] La robe est encore très jeune, entre pourpre et noir. Le nez est à nouveau très complexe avec des fruits noirs, du floral, du tabac, de la viande et une impression d’élevage plus perceptible que pour les millésimes antérieurs. La bouche est au diapason, ouverte, riche, structurée avec un équilibre encore en train de se faire, les tanins n’étant pas tout à fait autant intégrés que dans les vins précédents. La finale est longue, prometteuse, alliant caractère et finesse. Un beau vin en devenir qu’il convient d’attendre deux à trois ans. Note personnelle [b]15,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]14,4/20[/b] [b][i]Conclusions[/i][/b] Si par habitude (mauvaise ou non), j’avais toujours dégusté le Clos Baquey jeune, appréciant les aromes que l’on retrouve dans le 2005, j’attendais avec impatience d’appréhender ces mêmes vins avec l’évolution du temps. J’avoue rester un peu perturbé de cet exercice, tant les derniers millésimes me parlent toujours plus en terme de structure et de fruit. Mais on peut dégager pas mal de lignes directrices dans ces vins : l’acidité, tout d’abord, souvent très franche, surette sur les tout premiers millésimes. Le coté surmaturé du fruit, ensuite, très présent, à nouveau sur les millésimes plus anciens. Ces deux impressions sont-elles la résultante d’une méthode de vinification personnelle, peut-être influencée par la famille Humbrecht, ou le vin reflète t-il ses qualités natives ? Une seconde impression dominante dans le groupe est le côté italien inattendu pour une région du Sud-Ouest si proche de Bordeaux et où le merlot n’est pas en moindre pourcentage dans les assemblages. C’est étonnant… mais en fait… plaisant. Enfin, il y a ce sentiment de maîtrise grandissante avec les millésimes, les deux derniers goûtés approchant la perfection. Cela ne ressort pas tellement dans les notes du groupe, mais celui-ci me donne souvent l’impression d’un calvinisme de notation inégalé qui m’effraie même parfois. Merci d’en tenir compte dans votre lecture. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros06.jpg][/center] [b]Mini-interview[/b] Comme souvent pour encadrer une dégustation de qualité, j'ai demandé à Elian da Ros de répondre à quelques questions relatives à nos impressions de dégustations ou issues de notre réflexion sur ses vins. Il s'est prêté au jeu avec beaucoup de gentillesse, ce en quoi, je l'en remercie vivement. Le merlot est bien présent dans vos cuvées. Qu'est-ce qui vous a poussé à ce choix alors que ce cépage n'est pas obligatoirement prépondérant dans les vins du Sud-Ouest ? [i][color=#0033CC]Mon père avait planté beaucoup de merlot sur les sols calcaires et limoneux où ils sont bien adaptés. il est assez dominant dans le marmandais en général. j'en ai aussi planté un peu sur certains sols limoneux également où son comportement est supérieur en qualité vis à vis des autres cépages d'ici.[/color][/i] Nous avons ressenti une forte évolution entre les vins des premiers millésimes et des derniers produits au domaine, en tout cas, en ce qui concerne la verticale du Clos Bacquey. Ces différences peuvent-elles être interprétées par la jeunesse des vignes lors des premiers millésimes ou plutôt par l'évolution de la viticulture au domaine ? [i][color=#0033CC]L'âge des vignes y est pour peu, elles ont aujourd'hui 35 ans et 17 ans pour l'abouriou. L'évolution de la viticulture (bio, biodynamie...), de la vinification (meilleure compréhension de notre raisin et adaptation, expérience) et évolution de moi même aussi (expérience, évolution vers plus de finesse, maturité de l'être...) en sont les raisons essentielles.[/color][/i] Dans certains cas les finales ont montré un côté plus assèchant, surtout dans les millésimes les plus évolués. Est-ce plutôt lié au raisins ou à l'élevage ? [color=#0033CC]Les deux, en plus d'une évolution de notre réception des vendange en 2004, par gravité uniquement avec une table de tri supplémentaire.[/color] On retrouve souvent des acidités marquées qui confèrent un petit rappel de vos origines ancestrales en Italie. Est-ce un choix dans les maturités et la vinification ou plutôt la résultante d'effets millésimes sur votre façon de travailler ? [i][color=#0033CC]Je recherche des raisins mûrs mais pas surmuris; de plus, ce sont nos terroirs argileux et notre climatologie qui nous confèrent cette fraicheur. Avec le passage en bio et biodynamie, on remarque que les tanins sont mûrs plus tôt, avec un meilleure acidité et un équilibre plus intéressant particulièrement pour le vieillissement.[/color][/i] Parallèlement et tout comme pour certains vins du domaine Zind-Humbrecht, une impression de recherche de maturités plus extrêmes a été ressentie par notre groupe. Est-ce une perception relative de notre part ou le fruit réel de votre volonté? [i][color=#0033CC]Il n'y a pas de recherche de surmaturité du tout, le Clos Baquey fait entre 13 et 13.5% vol. Seul 2003 est à 13.9. Le plus surmuris a été 1999 certainement où les repères me manquaient sur un millésime difficile, la surmaturité rassure lorsqu'on est jeune! C'est le gout de nos merlots qui aromatiquement peuvent vous donner cette impression.[/color][/i] Après plus de 10 ans lancé dans votre propre aventure, la fougue des premiers jours est-elle à chaque millésime renouvelée ? Plus particulièrement, pensez-vous avoir atteint un certain aboutissement avec vos méthodes culturales actuelles et avec les différentes cuvées proposées, ou pensez-vous, à l'inverse être à peine au début du chemin ? [i][color=#0033CC]J'essaie d'aller vers un point là haut et le chemin est long, l'enthousiasme est toujours présent, la remise en cause permanente, la satisfaction partielle parfois, car nous connaissons tous le tendon d'Achille de nos vins, et la marge de progrès pour nous est grande encore. On y travaille dur, vous voyez la saison reprend, le stress revient, la mise ne place des nouvelles évolutions se prépare... aboutir c'est mourir, le penser c'est ennuyeux et prétentieux.[/color][/i] Où que vous interveniez, vous aimez à rappeller la grande influence de Leonard Humbrecht sur votre façon d'être et de travailler. Etes-vous un peu comme moi, un peu lié à vie, à cette région alsacienne qui a encadré votre formation ? Et de façon plus anecdotique, la table de la Taverne Alsacienne ne vous manque-t-elle pas trop ? [i][color=#0033CC]Léonard c'est mon maitre, Olivier mon formateur! La Taverne Alsacienne était ma table journalière... on peut avoir des regrets mais pas des remords et j' y passe à chaque visite en Alsace. La famillle GUGGENBULH est extraordinaire...[/color][/i][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros05.jpg]
[size=large]Verticale 1997-2006[/size]

Il me tardait avec mon club « INAO » dans le Brabant Wallon de déguster les vins d’Elian et principalement une très belle verticale du Clos Baquey, nous qui en Belgique, avons été favorisés par l’intérêt de cavistes passionnés pour ce domaine, et cela, dès ses débuts…. Occasion aussi pour nous de (re)visiter les vins d’un homme discret, réservé mais aux bouteilles de plus en plus médiatisées.

