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Domaine Stéphane Tissot, Arbois

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Réponse de Olivier Mottard sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

;):)
28 Jan 2008 18:50 #301

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  • Thierry Debaisieux
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Réponse de Thierry Debaisieux sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

Une très belle rubrique, tant sur le fond que sur la forme ;)

Bravo!!!

amicalement,
Thierry
28 Jan 2008 21:09 #302

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Réponse de Nidal H sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

Je me joins, avec allégresse et liesse, à l'enthousiasme général...
On touche, là, à la perfection, les amis!

Vous nous gâtez de trop !, vous ne trouvez pas ?

Un Grand BRAVO !
28 Jan 2008 21:53 #303

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  • milleret jean luc
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Réponse de milleret jean luc sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

"" Franchement, j'ai encore pris un grand plaisir à déguster les vins ouillés, pour les autres, je m'y mets mais j'ai encore beaucoup de travail """

Laurent , la prochaine étape ...un petit tour chez Jean Paul Jeunet à Arbois !!

Félicitations à toute l'équipe pour ce magnifique reportage .
28 Jan 2008 22:52 #304

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Réponse de chinbourg sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

Merci à vous pour les encouragements.(tu)

Jean Luc, j'aimerai aller chez Jeunet, Philippe (Teva), nous a relaté tellement de beaux repas pris là-bas. De plus conseillé par un sommelier brillant.

Laurent L
28 Jan 2008 23:08 #305

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  • pjij
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Réponse de pjij sur le sujet CR: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

Bonjour,
CR:
Il paraît que les femmes se font toujours attendre...
Comme je suis née femme, et qu'en plus, je suis devenue femme! pour le coup, je suis... PARFAITEment femme!:D

Le Chardonnay 2005 livre des senteurs lactiques, d’abord légèrement miellées puis en progression vers le bourgeon à fruits. Odeurs florales non expansives, plutôt sur la retenue, mais entrant en extraversion progressivement pour faire naître l’agrume. La bouche s’embellit alors de l’efflorescence végétale et hespéridée, semble battue par un ressort minéral et une acidité bienveillante. La noisette fait son apparition…

Les Bruyères 2005 se distingue par une minéralité hors norme ! Le nez est incisif, développe un fumé. La bouche est dense, ample et de bonne acidité également. Elle se pare de notes de thym, d’humus, de mousse végétale, sans être en reste sur les fruits, en particulier le pamplemousse.

Les Graviers 2005 n’hésite pas quant à lui à sortir des coulisses la noisette et plus particulièrement l’amande grillée. Tant au nez qu’en bouche. Le fruit sec accorde finesse, minéralité et trame acide des plus plaisantes, parle à la cantonade à d’autres noyaux, bien plus sur la réserve donc, comme le noyau de pêche, peut-être.

La Mailloche 2005
nous invite à respirer le sarment grillé et les herbes aromatiques. La bouche apporte l’animalité assez étonnante d’un jambon fumé travaillant le contrepoint des saveurs anisées de la badiane, pour en rendre une harmonie gustative originale et des plus intéressantes, en résonance avec un caramel brûlé. (Notes de réduction ?)

Le Clos de la Tour de Curon 2005 ne permet plus de retrouver véritablement l’identité du chardonnay telle que la définissent les vins de Tissot. Parce qu’il se vêt de notes épicées pouvant être associées au boisé… et rien n’interdit de penser au santal ou à la sève. Parce qu’il n’émet aucun caractère miellé et fumé, tel qu’apparu jusque maintenant. Il inspire plutôt la pomme, les fruits blancs. La bouche se veut tranchante, minérale, dominée par une acidité qu’emprunte l’arôme du citron confit (au vinaigre), mais elle trouve sa fraîcheur dans l’expression de la pomme granny smith.

Les Bruyères 1999. La robe présente beaucoup de gras dans la coulée, et le nez se veut sucré, mielleux, peut-être le miel d’acacia, par ses senteurs florales assez soutenues.
La bouche déplaît à l’ensemble de la table, pourtant elle me convient. Disons que l’oxydatif amorcé par ce chardonnay certainement en réduction, me paraît être faussement oxydatif, plutôt minéral, présentant des amers doux et intéressants. La fin de bouche est certes abrupte, raide (j’amuse mes voisins en parlant de « raideur salvatrice »), mais j’imagine assez qu’elle peut être dynamisée par un mets. Je concède que ma passion des vins non ouillés peut m’amener à apprécier les « notes parasites », ressenties par Oliv et P’titPhilou…

Cuvée du Jubilé, 1983
Un nez vif, marin, qui répand les effluves de l’algue que la bouche confirme par le iodé de la coquille d’huître. Vin original par cette présentation minérale, endommagé par le goût de la pomme blette ou plus globalement du fruit pourri. Odeurs de poussière également, de garrigue un peu (j’ai pensé au vin de Palette). La finale reste toutefois intéressante.

