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Restaurant " l'Air du Temps" à Liernu (Belgique) - Nos rencontres

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jean-luc javaux a répondu au sujet : Entre amis à l'Air du Temps qui passe pour les 60 ans de kéké

Vougeot écrit: Jean-Luc : merci pour cet extraordinaire CR !
Grande série de vins avec des plats magnifiques. Je me suis délecté à sa lecture.
Je retiens tout particulièrement cette coquille Saint-Jacques de Dieppe, amoureusement snackée.
Sa simple vision m'a donnée une furieuse envie de coquille.
Bravo au chef pour avoir sublimé ce beau produit normand ;), issu de la baie de Seine.


Merci Vincent,

malheureusement pour ton plaisir, je n'ai pas la photo complète (je l'ai effacée intempestivement de mon smartphone) avec l' accompagnement de cette magnifique noix de St Jacques.
Heureusement, il reste l'intitulé des plats...

jlj
#181

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jean-luc javaux a répondu au sujet : Entre amis à l'Air du Temps qui passe pour les 60 ans de kéké

H. Seldon écrit: Boxler fait décidément des Brand et des Sommerberg qui font partie des sommets de l'Alsace.
En revanche l'accord entre l'huitre et le potiron, je n'aurais pas osé, ni encore moins y mettre un Brand en face : Jean-Luc, tu en as pensé quoi ?

Cordialement,

Seb


J'ai apporté quelques corrections au CR d'origine ...
Entre autres au sujet du riesling de Boxler qui était le Brand "K".
Pour le reste, le "Pur Sang" était de 2008 (et non 2002 comme tapé erronément), et les 2 vins de dessert oubliés à la maison "Jardins de Babylone 2005" et "Rivesaltes Rancy 1986"

jlj
#182

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Thibaultmmm a répondu au sujet : Entre amis à l'Air du Temps qui passe pour les 60 ans de kéké

Très beau CR Jean Luc, on s'y croirait encore...

Merci aussi à Philippe pour ses apports sélectionné avec goût...

Thibault
Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables...
#183

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ysildur a répondu au sujet : Une soirée mémorable au restaurant L'air du temps (Belgique)

Il y a des propositions qui ne se refusent pas. Lorsque mon binôme RVF m’invite à accompagner une joyeuse bande à l’Air du Temps, restaurant de San Degeimbre, il est difficile/impossible de dire non. La date programmée et cochée dans l’agenda, il ne reste plus qu’à décompter les jours.

Ce moment de pur hédonisme, c’était hier. Et quel moment !



L’ensemble des vins, à l’exception du dernier sont à l’aveugle. En effet, le sommelier du lieu a bien voulu jouer le jeu avec nous et ordonner de manière exemplaire l’ordre de service des vins.
Mes notes sont parfois succinctes. Le moment n’étant pas propice à la prise de note.


Pour accompagner les « Snacks », Nous dégustons 3 premiers champagnes.

1) La robe est légèrement saumonée. Le nez est crayeux, sur la pomme au four. En bouche, la bulle est fine ; le vin puissant, ample, sur les fruits mûrs, un côté crayeux. C’est long et profond. Nous commençons plus que bien !

Il s’agissait d’un 100% pinot noir, Penet Chardonnet, La Croix l’aumonier, 2010.

2) Le second champagne a une robe plus pâle. Le nez est assez mutique, sur un côté crayeux. La bouche est plus causante. La bulle est plus nerveuse et crémeuse que sur le premier champagne. Le vin est ample, mûr, sur la pomme chaude et la frangipane. La longueur est de nouveau très belle.

Il s’agissait d’un 100% chardonnay, Vouette et Sorbée, Blanc d’Argile.

3) Le dernier champagne de cette série présente également une robe plus claire, jaune pâle. Le nez est porté sur les fruits secs, les fruts blancs, un côté crayeux. Il s’agit du champagne le plus nerveux de la série. La bulle est crémeuse. Le vin est frais, tendu et termine sur une jolie amertume.

Il s’agissait d’un 100% chardonnay de chez Pierre Gimonnet & fils, cuvée Œnophile non dosé (je n’ai pas le millésime)


Tapioca, foie gras, sésame noir, anguille / Oignon, crème fermière, oeufs de poisson / Tartare de boeuf, beurre épicé, sudashi / Négroni




Au niveau des accords, les 2 premiers champagnes sont divins avec l’Anguille fumée. Le Gimonnet, lui, fera un superbe accord avec le Negroni.