A propos du domaine

Sont-ce ses origines du Veneto qui ont amené Elian da Ros au vin, voire la tradition familiale qui a toujours vinifié à titre privé ou est-ce le fruit d’un fort agréable hasard qui a fait naître la passion du vin en lui…. Seules les muses connaissent la vraie réponse.
Toujours est-il que c’est un homme plein d’idées et de talent qui s’est lancé dans la viticulture à titre indépendant, un beau matin de 1997 renforcé par une formation variée à laquelle Leonard Humbrecht est loin d’être un acteur de passage.
Le lieu sur lequel il jette son dévolu se situe sur les terres de son enfance, à Cocumont, dans le Marmandais. Parti des 7 hectares familiaux, le domaine atteint aujourd’hui près de 22 hectares où merlot, cabernet franc, cabernet sauvignon se côtoient non sans ignorer les Abouriou, malbec et syrah pour les rouges ainsi que sauvignon blanc et gris et sémillon pour les blancs.
[/center] Fort de sa formation et de sa profonde adhésion à l’expérience liée à celle-ci, Elian démarre sa conversion bio en 2000 pour obtenir sa certification (Agrocert) en 2003. A partir de 2002, c’est au tour de la biodynamie de s’imposer en commençant par les vignes du Clos Baquey. Les vignes sont en taille Guyot avec un enherbement un rang sur deux. Les raisins sont majoritairement égrappés lors des vendanges manuelles puis pressurés sous pneumatique douce et lente. Le moût est macéré en douceur et la fermentation alcoolique dure de 10 à 20 jours. Cépage et parcelles (s’il y a lieu) sont vinifiés séparément dans des cuves en ciment puis élevés en fûts de la même manière. C’est peu avant la mise que l’assemblage a lieu. Le soufre est utilisé mais à des doses faibles (30 à 50 mg/l pour les rouges). Pour en savoir plus : visiter tout ce post ou procurez-vous l’excellent article de la Revue « Le Rouge et le Blanc » du deuxième trimestre 2010 qui est consacré à Elian Da Ros [b]La dégustation[/b] Les vins sont servis carafés dans l’ordre croissant des millésimes selon la suggestion d’Elian pour la verticale du Clos Baquey. Deux autres vins ont été ajoutés pour la mise en bouche. Les bouteilles ont été fournies directement par le vigneron à l’organisateur de la dégustation. Côté appréciations, le groupe INAO est « réputé » pour ne pas être très généreux dans sa manière de coter. Un 15/20 représente déjà un excellent vin alors qu’un 11/20 n’est pas du tout à interpréter comme qualifiant un vin manquant d’équilibre, de structure ou se goutant mal, mais plutôt un vin qui n'a pas captivé. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros01.jpg][/center] [b][i]Abouriou 2008[/i][/b] [i]Vin non certifié Bio issu de sols argilo graveleux provenant chaque année de la même parcelle. L'élevage est de un an en foudre.[/i] La robe est pourpre sombre. Le nez est assez intense avec une dominance de fruit légèrement compoté avec un côté fraise écrasée. Des épices comme la cannelle et la vanille sont aussi présents. La bouche est équilibrée, marquée par une belle fraicheur ainsi que tes tanins bien fins mais une impression de légère dilution se fait ressentir, principalement sur le fruit, impression appuyée par la présence d’alcool et d’un peu de sucre, surtout sur la finale, plus marquée par les tanins et la torréfaction que le milieu de bouche. Globalement, cela reste assez rafraichissant. Note personnelle [b]13,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]12,9/20[/b] [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros03.jpg][/center] [b][i]Le Vin est une Fête 2008[/i][/b] [i]Vin certifié bio depuis 2008. Assemblage de 60% de merlot, de 30% de cabernet franc et de 10% d’abouriou de parcelles semblables chaque année sur des sols majoritairement argilo-limoneux, mais aussi de bouts de parcelles argilo-graveleuses de Chante-Coucou qui sont déclassées. L'élevage se fait un an en foudres(abouriou et merlot) et en barriques (cabernet franc).[/i] La robe est très sombre, pourpre presque noire. Le nez est plus discret, d’abord plutôt réduit pour la majorité du groupe, ensuite, s’ouvrant de manière plus complexe que le premier vin, avec des fruits rouges, du floral et un côté viande fraiche. L’attaque de bouche est très tendue par l’acidité qui confère beaucoup de droiture au vin. Le fruit (noir et rouge) est plus présent, plus croquant avec un petit côté plaisir que ne renient pas les tanins, très souples. On retrouve aussi un peu d’alcool et le vin présente globalement une impression de dissociation certainement conférée par sa jeunesse. La finale reste sur le fruit, légèrement sucrée, le tout avec une persistance acceptable. Note personnelle [b]14/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,2/20[/b] [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros02.jpg][/center] [b][i]Clos Baquey[/i][/b] [i]Vin certifié bio depuis 2003 issu d’un assemblage de merlot (33%), cabernet franc (33%), abouriou (20%) et cabernet sauvignon (14%) sur une parcelle unique de 5 ha argilo-calcaire.[/i] [b][i]1997[/i][/b] La robe est pourpre foncé avec de nettes marques d’évolution. Le nez est assez intense, très tertiaire, animal avec du sous-bois marqué, épicé, non sans manquer de fraicheur. Le bois est présent, surtout après un peu d’aération. La bouche est marquée par un bel équilibre malgré une attaque très tendue. Les fruits (compotés) et les tanins y sont bien intégrés. La finale est fruitée, épicée, un peu sanguine avec un petit air italien. Globalement, même s’il reste agréable, le vin paraît un peu lâche avec une complexité moyenne avec une impression d’être plutôt sur la pente descendante qu’à son apogée. Note personnelle [b]13,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,3/20[/b] [b][i]1998[/i][/b] La robe est rubis brunâtre avec une forte évolution. Les aromes du nez sont moins tertiaires que pour le 97 avec plus de fruits noirs et rouges pour s’opposer au sous-bois. Certains perçoivent une pointe de minéralité, de la réglisse et des épices. En bouche on retrouve l’équilibre tendu du 97 avec une acidité surette, des fruits un peu cuits et des tanins plus asséchants. Globalement, on pense à une extraction importante. La finale rappelle les aromes et le tactile du milieu de bouche avec un peu plus de douceur mais aussi d’alcool. Bilan mitigé et vin très controversé par le groupe. Note personnelle [b]14/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,5/20[/b] [b][i]1999[/i][/b] La robe est rubis foncé, assez évoluée. Le nez est assez plaisant, plus complexe encore, avec des notes de sureau et de prune un peu compotée, quelque notes florales et de la torréfaction. La bouche divise le groupe. Si certains la trouvent plus juteuse et fruitée, d’autres sont perturbés par un côté pas trop net, un peu terreux. L’acidité est très présente surtout à l’attaque de bouche, conférant un côté très angulaire à ce vin. La finale est marquée par de nouvelles impressions, sanguines, légèrement alcooleuses et doucereuses, avec encore pour certains, une pointe d’amertume. Bref un vin controversé, assez difficile à cerner. Note personnelle [b]11/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,3/20[/b] [b][i]2000[/i][/b] La robe est rubis très foncé avec une densité qui fait penser à un vin nettement plus jeune même si des traces d’évolution restent perceptibles. Si le nez est plus fermé dans un premier temps, il a tendance à livrer nettement plus de richesse et de plaisir que pour les trois premiers millésimes avec les fruits noirs et la torréfaction qui assurent le haut du panier. La bouche est à la fois équilibrée et très structurée sur un bel ensemble entre fraicheur, tanins et fruits. Cette impression de fruit bien mûr presque surmuris persiste jusqu’au bout de la finale où interviennent encore quelques épices douces et quelques notes sanguines. Pour certains, le vin est quelque peu asséchant sur cette même finale. Si cet ensemble ne semble ne pas pouvoir encore progresser, on est indéniablement sur quelque chose de très plaisant et juteux. Note personnelle [b]15/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]14,4/20[/b] [b][i]2001[/i][/b] La robe est pourpre, dense et sombre. Le nez est plus ouvert, à nouveau d’une belle complexité avec des fruits cuits, du chocolat et du sureau. La bouche est puissante, riche avec une acidité qui mène le débat, presque un peu trop à l’attaque, laissant toutefois le fruit s’exprimer petit à petit. On y retrouve les autres aromes du nez, globalement, avec aussi de la prune et une pointe d’alcool assez noble. La longueur est nettement plus imposante, avec une impression de surmaturité qui rappelle presque un vin doux naturel à certains. A attendre encore un peu, probablement. Note personnelle [b]14,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,6/20[/b] [b][i]2002[/i][/b] La robe est pourpre sombre avec quelques notes d’évolution. Le nez est d’abord très charnu, non sans fraicheur, puis apporte à l’aération de nombreux aromes tels des fruits noirs, du pruneau et de la réglisse. La bouche est marquée ici par un équilibre moins massif avec un fruit plus intense, une acidité plus tenue et des tanins assez polis. Si la finale est un peu chaude, ce vin n’en reste pas moins très civilisé, très agréable. Un vin qui a plu à nombreux dégustateurs. Note personnelle [b]14,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]14,1/20[/b] [b][i]2003[/i][/b] La robe est rubis évolué. Le nez, d’abord fermé, livre ensuite des aromes de Porto, avec des fruits compotés et quelques notes herbacées. Si la bouche garde une certaine fraicheur, la faiblesse des tanins, l’alcool et la sucrosité nous ramènent nettement plus au Sud que l'appellation le ferait penser. La finale conserve cette impression avec des notes fumées et métalliques additionnelles. Si cela reste bien fait, on manque quand même, ici, de profondeur et de subtilité. Effet millésime ? Note personnelle [b]13,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,3/20[/b] [b][i]2004[/i][/b] La robe est pourpre et dense. Le nez, de prime abord pas trop expressif, livre ensuite de beaux aromes de fruits noirs, de moka, de caramel et de viande, le tout donnant un sentiment de forte complexité. On retrouve en bouche plus de fraicheur, par rapport au 2003, même si l’acidité n’est pas excessive. L’impression de matière domine entre séduction et plénitude avec des tanins à nouveau assez polis. Sur la finale, longue et noble, on retrouve du fruit compoté et juteux avec des tanins un fifrelin plus asséchants. Un très beau vin, sans nul doute. Dans le reste du groupe, certains y voient un vin un peu trop massif, monobloc…. C’est loin d’être mon cas. Note personnelle [b]15,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,8/20[/b] [b][i]2005[/i][/b] Si la robe est très proche de celle observée pour le 2004, le nez est ici nettement plus ouvert sur des fruits noirs compotés, voire cuits, des notes florales quelquefois légèrement herbacées, du fumé et une pointe de vanille. A nouveau, une très belle impression de complexité. La bouche est d’un splendide équilibre avec une acidité bien maîtrisée, des tanins fins et intégrés, beaucoup de structure fruitée et une infime perception d’alcool. La finale est plus qu’agréable, pleine de plaisir et de noblesse. Ce vin me parle énormément, il allie finesse au plaisir…. C’est grand ! Note personnelle [b]16,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]15,4/20[/b] [b][i]2006[/i][/b] La robe est encore très jeune, entre pourpre et noir. Le nez est à nouveau très complexe avec des fruits noirs, du floral, du tabac, de la viande et une impression d’élevage plus perceptible que pour les millésimes antérieurs. La bouche est au diapason, ouverte, riche, structurée avec un équilibre encore en train de se faire, les tanins n’étant pas tout à fait autant intégrés que dans les vins précédents. La finale est longue, prometteuse, alliant caractère et finesse. Un beau vin en devenir qu’il convient d’attendre deux à trois ans. Note personnelle [b]15,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]14,4/20[/b] [b][i]Conclusions[/i][/b] Si par habitude (mauvaise ou non), j’avais toujours dégusté le Clos Baquey jeune, appréciant les aromes que l’on retrouve dans le 2005, j’attendais avec impatience d’appréhender ces mêmes vins avec l’évolution du temps. J’avoue rester un peu perturbé de cet exercice, tant les derniers millésimes me parlent toujours plus en terme de structure et de fruit. Mais on peut dégager pas mal de lignes directrices dans ces vins : l’acidité, tout d’abord, souvent très franche, surette sur les tout premiers millésimes. Le coté surmaturé du fruit, ensuite, très présent, à nouveau sur les millésimes plus anciens. Ces deux impressions sont-elles la résultante d’une méthode de vinification personnelle, peut-être influencée par la famille Humbrecht, ou le vin reflète t-il ses qualités natives ? Une seconde impression dominante dans le groupe est le côté italien inattendu pour une région du Sud-Ouest si proche de Bordeaux et où le merlot n’est pas en moindre pourcentage dans les assemblages. C’est étonnant… mais en fait… plaisant. Enfin, il y a ce sentiment de maîtrise grandissante avec les millésimes, les deux derniers goûtés approchant la perfection. Cela ne ressort pas tellement dans les notes du groupe, mais celui-ci me donne souvent l’impression d’un calvinisme de notation inégalé qui m’effraie même parfois. Merci d’en tenir compte dans votre lecture. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros06.jpg][/center] [b]Mini-interview[/b] Comme souvent pour encadrer une dégustation de qualité, j'ai demandé à Elian da Ros de répondre à quelques questions relatives à nos impressions de dégustations ou issues de notre réflexion sur ses vins. Il s'est prêté au jeu avec beaucoup de gentillesse, ce en quoi, je l'en remercie vivement. Le merlot est bien présent dans vos cuvées. Qu'est-ce qui vous a poussé à ce choix alors que ce cépage n'est pas obligatoirement prépondérant dans les vins du Sud-Ouest ? [i][color=#0033CC]Mon père avait planté beaucoup de merlot sur les sols calcaires et limoneux où ils sont bien adaptés. il est assez dominant dans le marmandais en général. j'en ai aussi planté un peu sur certains sols limoneux également où son comportement est supérieur en qualité vis à vis des autres cépages d'ici.[/color][/i] Nous avons ressenti une forte évolution entre les vins des premiers millésimes et des derniers produits au domaine, en tout cas, en ce qui concerne la verticale du Clos Bacquey. Ces différences peuvent-elles être interprétées par la jeunesse des vignes lors des premiers millésimes ou plutôt par l'évolution de la viticulture au domaine ? [i][color=#0033CC]L'âge des vignes y est pour peu, elles ont aujourd'hui 35 ans et 17 ans pour l'abouriou. L'évolution de la viticulture (bio, biodynamie...), de la vinification (meilleure compréhension de notre raisin et adaptation, expérience) et évolution de moi même aussi (expérience, évolution vers plus de finesse, maturité de l'être...) en sont les raisons essentielles.[/color][/i] Dans certains cas les finales ont montré un côté plus assèchant, surtout dans les millésimes les plus évolués. Est-ce plutôt lié au raisins ou à l'élevage ? [color=#0033CC]Les deux, en plus d'une évolution de notre réception des vendange en 2004, par gravité uniquement avec une table de tri supplémentaire.[/color] On retrouve souvent des acidités marquées qui confèrent un petit rappel de vos origines ancestrales en Italie. Est-ce un choix dans les maturités et la vinification ou plutôt la résultante d'effets millésimes sur votre façon de travailler ? [i][color=#0033CC]Je recherche des raisins mûrs mais pas surmuris; de plus, ce sont nos terroirs argileux et notre climatologie qui nous confèrent cette fraicheur. Avec le passage en bio et biodynamie, on remarque que les tanins sont mûrs plus tôt, avec un meilleure acidité et un équilibre plus intéressant particulièrement pour le vieillissement.[/color][/i] Parallèlement et tout comme pour certains vins du domaine Zind-Humbrecht, une impression de recherche de maturités plus extrêmes a été ressentie par notre groupe. Est-ce une perception relative de notre part ou le fruit réel de votre volonté? [i][color=#0033CC]Il n'y a pas de recherche de surmaturité du tout, le Clos Baquey fait entre 13 et 13.5% vol. Seul 2003 est à 13.9. Le plus surmuris a été 1999 certainement où les repères me manquaient sur un millésime difficile, la surmaturité rassure lorsqu'on est jeune! C'est le gout de nos merlots qui aromatiquement peuvent vous donner cette impression.[/color][/i] Après plus de 10 ans lancé dans votre propre aventure, la fougue des premiers jours est-elle à chaque millésime renouvelée ? Plus particulièrement, pensez-vous avoir atteint un certain aboutissement avec vos méthodes culturales actuelles et avec les différentes cuvées proposées, ou pensez-vous, à l'inverse être à peine au début du chemin ? [i][color=#0033CC]J'essaie d'aller vers un point là haut et le chemin est long, l'enthousiasme est toujours présent, la remise en cause permanente, la satisfaction partielle parfois, car nous connaissons tous le tendon d'Achille de nos vins, et la marge de progrès pour nous est grande encore. On y travaille dur, vous voyez la saison reprend, le stress revient, la mise ne place des nouvelles évolutions se prépare... aboutir c'est mourir, le penser c'est ennuyeux et prétentieux.[/color][/i] Où que vous interveniez, vous aimez à rappeller la grande influence de Leonard Humbrecht sur votre façon d'être et de travailler. Etes-vous un peu comme moi, un peu lié à vie, à cette région alsacienne qui a encadré votre formation ? Et de façon plus anecdotique, la table de la Taverne Alsacienne ne vous manque-t-elle pas trop ? [i][color=#0033CC]Léonard c'est mon maitre, Olivier mon formateur! La Taverne Alsacienne était ma table journalière... on peut avoir des regrets mais pas des remords et j' y passe à chaque visite en Alsace. La famillle GUGGENBULH est extraordinaire...[/color][/i][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros04.jpg]

Fort de sa formation et de sa profonde adhésion à l’expérience liée à celle-ci, Elian démarre sa conversion bio en 2000 pour obtenir sa certification (Agrocert) en 2003. A partir de 2002, c’est au tour de la biodynamie de s’imposer en commençant par les vignes du Clos Baquey.

Les vignes sont en taille Guyot avec un enherbement un rang sur deux.
Les raisins sont majoritairement égrappés lors des vendanges manuelles puis pressurés sous pneumatique douce et lente. Le moût est macéré en douceur et la fermentation alcoolique dure de 10 à 20 jours.
Cépage et parcelles (s’il y a lieu) sont vinifiés séparément dans des cuves en ciment puis élevés en fûts de la même manière. C’est peu avant la mise que l’assemblage a lieu. Le soufre est utilisé mais à des doses faibles (30 à 50 mg/l pour les rouges).