Poulsard, 2005. Un nez assez peu expansif, mais à l’aération il s’investit progressivement de la cerise amère (griotte ou airelle), pour une minéralité que signale le fumé, des notes herbacées du végétal vert, comme l’humus, la mousse, mais les arômes, qui déterminent assez nettement la bouche, sont les épices et les herbes aromatiques. Les tannins corsètent le vin, pour une finale sur des retours amers.

Dans le Trousseau Singulier 2005, des empreintes olfactives de notes grillées (noisette caramélisée) et d’épices, comme le poivre, impriment une bouche de facture plus marquée par l’acidité et la minéralité. Reprise de fruits frais, noirs (sureau) et épices comme le cumin, la baie rose ou le poivre de Setchouan.
Un vin qui me plaît beaucoup.

En barberon 2005
se pare d’une robe rubis, (tourmaline, pour faire ma maligne… parce que finalement assez peu rubis…). Le nez se dote d’un réglissé mentholé, et comme on le boit ; se déroule une lanière de zan, et s’apprécient d’autres confiseries comme le bonbon à la violette. Douceur de la confiture de rose en contraposée de tannins incisifs et d’une finale explosive mais bienveillante.

Le Traminer 2006 se dévoile aisément par le nez sur les amandes, amandes sucrées et pâte d’amande, sur les fruits exotiques… mandarine ou kumquat ! La bouche s’imprègne d’agrumes, de litchi, de rose et d’ananas également. Difficile de ne pas l’associer à son homologue alsacien.

Le Savagnin 2004 est une vraie gourmandise… de notes oxydatives dont la griffe olfactive dessine l’image de la lampe à brûler, développe les traditionnelles notes de noisette, de noix fraîche, mais aussi de curcuma avec (je m’engage) des saveurs alliacées… que la bouche reprend d’ailleurs. Plante bulbeuse assez caractéristique par des saveurs d’ail confit. La finale est longue, tendue en bonne expression de la minéralité.

Arbois, Vin Jaune, 2000. Le nez répand des odeurs du brou de noix, de curry et de moutarde, de marron et de feuilles automnales séchées. La bouche est nette, vive, expansive : si elle reprend les flaveurs du nez pour l’essentiel, elle les complète pour plus de finesse : marrons glacés, thym, origan, le fruité des agrumes mais confits… et aussi herbes fraîches pour contredire quelque peu. Magnifique expression de vin jaune.

Arbois, Vin Jaune, cuvée 111, 1997. Déclinaison olfactive autour des épices (cumin, clou de girofle), de l’écorce, (la sève) et du miel. La minéralité exprime sa présence par le graphite et la mine de crayon. La bouche est mellifluente et grasse (miel très sirupeux, gelée royale), se veut dense, et poursuit les registres forestiers vers le champignon frais. Le nez semble plus en retenue que le précédent, moins prodigue, plus élégant.

Débute le repas :
Trilogie de mises en bouche…(Je suis poursuivie…)
Tartare aux deux saumons et crème d’œufs de cabillaud
Terrine de poisson
Velouté de légumes


L’accord avec le 111 convient à merveille. Les impressions lactées (je devine que la terrine est faite à partir de chair mixée et cuite dans la crème, tout comme j’imagine que le velouté ait pu être rallongé) se combinent évidemment bien avec les notes levuriennes du vin. Les chairs des poissons sont au plus simple de leur expression grâce à la préparation et donc en accordance également… avec la puissance minérale du 111… J’ai retrouvé grâce au velouté les impressions alliacées du savagnin pourtant absentes en dégustation seule de cette cuvée.
Un seul et même goût au point que le velouté semblait bisqué. J’ai demandé en cuisine. Ce n’était que légumes et oignons !


Le deuxième plat présente du
sandre rôti à la Saucisse de Morteau.