Pour continuer, nous partons sur les « Bouchées ». Pour les accompagner, le sommelier nous propose 2 autres champagnes.

4) La robe est prononcée, or, cuivre. Le nez est d’une grande complexité aromatique, sur les fruits secs, la noix, les fruits jaunes mûrs, les épices (curry), un peu de champignon. Un comparse évoque un rapprochement avec un grand viognier. La comparaison me parle. En bouche, la bulle est d’une grande finesse. Le vin est puissant, ample, vineux d’une très très grande longueur. C’est une claque pour moi. Vraiment une bouteille de grande classe. Difficile de comparer les autres champagnes avec celui-ci. On a l’impression d’être sur une autre planète.

Il s’agissait d’un champagne 100% chardonnay de chez Jacques Selosse Grand Cru Extra Brut "Version Originale"

5) Son concurrent a souffert de la comparaison, bien que ce soit lui aussi une belle bouteille. La robe est or pâle. Le nez, un peu fermé à la base, va s’ouvrir sur de belles notes florales et de fruits blancs. La bulle est fine. Le vin ne manque pas de matière et déroule avec une certaine droiture en comparaison avec le Selosse. A la découverte de l’étiquette, ce vin apparaît comme insolent de jeunesse.

Il s’agissait, encore une fois, d’un 100% chardonnay, de Bérêche & Fils Cote Millésime 2005.




oeuf à coque, Truffe noire / Raviole de petit-gris ssamjang



Au niveau accord, le Bérêche est plus intéressant avec les bouchées. Le Selosse se dégustant pour lui-même (un plat crémé lui aurait certainement mieux convenu).

Pour continuer, nous arrivons sur la 3ème et plus longue partie du menu qui s’intitule « Dégustation »

6) Nous sommes étonnés de voir le sommelier nous servir un rouge pour débuter sur une préparation à base d’huître. Il nous explique agir de même dans son propre forfait vin.
La couleur est grenat pâle. Le nez est à l’avenant. Une petite bombe de fruits rouges et d’épices.
La bouche est fraîche, gourmande, avec une belle matière et une longueur plus qu’honorable. Un vin sur le fruit, très plaisant. Je pensais à un trousseau jurassien d’une bonne maison, mais il n’en est rien.

Il s’agissait d’un 100% pinot noir du Domaine Ostertag, Fronholz, Alsace, 2017.

7) Le vin suivant prévu pour également accompagner l’huître, présentera malheureusement un goût de bouchon. Dommage, il semblait y avoir du vin.

Il s’agissait d’un 100% albariño de chez Alberto Nanclares, cuvée Paraje Mina, Galice, 2017.



Kimchi de chou rouge et huître

8) Le vin suivant propose une robe jaune paille. Le nez, très porté sur les agrumes, un côté toasté ne trompe personne, nous voilà en Bourgogne. La bouche est assez ronde, charmeuse, avec une jolie matière. C’est assez long, mais manquant un zeste de tension à mon goût. Ce joli vin souffrira de la comparaison avec son binôme.

Il s’agissait d’un 100% chardonnay de chez Vincent Latour, Meursault, cuvée Saint Jean, Bourgogne, 2017.

9) La robe est or. Le nez ressemble au précédent, mais avec tout en plus. Agrumes, fruits secs, beurré. La bouche a également plus de matière, d’amplitude et de longueur. Elle est également mieux équilibrée par une jolie droiture. Bref, les 2 vins ne boxent pas dans la même catégorie.

Il s’agissait d’un 100% chardonnay de chez Buisson-Charles, Meursault 1er cru Les Charmes, Bourgogne, 2013.



Le tout pour accompagner une truite laquée, courge, yuzu

Les 2 vins étaient d’excellent compagnons de route de cette jolie préparation.

Le binôme suivant sera, à mon sens, et pour la majorité de la table supérieur aux deux meursaults et nous fera gentiment débattre.

10) La robe est paille. Le nez est pur, cristallin, sur le citron confit, les fruits jaunes bien mûrs, l’abricot, un côté crayeux, le tout avec une légère pointe balsamique. C’est d’une classe folle.
La bouche est du même acabit, à la fois pure, cristalline et ample et puissante. C’est un monstre d’équilibre et de plaisir. Jusqu’à présent le meilleur avec le Selosse.