Pour en savoir plus : visiter tout ce post ou procurez-vous l’excellent article de la Revue « Le Rouge et le Blanc » du deuxième trimestre 2010 qui est consacré à Elian Da Ros

La dégustation

Les vins sont servis carafés dans l’ordre croissant des millésimes selon la suggestion d’Elian pour la verticale du Clos Baquey. Deux autres vins ont été ajoutés pour la mise en bouche. Les bouteilles ont été fournies directement par le vigneron à l’organisateur de la dégustation.
Côté appréciations, le groupe INAO est « réputé » pour ne pas être très généreux dans sa manière de coter. Un 15/20 représente déjà un excellent vin alors qu’un 11/20 n’est pas du tout à interpréter comme qualifiant un vin manquant d’équilibre, de structure ou se goutant mal, mais plutôt un vin qui n'a pas captivé.
[/center] [b][i]Abouriou 2008[/i][/b] [i]Vin non certifié Bio issu de sols argilo graveleux provenant chaque année de la même parcelle. L'élevage est de un an en foudre.[/i] La robe est pourpre sombre. Le nez est assez intense avec une dominance de fruit légèrement compoté avec un côté fraise écrasée. Des épices comme la cannelle et la vanille sont aussi présents. La bouche est équilibrée, marquée par une belle fraicheur ainsi que tes tanins bien fins mais une impression de légère dilution se fait ressentir, principalement sur le fruit, impression appuyée par la présence d’alcool et d’un peu de sucre, surtout sur la finale, plus marquée par les tanins et la torréfaction que le milieu de bouche. Globalement, cela reste assez rafraichissant. Note personnelle [b]13,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]12,9/20[/b] [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros03.jpg][/center] [b][i]Le Vin est une Fête 2008[/i][/b] [i]Vin certifié bio depuis 2008. Assemblage de 60% de merlot, de 30% de cabernet franc et de 10% d’abouriou de parcelles semblables chaque année sur des sols majoritairement argilo-limoneux, mais aussi de bouts de parcelles argilo-graveleuses de Chante-Coucou qui sont déclassées. L'élevage se fait un an en foudres(abouriou et merlot) et en barriques (cabernet franc).[/i] La robe est très sombre, pourpre presque noire. Le nez est plus discret, d’abord plutôt réduit pour la majorité du groupe, ensuite, s’ouvrant de manière plus complexe que le premier vin, avec des fruits rouges, du floral et un côté viande fraiche. L’attaque de bouche est très tendue par l’acidité qui confère beaucoup de droiture au vin. Le fruit (noir et rouge) est plus présent, plus croquant avec un petit côté plaisir que ne renient pas les tanins, très souples. On retrouve aussi un peu d’alcool et le vin présente globalement une impression de dissociation certainement conférée par sa jeunesse. La finale reste sur le fruit, légèrement sucrée, le tout avec une persistance acceptable. Note personnelle [b]14/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,2/20[/b] [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros02.jpg][/center] [b][i]Clos Baquey[/i][/b] [i]Vin certifié bio depuis 2003 issu d’un assemblage de merlot (33%), cabernet franc (33%), abouriou (20%) et cabernet sauvignon (14%) sur une parcelle unique de 5 ha argilo-calcaire.[/i] [b][i]1997[/i][/b] La robe est pourpre foncé avec de nettes marques d’évolution. Le nez est assez intense, très tertiaire, animal avec du sous-bois marqué, épicé, non sans manquer de fraicheur. Le bois est présent, surtout après un peu d’aération. La bouche est marquée par un bel équilibre malgré une attaque très tendue. Les fruits (compotés) et les tanins y sont bien intégrés. La finale est fruitée, épicée, un peu sanguine avec un petit air italien. Globalement, même s’il reste agréable, le vin paraît un peu lâche avec une complexité moyenne avec une impression d’être plutôt sur la pente descendante qu’à son apogée. Note personnelle [b]13,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,3/20[/b] [b][i]1998[/i][/b] La robe est rubis brunâtre avec une forte évolution. Les aromes du nez sont moins tertiaires que pour le 97 avec plus de fruits noirs et rouges pour s’opposer au sous-bois. Certains perçoivent une pointe de minéralité, de la réglisse et des épices. En bouche on retrouve l’équilibre tendu du 97 avec une acidité surette, des fruits un peu cuits et des tanins plus asséchants. Globalement, on pense à une extraction importante. La finale rappelle les aromes et le tactile du milieu de bouche avec un peu plus de douceur mais aussi d’alcool. Bilan mitigé et vin très controversé par le groupe. Note personnelle [b]14/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,5/20[/b] [b][i]1999[/i][/b] La robe est rubis foncé, assez évoluée. Le nez est assez plaisant, plus complexe encore, avec des notes de sureau et de prune un peu compotée, quelque notes florales et de la torréfaction. La bouche divise le groupe. Si certains la trouvent plus juteuse et fruitée, d’autres sont perturbés par un côté pas trop net, un peu terreux. L’acidité est très présente surtout à l’attaque de bouche, conférant un côté très angulaire à ce vin. La finale est marquée par de nouvelles impressions, sanguines, légèrement alcooleuses et doucereuses, avec encore pour certains, une pointe d’amertume. Bref un vin controversé, assez difficile à cerner. Note personnelle [b]11/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,3/20[/b] [b][i]2000[/i][/b] La robe est rubis très foncé avec une densité qui fait penser à un vin nettement plus jeune même si des traces d’évolution restent perceptibles. Si le nez est plus fermé dans un premier temps, il a tendance à livrer nettement plus de richesse et de plaisir que pour les trois premiers millésimes avec les fruits noirs et la torréfaction qui assurent le haut du panier. La bouche est à la fois équilibrée et très structurée sur un bel ensemble entre fraicheur, tanins et fruits. Cette impression de fruit bien mûr presque surmuris persiste jusqu’au bout de la finale où interviennent encore quelques épices douces et quelques notes sanguines. Pour certains, le vin est quelque peu asséchant sur cette même finale. Si cet ensemble ne semble ne pas pouvoir encore progresser, on est indéniablement sur quelque chose de très plaisant et juteux. Note personnelle [b]15/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]14,4/20[/b] [b][i]2001[/i][/b] La robe est pourpre, dense et sombre. Le nez est plus ouvert, à nouveau d’une belle complexité avec des fruits cuits, du chocolat et du sureau. La bouche est puissante, riche avec une acidité qui mène le débat, presque un peu trop à l’attaque, laissant toutefois le fruit s’exprimer petit à petit. On y retrouve les autres aromes du nez, globalement, avec aussi de la prune et une pointe d’alcool assez noble. La longueur est nettement plus imposante, avec une impression de surmaturité qui rappelle presque un vin doux naturel à certains. A attendre encore un peu, probablement. Note personnelle [b]14,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,6/20[/b] [b][i]2002[/i][/b] La robe est pourpre sombre avec quelques notes d’évolution. Le nez est d’abord très charnu, non sans fraicheur, puis apporte à l’aération de nombreux aromes tels des fruits noirs, du pruneau et de la réglisse. La bouche est marquée ici par un équilibre moins massif avec un fruit plus intense, une acidité plus tenue et des tanins assez polis. Si la finale est un peu chaude, ce vin n’en reste pas moins très civilisé, très agréable. Un vin qui a plu à nombreux dégustateurs. Note personnelle [b]14,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]14,1/20[/b] [b][i]2003[/i][/b] La robe est rubis évolué. Le nez, d’abord fermé, livre ensuite des aromes de Porto, avec des fruits compotés et quelques notes herbacées. Si la bouche garde une certaine fraicheur, la faiblesse des tanins, l’alcool et la sucrosité nous ramènent nettement plus au Sud que l'appellation le ferait penser. La finale conserve cette impression avec des notes fumées et métalliques additionnelles. Si cela reste bien fait, on manque quand même, ici, de profondeur et de subtilité. Effet millésime ? Note personnelle [b]13,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,3/20[/b] [b][i]2004[/i][/b] La robe est pourpre et dense. Le nez, de prime abord pas trop expressif, livre ensuite de beaux aromes de fruits noirs, de moka, de caramel et de viande, le tout donnant un sentiment de forte complexité. On retrouve en bouche plus de fraicheur, par rapport au 2003, même si l’acidité n’est pas excessive. L’impression de matière domine entre séduction et plénitude avec des tanins à nouveau assez polis. Sur la finale, longue et noble, on retrouve du fruit compoté et juteux avec des tanins un fifrelin plus asséchants. Un très beau vin, sans nul doute. Dans le reste du groupe, certains y voient un vin un peu trop massif, monobloc…. C’est loin d’être mon cas. Note personnelle [b]15,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,8/20[/b] [b][i]2005[/i][/b] Si la robe est très proche de celle observée pour le 2004, le nez est ici nettement plus ouvert sur des fruits noirs compotés, voire cuits, des notes florales quelquefois légèrement herbacées, du fumé et une pointe de vanille. A nouveau, une très belle impression de complexité. La bouche est d’un splendide équilibre avec une acidité bien maîtrisée, des tanins fins et intégrés, beaucoup de structure fruitée et une infime perception d’alcool. La finale est plus qu’agréable, pleine de plaisir et de noblesse. Ce vin me parle énormément, il allie finesse au plaisir…. C’est grand ! Note personnelle [b]16,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]15,4/20[/b] [b][i]2006[/i][/b] La robe est encore très jeune, entre pourpre et noir. Le nez est à nouveau très complexe avec des fruits noirs, du floral, du tabac, de la viande et une impression d’élevage plus perceptible que pour les millésimes antérieurs. La bouche est au diapason, ouverte, riche, structurée avec un équilibre encore en train de se faire, les tanins n’étant pas tout à fait autant intégrés que dans les vins précédents. La finale est longue, prometteuse, alliant caractère et finesse. Un beau vin en devenir qu’il convient d’attendre deux à trois ans. Note personnelle [b]15,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]14,4/20[/b] [b][i]Conclusions[/i][/b] Si par habitude (mauvaise ou non), j’avais toujours dégusté le Clos Baquey jeune, appréciant les aromes que l’on retrouve dans le 2005, j’attendais avec impatience d’appréhender ces mêmes vins avec l’évolution du temps. J’avoue rester un peu perturbé de cet exercice, tant les derniers millésimes me parlent toujours plus en terme de structure et de fruit. Mais on peut dégager pas mal de lignes directrices dans ces vins : l’acidité, tout d’abord, souvent très franche, surette sur les tout premiers millésimes. Le coté surmaturé du fruit, ensuite, très présent, à nouveau sur les millésimes plus anciens. Ces deux impressions sont-elles la résultante d’une méthode de vinification personnelle, peut-être influencée par la famille Humbrecht, ou le vin reflète t-il ses qualités natives ? Une seconde impression dominante dans le groupe est le côté italien inattendu pour une région du Sud-Ouest si proche de Bordeaux et où le merlot n’est pas en moindre pourcentage dans les assemblages. C’est étonnant… mais en fait… plaisant. Enfin, il y a ce sentiment de maîtrise grandissante avec les millésimes, les deux derniers goûtés approchant la perfection. Cela ne ressort pas tellement dans les notes du groupe, mais celui-ci me donne souvent l’impression d’un calvinisme de notation inégalé qui m’effraie même parfois. Merci d’en tenir compte dans votre lecture. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros06.jpg][/center] [b]Mini-interview[/b] Comme souvent pour encadrer une dégustation de qualité, j'ai demandé à Elian da Ros de répondre à quelques questions relatives à nos impressions de dégustations ou issues de notre réflexion sur ses vins. Il s'est prêté au jeu avec beaucoup de gentillesse, ce en quoi, je l'en remercie vivement. Le merlot est bien présent dans vos cuvées. Qu'est-ce qui vous a poussé à ce choix alors que ce cépage n'est pas obligatoirement prépondérant dans les vins du Sud-Ouest ? [i][color=#0033CC]Mon père avait planté beaucoup de merlot sur les sols calcaires et limoneux où ils sont bien adaptés. il est assez dominant dans le marmandais en général. j'en ai aussi planté un peu sur certains sols limoneux également où son comportement est supérieur en qualité vis à vis des autres cépages d'ici.[/color][/i] Nous avons ressenti une forte évolution entre les vins des premiers millésimes et des derniers produits au domaine, en tout cas, en ce qui concerne la verticale du Clos Bacquey. Ces différences peuvent-elles être interprétées par la jeunesse des vignes lors des premiers millésimes ou plutôt par l'évolution de la viticulture au domaine ? [i][color=#0033CC]L'âge des vignes y est pour peu, elles ont aujourd'hui 35 ans et 17 ans pour l'abouriou. L'évolution de la viticulture (bio, biodynamie...), de la vinification (meilleure compréhension de notre raisin et adaptation, expérience) et évolution de moi même aussi (expérience, évolution vers plus de finesse, maturité de l'être...) en sont les raisons essentielles.[/color][/i] Dans certains cas les finales ont montré un côté plus assèchant, surtout dans les millésimes les plus évolués. Est-ce plutôt lié au raisins ou à l'élevage ? [color=#0033CC]Les deux, en plus d'une évolution de notre réception des vendange en 2004, par gravité uniquement avec une table de tri supplémentaire.[/color] On retrouve souvent des acidités marquées qui confèrent un petit rappel de vos origines ancestrales en Italie. Est-ce un choix dans les maturités et la vinification ou plutôt la résultante d'effets millésimes sur votre façon de travailler ? [i][color=#0033CC]Je recherche des raisins mûrs mais pas surmuris; de plus, ce sont nos terroirs argileux et notre climatologie qui nous confèrent cette fraicheur. Avec le passage en bio et biodynamie, on remarque que les tanins sont mûrs plus tôt, avec un meilleure acidité et un équilibre plus intéressant particulièrement pour le vieillissement.[/color][/i] Parallèlement et tout comme pour certains vins du domaine Zind-Humbrecht, une impression de recherche de maturités plus extrêmes a été ressentie par notre groupe. Est-ce une perception relative de notre part ou le fruit réel de votre volonté? [i][color=#0033CC]Il n'y a pas de recherche de surmaturité du tout, le Clos Baquey fait entre 13 et 13.5% vol. Seul 2003 est à 13.9. Le plus surmuris a été 1999 certainement où les repères me manquaient sur un millésime difficile, la surmaturité rassure lorsqu'on est jeune! C'est le gout de nos merlots qui aromatiquement peuvent vous donner cette impression.[/color][/i] Après plus de 10 ans lancé dans votre propre aventure, la fougue des premiers jours est-elle à chaque millésime renouvelée ? Plus particulièrement, pensez-vous avoir atteint un certain aboutissement avec vos méthodes culturales actuelles et avec les différentes cuvées proposées, ou pensez-vous, à l'inverse être à peine au début du chemin ? [i][color=#0033CC]J'essaie d'aller vers un point là haut et le chemin est long, l'enthousiasme est toujours présent, la remise en cause permanente, la satisfaction partielle parfois, car nous connaissons tous le tendon d'Achille de nos vins, et la marge de progrès pour nous est grande encore. On y travaille dur, vous voyez la saison reprend, le stress revient, la mise ne place des nouvelles évolutions se prépare... aboutir c'est mourir, le penser c'est ennuyeux et prétentieux.[/color][/i] Où que vous interveniez, vous aimez à rappeller la grande influence de Leonard Humbrecht sur votre façon d'être et de travailler. Etes-vous un peu comme moi, un peu lié à vie, à cette région alsacienne qui a encadré votre formation ? Et de façon plus anecdotique, la table de la Taverne Alsacienne ne vous manque-t-elle pas trop ? [i][color=#0033CC]Léonard c'est mon maitre, Olivier mon formateur! La Taverne Alsacienne était ma table journalière... on peut avoir des regrets mais pas des remords et j' y passe à chaque visite en Alsace. La famillle GUGGENBULH est extraordinaire...[/color][/i][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros01.jpg]