Je choisis Les Bruyères 99. (Suis têtue et crois vraiment que l’aération peut permettre de voir se diminuer les notes de réduction)
Une exhalaison viandée aux saveurs ombellifères (échalote) et à l’acidité rendue par le ruban d’un saucé rouge (l’équivalent d’une sauce Bercy, mais en gastrique probablement avec le fumet), une chair de poisson ferme et odorante, qui s’apparenterait au brochet. L’ensemble est donc harmonieux, peut-être en légère contradiction avec l’acidité de la sauce. De fait, le choix d’un vin rouge est des plus judicieux : j’ai imaginé que le Poulsard 2005 pouvait convenir. Je suis déçue. Double revanche, les Bruyères 99 fonctionnent à merveille ! Un vin qui s’est simplifié, pour permettre aux composantes du plat de mieux vivre, et dont la finale a mêlé ses amers à la douceur du poisson. Les arômes de réduction ont trouvé un écho favorable dans le fumé et viandé de la saucisse.

Suprême de poulet fermier au Vin Jaune
Le troisième plat (poulet fermier au vin Jaune et riz façon Poule au Pot aux champignons) s’est magnifiquement orchestré par la partition grasseyante, emplie de notes lactées, d’altérations de fragrances herbacées en dominantes harmoniques de fruits et de fleurs du chardonnay de Camille Loye, Cuvée Saint Paul 1988. Magnifique accord en mode majeur qui présente un crescendo en bouche plaisant (et au départ plutôt inattendu) des saveurs de l’agrume et du champignon pour dominer une sauce bien en terme des parfums de vin oxydatif. Surtout, le chardonnay est en accordaille parfaite avec la sauce au bouillon.

Vin de Paille 2003 : extraordinaire expression de l’amaretto qui néanmoins maintient une fraîcheur florale et herbacée (laurier-sauce). L’odeur du melon se profile doucement et timidement, mais elle est facilement débusquée quand la bouche retrouve la pâte de fruit. Souple et vivifiante, croquante de fruits confits séchés (figues, raisins de Corinthe). Belle démonstration de la palette aromatique des meilleurs passerillages. Eventuellement, torréfaction légère en finale mais, je suis la seule à le penser. (Normal, je sais ce qu’est le jus de chaussette ! – Oliv, où sont-elles ces chaussettes ?;))

Audace 2005 présente un nez sur le pruneau, décline le balsamique de la sève et de la résine, présente les empyreumatiques de la fève de cacao, du café (qu’une fois de plus je pense repérer) et chocolat Mon Chéri Cerise au chocolat noir de Neuville !
Une bonne acidité en bouche qui justifie son équilibre, et en rend la liqueur très souple, marquée par des arômes de poire, disent Bruno et Laurent.

Spirale 2005 puise son inspiration dans une boîte de bonbons des Vosges, dans un pot de miel à l’odeur de saponaire.
La bouche tout en finesse rappelle le caramel breton au beurre salé. Autre lieu, autre confiserie : le calisson d’Aix grâce au goût du melon et d’amande. Un fruit confituré comme le coing. L’épaisseur du vin se fait oublier en raison d’une ouverture en bouche de ses saveurs qui se veut exaltante.
Je succombe à la gourmandise des petits palets au beurre ! Union parfaite et magistrale avec l’amande et les évocations de froment du vin. Les pâtes de fruit au cassis conviennent bien à la cuvée Audace, mais je me dis que si elles étaient à la violette, j’eusse emprunté le chemin nirvanique de la félicité.

Opportun 2006, parce que nous ne sommes encore que sur les voies karmiques,… endosse le parfum du coing frais, de la poire, des fleurs blanches, et sa liqueur n’est qu’infusion de verveine, camomille, fleurs séchées. Elle me rappelle également une confiture de pamplemousse rose.

Isabelle
[size=x-small]PS : à propos de confiture, n'oubliez pas... l'épice qui parfume l'ananas.... C'était?[/size];)
29 Jan 2008 11:39 #306

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Réponse de PP sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

Le CR aussi est parfait. :)

Cdt,
PP.
29 Jan 2008 13:54 #307

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

pjij écrivait:
> Isabelle
> PS : à propos de confiture, n'oubliez pas...
> l'épice qui parfume l'ananas.... C'était?;)

Isabelle,

je vais passer pour un âne (hommage à mon ami Martin ;)), mais, en goûtant ta confiture, j'ai pensé à la cannelle... ça doit être trop simple pour que ce soit cela. Sait-on jamais ! X(

Phil

[size=x-small]PS : compte-rendu magistral. Tu es aussi indulgente, compréhensive avec les vins que l'amie Thien, ce qui est une marque de savoir-vivre et d'éducation rares(tu) :)[/size]
29 Jan 2008 18:45 #308

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Réponse de lelie sur le sujet CR: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

Bonjour à tous,
CR: Tissot
Ci-joint mon "humble" compte rendu sur cette dégustation où le plaisir était autant dans nos verres qu'autour de la table.