Il s’agissait d’un 100% riesling du Domaine Zind Humbrecht, Clos Windsbuhl, Alsace, 2010.

C’est la seconde fois seulement que je croise un vin de ce domaine, et si la première rencontre ne m’avait pas convaincue, je suis totalement sous le charme de cette cuvée.

11) Le vin suivant aura le mérite de tenir la dragée haute à l’alsacien. La robe est or foncée. Le nez ne trompe pas concernant le cépage et la région. Il est très porté sur la poire bien mûre, les fruits secs, le coing, le miel. Très charmeur.
La bouche est ample et puissante. Seule une légère sensation chaleureuse, me fait dire qu’il est un cran en-dessous du Zind, mais son aromatique sur la poire, le coing, la truffe et le miel, fait de ce vin une très belle bouteille.

Il s’agissait d’un 100% chenin du Domaine de Bellivière, Vieilles Vignes Eparses, Coteaux du Loir, 2008.



Saint-Jacques cuite au Kombu crème de plancton, verjus de sirop d'érable

Les vins et le plat fonctionnent bien ensemble sans que l’un ne transcende l’autre.

Ils feront également le lien avec le plat suivant.


Cônes de légumes racines, jus lactés et huile du temps

12) Nous sommes sur une robe encore plus soutenue que précédemment. Elle est or foncé. Le nez est complexe et dévoile un vin qui a déjà de l’âge. Je ressens des arômes de citron confit, de fruits secs, de truffe, d’abricot, d’orange amère et une pointe balsamique. La bouche développe une structure assez ample et puissante. Elle ne manque pas de fraîcheur, même si une pointe chaleureuse arrive en fin de bouche. Le tout est encore équilibré, mais il est temps de penser à le boire.

Il s’agissait d’un 100% riesling de chez Albert Boxler, Grand cru Sommerberg, Alsace, 2002.

13) Voici le dernier vin de la série des blancs secs. Sa robe est or. L’aromatique est sur les fruits jaunes assez mûrs, une pointe de miel et d’épices. En bouche, c’est un vin qui ne manque pas de matière ou de puissance. L’équilibre est clairement plus sudiste. Un joli vin qui doit encore se complexifier un peu à mon sens.

Il s’agissait d’un assemblage à base principalement de Clairette, Grenache blanc,Ugni blanc, et Bourboulenc du château Simone, Palette, Provence, 2016.



Foie gras poêlé, poireaux, bouillon d'humus

J’avoue qu’à partir de ce moment-là de la soirée, j’ai un peu testé l’ensemble des vins qu’il me restait avec ce plat et le suivant, je n’ai plus de souvenir marquant des accords avec ces deux vins.

14) La robe est grenat, moyennement sombre. Le nez tout en finesse, porte sur des notes de fruits noirs, de violette, d’épices douces. Il développe, également, un côté sanguin/animal. Peu de doute sur le cépage dominant. Cela sent la syrah. La bouche est juteuse, fine, élégante et gourmande à la fois. Elle ne manque pas de fraîcheur. Cependant, je trouve que la définition du fruit doit encore gagner en complexité et en harmonie. A ce stade, je trouve le nez plus en place que la bouche. Il n’empêche que c’est une très jolie bouteille.
Il s’agissait d’un 100% syrah de chez Rostaing, Côte-Rotie, cuvée Ampodium, 2009.



Topinambour rôti et truffe noire

L’accord avec la côte-rôtie ne démérite pas. Le petit jus corsé répondant bien à la Syrah.

15) Le vin suivant sera le rouge de la soirée, en ce qui me concerne. Son nez est fin, élégant, parfumé, sur des arômes de violette, d’épices, de fleurs, de fruits noirs, d’olive. Avec aussi, une petite pointe saline.
La bouche confirme les attentes créées par le nez. C’est fin, classieux. Le touché de bouche est admirable. C’est à la fois en dentelle et puissance. C’est un vin redoutable d’équilibre, de justesse et de longueur. L’aromatique est semblable au nez, avec ces arômes dominant de syrah. Les tanins sont bien fondus et élégant. Bref, un coup de cœur.

Il s’agissait d’un assemblage de Syrah, cabernet sauvignon et mourvèdre, Domaine de la Grange des pères, IGP paus d’Hérault, Languedoc-Roussillon, 2011.