Abouriou 2008

Vin non certifié Bio issu de sols argilo graveleux provenant chaque année de la même parcelle. L'élevage est de un an en foudre.

La robe est pourpre sombre. Le nez est assez intense avec une dominance de fruit légèrement compoté avec un côté fraise écrasée. Des épices comme la cannelle et la vanille sont aussi présents.
La bouche est équilibrée, marquée par une belle fraicheur ainsi que tes tanins bien fins mais une impression de légère dilution se fait ressentir, principalement sur le fruit, impression appuyée par la présence d’alcool et d’un peu de sucre, surtout sur la finale, plus marquée par les tanins et la torréfaction que le milieu de bouche. Globalement, cela reste assez rafraichissant.
Note personnelle 13,5/20 – Note moyenne du groupe 12,9/20
[/center] [b][i]Le Vin est une Fête 2008[/i][/b] [i]Vin certifié bio depuis 2008. Assemblage de 60% de merlot, de 30% de cabernet franc et de 10% d’abouriou de parcelles semblables chaque année sur des sols majoritairement argilo-limoneux, mais aussi de bouts de parcelles argilo-graveleuses de Chante-Coucou qui sont déclassées. L'élevage se fait un an en foudres(abouriou et merlot) et en barriques (cabernet franc).[/i] La robe est très sombre, pourpre presque noire. Le nez est plus discret, d’abord plutôt réduit pour la majorité du groupe, ensuite, s’ouvrant de manière plus complexe que le premier vin, avec des fruits rouges, du floral et un côté viande fraiche. L’attaque de bouche est très tendue par l’acidité qui confère beaucoup de droiture au vin. Le fruit (noir et rouge) est plus présent, plus croquant avec un petit côté plaisir que ne renient pas les tanins, très souples. On retrouve aussi un peu d’alcool et le vin présente globalement une impression de dissociation certainement conférée par sa jeunesse. La finale reste sur le fruit, légèrement sucrée, le tout avec une persistance acceptable. Note personnelle [b]14/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,2/20[/b] [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros02.jpg][/center] [b][i]Clos Baquey[/i][/b] [i]Vin certifié bio depuis 2003 issu d’un assemblage de merlot (33%), cabernet franc (33%), abouriou (20%) et cabernet sauvignon (14%) sur une parcelle unique de 5 ha argilo-calcaire.[/i] [b][i]1997[/i][/b] La robe est pourpre foncé avec de nettes marques d’évolution. Le nez est assez intense, très tertiaire, animal avec du sous-bois marqué, épicé, non sans manquer de fraicheur. Le bois est présent, surtout après un peu d’aération. La bouche est marquée par un bel équilibre malgré une attaque très tendue. Les fruits (compotés) et les tanins y sont bien intégrés. La finale est fruitée, épicée, un peu sanguine avec un petit air italien. Globalement, même s’il reste agréable, le vin paraît un peu lâche avec une complexité moyenne avec une impression d’être plutôt sur la pente descendante qu’à son apogée. Note personnelle [b]13,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,3/20[/b] [b][i]1998[/i][/b] La robe est rubis brunâtre avec une forte évolution. Les aromes du nez sont moins tertiaires que pour le 97 avec plus de fruits noirs et rouges pour s’opposer au sous-bois. Certains perçoivent une pointe de minéralité, de la réglisse et des épices. En bouche on retrouve l’équilibre tendu du 97 avec une acidité surette, des fruits un peu cuits et des tanins plus asséchants. Globalement, on pense à une extraction importante. La finale rappelle les aromes et le tactile du milieu de bouche avec un peu plus de douceur mais aussi d’alcool. Bilan mitigé et vin très controversé par le groupe. Note personnelle [b]14/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,5/20[/b] [b][i]1999[/i][/b] La robe est rubis foncé, assez évoluée. Le nez est assez plaisant, plus complexe encore, avec des notes de sureau et de prune un peu compotée, quelque notes florales et de la torréfaction. La bouche divise le groupe. Si certains la trouvent plus juteuse et fruitée, d’autres sont perturbés par un côté pas trop net, un peu terreux. L’acidité est très présente surtout à l’attaque de bouche, conférant un côté très angulaire à ce vin. La finale est marquée par de nouvelles impressions, sanguines, légèrement alcooleuses et doucereuses, avec encore pour certains, une pointe d’amertume. Bref un vin controversé, assez difficile à cerner. Note personnelle [b]11/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,3/20[/b] [b][i]2000[/i][/b] La robe est rubis très foncé avec une densité qui fait penser à un vin nettement plus jeune même si des traces d’évolution restent perceptibles. Si le nez est plus fermé dans un premier temps, il a tendance à livrer nettement plus de richesse et de plaisir que pour les trois premiers millésimes avec les fruits noirs et la torréfaction qui assurent le haut du panier. La bouche est à la fois équilibrée et très structurée sur un bel ensemble entre fraicheur, tanins et fruits. Cette impression de fruit bien mûr presque surmuris persiste jusqu’au bout de la finale où interviennent encore quelques épices douces et quelques notes sanguines. Pour certains, le vin est quelque peu asséchant sur cette même finale. Si cet ensemble ne semble ne pas pouvoir encore progresser, on est indéniablement sur quelque chose de très plaisant et juteux. Note personnelle [b]15/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]14,4/20[/b] [b][i]2001[/i][/b] La robe est pourpre, dense et sombre. Le nez est plus ouvert, à nouveau d’une belle complexité avec des fruits cuits, du chocolat et du sureau. La bouche est puissante, riche avec une acidité qui mène le débat, presque un peu trop à l’attaque, laissant toutefois le fruit s’exprimer petit à petit. On y retrouve les autres aromes du nez, globalement, avec aussi de la prune et une pointe d’alcool assez noble. La longueur est nettement plus imposante, avec une impression de surmaturité qui rappelle presque un vin doux naturel à certains. A attendre encore un peu, probablement. Note personnelle [b]14,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,6/20[/b] [b][i]2002[/i][/b] La robe est pourpre sombre avec quelques notes d’évolution. Le nez est d’abord très charnu, non sans fraicheur, puis apporte à l’aération de nombreux aromes tels des fruits noirs, du pruneau et de la réglisse. La bouche est marquée ici par un équilibre moins massif avec un fruit plus intense, une acidité plus tenue et des tanins assez polis. Si la finale est un peu chaude, ce vin n’en reste pas moins très civilisé, très agréable. Un vin qui a plu à nombreux dégustateurs. Note personnelle [b]14,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]14,1/20[/b] [b][i]2003[/i][/b] La robe est rubis évolué. Le nez, d’abord fermé, livre ensuite des aromes de Porto, avec des fruits compotés et quelques notes herbacées. Si la bouche garde une certaine fraicheur, la faiblesse des tanins, l’alcool et la sucrosité nous ramènent nettement plus au Sud que l'appellation le ferait penser. La finale conserve cette impression avec des notes fumées et métalliques additionnelles. Si cela reste bien fait, on manque quand même, ici, de profondeur et de subtilité. Effet millésime ? Note personnelle [b]13,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,3/20[/b] [b][i]2004[/i][/b] La robe est pourpre et dense. Le nez, de prime abord pas trop expressif, livre ensuite de beaux aromes de fruits noirs, de moka, de caramel et de viande, le tout donnant un sentiment de forte complexité. On retrouve en bouche plus de fraicheur, par rapport au 2003, même si l’acidité n’est pas excessive. L’impression de matière domine entre séduction et plénitude avec des tanins à nouveau assez polis. Sur la finale, longue et noble, on retrouve du fruit compoté et juteux avec des tanins un fifrelin plus asséchants. Un très beau vin, sans nul doute. Dans le reste du groupe, certains y voient un vin un peu trop massif, monobloc…. C’est loin d’être mon cas. Note personnelle [b]15,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,8/20[/b] [b][i]2005[/i][/b] Si la robe est très proche de celle observée pour le 2004, le nez est ici nettement plus ouvert sur des fruits noirs compotés, voire cuits, des notes florales quelquefois légèrement herbacées, du fumé et une pointe de vanille. A nouveau, une très belle impression de complexité. La bouche est d’un splendide équilibre avec une acidité bien maîtrisée, des tanins fins et intégrés, beaucoup de structure fruitée et une infime perception d’alcool. La finale est plus qu’agréable, pleine de plaisir et de noblesse. Ce vin me parle énormément, il allie finesse au plaisir…. C’est grand ! Note personnelle [b]16,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]15,4/20[/b] [b][i]2006[/i][/b] La robe est encore très jeune, entre pourpre et noir. Le nez est à nouveau très complexe avec des fruits noirs, du floral, du tabac, de la viande et une impression d’élevage plus perceptible que pour les millésimes antérieurs. La bouche est au diapason, ouverte, riche, structurée avec un équilibre encore en train de se faire, les tanins n’étant pas tout à fait autant intégrés que dans les vins précédents. La finale est longue, prometteuse, alliant caractère et finesse. Un beau vin en devenir qu’il convient d’attendre deux à trois ans. Note personnelle [b]15,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]14,4/20[/b] [b][i]Conclusions[/i][/b] Si par habitude (mauvaise ou non), j’avais toujours dégusté le Clos Baquey jeune, appréciant les aromes que l’on retrouve dans le 2005, j’attendais avec impatience d’appréhender ces mêmes vins avec l’évolution du temps. J’avoue rester un peu perturbé de cet exercice, tant les derniers millésimes me parlent toujours plus en terme de structure et de fruit. Mais on peut dégager pas mal de lignes directrices dans ces vins : l’acidité, tout d’abord, souvent très franche, surette sur les tout premiers millésimes. Le coté surmaturé du fruit, ensuite, très présent, à nouveau sur les millésimes plus anciens. Ces deux impressions sont-elles la résultante d’une méthode de vinification personnelle, peut-être influencée par la famille Humbrecht, ou le vin reflète t-il ses qualités natives ? Une seconde impression dominante dans le groupe est le côté italien inattendu pour une région du Sud-Ouest si proche de Bordeaux et où le merlot n’est pas en moindre pourcentage dans les assemblages. C’est étonnant… mais en fait… plaisant. Enfin, il y a ce sentiment de maîtrise grandissante avec les millésimes, les deux derniers goûtés approchant la perfection. Cela ne ressort pas tellement dans les notes du groupe, mais celui-ci me donne souvent l’impression d’un calvinisme de notation inégalé qui m’effraie même parfois. Merci d’en tenir compte dans votre lecture. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros06.jpg][/center] [b]Mini-interview[/b] Comme souvent pour encadrer une dégustation de qualité, j'ai demandé à Elian da Ros de répondre à quelques questions relatives à nos impressions de dégustations ou issues de notre réflexion sur ses vins. Il s'est prêté au jeu avec beaucoup de gentillesse, ce en quoi, je l'en remercie vivement. Le merlot est bien présent dans vos cuvées. Qu'est-ce qui vous a poussé à ce choix alors que ce cépage n'est pas obligatoirement prépondérant dans les vins du Sud-Ouest ? [i][color=#0033CC]Mon père avait planté beaucoup de merlot sur les sols calcaires et limoneux où ils sont bien adaptés. il est assez dominant dans le marmandais en général. j'en ai aussi planté un peu sur certains sols limoneux également où son comportement est supérieur en qualité vis à vis des autres cépages d'ici.[/color][/i] Nous avons ressenti une forte évolution entre les vins des premiers millésimes et des derniers produits au domaine, en tout cas, en ce qui concerne la verticale du Clos Bacquey. Ces différences peuvent-elles être interprétées par la jeunesse des vignes lors des premiers millésimes ou plutôt par l'évolution de la viticulture au domaine ? [i][color=#0033CC]L'âge des vignes y est pour peu, elles ont aujourd'hui 35 ans et 17 ans pour l'abouriou. L'évolution de la viticulture (bio, biodynamie...), de la vinification (meilleure compréhension de notre raisin et adaptation, expérience) et évolution de moi même aussi (expérience, évolution vers plus de finesse, maturité de l'être...) en sont les raisons essentielles.[/color][/i] Dans certains cas les finales ont montré un côté plus assèchant, surtout dans les millésimes les plus évolués. Est-ce plutôt lié au raisins ou à l'élevage ? [color=#0033CC]Les deux, en plus d'une évolution de notre réception des vendange en 2004, par gravité uniquement avec une table de tri supplémentaire.[/color] On retrouve souvent des acidités marquées qui confèrent un petit rappel de vos origines ancestrales en Italie. Est-ce un choix dans les maturités et la vinification ou plutôt la résultante d'effets millésimes sur votre façon de travailler ? [i][color=#0033CC]Je recherche des raisins mûrs mais pas surmuris; de plus, ce sont nos terroirs argileux et notre climatologie qui nous confèrent cette fraicheur. Avec le passage en bio et biodynamie, on remarque que les tanins sont mûrs plus tôt, avec un meilleure acidité et un équilibre plus intéressant particulièrement pour le vieillissement.[/color][/i] Parallèlement et tout comme pour certains vins du domaine Zind-Humbrecht, une impression de recherche de maturités plus extrêmes a été ressentie par notre groupe. Est-ce une perception relative de notre part ou le fruit réel de votre volonté? [i][color=#0033CC]Il n'y a pas de recherche de surmaturité du tout, le Clos Baquey fait entre 13 et 13.5% vol. Seul 2003 est à 13.9. Le plus surmuris a été 1999 certainement où les repères me manquaient sur un millésime difficile, la surmaturité rassure lorsqu'on est jeune! C'est le gout de nos merlots qui aromatiquement peuvent vous donner cette impression.[/color][/i] Après plus de 10 ans lancé dans votre propre aventure, la fougue des premiers jours est-elle à chaque millésime renouvelée ? Plus particulièrement, pensez-vous avoir atteint un certain aboutissement avec vos méthodes culturales actuelles et avec les différentes cuvées proposées, ou pensez-vous, à l'inverse être à peine au début du chemin ? [i][color=#0033CC]J'essaie d'aller vers un point là haut et le chemin est long, l'enthousiasme est toujours présent, la remise en cause permanente, la satisfaction partielle parfois, car nous connaissons tous le tendon d'Achille de nos vins, et la marge de progrès pour nous est grande encore. On y travaille dur, vous voyez la saison reprend, le stress revient, la mise ne place des nouvelles évolutions se prépare... aboutir c'est mourir, le penser c'est ennuyeux et prétentieux.[/color][/i] Où que vous interveniez, vous aimez à rappeller la grande influence de Leonard Humbrecht sur votre façon d'être et de travailler. Etes-vous un peu comme moi, un peu lié à vie, à cette région alsacienne qui a encadré votre formation ? Et de façon plus anecdotique, la table de la Taverne Alsacienne ne vous manque-t-elle pas trop ? [i][color=#0033CC]Léonard c'est mon maitre, Olivier mon formateur! La Taverne Alsacienne était ma table journalière... on peut avoir des regrets mais pas des remords et j' y passe à chaque visite en Alsace. La famillle GUGGENBULH est extraordinaire...[/color][/i][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros03.jpg]