Les Chardonnays :
1 Arbois, Chardonnay, 2005.
Un petit nez de réduction et de fumé qui va se développer vers un coté floral et citronné avec la montée progressive en température.
Sa belle acidité en bouche donne une perception agréable mais un peu légère.
Un belle base pour démarrer cette promenade au pays de Tissot.

2 Arbois, Chardonnay, Les Bruyères, 2005.
Sa robe jaune paille nous offre un nez sur la noisette grillée et un peu de réduction.
L’acidité en bouche permet une belle longueur d’où émerge avec la montée en température des notes de beurre . Bien

3 Arbois, Chardonnay, Les Graviers, 2005.
Un nez assez fermé (température trop basse sûrement), la bouche est fine sur des arômes de noisette et une finale assez longue sur les fruits exotiques
Très joli vin Bien

4 Arbois, Chardonnay, La Mailloche, 2005.
Un nez sur le grillé, la bouche développe des arômes grillés et viandés sur une matière riche, un bel équilibre mais avec une petite réduction, finale sur des notes de caramel brûlé.
Une petite déception (selon mes propres goûts) par rapport à certaines Mailloche dégustées dans ma jeunesse.

5 Arbois, Chardonnay, Clos de la Tour de Curon, 2005.
Belle couleur jaune, température à 15°C (mesurée par notre président lui-même).
Après quelques minute d’attente, le nez devient assez démonstratif sur des notes fines de noisettes grillées et de beurre, quelques touches de vanille et de pomme témoigne de son élevage récent.
La bouche est riche d’un belle matière très droite et pure. Du très beau travail sur des vignes encore toutes jeunes.
Un très joli vin qui n’a que son prix à son désavantage, bien dommage TBien.

5 Bis Arbois, Chardonnay, Les Bruyères, 1999
Un nez fermé ; la bouche est en souplesse avec une amertume assez curieuse sur des notes oxydatives. Finale sur une acidité douce (pamplemousse). J’ai bien aimé 05 et j’aurai tendance à boire cette cuvée dans sa première jeunesse.

6 Arbois, Chardonnay, cuvée du Jubilé, 1983.
Un beau jaune doré, le nez est sur l’iode (genre coquille trouvée prés du bord de la mer).
L’acidité, pourtant encore présente, n’a pas réussi malheureusement à soutenir ce vin. Rétro sur le champignon poussiéreux.
Emouvant quand même de déguster cette bouteille.

Les rouges :

7 Arbois, Poulsard, 2005. (sans souffre)
La bouteille orangina, secouez moi, secouez moi….
Après donc quelques brusqueries, un nez viandé se développe, la bouche est assez légère et offre une buvabilité simple mais sans prise de tête.

8 Arbois, Trousseau, Singulier, 2005.
Une belle découverte que ce vin.
Un beau rouge grenat interpelle l’œil.
C’est une explosion de fruits au nez (cassis, framboises et cerises principalement).
Une très belle matière, très riche et bien mure toujours sur les fruits et avec une fraîcheur qui demande une deuxième tournée. La finale assez longue sur des épices douces. TBien

9 Côtes du Jura, Pinot Noir, En Barberon, 2005.
Un pinot qui pinotte, cela fait bien plaisir.
L’œil se perd dans ce rouge sombre, le nez s’aère de ces fruits rouges (cerises, framboises), sa bouche riche me rappelle la finesse des Volnays
Elevage encore présent mais le plaisir est déjà installé. TBien

10 Arbois, Traminer, 2006. (Savagnin ouillé)
Après une escale en bourgogne, voilà des parfums d’Alsace.
Un nez sur les roses et le litchi que l’on retrouve en bouche sur une acidité qui structure le vin. Présence de petites pointes d'épice .
Tellement gourmand actuellement. Bien

Les Jaunes :
11 Arbois, Savagnin, 2004.
Ici, pas besoin du GPS, on est en Pays Jurassique.
Beau jaune or à l’œil,
Superbe nez sur la noix verte, bien fraîche ainsi que le vieux rancio.
La bouche, d’un joli équilibre, annonce un élevage oxydatif maîtrisé que l’on retrouvera chez ses grands frères jaunes. Longueur bien présente. Tbien.