Je n’avais eu qu’une seule fois l’occasion de goûté Grange des pères par le passé. Je n’en gardais pas un souvenir impérissable. Voilà qui est corrigé !

16) Passé après un tel vin, n’est pas un cadeau. Le vin suivant en fera les frais. La robe est rubis pâle. Le nez d’abord peu causant, s’ouvre sur des arômes de cerise et un côté terreux/ sous-bois.
La bouche ne me semble pas en place. Elle est puissante, tannique, avec un alcool un peu marqué. L’élevage se fait aussi encore ressentir. Je suis peut-être passé à côté de ce vin, à cause de l’effet séquence, mais pour moi, il est urgent de l’attendre.

Il s’agissait d’un 100% pinot noir du domaine Chanson, Beaune 1er Cru, Clos des Fèves, Monopole, 2009.


Limousine, salsifis tendre, pomme dauphine

Pas vraiment de note sur l’accord, j’étais en pâmoison devant mon verre de Grange des Pères…

17) Enfin, dernier rouge, bu pour lui-même, étant donné qu’en deux bouchées je n’avais plus de viande… La robe est rubis, moyennement sombre. Le nez est sur les fruits noirs, le poivron rouge. A l’ouverture viendra des notes de bois de cèdre. Au début je pensais à du cabernet franc, mais avec un peu d’aération, Bordeaux allait de soi. La bouche est ample, juteuse. Les tanins sont fins mais encore présents. Il est encore bien fruité et avec une telle structure, j’attendrais encore quelques années pour le boire.

Il s’agissait d’un assemblage à majorité de cabernet sauvignon, château Gruaud-Larose, Saint Julien, Bordeaux, 1999.





Pour accompagner le dessert, 2 vins.

18) La robe est or pâle. Le nez est franc et direct sur des arômes d’agrumes (citron) et une grande minéralité. La bouche est un modèle d’équilibre entre une jolie rondeur et une tension qui porte assez loin ce vin. Il est rafraîchissant et parfait sur le dessert. En l’état, il est insolent de jeunesse et gagnera à être gardé quelques années.

Il s’agissait d’un 100% riesling de la Weingut Dönnhoff, "Kirschheck" Spätlese, Nahe, 2005.

19) Le second vin servi avec le dessert propose une robe or. Le nez est assez entêtant sur des arômes de poire, de mandarine, de raisin confit. En bouche le vin, d’une belle complexité, se déploie sur une grosse matière. Peut-être un peu trop à ce stade du repas. Il s’agit, néanmoins, d’un très beau vin qui reste longuement en bouche.

Il s’agissait d’un complantage alsacien de chez Marcel Deiss, Grand Cru Altenberg de Bergheim, Alsace, 2008.




entremet aux coings, poivre litsea cubeba, yuzu, sudashi

Le Deiss a un peu souffert d’avoir été placé en fin de repas face à un vin plus frais et digeste.

20) Pour terminer, nous revenons vers une bulle qui permettra de clôturer la soirée sur un débat animé. Le vin servi était assez mutique. Un peu de fruits blancs, fruits secs et une sensation sucrée. La bouche n’est pas non plus très causante. La bulle un poil nerveuse et la finale un peu trop amère. La fatigue de fin de soirée peut avoir joué, mais en l’état, je n’ai pas aimé.
Il s’agissait d’un 100% chardonnay, de la maison Ruinart, cuvée Blanc de Blancs . (Pas de photo).

Voilà qui clôture la première grande soirée œnologique de 2020. Sur 20 vins, nous faisons presque un sans-faute. Le niveau global était tout simplement énorme.

Laurent
#184
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jean-luc javaux a répondu au sujet : Une soirée mémorable au restaurant L'air du temps (Belgique)

Merci Laurent pour ce beau CR qui me rappelle plein 6de superbes souvenirs passés avec cette fine équipe ;) dans ce magnifique lieu.

jlj
#185
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sideway a répondu au sujet : Une soirée mémorable au restaurant L'air du temps (Belgique)

Vu l'étiquette du Pierre Gimonnet, ce doit être un 2010 ou un 2012.

Frèdè
#186
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ysildur a répondu au sujet : Une soirée mémorable au restaurant L'air du temps (Belgique)

Up avec les photos manquantes.

Laurent
#187

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