Le Vin est une Fête 2008

Vin certifié bio depuis 2008. Assemblage de 60% de merlot, de 30% de cabernet franc et de 10% d’abouriou de parcelles semblables chaque année sur des sols majoritairement argilo-limoneux, mais aussi de bouts de parcelles argilo-graveleuses de Chante-Coucou qui sont déclassées. L'élevage se fait un an en foudres(abouriou et merlot) et en barriques (cabernet franc).

La robe est très sombre, pourpre presque noire. Le nez est plus discret, d’abord plutôt réduit pour la majorité du groupe, ensuite, s’ouvrant de manière plus complexe que le premier vin, avec des fruits rouges, du floral et un côté viande fraiche.
L’attaque de bouche est très tendue par l’acidité qui confère beaucoup de droiture au vin. Le fruit (noir et rouge) est plus présent, plus croquant avec un petit côté plaisir que ne renient pas les tanins, très souples. On retrouve aussi un peu d’alcool et le vin présente globalement une impression de dissociation certainement conférée par sa jeunesse. La finale reste sur le fruit, légèrement sucrée, le tout avec une persistance acceptable.
Note personnelle 14/20 – Note moyenne du groupe 13,2/20
[/center] [b][i]Clos Baquey[/i][/b] [i]Vin certifié bio depuis 2003 issu d’un assemblage de merlot (33%), cabernet franc (33%), abouriou (20%) et cabernet sauvignon (14%) sur une parcelle unique de 5 ha argilo-calcaire.[/i] [b][i]1997[/i][/b] La robe est pourpre foncé avec de nettes marques d’évolution. Le nez est assez intense, très tertiaire, animal avec du sous-bois marqué, épicé, non sans manquer de fraicheur. Le bois est présent, surtout après un peu d’aération. La bouche est marquée par un bel équilibre malgré une attaque très tendue. Les fruits (compotés) et les tanins y sont bien intégrés. La finale est fruitée, épicée, un peu sanguine avec un petit air italien. Globalement, même s’il reste agréable, le vin paraît un peu lâche avec une complexité moyenne avec une impression d’être plutôt sur la pente descendante qu’à son apogée. Note personnelle [b]13,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,3/20[/b] [b][i]1998[/i][/b] La robe est rubis brunâtre avec une forte évolution. Les aromes du nez sont moins tertiaires que pour le 97 avec plus de fruits noirs et rouges pour s’opposer au sous-bois. Certains perçoivent une pointe de minéralité, de la réglisse et des épices. En bouche on retrouve l’équilibre tendu du 97 avec une acidité surette, des fruits un peu cuits et des tanins plus asséchants. Globalement, on pense à une extraction importante. La finale rappelle les aromes et le tactile du milieu de bouche avec un peu plus de douceur mais aussi d’alcool. Bilan mitigé et vin très controversé par le groupe. Note personnelle [b]14/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,5/20[/b] [b][i]1999[/i][/b] La robe est rubis foncé, assez évoluée. Le nez est assez plaisant, plus complexe encore, avec des notes de sureau et de prune un peu compotée, quelque notes florales et de la torréfaction. La bouche divise le groupe. Si certains la trouvent plus juteuse et fruitée, d’autres sont perturbés par un côté pas trop net, un peu terreux. L’acidité est très présente surtout à l’attaque de bouche, conférant un côté très angulaire à ce vin. La finale est marquée par de nouvelles impressions, sanguines, légèrement alcooleuses et doucereuses, avec encore pour certains, une pointe d’amertume. Bref un vin controversé, assez difficile à cerner. Note personnelle [b]11/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,3/20[/b] [b][i]2000[/i][/b] La robe est rubis très foncé avec une densité qui fait penser à un vin nettement plus jeune même si des traces d’évolution restent perceptibles. Si le nez est plus fermé dans un premier temps, il a tendance à livrer nettement plus de richesse et de plaisir que pour les trois premiers millésimes avec les fruits noirs et la torréfaction qui assurent le haut du panier. La bouche est à la fois équilibrée et très structurée sur un bel ensemble entre fraicheur, tanins et fruits. Cette impression de fruit bien mûr presque surmuris persiste jusqu’au bout de la finale où interviennent encore quelques épices douces et quelques notes sanguines. Pour certains, le vin est quelque peu asséchant sur cette même finale. Si cet ensemble ne semble ne pas pouvoir encore progresser, on est indéniablement sur quelque chose de très plaisant et juteux. Note personnelle [b]15/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]14,4/20[/b] [b][i]2001[/i][/b] La robe est pourpre, dense et sombre. Le nez est plus ouvert, à nouveau d’une belle complexité avec des fruits cuits, du chocolat et du sureau. La bouche est puissante, riche avec une acidité qui mène le débat, presque un peu trop à l’attaque, laissant toutefois le fruit s’exprimer petit à petit. On y retrouve les autres aromes du nez, globalement, avec aussi de la prune et une pointe d’alcool assez noble. La longueur est nettement plus imposante, avec une impression de surmaturité qui rappelle presque un vin doux naturel à certains. A attendre encore un peu, probablement. Note personnelle [b]14,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,6/20[/b] [b][i]2002[/i][/b] La robe est pourpre sombre avec quelques notes d’évolution. Le nez est d’abord très charnu, non sans fraicheur, puis apporte à l’aération de nombreux aromes tels des fruits noirs, du pruneau et de la réglisse. La bouche est marquée ici par un équilibre moins massif avec un fruit plus intense, une acidité plus tenue et des tanins assez polis. Si la finale est un peu chaude, ce vin n’en reste pas moins très civilisé, très agréable. Un vin qui a plu à nombreux dégustateurs. Note personnelle [b]14,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]14,1/20[/b] [b][i]2003[/i][/b] La robe est rubis évolué. Le nez, d’abord fermé, livre ensuite des aromes de Porto, avec des fruits compotés et quelques notes herbacées. Si la bouche garde une certaine fraicheur, la faiblesse des tanins, l’alcool et la sucrosité nous ramènent nettement plus au Sud que l'appellation le ferait penser. La finale conserve cette impression avec des notes fumées et métalliques additionnelles. Si cela reste bien fait, on manque quand même, ici, de profondeur et de subtilité. Effet millésime ? Note personnelle [b]13,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,3/20[/b] [b][i]2004[/i][/b] La robe est pourpre et dense. Le nez, de prime abord pas trop expressif, livre ensuite de beaux aromes de fruits noirs, de moka, de caramel et de viande, le tout donnant un sentiment de forte complexité. On retrouve en bouche plus de fraicheur, par rapport au 2003, même si l’acidité n’est pas excessive. L’impression de matière domine entre séduction et plénitude avec des tanins à nouveau assez polis. Sur la finale, longue et noble, on retrouve du fruit compoté et juteux avec des tanins un fifrelin plus asséchants. Un très beau vin, sans nul doute. Dans le reste du groupe, certains y voient un vin un peu trop massif, monobloc…. C’est loin d’être mon cas. Note personnelle [b]15,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]13,8/20[/b] [b][i]2005[/i][/b] Si la robe est très proche de celle observée pour le 2004, le nez est ici nettement plus ouvert sur des fruits noirs compotés, voire cuits, des notes florales quelquefois légèrement herbacées, du fumé et une pointe de vanille. A nouveau, une très belle impression de complexité. La bouche est d’un splendide équilibre avec une acidité bien maîtrisée, des tanins fins et intégrés, beaucoup de structure fruitée et une infime perception d’alcool. La finale est plus qu’agréable, pleine de plaisir et de noblesse. Ce vin me parle énormément, il allie finesse au plaisir…. C’est grand ! Note personnelle [b]16,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]15,4/20[/b] [b][i]2006[/i][/b] La robe est encore très jeune, entre pourpre et noir. Le nez est à nouveau très complexe avec des fruits noirs, du floral, du tabac, de la viande et une impression d’élevage plus perceptible que pour les millésimes antérieurs. La bouche est au diapason, ouverte, riche, structurée avec un équilibre encore en train de se faire, les tanins n’étant pas tout à fait autant intégrés que dans les vins précédents. La finale est longue, prometteuse, alliant caractère et finesse. Un beau vin en devenir qu’il convient d’attendre deux à trois ans. Note personnelle [b]15,5/20[/b] – Note moyenne du groupe [b]14,4/20[/b] [b][i]Conclusions[/i][/b] Si par habitude (mauvaise ou non), j’avais toujours dégusté le Clos Baquey jeune, appréciant les aromes que l’on retrouve dans le 2005, j’attendais avec impatience d’appréhender ces mêmes vins avec l’évolution du temps. J’avoue rester un peu perturbé de cet exercice, tant les derniers millésimes me parlent toujours plus en terme de structure et de fruit. Mais on peut dégager pas mal de lignes directrices dans ces vins : l’acidité, tout d’abord, souvent très franche, surette sur les tout premiers millésimes. Le coté surmaturé du fruit, ensuite, très présent, à nouveau sur les millésimes plus anciens. Ces deux impressions sont-elles la résultante d’une méthode de vinification personnelle, peut-être influencée par la famille Humbrecht, ou le vin reflète t-il ses qualités natives ? Une seconde impression dominante dans le groupe est le côté italien inattendu pour une région du Sud-Ouest si proche de Bordeaux et où le merlot n’est pas en moindre pourcentage dans les assemblages. C’est étonnant… mais en fait… plaisant. Enfin, il y a ce sentiment de maîtrise grandissante avec les millésimes, les deux derniers goûtés approchant la perfection. Cela ne ressort pas tellement dans les notes du groupe, mais celui-ci me donne souvent l’impression d’un calvinisme de notation inégalé qui m’effraie même parfois. Merci d’en tenir compte dans votre lecture. [center][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros06.jpg][/center] [b]Mini-interview[/b] Comme souvent pour encadrer une dégustation de qualité, j'ai demandé à Elian da Ros de répondre à quelques questions relatives à nos impressions de dégustations ou issues de notre réflexion sur ses vins. Il s'est prêté au jeu avec beaucoup de gentillesse, ce en quoi, je l'en remercie vivement. Le merlot est bien présent dans vos cuvées. Qu'est-ce qui vous a poussé à ce choix alors que ce cépage n'est pas obligatoirement prépondérant dans les vins du Sud-Ouest ? [i][color=#0033CC]Mon père avait planté beaucoup de merlot sur les sols calcaires et limoneux où ils sont bien adaptés. il est assez dominant dans le marmandais en général. j'en ai aussi planté un peu sur certains sols limoneux également où son comportement est supérieur en qualité vis à vis des autres cépages d'ici.[/color][/i] Nous avons ressenti une forte évolution entre les vins des premiers millésimes et des derniers produits au domaine, en tout cas, en ce qui concerne la verticale du Clos Bacquey. Ces différences peuvent-elles être interprétées par la jeunesse des vignes lors des premiers millésimes ou plutôt par l'évolution de la viticulture au domaine ? [i][color=#0033CC]L'âge des vignes y est pour peu, elles ont aujourd'hui 35 ans et 17 ans pour l'abouriou. L'évolution de la viticulture (bio, biodynamie...), de la vinification (meilleure compréhension de notre raisin et adaptation, expérience) et évolution de moi même aussi (expérience, évolution vers plus de finesse, maturité de l'être...) en sont les raisons essentielles.[/color][/i] Dans certains cas les finales ont montré un côté plus assèchant, surtout dans les millésimes les plus évolués. Est-ce plutôt lié au raisins ou à l'élevage ? [color=#0033CC]Les deux, en plus d'une évolution de notre réception des vendange en 2004, par gravité uniquement avec une table de tri supplémentaire.[/color] On retrouve souvent des acidités marquées qui confèrent un petit rappel de vos origines ancestrales en Italie. Est-ce un choix dans les maturités et la vinification ou plutôt la résultante d'effets millésimes sur votre façon de travailler ? [i][color=#0033CC]Je recherche des raisins mûrs mais pas surmuris; de plus, ce sont nos terroirs argileux et notre climatologie qui nous confèrent cette fraicheur. Avec le passage en bio et biodynamie, on remarque que les tanins sont mûrs plus tôt, avec un meilleure acidité et un équilibre plus intéressant particulièrement pour le vieillissement.[/color][/i] Parallèlement et tout comme pour certains vins du domaine Zind-Humbrecht, une impression de recherche de maturités plus extrêmes a été ressentie par notre groupe. Est-ce une perception relative de notre part ou le fruit réel de votre volonté? [i][color=#0033CC]Il n'y a pas de recherche de surmaturité du tout, le Clos Baquey fait entre 13 et 13.5% vol. Seul 2003 est à 13.9. Le plus surmuris a été 1999 certainement où les repères me manquaient sur un millésime difficile, la surmaturité rassure lorsqu'on est jeune! C'est le gout de nos merlots qui aromatiquement peuvent vous donner cette impression.[/color][/i] Après plus de 10 ans lancé dans votre propre aventure, la fougue des premiers jours est-elle à chaque millésime renouvelée ? Plus particulièrement, pensez-vous avoir atteint un certain aboutissement avec vos méthodes culturales actuelles et avec les différentes cuvées proposées, ou pensez-vous, à l'inverse être à peine au début du chemin ? [i][color=#0033CC]J'essaie d'aller vers un point là haut et le chemin est long, l'enthousiasme est toujours présent, la remise en cause permanente, la satisfaction partielle parfois, car nous connaissons tous le tendon d'Achille de nos vins, et la marge de progrès pour nous est grande encore. On y travaille dur, vous voyez la saison reprend, le stress revient, la mise ne place des nouvelles évolutions se prépare... aboutir c'est mourir, le penser c'est ennuyeux et prétentieux.[/color][/i] Où que vous interveniez, vous aimez à rappeller la grande influence de Leonard Humbrecht sur votre façon d'être et de travailler. Etes-vous un peu comme moi, un peu lié à vie, à cette région alsacienne qui a encadré votre formation ? Et de façon plus anecdotique, la table de la Taverne Alsacienne ne vous manque-t-elle pas trop ? [i][color=#0033CC]Léonard c'est mon maitre, Olivier mon formateur! La Taverne Alsacienne était ma table journalière... on peut avoir des regrets mais pas des remords et j' y passe à chaque visite en Alsace. La famillle GUGGENBULH est extraordinaire...[/color][/i][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros02.jpg]