12 Arbois, Vin Jaune, 2000.
Mon introduction serra ma conclusion : ouvrez les vins jaunes jeunes 24 à 48 heures avant de les déguster.
J’ai eu la chance de revenir sur ce vin après 2 jours, toutes les sensations ont été multipliées par deux ! Assez impressionnant.
Robe d’un jaune brillant, le nez est typique d’un jaune : noix verte , fougères et curry.
On retrouve en bouche ces arômes sur une belle structure très équilibrée et une longueur toute en finesse (pour un jaune bien sur) . TBien

13 Arbois, Vin Jaune, cuvée 111, 1997.
Cette bouteille a « écrasée » complètement le « simple jaune » lors de la dégustation.
Une explosion de « jaune » au nez.
Beaucoup plus de matière et toujours ce bel équilibre. L’acidité est beaucoup plus marquée et une impression de puissance se dégage au niveaux des arômes. Rétro sur le champignon frais.
Donnera beaucoup de bonheur dans quelques années. TOP

Montlouis-sur-Loire, Méthode traditionnelle Brut, François Chidaine
Jolie bulle bien rafraîchissante à ce moment de la dégustation, la pause chenin qui fait du bien.

Avec le repas :
Arbois, Cuvée Saint Paul, 1988, Camille Loye
Sa robe d’un bel or doré est une invite à la dégustation. De fines notes de poire au nez et de noisette apparaisse progressivement (le carafage lui a fait beaucoup de bien) que l’on retrouve en bouche avec une fraîcheur difficilement inimaginable pour son age. La jeunesse éternelle ?
Un mariage très réussi avec le plat !
TOP Merci Philippe pour cette ballade (tu) .

Les Liquoreux
14 Arbois, Vin de Paille, 2003.
Robe cuivrée orangée.
Fruits secs au nez et la figue confite . Léger déséquilibre en bouche sur le sucre au détriment de la fraîcheur (un petit coté pâteux) . Belle matière et finale sur la rhubarbe.


15 Moûts de raisins partiellement fermenté issu de raisins passerillés, Audace, 2005.
D’un rouge dense et profond, sa belle liqueur lors du service fait exploser le nez sur les fruits (poires, noyaux de cerise, pruneaux)
Très gourmand en bouche sur une belle puissance où la cerise (guignolet) domine . L’envie de chocolat se fait sentir rapidement. Bien

16 Moûts de raisins partiellement fermenté issu de raisins passerillés, Spirale, 2005.
Robe sur le cuivre avec des reflets orangés,
Le nez est complexe sur des notes d’oranges confites, de fruits secs et d’épices.
Bel équilibre en bouche sur une finale assez longue.

17 Arbois, L’opportun, 2006.
Le trousseau lui procure une robe rosée claire
Belle fraîcheur en bouche ou le pamplemousse rosé domine. Belle longueur.

En conclusion, un superbe répertoire de ce vigneron talentueux dans toutes les games, du trés beau travail procurrant des plaisirs nombreux et variés.

Merci à tous pour cette belle promenade, de ces belles émotions et de la chaleur des échanges. Quel plaisir de déguster ces nectars en compagnie de passionnés (es) ! . :)

Une fois de plus, le restaurant Le Saint a été à la hauteur de cette rencontre avec un menu assorti « Jura » qui a relancé des débats enthousiasmes autour des accords mets vins, de dégustateurs nous sommes devenus épicuriens(nes)...

Merci à tous

J’ai déjà pris rendez-vous avec LPV Picardie - Rhône Nord le 08 Mars. Même endroit - Bienvenue à tous !

Au plaisir de vous retrouver.
Bruno le chtibb.

BrunoB
29 Jan 2008 19:20 #309

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Réponse de oliv sur le sujet A la quête de l'Epice !

PS : à propos de confiture, n'oubliez pas... l'épice qui parfume l'ananas.... C'était?



