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Le Tour de Provence en 6 étapes de LPV Baron Le Roy

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Hpesoj a créé le sujet : Le Tour de Provence en 6 étapes de LPV Baron Le Roy

(Avertissement : ce CR a été élevé 3 mois en coque composite thermorégulée pour être appréciable dès sa sortie)

Ça y est, juillet est là, il est temps pour nous de prendre l’autoroute du Soleil, direction chez Romain, qui par un tour de force thématique parvient à nous accueillir à la fois dans sa Provence natale et dans son appartement parisien.

Ces notes ne sont pas à proprement parler les miennes mais plutôt un agrégé du sentiment d’ensemble qui s’est dégagé des discussions.

Château des Bormettes, Côtes de Provence Instinct Parcellaire (blanc) 2015
Le nez présente d’abord un côté boisé, un peu grillé, mais aussi du fruit exotique mûr (Tristan évoque le côté lacté du mangoustan). Le vin est bien présent en bouche, avec de la fraicheur, mais il pâtit un peu du réchauffement qui le fait tomber un peu plus vite.

Jolie entrée en matière que ce rolle.

Henri Milan, Le Grand Blanc, Vin de France 2015
C’est tout de suite très différent, dès le nez on part beaucoup plus au nord, avec un fruit moins exotique. Sensation confirmée en bouche, avec à la fois un beau volume et plus de tension, qui évoqueraient un Jura ouillé. Sébastien est parti dans les conjectures, « côté naturant => Henri Milan ». Gagné. Après lecture des cépages, certains apprécient l’apport du muscat qui apporte de la gourmandise en fin de bouche.

Au total, c’est vraiment un beau vin à la fois gourmand, complexe et tendu.

Clos Cibonne, Côtes de Provence, Rosé tradition tibouren 2018
Après une commande avortée, l’envie de goûter ce fameux rosé était assez présente parmi les membres du groupe. La robe est surprenante et assez belle, et fait hésiter au premier abord : alors, rosé, vin orange ? Le nez est plutôt discret, un peu de fruit rouge pour certains, un léger fruit mal défini pour d’autres. La matière est agréable, plutôt riche, avec une bonne acidité, mais l’aromatique reste très discrète.
Une petite déception en ce qui me concerne, et personne n’a été enthousiasmé. Romain-Kumquat fait remarquer qu’on serait peut-être plus tolérant sur ce profil s’il s’agissait d’un blanc. C’est vrai, ça me rappelle ma récente frustration sur le Grenache blanc vieilles vignes du Clos des Fées.
On le met dans une carafe en espérant qu’il s’ouvre au fil de la soirée, je crois que ceux qui ont regoûté ont pu noter une légère amélioration avec les papilles de la foi, mais rien de spectaculaire non plus.

Château de Pibarnon rouge, Bandol 2011
On change de catégorie avec ce vin (bon c’est facile, c’est le premier rouge). Une belle complexité, avec du fruit mais aussi un côté cendré, balsamique. En y revenant en parallèle du vin suivant, c’est surtout un beau fruit (crème de cassis pour moi) qui le démarque. En bouche le vin affirme sa présence, il est puissant, avec une matière imposante mais moelleuse, pas de sensation tannique trop marquée.
On hésite, le vin est visiblement moins jeune que ce que sa robe violacée ou son fruit encore très présents pourraient faire croire… Tristan se lance, et c’est un quarté gagnant ! Vraiment un beau vin, qui a sûrement encore de belles années devant lui.

Château Jean-Pierre Gaussen, Bandol 2006
Dès le premier regard, on imagine avoir affaire à un vin plus âgé. Le nez confirme cette sensation, avec du cuir, des notes d’humus. En bouche, les tanins sont arrondis mais ils sont bel et bien présents, et marquent tout de même la fin de bouche. Le fruit non plus n’est pas absent cependant. Belle longueur. C’est vraiment bon, on nous annonce un vigneron connu, pas parmi les stars mais considéré comme typique. C’est effectivement l’idée que je me faisais de l’appellation.
Regoûté après 48h, le vin n’a pas tellement bougé et il est toujours aussi bon.

Domaine de Triennes rouge 1997
La robe est plus évoluée mais très limpide et translucide en revanche. Beaucoup d’agrume au nez, ainsi que du fruit rouge, bouche fraiche qui coule toute seule, sans tanin perceptible mais ce vin « sans ambition » de 20 ans tient parfaitement la route. C’est très bon, la grosse surprise de la soirée.

Pour terminer, Romain nous propose un sucre. Il ouvre un Château d’Arche, Sauternes 2005 qui se révèle un délicieux archétype : notes safranées sur un fond de fruits un peu confits, belle liqueur soutenue par une fraicheur mentholée. Parfaite conclusion !

Pour ma part, découverte complète de cette région avec de beaux vins, notamment les trois rouges, qui pour ne rien gâcher se trouvent à des prix très acceptables contrairement à l’image bling-bling de la région. Une très belle soirée !

Joseph
#1
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