Clos Baquey

Vin certifié bio depuis 2003 issu d’un assemblage de merlot (33%), cabernet franc (33%), abouriou (20%) et cabernet sauvignon (14%) sur une parcelle unique de 5 ha argilo-calcaire.

1997

La robe est pourpre foncé avec de nettes marques d’évolution. Le nez est assez intense, très tertiaire, animal avec du sous-bois marqué, épicé, non sans manquer de fraicheur. Le bois est présent, surtout après un peu d’aération. La bouche est marquée par un bel équilibre malgré une attaque très tendue. Les fruits (compotés) et les tanins y sont bien intégrés. La finale est fruitée, épicée, un peu sanguine avec un petit air italien.
Globalement, même s’il reste agréable, le vin paraît un peu lâche avec une complexité moyenne avec une impression d’être plutôt sur la pente descendante qu’à son apogée.
Note personnelle 13,5/20 – Note moyenne du groupe 13,3/20

1998

La robe est rubis brunâtre avec une forte évolution. Les aromes du nez sont moins tertiaires que pour le 97 avec plus de fruits noirs et rouges pour s’opposer au sous-bois. Certains perçoivent une pointe de minéralité, de la réglisse et des épices. En bouche on retrouve l’équilibre tendu du 97 avec une acidité surette, des fruits un peu cuits et des tanins plus asséchants. Globalement, on pense à une extraction importante. La finale rappelle les aromes et le tactile du milieu de bouche avec un peu plus de douceur mais aussi d’alcool. Bilan mitigé et vin très controversé par le groupe.
Note personnelle 14/20 – Note moyenne du groupe 13,5/20

1999

La robe est rubis foncé, assez évoluée. Le nez est assez plaisant, plus complexe encore, avec des notes de sureau et de prune un peu compotée, quelque notes florales et de la torréfaction. La bouche divise le groupe. Si certains la trouvent plus juteuse et fruitée, d’autres sont perturbés par un côté pas trop net, un peu terreux. L’acidité est très présente surtout à l’attaque de bouche, conférant un côté très angulaire à ce vin. La finale est marquée par de nouvelles impressions, sanguines, légèrement alcooleuses et doucereuses, avec encore pour certains, une pointe d’amertume. Bref un vin controversé, assez difficile à cerner.
Note personnelle 11/20 – Note moyenne du groupe 13,3/20

2000

La robe est rubis très foncé avec une densité qui fait penser à un vin nettement plus jeune même si des traces d’évolution restent perceptibles.
Si le nez est plus fermé dans un premier temps, il a tendance à livrer nettement plus de richesse et de plaisir que pour les trois premiers millésimes avec les fruits noirs et la torréfaction qui assurent le haut du panier.
La bouche est à la fois équilibrée et très structurée sur un bel ensemble entre fraicheur, tanins et fruits. Cette impression de fruit bien mûr presque surmuris persiste jusqu’au bout de la finale où interviennent encore quelques épices douces et quelques notes sanguines. Pour certains, le vin est quelque peu asséchant sur cette même finale. Si cet ensemble ne semble ne pas pouvoir encore progresser, on est indéniablement sur quelque chose de très plaisant et juteux.
Note personnelle 15/20 – Note moyenne du groupe 14,4/20

2001

La robe est pourpre, dense et sombre. Le nez est plus ouvert, à nouveau d’une belle complexité avec des fruits cuits, du chocolat et du sureau. La bouche est puissante, riche avec une acidité qui mène le débat, presque un peu trop à l’attaque, laissant toutefois le fruit s’exprimer petit à petit. On y retrouve les autres aromes du nez, globalement, avec aussi de la prune et une pointe d’alcool assez noble. La longueur est nettement plus imposante, avec une impression de surmaturité qui rappelle presque un vin doux naturel à certains. A attendre encore un peu, probablement.
Note personnelle 14,5/20 – Note moyenne du groupe 13,6/20

2002

La robe est pourpre sombre avec quelques notes d’évolution. Le nez est d’abord très charnu, non sans fraicheur, puis apporte à l’aération de nombreux aromes tels des fruits noirs, du pruneau et de la réglisse.
La bouche est marquée ici par un équilibre moins massif avec un fruit plus intense, une acidité plus tenue et des tanins assez polis. Si la finale est un peu chaude, ce vin n’en reste pas moins très civilisé, très agréable. Un vin qui a plu à nombreux dégustateurs.
Note personnelle 14,5/20 – Note moyenne du groupe 14,1/20

2003

La robe est rubis évolué. Le nez, d’abord fermé, livre ensuite des aromes de Porto, avec des fruits compotés et quelques notes herbacées. Si la bouche garde une certaine fraicheur, la faiblesse des tanins, l’alcool et la sucrosité nous ramènent nettement plus au Sud que l'appellation le ferait penser. La finale conserve cette impression avec des notes fumées et métalliques additionnelles. Si cela reste bien fait, on manque quand même, ici, de profondeur et de subtilité. Effet millésime ?
Note personnelle 13,5/20 – Note moyenne du groupe 13,3/20

2004

La robe est pourpre et dense. Le nez, de prime abord pas trop expressif, livre ensuite de beaux aromes de fruits noirs, de moka, de caramel et de viande, le tout donnant un sentiment de forte complexité.
On retrouve en bouche plus de fraicheur, par rapport au 2003, même si l’acidité n’est pas excessive. L’impression de matière domine entre séduction et plénitude avec des tanins à nouveau assez polis. Sur la finale, longue et noble, on retrouve du fruit compoté et juteux avec des tanins un fifrelin plus asséchants. Un très beau vin, sans nul doute. Dans le reste du groupe, certains y voient un vin un peu trop massif, monobloc…. C’est loin d’être mon cas.
Note personnelle 15,5/20 – Note moyenne du groupe 13,8/20

2005

Si la robe est très proche de celle observée pour le 2004, le nez est ici nettement plus ouvert sur des fruits noirs compotés, voire cuits, des notes florales quelquefois légèrement herbacées, du fumé et une pointe de vanille. A nouveau, une très belle impression de complexité.
La bouche est d’un splendide équilibre avec une acidité bien maîtrisée, des tanins fins et intégrés, beaucoup de structure fruitée et une infime perception d’alcool.
La finale est plus qu’agréable, pleine de plaisir et de noblesse. Ce vin me parle énormément, il allie finesse au plaisir…. C’est grand !
Note personnelle 16,5/20 – Note moyenne du groupe 15,4/20