[size=medium]
A la quête de l'Epice ![/size]

Mon ego est bien rangé dans un tiroir, si le ridicule était mortiphère, l'Elysée serait à l'heure actuelle un cimetière donc je me lance...:D

Beau bouchon cylindrique aux couleurs à damiers rouges. Se dévisse sans difficulté.
Une robe or éclatant laisse augurer d'une cuisson parfaite, sans caramélisation.
Jolie texture ferme, l'ananas a visiblement mangé son sucre sans restituer d'excès de jus.
Le nez est élégant et si le fruit n'avait été mentionné par la confituricultrice, je jurerais pour une tarte aux pommes à la cannelle mise en bocal !:D

L'attaque en bouche est sur le fruit, le toucher de bouche (forcément audouzien ;)) est frétillant car l'ananas a été taillé en tout petits dés.
Aucune perception de lourde sucrosité, la maitrise de la cuisson est remarquable, le fruit est croquant sous la dent, juteux mais sans un côté sirupeux qui pourrait devenir écoeurant.
C'est délicieux et je dois faire un gros effort pour ne pas liquider cette gâterie en 2 coups de cuillère à pot (qui n'a jamais porté aussi bien son nom).
Des notes de vergoise apparaissent en finale mais ça ne me donne pas l'épice.

Je cherche, je cherche mais exceptée la finale sur le Speculoos, donc la cannelle, je ne vois pas trop sur quoi miser? Pas de notes citronnées ni poivrées (gingembre, citronnelle), rien d'extravagant ou de démesuré.

Je dis donc CANNELLE et assume en toute honnêteté la platitude de mon assertion si l'épice concernée est un Poivre de Tombouctou, une rapée de tubercule des plateaux mongols, une vanille du plateau de Cilaos qui ne murit que 2 fois par siècle ou une muscade Moluque !:D

En tout cas, je confirme, Jean ne doit pas être un mari malheureux, moi je vous le dis ! ;)
29 Jan 2008 19:35 #310

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Réponse de PtitPhilou sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

29 Jan 2008 19:49 #311

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Réponse de oliv sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

J'écrivais au moment où Phil postait. Je me sens maintenant rassuré même si, comme lui, je me dis, la cannelle, c'est trop simple !
J'attends la réponse d'Isabelle avec impatience.(:P)
29 Jan 2008 20:32 #312

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Réponse de lelie sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

Joli CR Oliv (:P)
Pour ma part j'ai ressentie des notes de.... noix de coco (ba oui je sais c'est point un épice), alors peut être un poivre de Penja.
Merci en tout cas à Isabelle pour ce présent.....et cette belle énigme (tu).
Bruno le chtibb

BrunoB
29 Jan 2008 20:37 #313

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Réponse de Vougeot sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

Moi, je dis que c'est de la vergeoise brune de l'île Maurice.

Vougeot.
29 Jan 2008 21:43 #314

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Réponse de oliv sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

Il paraît que les femmes se font toujours attendre...


Vous étiez prévenus. :D
Quel suspens, mes aïeux, quel suspens !
30 Jan 2008 18:15 #315

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Réponse de pjij sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

D'accord! j'en peux plus!
Lampe Voltex M. Kugler 100W dans les yeux.
Chatterton aux poignets sur le clavier
La sueur dégouline du front, brouille ma vue !...Je souououffrrre !
J’vous dis tout !!!


Infusion de cannelle (bâton broyé et cuit au Thermomix) rajoutée aux morceaux d’ananas préalablement confits !
31 Jan 2008 19:57 #316

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Réponse de lelie sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

Merci Isabelle
J'avais presque bon :)o
Bruno le chtibb

BrunoB
31 Jan 2008 20:53 #317

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Réponse de François Audouze sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

Je ne serai hélas pas à la percée cette année, mais je suis venu faire un petit tour sur le forum "Jura" puisque cette fête populaire que j'adore va démarrer.
J'ai vu ce beau sujet, et je félicite les auteurs de comptes-rendus très explicites.
Les photos sont aussi un beau support de compréhension.
Je suis parti dans le Sud qui sera, ce week-end, le chemin nirvanique de ma félicité.

Laurent, Jeunet est une étape indispensable et le sommelier est précieux.

Bravo à tous.


Cordialement,
François Audouze
01 Fév 2008 00:21 #318

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Réponse de chinbourg sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

Isabelle, nous avons gardé la confiture pour la faire déguster à Eric ce WE.

Une grande première pour nous, c'est la première fois que nous avons autant de CRs (5), bravo et merci à vous.(tu)

Laurent L
01 Fév 2008 15:45 #319

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Réponse de Philippe RICARD sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

Beaux CR.
Beaux efforts de présentation et d'intégration des photos, ce qui n'est pas des plus faciles.
Bref, bravo !

Je vous rejoins en ce qui concerne l'appréciation de ces chardonnay.
Vins étonnants, aux arômes subtils, évoquants pour moi certaines expressions de la Côte de Beaune (parfois même avec des nez façon Coche Dury, rien que ça !), mais avec une acidité plus évidente.

Joli Traminer en effet, véritable petite gourmandise...
Trousseau classique et Poulsard bien faits, mais pour moi toujours anecdotiques.
Je préfère le Trousseau Singulier, ou le Pinot Noir En Barberon, même si l'extraction semble un peu plus nette.

Je reste enfin un peu moins sous le charme des vins passerillés pour lesquels l'équilibre est pour moi moins évident.
02 Fév 2008 15:43 #320

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Réponse de chinbourg sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

Philippe, les deux rouges que tu mentionnes (Trousseau Singulier, Pinot Noir En Barberon) sont parmi les meilleurs dégustés à ce jour, avec la cuvée Julien et Z de Ganevat.

Pour les Chardonnay, le grillé/fumé me dérange un peu quand même, j'ai d'ailleurs préféré Les Graviers, moins marqué.

Laurent L
02 Fév 2008 16:26 #321

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Réponse de oliv sur le sujet Re: CDR-LPV Picardie Ep. 9, Stéphane Tissot!

Les notes grillées fumées sont typiques de ces cuvées, Laurent, mais il faut avouer que samedi dernier, les vins présentaient des notes réduites assez fortes (confirmées par Patrice suite à son passage au salon de Bron).
Des cuvées à aérer longuement, sans aucun doute.
02 Fév 2008 17:32 #322

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[size=medium]CR: Domaine André et Mireille Tissot - Arbois - La Mailloche - 2002[/size]

Attention, grande bouteille !
La Mailloche est régulièrement ma cuvée préférée dans les parcellaires de Chardonnay vinifiées par Stéphane Tissot. Mais ce millésime présente actuellement un niveau splendide.::o

Le bouchon est bon, imbibé sur un quart mais bien souple et sans odeur.
La robe est magnifique, sur le vieil or et laisse de belles larmes sur la paroi du verre.
Rien qu'en servant le vin, je sens déjà s'élever du verre des arômes. Bel augure !

Le nez est en effet puissant et complexe, marqué par des notes argileuses fumées, très légèrement grillées, sur la terre humide et la feuille morte.
La bouche impressionne par un équilibre somptueux. Ce vin est marqué d'une belle maturité, la texture est grasse en bouche et parfaitement soutenue par une acidité qui lui apporte fraicheur et allonge. Les arômes sont similaires à ceux du nez, sur des notes minérales puissantes d'une belle persistance en finale.
Très bel accord sur un Risotto aux crevettes et saumon.

La plus belle bouteille de Jura que j'ai bue ! (tu)
24 Fév 2008 13:43 #323

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Réponse de Eric B sur le sujet Re: La Mailloche 2002

J'en ai bu à plusieurs reprises, et je l'aime beaucoup. Mais c'est malgré tout un vin d'initié à ne pas mettre dans toutes les bouches. Lorsque je l'ai servi à table, j'ai eu plusieurs fois des invités qui ont fait un blocage dessus.

La mailloche, c'est un peu le Laphroaig du Jura ;)

Eric
Mon blog
25 Fév 2008 07:27 #324

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Réponse de oliv sur le sujet Re: La Mailloche 2002

Très jolie comparaison Eric et c'est exactement la réflexion que je me faisais en buvant ce vin (pas Laphroaig mais un vin particulier, faut pas exagérer dans la transmission de pensées ;)).
Ma femme, habituellement adoratrice des vins jurassiens et à qui je sers toujours un verre à l'aveugle, n'a d'ailleurs pas accroché.

Les arômes puissants et complètement minéraux de cette cuvée peuvent vite déstabiliser certains palais mais pour la suivre depuis le millésime 2000, j'avoue prendre un plaisir total à retrouver ces arômes argileux fumés et cet équilibre magnifique !
25 Fév 2008 17:14 #325

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Réponse de Yves Zermatten sur le sujet Re: La Mailloche 2002

Laphroaig est pharmaceutique, iodé et tourbé. Je ne me retrouve pas dans la comparaison, même si je reconnais le caractère particulier de Mailloche.