2006

La robe est encore très jeune, entre pourpre et noir. Le nez est à nouveau très complexe avec des fruits noirs, du floral, du tabac, de la viande et une impression d’élevage plus perceptible que pour les millésimes antérieurs.
La bouche est au diapason, ouverte, riche, structurée avec un équilibre encore en train de se faire, les tanins n’étant pas tout à fait autant intégrés que dans les vins précédents.
La finale est longue, prometteuse, alliant caractère et finesse. Un beau vin en devenir qu’il convient d’attendre deux à trois ans.
Note personnelle 15,5/20 – Note moyenne du groupe 14,4/20

Conclusions

Si par habitude (mauvaise ou non), j’avais toujours dégusté le Clos Baquey jeune, appréciant les aromes que l’on retrouve dans le 2005, j’attendais avec impatience d’appréhender ces mêmes vins avec l’évolution du temps. J’avoue rester un peu perturbé de cet exercice, tant les derniers millésimes me parlent toujours plus en terme de structure et de fruit.
Mais on peut dégager pas mal de lignes directrices dans ces vins : l’acidité, tout d’abord, souvent très franche, surette sur les tout premiers millésimes. Le coté surmaturé du fruit, ensuite, très présent, à nouveau sur les millésimes plus anciens. Ces deux impressions sont-elles la résultante d’une méthode de vinification personnelle, peut-être influencée par la famille Humbrecht, ou le vin reflète t-il ses qualités natives ?
Une seconde impression dominante dans le groupe est le côté italien inattendu pour une région du Sud-Ouest si proche de Bordeaux et où le merlot n’est pas en moindre pourcentage dans les assemblages. C’est étonnant… mais en fait… plaisant.
Enfin, il y a ce sentiment de maîtrise grandissante avec les millésimes, les deux derniers goûtés approchant la perfection. Cela ne ressort pas tellement dans les notes du groupe, mais celui-ci me donne souvent l’impression d’un calvinisme de notation inégalé qui m’effraie même parfois. Merci d’en tenir compte dans votre lecture.
[/center] [b]Mini-interview[/b] Comme souvent pour encadrer une dégustation de qualité, j'ai demandé à Elian da Ros de répondre à quelques questions relatives à nos impressions de dégustations ou issues de notre réflexion sur ses vins. Il s'est prêté au jeu avec beaucoup de gentillesse, ce en quoi, je l'en remercie vivement. Le merlot est bien présent dans vos cuvées. Qu'est-ce qui vous a poussé à ce choix alors que ce cépage n'est pas obligatoirement prépondérant dans les vins du Sud-Ouest ? [i][color=#0033CC]Mon père avait planté beaucoup de merlot sur les sols calcaires et limoneux où ils sont bien adaptés. il est assez dominant dans le marmandais en général. j'en ai aussi planté un peu sur certains sols limoneux également où son comportement est supérieur en qualité vis à vis des autres cépages d'ici.[/color][/i] Nous avons ressenti une forte évolution entre les vins des premiers millésimes et des derniers produits au domaine, en tout cas, en ce qui concerne la verticale du Clos Bacquey. Ces différences peuvent-elles être interprétées par la jeunesse des vignes lors des premiers millésimes ou plutôt par l'évolution de la viticulture au domaine ? [i][color=#0033CC]L'âge des vignes y est pour peu, elles ont aujourd'hui 35 ans et 17 ans pour l'abouriou. L'évolution de la viticulture (bio, biodynamie...), de la vinification (meilleure compréhension de notre raisin et adaptation, expérience) et évolution de moi même aussi (expérience, évolution vers plus de finesse, maturité de l'être...) en sont les raisons essentielles.[/color][/i] Dans certains cas les finales ont montré un côté plus assèchant, surtout dans les millésimes les plus évolués. Est-ce plutôt lié au raisins ou à l'élevage ? [color=#0033CC]Les deux, en plus d'une évolution de notre réception des vendange en 2004, par gravité uniquement avec une table de tri supplémentaire.[/color] On retrouve souvent des acidités marquées qui confèrent un petit rappel de vos origines ancestrales en Italie. Est-ce un choix dans les maturités et la vinification ou plutôt la résultante d'effets millésimes sur votre façon de travailler ? [i][color=#0033CC]Je recherche des raisins mûrs mais pas surmuris; de plus, ce sont nos terroirs argileux et notre climatologie qui nous confèrent cette fraicheur. Avec le passage en bio et biodynamie, on remarque que les tanins sont mûrs plus tôt, avec un meilleure acidité et un équilibre plus intéressant particulièrement pour le vieillissement.[/color][/i] Parallèlement et tout comme pour certains vins du domaine Zind-Humbrecht, une impression de recherche de maturités plus extrêmes a été ressentie par notre groupe. Est-ce une perception relative de notre part ou le fruit réel de votre volonté? [i][color=#0033CC]Il n'y a pas de recherche de surmaturité du tout, le Clos Baquey fait entre 13 et 13.5% vol. Seul 2003 est à 13.9. Le plus surmuris a été 1999 certainement où les repères me manquaient sur un millésime difficile, la surmaturité rassure lorsqu'on est jeune! C'est le gout de nos merlots qui aromatiquement peuvent vous donner cette impression.[/color][/i] Après plus de 10 ans lancé dans votre propre aventure, la fougue des premiers jours est-elle à chaque millésime renouvelée ? Plus particulièrement, pensez-vous avoir atteint un certain aboutissement avec vos méthodes culturales actuelles et avec les différentes cuvées proposées, ou pensez-vous, à l'inverse être à peine au début du chemin ? [i][color=#0033CC]J'essaie d'aller vers un point là haut et le chemin est long, l'enthousiasme est toujours présent, la remise en cause permanente, la satisfaction partielle parfois, car nous connaissons tous le tendon d'Achille de nos vins, et la marge de progrès pour nous est grande encore. On y travaille dur, vous voyez la saison reprend, le stress revient, la mise ne place des nouvelles évolutions se prépare... aboutir c'est mourir, le penser c'est ennuyeux et prétentieux.[/color][/i] Où que vous interveniez, vous aimez à rappeller la grande influence de Leonard Humbrecht sur votre façon d'être et de travailler. Etes-vous un peu comme moi, un peu lié à vie, à cette région alsacienne qui a encadré votre formation ? Et de façon plus anecdotique, la table de la Taverne Alsacienne ne vous manque-t-elle pas trop ? [i][color=#0033CC]Léonard c'est mon maitre, Olivier mon formateur! La Taverne Alsacienne était ma table journalière... on peut avoir des regrets mais pas des remords et j' y passe à chaque visite en Alsace. La famillle GUGGENBULH est extraordinaire...[/color][/i][img=http://www.bottcher.be/vinum/images/daros06.jpg]

Mini-interview

Comme souvent pour encadrer une dégustation de qualité, j'ai demandé à Elian da Ros de répondre à quelques questions relatives à nos impressions de dégustations ou issues de notre réflexion sur ses vins.
Il s'est prêté au jeu avec beaucoup de gentillesse, ce en quoi, je l'en remercie vivement.

Le merlot est bien présent dans vos cuvées. Qu'est-ce qui vous a poussé à ce choix alors que ce cépage n'est pas obligatoirement prépondérant dans les vins du Sud-Ouest ?
Mon père avait planté beaucoup de merlot sur les sols calcaires et limoneux où ils sont bien adaptés. il est assez dominant dans le marmandais en général. j'en ai aussi planté un peu sur certains sols limoneux également où son comportement est supérieur en qualité vis à vis des autres cépages d'ici.

Nous avons ressenti une forte évolution entre les vins des premiers millésimes et des derniers produits au domaine, en tout cas, en ce qui concerne la verticale du Clos Bacquey. Ces différences peuvent-elles être interprétées par la jeunesse des vignes lors des premiers millésimes ou plutôt par l'évolution de la viticulture au domaine ?
L'âge des vignes y est pour peu, elles ont aujourd'hui 35 ans et 17 ans pour l'abouriou. L'évolution de la viticulture (bio, biodynamie...), de la vinification (meilleure compréhension de notre raisin et adaptation, expérience) et évolution de moi même aussi (expérience, évolution vers plus de finesse, maturité de l'être...) en sont les raisons essentielles.

Dans certains cas les finales ont montré un côté plus assèchant, surtout dans les millésimes les plus évolués. Est-ce plutôt lié au raisins ou à l'élevage ?
Les deux, en plus d'une évolution de notre réception des vendange en 2004, par gravité uniquement avec une table de tri supplémentaire.

On retrouve souvent des acidités marquées qui confèrent un petit rappel de vos origines ancestrales en Italie. Est-ce un choix dans les maturités et la vinification ou plutôt la résultante d'effets millésimes sur votre façon de travailler ?
Je recherche des raisins mûrs mais pas surmuris; de plus, ce sont nos terroirs argileux et notre climatologie qui nous confèrent cette fraicheur. Avec le passage en bio et biodynamie, on remarque que les tanins sont mûrs plus tôt, avec un meilleure acidité et un équilibre plus intéressant particulièrement pour le vieillissement.

Parallèlement et tout comme pour certains vins du domaine Zind-Humbrecht, une impression de recherche de maturités plus extrêmes a été ressentie par notre groupe. Est-ce une perception relative de notre part ou le fruit réel de votre volonté?
Il n'y a pas de recherche de surmaturité du tout, le Clos Baquey fait entre 13 et 13.5% vol. Seul 2003 est à 13.9. Le plus surmuris a été 1999 certainement où les repères me manquaient sur un millésime difficile, la surmaturité rassure lorsqu'on est jeune! C'est le gout de nos merlots qui aromatiquement peuvent vous donner cette impression.

Après plus de 10 ans lancé dans votre propre aventure, la fougue des premiers jours est-elle à chaque millésime renouvelée ? Plus particulièrement, pensez-vous avoir atteint un certain aboutissement avec vos méthodes culturales actuelles et avec les différentes cuvées proposées, ou pensez-vous, à l'inverse être à peine au début du chemin ?
J'essaie d'aller vers un point là haut et le chemin est long, l'enthousiasme est toujours présent, la remise en cause permanente, la satisfaction partielle parfois, car nous connaissons tous le tendon d'Achille de nos vins, et la marge de progrès pour nous est grande encore. On y travaille dur, vous voyez la saison reprend, le stress revient, la mise ne place des nouvelles évolutions se prépare... aboutir c'est mourir, le penser c'est ennuyeux et prétentieux.

Où que vous interveniez, vous aimez à rappeller la grande influence de Leonard Humbrecht sur votre façon d'être et de travailler. Etes-vous un peu comme moi, un peu lié à vie, à cette région alsacienne qui a encadré votre formation ? Et de façon plus anecdotique, la table de la Taverne Alsacienne ne vous manque-t-elle pas trop ?
Léonard c'est mon maitre, Olivier mon formateur!
La Taverne Alsacienne était ma table journalière... on peut avoir des regrets mais pas des remords et j' y passe à chaque visite en Alsace. La famillle GUGGENBULH est extraordinaire...

Patrick Böttcher
VinsLibres.net
#129

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Jean-Christophe a répondu au sujet : Re: Verticale du Clos Baquey : 1997 - 2006

Super chouette CR Patrick. J'avais découvert les vins de ce domaine lors de la porte ouvert de la maison des vins fin 2009, et j'avais notamment été très impressionné par le Clos Baquey 2005. A la lecture de ton CR, il va falloir que j'en ouvre une un de ces 4...

Je suis tout de même un peu interloqué par les notes moyennes du groupe, qui sont un peu en décalage avec tes conclusions. Doit on conclure que le style Da Ros ne plaît pas au plus grand nombre? Serait-ce dû en particulier à cette acidité dont tu parles? Un autre LPVien me disait récemment: "les gens n'aiment pas l'acidité" (en général), au sujet du débat sur les blancs du domaine de Chassorney (Saint-Romain), cf. discussion sur le salon d'Olne.

Bonne journée,

JC

Jean-Christophe
Liège, Belgique
#130

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Patrick Bottcher a répondu au sujet : Re: Verticale du Clos Baquey : 1997 - 2006

JC,

Non, il n'y a pas de décalage. J'ai simplement dit que le groupe a tendance a coter (comme à toutes ses dégustations) anormalement bas par rapport à la moyenne de ce que je rencontre dans d'autres groupes ou dans la presse. Même si je le regrette souvent, vu la qualité des intervenants (tous dans la passion depuis plus de vingt ans), je ne peux que constater et respecter. Après tout, tu n'as qu'à ajouter deux points à chaque note et tu auras une idée objective.