Pourquoi est-ce un vin d'initié ? je ne vois pas vraiment. C'est quand même un vin d'inspiration bourguignonne et bien plus accessible que d'autres vins du Jura.

Bu récemment un très joli 2004 pas si difficile d'accès. J'ai bien aimé, même s'il part un peu dans tous les sens et s'il est moins harmonieux que le 2002 (dans le souvenir que j'ai de ce vin, puisque ça fait un moment que je ne l'ai plus goûté), il m'a impressionné par son expressivité et sa fougue.

cordialement

Yves Zermatten

Yves Zermatten
25 Fév 2008 22:35 #326

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Réponse de Eric B sur le sujet Re: La Mailloche 2002

Je ne le compare pas gustativement. La comparaison est plutôt au niveau des réactions. La mailloche peut déranger comme le Laphroaig peut le faire avec des personnes plutôt habitués au J&B.

Lors d'une dégustation avec une caviste de la région bordelaise, je lui avais servi un verre de Mailloche. Rien qu'en sentant, elle m'a dit "désolé,je peux pas"...

Eric
Mon blog
26 Fév 2008 06:34 #327

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Réponse de Anthony sur le sujet Re: La Mailloche 2002

Je crois qu'elle voulait te dire autre chose Eric :D

Ceci dit, ce CR confirme l'impression de bouteille usee et defectueuse que nous avions eue lors de la serie Chardonnay dur CRD Suisse en novembre 2007. Dommage, c'etait ma derniere bouteille.

Anthony
26 Fév 2008 10:12 #328

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  • Jul'
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CR: Tissot Arbois "La Mailloche" 2001

Vin bu au restaurant en compagnie de Lucalsace, Tophe et Jean-Marie Cade.

A l'arrivée de la bouteille, le doute nous est permis quant à la santé de son contenu, troublé par autant de particules en suspension :S . Cet épisode n'ira cependant pas jusqu'à nous éloigner de notre soif de Jura ! (tu) Une première pour certains ! Il ne fallait pas rater le coche !

Le vin présente une couleur dorée mais qui reste malgré tout assez claire. Le nez nous offre une dominante de grillé qui se poursuit en bouche par une expression de fumé, de noisettes grillées, faisant penser à un vieux Meursault - ce qui n'est pas pour nous déplaire ! Cette bouteille me semble bien moins marquée par le côté beurré que j'avais découvert dans une bouteille de 2004 ouverte il y a peu. L'ensemble reste fort honorable face au velouté de crustacés relevé au raifort. Je noterais malgré tout une déception toute relative en fin de repas, puisqu'ayant pris soin de mettre de côté un fond de verre afin de le laisser s'aérer, j'y ai retrouvé au final un vin fatigué, manquant de nerf (?).

Jul'.
10 Mar 2008 17:11 #329

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Bonjour,

Mon commentaire sur cette CR: Tissot Mailloche 2001 pour compléter celui de Jul’ qu’il rejoint en bien des points…

La bouteille présente d’importants voltigeurs en suspension, à tel point que le serveur avait déjà monté de cave un Traminer du même Stéphane Tissot pour nous proposer un autre choix. Ne reculant devant aucun sacrifice, nous tentons le coup quand même, à l’ouverture le bouchon (non ciré) se révèle en très bon état…

Belle robe dorée plutôt limpide si l’on ne tient pas compte des voltigeurs. Le nez est nettement sur le grillé, étonnement évolué pour un chardonnay de 2001, il fait bien 10 ans de plus, mais rien de désagréable. En bouche, une pointe de gaz donne une jolie vivacité en attaque mais là aussi sa présence est étonnante sur une telle bouteille… La bouche présente un équilibre « à la jurassienne » avec une acidité encore assez vive et une belle minéralité, mais nous nous gardons bien de relancer le débat sur ce thème qui a tenu en haleine bien des lecteurs de LPV. Le volume en bouche et la longueur sont décevants pour une bouteille que je goûte pour la première fois et dont j’attendais mieux au vu de la réputation de cette cuvée…

Le vin réussit néanmoins plutôt bien son accord sur le velouté de crustacé… Le test du verre laissé de côté et repris après le repas montre un vin sans grand relief ni volume, avec une finale un peu fuyante, le tout confirme l’impression d’une bouteille (ou d’un vin ?) qui a eu un problème d‘évolution.

Tophe
"Je préfère le vin d'ici à l'au-delà" (Francis Blanche)
10 Mar 2008 19:25 #330

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