Pour le reste, ce qui pour moi est finalement peu important par rapport au reste, ce sont ces mêmes appréciations.

PS : merci toutefois de ne pas orienter le post dans ce sens plus avant.

Patrick Böttcher
VinsLibres.net
#131

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Jean-Christophe a répondu au sujet : Re: Verticale du Clos Baquey : 1997 - 2006

OK donc si je comprends bien, le fait que le groupe a coté relativement bas par rapport à toi ne signifie pas qu'il a moins apprécié les vins que toi.

Je ne voulais rien orienter du tout! Je me demandais simplement pourquoi le groupe donnait des appréciations relativement faibles; je n'ai pas lu ni entendu leurs appréciations qui sont, comme tu le dis justement, bien plus importantes que les notes. Donc je n'ai que les notes moyennes du groupe pour avoir une idée de l'appréciation collective des vins. Et bien sûr je ne voulair en aucun cas mettre en cause la qualité des participants.

Bref, merci pour ce très intéressant CR, qui m'a donné d'ouvrir un Clos Baquey prochainement.

JC

Jean-Christophe
Liège, Belgique
#132

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Patrick Bottcher a répondu au sujet : Re: Verticale du Clos Baquey : 1997 - 2006

Si je m'attache aux derniers millésimes, oui, les vins ont été appréciés à très appréciés. Disons que c'est moins le cas pour les premiers. Mais cela, je pense que cela ressort bien du CR et que c'est en phase avec les explications d'Elian.

Patrick Böttcher
VinsLibres.net
#133

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cmch a répondu au sujet : Re: Verticale du Clos Baquey : 1997 - 2006

Superbe "reportage" (tu)

Christophe
#134

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bibi64 a répondu au sujet : [b]CR: Le vin est une fête 2008 Elian Da Ros[/b]

CR: Le vin est une fête 2008

Robe rouge sang, assez peu profonde.
Le nez est ouvert, sur les fruits rouges et la viande fraiche (boeuf).
L'attaque est fraîche et gourmande. La bouche est "croquante", l'équilibre est bon, sur la fraicheur et sur le fruit (fruits rouges).
Bonne longueur.

C'est bien fait, harmonieux, et très plaisant. Pas besoin de le laisser en cave.

Le reste de la gamme de la propiété est meilleur, mais 2 fois plus cher. Ce vin présente le meilleur rapport qualité prix selon moi (autour de 7 euros la bouteille).

Olivier
#135

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Maxime12000 a répondu au sujet : Le vin est une fête 2008

Ouvert ce week-end comme Olivier,

Rien à rajouté juste une vraie gourmandise, que du plaisir pas de chichi!
A boire.

Cdt

Cordialement
Maxime
-
#136

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oliviermaram a répondu au sujet : Re: Le vin est une fête 2008

"Je suis allé chez Elian Da Ros, j'ai goûté et j'ai aimé. Je ne me pose pas plus de questions que ça" J PEREZ

J'avoue que j'aime assez cette approche , le vin c'est du plaisir ou non , n'est ce pas?
cordialement
#137

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mouvin a répondu au sujet : Re: Elian Da Ros

Comment expliquer une telle différence de prix entre la bouteille classique et le magnum (tarif observé chez un caviste belge que je ne nommerai pas...) ?
Je sais qu'il y a toujours une petite différence... Mais là, elle n'est pas anecdotique... De plus, cette cuvée n'est pas "formatée" pour une longue garde si je ne m'abuse ?

Elian Da Ros Côtes du Marmandais Le vin est une fête rouge 2008 0.75L 7,93€
Côtes du Marmandais Le vin est une fête rouge 2008 1.5 L 19,31€

En outre, ces prix vous paraissent-ils corrects (pour le millésime 2008), globalement apprécié pour cette cuvée, dans les messages précédents ?

Beaune journée à vous!
#138

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enzo daviolo a répondu au sujet : CR: Elian Da Ros chante coucou rouge 2006

CR:
Côtes du Marmandais Domaine Elian Da Ros « Chante coucou » 2006
[size=x-small]60% Merlot, 20% Cab. Sauvignon, 20% Malbec. Commentaires le lendemain de l’ouverture.[/size]
Le nez est joli sur la confiture de cerise, le poivre, la réglisse, un côté fumé et un aspect crémeux. Il est plus marqué par l’élevage au second nez avec ses notes de vanille et toastées.
La bouche est riche, gourmande et possède un joli gras et beaucoup de douceur tactile grâce à des tannins très fins dans un ensemble structuré de beau volume. On sent un ensemble bien mûr, certes avec une pointe de sucrosité perceptible mais pas fatigante pour autant, bien au contraire tant le vin se boit facilement malgré sa jeunesse. Belle longueur finale grâce à beaucoup de ressort et une acidité bienvenue. C’est très bon et l’élevage devrait se fondre sans soucis. Très Bien.
#139

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bibi64 a répondu au sujet : Re: Elian Da Ros

Mouvin,
le prix à la bouteille que tu évoques est correct, surtout si on tient compte du transport jusqu'en belgique et la marge du caviste.
L'achat en magnum est inutile puisque ce vin est à boire sur le fruit, sur son côté gourmand, comme tu l'as deviné. Pour la garde, les autres cuvées du domaine sont plus appropriées.
Crdlt
Olivier
#140

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mouvin a répondu au sujet : Re: Elian Da Ros

Merci, Olivier pour ces quelques précisions... Je pense déguster dans les prochains mois la gamme complète de ce vigneron original et talentueux... Je vous tiens au courant ! Salut!

Beaune journée à vous!
#141

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Ange Gabriel a répondu au sujet : Re: Elian Da Ros

ELIAN DA ROS

COTES DU MARMANDAIS

LE VIN EST UNE FETE 2007

Bouteille dégustée à l'aveugle, au nez c'est une belle corbeille de fruits, en bouche c'est gourmand, beaucoup de fruits, ça se boit facilement, j'aime. je tente un pronostique sur un vin de pays, peut etre un merlot... mais sans conviction... Je fais remarquer à l' ami qui m'a amené la bouteille que ça ressemble à rien... (dans le sens je n'arrive pas à trouver de repère...) Il se marre en dévoilant la bouteille, cotes du marmandais... mais pas n'importe lequel, Elian da ros ! Très jolie découverte, merci à Julien !
#142

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loic_31 a répondu au sujet : Re: Elian Da Ros

Bonjour,

Chante coucou 2001 dégusté aujourd'hui:

Un très bon vin qui a su supporter cette garde, en bouche c'est très précis, c'est tout dans la finesse, le soyeux avec une belle finale qui dure! A boire maintenant.

___________________________________

Fronton:
La magie d'un terroir, la passion d'un vin, ou comment la negrette charme mes sens!
#143

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jean-luc javaux a répondu au sujet : Re: Elian Da Ros

Je n'avais pas goûté les vins d'Elian Da Ros depuis plusieurs années,les ayant trouvés à l'époque assez durs,rèches,difficilement accessibles dans leur jeunesse.
Quelle agréable surprise de les redécouvrir hier pleins de fruit et plutôt tout en souplesse.
De mémoire,dégustés hier Coucou blanc 08,Ce vin est une fête 08,Vignoble d'Elian 08,et Clos Baquey 06.
Mention très bien pour le CB,de belle robe foncée,plein de fruits rouges et noirs,tout en rondeur et en fraîcheur avec une belle longueur;vin déjà bien à boire me semble-t-il (il était carafé)

jlj
#144

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denaire a répondu au sujet : CR:Elian Da Ros - Côtes du Marmandais "Le vignoble d'Elian" 2005

CR:Elian Da Ros - Côtes du Marmandais "Le vignoble d'Elian" 2005

(50% cabernet franc, 30% merlot, 20% syrah)

Robe grenat, jeune.

Au nez, des notes animales en tête, notes de fruits noirs bien mûrs, et une composante assez fraîche (menthol), plutôt agréable.

La bouche est d'intensité moyenne, avec une acidité bien présente, les arômes conformes au nez, la longueur moyenne.

Pas mauvais, loin de là, mais rien de marquant non plus. Aromatique un peu trop marquée par les notes animales à mon goût. Assez bien.

Mathieu
#145

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Gastronomix a répondu au sujet : CR: Elian Da Ros - Chante Coucou 2001

Le nez présente des arômes de cuir, de café et de kirsch et laisse présager un vin assez évolué. L'assistance est plutôt grimaçante à l'idée de la boire car il y a également des petites touches animales. Ce millésime est-il non soufré?

Une fois en bouche, les visages s'ouvrent de nouveau car le café et le kirsch dominent et les aspects cuir et animal s'estompent. C'est un vin de corpulence moyenne. La finale est de longueur moyenne; sur la réglisse, le pruneau et des notes confiturées.

Les derniers verres nous rappellent que ce vin est non filtré.

Bon+
#146

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Raboso del Piave DOC a répondu au sujet : CR: Elian Da Ros, Coteaux du marmandais "Le vin est une fête" 2008

CR: Elian Da Ros, Coteaux du marmandais "Le vin est une fête" 2008
Robe jeune, d'intensité moyenne mais d'un joli rouge, un nez d'abord sur les fruits et sur un poivron assez net, qui évolue à l'aération sur des notes légèrement épicées et fumées.
En bouche un vin souple, fruité, bon à boire aujourd'hui, avec de belles notes de poivrons verts qui rappelle certains cabernet francs.

Un vin très plaisant (surtout pour 7.9E chez mon caviste!!(tu))
#147

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vimpressionniste a répondu au sujet : Elian Da Ros - Côtes du Marmandais "Le vignoble d'Elian" 2008

Apres une premiere rencontre avec les vins de ce domaine en bar a vin avec "le vin est une fete" au verre décevant (bouteille ouverte depuis la veille au moins), je me dois de rectifier le tir avec le "vignoble d'Elian" 2008 trouvé chez un bon caviste et dégusté il y a un mois.

Tres bonne impression cette fois!! Nez envouteur avec des aromes de fruits noirs, juteux comme une prune, mais aussi de la complexité apportée par des notes de terre et d'herbes seches (c'est le Cab. Franc j'imagine). La texture est sublime, structurée mais sans agressivité avec l'acidité qui vient en renfort sur la finale tres longue. J'adore! ++

J'ai depuis acheté un Clos Baquey '04 que j'ouvrirai a la fin du mois. Toutefois, je redoute la déception apres ce dernier vin si agréable. Si la cuvée star monte en volume par rapport au "vignoble d'Elian", ca risque de devenir trop puissant a mon gout. Mais bon, on verra...

-Didier G.
#148

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bibi64 a répondu au sujet : CR: Elian Da Ros Ce vin est une fête 2009

CR: Elian Da Ros Ce vin est une fête 2009
Dans la lignée du 2008, avec le fruit et le côté viande fraiche. Une petite note fumée en plus peut-être.
Sa puissance modérée en fait un joli vin plaisir qui accompagne très bien l'été, aussi bien pour les casse-croute entre amis que pour les barbecues.
Olivier
#149

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Zoi a répondu au sujet : Le vin est une fête 2009, le vignoble d'Elian 2006

J'ai découvert ce domaine il y quelques semaines maintenant. Cela fait vraiment plaisir de voir qu'on peut faire des vins de cette qualité en cotes du marmandais.

J'ai tout d'abord gouté Le vignoble d'Elian 2006 que j'ai trouvé chez mon caviste préféré. J'avais entendu parler d'Elian Da Ros donc je me suis dit qu'il fallait gouter. Mon caviste m'a dit, "attention c'est puissant". Je m'attendais à quelque de chose de puissant et rustique.
Puissant oui, mais quelle maîtrise des tanins & de la structure. Au-delà, j'ai trouvé très intéressant la patte de ce vin à la fois marqué Sud-Ouest mais aussi vin Vin du Sud (la syrah je suppose).
Excellent RQP (12 EUR).

Du coup, je me suis procuré le Vin est une fête 2009. Je trouve qu'il est toujours intéressant de voir ce qu'un bon vigneron arrive à faire sur son entrée de gamme. Encore réussi ! A priori, les cépages sont ceux du bordelais Melot, Cabernet Franc & Cabernet sauvignon. Pourtant, là encore il y a une patte, quelque chose de différent dans ce vin très agréable à boire.
Belle couleur sombre. Nez plutôt fruits noirs.
En bouche, c'est structuré avec des tannins présents mais fins. Très fruité et frais, il est très digeste.

Du coup, il ne me reste plus qu'à gouter le reste de la gamme !
Prochaines étapes : Abouriou 2009 (curieux de gouter ce cépage par lui-même) puis Chante Coucou rouge 2008 qui m'attend à la cave. Et pour finir en beauté (enfin j'espère puisque je ne l'ai jamais gouté ! ;) ) Clos Baquey 2006. Mais pour ce dernier, il va falloir que j'attende un peu et que je sois patient d'après ce que je peux lire ici & là !!!
#150

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